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[Divers - CdA] Et il ne doit en rester qu'un

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Passer juste après Tueur nain, ça met une pression de dingue, au vu de tout ce qu'il arrive à sortir en une session. En arrivant à l'intégrer à l'équipe B (groseilles), je crois avoir réalisé le transfert du siècle, d'ailleurs, je vous laisse, j'ai un appelation du Real Madrid.

 

 Session 4 aussi terminée dans les temps avec mon MILOU de la S4:

 

Dans les rangs des lootas qui avaient fait tant de ravages dans les rangs impériaux, certains commencèrent à s’épuiser et à ne plus être capables de porter leur canons dont la taille faisait davantage penser à l’équipement d’un char.

C’est alors que des méganobz apparurent par téléportation au contact des troupes impériales. La marée de boyz et lootas les applaudirent et se mirent à rire guturalement.

Les humains que les méganobz chargèrent moururent en pensant que l'Empereur les avait abandonné.

 

Voici la vraie PIF, avec toutes les unités réalisées durant S4 sur une unique photo (petit message subliminal pour certain copains de CDA) non floue.

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ça y est maintenant c'est vraiment parti pour la session GROS, moouuaaaah!!!!!!!!

 

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Ma session 4 n'est pas terminée. Voici l'étendue de ma maigre production :

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Le MILOU :

Révélation

Hans Schütze appréciait beaucoup d’être en fin de journée, le bivouac était monté, le repas était pris. Un repos bien mérité leur tendait les bras à presque tous, mais pas à lui : ce qu’il appréciait moins. Il était de garde. Il vérifia la tension de son arbalète, un geste banal, mais d’une importance extrême si une incursion ennemie devait se faire pendant son tour.

La plupart des hommes dormaient déjà. Le sommeil harassait chacun après ce cinquième jour de marche forcée. Hans observa longuement les étendues qui s’étalaient devant lui. Il devinait les anfractuosités rocheuses et les amas de taillis. Puis il fit à nouveau son tour d’inspection. Tout se passait bien pour l’instant. Il ne se sentait pas épié et était plutôt confiant. C’était une capacité qu’il avait développée tout au long de ses années de mercenariat. Il pouvait à présent sentir des petites choses insignifiantes, telles que la densité de l’air, les bruits nocturnes, une noirceur plus prononcée, qui, mises bout à bout, éveillait un signal d’alerte dans son cerveau reptilien. Il en était très fier.

Il marchait confiant, considérant de par la position de Morrslieb, son tour s’achèverait bientôt. La tension accumulée se relâchait doucement. Il s’apprêtait à tourner la tête vers le feu de camp quand il perçut une présence proche. Très proche. Il sursauta et se dit qu’il n’aurait pas le temps ni l’espace pour interposer son arbalète entre cette présence et lui. Durant un court instant, il pensa que c’était vraiment trop bête…

Le skink était figé. Parfaitement immobile, il observait l’humain. Il ne comprenait pas vraiment les motivations de ces créatures si jeunes. Elles s’agitaient beaucoup et les battements de leur cœur lui paraissaient presque frénétiques. Pas étonnant dans ces conditions que leur espérance de vie soit si courte…

Hans réalisa alors avec un mélange de colère et de soulagement qu’il s’agissait d’un des chevaucheurs de cornus qui les accompagnaient. Il ne s’était jamais fait à leur présence qui lui était quasiment indétectable. Ces espèces de lézards ne paniquaient presque jamais et faisaient preuve d’un sang-froid hors du commun. Il se rappelait le jour où ils s’étaient montrés pour la première fois. Ils étaient plutôt effrayants, ces hommes-lézards de la taille de halflings chevauchant de monstrueux lézards bipèdes aux crocs nombreux et longs et aux cornes acérées. Ils se dressaient au détour d’un sentier et ne bougeaient pas. Il Capitano n’avait pas paniqué. Il s’était approché calmement. À force de gestes et de sons sifflés, il sembla trouver un accord avec celui qui était leur chef, un certain Tichi-Huichi. Il Capitano envoya un des hallebardiers au chariot des archives de la Compagnie pour prendre les mystérieuses plaquettes de pierre qui gisaient au milieu de leurs annales. Les skinks parurent satisfaits de leur cadeau et emboîtèrent le pas à la Compagnie. Depuis maintenant une année, ils avaient participé à tous les combats. Ils s’avéraient extrêmement précieux pour les attaques rapides et furtives. Hans Schütze essaya de réduire le rythme des battements de son cœur et acheva son tour de garde.

