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      Facebook, Twitch et Youtube Warfo!   29/01/2017

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Ghiznuk

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  1. DES ELFES NOIRS (Le Peuple libre, Marchands de chair, Élus de la Corneille) *** Vole au-dessus des champs de guerre, Vole au-dessus des os de l'ennemi. Ô affreuse, sinistre et ancienne Corneille écarlate, toi qui erres ! De la côte meurtrière aux champs de bataille, Protège nos faits de guerre et glorifie nos armes ensanglantées, Exalte nos héros, repais-toi du sang de nos victimes, Témoigne de notre prouesse, témoigne de notre force, Vole au-dessus des champs de guerre, Vole au-dessus des os de l'ennemi. – Litanie à la maîtresse de la guerre, la Corneille écarlate *** Les sources que j'ai pu rassembler dépeignent un tableau plutôt sinistre de la naissance du Dathen en tant que nation. Il semblerait qu'au cours du premier Âge de la Ruine, les provinces elfiques de Vétie ont été mises sous forte pression de la part des hordes barbares et de leurs rivaux, les nains. De nombreux elfes ont fui à l'ouest pour s'établir dans les colonies qui avaient déjà été fondées par le Trône de Perle en Silexie et participer à la domestication de ce continent sauvage. Mais les épreuves traversées les ont emplis de rancœur à l'encontre des nobles d'Aldan qui, alors qu'ils ne leur avaient pas envoyé le moindre secours en Vétie, cherchaient à présent à tirer profit du fruit de leur labeur. Ils rejetèrent alors la tutelle d'Aldan, déclenchant une guerre civile qui coïncida également avec une révolte interne sur l'île natale des Hautes Lignées, Celeda Ablan. Il semble que c'est lors de cette guerre d'indépendance qu'est né l'esprit impitoyable de la Légion noire – un esprit qui était destiné à perdurer. Aujourd'hui encore, les vaisseaux daebs sèment la terreur partout dans le monde. *** Aux nouveaux diplômés Libres et honorables citoyens, nous vous recommandons en ce jour pour le service à la Patrie. Le temps que vous avez passé à l'académie est à présent terminé. Que vous quittiez ce lieu en tant que légionnaire ou en tant qu'auxiliaire, chacun d'entre vous est à présent un fier soldat de la République appelé à couvrir d'honneurs sa famille. Les liens que vous avez noués en ces murs ensanglantés dureront toute votre vie. Cette vie est à vous, c'est à vous et à vous seul qu'il revient de choisir ce que vous en ferez : c'est là votre droit inaliénable. Certains d'entre vous retourneront cultiver leurs terres en tant que citoyens exemplaires subvenant aux besoins de leur famille. D'autres parmi vous participeront à la vie politique de Rathaen. Et d'autres encore se joindront aux expéditions militaires ou les soutiendront, contribuant ainsi de leurs efforts à la grande puissance de notre peuple afin de proclamer sa force inégalée et sa volonté de dominer le monde. Enfin, les meilleurs d'entre vous pourront être sélectionnés pour endurer les épreuves qui les feront renaître sous un nouveau nom au sein de la Garde de la Tour. Quel que soit ce que vous réserve l'avenir – marin ou guerrier, chevalier ou cultivateur, marchand ou sénateur –, jamais vous n'oublierez ce que vous avez appris en cette académie, jamais vous n'interromprez cette quête de perfection de soi qui est la vôtre. Citoyens du Dathen : je vous salue ! *** Les Trônes d'Obsidienne sont le cœur et le symbole ultime du pouvoir de la République. C'est sur ces trônes que siègent les trois Consuls écarlates qui incarnent la volonté du Sénat, une assemblée de 99 individus élus qui se réunit dans la tour de Gar Daecos à Rathaen. Cependant, ils ne sont pas les seuls acteurs dans le grand jeu d'intrigue, de pouvoir et d'ambition des daebs. On considère généralement au nombre de trois les grands partis qui se partagent le pouvoir politique dans ce pays. À l'époque de la naissance de Sonnstahl, notre peuple a particulièrement souffert d'une terrible offensive sous les auspices du premier de ces partis : la faction « Mère-Patrie », qui se fixe pour objectif la reconquête des royaumes elfiques perdus de la Vétie. Le deuxième de ces partis, la faction « Terre-Mère », attire les individus désireux de recouvrer la domination sur le vieil empire, qui est aussi le plus grand ennemi de la République, aux mains des Hautes Lignées de Celeda Ablan. Enfin, le troisième parti est celui des « Esclavagistes », particulièrement populaire parmi la jeunesse des daebs et les plus ambitieux navigateurs de leur race. Cette