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Ghiznuk

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  1. ajout d'un texte du NS12 sur la magie saurienne
  2. p.13 Arrivée en Taphrie 27ejour d'acrobre, 962 A.S. Le trajet fut fort long, mais nous avons enfin débarqué à Port-Reynaud, sur la côte septentrionale de Taphrie. Je ne serai certainement pas fâchée de faire mes adieux à notre vaisseau, la Gloire de Sunna – le Baquet tangueur aurait été un meilleur nom. Je ne me suis jamais sentie aussi mal de toute ma vie. Port-Reynaud fut fondé en tant que point d'arrivée pour les croisés, et ça se voit. Les grandes fortifications qui enserrent le port et la citadelle sont de loin plus impressionnantes que la ville en elle-même. Heureusement, nous n'avons nul besoin de rester ici très longtemps : juste le temps de rassembler quelques guides, gardes et bêtes de somme pour notre expédition dans le désert. Günther s'est chargé du recrutement : notre équipe est presque au complet. Peu de locaux semblent prêts à nous aider. Peut-être est-ce compréhensible étant données les circonstances, mais j'aimerais tant qu'ils puissent dépasser le cadre étroit de leurs craintes superstitieuses. Ma foi, s'ils ne veulent pas travailler, c'est leur problème ! Günther Helmgart Chef de nos porteurs. Employé de la Société impériale, costaud et fiable, son expérience nous a été très utile jusqu'ici. Je crains cependant que la chaleur ne commence à lui peser. Johannes Grünstein Érudit de l'université de Narrenwald, spécialiste de l'histoire antique. Il me paraît singulièrement inutile, mais maître Aldebrand a insisté pour que nous le prenions avec nous. Il prétend avoir quelques connaissances en hiéroglyphes naptéens. En attendant, il mâche tant de qat qu'il ne peut s'en passer une journée, sous peine de se mettre à trembler continuellement. Gilles d'Auvigne Un type plutôt maussade, qui nous a rejoints récemment en tant que chef de nos gardes. Günther l'a trouvé sur les quais. Il dit avoir participé à la dernière croisade – ce qui est parfaitement plausible, au vu de ses cicatrices. Abdoullah ben-Rahil Le chef de nos guides. Il affirme bien connaître les tribus du désert et pouvoir nous faire traverser les sables en toute sécurité – même s'il a fallu lui promettre une forte somme pour le convaincre de nous accompagner une fois que nous lui avons expliqué notre destination. Personnellement, je ne serais pas étonnée d'apprendre que sa peur était feinte. C'était certainement une tactique de marchandage très efficace.
  3. p.11 Le Long Trépas Ce qui suit est un extrait de la traduction phare réalisée par Abd al-Latif du Livre des morts naptéen. Elle est reproduite ici en langue impériale avec l'autorisation de la Grande bibliothèque d'Eichtal. Le plus grand de tous les rois du Naptesh fut Phatep, lui qui était assis à la droite des dieux. Sous son règne divin, les étés étaient longs, les récoltes abondantes, et les frontières de l'empire s'étendaient des montagnes à la mer occidentale. Sa reine était Temut la Sage ; ensemble, ils régnaient en harmonie sur les peuples de la vallée et sur ceux du désert. Le vizir de Phatep était Setesh l'Étranger, dont le cœur se durcit de jalousie envers son roi. Il rassembla en secret des individus des maisons cadettes du Naptesh, leur promettant la richesse et le pouvoir une fois que lui-même serait monté sur le trône. On trouvait, à la tête des conspirateurs de Setesh, la reine Nepharet de Hanaphuk. Cette dernière avait toujours éprouvé du ressentiment envers la domination des rois de Tehmet ; elle vit dans le complot de Setesh une chance d'élever sa propre cité au-dessus des autres. Setesh et les conspirateurs élaborèrent un plan. Lorsque Phatep voyagea par la mer pour converser avec les petits hommes des montagnes, un splendide banquet fut organisé à la cour de Nepharet pour célébrer son retour. Au moment où les voiles blanches de son vaisseau furent aperçues à l'horizon, Setesh expliqua que le roi ne devrait être amené au palais qu'après la tombée de la nuit, pour que personne ne le vît venir ou partir. Une fois la table du banquet disposée, le roi siégeant à la place d'honneur, Nepharet demanda à ses servantes de lui amener un coffre merveilleux, orné d'or et de lapis-lazuli. Nepharet à la bouche sucrée expliqua aux convives qu'elle l'offrirait au premier de ses invités capable de s'y glisser complètement. L'un après l'autre, les invités de Nepharet essayèrent et échouèrent, se plaignant qu'ils ne parvenaient pas à rentrer dans le coffre. Finalement, grisé par le vin, le roi fut convaincu de se plier lui aussi à cet exercice. Dès le moment où Phatep s'agenouilla dans le coffre, les hommes de main de Setesh lui refermèrent