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Warhammer Forum
Galthor-BD

[Divers - CdA] Et il ne doit en rester qu'un

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Session 2 terminée.

3 Mek Gunz et un peu d'équipage Grots.

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MILOU

Dans un vacarme assourdissant, même pour le plus sourd des Boyz, l’escadron de Tygob s'arrêta au milieu du campement. Ces armes d’acier montées sur de rudimentaires chenilles étaient une force précieuse pour krabouiller du zom. GroKran poussa la lourde peau de bête fermant l’entrée de sa hutte, le sol tremblant sous ses pas lourds.

 

“Tygob, j'espère que tes kanons sont prêts. Les zom sont pas loin. On va aller les krabouiller comme il faut.”

 

Le Gobz au regard le plus vicieux s’avança d’un petit pas, restant loin du géant Warboss dont il n’arrive qu’au genoux.

 

“Biensur GroKran, tout est prêt comme tu le souhaitais.”

 

Au même instant, un peu trop nerveux, un gobz s’appuya sur un levier qu’il n’aurait pas dû. Dans un crépitement violent d’énergie verte l’une des machine déchargea un rayon qui vaporisa deux Boyz qui ne furent pas assez vif pour s’écarter.

 

Un lourd silence de mort s'abattit sur le camps, chacun guettant la réaction du Warboss. Un rire guttural sorti du géant jaune, certain de l’utilité de ces nouveaux jouets.

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Salut à tous,

 

Photo bilan de fin de la session 2: 
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Photo recap' avec l'ensemble depuis le début de l'aventure : 
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Milou 2 : "Gratgor et sa bande se faufilèrent avec facilité au milieu des arbres morts. Assez rapidement les alentours devinrent de plus en plus silencieux et les toiles d’araignées de plus en plus présentes…
La piste de l’idole les conduisait dans les profondeurs du bois sombre et Gratgor se doutait bien de ce qui les attendait. Wurzgur nettement moins… Ce qui ne lui permit pas d’esquiver la première flèche tirée depuis les ténèbres… Le projectile ricocha sur la peau épaisse du sauvage et alla s’empêtrer dans une toile où frétillait encore une corneille…
Un cercle d’ombres semblait se dessiner autours des orques, de petites silhouettes au regard mesquin se faufilaient à travers les troncs visqueux…
Une flèche siffla prêt du visage de Gratgor, ce dernier leva un de ses kikoups et le lança droit dans les ténèbres… Une poignée de secondes plus tard une tête coiffée de plumes roula sur le sol… Les sauvages se ruèrent dans l’ombre et le bruit des kikoups remplaça le son des sifflements stridents…
Gratgor réussi à saisir un gobelin avant qu’il ne disparaisse avec les fuyards… La créature se débattait frénétiquement au bout du bras du colosse vert… Soudain les yeux du gobelin se posèrent sur le tatouage du chasseur en forme de serpent… Tout en tendant le doigt vers le torse de l’orque, il bredouilla une parole : « Ulâm ta-parat ».
L’orque qui s’apprêtait à briser le cou du couard s’arrêta dans son élan… Les mots résonnèrent dans sa tête… « Ulâm ta-parat » signifiait en langage chamanique « l’élu qui marche ». Ces mots ne pouvaient être les siens…
Gratgor approcha son visage jusqu’à la mine terrifié du gobelin, et lui dit dans un geyser de bave : « Conduit moi jusqu’à ton maître ! »…

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Chapitre 1 – Le vaisseau

 

Gêné par les câbles de la partie haute de la console, Mauris pestait, comme à son habitude, contre la machine, la lumière, le vaisseau, les pilotes, tout ce qui lui passait par la tête. A côté de lui, Genloui notait les réactions de la machine sur sa tablette d’entretien, sans tenir compte des injures qui sortaient de la trappe d’accès. Technicien de niveau 4, il avait l’habitude de travailler avec des collaborateurs de toutes sortes. Mauris n’était pas le plus compliqué à gérer, loin de là, ce câbleur obtenait généralement d’excellents résultats. À condition qu’on n’essaie pas de lui faire la conversation.