faction considère la Silexie comme étant sa seule patrie et cherche à consolider sa puissance par le commerce – ce qui, au Dathen, est synonyme de traite des esclaves. *** Ceux des Hautes Lignées n'abordent que rarement ces sujets avec les humains ; ils ne nous considèrent en fait pas comme quelque chose digne d'être mentionné dans leurs conversations. Mais j'ai été extrêmement chagriné par l'infortune de votre fils, et j'ai insisté autant que j'ai pu auprès de mes contacts à Aldan afin d'en tirer quelque information. Je dois être franc avec vous : il semble qu'il ait été capturé par les Flottes noires. Sa destinée ne peut dès lors être que les travaux forcés. Quant à sa destination, les cas les plus probables sont au nombre de trois. Tout d'abord, il a pu être mis au travail dans un des ports qui servent d'attache aux puissantes flottes des corsaires daebs, opérées par des citoyens mus par la soif de profit et qui forment sans doute la force navale la plus redoutable du monde. Deuxièmement, il a pu avoir été envoyé dans une plantation dans le vaste intérieur inexploré de la Silexie, où s'étendent les terres exploitées par les esclaves de Dathen et dont nul ne connaît les limites. Enfin, il a pu avoir été vendu pour servir de domestique dans une maisonnée d'une des grandes villes du pays sur sa côte Est et qui sont d'immenses métropoles (du point de vue elfique, du moins). On dit que même le plus pauvre des elfes se fait un devoir de posséder au moins un esclave pour le servir à domicile. Quoi qu'il en soit, vous devez savoir que les serviteurs des elfes noirs étant parvenus à regagner leur domicile se comptent sur les doigts de la main. Je ne peux qu'imaginer votre désespoir à l'annonce de cette nouvelle. Sachez cependant que vous pouvez compter sur mon entière compassion. – Correspondance interceptée entre deux marchands sonnstahlais *** Je te fais appel, ô Seigneur de la Matière, Seigneur des Sens, Maître des Excès, l'essence même de la vie, Car tu es l'âme du plaisir sans fin, L'aguicheur symbole du pouvoir et de la joie. Tu es la vie, tu es la mort, tu es le désir qui les dépasse, Tu es à la fois le jour et la nuit de l'esprit, Tu ne choisis que ceux qui étreignent l'unité du plus sombre délice. Tu es l'inconnue connaissable du plaisir, l'infranchissable chemin de l'éternité, L'incarnation et l'essence de notre supériorité. Nous recherchons ton plaisir et nous te prions Afin que tu protèges la puissance de Dathen. – Invocation à Yema servant de préambule aux cérémonies publiques
  2. Je suis d'accord que l'interprétation 3 est tout à fait possible, je vais en causer ac Anglachel pour voir ce qu'il en pense, mais là comme ça, c'est plus simple Sinon que dire par rapport à ce roi mis à part qu'il a sans doute occis des Vermines pour assurer une certaine indépendance à ces « the last free men », mais certainement pas que la Vétie a été arrachée à la Vermine. Il a en effet fallu attendre l'arrivée de Sunna pour cela.
  3. J'ai enfin lu le livre de règles complet Dynasties immortelles hier. À propos de l'armée de Terre cuite, on y dit qu'il s'agissait de l'armée d'un empereur humain du Tsouan-Tan « d'avant l'arrivée de l'Empereur-Dragon ». Cette petite phrase est super importante parce que ça veut dire que le Tsouan-Tan moderne et l'ancien Tsouan-Tan sont potentiellement rivaux, l'Empereur-Dragon étant considéré comme un usurpateur du point de vue des dynasties humaines ou de ce qu'il en reste. Ça peut également vouloir dire qu'il pourrait se trouver au Tsouan-Tan des partisans de l'antique dynastie humaine qui pourraient utiliser cette armée de Terre cuite contre le Tsouan-Tan actuel « officiel ».
  4. Coucou, La phrase mentionnant une éventuelle dominance de démons est absente de la VO, c'est un ajout créatif de la VF C'est vrai qu'à terme les Nains infernaux ont réussi à asservir des démons du feu, mais sur le court terme, leur projet a tout d'abord magnifiquement foiré. D'autre part, il faut pas oublier qu'il s'agit d'un poème rédigé par des nains des Forteresses, donc par souci de morale, il convient d'insister sur le fait que les nains infernaux ont cessé d'être de « vrais nains » et que ce sont eux qui sont esclaves des démons (puisqu'ils dépendent désormais d'eux pour leur survie), quoique puissent en penser ces mêmes nains infernaux. Pour la phrase sur la Vermine, je ne vois pas de quel dessin tu parles, par contre, la phrase en VO dit : « And Vetia Vermin conquered », ça m'a l'air dépourvu de la moindre ambigüité Merci pour les retours !!