le couvercle sur la tête. Tirant leurs épées, ils transpercèrent le coffre de part en part, frappant encore et encore, jusqu'à ce que leurs lames dégoulinassent du sang du roi. Nepharet et les conspirateurs burent le sang qui s'écoulait du coffre, espérant par là obtenir une mesure de sa force divine. C'est le moment que choisit le traître Setesh pour sortir des ombres. Il commanda à ses disciples de découper le corps de Phatep en neuf morceaux. Chacun de ces morceaux serait scellé dans un sarcophage doré et emporté loin du palais de Nepharet afin de dissimuler toute preuve de son crime. Setesh reviendrait à Tehmet pour y monter sur le trône en annonçant que le vaisseau du roi s'était perdu en mer. Il emportait avec lui le cœur du roi, sachant que c'est dans cet organe que résidait la vraie divinité de Phatep. Mais Setesh ignorait qu'un de ses disciples, Tekhamun le Reviré, rongé par la culpabilité, ne supportait déjà plus le goût du sang royal sur sa langue. C'est pourquoi lors de son voyage de retour, Tekhamun jeta le coffre contenant la tête de Phatep dans le grand fleuve Napaat, qui l'emporta jusqu'aux pieds de la reine Temut. Celle-ci avait reçu les messages de Setesh lui demandant de se joindre à sa cour ; elle connaissait maintenant toute l'étendue de la traîtrise du grand vizir. Brandissant la tête de son défunt mari en tant que preuve, elle rallia à elle toutes les familles aînées du Naptesh contre l'usurpateur, et l'empire fut déchiré par une guerre fratricide. Au début, il semblait que Setesh ne pourrait pas triompher de Temut et de ses alliés : leurs richesses étaient plus grandes, leurs armées plus puissantes. Setesh, cependant, avait volé le cœur du roi et, avec lui, le pouvoir des dieux. Setesh ouvrit les portes du monde du dessous, rappelant les morts de leur repos pour qu'ils combattissent à nouveau pour lui. Les armées de Temut furent repoussées. La guerre fit rage pendant des années, empoisonnant les terres de l'empire. Des villes furent rasées, des villages incendiés. Partout, il n'y avait plus que mort et chagrin. Dégoûtés par ce qu'il était advenu de leur enfant préféré, les dieux tournèrent le dos au Naptesh. Une terrible sécheresse changea en poussière les champs fertiles du Naptesh, tandis que les traîtres qui avaient bu du sang de Phatep furent touchés par une malédiction de soif éternelle. Mais l'armée de Setesh continuait à se battre, ne nécessitant ni boisson, ni nourriture, ni ombre. Après de longues années de massacres, Temut parvint à contraindre Setesh à se placer lui-même à la tête de son armée dans la plaine de Takhat. Les deux armées s'affrontèrent sous le soleil de plomb, tandis que l'usurpateur et la reine légitime se cherchaient mutuellement au milieu de la mêlée. Une fois face à face, ils luttèrent jusqu'à tomber tous deux, chacun ayant infligé à l'autre un coup mortel. Tandis qu'ils gisaient ensemble, mourant, Setesh se moqua de Temut. Je ne crains pas la mort, lui dit-il, car je suis moi-même le maître de la mort. Mais lorsque ton heure sera venue, ton âme deviendra un sujet en mon royaume. Setesh rendit alors son dernier souffle, et Temut réalisa l'atroce vérité de ses dires. Elle implora les dieux du Naptesh de l'épargner, et ils accédèrent à sa requête. Les portes du monde du dessous furent scellées à jamais, y enfermant Setesh, qui devint un dieu dans sa propre prison. Mais les habitants du Naptesh furent à leur tour condamnés à ne jamais connaître la paix dans les chambres de l'au-delà, errant dans ce monde avec les morts sans repos. C'est ainsi qu'il advint que le royaume du Naptesh devient le royaume des Morts. Les vivants qui demeuraient dans ces terres hantées prirent bientôt la fuite, leurs champs transformés en cendres par la malédiction des dieux. Seuls restèrent les quelques nobles incapables d'abandonner la fière histoire de leurs ancêtres. Entourés de leurs serviteurs morts, ils s'enfermèrent dans leurs palais d'albâtre et de marbre jusqu'à ce que la mort vînt les trouver. Alors leurs laquais morts-vivants les embaumaient conformément à l'antique coutume avant de les mettre au tombeau, pour attendre des âges durant que Setesh le Renégat fût détruit et la route du paradis, rouverte. Jusqu'à ce jour, ils attendent. – Différentes versions de ce mythe ont été trouvées dans les Annales de la mer de Poussière et dans les plus vieilles catacombes d'Avras Il existe également des documents attestant d'une autre version découverte par les croisés équitains sous les formations rocheuses de la côte septentrionale du Naptesh, connues sous le nom de « Colonnes de Har-Khowarp » ; ces inscriptions taillées dans la roche ont malheureusement été détruites sur ordre du clergé sunniste (B. v. Ü.)
