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Warhammer Forum

Ghiznuk

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  1. Correction Nains infernaux : poème Cinq petits hommes en haut d'une pyramide Conçurent un plan pour leurs ennemis abattre. Les mots furent rudes, le sang coula, liquide : De cinq, ils ne furent plus que quatre. Quatre petits hommes, autour d'une grande machine De leviers, de clés, de métal et de bois. Les secousses, du monde, déchirèrent l'échine : De quatre, ils ne furent plus que trois. Trois petits hommes, visages pâles, balafrés Le métal hurla, les veines prirent feu, Le ciel fendu, déesse foudre déchaînée : De trois, ils ne furent plus que deux. Deux petits hommes reculèrent de frayeur Le coût était clair, pesant sur chacun. La ville engloutie, l'abysse de terreur : De deux, ils ne furent plus que un. Un petit homme, voulu dompter le destin Prit le contrôle, évita l'incendie. Une grande flamme jaillit jusqu'aux cieux lointains : Le monde, à jamais flétri. – Comptine populaire, origine inconnue
  2. La bataille de la lande de Korontav (traduit du Ninth Scroll nº14 – Fluff accompagnant le rapport de bataille afférent ; récit écrit par l'équipe BG, donc fluff officiel Nous avions trouvé de la Vermine dans ces collines – pas le genre de bestiole qu'on aimerait garder comme animal de compagnie. C'était de grosses saletés, qui marchaient sur leurs pattes de derrière ! Une vraie dérouillée qu'elles nous ont donnée, ce jour-là… Ouais, je vais vous raconter cette histoire. Mais ça vous coûtera une bière de plus et sans doute une ou deux autres, histoire de me rafraîchir le gosier pendant le récit… On avait été occupés à miner de l'étain dans les collines. On l'envoyait par la rivière à Vanez. Dès le départ, on avait constaté qu'il y avait un problème de Vermine, vous voyez… Mais le clan avait trop investi dans cette affaire pour se désengager de l'opération. On a commencé par une bonne dératisation. Mais ça n'a fait que les rendre plus agressifs… Au final, on s'est retrouvés face à toute une armée de ces créatures. D'où elles étaient venues, je n'en ai aucune idée. Je faisais partie des patrouilleurs. Des jours et des nuits qu'on parcourait ces collines, et jamais aperçu ni leur tête, ni leur queue ! Je suppose qu'ils vivent dans des trous sous les collines. Parfois, ils provoquaient un effondrement dans nos galeries et emportaient quelques-uns des nôtres. Des escarmouches. Rien de très sérieux. Ces pertes étaient acceptables pour le clan, les familles dûment compensées. Mais c'est alors que les Chasseurs de rancunes sont arrivés. Ils étaient deux. Des gens bizarres, ces Chasseurs. J'imagine qu'ils avaient entendu parler de ces nains perdus dans les mines. Ils étaient venus porter la vengeance à la Vermine, vu que le clan préférait ne pas agir. C'est là que les vrais problèmes ont commencé. Les Chasseurs ont commencé à farfouiller là où ils n'auraient pas dû. « Protéger l'honneur du clan et veiller à ce que le Serment de protection soit respecté », qu'ils disaient. Oui, une autre bière, merci bien. Où est-ce donc qu'j'en étais ? Ah, oui, les Chasseurs ! Ils s'en tiennent aux anciennes traditions, voyez-vous. Les « Dieux », qu'ils disent. Ils portent des amulettes et… rien guère de plus. Ils passent tout leur temps soit à prier, soit à pourchasser les parjures. Ah oui, ils sont venus traquer la Vermine. Veiller à ce que l'honneur du clan soit maintenu. Mais ils y ont fourré la barbe et ramené à la surface que'que chose qui couvait en profondeur sous cette lande, Korontav qu'les locaux l'appellent, c'est ça. Quand ils sont arrivés, c'était la nuit noire. Nuageux, pas de pluie. J'étais sur le point de partir en patrouille avec ma troupe, quand l'alarme a résonné. En un rien de temps, nous v'là qui bondissons hors des portes, tout alignés pour la bataille. Mais on n'était pas prêts pour eux. On s'était dit que ce serait juste une autre meute de loqueteux. Rien d'organisé, quoi. Mais quand j'ai vu ce qui s'amenait de l'autre côté de la lande, cette nuit-là, j'avoue que j'ai tout à coup ressenti de la crainte dans mon cœur. Ils étaient venus en force… Oui, je sais que c'est d'jà ma quatrième, et puis alors ? Vous v'lez entendre mon histoire, oui ou non ? … Ces Chasseurs de rancunes, ils parlent de leurs dieux, mais aucun d'entre eux n'est venu nous sauver cette nuit-là, je vous le dis. Je n'ai jamais rien vu de tel. Tout à coup, du ciel, voilà que tombe un morceau de montagne flamboyant ! Rien de naturel à ça. Un rocher qui tombe du ciel. C'était clairement un sale tour vermineux. 'L a chuté au beau milieu de nos rangs. Un des Chasseurs… Le nain le plus courageux que j'aie jamais vu ! Il l'a vu venir. Il est resté pile là où il était. Il s'est mis à entonner une prière pour ces « Dieux anciens » et il se l'est prise. En pleine poire ! C'était un énorme rocher, vous voyez. Il l'a complètement pulvérisé, lui, ainsi que toute notre ligne d'artillerie ! Ça a fait un cratère, un cratère… de la taille de… de cette taverne, tiens ! Grand comme ça ! Poum ! Mais l'autre Chasseur… Vous avez peut-être entendu parler de lui, hm ? Un certain Duthar ? Oui oui, le même Duthar, celui-là. Bon, lui, il a été assez finaud que pour s'écarter. Peut-être que sa foi dans les « Vrais dieux » n'était pas aussi inébranlable que le dit la chanson, hein ? Nous v'là donc bombardés par des morceaux de montagne, et une grêle mortelle de balles d'acier, alors que le reste de nos gars n'était même pas encore arrivé au contact. C'est là que j'ai su que la nuit serait bien longue. Mais non, je n'ai pas encore assez bu, sornettes ! Cessez donc de m'interrompre, vous autres. J'ai besoin d'une bière dans ma main quand je loue les morts ! On leur a donné tout ce qu'on pouvait en retour, tenez-le-vous pour dit ! J'étais moi-même un fin tireur, de mon temps. Après quelques volées, leurs artilleurs ont foutu le camp, la queue entre les jambes ! Nous étions trop coriaces pour eux. Dommage qu'on n'ait pas pu en dire du reste du clan. Nos gars tombaient comme des mouches, et rien guère qu'on ne puisse faire pour arranger ça. Ah, oui, mon garçon, oui, je l'ai vu. J'ai vu Duthar mourir. Ce fut glorieux. Ces Chasseurs, ils refusent de porter une armure, vous voyez. Ils trouvent que ça n'est pas conforme aux anciennes pratiques, un truc comme ça. Tout ça, c'est de la superstition. Mais évidemment, que je connais la chanson. Puisque j'y étais. Eh bien, s'il avait porté une armure, il aurait peut-être pu y survivre, pas vrai ? Bref. Duthar a porté au monstre un coup fatal, ça l'a attrapé pile dans le côté de son cou, comme ça ! Sa hache s'est enfoncée profondément dans la bête. Grosse comment, que vous dites ? Eh ben… Grosse comme… comme cette table, tiens ! Je n'avais jamais