  5. Ces textes sont extraits du Livre de Règles Complet. Ils ont été traduits par @Ghiznuk et @Anglachel *** LES NEUF ÂGES *** I Dans nos profondes montagnes âgées, Chantons l'hymne, marquons notre parcours. Mémoire passée, futur des jours, Que l'ancien lai demeure toujours Pour marquer la route du foyer. À l'Aube, sous le joug des sauriens, Sous les chaînes, dépourvus d'espoir, Privés de fierté, au mouroir ; Notre funeste destin devait choir Car la comète brisa nos liens. Nous minions l'or qu'ils nous volaient Pour leurs grandes machines arcaniques Et leurs ziggourats hiératiques. Nous si jeunes et eux archaïques. Notre âme nous n'avions point trouvée. Vinrent et partirent de nombreux âges Dont nul ne peut connaître le nombre. Tous vigilants dans la pénombre, Et vint la lumière, perça l'ombre : Nous jetâmes à bas leurs ouvrages. Du marteau-céleste, notre vengeance ; Nous massacrâmes cette froide engeance, Unis dans une même allégeance. *** II Le grand Âge d'Or, ère de croissance : Le monde était notre héritage ; Rendions fertiles les terres sauvages. Nous pensions libres, peuple et lignage ; Dans l'abondance, nouâmes alliance. Retrouver les parents perdus : Temps d'or pour Orient et Ponant. Nous ne vîmes pas le mal rampant. L'orque aux yeux clairs devint servant D'Akrübad ; un pacte fut conclu. Comme la pierre, nos serments sont fermes. Et dans les Montagnes de la Lune, Dettes et destins liés par les runes, Liés aux parents et proches, nous fûmes, Pour que pour tous, la richesse germe. Tandis que les elfes naviguaient Pour devenir grands maîtres des mers, Faire siège sur la côte insulaire. Celeda Ablan, ils fondèrent Pour voir le monde aux alizés. Les hommes forgèrent couronnes et rois Sur terre, aussi loin qu'herbe se voit. Mais rien ne dure, toujours sort choit. *** III L'Âge de la Mort, la perte de l'or. Tout fut avalé par la terre : Nains, hommes, fées, orques, tous ont souffert, Tous perdus ; brisés en cette ère ; Pour toutes les forteresses, la mort. Bêtes arrivèrent, brûlèrent, pillèrent ; Nul bouclier ne put retenir. Les elfes volages partirent et fuirent ; Hommes qui ne savent parole tenir Furent muets, leurs promesses brisèrent. Les morts se levèrent sur la côte : Un empire mort, cœur arraché. Nulle main humaine ne vint aider. Heure sombre : fûmes d'ennemis cernés. Notre oppression, jamais si haute. Pour tenir, appelâmes les elfes Pour combattre ceux qui nous brisaient Et des œuvres naines, lumière tuaient. Mais ils nous ont le dos tourné, Ont trahi, humilié nos chefs. Anciens alliés devinrent ennemis ; Comme les montagnes, avons faibli. L'Âge des Malheurs ainsi finit. *** IV Un Âge de Ruine, un Âge de Fer. Comme scindé fut le monde, l'étions. L'espoir d'une grande trêve, nous fondions ; Avec Avras, nous combattions. Contre le destin allions en guerre. Des elfes déloyaux, aucune aide : À travers la mer se retirent, Inaptes à combattre, à tenir ; Nul feu, nulle rage ne savent souffrir. À leurs pas, seule la ruine succède. Des orques, des hommes, des bêtes, nulle fin. Maintenant guerres, sièges et détresse : En tuons un, deux se redressent. Jamais à fuir un Nain s'abaisse ; Quand bien même notre puissance s'éteint. Les ennemis sur nos fortins, L'orque, la bête, nos portes oppressées, Les forteresses furent fragmentées. Et malgré toute bravoure gagnée, Lames étrangères prirent notre butin. Parents et proches ne sont plus libres ; Perdîmes haches, boucliers et livres ; Notre vengeance pour toujours vibre. *** V Un Âge de Peste, Troisième de Ruine Nos mailles et puissances redoublées. Armures forgées, lames affûtées, Cœurs durcis et âmes renforcées, Nouveaux ennemis découvrîmes. Remboursâmes le don des hommes Qui vinrent à l'aide quand assaillis. Le plus grand des dons fut bâti Avec de grandes pierres ennoblies : La grande muraille d'Avras se nomme. Nous perdîmes nos belles montagnes blanches. Nous marchâmes ; les prirent à nouveau. Aux côtés des hommes, nains héros forgèrent alliance, toujours loyaux, Pour que terre et montagnes ne flanchent. Enfin le mal fut révélé, Comme elfe tuait elfe loin la mer. Grande maladie à travers terre, Immonde vermine marchait derrière, Pour hommes et nains assassiner. De l'Empire les rats prirent le trône ; Empoisonnèrent la terre, la faune ; D'Avras plus qu'os, mort du royaume. *** VI Quatrième de Ruine, l'Âge de la Guerre, Nos ennemis luttèrent entre eux. Fourbîmes nos armes dans nos grands feux Cachés en donjons caverneux. Attendîmes la fortune guerrière. Soldats, grands thanes et glorieux rois, Notre peuple fit serment de tenir Pas