 

Après une dernière salve de jurons, Mauris rebrancha le câble d’alimentation principal en marmonnant instinctivement le verset de purification sensé apaiser et remercier l’esprit de la machine. Il n’hésitait pas à affirmer haut et fort, notamment à la cantine ou au cours des réunions trihebdomadaires, qu’un psaume ne remplace pas une burette d’huile ou un connecteur neuf. Notamment lorsque le sous-intendant du pont listait les économies qui pourraient être faites sur les fournitures du vaisseau. Mais, plus que la foi, Mauris avait comme tout le monde son lot de superstitions et de croyances plus ou moins assumées.

 

La console émit une série de couinement lorsque les fluides chassèrent l’air qui avait envahi ses artères, puis elle redémarra et retrouva son ronronnement habituel. Toujours allongé dans la cavité étroite qui permet d’accéder aux entrailles de la machine, Mauris attendit quelques instants en écoutant attentivement le grondement familier. Lorsqu’il se sentit pleinement satisfait par les réactions de la console, il commença à s’extirper du conduit.

 

-          Bordel, Genloui, tu pourrais m’aider quand même ?

 

Les technicos, ils ont quoi ? Trois ou quatre ans d’études en plus, une vareuse avec des boutons brillants, et surtout même pas le courage de se pencher pour venir en aide à un camarade. Voilà ce que pensait Mauris en s’agrippant à ce qu’il pouvait, pour extraire ses jambes puis le reste de son corps.

 

En fait, il l’avait pensé tellement fort, qu’il l’avait peut-être bien dit à voix haute.

 

Lorsqu’il se redressa, en préparant une version moins pacifique de son avis sur les techniciens, il se retrouva seul dans le couloir d’entretien.

 

-          Non mais… Il s’est barré, murmura Mauris avec des yeux ronds. C’est interdit, ça, hé le technicos !

 

Il braillait carrément, cette fois, en ramassant ses outils.

 

-          Cette fois, on te ratera pas ! On va pas te rater mon pote ! continua-t-il à hurler dans le couloir vide, en s’éloignant vers le sas d’accès.

 

Le câbleur ouvrir le sas et éteignit l’alimentation du couloir, plongeant dans le noir la longue galerie d’entretien. La trappe du sas se referma derrière lui, abandonnant le couloir au ronronnement des machines.

 

Sur le sol, à quelques mètres de la console, la tablette d’entretien de Genloui clignotait dans le noir.

 

 

La Bête avait attendu, longtemps, en parcourant en silence les couloirs d’entretien du gigantesque vaisseau. Elle avait appris. Elle avait compris les rites du vaisseau, les rythmes, les parcours, les fonctions. Elle s’était nourrie avec parcimonie, sélectionnant avec soin les proies qui pourraient disparaître sans affecter le fonctionnement du vaisseau et sans trop inquiéter les autres animaux qui en parcourent les coursives. Elle avait étudié avec soin les corps de ses proies, comprenant et maîtrisant peu à peu leurs fonctions vitales, leurs organes, leur psychisme. Ça avait été long, mais elle avait fini par percer les secrets de leur esprit.

 

Aujourd’hui, elle avait pris davantage de risques.

 

Ses griffes, plantées dans le cerveau de sa proie, avaient sectionné des zones précises de l’organe, privant l’animal de la parole et du mouvement, mais le maintenant en vie.

 

La Bête savait qu’on chercherait l’animal, parce que celui-ci était important, plutôt rare. Mais le vaisseau se passerait de lui, et finirait par l’oublier. Il était important, mais sans l’être trop. Oui, elle avait pris tout son temps pour le sélectionner. Elle allait maintenant s’appliquer à sonder l’esprit et la mémoire de sa proie. Il lui fallait tout connaître de lui. Son passé, sa vie. Ses rêves, ses besoins, ses envies. Ses croyances, ses peurs, ses déviances.

 

Parce qu’un jour, le vaisseau allait rejoindre une planète au sol recouvert de myriades de proies. Et parce que ce jour-là, la Bête devrait être prête à commencer la collecte.

 

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Révélation

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Salut à tous,

Je n'avais pas encore posté ma participation en parallèle du CDA long alors voici où j'en suis en fin de session 2 :

 

+++

...La horde était lancée...

Suivie de près par les frères Growder, menés par celui que les autres appelaient P'pa — personne ne sachant vraiment s'il était leur père ou leur grand frère... ou les deux.
En tout cas, P’pa ne se souvenait plus trop comment ils en étaient arrivés à suivre la horde, sûrement cette voix dans sa tête qui lui susurrait quoi faire.
Elle a commencé à lui parler au même moment où le P’tit a vu une tête lui sortir du bras et que les autres ont eu quelques problèmes de peau.