vu un rat aussi gros. Et un de leurs chefs était monté dessus, comme si ç'avait été un cheval. De la folie furieuse. Enfin bref, sa hache a frappé, et bon, le rat monstrueux lui a bouffé l'épaule ; il l'a découpé avec ses incisives, plantées dans son ventre et le bas du dos. Un coup mortel, là aussi. Tout de suite, son visage est devenu livide. Il savait qu'il était fini. Alors, en poussant un rugissement, Duthar a arraché sa hache du coup de la bête. Tout ce sang plein de pus a coulé comme une fontaine. Acide, que c'était. Ça lui a ravagé tout le bras et le visage. C'est pour ça qu'on l'appelle désormais « Main-de-sang ». Et c'est alors que Duthar a abattu la bête d'un dernier coup, porté directement dans la blessure qu'il venait d'ouvrir. Ça a failli emporter la tête de la chose, je vous le jure. Comme je l'ai dit, ces Chasseurs sont des gens très braves. La bête s'est effondrée sur lui, son cavalier avec. C'était une bien triste journée. On a perdu pas mal de bons nains ce jour-là. Trinquons à leur mort ! À toi, Duthar ! J'n'ai pas vu l'dernier carré des Barbes-grises. Ces vieux croûtons… Tous plus têtus l'un qu'l'autre, j'vous assure. Buvons à leur mort ! J'étais d'jà bien loin, à c'moment-là. J'avais perdu la plupart d'mes gars, et la Bannière du Fort était au sol. Et un autre verre ! Pour mes camarades tombés au combat, et notre – hips – et notre bannière perdue ! Ces sal'tés d'Vermine ! Les Chasseurs de rancunes r'viendront dans la lande de Korontav. La ballade ? Quelle ballade ? Ah, la ballade ! Beh oui, la ballade, bien sûr ! Servez-moi une autre bière, tiens, j'm'en vas vous la chanter : Les mineurs assiégés de la lande de Korontav, Morts en vain, tous de grands braves. Duthar et Telvan marchaient avec eux, Deux Chasseurs à la rencontre de leurs dieux. Affrontant les Hommes-Rats, au nombre de cinq mille, Magie noire, machines cruelles, monstres débiles ! Le clan s'avança, le cœur plein de frayeur, Sur la lande, emmené par les Chasseurs. Tard dans la nuit les deux armées luttèrent, La colère du Dieu-Rat envoya le feu et l'éclair. Malheur au clan : un météore invoqué Les cieux a embrasé. Brave et téméraire, Telvan se dressa, Face à son destin, la comète tomba. Pulvérisé, une vraie macédoine, Le destin d'un héros face aux dieux, Telvan ! La mêlée retentissait sur la colline de Korontav, Les pestes vermineuses répandaient le trépas. Sur sa monture hideuse, le tyran couina : En avant, au combat ! La bataille était perdue, mais l'honneur commandant Ce fut le dernier duel de Duthar Main-de-sang. Il abattit la bête d'une terrible blessure Profondément dans la nuque de cette ordure. Un coup mortel. Mais le rat répliqua. Le Chasseur fut occis, au milieu du combat. Devant les dieux, Duthar ne fléchit point Une fois de plus sa hache vint. Profondément dans la nuque de la bête, Par cette dernière frappe, la vie de Duthar s'arrête. Monstre terrible et chef fouinard Gisant au sol, Duthar ! Après le dernier carré, la bataille prenait fin. Sur la lande de Korontav, plus aucun noble nain. Tragédie du clan. Échec du Fort. Trépas des Chasseurs. C'est bon, maint'nant, les gars… laissez-moi seul a'c ma bière à présent…
  3. De feu et d’acier (traduction du texte d'introduction sur le site, par ‘Minidudul’)  Ravitaillée par les plus puissantes industries et magies du monde, la machine de guerre infernale tourne à plein régime dans les grandes citadelles de la Plaine foudroyée. Né de la souffrance, de la fumée et des cataclysmes, un feu brûle dans le cœur de ces êtres indomptables, une flamme qui alimente leur soif de gloire et leur cruauté envers ceux qui se trouvent sur leur chemin. Maîtres esclavagistes et trembleurs de terre, enfants des grands dieux, nombreux sont ceux qui ont appris à leurs dépends à connaître la puissance destructrice des Nains infernaux. Séparés de leurs frères lors de l’épreuve des Âges de la ruine, les nains orientaux se sont tournés vers de plus sombres moyens de survie. Le terme « infernal » qui est généralement utilisé pour décrire ces êtres et leur cruelle nature, provient de la catastrophique création de la Fournaise – un vortex de feu et de magie à l’origine des Désolations, catalyseur du Neuvième Âge. Défiants les traditions souterraines de leurs ancêtres, ils élèvent aujourd’hui de grandes ziggourats de pierre dans les plaines, tandis que leur esclaves creusent le vaste réseau de mines nécessaire à produire leur technologie sans pareille. Leur contrôle des routes de commerce vers l’Orient, fortifié par leur armes diaboliques, permet aux nains infernaux de tenir face à la haine qu’ils inspirent aux civilisations vétiennes. Style de jeu Les Nains infernaux peuvent amener différentes armées sur le champ de bataille. Si de nombreux nains disposés en régiments d’infanterie, de tireurs et des machines de guerre peuvent être diligentés, on peut aussi trouver des forces principalement constituées de monstres et de bêtes rapides. Les généraux savent aussi apprécier un mélange de ces deux types d’unités. Quoiqu’il advienne, toutes ces armées auront en commun une capacité considérable à infliger de lourds dégâts à courte portée.
  4. Les légions de l’effroi (traduction du texte d'introduction sur le site, par ‘Minidudul’)  Sur chaque rivage, dans chaque port, la vue de voiles noires est toujours cause de panique instantanée. Leur sinistre renommée a été acquise à travers de siècles de pillage et d’esclavage, n’épargnant personne qui tombe sous le mordant de leurs fouets. C’est un froid glacial qui enchaine le cœur de quiconque est témoin de l’approche des Elfes noirs. La république du Dathen, en Silexie, constitue le plus grand territoire des elfes noirs, foyer d’intrigues et de politiques autour des Trônes d’obsidienne dans la tour de Gar Daecos. La religion fait également partie intégrante de leur société, où les cultes les plus influents gouvernent tant la vie civile que militaire. En outre, les elfes noirs disposent d’une arme particulièrement redoutable avec leur ménagerie : une collection de créatures monstrueuses que les daebs ont plié à leur volonté. Style de jeu Les Elfes noirs ont souvent recours à une armée variée. Cela se traduit en général par la présence d’armes de tir à courte et longue portée ainsi que de la magie pour soutenir leurs différentes unités de combat. Ils peuvent aussi se concentrer en une unité d’infanterie principale appuyée par d’autres plus petites qui l’aideront à porter le combat là où elle le souhaite. Une approche complètement différente est possible en se basant sur des unités à très faible effectif d’infanterie d’élite, de monstres, de chars ou de cavalerie au potentiel dévastateur à l’impact. Sans oublier leur capacité à déployer du tir mobile pour harceler l’ennemi en « dansant » autour de ses troupes.