dans le pas pour devenir Bouclier qui le mal bannir Avec en nos parents, la foi. Mais malgré le puissant acier, Bien difficile fut notre combat : Orques étaient nombre que nul compta. Guerre fit rage, nul n'y échappa : Tous dans les maux durent guerroyer. Mais nous finîmes par triompher : Orques encerclés sans nul espoir, Les hardes de bêtes les firent déchoir. D'elles-mêmes la fin vint sans retard : Marée de Vermine les firent tomber. Pour répit, nos lointains parents Voulurent vaincre par le feu ardent : Démons devinrent leurs dominants. *** VII Nos parents avec feu-démon Assaillirent nos faibles ennemis ; Les vaincus furent tous asservis. Sans morale, parents pervertis Cherchèrent esclaves pour leurs donjons. Pour leurs âmes magie fut poison : Même les nains puissants furent sapés. Trop de pouvoir fut libéré, Qui y touchèrent tous furent damnés ; Déchirèrent le monde pour éons. Ainsi le grand mal prospéra : Séismes, inondations, orages Qui des démons ouvrirent la cage, Apportèrent mort, mépris et rage : Tous crûmes notre fin ici-bas. L'Orient demeura lieu de mort : La vermine conquit la Vétie ; Les hommes libres par sombre roi meurtris, Dans peur et effroi asservis, Nul lieu de paix et réconfort. Ces jours et nuits mélancoliques, Cet âge de tonnerre fut tragique, Sans nul personnage héroïque. *** VIII Âge de Feu, de Désolation. Nos sombres parents ont échoué : Des démons n'eurent nulle loyauté ; Tout fut perdu ; finirent brûlés. Le monde fut bûcher pour démons. Un cataclysme dans leur sillage : Brûlèrent la terre, ouvrirent des portes Vers la folie, des contrées mortes. La Fournaise et ses fous zélotes Nous laissèrent mourir dans la rage. Mais le feu apporta bonne chose Qu'enfin hommes surent se combiner : Ensemble vermine avons tué. Les hommes virent le jour se lever, Finirent enfin les temps moroses. La fille de soleil et d'acier Occit le terrible Roi des rats. Fière comme un Nain elle se dressa, Sur les anciens serments jura, Pour les amis et vrais alliés. Des épées des hommes fut le temps : Désordre, ruine d'avant le printemps. La mine grave et le cœur ardent. *** IX Notre passé ne fut que rage ; Hors de cendres et fumées amères ! Laissons de côté la colère, Que tous ceux qui en sortirent fiers Entrent dans le glorieux Neuvième Âge !
  6. Je voulais faire une dédicace à @Magnan XXIII qui a été mon prédécesseur pour la traduction du fluff de présentation des différentes armées Un tout grand merci compagnon ! Qu'Azaar, Maitre des dés, Celui-qui-donne-les-double-six-au-bon-moment, te favorise !!
  7. Ces textes sont extraits du Livre de Règles Complet. Ils ont été traduits par @Ghiznuk *** DES HARDES BESTIALES *** « Battez-nous, brûlez-nous, marquez-nous au fer : vous ne ferez que rendre la Harde plus forte. » – Dernières paroles de Gnak, prophète des Bêtes *** « Oui… fuyez. Tout le plaisir est dans la chasse. » – Attribué à Bragh, le Noir Auroch, fléau de la Vétie
  8. Ces textes sont extraits du Livre de Règles Complet. Ils ont été traduits par @Ghiznuk *** DES ELFES SYLVESTRES ***
  9. Ces textes sont extraits du Livre de Règles Complet. Ils ont été traduits par @Ghiznuk *** DOMAINE MORTEL ET DOMAINE IMMORTEL, LE VOILE *** « Le monde est divisé en deux sphères, la mortelle et l'immortelle. Ces deux sphères se recouvrent l'une l'autre, tout comme le masque sur le visage de l'acteur. Tout ce que vous connaissez, ainsi que vous-mêmes, résidez dans le monde physique, avec ses forêts et ses montagnes, que nous pouvons voir et toucher. Mais il existe un autre monde, totalement inaccessible, aussi invisible à nos yeux que ne l'est le masque aux yeux de l'acteur, mais pourtant tout aussi proche : le monde de la magie. C'est là que résident les dieux et les démons, là que s'étendent des merveilles qu'aucun regard mortel n'a jamais contemplées. C'est ici que coule la source du flux qui jaillit de sous le trône de Sunna. Le Voile est la seule chose qui sépare les deux royaumes, mortel et immortel. Le flux, l'essence de la magie, sourd de la sphère invisible tout comme l'eau à travers les fissures d'un verre, avant de se répandre dans le monde visible. Le flux est la plupart du temps imperceptible et stable. Mais à certains moments, comme cela s'est produit à deux reprises dans l'histoire connue, un cataclysme se produit au cours duquel le Voile se déchire. Il suffit d'une fraction de seconde pendant laquelle la magie brute déferle sur le monde pour causer la dévastation et provoquer la mort de milliers de gens, tandis que les démons se repaissent de leurs restes. Les magiciens