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Tiki

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  1. Pour le Westfold qui le pleure, il me semble implicite que cela désigne l'origine de Dunhere. Donc, je n'y vois pas forcément d'incohérence à mon sens. Dans les brouillons du SdA, Dunhere est déjà considéré comme le chef de Harrowdale, comme dans la version publiée, donc je ne pense pas qu'il y ait eu un changement d'avis dans l'écriture du SdA. Ensuite, les CLI sont des textes ultérieurs au SdA, et précisent ce personnage, donc possibilité d'un changement ou d'une évolution et éventuellement d'une incohérence, mais Tolkien avait probablement son destin en tête, même si la précision qu'il était seigneur de Harrowdale dans la note 13 est due à Christopher. Pour les gués, je n'ai pas compris le questionnement, je veux bien que tu refasses un point.
  2. Pour Dunhere, je ne vois pas de problème au fait qu'il soit seigneur d'un lieu en étant originaire d'un autre. Pour l'incohérence des troupes aux Gués, j'avoue que je n'ai pas compris.
  3. Avec plaisir, j'irai sans doute avec d'autres membres de Tolkiendil, peut-être le week-end qui suit l'ouverture du 22 octobre. Tu seras dans le coin ?
  4. C'est une première nationale, Tolkien s'apprête à faire son entrée dans le temple culturel et scientifique français qu'est la BNF. Une exposition lui sera dédiée cet automne-hiver, qui consacre les efforts de Vincent Ferré, commissaire de l'exposition, pour faire connaître l'auteur au public français depuis deux décennies. L'exposition s'intitule "Tolkien, un voyage en Terre du Milieu", voici le site internet : https://www.bnf.fr/fr/agenda/tolkien-voyage-en-terre-du-milieu
  5. Tiki

    Biopic Tolkien

    Je ne suis pas très calé sur la vie de Tolkien et ses influences, c'est même l'aspect de Tolkien qui m'intéresse le moins. Mais tu as raison, le film appuie sur la participation de Tolkien a la bataille de la Somme, ainsi que sur sa jeunesse, ce qui fait qu'il passe sous silence l'écriture du Seigneur des Anneaux. Dommage. Il ne mentionne pas du tout la création des contes antérieurs au Hobbit, même ceux directement liés à la première guerre mondiale, comme la Chute de Gondolin et les premiers Contes perdus, où l'on voit pourtant des dragons mécaniques directement inspirés des chars de combat. Seul Earendel est mentionné, furtivement. L'amitié-fraternité est le thème privilégié, et fait écho au Seigneur des Anneaux, alors qu'il n'est justement pas question de ce dernier. Le film fait apparaître un seigneur noir et ses cavaliers en plein champ de bataille, ainsi qu'un Sam (anhistorique) aux côtés de Tolkien. L'amour est exploité, mais à la façon d'une romance classique et pas en lien avec l'oeuvre, puisque le spectateur comprend à peine la référence à Beren et Luthien à la fin, et pourquoi Edith incarne l'inaccessible pour Tolkien. Bref, le choix de cette période se révèle incomplet pour appréhender l'oeuvre de Tolkien. D'un autre côté, ce choix se révèle plein d'avantages. À partir du moment où il n'est pas possible, dans un récit de 2h avec ses personnages et ses événements, de traiter l'intégralité du processus créatif d'un homme sur cinquante ans, il devient nécessaire de faire des choix : soit on balaie l'ensemble superficiellement, soit on s'attache à une période que l'on considère comme fondatrice, à tort ou à raison. La jeunesse de Tolkien s'imposait : on oublie le vieux professeur dont on connaît les photos en noir et blanc, et on vit à la place une romance, une guerre, une amitié éclatante, et les débuts d'une aventure littéraire. Le résultat est-il à la hauteur ? Pour moi, oui. Quand Tolkien reçoit la lettre de G.B. Smith et son injonction à délivrer, par delà la mort des autres membres, le message créatif du TCBS, le message du film devient clair : davantage qu'une période d'effervescence intellectuelle, ou qu'un florilège d'explications à la présence de dragons, de cavaliers, ou d'amis, ou à la détestation de l'industrie dans son oeuvre (furtive mais suggérée, lorsque les Tolkien passent de la campagne à la ville, dans un décor digne d'Isengard), le film détaille comment la fraternité du TCBS a enrichi Tolkien, mais surtout comment la mort de ses membres l'a poussé à écrire. La dernière lettre de Smith, qui meurt peu après, est authentique : (que l'on peut lire dans la biographie de Tolkien par Carpenter, Tolkien : A Biography). S'agit-il de la seule manière d'expliquer la genèse de l'oeuvre de Tolkien ? Sans doute pas. Le film fait le choix de montrer que c'est après la guerre que Tolkien se met à écrire, avec le Hobbit, quoique quinze ans plus tard. Il a donc passé sous silence les innombrables poèmes et contes écrits durant cette période. Il met en exergue l'amitié comme initiatrice du processus créatif, quand c'est Tolkien qui a en fait créé le TCBS (il n'y a pas été intégré), et que son amour des langues avait déjà suffi à inventer la Terre du Milieu. Pour autant, ces choix n'amènent pas de contre-vérités et se comprennent dans leur objectif de faire adhérer le néopthyte à un fil narratif facilement compréhensible, et romancé. C'est pourquoi le film a, à mon sens, ce mérite de livrer un message clair et authentique, qui n'est pas une théorie fumeuse mais un aspect allègrement pointé par la biographie de Carpenter, et d'inviter ensuite ceux qu'il a convertis à la discussion.
  6. Tiki