  5. Elle ronge le monde par-dessous (traduction du texte de présentation sur le site officiel, par ‘Ghiznuk’) Sous la surface de l’ancien empire s’étend une menace cachée dont peu de gens se souviennent. Ces créatures, qui n’attendent que le bon moment pour frapper, sont aussi traîtres qu’impitoyables, infestant le moindre recoin, la moindre faille qu’elles peuvent trouver. Dotées d’une technologie diabolique et accompagnées de hordes de bêtes pestilentielles, leur plus grand souhait est de rétablir l’inéluctable suprématie de la Vermine. Jadis, Sunna parvint à unir les tribus éparses de l’humanité pour renverser l’empire et chasser la Vermine d’Avras et de la plupart de la Vétie. Depuis lors, le peuple-rat fait profil bas… mais il est loin d’être inactif. Leurs grandes Maisons, héritées de l’antique Avras, ont beau être pour l’instant divisées et accaparées par leurs propres plans, chacune d’entre elles reste une menace pour les nations de la surface. Si un jour les diverses institutions politiques et religieuses de la Vermine parvenaient à s’accorder sur un même objectif, qui sait quelle ruine s’ensuivrait ? Style de jeu La Marée de Vermine est une armée essentiellement constituée de hordes d’infanterie dirigées par quelques personnages dont le rôle est de discipliner les masses. Ces forces seront parfois accompagnées d’un Démon vermineux qui mènera les légions au combat. De plus, l’armée dispose de nombreuses petites unités de tir et autres spécialistes, ainsi que de redoutables machines de guerre.
  6. VII Le vent noir, la glace et le feu, ou un piège séduisant Sitôt que nous franchîmes le seuil du Cercle de Cibaresh, nous fûmes plongés dans des ténèbres qui nous enveloppaient et s'accrochaient à nous comme du satin. Un vent noir tourbillonnait tout autour de nous, transportant sur ses rafales des grognements d'extase et d'agonie, accompagnés d'un souffle aussi glacial que l'étreinte de la tombe. Nous finîmes par émerger de cette obscurité, titubant, dans un paysage teinté de violet et de pourpre. Une sorte de brume était comme accrochée dans l'air ; je sentais mon esprit s'engourdir un peu plus à chaque inspiration, tandis que je partais à la dérive, ballotté d'une pensée à l'autre. Le temps lui-même parut se courber et s'étirer. Dans ma stupeur, je me vis bientôt quitter le sentier pour me diriger vers un groupe de silhouettes à moitié entraperçues dans cet obscur brouillard. Elles se contorsionnaient pour adopter des formes déconcertantes et attirantes, me hélant et me narguant, toujours on ne peut plus proches, mais hors de portée. Un semblant de réalité revint, accompagné d'un éclair de douleur. Un gantelet d'acier glacial enserrait mon épaule. Mes doigts plaintifs s'allongèrent pour tenter, une dernière fois, d'effleurer mes soupirants vaporeux. Mais la poigne du Félon me tira violemment en arrière. Bientôt, nous étions en un lieu où l'air était plus limpide, et où je parvins à réordonner mes pensées. Je me sentis poussé contre une surface gelée. Mon sauveteur recula d'un pas, avant de me regarder d'un air désapprobateur, hochant sombrement la tête. Il fixa un point derrière mon épaule, et son expression se figea en un sourire cruel. Ce que je vis en me retournant me fit bondir en arrière. Un bloc de glace, au sein duquel on discernait des corps nus, convulsés dans des poses érotiques, à quelques pouces l'un de l'autre, mais congelés, le feu de leur passion figé à jamais. Je savais, sans qu'on ne dût me le dire, que chacune de ces âmes était toujours bien consciente de son sort. Je fus pris d'un frisson, aussi bien en raison du froid ambiant que de l'agonie de ces désirs inassouvis. Au cours de notre déambulation à travers cette sphère grisante, je fus témoin d'une multitude de tableaux de débauche : la fornication sous toutes ses formes imaginables, partout un enchevêtrement de douleur et de plaisir pêle-mêle. Cette odieuse exhibition usa tant mes sens qu'au final, je me trouvai complètement indifférent à cette interminable parade charnelle. Une fois parvenus au bord extérieur de ce Cercle, je me sentais comme soûl. Ma tête chancelait, la route était floue. Jamais auparavant n'avais-je été si incertain de la trajectoire à suivre. Ce ne fut qu'une fois échappés que mon esprit retrouva sa clarté. Cibaresh n'offre pas ses joies sans dessein. Dans son domaine sont rejetés tous ceux à qui le dévouement fait défaut, ceux à qui manque la volonté de s'emparer des tentations sur leur route pour façonner le monde selon leurs désirs. Ayant traversé le plan de la Séduction, je décidai, quand bien même cela n'engageait que moi, que j'avais suffisamment de détermination pour parvenir à la fin de ce périple. Car même alors, où je demeurais dans le vague quant à son éventuelle conclusion, je savais avec certitude que le temps que j'aurais à passer dans le Royaume immortel était compté, et que mieux valait ne pas y demeurer plus longtemps que je n'y avais été invité. J'espérais seulement qu'il me serait permis de ramener avec moi ne fût-ce qu'une portion du pouvoir qui m'entourait ; de la plus infime fraction de cette puissance, qui me suffirait pour me distinguer à jamais de mes rivaux.
  7. Au plaisir ! N'oubliez pas de lire le fluff, dans le thread d'à côté (http://www.warhammer-forum.com/index.php?/topic/265800-background-armées-du-9e-âge-livre-complet-légions-démoniaques/) et sur le Facebook Courage, général !
  8. On a retrouvé Warin, en effet… ! Quelque part dans Voyage autour de l'abysse (voir le thread d'à côté ) L'ensemble des articles fluff du GBR se trouve sous forme de compi' fluff sur la page de Téléchargements, en-dessous des règles (ici : https://www.the-ninth-age.com/filebase/index.php?file/777/) Bonne lecture ! Et merci pour les retours !!
  9. Correction à apporter dans la partie Nains infernaux : «Les nains infernaux sont un peuple né, dans un sens très littéral, des feux de la Fournaise. Mais leur culture avait commencé à se former bien avant cela : les nains orientaux avaient terriblement souffert des ravages des Âges de la ruine après avoir été très tôt coupés du grand Empire nain de l'Âge d'or. On affirme que la catastrophe qui donna naissance à la Fournaise, pour laquelle les nains infernaux sont honnis à juste titre, fut la conséquence d'une expérience censée doter les factions orientales de la puissance nécessaire pour résister face à leurs ennemis. On peut dire que, dans un certain sens, l'expérience a atteint son but : malgré les flammes qui submergèrent tout le continent et la création des Désolations, les survivants obtinrent un certain répit, juste ce qu'il leur fallait pour pouvoir se réarmer. Le premier grand dirigeant de ce peuple qui allait désormais être connu sous le sobriquet d'« infernal » fut Kemurab, le législateur dont l'héritage, y compris le célèbre Code de lois, est toujours révéré à ce jour. »
  10. This post cannot be displayed because it is in a password protected forum. Enter Password
  11. Hello à tous, le Livre d'armée complet Dynasties immortelles est en finalisation de la mise en page… Très bientôt disponible. Idem pour les Guerriers des Dieux Sombres, qui sera mis en page juste après. Le LA Sylvestre est bientôt terminé. N'oubliez pas également d'aller jeter un œil sur la page des Téléchargements, où vous trouverez le recueil des articles de fluff du GBR complet.