Même les chiens ont chopé un truc pas net sur le dos et se sont mis à attaquer le premier venu.
Toujours est-il qu’ils suivaient les zombies depuis quelques temps et qu’ils nettoyaient tout ce qui résistait un peu trop à leurs assauts, canardant à tout va avec leurs mitrailleuses bidouillées. Et ça leur plaisait. Pas besoin de réfléchir pour ça et les frères Growder n’ont jamais vraiment aimé réfléchir.

 

Les frères Growder :

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Et la photo de groupe :

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A+

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Bonsoir !

 

Voici à mon tour le bilan de ma session 2, en commençant par le MILOU :

 

"Gob'goth et ses hommes (enfin ses gobs...) arrivèrent enfin et pénétrèrent dans les forêts des Principautés Frontalières. La végétation y est si dense qu'il y fait très sombre. Ils distinguèrent tout de même une masse jaune étrange non loin de laquelle une multitude d'yeux de toutes les couleurs les guettaient. De quel créature pouvait-il bien s'agir ? Ils approchèrent doucement et découvrir qu'il s'agissait de Tad'Zeuill, la monture de Boulafa VII venu les acceuillir. 

 

- Cé koi s'truk jonn o louin ? demandèrent-ils au chef 

- Ah vou zokupé pa de lui, Jill' é jonn é réclam plin d'choz é en pluss il a apprivoizé un eskargo... Alé, on y va, not' gran chef vou zatten !"

 

Et les photos de fin de session avec mon unité d'araignées, soit 7 araignées seules, un UF de 6 socles de long, 2 UF de 2x2 socles plus un autre fait précédemment mais qui a reçu son chevaucheur au cours de la session. Les UF représentant à eux seuls l'équivalent de 18 socles, cela fait donc un effectif d'unité de 25 araignées.

 

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Voilà l'ensemble des sessions 1 et 2 :

 

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Et le détail de ma session ici :

Révélation

 

Et maintenant place au récap' photos avec une présentaion individuelle des membres de l'unité.

Pour commencer voici le chef, autoproclamé Boulafa VII... (même s'il est le premier du nom^^) sur sa monture Tad'Zeuill à qui il en manque quelques-uns :

 

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Viennent ensuite son état major sur leurs araignées Fournaise et Arlequeen :

 

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Voici les membres de l'unité en commençant par un qui se la raconte genre "tou c'ké rouj va plu vit' é pi cé tou !" j'ai nommé Flash Mc Queen :

 

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Suivi de Spiderman dont le gobelin nécessitera quelques finitions oubliées... Je voulais lui faire un bout de kryptonite en pendentif mais vert sur vert... :

 

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Depuis quelques semaines, Jill' est jaune et Opéra son escargot (Gilet jaune, opération escargot) bloquent les carrefours... mais bon, en forêt, pas grande utilité^^ :

 

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Et enfin une couleuvre des bambous dont le schéma est simple mais assez joli je trouve :

 

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Et les unit-filer : Punisher et Sentinelle pour commencer :

 

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Celui réalisé précédemment qui a reçu son chevaucheur :

 

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Et enfin Chasse et pêche (un côté chasse, un côté pêche) l'intendant du groupe, que je suis bien content d'avoir réalisé mine de rien :

 

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A bientôt !

 

Kele

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Hou la la ! J'ai oublié de poster ma session 2 sur le topic commun...

Voilà, je répare ma négligence.

 

Photo de fin de session 2 :

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Et comme j'ai pu terminer ma diligence entamée en session BOUM :

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Et voici le MILOU de la session 2 :

Révélation

Bronzino était un vétéran reconnu dans le milieu des mercenaires. Sa réputation le précédait où qu'il intervienne. Il était respecté autant par ses alliés que par ses ennemis. Il avait connu moult employeurs. Certains étaient de riches négociants qui n'y entendaient rien aux armes et au combat, d'autres se gargarisaient de leurs réussites, voire exploits, obtenus au cours d'engagements belliqueux. Les chefs de guerre qu'il avait côtoyés s'étaient avérés compétents ou non, efficaces ou non, respectueux de la vie de leurs hommes ou non et surtout fins négociateurs de contrat ou non.

