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Schattra

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  1. On peut penser que cette version de l'histoire est celle "sponsorisée" par l'Inquisition, pour donner au héros et agneau sacrificiel un surplus de gloire. Ça collerait bien avec le traitement du sujet par les Ordos. Ce n'est pas pour défendre King, que je soupçonne de prendre les histoires d'harmonisation du fluff un peu à la légère, mais je me garderais d'évaluer la portée de l'Astronomican sur la foi d'une carte de la galaxie en deux dimensions. Même si ces amas ont une forme relativement aplatie, il est possible que des systèmes solaires se trouvent plus au dessus/en dessous du plan galactique que la moyenne, ce qui rallongerait les distances sans que cela soit visible sur ladite carte. Mais il y a de bonnes chances pour que King ait simplement zappé la question. Schattra, "dans l'espace, (presque) personne ne vous verra écrire des contresens"
  2. Merci pour cette chronique complète, @Red Qafe! J'ai toujours eu l'impression que cette trilogie de King était passée un peu inaperçue, alors que le sujet et l'auteur tiennent une place importante dans le lore de 40K. C'est intéressant d'apprendre comment Macharius a fini, et pourquoi. Le coup des Rejuvenat qui ne marchent plus est bien trouvé. Tiens, petite question un peu "meta": Macharius, c'est l'Alexandre le Grand de 40k - est-ce que King intègre des clins d'œil à sa source d'inspiration (autrement que la fin de l'épopée et l'affrontement des généraux survivants) au récit ? Du genre une référence à Bucéphale, ou à un nœud gordien? Schattra, rien ne se perd, rien ne se crée...
  3. Réponse fluffique : à partir du moment où on a commencé à rentrer dans les details de la transformation des aspirants en SM. Déjà, greffer 19 organes supplémentaires dans un être humain normal, ça pose des problèmes de volume tout bête. Ensuite, on a des organes qui servent clairement à faire grandir (ossmodula, biscopea). On peut d'ailleurs faire remarquer qu'il n'y a pas de nouveaux organes chez les Primaris qui ont pour effet identifié de les faire grandir davantage. Ça n'empêche pas que certains Marines soient "anormalement" petit, et on a des exemples dans certains romans. D'ailleurs, le fluff de GW est plutôt laxiste dans la prise en compte de certains aspects "hard-fi" : les planètes plus volumineuses que Terra ont une gravité plus forte, et leurs habitants devraient être plus trapus en conséquence (et inversement). Réponse modelistique : le passage au plastique et l'amélioration des technologies de moulage a permis à GW de se lâcher. Quand le métal était dominant, faire des figurines plus grandes que la moyenne posait des problèmes, en plus de coûter significativement plus cher (alors que rajouter du plastique, c'est assez léger en termes de surcoût). Pour moi les deux ont joué, mais c'est le deuxième facteur qui a certainement été déterminant. Comme souvent, le fluff est la variable d'ajustement, parce que c'est la dimension la moins chère à faire évoluer ! Schattra, quand je serais grand....
  4. Hello @Miles. Je ne me suis pas replongé dans ce type d'ouvrages depuis ma chronique de Secrets of the Tau. J'attends que sorte le bouquin AoS avec les Kharadron pour compléter avec une autre critique. Comme ça a été le cas avec les T'au, ce qui m'intéresse particulièrement est la mise en scène d'histoires où les "méchants" peuvent être considérés comme faisant partie des good guys de l'univers en question. Ben, c'est pas plus le bordel que le reste du forum je trouve. Surtout avec l'utilisation de tag pour les titres de sujet. À la rigueur, on pourrait créer un sujet qui recenserait toutes les critiques postées par les membres, à mettre en épinglé et à mettre à jour régulièrement. Qu'est ce que tu en penses, @Albrecht de Nuln? Schattra, folle jeunesse...
  5. Ou Magnus et Perturabo. Leur seul point commun connu au fond, c'est McNeill... Schattra, Best Friends for dubious reasons
  6. Bonjour et bienvenue dans cette chronique du roman court Magnus the Red : Master of Prospero, que je ne raccourcirai pas en MtrMoP, parce que, soyons, sérieux deux minutes, ça ne ressemble à rien. Comme d’habitude avec une entrée de la série Primarques, nous partirons à la découverte de l’un des 18 191 fantastiques de la marmaille impériale, en l’occurrence de celui qui peut légitimement être considéré comme la tête pensante de la fratrie : Magnus le Rouge (surnommé affectueusement Poil de Poivron par ce farceur de XXX, Primarque de la 11ème Légion). Aux commandes de cet opuscule, aussi court (143 pages) que son héros est grand, nous retrouvons Graham McNeill, auteur vétéran de la Black Library et de l’Hérésie d’Horus, qui a déjà eu l’occasion de mettre en scène le Mag’ par le passé : un cameo lupin pas vraiment concluant dans False Gods, un coup de téléphone parfaitement impeacheable dans The Outcast Dead, et, surtout un incendie fraternel mal géré dans A Thousand Sons. À lui revient la lourde tâche de rendre la pensée du polymathe le plus flamboyant du 31ème millénaire intelligible au commun des lecteurs du 3ème (millénaire, pour ceux qui ne suivent que d’un œil – haha – distrait), et d’apporter des éléments à charge ou à décharge nous permettant d’établir une fois pour toutes si Magnus a fait quelque chose de mal. Tout un programme. 