  4. p.8 Les Royaumes de la Mort Mon voyage au Naptesh – Par Beatrix von Üblingen, magicienne de la Société impériale d'Eichtal 6ejour d'acrobre, 962 A.S. Quelle chance inouïe ! Je n'arrive pas à y croire. Parmi toutes les personnes que la Société aurait pu choisir pour diriger cette expédition, c'est ma candidature qui a été retenue ! Cette pathétique fouine de van der Grimm était sur le point de défaillir lorsqu'il a entendu proclamer la décision. Ceci étant mon journal de route, mieux vaut d'emblée expliquer l'objet de ma mission : la Société m'envoie pour une expédition au Naptesh. Le Naptesh ! Le légendaire royaume des Morts, berceau de la civilisation humaine et de l'art de la nécromancie ; ce pays qui a englouti la Croisade perdue et des générations de chasseurs de trésor dans ses déserts sans fin. Les possibilités de recherche son illimitées ! Tout a commencé il y a un mois de cela, lorsque la Société a acheté un certain nombre d'artéfacts auprès d'un aventurier du nom de Ferdinand Valdès (dont vous avez certainement déjà entendu parler des exploits). Bien que nos experts aient tout d'abord été dubitatifs quant à sa provenance, un examen minutieux a démontré que les trouvailles de Valdès étaient bel et bien d'authentiques objets funéraires naptéens. La déesse seule sait comment Valdès se les est procuré. Il n'était de toute évidence que très peu communicatif à ce sujet. Le principal spécimen est un sarcophage doré contenant le corps momifié d'un véritable prince naptéen. En tant que spécialiste en lettres naptéennes de premier ordre de la Société, vous pouvez imaginer mon enthousiasme lorsque, en déchiffrant les hiéroglyphes sur le sarcophage, je réalisai qu'ils identifiaient le corps qui y était contenu comme étant celui du roi Kharatep, mentionné dans les Chroniques de Temut comme l'un des gardiens des sarcophage de Phatep. Il n'y avait cependant pas le moindre signe de ce sarcophage parmi le butin que Valdès nous a vendu. Les interrogatoires approfondis avec ses hommes ont eux aussi confirmé qu'ils n'avaient pas vu le moindre objet correspondant à sa description. Nous ne pouvions donc tirer qu'une seule conclusion : si les hommes de Valdès ne l'avaient pas pris, alors le sarcophage doit toujours être là ! Il ne nous a fallu que très peu de temps pour tirer d'eux l'emplacement exact du tombeau et pour mettre sur pied notre propre expédition destinée à le retrouver. À part leur importance historique, ces sarcophages sont considérés comme des artéfacts d'une immense puissance arcanique. J'imagine la tête que feront ces paons vaniteux de Narrenwald lorsqu'ils apprendront que nous possédons l'un d'entre eux ! Ils vont certainement s'en arracher les cheveux. À l'intention des personnes peu familières avec l'histoire naptéenne, j'ai joint aux pages suivantes un extrait de la légende connue sous le nom du « Long Trépas », qui explique l'origine de ces sarcophages. À présent, je dois terminer mes préparatifs en vue de mon départ, qui aura lieu dès demain.