Le skink suivit l’humain de ses yeux. Il savait qu’il fallait attendre toute la durée de la période nocturne car ses créatures à sang chaud avaient tellement besoin de repos… Mais il fallait marcher avec eux. Tichi-Huichi avait récupéré les plaques perdues sans coup férir. Leur lecture, bien qu’énigmatique, les avait confortés dans leur objectif. Et de toute évidence, la route qu’ils suivaient tous correspondait aux tracés stellaires décrits par les Anciens. Le grand dessein se poursuivait et c’était là le plus important…

 

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Session 5 terminée! :)

 

#PIF

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La session Boum est à droite

 

#et l'MILOU

Citation

 

« Hmmm... boss... ?  Pou'quoi qu'on a fab'iquer ça la ? »

« hein ?! » Vholtha s'approche hargneusement de son grot du jour

« Non mais... c'juste que'la po'te est trop p'tite... » dit ce dernier tout en se recroquevillant le plus possible

 

Eul big dakka se retourna et examina son œuvre d'un œil paternel, puis fixa la porte... puis refixa son oeuvre... puis à nouveau la porte, l'air pensif...

 

Quelques minutes plus tard, le mur nord du mek shop fut éventré par la forme massive d'un gorkanaut au commande duquel Vholtha souriait de toutes ses dents.

 

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Bonjour,  session 5 terminée!

 

Ma photo de session:

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Le milou:

 

Et voici qu'une ombre gigantesque survole l'armée...

Galrauch, le premier des dragons du chaos, grande calamité du monde se joint à l'host chaotique, ses 2 têtes rugissante et crachant l'une un feu noir, l'autre un souffle démoniaque tout aussi mortel pour ceux à son contact...

Et derrière, suive les adeptes de Tzeentch, Engrimm Van Horstmann le premier d'entre eux sur son dragon bicéphale Baudros suivit par d'autres adeptes du dieux du changement, tous prêt à faire déferler leur colère et leur magie impie sur le monde...

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La PIF :

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Révélation

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LE MILOU :

Les vingt Boyz avancèrent avec prudence dans la grotte aux proportions gigantesques. A l'affut du moindre mouvement suspect, ils s'accrochaient avec force a leur lourd kikoup dans l'espoir d'être prêt a affronter la créature que le Boss voulait voir dans son cheptel. En un instant, surgit de nulle part, une masse de griffes, d'écailles et de crocs avait envoyé s'écraser 10 m plus loin les 3 premiers malheureux de la troupe. Le Squiggoth, aux proportions impressionnantes, poursuivi sa charge lourde jusqu'au milieu de la clairière en renversant plusieurs arbres sur son passage.

 

Ses lourdes pattes avant grattaient le sol avec force, pour préparer son corps a la nouvelle charge qu'il préparait vers les envahisseurs au cuir jaune. il se mit en branle avec fougue, la tête la première, prêt a ne faire qu'une bouchée de ces misérables avortons. le sol se dérobât subitement sous son poids, le plongeant au font d'une fosse dans laquelle il n'avait même pas la place de se retourner. aussi soudainement qu'il s'était retrouvé ici, un voile verdâtre traversât son champs de vision et atténua d'un seul coup sa rage. Le Weirdboy esquissa un sourire lorsqu'il s’aperçut qu'une fois encore Mork avait accédé a sa requête et lui avait permi de prendre contrôle du cerveau primitif de la puissante créature. Grokrän serait satisfait.