1: « Omegon was here. » Alpharius « Même pas vrai. » Omegon Le Ouarpeuh. Sur la planète des Sorciers, baptisée par le stagiaire photocopieuse le moins inspiré de l’Œil de la Terreur (sans doute un Nurgling), Magnus le Rouge erre dans les ruines de ce qui est, et n’est pas, sa Tizca natale. Un peu patraque depuis que son petit frère Leman l’a fait sauter sur son genou, le borgne rubicond ressasse de sombres pensées et tente de trouver un nouveau sens à sa vie son existence. Alors qu’il est à deux doigts de commencer la réécriture de tous les ouvrages des bibliothèques de Prospero de tête (ce qui l’aurait occupé au moins 20 minutes), après s’être fait la main et le cortex sur Julius Caesar de Shakespeare, une présence se fait connaître au Mag’. Atharva, ou plutôt ce qu’il en reste1, fait en effet une apparition remarquée, forçant le Primarque à stopper son bachotage juste avant de recracher 50 Nuances de Gris, ce dont l’humanité lui sait gré. Père et fils taillent un peu le bout de gras de façon subtilement cryptique, laissant le lecteur dans le flou quant à leurs relations véritables. Il semble toutefois que @arva soit porteur d’un message de la part des Dieux du Chaos : même au fond du trou, et alors que ses Thousand Sons basculent en mode mute(ation) les uns après les autres, Magnus possède un moyen de sauver sa malheureuse Légion de son triste destin. « Comment donc ! », s’exclame le colosse rougeaud, rendu inconsolable par la destruction de la pyramide de Photep et de son incomparable médiathèque. « Facile », lui répond le spectre, « il te suffit de te souvenir de Morningstar. » « La matinale de M6? Michaël Youn qui braille dans son mégaphone avec une plume d’autruche dans le c- » « Euh…non. Ça c’est Morninglive. – Russ a dû taper plus fort que je ne pensais. – Morningstar, c’est une planète, mon Primarque… » FLASQUE BASQUE! Nous voilà qui débarquons dans les ténèbres d’un lointain passé, où, pour changer, il n’y a que la guerre. Sur Morningstar (donc), Thousand Sons et Iron Warriors sont engagés dans une course contre la montre pour évacuer la populace locale. Pourquoi tant de hâte, me demanderez-vous ? Eh bien, c’est que la planète en question expérimente un réalignement accéléré de ses pôles magnétiques, ce qui provoque moultes catastrophes (tempêtes, tremblements de terre, tsunamis, radiations solaires…) prélevant un lourd tribut chez les pauvres Morningstarers. Le Mechanicus ayant établi que le monde ne serait plus habitable dans des délais assez courts, la population est en train d’être évacuée vers l’espace, une entreprise titanesque et hautement complexe. Fort heureusement pour nos futurs réfugiés magnétiques, l’appel à l’aide de leur gouverneur, Konrad Vargha, a été entendu par non pas un, mais par deux Primarques : Magnus le Rouge bien sûr, mais également Perturabo, dont les talents logistiques2 se révèlent forts utiles pour organiser cet exode massif. Notre excursion touristique commence avec le Grand Rouge (rien à voir avec le personnage d’Age of Sigmar) et quelques millièmes de ses fils, dont l’incontournable Atharva, alors que ce beau monde s’est mis en tête de réaliser des fouilles de la dernière chance sur le site de la première cité fondée par les colons de Morningstar à leur arrivée (Zharrukin). Si vous vous demandez si Magnus n’a pas des choses plus importantes à faire pour occuper ses journées, la réponse est non. Car il est persuadé que dans ces ruines antiques, se cache le secret expliquant pourquoi Morningstar n’a pas été affecté par la Longue Nuit. Pour lui, c’est important. J’en profite pour porter à votre connaissance un autre détail qui se révélera absolument capital par la suite, mais que McNeill balance au détour d’un paragraphe, sans insister : la population de la planète n’a aucun potentiel psychique. Je répète AUCUN.POTENTIEL.PSYCHIQUE. Bref, cette première scène voit Magnus et ses Thousand Sons faire preuve de leur bogossitude psychique3, leurs pouvoirs leur permettant d’échapper facilement à l’ouragan magnétique qui engloutit Zharrukin quelques minutes après leur départ, quelques utiles archives extraites des ruines millénaires de la cité dans la besace (énergétique). Business as usual. De retour à Calaena, capitale planétaire, seul spatioport en état de marche et point de convergence des colonnes de réfugiés de Morningstar, les Thousand Sons sont accueillis par Perturabo en personne, qui, en bon camarade qu’il est, se tape tout le sale boulot de l’évacuation des civils pendant que son grand frère fait des sorties culturelles. L’amitié entre les deux Primarques permet toutefois à cette collaboration de bien se passer, même si on découvre à cette occasion à quel point les Thousand Sons peuvent être des thugs. Exemple gratuit : l’impayable Atharva se permet de faire répéter Perturabo, parce qu’il n’écoutait pas ce qu’il disait la première fois. OOOOOOOOOOHHHHH !!! Nous faisons également la connaissance de deux autres personnages centraux à cette histoire, l’incontournable Ahzek Ahriman, et cette vieille godiche de Kydomor Forrix4, quelques millénaires avant qu’il ne finisse sa carrière sous la semelle d’un Titan (Tempête d’Acier). Car s’il y a une chose que McNeill aime, c’est mettre en avant ses personnages « historiques » dans ses bouquins. En tout état de cause, Magnus the Red : Master of Prospero porte un nom (et une couverture) un peu trompeurs, car Perturabo et ses logisticiens se révéleront être aussi importants pour l’intrigue que le Mag’ et ses mentalistes. Cette coopération poussée est rapidement mise en scène par McNeill, lorsqu’une bande de cultistes des Fils de Shaitan (l’organisation