  5. Ghiznuk

    [Création] Domaine de magie : Anti-magie

    Wao ! ça décoiffe ! j'aime beaucoup l'idée ! par contre effectivement, si ton adversaire n'a pas de magicien, tu es foutu lol
  6. 1. Oui, malheureusement 2. Pourquoi pas 3. Son devant fait 75 mm, son côté fait 100 mm ; comme pour les autres géants. Dans les tailles des socles, on donne toujours l'avant d'abord, par exemple les chevaux ont « 25×50 mm » 4. Ah ok 5. hum Je vais voir si je peux remédier à tout cela
  7. J'ai le magnifique LA Elfes sylvains v6 devant les yeux. La limite pour une unité de Gardes des clairières était 10+. Ce qui était un peu naze parce qu'à l'époque seul le premier rang tirait. Donc on les déployait en loooooongue ligne (enfin, comme tous les autres tireurs). Les Éclaireurs étaient limités 5-10. La limite pour les Cavaliers des clairières était 5-10 (ce qui était un peu naze, parce que les unités d'infanterie en face avaient des rangs de 4 figs, du coup il y en avait toujours un qui restait sur le côté comme un con ; enfin oui et non, parce qu'on pouvait le déplacer sur le flanc de l'unité adverse après la première manche de combat). Les Dryades par contre avaient une limite de 8-20. Les Lémures étaient à 3-12. Je suis aussi d'avis qu'il y a un problème au niveau du nombre et de la létalité des figurines par rapport à l'échelle de jeu. Soit on garde les mêmes effectifs mais en passant à une échelle en-dessous (comme moi qui joue avec 1″ –> 1 cm), soit on doit diminuer la taille des figs, ce qui signifie changer toutes les règles. Mais là, du coup, on le changera pas tout de suite. Parce même une toute petite modification de la règle Indomptable aura pour conséquence de devoir revoir toutes les valeurs en points de l'ensemble des unités. C'est vraiment chaud.
  8. p.70 Géant maraudeur À son suzerain, le divinement bien-aimé prince Constantianus, l'inquisiteur Wallenstein envoie ses salutations. Ma mission à la frontière Nord-Est du fief de votre majesté en est à présent à son troisième mois. Je suis depuis les traces des tribus qui attaquent nos villages, collectant les rapports de nos éclaireurs et de nos patrouilles. À ce jour, quatre de mes hommes sont morts, trois sont grièvement blessés, douze ont subi des blessures mineures, et deux manquent toujours à l'appel depuis une semaine. Un de mes plus grands escadrons a été forcé d'abandonner une tour fortifiée en raison d'un assaut nocturne, au cours duquel de gros rochers furent projetés sur sa position. À en juger par la diversité de leur taille et par leur trajectoire, il semble peu probable que ces rocs aient été lancés par une machine de guerre. Parmi les hommes que nous avons perdus ces derniers mois, un a été découvert, son cadavre rendu méconnaissable : certains membres manquaient, sans qu'il n'y ait le moindre signe d'une attaque par des animaux sauvages. Un autre semblait avoir été piétiné, gisant au milieu d'une gigantesque empreinte de pied, ce qui me paraît être un signe évident du sujet de ma mission. Il n'est par contre pas certain que la personne démembrée ait rencontré la même créature. Les récits des villageois de la zone Nord parlent d'un géant attaché à une troupe de gobelins, alors que ceux des forêts du Sud-Est en mentionnent un autre qui suivrait la bande de Guerriers que je recherche. Les rapports sur les pillards gobelins décrivent un géant qui lancerait des pierres depuis une longue distance, évitant tant qu'il peut le contact direct avec les humains. Il aurait au cours d'une escarmouche renversé un chariot de marchands, mais n'aurait frappé les civils qu'après avoir été attaqué directement. Cependant, une fois provoqué, il était terrifiant à voir, détruisant tout sur son passage. Ce géant était presque nu, mis à part une peau de sanglier couvrant ses parties basses. Certains civils qui avaient survécu à l'attaque en se cachant dans les hautes herbes, ont rapporté qu'il était clairement capable de converser avec les féticheurs gobelins. Les patrouilles des bois du Sud-Est parlent quant à elles d'un géant à l'apparence différente. Il a été décrit comme maniant un immense fléau aux pointes acérées, accompagnant