 

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Petit rattrapage : 

Session 4

Milou : 

«Le tunnel de ronces dans lequel s’était enfoncé Gratgor et ses chasseurs se fît de plus en plus étroit. Cependant le cavalier gobelin ne freina pas la marche… Bientôt l’araignée sortie de l’étroit passage et conduisit la troupe dans un étrange repaire… Les ronces s’ouvraient sur une clairière au sol poisseux, au milieu de laquelle s’élevait un immense arbre mort. Le sol était couvert d’ossements, de toiles et de sphères gluantes… Lorsque la monture passa tout proche de ses dernières, une faible lueur bleutée se dégagea des cocons… Le chamane vivait au milieu du nid des arachnides… Le tronc noir de l’arbre était fendu à sa base et dans les ténèbres de l’ouverture se mis à briller de nombreux yeux. Une silhouette s’approcha de l’entrée et fit signe à Gratgor d’approcher. Lorsque l'orquepénétra dans la tanière du sorcier, nul mot ne fût échangé… Le gobelin tendit le doigt vers le tatouage en forme de serpent du chasseur et toucha unœuf agrippé à l'écorce de l'antre. Les cocons qui infestaient les lieux se mirent à briller et l'obscurité fît place à un étrange spectacle... L'arbre tout entier était couvert de dessins... Une immense fresque née des visions prophétiques du chamane... Au milieu des silhouettes frêles et arachnéennes, se tenait un orque... Son arme levée face à un colosse de pierre... Gratgor s'approcha du gribouillage et reconnu son serpent dessiné sur la poitrine du bonhomme vert..."

 

Photo finish : 
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Voici ma photo finish de cette cinquième session

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Ainsi que le fameux Milou

Révélation

 

«L’étrange chamane commença alors à grimper à l’intérieur de l’arbre pour montrer d’autres dessins au chef des chasseurs. Gratgor s’agrippa à la paroi pour suivre l’énigmatique sorcier. Après quelques minutes d’ascension le gobelin s’arrêta devant un nouveau bout de la fresque… Elle représentait une gigantesque araignée et un étrange œuf blanc veiné de vert… Le gobelin planta alors son regard arachnéen dans les yeux du chasseur et sa voix se mit à résonner dans la tête de Gratgor : « La créature que traque Ulâm ta-parat est proche. Mais Ulâm ta-parat n’est pas encore prêt… Pour dompter le colosse de pierre, un nouveau pouvoir il te faudra… Dévore l’œuf de la faucheuse et l’idole t’obéira ! »

Le chamane se mit alors à marmonner dans un dialecte étrange et l’œuf lumineux qu’il tenait à la main se mit à se fissurer. Une petite araignée bleutée en sortie et le gobelin lui chuchota quelques paroles… La créature bondit de la main du chamane et se mît à descendre le long du tronc…

La voix résonna de nouveau dans le crane de l’orque : « Suis là, elle te conduira à la faucheuse… »

Gratgor bondit au sol, sortit de l’antre et grogna à sa bande de le suivre…

La chasse pouvait reprendre mais la bête était tout autre… »

 

 

Bon courage à vous pour la suite ;)

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Posted (edited)

Pas de photo ce mois-ci pour ma part, parce que je n'ai pas terminé ma Session !

Voici par contre mon MILOU, avec un rappel des épisodes précédents.

 

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Prologue – Dans les ténèbres

Révélation

 

La Bête cligne des yeux, lentement, paresseusement. Elle savoure entre ses dents le liquide nourricier dans lequel elle baigne. Les mouvements du fluide la caressent et stimulent doucement les multiples terminaisons nerveuses qui constellent sa peau laiteuse.