  12. Ajout du fluff des Orques et Gobelins publié dans le Ninth Scroll nº14
  13. Icône des Âmes englouties Keghiz Gavem a beau être un royaume montagneux, il possède depuis longtemps une flotte considérable pour veiller à ses intérêts commerciaux dans l'océan Austral. De même, les antiques traditions navales des Gavémites leur ont permis de frapper de façon inattendue en débarquant sur la côte pour prendre leurs ennemis par l'arrière. Mais la plus célèbre des campagnes maritimes menées par Keghiz Gavem est son conflit qui, depuis des âges, la met en lutte contre les méprisables Nains infernaux pour le contrôle de la Côte sacrée. La grande Zalaman Tekash, avec toutes ses sinistres possessions, est sans aucun doute la plus puissante des deux rivales. Mais les principales citadelles infernales sont bien plus éloignées de la Côte sacrée que Keghiz Gavem. Car alors que leurs cousins égarés sont face à un cauchemar logistique pour mener des guerres au loin sur les terres, les Gavémites, avec leur accès facile à la mer, peuvent renforcer, ravitailler et dépasser leurs ennemis avec une vitesse qui surpasse les efforts des infernaux depuis le début de leurs dissensions. C'est la situation qui détermine le cours de la guerre pour la Côte sacrée depuis très longtemps, dans laquelle les Gavémites gardent l'avantage. Mais rien ne dure éternellement. Le Neuvième Âge a vu un grand nombre de rancunes accumulées par les austères Gavémites contre leurs adversaires tant détestés au Nord-Est, car Zalaman Tekash connaît une nouvelle prospérité, avec une soif implacable de domination pour remodeler le monde à son image. Car les esprits déments des artificiers infernaux créent un flot continu d'inventions, ce qui donne à ces infâmes nains une prééminence technologique de plus en plus conséquente. Ainsi leurs usines et chantiers navals brillent et résonnent de la naissance d'armes de guerre de plus en plus mortelles. Le malheur attend tous ceux qui oseront se dresser face à la volonté vorace qui pousse Zalaman Tekash à rebondir et à se reforger, même après les catastrophes qu'elle a subies, qui auraient pu renverser des empires moins endurants. En tant qu'ennemi héréditaire au sud des Nains infernaux, les guerriers de Keghiz Gavem et de ses possessions coloniales ont fortement souffert de la nouvelle offensive infernale. Alors que leurs flottes régnaient naguère sur les mers, les sections du Nord-Ouest de l'océan Austral sont devenues un champ de bataille permanent ; la suprématie maritime des Gavémites a été éclipsée par les avancées technologiques infernales. La tendance est désespérée, mais le résultat de ce conflit maritime est encore loin d'être déterminé. C'est pourquoi le peuple dévot de Keghiz Gavem se tourne vers la Lumière céleste d'En-Haut pour qu'il l'aide, appelant ses saints ancêtres, et se préparant au combat. Car rien au monde n'est plus obstiné qu'un nain face à l'adversité. Les amiraux et matelots assermentés serviront jusqu'à la mort le Ras, serviteur de la Lumière, quoi qu'il advienne. La légende des Âmes englouties sert d'illustration des difficultés auxquelles est confrontée la flotte gavémite. Il s'agit là d'une rancune récente (du point de vue des nains), qui suit les exploits d'un équipage tenace sur l'océan Austral. Les flottes de Keghiz Gavem sont dirigées par des vaisseaux en pierre sculptée qui sont la merveille des mers et sont le sujet d'histoires narrées par les marins du monde entier. La tradition gavémite soutient que ce n'est que par la bénédiction de la Lumière que ces vaisseaux de roche sont capables de flotter. Leurs coques et intérieurs ornés de bas-reliefs démontrent la maîtrise de la sculpture gavémite, bien supérieure à l'art des humains, rehaussés qui plus est de runes bénies et de fresques iconographiques. Chacun de ces vaisseaux de pierre est un monument massif, façonné par les mains des Taillerunes gavémites, extrait directement du cœur de la montagne. Il s'agit donc d'un objet d'art extrêmement coûteux, un instrument de guerre surpuissant. La perte d'un seul de ces vaisseaux de pierre est un véritable désastre : comme si un obélisque géant ou une forteresse avait coulé au fond de la mer. Le navire connu sous le nom de « Radiance sur Akurem » a été taillé dans les carrières navales de Kallugiz Marak, au sud de Keghiz Gavem. La sculpture navale est un art on ne peut plus difficile. Les Taillerunes et les carriers de ce chantier naval fortifié avaient œuvré des années durant pour lui donner la forme d'un navire de classe inférieure dans la marine gavémite, un « vrek ». Il allait servir de chef d'escadrille pour une des nombreuses petites unités de patrouille qui sillonnent les mers pour le Ras Taphria. Les menuisiers de la Guilde des mâts avaient équipé la coque de pierre. Les couturières et tailleurs de la Guilde des confectionneurs en avaient tissé les voiles durables, faites d'une association de cuir et de lin. La Guilde des cordiers s'était assurée de ses cordages, la Guilde des forgerons avait veillé aux détails, équipements et ornements de métal. Enfin, la Guilde des armuriers s'était chargée de son approvisionnement en lances, lames-faucilles, haches et bon nombre d'autres armes. Le jour de la mise à l'eau de la Radiance sur Akurem, elle roula lourdement sept fois au son de la mélopée des clercs et des travailleurs réunis, sous la supervision d'un membre du clan royal, au visage caché par un masque. Tous se réjouirent et entonnèrent des hymnes de louange, car la Lumière divine avait approuvé leurs nombreux sacrifices et les avait jugés bons. Le vrek ne coula pas, mais s'avéra correctement sculpté, capable d'affronter la houle comme le vent et de tenir bon contre les vaisseaux ennemis et les monstres marins. La Couronne était désormais en possession d'une nouvelle arme de guerre endurante. À sa proue comme à sa poupe rugissaient une tête de lion taillée dans la pierre grise. La Radiance sur Akurem servit le Ras Taphria pendant quatre siècles et trois décennies. Pendant quatre siècles et trois décennies, elle protégea les intérêts gavémites et repoussa les pillards gobelins, les pirates humains et les troupes infernales. La Radiance sur Akurem était généralement déployée à la tête d'une escadrille de quatre à huit vaisseaux de patrouille en bois, ou en tant qu'escorte pour les navires marchands et les vaisseaux des pèlerins. À plusieurs reprises, le vrek gagna les honneurs en tant que participante à de grandes flottes envoyées pour combattre les vaisseaux ennemis. Ses nombreux capitaines ont servi avec distinction. Le vaisseau de pierre était bien entretenu, et s'est montré capable de naviguer pendant de longues périodes entre deux passages en cale sèche. Les Taillerunes montaient régulièrement à bord avec leurs apprentis à fins d'instruction, pour que ces novices dans les arts secrets observent d'eux-mêmes cet ouvrage de renom, fruit des efforts de leur Guilde. Les Maitres-Taillerunes citaient