les Guerriers susmentionnés. Il était absolument enragé, recherchant avidement le corps-à-corps : plus il était blessé, plus il contre-attaquait avec une fureur redoublée. Néanmoins, il semblait conserver une certaine coordination ou obéissance tactique avec leur chef. Il porte des marques et des tatouages sur le torse et le visage, vraisemblablement conçus de sorte à ressembler à du sang, étant données sa couleur et sa texture, qu'on rapporte comme rappelant du tartre rouge foncé. Il aurait attaché sur son dos tout un attirail fait de métal et d'os, sur lequel il afficherait fièrement les têtes de ses victimes, qu'il collectionne. Les récits le décrivent également comme poussant constamment de féroces cris de guerre tout au long du combat. Les patrouilles attaquées ont dit qu'il montrait une tendance croissante à rechercher de la nourriture, qu'il s'agisse de chevaux, d'hommes ou quoi que ce soit d'autre, ce qui semblait expliquer le triste état des corps retrouvés. Je vous écrirai dès que je tiendrai quelque chose de certain ou que j'aurai appris quoi que ce soit de remarquable sur cet ennemi. Ayant examiné les dates de ces différents rapports, mes instincts me poussent à croire que, malgré la distance entre ces deux zones, il s'agirait en fait du même géant qui aurait tout d'abord combattu avec les gobelins avant de passer aux Guerriers. Peut-être ces deux forces coopèrent-elles d'une façon ou d'une autre. Écoutant inlassablement les récits que m'en font les patrouilles et les villageois à travers d'habiles interrogatoires, j'ai réalisé que ces deux géants porteraient en fait au visage le même signe distinctif : une cicatrice verticale qui partirait de l'arrière de la tête pour barrer l'œil droit. Mon intention est donc de vérifier si cela est bien le cas, et de mieux comprendre les liens entre ces deux factions. Si nécessaire, je capturerai le géant lui-même pour l'interroger. Au cas où le tuer s'avérerait inéluctable, je trouverai d'abord ses points faibles, ce qui nous sera utile lors de nos prochaines rencontres avec de telles créatures. Rédigé sous les auspices de Sunna, – Gottfried Heinrich Wallenstein, inquisiteur (Lettre découverte piétinée dans la boue au pied des Monts arides)
  9. p.66 Chimère Affaire « L'Empire contre Sgt Ekkehard Metzmann », procès-verbal de la cour martiale impériale, 962 A.S. Moi et mes hommes, on était en patrouille, le long de la chaussée Nord-Est, en direction de Vollergrad et de la frontière. On était douze au total. On était avec ce jeune lieutenant, Krakov, c'était sa toute première mission de commandement, d'après ce que j'ai compris. Pour être honnête, aucun de nous ne voulait vraiment être là. Vous savez comment c'est, messire. Le temps était affreux : un brouillard si épais qu'on ne voyait guère plus loin qu'à quelque mètres devant nous, avec une pluie qui nous détrempait jusqu'aux os. On avait été sur la route depuis une bonne semaine, c'est vous dire si on était impatients d'arriver à l'auberge à Gozlouf. C'est à peu près à mi-chemin entre Sélouf et Gozlouf qu'on est tombés sur eux, même si je ne pourrais pas vous certifier indibutablement où que c'était exactement, n'est-ce pas, à cause de ce foutu brouillard – si vous voulez bien me passer l'expression, messire. Comprenez-moi bien, messire, j'en ai déjà vu des choses sur les champs de bataille. Mais jamais rien de tel, ça non. À en juger par les chariots, ça devait s'être agi d'une caravane de marchands, mais d'où, je ne saurais pas vous dire. Il n'en restait pas assez, voyez-vous. Les caravanes sont généralement fortement armées dans le pays, attendu les bandits et tout et tout ; je ne pense pas que celle-là eusse fait exception. De toute façon, la première observation qui me frappa fut un cri de Jans. Le pauvre diable avait tiré la courte paille pour faire l'éclaireur ce jour-là. Quand il arriva, on eusse dit que le petit corniaud avait fait dans son froc, si vous voudrez bien m'excuser mon franc parler, messire. On s'est d'abord dit que ç'avait dû être des bandits, puisque certains chariots étaient brûlés, d'autres saccagés, comme si quelqu'un y avait fouillé