 

Ces sensations apaisantes pourraient plaire à la Bête, mais rien n’a été prévu pour qu’elle puisse ressentir du plaisir. Pour tout dire, elle ne ressent rien. Son esprit est fort, néanmoins. Mais il reste tapi dans les ombres, tout comme son corps, recroquevillé, comme étouffé par quelque chose de plus puissant, de plus important.

 

Sans prémices, la matrice se déchire soudainement. Le flot nourricier qu’elle contenait se répand sur la paroi chitineuse qui recouvre la salle d’incubation, entraînant avec lui l’être qui somnolait en son sein.

 

La Bête cligne des yeux à nouveau, en raclant le sol avec ses griffes. Un hurlement instinctif monte dans sa gorge, mais il s’efface quand son être s’ouvre enfin à la conscience. En un instant, des millions d’esprits l’envahissent et l’accueillent.

  

Sans une hésitation, la Bête se redresse, et se dirige vers la lumière.

 

 

Chapitre 1 – Le vaisseau

Révélation

 

Gêné par les câbles de la partie haute de la console, Mauris pestait, comme à son habitude, contre la machine, la lumière, le vaisseau, les pilotes, tout ce qui lui passait par la tête. A côté de lui, Genloui notait les réactions de la machine sur sa tablette d’entretien, sans tenir compte des injures qui sortaient de la trappe d’accès. Technicien de niveau 4, il avait l’habitude de travailler avec des collaborateurs de toutes sortes. Mauris n’était pas le plus compliqué à gérer, loin de là, ce câbleur obtenait généralement d’excellents résultats. À condition qu’on n’essaie pas de lui faire la conversation.

 

Après une dernière salve de jurons, Mauris rebrancha le câble d’alimentation principal en marmonnant instinctivement le verset de purification sensé apaiser et remercier l’esprit de la machine. Il n’hésitait pas à affirmer haut et fort, notamment à la cantine ou au cours des réunions trihebdomadaires, qu’un psaume ne remplace pas une burette d’huile ou un connecteur neuf. Notamment lorsque le sous-intendant du pont listait les économies qui pourraient être faites sur les fournitures du vaisseau. Mais, plus que la foi, Mauris avait comme tout le monde son lot de superstitions et de croyances plus ou moins assumées.

 

La console émit une série de couinement lorsque les fluides chassèrent l’air qui avait envahi ses artères, puis elle redémarra et retrouva son ronronnement habituel. Toujours allongé dans la cavité étroite qui permet d’accéder aux entrailles de la machine, Mauris attendit quelques instants en écoutant attentivement le grondement familier. Lorsqu’il se sentit pleinement satisfait par les réactions de la console, il commença à s’extirper du conduit.

 

-          Bordel, Genloui, tu pourrais m’aider quand même ?

 

Les technicos, ils ont quoi ? Trois ou quatre ans d’études en plus, une vareuse avec des boutons brillants, et surtout même pas le courage de se pencher pour venir en aide à un camarade. Voilà ce que pensait Mauris en s’agrippant à ce qu’il pouvait, pour extraire ses jambes puis le reste de son corps.

En fait, il l’avait pensé tellement fort, qu’il l’avait peut-être bien dit à voix haute.

Lorsqu’il se redressa, en préparant une version moins pacifique de son avis sur les techniciens, il se retrouva seul dans le couloir d’entretien.

 

-          Non mais… Il s’est barré, murmura Mauris avec des yeux ronds. C’est interdit, ça, hé le technicos !

 

Il braillait carrément, cette fois, en ramassant ses outils.

 

-          Cette fois, on te ratera pas ! On va pas te rater mon pote ! continua-t-il à hurler dans le couloir vide, en s’éloignant vers le sas d’accès.

 

Le câbleur ouvrit le sas et éteignit l’alimentation du couloir, plongeant dans le noir la longue galerie d’entretien. La trappe du sas se referma derrière lui, abandonnant le couloir au ronronnement des machines.

Sur le sol, à quelques mètres de la console, la tablette d’entretien de Genloui clignotait dans le noir.