apocalyptique locale, prêchant que la fin du monde est une bonne chose car elle permettra aux élus de Shaitan de rejoindre leur maître dans l’au-delà) monte une embuscade sur un troupeau de civils placés sous la garde vigilante d’Ahriman et de Forrix. Passée la surprise initiale, et les quelques pertes regrettables qui s’en suivent, les deux Astartes massacrent l’équipe adverse avec une efficacité consommée, scellant dans le sang (en suspension, McNeill ayant découvert un mot pendant l’écriture de cette novella) leur nouvelle amitié. Un peu plus loin, dans la forteresse de campagne édifiée par les Iron Warriors en une après-midi (ce qui ne les a pas empêché de fignoler chaque détail), Magnus et Perturabo débattent gravement de la situation, et passent en revue le plan d’évacuation mis au point par le second. Comme c’est toujours le cas dans un projet collectif, un des participants n’ayant rien branlé jusque là (ici, encore cette tête à claques d’Atharva) se permet quelques remarques déplacées. L’affable Archiviste exprime en effet ses regrets devant les pertes de vies humaines intégrées par le Primarque de la IVème Légion à son ordre de bataille. So sad. Ce à quoi Perturabo répond qu’il n’a pas de leçons d’arithmétique appliquée à recevoir d’une Légion qui ne sait pas compter jusqu’à 10. Sans blague. La réunion se termine sur un échange fraternel aigre-doux entre les deux Primarques, Perturabo présentant à son frérot une réplique de l’Antikythera, une relique permettant de voir dans le Warp, qu’il a réalisé à sa demande… juste avant de la réduire en miettes d’un coup de marteau. La raison de ce comportement destructeur ? Faire comprendre à Magnus qu’il n’approuve pas du tout son intérêt pour les explorations occultes, contre lesquelles l’Empereur les a formellement averti au début de la Grande Croisade. « Qui aime bien châtie bien. » commente Pépère Tue-Rabot devant l’air horrifié du Mag’, qui a du mal à comprendre pourquoi son frère s’est embêté à construire cet engin, pour le détruire devant ses yeux son œil. Ces chamailleries fraternelles sont toutefois remises à plus tard lorsque la nouvelle d’un séisme majeur ayant frappé la cité d’Attar de plein fouet parvient aux oreilles de nos sur-hommes. En plus des milliers de victimes à assister, il s’avère que le gouverneur Vargha était également sur place au moment de la catastrophe, et Magnus part donc à toute hâte vers la cité martyre pour sauver ce qui peut l’être. *** Face au chaos qui a englouti Attar, les Thousand Sons peuvent compter sur leur potentiel psychique pour apporter leur aide aux rescapés, la télékinésie des Raptora et la maîtrise de la chimie organique des Pavonis étant particulièrement utile sur un théâtre de catastrophe naturelle. De son côté, Magnus décide de partir à la recherche du gouverneur perdu, qu’il se doit de sauver pour permettre à la vision qu’il a eu de ce même gouverneur en train de chialer dans son vomi à l’intérieur d’un vaisseau spatial (c’est très spécifique) de s’accomplir. À chacun ses side quests. Mais comment faire, puisque la balise biologique de Vargha ne répond plus ? Qu’à cela ne tienne, le Primarque peut compter sur son œil de crevette mante (il n’y a pas que pour le génome de Leman Russ que Big E s’est piqué d’expérimentation animale) pour localiser l’aura psychique de sa cible, qu’il rejoint bientôt et libère de l’épave de son Rhino banalisé, avant de commencer à lui faire repousser les jambes, miracle douloureux s’il en est. Lorsque surgit une brigade blindée menée par un Baneblade appartenant au régiment local des Dragons Rouges, Magnus considère que les nouveaux-venus ont été envoyés par le haut commandement pour assister les Astartes dans leur opération humanitaire. Quelle n’est donc pas sa surprise quand la cavalerie commence à le canarder sans sommation ! Encore un coup de ces fieffés garnements de Fils de Shaitan ! Le choc de la trahison (et celui d’un tir de canon laser en pleine poitrine) encaissé, Mr Lerouge laisse s’abattre sa colère arcanique sur les fâcheux, qu’il dézingue, découpe et démonte (littéralement, pour l’un des tanks) en quelques secondes, avant de reprendre le chemin du bercail. La corruption est donc plus profonde qu’il n’y paraissait, et il va falloir faire quelque chose pour y remédier. En parallèle de cette excursion philanthropique, nous suivons Atharva, le Capitaine Hathor Maat, la conservatrice Niko Ashkali et quelques sous-fifres sans importance, lors de leur retour à Zharrukin, qui n’est même plus en ruines mais en poudre à la suite du passage du typhon magnétique décrit au début de l’histoire. Notre petite bande a été expédiée sur place par un Magnus certain que le lieu recelait encore d’informations capitales, et chargée de localiser une tête de flèche emplumée (feathered arrowhead), symbole qui devrait les mener vers une épiphanie digne de ce nom. C’est pratique tout de même, ces visions. Un dialogue badin entre Atharva et Ashkali nous permet de comprendre que ce que les Thousand Sons cherchent est en fait le logo de la NASA, qui a traversé les siècles sans grand changement et ornait donc le vaisseau Terran transportant les colons qui se sont installés sur Morningstar, et fondés Zharrukin. Bien évidemment, les Astartes finissent par tomber sur le pot aux roses, et nous quittons notre cohorte d’Indiana Jones Rouges alors qu’ils s’apprêtent à entrer dans le vaisseau en question, qui se trouvait enterré dans le sous-sol de la cité. À Calaena, les choses avancent