utilisent le flux du royaume immortel tant pour donner forme à leurs incantations que pour dissiper celles des autres. La magie peut changer en or les métaux les plus vils et les hommes les plus vils en poussière. Tout comme l'eau, elle peut être emmagasinée (même s'il faut pour cela autre chose que des pots), et tout comme le charbon, elle peut rapidement se consumer. Ainsi, les magiciens sont les artisans du flux, qui façonnent selon leur volonté ce filet qui s'écoule du Royaume invisible, et ce – du moins, nous l'espérons – pour la plus grande gloire de Sonnstahl et de Sunna. » – Extrait des discours « pédagogiques » du mage itinérant Marco Iandoli, au village de Börnichen *** Jana, Tu es si puissante, de loin plus puissante que je ne l'ai jamais été, mais cela ne doit pas t'empêcher de faire attention à toi. Si je devais te donner un conseil, ce serait ceci : Tout d'abord, sois prudente. Tu connais les signes. Lorsque le Voile se fait plus ténu, garde-toi des disciples des Sombres Dieux, surtout sur le champ de bataille. Lorsque le Voile devient plus épais, méfie-toi des lames, des arcs et de la traîtrise. Tu es plus puissante que tout magicien que j'aie jamais connu, mais n'oublie pas de garder les yeux sur le Voile, car c'est lui qui classe et enregistre l'histoire de ce monde et de l'autre. N'oublie pas à quel point il est balafré par les sorts lancés à l'Académie, à quel point il vrombit des prières des fidèles. Prends garde à toi. Tu es plus précieuse à ces soldats que toute leur armure et l'artillerie qui les accompagne. Sans toi, ils sont comme des enfants en train de jouer au beau milieu d'une tempête. Repose-toi bien, mange bien, prends soin de ton corps. Mais par pitié, cesse donc de perdre ton temps à entraîner les roturiers. Ils font rarement de bons élèves et je ne pense pas qu'un régiment d'hallebardiers à moitié formés fera beaucoup progresser ta cause lorsqu'il commencera à se promener en mettant le feu là où il ne le faut pas. Cela ne t'attirera aucun respect de tes supérieurs, et ceux que tu formes seraient bien plus en sécurité si tu te concentrais plutôt sur tes devoirs. Finalement, je t'en conjure, en-dehors de tes incantations, ne te mêle pas du Royaume immortel. Je sais que tu me considères comme une simple bergère superstitieuse, mais il y a là des choses que même toi ne pourras jamais appréhender. Si le Royaume immortel est le domaine des dieux, ce n'est pas par hasard. Existe-t-il un seul homme capable d'endurer le véritable jugement de Sunna ? Pourrais-tu passer ne serait-ce qu'un seul jour en ce lieu ? Mets donc un terme à tes recherches sur les vociférations des orques ou les augures des ogres : nos méthodes suffisent amplement à tes fins, tu n'as nul besoin de tous ces sombres rituels. – Extrait d'une lettre de la Mag. Ada Müller à sa fille, 899 A.S. *** Religion Chaque foi est unique ; chaque croyant vante les mérites particuliers de ses divinités. Une seule chose est sûre dans mon entendement en ce qui concerne les dieux : c'est qu'ils existent. Ces êtres qui règnent sur le Royaume immatériel ne sont ni des fruits de l'imagination, ni des idoles. Leur pouvoir est réel, et c'est une force bien concrète que manient les quelques personnes bénies par eux. Cependant les dieux ne peuvent résider ici : le Plan mortel est en effet dépourvu ne serait-ce que d'une fraction de l'énergie magique qui serait nécessaire à leur manifestation. Dans ce cas, pourquoi devraient-ils se soucier de ce lieu si ennuyeux et de ses habitants ? La réponse se trouve dans la force des Mortels qui, par leur interaction avec les créatures à l'existence fugace que nous sommes, attire l'attention divine. En premier lieu, c'est la puissance de notre foi, qui renforce les Immortels et est même capable de leur donner une nouvelle forme. En deuxième lieu, ce sont les âmes qui animent chacun d'entre nous et que nous laissons derrière nous après notre mort. Convoitées par les Sombres Dieux, celles-ci doivent être jalousement gardées, ainsi que la puissance potentielle qu'elles renferment. C'est ainsi que nos âmes, au moment du trépas, traversent le Voile pour être récupérées par nos dieux et trouver leur demeure éternelle dans les bastions des divinités humaines ou dans les royaumes féériques des dieux elfes. C'est là que nous reposons, tout en prêtant notre force aux Immortels que nous avions servis de notre vivant. Quelques élus, les plus grands, dit-on, d'âme et d'esprit, peuvent être choisis pour renaître dans ce royaume mortel afin d'y combattre une fois de plus pour leur