Depuis quelques mois, il avait signé un engagement avec un chef mercenaire dont la réputation était mesurée et qui se faisait appelé Il Capitano. Très vite, Bronzino avait apprécié l'homme. Ce n'était pas un un guerrier qui étalait ses qualités ou ses victoires. Mais son attitude révélait un homme fiable, sûr de lui, mais sachant prêter attention à ses subalternes. Il se montrait également d'une grande rigueur et d'une impartialité remarquable lorsqu'il fallait arbitrer un litige entre deux factions engagées sous ses couleurs, ce qui était assez fréquent.

Aujourd'hui, Bronzino avait chevauché de concert avec la diligence qui transportait la compagnie d'arbalétriers. Les liens entre leurs deux unités s'étaient un peu renforcés. Il était arrivé que il n'ait pu se replier avec ses canons que grâce aux archers ou arbalétriers qui le couvraient à ce moment-là.

Mais Il Capitano savait créer un esprit de corps. Son armée revendiquait une véritable histoire de par ses origines lointaines et anciennes. Après cette première journée de chevauchée, les hommes s'étaient rassemblés au cours de la veillée et avaient suivi leur tradition. Il Capitano avait emprunté quelques parchemins au chariot du trésorier-payeur. La lecture régulière des hauts faits des Chiens de Kathovar, ainsi qu'ils se faisaient tous appelés,  parvenait à construire une réelle unité entre les hommes. Malgré les pertes sur les champs de bataille ou les ruptures de contrat, chacun sentait qu'il s'inscrivait dans une continuité bien plus vieille et plus grande que lui. Ce soir encore, la fatigue s'était vite dissipée sur les traits de chaque soldat. Bronzino avait remarqué les regards de connivence qu'échangeaient les hommes en entendant le récit.

Pour l'instant, Bronzino n'était pas dupe. Il avait sa propre histoire et n'était fidèle qu'à sa propre signature sur son contrat d'engagement. Mais il devait avouer qu'il commençait à ressentir quelque chose au fond de lui. Il commençait à grandement apprécier Il Capitano et à faire corps avec ses compagnons d'armes. Il craignait même un peu que ses servants d'artillerie ne commencent à éprouver davantage de fierté de se faire appeler Chiens de Kathovar qu'Artilleurs de Bronzino...

 

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Résumé des Pauvres Compagnons, épisode 2 AKA session foirée...

 

 

Le soldat Vantine retint un juron en manquant s'étaler après avoir trébucher sur un gravas dans l'obscurité. Les vétérans avaient pourtant radoté toute cette journée de repos que cela cachait quelque chose, il n'avait pas pu s'empêcher de se réjouir de ce répis bienvenu. Mais à peine la nuit tombée, il se retrouvait maintenant embarqué dans une mission nocturne : les unités de reconnaissance avaient pu repérer durant plusieurs nuits des cérémonies hérétiques se tenant juste derrière les premières lignes ennemies, dirigées par plusieurs chefs religieux. L'occasion était trop belle de les supprimer.

Il en était encore à se demander pourquoi le sort s'acharnait sur lui, tout en progressant le plus silencieusement possible dans les ruines selon un itinéraire repéré par les scouts, ne distinguant les reliefs du terrains et les camarades de son groupe qu'à la lueur des fusées éclairantes et des incendies ravageant encore certains immeubles.

Après un temps qui lui parut beaucoup trop long, il commença à percevoir les cris et les chants provenant de la cérémonie en cours. Ils se rapprochèrent, prenant pour couverts successifs les pans de mur d'un immeuble effondré jusqu'à enfin découvrir leurs adversaires. Vantine les trouva d'emblée beaucoup plus près qu'il ne l'aurait souhaité mais leur position était idéale. Il tenta de se concentrer uniquement sur ses cibles potentielles, essayant autant que possible de faire abstraction du rituel en cours comme on le leur avait dit pendant le briefing. Il savait cependant de quels cauchemars seraient peuplés ces prochains sommeils.

Chacun prit sa position et se choisit un cible, parcouru de frissons, les mains moites, les doigts crispés sur son arme, attendant un ordre de tirer qui tardait à venir.

Soudain, un cri primal, puissant, roula comme un coup de tonnerre. Une fraction de seconde plus tard, les têtes des chefs menant cette abjecte cérémonie disparurent dans une brume sanglante. Ce fut immédiatement la panique chez les hérétiques et les membres de l'embuscade n'eurent qu'à ajuster une par une leurs victimes qui couraient en tous sens sans aucune cohésion ou discipline. Un vrai stand de tir digne de l'académie. Les tirs, les chargeurs s'enchaînaient, les lasers brûlant les chairs, les armes lourdes disloquant les corps.