régulièrement la Radiance sur Akurem en tant qu'exemple de sculpture navale, contrairement aux autres vaisseaux qui nécessitaient des réparations régulières en raison des nombreuses fissures qui s'y ouvraient du simple fait de l'usure des vagues. Mais même les plus belles histoires de réussite doivent prendre fin. La carrière de la Radiance sur Akurem prit fin de façon catastrophique des mains des détestés Nains infernaux. Une fois de plus, lors de sa 437e année de service, la guerre pour la Côte sacrée éclata. Le navire de pierre quitta le grand port royal de Keghiz Gavem avec une des deux flottes chargées de renforcer et ravitailler les colonies, d'intercepter les vaisseaux ennemis et de saisir la moindre occasion d'accoster pour prendre l'ennemi à revers. De mauvais présages marquèrent le début du périple : des nuages noirs vinrent masquer le soleil au moment précis où l'Amiral de la Couronne souffla le signal du départ ; de fortes averses détrempèrent les matelots sur le pont ; de violentes bourrasques ballottèrent les voiles, manquant de retourner les navires. Puis l'éclair frappa. Un, puis trois, puis cent éclairs. Le tonnerre roulait sans discontinuer, tandis que les Gavémites priaient sous le pont, trimaient sans broncher sur le pont et dans les mâts. Plus de cinquante matelots furent frappés par la foudre lors de cette tempête démoniaque ; trois moururent. Néanmoins, la Lumière protégea ses adeptes des pires affres de l'orage. Les deux flottes sortirent à peu près intactes de la tourmente. Un des amiraux ordonna une demi-semaine de réparations ; la flotte de la Radiance sur Akurem dut quant à elle passer une semaine entière ancrée en pleine mer. Les navires restèrent immobilisés, voiles enroulées, enchaînés les uns aux autres, pendant que les matelots et les menuisiers peinaient nuit et jour à rafistoler les gréements et les voiles, à remplacer les mâts brisés. Lorsqu'enfin cette deuxième flotte de ravitaillement reprit sa route, ce fut pour se voir frappée d'une accalmie. Pendant trois semaines, la flotte fut comme prise au piège sur la mer anormalement immobile, sans le moindre souffle de vent. Les clercs convoquèrent une assemblée afin d'apaiser la Lumière divine. Les matelots se demandèrent ce qu'ils avaient bien pu faire pour fâcher à ce point la Lumière. Ils se repentirent de leurs péchés et prièrent avec ferveur. Après une longue attente infructueuse, véritable torture pour leurs âmes, le vent se leva finalement. La deuxième flotte de ravitaillement remit les voiles et progressa à grande vitesse, poussée par un fort vent de poupe. Mais même ce regain de chance s'avéra en réalité une malédiction. Car la flotte gavémite tomba ainsi tête baissée dans une embuscade infernale, non loin du cap de la Myrrhe, un promontoire rocailleux. D'une crique surgit un mastodonte d'acier, faisant bouillonner les eaux turquoise de la force de ses grandes roues à aubes, avançant à toute allure contre le vent, crachant des nuages de fumée noire de ses cheminées couvertes de piques. Les chaudières et les pistons haletaient, cliquetaient et grinçaient ; des voix rêches résonnaient sur les ponts d'acier, accompagnées du claquement des fouets et des cris des esclaves. Le vent avait amené la flotte gavémite dans la pire position possible. Les escadrilles se trouvèrent incapables de prendre position pour réagir à cette menace pesante, car l'ennemi était tout proche et déjà sur elles. Tandis que leur coque de fer fendait les flots, les navires infernaux firent feu de leurs mortiers et de leurs fusées, et les canons volcans crachèrent des flots de flammes dévorantes à faible portée. Bientôt, les éperons métalliques ébranlèrent les flancs des coques de pierre. Déjà, les requins se rassemblaient pour festoyer des malheureux tombés dans les eaux cristallines. La flotte infernale, toutes voiles enroulées, avait attendu camouflée derrière une formation rocheuse de laquelle aucun navire à voile n'aurait pu surgir à une telle vitesse. La surprise était totale. Ce fut un massacre. La flotte gavémite sombra au plus profond des abysses salées. Cette bataille allait être la dernière du Radiance sur Akurem, car son capitaine, Avrakam Barbe-claire, le fils de Rezilak, parvint à la diriger pour contourner la flotte infernale, éperonnant de toute sa puissance un cuirassé à trois cheminées, défonçant sa coque de plaques d'acier si grièvement que ce vaisseau coula en l'espace d'une demi-heure. Le son que produisit le choc de la pierre sur le métal qui ployait sous l'impact retint toute l'attention de Bazerak le Borgne, le Seigneur igné qui commandait la flotte infernale. Celui-ci envoya plusieurs cuirassés s'occuper de cette menace sur son flanc. Avant que ce détachement n'atteigne le Radiance sur Akurem, ce dernier avait réussi à rattraper et briser une galère d'esclaves remplie de misérables qui hurlèrent à la mort en s'enfonçant dans les flots. Mais les cuirassés infernaux étaient trop rapides : ils encerclèrent le vrek gavémite, faisant tourner leurs roues à aubes en marche arrière pour éperonner à de multiples reprises les adorateurs de la Lumière. L'équipage de la Radiance sur Akurem repoussa les assaillants du mieux qu'il put avec ses balistes, ses arbalètes et ses arcs composites en corne, mais la coque en pierre se fendait de toutes parts, et son pont était couvert de la vomissure ignée des canons à flammes infernaux. Enfin, la Puissance d'Azhebarak percuta d'une frappe titanesque le navire sculpté, déjà bien affaibli, et la poupe de roche céda, pénétrée par le cruel éperon. La plupart de l'équipage abandonna le navire, sautant par-dessus bord tandis que leur merveilleux navire sombrait. Mais leurs chances de s'échapper en flottant sur les débris ou sur leurs rondelettes panses naines étaient on ne peut plus ténues. Les guerriers infernaux ratissèrent la surface de la mer de tirs de tromblons et de jets de flammes capables de brûler même sous l'eau. Les requins s'en donnaient à cœur-joie, se jetant sur les gavémites en un festin sanguinolent. Selon les récits des rares survivants, le capitaine Avrakam Barbe-claire fut achevé d'un tir de fusée rouge qui lui fit éclater la tête alors qu'il dirigeait une dernière tentative d'abordage sur le cuirassé le plus proche, armé de grappins et de lames-faucilles, qui aurait permis à ses matelots de s'échapper aux commandes du vaisseau capturé. Mais le sacrifice de la Radiance sur Akurem et de son équipage dévoué ne fut pas vain, car la diversion causée par l'audacieuse manœuvre d'Avrakam permit de sauver la moitié de la flotte gavémite de la destruction. Les survivants parvinrent tant bien que mal aux ports de la Côte sacrée, réparèrent leurs vaisseaux et passèrent le reste de la guerre à faire chèrement regretter leur fourberie aux escadrilles infernales. Car c'est mus par une sainte rancune que les matelots de la légendaire Keghiz Gavem frappaient leurs ennemis afin de venger les Âmes englouties.