également, à commencer par les milliers de réfugiés cherchant à embarquer sur les vaisseaux mis à disposition par les autorités planétaires et les Légions compatissantes. Affectés à la supervision du chargement du méga transporteur Lux Ferem, Ahriman et Forrix tuent le temps en discutant des mesures de sécurité mises en place par Perturabo pour empêcher ces farceurs de Fils de Shaitan de foutre le boxon dans le protocole bien huilé des Iron Warriors. De fil en aiguille, Forrix en vient à demander à son interlocuteur s’il serait capable de filtrer psychiquement les esprits des Morningstarers afin de détecter les cultistes embusqués, comme il a été capable de le faire lors de la première algarade de notre histoire. Ahriman, en bonne feignasse qu’il est, commence par botter en touche, arguant que l’entreprise serait beaucoup plus complexe que ce que Forrix imagine (ce qui n’est en fait pas vrai, c’est juste qu’il a un poil dans le gantelet énergétique), avant d’accepter de se prêter au jeu. Les résultats sont toutefois mitigés, Ahriman bénéficiant d’une vision apocalyptique, dans laquelle Calaena est totalement détruite par une catastrophe provoquée par ces mêmes Fils de Shaitan. À son réveil, il ne peut qu’avertir Forrix du danger qui les guette, sans pouvoir donner plus de précision sur le moment ou les moyens de l’attaque (quel puissant devin, vraiment). Après quelques minutes de confusion passées à jouer à « Où est Shaitan ? » parmi les esprits des civils qui l’entoure, Ahriman arrive à se calmer suffisamment pour changer son bolter d’épaule et procéder avec un peu plus de méthode. Laissant son enveloppe corporelle sous la garde de Forrix, il passe en mode astral, ce qui lui permet de couvrir bien plus de terrain que précédemment. Il arrive cependant trop tard pour empêcher une escadrille de Thunderbolts shaitaniques d’ouvrir le feu sur le Lux Ferem alors que le vaisseau prenait péniblement de l’altitude. Pour ne rien arranger, les cultistes ont réussi à infiltrer quelques Hydres sur le tarmac, et l’une des leurs dans la tour de contrôle de spatioport, qui se retrouve réduite à néant lorsque la traîtresse commet un attentat suicide. Bref, c’est pas la joie dans le camp impérial, qui se retrouve sans option lorsque les moteurs gravitiques du Costia Concordia de Morningstar sont dégommés les uns après les autres par leurs adversaires. La forme spectrale d’Ahriman a beau mettre les Thunderbolts hors d’état de nuire, et Forrix faire 1) un carnage parmi les traîtres et 2) des sauts de cabris, malgré un genou en vrac et un Thousand Sons en pâmoison sur l’épaule, il est trop tard pour enrayer la chute du Lux Ferem, qui fait mine de s’écraser sur Calaena avec une vélocité toute relative (DragonBallZesque, même). Tout n’est pas cependant perdu pour la team Pépé, car Magnus est de retour, et jette son énorme… hubris dans la bataille. Profitons-en pour poursuivre un peu notre parenthèse manga, en constatant que le Psymarque tente rien de moins qu’un Give Me Energy ! afin de réussir à poser le cargo spatial sans aplatir la ville qui se trouve sous sa coque. Grâce à sa capacité à siphonner les lignes ley (ou quelque chose comme ça) de Morningstar, et l’apport symbolique mais apprécié de ses fistons – y compris Ahriman, qui arrive sur les lieux du presque drame après avoir régénéré un Forrix très esquinté par son dernier carré5 –, le Mag’ réussit l’impossible, gare le Lux Ferem en double file, et arrache une victoire mineure pour l’Imperium. Un chouilla éprouvé par l’expérience, qui a moulu vingt-quatre Thousand Sons par ailleurs, le Maître de Prospero tombe dans un coma réparateur, dans lequel il revit ses derniers moments avec son Pôpa sur Terra. Entre deux loopings au dessus du Palais Impérial, Magnus se souvient – un peu tard – de la mise en garde paternelle, qui tenait en cinq mots : « Te la pète pas trop. » Il est trop tard pour avoir des regrets, car le haut fait psychique du Primarque a sauvé des milliers de vies, pas vrai6 ? *** Remis de ses émotions, le fringant rouquin vient prendre le pouls de la situation auprès de Perturabo, qui lui transmet de bien sombres nouvelles. Non seulement le trafic orbital a été considérablement ralenti, mais le délai disponible pour évacuer la population locale est passée de quelques mois à quelques jours. Pourquoi ? Mystère. Il ne faut cependant pas longtemps à Magnus pour déceler un motif artificiel dans la disposition et le renforcement des tempêtes magnétiques qui menacent de sonner la fin de partie sur Morningstar. Laissant le soin au Magos Tancorix de mettre au point un algorithme permettant d’identifier les coordonnées probables de l’origine de ces perturbations, et à Perturabo (dans son élément pour le coup) d’aller faire la visite de terrain qui s’impose, le (récemment surnommé ainsi par les habitants de Morningstar7) Roi Écarlate choisit quant à lui d’aller prendre des nouvelles d’Atharva et Cie, qui n’ont plus donné signe de vie depuis son KO technique. Prenant tous les personnages nommés Thousand Sons avec lui (c’est à dire surtout Ahriman, et un peu Phosis T’kar), le Primarque décolle donc pour Zharrukin, laissant les Iron Warriors, l’armée impériale et les autorités locales se dépêtrer du carnage humanitaire qui va s’abattre sur la planète dans quelques heures. Ce n’est pas comme si Magnus ne pouvait créer des bulles kinétiques repoussant les ouragans, hein. Ou alors seulement en début de novella. Mais on s’égare. *** De retour sur la Planète des