après quelque chose. Mais les cadavres… Oh, bon sang… J'en ai encore des cauchemars. Nous en avons évalué leur nombre à treize en tout, mais c'est difficile d'en être rassuré. Leurs bras, leurs jambes, avaient été littéralement démembrés. Certains morceaux étaient d'ailleurs dispersés de façon plutôt éloignée, et le lieutenant ne voulait pas qu'on s'éloigne de trop, au cas si ceux qui avaient fait ça auraient encore été là. Donc on a rassemblé les restes humains qu'on a pu, et le lieutenant Krakov nous a commandé de creuser une tombe pour eux au bord de la route. On n'avait pas vraiment rien d'autre à faire, n'est-ce pas ? Notre pisteur, Heinrich, au considérant de la taille des empreintes qu'il a trouvées, a affirmé que ç'aurait dû avoir été causé par quelque chose de gros, mais sans pouvoir authentifier exactement ce que ç'avait pu s'agir. Il jura qu'il n'y avait aucune empreinte qui quittait le lieu, et avec le brouillard, impossible d'y aller voir. Finalement, le lieutenant nous a ordonnés de poursuivre l'itinéraire, tout en renvoyant le caporal Ashton dans la direction d'où laquelle que nous étions venus, avec instruction d'informer le relais le plus proche de la présente attaque. Nous atteignâmes Gozlouf juste avant la tombée de la nuit, pour nous ravitaillasser à l'Oie gaillarde. Le brouillard commençait à peine à se lever au moment où on a laissé les chevaux à l'écurie. J'ai ordonné à Frantz, Peter et Neuman de bouchonner et d'alimenter les montures pendant que le reste de notre escadron se chargeait bravement du repas et de la boisson. Je pense bien qu'on l'avait tous bien mérité, surtout Jans. Son teint était toujours blanc comme drap. Le lieutenant est parti superviser l'entretien des chevaux, vu qu'il disait qu'il ne pouvait pas se reposer tant que toutes les tâches n'allaient pas être terminées. Une heure plus tard, on perceva un grand fracas, suivi d'un grand tumulte au-dehors. J'ai d'abord pensé que quelqu'un avait renversé un chariot, mais c'est alors que je l'ai entendu : un rugissement qui ne ressemblait à aucun bruit que j'ai jamais entendu dans ma vie. Un cri qui glaçait l'échine, messire. On a attrapé nos armes et on a couru dehors, prêts – enfin, façon de dire, au considérant de ce qui s'ensuiva – à confronter l'antagoniste qui avait pénétré dans le village. Vous voyez, messire, j'ai combattu beaucoup d'ennemis toutes ces années de mon service. Des humains, des orques, des ogres… et même des morts ! Mais je jure devant Sunna que ce que j'ai vu et entendu, je n'avais jamais vu et entendu quelque chose comme ce qui est survenu devant nous à l'extérieur. Appelez ça comme vous voudrez, c'était un truc dément, comme si un fou avait pris plusieurs animaux pour les refondre en une même forme horrible. C'était de taille comparable à celle d'un griffon, et je le jure par Sunna, messire, il avait non pas une mais trois têtes : une tête de lion, une de dragon, et, tenez-vous bien, une tête de bouc. Je sais que ça vous paraîtra pour le moins insolite, mais c'est justement ça qui m'a le plus choqué : toute cette folie et cette haine dans le regard de cet inoffensif animal de ferme, ça ne faisait que souligner encore plus à quel point que ça n'était pas naturel. Ses flancs étaient recouverts d'écailles. Et il avait des ailes comme celles d'une chauve-souris, messire. Et sur son dos, se tenait une femme, vêtue de plates écarlates, avec un heaume intégral et des gantelets de noir. Les hommes de l'écurie étaient déjà sur la place. J'ai vu Neuman à travers la foule paniquée faire feu de son pistolet sur le monstre. Mais en quelques secondes, voyez-vous ça, la blessure s'était refermée ! Pendant qu'il s'affairait à recharger, la créature, rapide comme l'éclair, s'est retournée et a bondi sur lui. Elle a perforé son plastron et l'a tout déchiré comme si ç'aurait été du papier. Frantz et Peters ont tenté de le sauver, en frappant la bête à coups d'épée, qui n'ont fait que ricocher sur ses écailles. Elle les a balayés d'un coup de queue, qui les a envoyés valser par terre dans une mare de sang. Le lieutenant, paix à son âme, en brave imbécile qu'il était, si vous