Au bout de longues minutes, une résistance et même un début de contre-attaque sembla s'organiser. Vantine entendit alors un coup de trompe, profond et grave au milieu de tout ce chaos. L'ordre de repli fut donné et la colonne entreprit de prendre le chemin du retour, disparaissant dans l'obscurité.

Ce n'est qu'une fois revenu au camp, affalé sur son mince matelas de couchage, les yeux dans le vide que le soldat Vantine se demanda qui étaient les mystérieux alliés qui les avaient si efficacement épaulés dans cette mission.

 

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Depuis des heures, l'offensive piétinait et les officiers supérieurs du centre des opérations commençaient sérieusement à perdre patience.

«  Qu'ils viennent eux même ! Si ils pensent faire mieux en première ligne, qu'ils se gênent pas surtout » maugréa le soldat Vantine, en se recroquevillant sous son casque.

Cette barricade qui bouclait l'accès à une usine d'importance stratégique ne voulait pas tomber. Les rues avoisinantes étaient trop étroites pour les blindés et de toutes les façons, on leur avait interdit l'usage des armes lourdes susceptibles de mettre en péril les installations. Aucune voie de contournant satisfaisante n'avait pour le moment été découverte.

Alors les vagues successives de gardes continuaient de venir s'écraser sans succès notable sur ce tas gravas. Quelques ennemis tombaient bien mais au prix de combien de vies impériales ? Les hommes commençaient sérieusement à perdre le moral et les commissaires multipliaient les invectives et les coups. La situation ne semblait pas prête de changer.

Le soldat Vantine regarda la vague suivante se préparer au coin de la rue voisine qui ne profiterait comme les précédentes que d'un pauvre tir de couverture et de quelques obus de mortier expédiés en tir directe pour couvrir son avancée. Il semblait que cette fois, ce soit la bande de tarés qui allait s'y coller. Pour l'heure ils apprêtaient leurs armes aussi bien que leurs âmes, répétant inlassablement leurs litanies. Même pour eux, Vantine regrettait déjà ce gâchis inutile.

C'est alors que trois formes massives tournèrent l'angle, beuglèrent un défi, couvrant presque le bruit des combats et sans plus attendre chargèrent droit vers la barricade. Toutes en muscles, portant de lourdes plaques de blindage improvisées en boucliers derrières lesquelles elles parvenaient à se protéger, elles prirent rapidement de la vitesse, déjà écumantes aprsè quelques foulées. Rien ne semblait pouvoir les arrêter, aucun tir ne parvenait à les ralentir. Elles entraînaient derrières elles le reste des Compagnons, leur ouvrant la voie jusqu'à la barricade qu'elles finirent par percuter, dispersant les débris sans se soucier d'escalade. Attaquants comme défenseurs marquèrent un temps pour réaliser que l'usine allait enfin tomber, les uns se ruant en avant, les autres se dispersant en toute hâtes pour tenter de reformer des maigres défenses plus loin dans l'installation.

La journée n'était finalement pas si mauvaise, réalisa le soldat Vantine en emboîtant le pas à ses camarades.

 

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Bonjour tout le monde ! Voici mon bilan de la session 2 :

 

La PIF :

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MILOU session 2

  Masquer le contenu

Le feu crépitait dans un recoin de l’abbaye de Violecée-la-Plaine. La nuit était avancée, et dans la noirceur de celle-ci, les quelques brindilles qui flambaient semblaient être un soleil au milieu du néant, illuminant colonnes, débris, poutres et la cabane de bric et de broc qui faisait la « demeure familiale » de Énieul du Chêne, ex-Seigneur de Castel-Graal, et premier parmi les suivants d’Ulfrik.
Il se leva du torse de statue brisée qui lui servait de siège, et, faisant le moins de bruit possible, entra dans son cabanon. Il jeta un œil à sa nouvelle épouse, une paysanne qui avait su toucher son cœur desséché et égaré. Son esprit simplet était aveugle et elle ne semblait pas avoir remarqué que Sire Énieul n’avait plus sa raison depuis bien longtemps.
Après quelques secondes d’hésitation, il ceint sa lame au côté gauche, et enfila son énorme veste de cuir, puis sortit sur la pointe des pieds.
Ce soir était un grand soir.
Il allait renaître.