Sorciers, Atharva/Shai-Tan aide Magnus à faire des châteaux pyramides de sable poussière, en spoilant un peu sur la suite de l’Hérésie, notamment sur la trahison d’Ahriman lorsque la malédiction du bubble-gum sera de nouveau à l’oeuvre au sein de la Légion. C’est de bonne guerre chez des disciples de Tzeentch, me direz-vous. En tout cas, l’histoire se termine avec un Magnus qui refuse catégoriquement d’excaver Shai-Tan (le vaisseau) des ruines de la pyramide de Photep, comme Shai-Tan (le démon) lui enjoint pourtant de le faire. Saleté d’allergie à la poussière… 1 : Pour les lecteurs non familiers du Grahamiverse, dont McNeill en personne est sans doute le plus grand fan si l’on en juge par sa tendance à recycler ses personnages d’une histoire à l’autre, Atharva meurt à la fin de ‘Les Morts Oubliés’, un roman du début de l’Hérésie d’Horus. 2 : Et sa tendance au plagiat. Il fait en effet sien le tube « Si j’avais un levier… » du chanteur de variété grec, Archimède François, dans ses ‘Apologues d’Olympia’. 3 : Due en bonne partie à leur capacité de compter jusqu’à (au moins) huit. Cela s’appelle les Énumérations, et permet à celui qui les utilise de préparer son esprit à résoudre n’importe quel problème. On se doute que lorsque Magnus comptera jusqu’à neuf, Tzeentch viendra l’informer qu’il a été tiré au sort et a remporté un iPhone III (une relique !) gratuit. 4 : On apprend à cette occasion que Forrix est Écossais de naissance. Comme McNeill. Quelle coïncidence… Barban Falk (avant qu’il ne se fasse appeler The Warsmith) et Obax Zakayo sont également de la partie. C’est ‘Tempête d’Acier’ avant l’heure le millénaire. 5 : Bien qu’une nouvelle vision lui ait révélé que son pote allait mal tourner dans le futur. 6 : En fait, et comme Perturabo lui apprend à son réveil, l’atterrissage définitif du ‘Lux Ferem’ sur le tarmac du spatioport de Calaena a ralenti considérablement le rythme des départs des vaisseaux en orbite, par manque de place. Du coup, une bonne partie des civils sauvés par Magnus ne seront pas évacués avant que la planète ne parte en cacahuète magnétique. C’est ballot. 7 : Ce qui est assez incompréhensible si on y réfléchit, car ni Prospero, ni Morningstar ne sont des monarchies. D’où vient donc l’inspiration de ce titre régalien (autrement que de la volonté de McNeill de faire un clin d’œil à un groupe de prog-rock culte, s’entend) ? *** Après tout ça (quelle tartine, les copains ! Et il n’y avait même pas 150 pages), que retenir de ce Magnus the Red : Master of Prospero ? Comme d’habitude, tant avec cette série Primarques qu’avec les publications de la Black Library en général, on peut trouver à dire et à redire. Et plutôt que de me conformer à un classique plan en deux parties (pas glop/glop glop), je voudrais particulièrement insister sur un constat qui m’est venu à la fin de la lecture de cette novella : McNeill ne réussit pas à rendre un tout plus grand que la somme de ses parties. Pas clair ? Je m’explique. Sur bien des plans, ce roman court s’avère satisfaisant : l’intrigue est assez prenante et convenablement menée, les péripéties s’enchaînent bien, McNeill convoque une galerie de personnages (presque tous) dignes d’intérêt, son traitement des Primarques est intéressant (l’hubris de Magnus est bien mis en avant, et son Perturabo loyaliste est touchant de dévotion et de droiture), l’Empereur fait un petit caméo, et on a le droit à une double ration de fluff. Je trouve toutefois que l’auteur pêche dans l’agencement, ou l’articulation, des point positifs susnommés, qu’il semble avoir voulu intégrer à tout prix dans son histoire, sans vraiment chercher à soigner la manière dont ils pouvaient le mieux servir le roman en lui-même. Cette tendance à la « boulimie » narrative se retrouve assez fréquemment dans les œuvres courtes, qui condensent souvent les éléments saillants/marquants jusqu’à l’indigestion, et laissent le lecteur avec un sentiment mitigé, ou se soldent par des passages (souvent la conclusion) franchement décevants par rapport au reste du livre. Magnus the Red… ne sera malheureusement pas l’exception qui confirmera cette règle, le dernier tiers du bouquin m’ayant semblé vraiment bâclé. Qu’il s’agisse de Perturabo, qui découvre un secret proprement monumental (dont on se demande au passage comment la confidentialité a été maintenue – une cité ruche au milieu de l’océan, ça doit être visible depuis l’orbite tout de même)… qui n’a finalement pas d’impact sur la suite de l’histoire; ou de Magnus le Rouge, dont l’adversaire final est l’incarnation même du flou artistique (qu’est-il ? comment a-t-il pu se manifester/prendre le pouvoir ? que veut-il ? pourquoi passe-t-il à l’action à ce moment précis ?), le destin de Morningstar n’a pas reçu la mise en scène qu’il méritait. Un des facteurs explicatifs de ce défaut de finition, si on me passe l’expression, peut être lié à la volonté de McNeill de faire des Iron Warriors de véritables personnages secondaires d’une histoire qui n’avait vocation qu’à servir Magnus le Rouge, et à travers lui, les Thousand Sons. Si on peut comprendre, et même apprécier, que Perturabo vienne jouer les frères poules auprès du natif de Prospero, faire de Forrix le sidekick d’Ahriman, et caser des apparitions d’autres personnages du Grahamivers – période Honsou – pour la beauté du geste et la richesse de la geste, est beaucoup moins tolérable. L’espace consacré aux Légionnaires chevronnés aurait pu être mettre à profit ailleurs, notamment dans ce malheureux dénouement (auquel Forrix ne participe même pas d’ailleurs), ou dans la préparation de ce dernier dans les chapitres précédents (cf ma remarque sur le potentiel psychique minable des habitants de Morningstar). J’ai vraiment l’impression que McNeill s’est fait plaisir à convoquer « ses » personnages dans un roman de l’Hérésie, et comme cela s’est manifestement fait aux dépends du roman en question, je sors le carton jaune (à chevrons noirs). Autre sujet de grief : si McNeill parvient donc bien à faire ressortir le défaut damnatoire de son héros (souligné par l’Empereur lui-même en cours de récit), à savoir son orgueil démesuré, qui le pousse à prendre des décisions malheureuses parce qu’il est tellement sûr de lui qu’il pense pouvoir résoudre n’importe quel problème, il n’arrive cependant pas à rendre Magnus cohérent et crédible pour le lecteur. Et pour cause : quand on met en scène un personnage littéralement omniscient et omnipotent grâce à ses pouvoirs psychiques incomparables, les problèmes scénaristiques ont tendance à se multiplier. Ici, nous nous retrouvons face à un Primarque qui peut lire dans les pensées de n’importe qui et voir en partie l’avenir (et qui voyage en compagnie de psykers spécialisés dans le tirage du tarot de l’Empereur, Ahriman en tête), et qui se fait rouler dans la farine dans les grandes largeurs par, non pas un individu machiavélique, ni un petit groupe de conspirateurs, mais toute la classe dirigeante (ou peu s’en faut) d’une planète. Bonjour la prescience. De la même manière, notre Magnus fait léviter un destroyer impérial (le X-Wing de Yoda, à côté, c’est peanuts) de façon (presque) autonome, un haut fait que même l’Empereur aurait réfléchi deux fois avant de tenter, et se fait bolosser par un démon minable, alors même qu’il a la possibilité de mettre en planète en perce pour lui piquer son énergie ? Soyons sérieux deux minutes ! Evidemment, toutes ces fluctuations de prescience et de puissance ont pour but de ménager le suspens, je ne suis pas dupe. N’empêche que McNeill ne donne à aucun moment l’impression qu’il a identifié les problèmes posés par la quasi-divinité de Magnus. Terminons avec une remarque un peu plus « macro » (c’est raccord avec le Primarque dont il est question ici) : cette novella, contrairement à celles de la série Primarques que j’ai lues avant cette dernière, ne m’a pas vraiment fait l’effet d’un ouvrage indépendant et « auto-suffisant ». J’ai plutôt eu l’impression qu’il m’aurait fallu lire les autres ouvrages écrits par McNeill au cours de l’Hérésie d’Horus et avant/après cette dernière (ça dépend du point de vue) pour comprendre totalement le dessein de l’auteur avec ce Magnus… qui commence tout de suite après l’Incendie de Prospero (Un Millier de Fils) sans mise en contexte, avec un personnage des Morts Oubliés (pas présenté non plus), regorge de références au Grahamivers (et notamment aux personnages de Tempête d’Acier, que l’on retrouve pour certains dans Angel Exterminatus), et se termine comme une introduction au Roi Écarlate. Si vous connaissez votre McNeill sur le bout des ongles, pas de problème, mais si vous vouliez « juste » creuser un peu le personnage de Magnus le Rouge, il va peut-être falloir faire quelques recherches de rattrapage pour ne rien rater. On pourrait également ajouter que l’histoire qui nous est racontée ne répond pas tout à fait au cahier des charges Primarques, car il s’agit finalement d’une péripétie assez « banale » dans la vie de Magnus, et pas d’un moment charnière dans la destinée de ce dernier, comme Fulgrim…, Leman Russ… et (malgré tous ses défauts) Lorgar… l’ont été pour leurs protagonistes respectifs (rien à dire de particulièrement agréable sur Roboute Guilliman… mais ce n’est guère étonnant). D’ailleurs, à bien y réfléchir, je ne suis même pas sûr de comprendre quel était l’enseignement de Morningstar pour Magnus après sa dérouillée des mains de Russ. C’est dire. *** Fluff: Magnus le Rouge : C’est un géant écarlate et doré, à la fois guerrier et érudit. Son visage (borgne, donc) est changeant, il est impossible de s’en rappeler totalement. Son armure d’or bruni, réalisée par les meilleurs armuriers de Terra, souligne la musculature de son porteur. Elle est ornée de lions sculptés et de cornes courbées et recouverte d’une fine écriture. Ses hanches sont ceinturées par des ptéryges (rq : la sorte de « jupette » frangée que l’on retrouve sur les armures romaines) de cuir bouilli, et à sa taille sont suspendus une épée courbe de Prospero et un épais grimoire, le Livre de Magnus, qui peut « aspirer » les manifestations psychiques telles que les démons. Sa crinière écarlate est retenue par un diadème de bronze. Il est doué d’une mémoire extraordinaire, et il n’y a pas un seul ouvrage sur Prospero qu’il n’a pas mémorisé. Parmi ses frères Primarques, il est très proche de Perturabo, avec lequel il partage l’amour du savoir et de l’acquisition de nouvelles connaissances. Il se considère comme à la fois différent et semblable de Leman Russ au niveau fondamental. L’Empereur lui a confié qu’il lui était semblable par bien des aspects, et qu’il avait hérité de son intelligence et de sa puissance (rq : psychique ?), mais également de sa tendance à penser qu’il ne peut jamais se tromper. Et en effet, il a un hubris démesuré : ses capacités lui font croire qu’il peut résoudre tous les problèmes et sauver toutes les situations. Il exècre par dessus tout se retrouver impuissant. Il est capable de puiser dans l’énergie interne