  14. Le journal de Marzell von Stirlingen Fluff publié dans le Ninth Scroll nº14, et dont de nombreux passages sont repris dans le Livre d'armée supplément Cavaliers makhars. Traduction par ‘Ghiznuk’, relecture par ‘Minidudul’ et ‘Aenoriel’. Extraits du journal de Marzell von Stirlingen, ambassadeur de l'empereur Matthias auprès de la horde makhare dont le camp a été aperçu par notre patrouille de reîtres, à trois jours de marche à l'est de Volskagrad, dans la steppe au-delà des Flambeaux. 3e jour d'acrobre, début de soirée Il semblerait que les rapports de nos reîtres aient été fondés, malgré les nombreux doutes qui ont été exprimés à leur sujet. Les éclaireurs makhars qui nous interceptés avec une vitesse tout à fait surprenante nous ont escortés jusqu'à une véritable mer de tentes et de feux. Leurs guerriers sont innombrables, hommes comme femmes. Chacun de ces visages battus par le vent dégage la même aura de haine et de répulsion. Leur odeur est épouvantable, mais je m'abstiens de tout commentaire. Même si je comprends leur langue gutturale, il me semble plus avisé de garder mes réflexions pour moi. On les dit fort susceptibles ; le parchemin que je tiens, portant le sceau de l'Empereur, me paraît tout à coup une bien dérisoire protection. Au cœur de leur camp se dresse un imposant pavillon de cuir, de la taille d'un entrepôt d'Alfhaven. Je suppose qu'on pourrait facilement y loger tout un bataillon. De plus près, je constate qu'il est fait de cuir chevalin. Je savais que les Makhars ont une relation particulièrement étroite avec leurs montures, mais je trouve que le fait de vivre dans des bâtiments faits de la peau de leurs bêtes illustre parfaitement leur caractère primitif. Nous voyant arriver, des gardes viennent à notre rencontre. Je lève le bras, et notre petite compagnie s'arrête. J'espère sincèrement que le message demandant des pourparlers de paix que j'ai remis à notre guide sera bien reçu et accepté. Mais cela est difficile à dire. Ces gens de la steppe ne sont guère expressifs. Je suppose qu'ils attendent de voir la réaction de leur chef. Le battant en cuir qui sert de porte d'entrée au pavillon se relève. Un homme trapu, aux cheveux noirs et à l'air farouche, en sort. Au vu de la déférence que lui témoignent les Makhars qui nous entourent, je suppose qu'il s'agit de leur chef, le « gyula ». Il me fixe de son seul œil encore valide et, quand bien même il est vêtu d'un accoutrement qui ferait rougir le plus crasseux des mendiants du port, il est difficile d'ignorer la lueur d'intelligence qui brille dans son regard, ainsi que sa maîtrise de soi. Je soutiens son regard, mais ce duel est de courte durée : je dois bientôt admettre ma défaite. Il a un renâclement de triomphe (ou de dégoût ?), et commence à parler d'une voix pleine de l'accent des prairies, dans la langue que j'ai mis tant d'efforts à étudier. « La steppe des Makhars engendre de rudes hommes. Ce n'est que par un engagement sans faille envers notre peuple que nous autres, Makhars, parvenons à survivre dans ces plaines sans fin et inhospitalières, et à affronter les créatures redoutables qui y vivent. La loyauté est attendue et exigée de tous. Aucune faiblesse ne peut être tolérée. Nos alliés sont les bêtes de la steppe : le cheval, le chien, le puissant turul, le mammouth, et d'autres encore. Notre loi est celle de la guerre, une guerre que nous menons contre l'adversité permanente. Des profondeurs de la puissante steppe, nos hordes frappent avec une force élémentaire. Notre vitesse et notre férocité sont légendaires. Loin de nous la vie molle et aisée des sédentaires de l'Ouest ! Nous sommes les fils de l'herbe, du ciel et du vent, et partout nous portons la mort. Mon fidèle compagnon, Munkátsh, vous fera la démonstration de la puissance de notre armée. Écoutez bien ses dires, et sachez tenir votre langue ; car vous n'êtes pas entouré d'amis. En effet, si j'honore les termes des pourparlers et si je me retiens de verser votre sang, mon peuple pourrait ne pas vous porter les mêmes égards. Abreuvez vos yeux de notre grandeur, pour pouvoir la rapporter à vos maîtres. Dites-leur bien qu'à moins qu'ils n'accèdent à nos demandes, leur chute est proche. » Le gyula disparait de nouveau dans son pavillon. Un guerrier s'avance. Il se tient bien trop près de moi – une agression en bonne et due forme pour mes narines, mais je parviens à ne pas laisser voir ma réaction de recul. L'épée qui pend à sa ceinture a l'air usée. Il est clair que c'est là Munkátsh. C'est maintenant que nous verrons si les heures passées à compulser les traités de langue makhare n'ont pas été vaines. « Nos gyulas dirigent par l'exemple, car ils doivent mériter le respect de notre fier peuple. Ils doivent être des chefs talentueux, habiles à l'art de la guerre autant qu'à celui de la diplomatie, afin de pouvoir maintenir ensemble les éléments indisciplinés de nos tribus. Ce n'est pas là une tâche facile, nombreux sont ceux qui échouent. Leur faiblesse est leur perte, qu'ils soient tués par les lances de l'ennemi ou par les lames de leurs « amis ». Ceux-là, nous ne pleurons pas leur décès. Mais ceux qui parviennent à maîtriser cet art énigmatique sont rapidement aussi adorés que les dieux, et lorsque vient pour eux l'heure de quitter la steppe, nous élevons un grand tertre de terre afin qu'ils puissent conserver leurs trésors en ce Royaume comme en l'autre. Les faibles, quant à eux, sont abandonnés dans l'herbe, pour servir de pâture aux loups. Les présages que lisent les énarées dans le vent et dans les entrailles annoncent la venue d'un grand gyula, qui nous mènera à l'hégémonie sur les peuples sédentaires. Nous attendons son arrivée. » Sur ce, il presse le pas, sans un regard en arrière, présumant visiblement que nous le suivons. À quelque distance du camp, une yourte isolée se dessine dans les ombres projetées par les flammes vacillantes des feux de camp. Munkátsh approche lentement. Il se met à chuchoter, tandis qu'un nouvel arôme de sang, de feu et d'encens emplit l'air autour de lui. « Certains d'entre nous voient ce que la plupart des Makhars ne voient pas. Ils perçoivent le cœur vivant et battant de la steppe, ressentent le rythme du vent, communient avec l'esprit de notre terre. La voie des énarées est un chemin parsemé d'embûches. Les énarées font tout autant partie de la horde que nos chevaux et nos arcs. Nous attendons d'eux qu'ils se battent à nos côtés, qu'ils vivent et meurent comme nous, dans le feu du combat. Leur savoir éveille l'immensité de la steppe qui vient terrasser nos ennemis. À de nombreuses reprises, leurs pouvoirs sont capables de renverser le cours d'une bataille. » Munkátsh s'éloigne d'un pas furtif ; je remarque que ce faisant, il part à reculons, faisant face à la yourte du chamane. Nous le suivons du mieux que nous le pouvons. Notre petit groupe quitte les limites du camp. Dans la demi-obscurité, nous nous dirigeons vers les silhouettes des animaux qui sont parqués là. Munkátsh se fait plus loquace. Il veut nous montrer ses chevaux favoris – il insiste. Un enfant émerge de l'herbe, agrippant un lourd bâton. Il nous défie du regard, paraît désapprouver