voulez bien me passer l'expression, messire, il a tiré son joujou brillant qui lui servait de sabre, poussa un cri de défi et a chargé la bête tête la première. Il n'a pas fait trois pas. La tête de dragon a ouvert la bouche pour lui cracher dessus un jet de flammes qui l'a rôti dans son armure. Je dois avouer, messire, que ses hurlements continuent à me hanter jusqu'à aujourd'hui. Mais la cavalière, pendant ce temps… Elle restait là, en train d'appeler quelqu'un. Je ne peux vous dire de quoi il en retournait, mais je suis sûr que c'était un nom qu'elle répétait. Je crois bien qu'elle était à la recherche de quelqu'un. Elle n'a même pas tiré son arme. Non pas qu'elle en ait eu besoin, n'est-ce pas, messire ? Elle restait là, assise sur sa monture, lui laissant tout le loisir de nous déchiqueter ainsi que les villageois. Pendouillez-moi si vous le voulez, messire, mais qu'aurais-je dû faire selon vous ? Nous avons tout essayé, par Sunna, mais rien ne pouvait la blesser. Quoi d'autre eusse-t-il fallu faire ? Permettez-moi d'affronter n'importe quel ennemi mortel. Mais ça ? Une pure bizarrerie, une pure férocité, qui nous a fait perdre tous nos moyens. Jans a jeté son épée et a pris la fuite. Heinrich l'a suivi. Je ne crois pas qu'ils s'en soient tirés. Et les autres ? Eh bien, ils ont combattu et ont péri, messire. Tous, sauf moi. – Extrait du procès-verbal du jugement en cour martiale du Sgt Ekkehard Metzmann, accusé de couardise, désertion et abandon de poste
  10. p.64 Dracs déchus Vous avez dit avoir remarqué, lors de notre dernière conversation, que quelque chose me tracassait. Je ne pouvais pas en parler – je n'en ai jamais fait mention à qui que ce soit –, mais je me suis dit que peut-être, je pourrais le coucher par écrit après vous avoir laissé. Il s'agit d'une grave affaire, telle qu'elle pèse comme des chaînes sur mon âme. Avant notre première rencontre, je voyageais le long de la côte de Silexie. J'étais paresseux et prodigue – vous diriez de moi que je le suis toujours – et vraiment malhabile. J'étais mal payé, et encore plus mal traité. Je vivais d'un ancrage à l'autre. Je me souviens vous avoir narré le naufrage de l'Étoile du matin, et que je fus porté par la mer sur les îles Brisées. Mais je ne vous ai jamais raconté ce qui s'y était passé. Nous fûmes capturés par les indigènes. De vrais sauvages : teints clairs comme basanés, vieux comme jeunes, tous adoraient les Dieux Sombres. Je les pris tout d'abord pour des fous, bien que je fisse de mon mieux pour m'intégrer. Ce n'est que plus tard que je réalisai qu'ils détenaient un véritable pouvoir. Mais ils en voulaient encore plus. À présent que je faisais partie de leur clan, ils m'emmenèrent avec eux pour une expédition jusqu'à l'île la plus proche, où vivait une tribu de dracs déchus. Nous hissâmes notre pirogue sur la plage avant de nous enfoncer dans les terres. La plage était parsemée d'ossements de grandes créatures marines, autant de signes dont le pressentiment nous suivit tandis que nous cheminions en direction du camp des dracs. Mon sang se glaça lorsque je les vis pour la première fois. Ils étaient énormes, chacun aussi grand qu'une maison. Leurs corps courts sur pattes étaient reptiliens, avec quatre pattes massives. Mais au-dessus de leurs pattes avant dépassait un torse imposant, comme celui d'un géant écailleux. Leurs têtes ressemblaient à celles des ogres. Leurs gros bras robustes, dont on dit qu'ils étaient autrefois des ailes, se terminaient par des mains griffues. Ils vivaient dans des maisons de la taille d'un château, à moitié enfouies dans le sol de la jungle, leurs toits inclinés construits à partir de troncs d'arbre entiers. Nous fûmes introduits chez leur ancienne. Il s'agissait d'une femelle dracque déchue particulièrement colossale, dont la hutte était érigée contre les falaises qui surplombaient leur camp. Elle releva la tête en nous entendant descendre le couloir qui menait à son antre souterrain. Derrière elle, éclairée par de grands brasiers taillés dans la roche, on distinguait une mosaïque composée de milliers d'ossements, complétés par les formidables défenses des léviathans