d’une planète pour alimenter ses conjurations psychiques. Il a subi sa première vraie blessure sur Morningstar. Auparavant, il se laissait atteindre par les coups pour donner l’impression à ses fils qu’il versait son sang à leurs côtés. C’est également sur Morningstar qu’il a gagné le surnom de Roi Ecarlate. Perturabo : C’est un géant semblable à une statue taillée dans la roche des montagnes. De lui émane un pouvoir et une force immense, mais non teintés d’arrogance. Sous ses abords froids et calculateurs, il se sent responsable des êtres inférieurs placés sous sa charge, et les sacrifices auxquels il consent lorsqu’il établit ses plans lui pèsent. Il peut également avoir des réactions irrationnelles, comme chercher à se venger d’un ennemi l’ayant atteint, même si cela ne lui apporte rien d’un point de vue stratégique (rq : il est toutefois conscient que cela va à l’encontre de sa réputation, qu’il s’efforce de maintenir). Il manie une énorme épée à deux mains, digne des anciens dieux de la guerre. Il est ceint d’une armure Terminator recouverte de gravures en Ur-phénicien (une langue morte de Terra devenue la langue vernaculaire d’Olympia) qui lui fait dominer ses Iron Warriors, et qu’il a perfectionné lui même grâce à sa connaissance sans égale de l’ingénierie. Son père adoptif était Dammekos. Avant l’Hérésie, il obéissait strictement à l’Empereur, et ne remettait jamais en doute ses ordres ni sa sagesse. Il considère de ce fait que ceux qui renient leur serment envers l’Empereur sont des parjures impardonnables, à qui toute rédemption doit être refusée. De tous ses frères, il est particulièrement proche de Magnus. C’est un pilote très doué. Il est capable de voir à tout instant l’Œil de la Terreur, ce qui peut occasionnellement lui permettre de s’orienter dans des conditions difficiles. Empereur de l’Humanité : Les mortels qui se trouvent en sa présence ont généralement des souvenirs flous de ce moment. Il a prévenu au moins certains Primarques (Magnus et Perturabo) des dangers causés par le Warp et son étude trop poussée, et lui-même ne se risque pas à contempler certaines régions de l’Immaterium. Prospero : La Pyramide de Photep, une des merveilles de la galaxie, représentait tout ce qui était grand et noble sur Prospero. De nombreuses reliques et ouvrages datant de la plus haute antiquité de la race humaine y étaient conservés (rq : dont des pièces de Shakespeare, comme ‘Julius Caesar’). Détruite par les Space Wolves et leurs alliés au cours de l’incendie de Prospero. Bezant : Planète conquise par les Thousand Sons pendant la Grande Croisade. Au cours de la campagne, le premier cas de mutation à affliger la Légion fut recensé, et la nouvelle s’ébruita parmi les forces impériales, ternissant la réputation des Thousand Sons. Morningstar : Planète humaine redécouverte pendant la Grande Croisade, et qui semble n’avoir pas souffert de la Longue Nuit. Les colons de Terra fondèrent d’abord la ville de Zharrukin, qui fut abandonnée plusieurs siècles plus tard. La capitale planétaire passa à Calaena. Le premier Roi Lumière (Light King) de Morningstar fut Damjan Torun, et le gouverneur planétaire au moment de la Grande Croisade était Konrad Vargha. Chose rare, il s’agissait d’un natif de Morningstar, et non d’un officier impérial. Le réalignement accéléré de ses pôles magnétiques la rendit cependant hostile à la vie, et provoqua son évacuation par la population locale, sous les ordres de Magnus le Rouge et de Perturabo. Thousand Sons : La Légion compte plusieurs communautés, ou cultes (fellowships), spécialisées dans un domaine psychique : les Athanaean (symbole : œil ouvert) sont des télépathes, les Raptora (symbole : une serre d’oiseau) des télékines, les Corvidae (symbole : une tête de corbeau) des prescients, les Pyrae (symbole : un phénix) des pyrokines et les Pavonis (symbole : une plume) des maîtres de la chimie organique, qu’ils peuvent utiliser pour soigner ou pour tuer instantanément. Tous les psykers des Thousand Sons utilisent des techniques de concentration appelées « Énumérations » (rq: venant d’un passé mystérieux et connoté… on comprend pourquoi la symbolique du corbeau est utilisée, en tout cas) pour clarifier leur esprit et utiliser à plein leur potentiel. 1ère Énumération : calme l’esprit 2ème Énumération : telekine 3ème Énumération : apporte de la clarté 4ème Énumération : calme l’excitation par la raison, le royaume de l’abstraction 7ème Énumération : purifie le corps 8ème Énumération : la plus belliqueuse des Corvidae (rq; mais encore…) Ils se battent en formation dite de mandala, qui permet à chacun des membres du groupe de renforcer les pouvoirs de ses frères d’arme. Le scarabée de cristal qu’ils portent sur leur poitrine provient des mines sous Tizca, et permet à Magnus d’atteindre les âmes de ses fils, et au besoin, de puiser une partie de leur énergie. Ils sont considérés par les autres Légions comme arrogants, car ils ne cherchent pas à cacher leur approche intellectuelle et philosophique de la Grande Croisade. Iron Warriors : La doctrine de la IVème Légion inculque aux Iron Warriors de ne jamais céder à la douleur, ni ne chercher à l’atténuer (rq : les antidouleurs, ça rend dépendant !). Une des institutions des la Légion est le Dodekatheon, une des loges maçonniques (rq : c’est le cas de le dire) des Iron Warriors, où les bâtisseurs et les stratèges viennent mettre à l’épreuve de leurs pairs leurs théories sur la poliorcétique. Le vaisseau amiral de la Légion est l’Iron