notre guide. Sortant des ombres derrière lui, une créature véritablement effrayante vient se positionner à ses côtés. Rappelant par sa forme nos propres chiens de chasse, cette bête est néanmoins aussi haute que l'enfant. Sa fourrure épaisse et emmêlée, de même que son regard, sont le témoin d'une myriade de luttes menées dans le noir. « La steppe abrite de nombreuses bêtes redoutables. Nous apprenons à les connaître dès notre enfance ; les histoires narrées autour du feu nous en inculquent une saine frayeur. Nous confions à nos jeunes la tâche de garder nos troupeaux de chevaux, chèvres et moutons. Mais il ne s'agit pas pour autant d'un jeu d'enfant : s'ils meurent, nous mourons. C'est pour les aider que nous élevons ces chiens : territoriaux, courageux, ils affrontent les terreurs de la steppe armés de leurs crocs et de leurs griffes. Ce ne sont pas des animaux de compagnie, comme ceux qu'élèvent les sédentaires ; les nôtres sont le fruit d'une sélection qui dure depuis des siècles, qui ne garde que les plus rapides et les plus farouches de leur race. Accoutumés à repousser les loups, et pire même, au plus profond de l'hiver, ils savent, tout comme nous, que nos troupeaux sont notre source de vie, et que leur combat contre les bêtes sauvages de la plaine doit forcément finir par la mort – la leur ou celle de leurs ennemis. » Le chien-loup se fond à nouveau dans les ténèbres, suivi par l'enfant. Munkátsh s'éloigne déjà à grandes enjambées. Je trottine derrière lui, ravi de m'éloigner du monstre. Un curieux spectacle s'offre à présent à moi. Un homme vêtu de ce qui semble être les restes de la livrée d'un chevalier d'Équitaine est occupé à remplir un seau de crottin de cheval. Il est évident que ce travail lui déplaît. Je l'approche et le salue dans sa langue, que je parle aussi bien qu'un natif de ce royaume. Cela paraît l'émouvoir : il se lance promptement dans le récit de ses mésaventures. « Estions prêts à recevoir leurs cavaliers, car informés de leur arrivée. Œuvrâmes – entendez que manants œuvrèrent – journée entière à creuser tranchées que couvrîmes d'herbe fauchée afin de rompre les jambes des leurs cavales. Mais cavaliers jamais ne vinrent, seulement hordes de leurs sauvages vassaux tamyirs, pressant le pas. Cela effaroucha les manants, et je dus sévir. Plutôt sévèrement, s'il me souvient bien. En vain, certes, car fusmes submergés en un rien de temps. » Aussi invraisemblable cela puisse-t-il paraître, cet homme que nous avons rencontré là affirme être le baron Louis de Châtray, autrefois chevalier de la Quête, aujourd'hui simple purineur, pitoyable tableau, abominable odeur. J'ai jadis admiré son père jouter à Guênac. Son fils est tombé bien bas pour se retrouver prisonnier un en tel endroit. Alors que je prends congé pour m'élancer derrière Munkátsh, il demande misérablement si j'ai du vin dans mon bagage. Je le soupçonne de ne supporter son sort que par une consommation généreuse d'alcools forts. Je lui promets une bouteille. Peut-être ferais-je mieux de l'empoisonner afin de le libérer de son triste destin. Notre guide nous mène à présent vers un quartier du camp où les guerriers sont notablement différents. Plus larges d'épaules et plus costauds, ils se prélassent autour de leurs feux avec un air de nonchalance. Ça et là, de lourdes lances sont plantées pour former de petites pyramides. Même Munkátsh paraît intimidé en leur présence. Non loin, les enclos sont peuplés de montures plus grandes et plus massives que la plupart de celles que j'ai vues. Je reconnais là les demi-sangs daciens, élevés dans le Sud-Est de la steppe. Chacun d'entre eux équivaut à la rançon d'un prince dans les terres civilisées. Peut-être pourrais-je en demander un en guise de cadeau ? Ils sont gardés près du camp. Ceci semble indiquer qu'ils sont ici aussi considérés comme étant de grande valeur ; leurs propriétaires préfèrent ne pas prendre de risque en les plaçant entre les mains des garçons pâtres et de leurs chiens. Munkátsh est toujours en train de parler. Je me ravise, pour donner l'impression que je n'ai cessé de l'écouter au lieu de convoiter leur cheptel. « Tous nos guerriers ne combattent pas à l'arc… », conclut-il, prenant un air narquois en voyant mon visage. S'arrêtant près d'un petit groupe de chevaux, Munkátsh donne une tape sur la tête d'un petit garçon, qui détale rapidement pour se tenir à distance. Cela est sans doute perçu chez eux comme un geste de tendresse familiale. Munkátsh indique le cheval le plus proche, et un sourire d'authentique plaisir parental illumine son visage. Si cet homme connaît l'amour, alors en voici certainement une preuve. « Notre code du guerrier est un mode de vie qui concerne également nos chevaux, qui sont les plus proches et les plus vieux de nos alliés. Aussi rudes que les hivers cruels qu'elles endurent, nos braves montures nous fournissent tout ce dont nous avons besoin : leur vitesse, leur lait, leurs tendons pour nos arcs, leur cuir, la richesse et, au besoin, leur viande. Leur fidélité est totale et ancienne ; nos familles et leurs lignées s'entremêlent plus loin que remontent nos plus anciennes traditions orales. Nous sommes un seul et même peuple. Nous vivons et mourons ensemble. Tous les Makhars sont des cavaliers et des archers accomplis – notre survie en dépend. Aucun homme ne peut rivaliser avec nous à cet égard. Nous combattons comme un seul être hybride : homme, cheval et arc, comme une seule entité. Avec nos arcs, un archer à cheval makhar est à craindre, surgissant sans le moindre avertissement et disparaissant tout aussi vite. On ne peut compter ceux pour qui la dernière chose qu'ils ont entendue a été le sifflement de nos flèches. » Dans le noir, d'étranges sons nous parviennent de cette partie du camp. Je suis heureux de ne pas en discerner la source. Il semble que ce sentiment soit partagé par Munkátsh. « Parmi les Makhars, certains suivent une voie plus sinistre. Celle du flagelleur. Alors que la plupart de nos frères se contentent de leurs chevaux et de leurs moutons, les flagelleurs recherchent un bétail plus exotique et parfois dangereux : chimères, turuls, karkadans, voire même des dracs déchus. Plus féroce est leur cheptel, plus il est prestigieux aux yeux du flagelleur. Pour contrôler ces troupeaux périlleux et imprévisibles, les flagelleurs chevauchent des ombres chasseresses. Il faut être très rapide pour pouvoir diriger de tels troupeaux, tout en étant capable d'esquiver leurs terribles griffes et leurs mâchoires mortelles, en faisant claquer leurs fouets pour déchirer le cuir et la chair. » Je ne suis que trop heureux de poursuivre notre visite. Rebroussant chemin, je suis surpris d'entendre un accent d'Aschau très prononcé émanant du milieu d'un petit groupe de femmes makhares. L'homme, de toute évidence, passe du bon temps ; il est complètement saoûl. Munkátsh nous explique qu'il s'agit d'un guide au service des Makhars. Il est clair qu'il le méprise. L'homme affirme être le sergent J.G. Holtz, du 7e détachement de reîtres d'Ullsberg. Il prend un vif plaisir à nous raconter son histoire. Quant à moi, j'aurais bien pu m'en passer. « Vous voulez savoir ce