qui s'étaient échoués sur le rivage. Elle dépeignait le héros plus puissant de leur race, juché au-dessus d'un amoncellement de toutes sortes de créatures ailées. Face à ce tableau, je me remémorai les légendes qui courent sur les dracs déchus dans les ports de la côte orientale de l'Océan. Des récits faisant état des Désolations et autres lieux corrompus par la magie, d'où surgissent les dracs déchus pour chasser tout ce qui vole. Ceci corroborait la rumeur selon laquelle ils seraient les descendants des dragons, pour qui la capacité de voler est une mémoire ancestrale qui ne provoque plus en eux qu'une rage aveugle vis-à-vis de ce qu'ils ont perdu. L'ancienne écouta les suppliques de notre tribu, les soupesa, mais se dit peu intéressée par le cadeau que nous lui offrions. Son peuple ne se joindrait à nous que si nous lui prouvions tout d'abord notre valeur en les assistant au combat contre les harpies d'une île voisine. Notre chef aboya son assentiment d'un ton qui trahissait son impatience. Nous ramâmes jusqu'à cette île, qui servait de site de nidification pour les harpies des environs, avec les dracs, nageant à nos côtés. Les harpies font leurs nids dans les grottes des falaises ; les dracs ne peuvent les attraper en plein vol, et leurs terriers sont trop petits pour qu'ils puissent s'y faufiler. À la faveur de la nuit, nous disposâmes des filets à la sortie des cavernes avant d'attendre l'aube. Dès les premières lueurs du jour, nous descendîmes dans le dédale des tunnels afin d'en débusquer les harpies. Ces créatures sont redoutables sur le champ de bataille, mais de bien piètres combattantes dans les lieux confinés. S'ensuivit une scène de chaos. Piégées par les filets que nous avions tendus, les harpies furent canalisées droit dans les bras des dracs. Beaucoup d'entre elles voletaient en cercle dans la salle centrale, d'autres tentaient de lacérer les filets de leurs griffes. J'en vis une se diriger vers l'ancienne. Elle fit une feinte vers la droite pour partir à gauche, mais l'ancienne fut la plus rapide : elle la saisit au vol. Je ne sais pas vraiment à quoi je m'étais attendu de sa part, mais une fois qu'elle se fut emparée de la harpie, je remarquai qu'elle s'était mise à trembler. Elle la retint entre trois griffes de la main gauche, ses tendons crispés sous ses écailles, cependant que son autre main restait suspendue, hésitante. Puis elle se mit à lui tordre les ailes. Je ne sais comment décrire cette scène épouvantable. Imaginez un monstre de la taille d'une maison, en train de torturer de la sorte un être de votre taille. Le sang. Le bris des os. Je rendis tripes et boyaux. Je me souillai. Je m'enfuis. Je me jetai dans la mer. J'espérai mourir. Tous les océans du monde ne suffiront pas à me purger de ce péché. – Lettre trouvée dans la correspondance d'Arnaud Fischer, envoyée par son ami, Jacob Summer
  11. Clairement… Ou modifier les limites de catégories d'unités, par exemple en forcer un à prendre 40 % de Base, max. 20 % de Spé, un seul Personnage, zéro magicien ou zéro Rare… Ou doubler le prix de telle ou telle unité, ou de tel ou tel Éspé. Ou changer les règles de déploiement pour en faire se déployer un totalement, sans recevoir le bonus de premier tour. Ou modifier la position des Décors de sorte à en avantager un… (genre le joueur nain qui démarre avec deux collines et un bâtiment dans sa zone de déploiement lol, avec une table rase sauf une rivière qui traverse la table de part en part). Il y a vraiment moyen de faire ce que tu veux pour déséquilibrer le jeu. Par contre, pour l'équilibrer, il n'y a qu'une seule façon, et c'est ce que la team fait, le plus sérieusement du monde.
  12. Et concernant les trucs plus « funs », non tournoi, il commence à y en avoir toute une série. Nouvelles unités, nouveaux objets magiques, nouveaux scénarios, règles de parties à 3 ou 4, et cinq personnages spéciaux par-dessus le marché ! Sans compter l'armée Barbares d'Åskland et les Cavaliers Makhars qui devraient être publiés dans les prochains jours (ils en sont, parait-il, au stade de la mise en page).
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