 

 

La Bête avait attendu, longtemps, en parcourant en silence les couloirs d’entretien du gigantesque vaisseau. Elle avait appris. Elle avait compris les rites du vaisseau, les rythmes, les parcours, les fonctions. Elle s’était nourrie avec parcimonie, sélectionnant avec soin les proies qui pourraient disparaître sans affecter le fonctionnement du vaisseau et sans trop inquiéter les autres animaux qui en parcourent les coursives. Elle avait étudié avec soin les corps de ses proies, comprenant et maîtrisant peu à peu leurs fonctions vitales, leurs organes, leur psychisme. Ça avait été long, mais elle avait fini par percer les secrets de leur esprit.

 

Aujourd’hui, elle avait pris davantage de risques.

Ses griffes, plantées dans le cerveau de sa proie, avaient sectionné des zones précises de l’organe, privant l’animal de la parole et du mouvement, mais le maintenant en vie.

 

La Bête savait qu’on chercherait l’animal, parce que celui-ci était important, plutôt rare. Mais le vaisseau se passerait de lui, et finirait par l’oublier. Il était important, mais sans l’être trop. Oui, elle avait pris tout son temps pour le sélectionner. Elle allait maintenant s’appliquer à sonder l’esprit et la mémoire de sa proie. Il lui fallait tout connaître de lui. Son passé, sa vie. Ses rêves, ses besoins, ses envies. Ses croyances, ses peurs, ses déviances.

Parce qu’un jour, le vaisseau allait rejoindre une planète au sol recouvert de myriades de proies. Et parce que ce jour-là, la Bête devrait être prête à commencer la collecte.

 

 

Chapitre 2 – En famille

Révélation

 

Silvia se pencha sur le berceau, sans faire un bruit, en se mordillant la lèvre. Elle murmura :

 

-          Ils dorment enfin…

 

De l’autre côté de la pièce, sous l’unique fenêtre de l’appartement, Bernar profitait des dernières lueurs du jour pour démonter l’alimentation de l’un des servo-bras de sa combinaison, et nettoyer les petits éléments, à la recherche de ce qui provoquait d’agaçants grésillements depuis plusieurs jours.

 

-          C’est pas dommage ! dit-il. Ils cassent bien les oreilles ces deux-là.

-          Tais-toi, idiot, dit Silvia avec un sourire, en lui passant la main dans les cheveux.

 

Elle savait très bien que Bernar était, comme elle, fou d’amour pour leurs deux bébés. Ils les avaient tant attendus, ces deux-là ! Après plusieurs fausses couches, ils s’étaient presque résignés. Le seul couple du bloc à ne pas avoir d’enfants… et aujourd’hui, ils en avaient deux.

 

Silvia commença à débarrasser la table. Comme elle en avait pris l’habitude, elle passa le doigt dans le fond des assiettes, puis elle le suçota pour ne rien laisser, ne pas jeter la moindre trace d’aliment. Elle était mère, maintenant, elle ne pouvait pas se permettre le moindre gaspillage. Elle se devait d’être forte, et de tout faire pour que ses enfants aient les meilleures chances de survie. La vie était difficile ici. Une vie faite de travail, de sacrifices, de douleur.

Lorsque le doc lui avait annoncé qu’elle attendait des jumeaux, Silvia avait un peu paniqué. Mais les bébés avaient changé sa vie. Elle se sentait plus forte, plus conquérante, plus précieuse que jamais.

 

Après avoir déposé la vaisselle dans le caisson de nettoyage, Silvia revint vers Bernar, et le prit dans ses bras. Le mari continua son travail comme si elle n’était pas là, mais elle savait qu’il appréciait l’étreinte. Elle regarda par la fenêtre. Un énorme cargo spatial venait de percer les nuages, et amorçait sa descente vers le spatioport.

 

-          Celui-là, il est pour moi demain ! dit Bernar. C’est curieux, on l’attendait depuis plusieurs jours.