qui hante mes cauchemars ? J'ai été un reître pendant trente ans. J'ai vu, combattu et tué à peu près tout ce qui marche, vole ou rampe sur cette terre. J'ai affronté de nombreux cavaliers et fantassins ennemis. Du menu fretin pour nos arquebuses à répétition. Mais ce char… c'est la pire chose que j'aie jamais vue. Je ne l'oublierai jamais. Quatre redoutables guerriers, dont deux étaient montés sur les chevaux qui tiraient le char. Un véritable problème. Deux fois trop d'arcs, deux fois trop de lances… On a perdu de bons éléments ce jour-là. Qu'Ullor les bénisse. Et maintenant, passez-moi cette bouteille. » Une fois revenus au pavillon du gyula, nous subissons ce qui passe pour du divertissement parmi ces gens. Des danseuses et un alcool véritablement effroyable, à base de lait fermenté. J'espère qu'il s'agit de lait de cheval, mais j'ai des doutes. Nous buvons à petites gorgées, en souriant à chaque fois que cela est requis. Nos hôtes se lassent rapidement de nous : nous avons pour ainsi dire quartier libre. Nous nous prélassons dans une alcôve plus calme du pavillon. Après quelque temps, j'aperçois un petit coffre contenant des parchemins. L'un d'entre eux, taché de sang séché, retient particulièrement mon attention. Je le tire de son casier avant de me plonger dans le texte. « Maître, j'éprouve de grandes difficultés à obtenir les œufs de turul que vous avez demandés. Ces créatures sont bien plus intelligentes que les aigles. Dès que la mère part chasser, sitôt que je vois ses ailes disparaître au-delà de l'horizon, j'entame ma descente. Mais à chaque fois que je suis à quelques mètres de son nid, mon guetteur me crie de remonter. Comme si ce maudit turul pouvait me repérer à des lieues de là ! Ces bêtes sont vraiment à craindre : l'arrière d'un lion de montagne et les serres, la tête et les ailes d'un faucon géant. Je n'ose m'approcher trop près de son nid tant qu'elle est en vue, sans quoi je finirais lacéré. Il me faut trouver une autre méthode. » La signature en est illisible. Je suppose que la personne qui a écrit cette lettre a quitté ce monde depuis bien longtemps. Je commence à l'envier. Un second parchemin attire maintenant mon regard. Il semble être un extrait du journal de voyage de Columbo Vinaroni, ambassadeur de Zilas auprès du Grand Khan. « Notre guide continue à s'amuser de notre ignorance. De nombreux mois après que nous avons quitté Volskagrad, nous avons passé la nuit dans une vallée rocailleuse, près d'un trou d'eau alimenté par un petit torrent. À notre réveil, dans le soleil matinal, je suis parti m'étirer les jambes et relâcher ma vessie. À ma grande surprise, j'ai vu de l'autre côté du trou d'eau, occupé à se désaltérer goulûment, une bête velue, dont le nez était surmonté d'une gigantesque corne. Tout joyeux d'être le premier homme de Zilas à contempler de ses propres yeux la majesté d'une licorne, j'ai réveillé le camp de mes cris. Mais une fois debout, notre guide n'a pas manqué l'occasion de se moquer de ma « découverte », tout en m'informant de la véritable nature de la bête. Comme pour enfoncer le clou, le karkadan a tourné les talons et vidé ses entrailles dans ma direction, éparpillant ses excréments fumants de quelques vigoureux coups de ses pattes arrières. Puis, avec un grognement, il a foncé en direction de la toundra pour y rejoindre sa harde. » Je poursuis ma lecture tandis que les Makhars continuent leurs ripailles. « Pénétrant dans la vallée en descendant d'un haut col, la mer d'herbe émeraude s'étendait devant nous comme une étoffe de soie jetée nonchalamment par terre. Le bleu profond du ciel matinal rencontrait à l'horizon le vert sans fin de la steppe. Les ondulations idylliques de la prairie n'étaient interrompues que par les gros rochers qui parsemaient l'herbe en petits amas jetés çà et là. Vus de plus près cependant, ces rochers nous sont apparus recouverts d'une épaisse fourrure. Quand je l'ai signalé à mon guide, il a une fois de plus failli tomber de son cheval, tant il riait. Il nous a informé de ce que ces rochers sont en réalité d'énormes créatures, assez débonnaires lorsqu'elles sont occupées à pâturer. Cependant, ces « mamuts », comme il les appelle, sont capables de se muer en de véritables monstres enragés une fois en colère. Ils sont élevés et montés de la même manière que les chevaux ; leur lait, une fois fermenté, sert à confectionner le kumiss, une liqueur très forte, hautement prisée parmi les tribus makhares. » Munkátsh est de retour. Il se jette à mes côtés et m'offre encore un peu de ce « kumiss ». J'en prends une gorgée, en gage de politesse. Un grondement sourd qui nous parvient d'en-dehors du pavillon couvre le brouhaha de la foule des fêtards. Je lève des yeux inquiets sur mon guide, qui accueille ma réaction d'un sourire narquois. « Certains habitants de la steppe entretiennent de bonnes relations avec les géants qui errent dans la plaine. Bien que leur démarche maladroite tranche avec l'agilité de nos cavaliers légers, ils peuvent s'avérer très efficaces au combat. Certains, désireux d'imiter nos archers, portent de puissants arcs qui projettent de gigantesques flèches mortelles, capables de dévaster les rangs ennemis. Un fort beau spectacle. » Je réponds que j'apprécierais certainement voir ce spectacle, mais seulement du haut de mes remparts. Nous attendons, assis. Peut-être serons-nous autorisés à envoyer notre rapport relatif à cette masse humaine qui avance en direction de l'ouest. Sinon, il me faudra bien tenter de faire sortir ces notes du camp par les moyens que je trouverai. L'Empereur doit être informé de ce qui vient. –––––––––– Les présentes notes sont parvenues à la cour de l'empereur Matthias le 23 acrobre, ayant été découvertes en possession de deux hommes à l'article de la mort, totalement perdus dans la steppe. La patrouille qui les a trouvés affirme que tous deux déliraient et s'accusaient l'un l'autre de leur infortune. Ces deux hommes ont fourni des preuves suffisantes permettant de les identifier comme étant l'un le sergent J.G. Holtz, reître impérial, et l'autre le baron Louis de Châtray, chevalier équitain. Je dois avouer que je me trouve surpris que la Cour ait ainsi accepté ces téméraires affirmations ; car ces deux individus n'ont guère l'air de ce qu'ils prétendent être. Ces notes, à moitié recouvertes de sang séché, ont été acheminées hors du camp dans un emballage ciré astucieusement dissimulé dans une bouteille de vin. Ce vin était vraisemblablement empoisonné ; les messagers ont déclaré l'avoir utilisé pour se débarrasser des gardes du camp, vu que les Makhars sont de grands amateurs d'alcool. Et pas qu'eux, d'ailleurs, à en juger par l'odeur des deux compères. Ces deux hommes se sont vu offrir l'honneur de rejoindre la mission diplomatique que l'Empereur m'a ordonné de conduire afin de vérifier la véracité des informations contenues dans ces notes et de localiser la délégation menée par Von Stirlingen. Dire qu'ils ont tous deux poliment décliné notre offre serait un euphémisme. – Gravius Stiegler, ambassadeur impérial, Notes prises le jour du départ, le 25 acrobre
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