dieu. Mais en ce qui nous concerne, simples mortels, tout ce que nous sommes en droit d'espérer est d'obtenir la protection des dieux en les servant comme il se doit. La manière dont est rendu leur culte varie énormément : les nains s'adonnent à d'austères rituels, les ogres à d'immenses festins, tandis que les peaux-vertes versent leur sang et font la guerre. J'erre dans le monde à la recherche d'un dieu qui puisse m'inspirer la passion et la dévotion, dans l'espoir de mériter moi aussi ma place dans l'éternité. Prologue au Discours sur les dieux – Emerentius, Presses de Narrenwald, 907 A.S. *** Des Surnaturels Au-delà du Voile, le Royaume immortel nous tend ses bras, plein de promesses de potentiel infini. Cependant, nous qui sommes retenus par nos attaches mortelles ne pouvons que rêver de parcourir cette dimension de pensées et d'émotions. Ce privilège est réservé aux habitants de ce domaine, nés de son fondement immatériel, que nous-mêmes nommons « Surnaturels », bien que chaque culture ait sa propre appellation pour les serviteurs de leurs propres dieux. Les rares mortels qui prétendent avoir pu contempler le Royaume immatériel en reviennent avec des contes aussi déroutants que stupéfiants. Ayant rassemblé chacun des textes à ce sujet, force m'est toutefois de constater que leur seul trait commun est justement leur manque de cohérence. On y fait état de châteaux aux proportions impossibles, de champs de nuages, d'une forêt aux formes toujours changeantes, d'un grand hall où se donnent de fantastiques festins, d'un lieu fait uniquement de couleurs et de sons, d'un vortex où le haut et le bas sont remplacés par l'intérieur et l'extérieur, et cætera. Il semble donc que le Royaume immortel contienne tout ce que l'imagination des mortels puisse concevoir et bien plus encore. Les Surnaturels qui peuplent ce lieu merveilleux ne sont pas moins divers de par leur forme et leur nature. Ils se créent de nouvelles formes et se débarrassent des anciennes aussi facilement que d'aucuns changent de vêtements. Mais cela n'empêche pas leur personnalité de rester constante : c'est ainsi que parmi la confusion se laissent deviner des motifs récurrents. Qu'ils soient anges, dæmons, esprit ou tout à fait autre chose, les Surnaturels qui ont choisi de servir un dieu adoptent une forme convenable à son service, revêtent des aspects susceptibles de plaire à leur maître. Ces suzerains divins, les dieux eux-mêmes, sont on ne peut plus éloignés de la compréhension des mortels. Nous sommes devant eux comme la fourmi qui contemple la botte d'un humain, capables de ne percevoir tout au plus qu'un fragment de la véritable gloire d'un Surnaturel ayant atteint l'apex de la divinité. Par des visions, par des songes, par des souvenirs diffus, il nous arrive parfois de pouvoir témoigner de l'une ou l'autre minuscule facette de leur nature. Cependant, tant que nous vivons, nous restons condamnés à rester écartés de telles splendeurs. Le Voile nous en tient à distance ; le Royaume mortel ne pourrait d'ailleurs maintenir la vitalité magique intrinsèque d'une telle puissance. Alors que les dieux sont astreints à leurs impossibles palais, en certaines périodes fastes, leurs serviteurs voient s'ouvrir à eux les barrières entre les mondes. On trouve des Surnaturels partout dans notre monde : on compte parmi leur nombre le Chevalier d'Émeraude qui erre en Équitaine, les étranges créatures qui accompagnent les elfes, les esprits de feu asservis par les nains infernaux ou encore les devas du Sagarika. Les plus nombreux de ces êtres dans notre Royaume mortel sont les dæmons qui hantent nos mythes et qui se repaissent des plus inavouables de nos pulsions. Aux heures les plus noires, des armées entières de ces créatures peuvent surgir de leur sphère irréelle en revêtant des formes faites de matière : de chair, d'os et d'autres éléments moins plaisants. Mais le Cosmos reste notre plus grande protection. Notre monde de matière résiste en effet au suintement de magie des Immortels ; après un certain moment, le Voile panse ses blessures et restaure la normalité. Sans afflux de pouvoir pour les maintenir, leurs formes se défont rapidement, contraignant les êtres immortels à regagner leur véritable demeure. C'est ainsi que l'équilibre est préservé, les deux Royaumes, mortel et immortel, empiétant l'un sur l'autre tout en étant maintenus éloignés l'un de l'autre, deux mondes à jamais séparés par l'épaisseur d'un cheveu. Des êtres immortels et des lieux où l'on les peut trouver – Verborben Kantu, presses de Narrenwald, 784 A.S.