    Biopic Tolkien

    C'est sûr que la bande annonce a certainement appâté le chaland, mais le contenu n'a rien à voir avec un film d'action, l'ensemble est assez touchant et de qualité, et en tout cas assez juste sur la vie de Tolkien. Je ne tiendrais peut-être pas ce discours si j'avais écrit une monographie sur lui, mais je ne trouve pas juste de dire qu'il s'agit d'une soupe sans l'avoir vu.
  7. Tiki

    Biopic Tolkien

    Merci pour vos retours, et salut Shas'El J'ai lu une bonne part des critiques-recensions de ce film (le Monde, Vincent Ferré, Michael Devaux, Léo Carruthers) et Tolkiendil en a également produit une. À part celle de Léo Carruthers, toutes sont sévères et comptent les fautes, chronologiques, factuelles, la trahison à l'esprit, etc. Un biopic, ce n'est pas un documentaire, et c'est un format qui doit aussi s'adresser aux personnes qui ne savent rien (c'est-à-dire pas les membres des honorables forums que nous fréquentons). J'ai été tellement déçu d'avance par ces exigences spécialistes que j'ai été agréablement surpris en y allant. C'est une bonne chose qu'un film grand public soit sorti sur sa vie.
  8. En fait, il pointe bien la contradiction à la fin, à propos de l'armée d'Elessar à la Morannon (appelée Host dans les Appendices, mais armée dans le corps du SdA) : Tolkien emploie donc les deux termes pour la même réalité, mais tout va bien, la théorie marche encore. "Il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir"
  9. Qui est allé voir le biopic sur Tolkien au ciné ? Vous en avez pensé quoi ?
  10. Il y a des chiffres pour le Gondor, mais pas d'estimation globale des forces de Sauron. Tolkien maintient simplement un flou artistique pour les rendre littéralement innombrables. Cet article est un essai déguisé et est bien trompeur. Je suis d'accord. Le postulat de base est la hiérarchie des termes légion < armée < ost. Il s'agit d'une idée intéressante qui n'est pas démontrée, car on trouve plusieurs occurrences contradictoires chez Tolkien (par exemple : ost of the army of Gondolin, CLI1, host of dunlendings, CLI3). Une analyse lexicale précise aurait permis de s'en apercevoir, mais l'auteur ne prend en compte que les mentions qui vont dans son sens. Le deuxième postulat, qui fait correspondre des chiffres à ces catégories, est donc faussé dès le départ. Mais l'article donne un chiffre pour chaque catégorie, quand bien même il s'agit d'une référence unique, ou même rejetée par Tolkien. La méthodologie globale est simple : créer des cases, et faire entrer Tolkien dedans, quitte à forcer. Un peu de lecture montre que le texte de Tolkien est un poil moins rigide que cette théorie qui se propose de l'expliquer.
  11. Oui, tous les cinémas CGR font un marathon SDA le 19. Ils sont un peu partout, Paris, Bordeaux, Lille...
  12. D'accord. Le roi peut tout à fait avoir une écurie à sa disposition, l'important est que les mearas ne se laissent monter que par lui/ou une seule personne. Et de fait, on parle systématiquement "du cheval d'untel" comme si le cavalier n'en avait qu'un : Oromë, Fingolfin, Eorl, Théoden... même s'ils avaient pléthore de chevaux, un seul avait le statut de "cheval de". C'est justement comparable aux chevaux d'Alexandre et César, par exemple. Je cite Suétone (César, 61) "Il avait un cheval extraordinaire.... il fut le premier à la monter, car il ne supportait pas d'autre cavalier".
  13. A mon sens, c'est une conclusion à éviter, et j'en reste à des mearas qui, une fois qu'ils décident de se laisser monter, n'ont pas besoin d'être dressés. Ils peuvent cependant supporter un équipement plus ou moins lourd. On peut comparer ce cas à celui de Huan qui s'est exceptionnellement laissé monter par Lùthien, car la soumission consentie n'allait absolument pas de soi. D'où les deux jours que met Gandalf pour maîtriser Shadowfax : on peut penser qu'il était le premier à y arriver. Idem Felarof : personne ne l'avait monté avant Eorl et il le prend illico pour cheval à ce moment là. Donc pas de dressage nécessaire, juste un consentement. Les mearas sont comparables à Huan et aux autres chiens d'Oromë, car ils étaient des animaux valinoriens à l'origine, n'étaient pas disposés à obéir au commun des mortels,et disposaient de capacités supérieures aux autres animaux (Huan comprenait le langage humain, tout comme les mearas ou les plus nobles d'entre eux).
  14. Dans ce que j'ai lu, ils n'en ont qu'un je crois. Mais c'est vrai que même Bucéphale est considéré comme étant le cheval inconditionnel d'Alexandre, alors que ce n'était pas le cas. Pour moi, la question vient du fait que le roi ne va pas s'occuper du dressage du cheval depuis sa naissance, il y a des palefreniers pour ça, mais il va le monter une fois qu'il est déclaré apte. Or les mearas ne se laissent monter que par les rois (ou proches parents).
  15. Pupille est plus exact oui. C'est une nièce qu'il a élevée. "Comme ma fille" aurait enfoncé une porte ouverte. Je pense qu'il l'aimait (et que tous l'aiment) pour ce qu'elle est.
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