La nuit était fraîche, et le ciel étoilé. Le chevalier déchu pris une inspiration profonde. L’air froid chargé des odeurs de l’hiver approchant s’infiltrat avec difficulté dans ses narines obstruées de bubons douloureux, lui apportant un brin de lucidité. Il prit d’un pas vif la direction de l’ancien moulin de Violecée, où Isabelle de Barbouin-Bestu avait établi son domaine.


La roue à aubes reposait brisée et à moitié carbonisée dans le cours d’eau jouxtant la demeure, le moignon d’axe pourrissant dépassant du mur de pierre. Le toit avait été réparé avec les moyens du bord : bardeaux, chaume… Aucun des membres de la communauté ne savait faire ça, mais un petit groupe composé du Jean, du Charles et même de Messire Edmond le Bon s’était dévoué à cette cause, et avait entrepris de réparer du mieux qu’ils le pouvaient les toits des bâtiments utilisés. Et ils y étaient plutôt bien parvenu, puisque personne ne se plaignait d’infiltration d’eau démesurées. Quelques gouttes lors des fortes pluies, mais rien que de très normal quand nul ne pouvait se permettre d’avoir un toit de tuiles ou de lauses.
Énieul s’arrêta devant la porte et toqua discrètement. On vint rapidement lui ouvrir, et il entra dans la pièce réchauffée par un feu de bois crépitant. Le serf de Madame de Barbouin-Bestu s’écarta la tête penchée pour le laisser passer, mais Énieul ne lui accorda même pas un regard, et sans attendre l’invitation de la maîtresse de maison, alla s’installer sur un des lourds fauteuils près de la cheminée.

Il jeta un coup d’œil aux alentours. Il n’avait jamais eu l’occasion d’entrer ici, Barbouin-Bestu étant très solitaire et très protectrice de ses prérogatives, peu de membres de la communauté d’Ulfrik avaient eu l’autorisation de pénétrer sa demeure.
Ce n’était certes pas un château, mais c’était assez bien aménagé et confortable. La dame était d’un goût certain, apprécia le chevalier, qui soudain pris d’une crise d’urticaire se mis à se gratter frénétiquement les avants bras. La dame de maison arriva et le salua d’un ton froid.


« Bonsoir Énieul. Vous êtes en avance. »
« Madame », salua ce dernier en esquissant une révérence, à demi relevé de son fauteuil. « J’eusse espéré un accueil plus chaleureux ! »
Elle ignora superbement la remarque déçue de son interlocuteur et se détourna pour ordonner d’un geste vif à son domestique d’apporter des boissons et une collation.

Après une dizaine de minutes qui pour Messire Énieul du Chêne semblèrent des heures, mal à l’aise et outré de sembler si insignifiant à cette dame, qui ne lui adressa pas une seule fois la parole, une autre personne toqua à la porte. Le domestique légèrement vouté se précipita pour aller ouvrir. Trois anciens seigneurs de Bretonnie firent leur apparition dans la pièce.
« Énieul ! » s’écria Édouard de la Dent en écartant les bras du mieux que lui permettait sa corpulence volumineuse. Il se précipita pour serrer son compagnon de quête dans ses bras comme si cela faisait des années qu’ils ne s’étaient pas vu. Énieul n’appréciait pas cet étalage d’affection, mais il rendit son étreinte à Édouard, heureux malgré tout de la voir, puis jaloux en voyant le large sourire qu’il échangea avec Isabelle en allant la saluer. Tous deux avaient toujours été très proches, au grand dam d’Énieul. Vinrent ensuite les frères Blachbouq, Messire de Valroux, et Vassily de Vives-Épines. Un silence prononcé s’installa à son entrée dans la pièce. Tous savaient la raison de sa présence, mais aucun n’était à l’aise ni avec lui, ni avec le fait qu’un des Sept soit présent au cœur de Violecée-la-Plaine. On les y voyait rarement. Ils s’étaient installés en bordure, et restaient généralement entre eux. Mais depuis quelques temps, ils semblaient vouloir se rapprocher des habitants du hameau sans en avoir réellement envie. Une distance étrange restait entre eux et les membres de la communauté, même ceux dont ils étaient les plus proches.
La porte se referma dans un grincement discret.
La réunion allait pouvoir commencer.

 

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