  10. Ces textes sont extraits du Livre de Règles Complet. Ils ont été traduits par @Ghiznuk *** DES ORQUES ET GOBELINS *** « Nous sommes costauds, eux sont fragiles. » – Célèbre proverbe orque. *** « Ils appellent empire ce qui n’est que pillage, massacre, destruction ; et où ils ont fait un désert, ils disent qu’ils ont fait la paix. » – Extrait de l'Orcanium (De origine et situ Orcorum Goblinorumque) par l'historien avrasien Explicitus *** « Messire, La cargaison qui, selon vos ordres, devait être envoyée au Sagarika a été retenue et confisquée par le roi des gobelins à l'ouest des Monts arides. Comme je l'ai répété à maintes reprises, le Roi possède un intellect bien supérieur à celui dont vous le créditez ; notre tentative de le tromper sur la qualité des marchandises que nous transportions a été immédiatement perçue par son entourage. Une fois de plus, permettez-moi donc de vous rappeler que la seule manière selon moi de nous assurer un passage à travers ce pays sur le long terme est de négocier avec Sa Majesté selon des termes sincères et équitables. Mais ce sera désormais chose difficile. » –Lettre interceptée entre des marchands qassaris *** Faut toujour chargé dans l'aut' sens par où ke les gobbos ils fuient. – Proverbe orque
  11. Ces textes sont extraits du Livre de Règles Complet. Ils ont été traduits par @Ghiznuk *** DES LÉGIONS DÉMONIAQUES *** « Personne ne peut véritablement exiger la loyauté et l'obéissance de cent mille créatures hurlantes sorties des profondeurs infernales. Néanmoins, je peux les… inspirer. Et j'accomplirai des choses merveilleuses. » – Démon majeur de Cupidité (dont le nom ne peut être rendu en langue humaine)
  12. Ces textes sont extraits du Livre de règles complet. Ils ont été traduits par @Ghiznuk *** DES DYNASTIES IMMORTELLES *** Le désert est indifférent. Le désert est rancunier. – Nomarque Pherisis *** Les morts-vivants sont tels lame mal trempée : forts, néanmoins roides. Plutôt que céder du terrain, la presse leur fait perdre rangs entiers. – Paladin équitain
  13. Ces textes sont extraits du Livre de Règles Complet. Ils ont été traduits par @Ghiznuk *** DES GUERRIERS DES DIEUX SOMBRES *** « Sept dieux cruels, Sept voies éternelles Sept portes sur l'enfer, S'ouvrent à toi, mortel. Sept pentes escarpées Sept soifs à étancher Sept sont tes feux ardents Sept tes désirs brûlants… » – Tiré de L'Enfant du soleil d'Eiserne Jungfrau, prélate sunniste et poète
  14. Ces textes sont extraits du Livre de Règles Complet. Ils ont été traduits par @Ghiznuk *** DES KHANS OGRES *** « Tu ne pourras jamais savoir qui tu es vraiment tant que tu n'auras pas vu ton reflet dans la plaque ventrale d'un ogre. » – Isaac, poète-soldat *** En ces temps de grande souffrance La terre se mit à bouillir Les cieux s'assombrirent. L'eau devint âcre, la nourriture corrompue et gâtée Et toutes sortes de créatures surnaturelles et abjectes Se déversèrent sur les terres Telle une horde malveillante. La marée balaya tout sur son passage, Ils n'étaient pas quelques-uns, mais innombrables, Les cœurs de ceux qui les virent cessèrent de battre. Les Myahets furent repoussés devant eux Dispersés aux quatre vents. Parmi les dæmons se trouvaient Le Changeforme et le Putrescent, Tous deux des forces terrifiantes et de puissants sorciers, Armés de chaines de fer et de disques volants Qui n'épargnaient aucunement Les âmes de leurs ennemis. Avec eux vinrent aussi Des créatures ondulantes et assoiffées de sang De toutes formes et plus répugnantes les unes que les autres. La plus grande d'entre elles État Foloï le Cherchecrânes Un géant rouge portant de lourds manteaux de fer. Il fallait voir Foloï : Prêt à bondir comme un tigre à dents de sabre, Ses haches redoutables aussi grandes qu'un chaudron Sa peau rouge impénétrable , Il avait de gigantesques cornes et des ailes en lambeaux. Ces destructeurs infidèles Hurlaient de rage. Recevant l'ordre de leur khan, Les dæmons sortirent Hors des vastes steppes. Ils avaient des chars vivants, des broyeurs, Des chiens infernaux et des bêtes pestilentielles, Ces infidèles dans leur multitude Avaient de nombreux engins dæmoniaques également. Les légions grouillantes marchaient de l'avant, Telle une forêt touffue, une crue implacable, Agitant leurs bannières tachées, Ils n'étaient pas quelques-uns, mais beaucoup. Nul ne pouvait s'opposer à ces rejetons Jusqu'à ce que le grand Tsanas rassemblât Les Myahets