Blood. Adeptus Astartes : Les rations consommées par les Space Marines sont toxiques pour les humains normaux, qui ne supportent pas les apports chimiques de ce type de nourriture, conçue pour maximiser l’efficacité martiale d’un Astartes. Sans traitement adéquat, un humain ayant ingéré ce genre de rations risque la mort par infarctus. Grande Croisade : A débuté en 798 M.30. Magnus a été découvert en 840 M.30 et Perturabo en 849 M.30. *** Bref, un bouquin loin d’être désagréable à lire, mais tout aussi loin (voire davantage) du sans-faute. J’attends encore un digne successeur à Tempête d’Acier de la part de McNeill, dont la réputation de cador de la BL me semble un chouilla surfaite. Vous me direz que je n’ai pas tout lu de lui, et vous avez raison. Cela viendra peut-être un jour… Schattra, live long and prosper(o)
  7. La couverture du roman de Mike Brooks Rites of Passage ne laisse pas de place au doute (et le texte non plus d'ailleurs): les Navigateurs ont un véritable troisième œil. Ils l'utilisent également entre eux lors de leurs duels. C'est plus élégant, mais tout aussi mortel, qu'une épée ou un pistolet. Schattra, le mauvais œil
  8. Très beau travail pour cette doublette parkerienne, @gilian! J'ai l'impression que nous tenons une autre trilogie inquisitoriale de qualité, et qui ne donne pas aux porteurs de rosette le beau rôle (ce qui est plus proche de la réalité que l'héroïsme d'Eisenhorn et Ravenor). On tient sans doute le mètre étalon du grimdark de la franchise. Je ne sais pas si Parker a fait cela à dessein, mais son histoire de semence noire (Inquisition*Genestealers*Deathwatch*T'au) résonne avec beaucoup d'autres histoires de la GW-Fiction: on peut remonter jusqu'à la nouvelle de Ian Watson en 1990 (The Alien Beast Within) jusqu'aux travaux de Peter Fehervari (Le Sanctuaire des Vers, The Greater Evil..), en passant par la 13ème Légion de Gav Thorpe. Il faut espérer que la BL mandate Parker pour un 3ème tome, ce qui n'est pas acquis. Dans l'interview qu'il avait faite pour le blog Track of Words quand la VO était sortie, il avait indiqué qu'il avait fait une grosse coupure avec GW après la sortie du premier tome. Schattra, jamais d’œufs sans Troie
  9. L'assesseur c'est un mec qui assiste, pas forcément pour compter. Et comptable, ben lui il peut etre amener à faire plein d'opération (des réductions, des ristournes, des ajouts des retraits, des taux d'échange etc...). Là c'est juste des mecs qui comptent. Dans l'esprit, le Tallyman peut être rapproché du censeur de la Rome Antique, qui a donné le recensement que l'on connaît aujourd'hui (les anglais parlent toujours de census). Le censeur romain avait cependant un statut plus élevé que le tallyman britannique (ou au quipucamayoc inca - les joies de wikipedia... - si on va par là) Schattra, censuré
  10. Il y a de bonnes chances qu'il travaille sur le manuscrit de son livre de Siège de Terra. Il y a six auteurs impliqués, et quatre (v)ont déjà sorti(r) quelque chose. Ca se joue entre ADB et Chris Wraight pour le prochain slot, après le Saturnine d'Abnett qui devrait sortir Q2 2020. Il a peut-être déjà terminé d'écrire le bouquin à cette heure d'ailleurs, mais en termes de sortie, ce devrait être l'un de ses tout prochains. À noter également qu'il aura une nouvelle dans l'anthologie gratuite qui sortira le 29 Février pour le BL Célébration Day. Mais il s'agit souvent de réédition, et pas de nouveautés. Schattra, ADB en bas débit
  11. C'est Abnett qui écrit le prochain tome: il ne finira peut-être pas l'Hérésie, mais il pourrait au moins en finir avec "son" Loken! Schattra, kill your heroes
  12. D'ailleurs McNeill (toujours lui) lui promet un bel avenir dès la Grande Croisade quand il le fait toiser par Arthava (?) dans Magnus the Red : Master of Prospero... Schattra, "c'est plus des clins d'œil, c'est des claquements de porte"
  13. Assesseur, ou tout bêtement comptable. J'y vois juste un clin d'oeil à la tendance des cultistes de Nurgle à compter les choses. Ça vient certainement des Portepestes, qui sont eux-mêmes monomaniaques du décompte. Je crois me souvenir que c'est traduit par Potencier dans une nouvelle de Chris Wraight. Donc rien à voir du tout... sauf si le traducteur a dérivé sur cette fameuse trappe ! À noter que "Warp" veut déjà dire quelque chose en anglais (déformer principalement, mais warp + weft = chaîne et trame ! Le Warp évoque donc la trame de l'univers...). Schattra, "itisnotbikoziouareuh..." (air plus tellement connu)
  14. Headcanon : Lors de la réunion des chamans à l'aube des temps, le plus puissant d'entre eux a envoyé paître les autres, qui voulaient fusionner pour guider l'humanité. Des millénaires plus tard, l'Empereur (qui serait donc un amalgame d'individus moins puissants) finit par rallier le #1 à sa cause, après avoir vaincu les Sigilites. Schattra, "only in my head"
  15. Il faut aussi prendre en compte que Déluge d'Acier est venu bien avant l'Hérésie d'Horus, et que McNeill n'avait sans doute pas prévu de revenir sur les personnages Iron Warriors qu'il avait créés. D'où un décalage de statut entre le 30eme et 40eme millénaire. D'ailleurs, Forrix est également victime de ce flashback narratif. Dans Déluge d'Acier, il est également relégué au second plan, alors qu'il faisait partie du Trident. McNeill a le caméo (trop) facile. Ça ne m'étonnerait pas que l'on retrouve des têtes connues dans Sons of the Selenar. Schattra, the beginning of the end
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