survivants au Pic du Foyer, Et chargea à leurs côtés dans la terrible bataille. La montagne ruissela de sang et de cadavres Les dæmons étaient si nombreux. Mais telle était la force du puissant Tsanas, Il abattit le Changeforme Il abattit le Putrescent, Et d'autres sans nombre. Alors l'énorme Foloï, le Cherchecrânes, Lui lança un gigantesque défi. Tsanas, le Khan des Khans, Parcourut le champ de bataille pour l'affronter. Le géant rouge enfonça ses haches Dans la panse de Tsanas. Mais même dans son trépas, le héros Arracha la tête de Foloï de son marteau. Les dæmons fuirent dans leur terreur, Et les Myahets les poursuivirent. – Strophes 3410-3473 de l'Épopée de Tsanas, poème épique ogre récité lors des cérémonies et des festins, traduit du gyenggetat par Pascaline Caillat *** Y en a qui n'aiment pas ça quand le type face à eux veut pas mourir. Même si leurs dieux les sauvent, ça ne dure jamais qu'un temps. Et puis, moi, je trouve que ça ouvre l'appétit. – Mercenaire ogre *** Ne doute jamais qu'un petit groupe d'ogres réfléchis et déterminés puisse changer le monde, quand bien même cela ne s'est jamais produit auparavant. – Extrait de Une Éducation nyetsanoise, par Pascaline Caillat
  15. Ces textes sont extraits du Livre de Règles complet. Ils ont été traduits par @Ghiznuk *** DU ROYAUME D'ÉQUITAINE *** Je n'ai jamais entendu parler d'une bataille gagnée sans une sérieuse préparation. – Tania Féret, tacticienne militaire et ministre de la Guerre d'Équitaine *** Aviez pourtant dict que rien ne pouvoit la transpercer ! – Dernières paroles du duc Gabriel de Gasconne *** Roi Louis : Mon cher Cantemont, que suis-je aise de vous revoir sain et sauf. Mais où donc reste nostre commandant, duc de Gasconne ? Est-il toujours en campagne ? Cantemont : De bien tristes nouvelles, messire. Gasconne a péri. L : Par la Dame, que voici une perte qui ne fait qu'appauvrir nostre nation. Quelles sont donc les nouvelles de nostre Croisade ? Le traitre a-t-il esté evincé ? C : C'est là un bien lourd fardeau qui me pese. Neantmoins je m'esvertueray à parler en pleine franchise. Quatre mille chevaliers firent route avec nous pour Avras. N'en sont revenus que quatre cent. Et moult d'entre eux sont asseurement en fort piteux estat. L : Seurement cela ne peut estre vrai. N'estiez vous donc preparés à affronter le general Fontaine et ses maigres troupes ? C : Certes nous l'estions, mon seigneur. Nous lui mandames premierement, comme votre Majesté à nous l'enjoignit, emissaires à fins de parlementer. Mais le felon point ne voulut conferer avec nous. Aussitot nous avançames sur la cité venant d'Ouest, pour l'honneur de la Dame. Mais nullement n'avions-nous escompté… L : Qu'est-ce ? Parlez donc ! C : N'avions escompté les zombies, mon seigneur. L : Faites grace, vous ai-je bien ouÿ parler de zombies ? C : Tout-à-fait, messire. C'est bien de cela qu'il s'agit. Descouvrimes que l'accès à la cité nous estoit clos, du fait des choses qui entrainoient hommes comme chevaulx sous la surface des eaux troubles. Presumons qu'il se trouvoit là quelque nécromantie à l'œuvre. Une femme seduisante se transportoit par dessus la fange, raillant nos souffrances, et confortant nos craintes. Notre cher ami Gasconne se lança à la poursuite du demon, mais mal lui en prit. Elle l'engloutit devant nous… Affaire on ne peut plus desplaisante. L : Par la Dame ! Toutefois ne les surpassiez-vous en nombre ? Effectivement avions-nous despensé… C : Si fait. Mais nos chevaliers furent desvoyés vers les marescages par de noirs sortileges, et nos destriers s'enlisierent. Estions las après longue marche et notre lourde armure ne seioit à ce traitre terrain. Cependant une multitude de nos compagnons tombés commencerent à se redresser sur le lieu mesme du leur trespas… Ensuite apparurent asseurement ces spectres cauchemares… L : Des spectres ? C : Quelque creature de cette espece – me plairoit passer les details. Maints qui n'avoient encore esté occis prirent leurs propres vies, mus par la folie. L : Au nom de la Dame… Me fault de suite me retirer en priere. Faites donner aux survivants à boire et à mangier. Povez disposer, Cantemont. Revenez à vostre famille. – Compte-rendu d'une audience à la cour d'Équitaine, 960 A.S. *** Lorsque j'ai dit que je pouvais tout soigner, je présumais que le patient aurait toujours ses deux poumons et une tête. – Médecin équitain
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