-          Dis… Nos bébés… Tu crois qu’ils auront leur chance ? Qu’ils seront heureux ?

 

Bernar posa son tournevis, et leva les yeux vers les nuages. Le vaisseau avait allumé ses rétrofusées et entamé son approche. D’une taille fabuleuse, l’appareil transportait des millions de conteneurs. Sur beaucoup d’autres planètes, il aurait fallu organiser un déchargement par navettes, long et coûteux. Mais ici, on savait gérer ce genre d’engins. Les équipes de nuit allaient ouvrir les immenses panneaux latéraux du monstre de métal et, demain, les équipes de jour trieraient et débarqueraient les conteneurs. Il suffirait de quatre ou cinq jours pour retirer au vaisseau la moitié de son poids.

Bernar faisait partie d’une équipe de jour.

 

-          Ne t’inquiète pas, répondit-il à sa femme en prenant sa main. On y arrivera.

 

Le vaisseau, de plus en plus énorme, enclencha sa deuxième salve de rétrofusées pour stabiliser et ralentir sa chute. Le grondement devint plus fort, et les parois de l’appartement commencèrent à vibrer.

Dans le berceau, l’un des bébés se mit à gigoter puis à gémir.

 

-          Oh non, dit Silvia, ils me les ont réveillés !

 

Elle s’approcha du berceau. Les yeux grands ouverts, l’un des enfants réclamait à manger de plus en plus bruyamment.

 

-          Je suis là mon chéri, maman est là.

 

Elle remonta la manche de sa tunique, et commença à retirer un bandage qui entourait son avant-bras. Sous le bandage, la peau était percée de multiples trous et fentes, plus ou moins cicatrisés. La chair, boursouflée et violacée, devait la faire horriblement souffrir.

Elle se pencha sur le berceau et tendit son avant-bras. Avec voracité, l’un des bébés se projeta en avant et vint planter ses crocs dans le bras tendu. Le sang gicla jusqu’au visage de Silvia, qui regardait la scène avec un amour infini. S’agrippant à l’avant-bras avec deux de ses pattes, le bébé commença à suçoter goulûment le sang et le pus.

 

Ayant délaissé son travail, Bernar vint lui aussi se pencher sur le berceau, et commença à déboutonner sa combinaison. Le second enfant réclamait sa part.

 

-          Ils sont beaux, hein ? lui dit sa femme.

-          Oui. Magnifiques.

 

 

Chapitre 3 – Espace

Révélation

 

Le vaisseau glissait silencieusement dans l’espace. Immense, presque aussi grand qu’une planète, il était pourtant une créature vivante, au cerveau incroyablement petit, si on le comparait à sa masse fabuleuse. Des relais synaptiques innombrables créaient un réseau neuronal qui démultipliait les maigres capacités mentales de la créature.

 

Propulsé grâce à l’énergie venant de la combustion de sa propre matière, le vaisseau agonisait. Chaque seconde qui passait lui arrachait un peu plus de vie, un peu plus de chair, tandis qu’il s’automutilait pour alimenter ses puissants réacteurs organiques.

 

Quoi de plus normal ? Il avait connu mille vies et mille morts. Il s’était parfois consumé, consommé, jusqu’à ne plus être qu’une coquille presque vide, aveugle et froide, aux portes de la mort. Il lui était même arrivé de dériver dans le vide interstellaire pendant si longtemps que des civilisations avaient eu le temps de naître, de prospérer, et de disparaître.

 

Mais quand on est le vaisseau, on ne s’interroge ni sur le temps, ni sur la distance. Ni sur la peur ou la douleur. Même la survie n’a pas vraiment de sens.

 

Le vaisseau vivait. C’était tout.

 

Un capteur de surface se mit à frémir, et transmit au réseau synaptique un court message électrique. Un signal lointain, fugace, sans objet, venait de réveiller une conscience éteinte depuis longtemps. Le vaisseau se mit à frémir à son tour. Pour la première fois depuis des siècles, il éveilla instantanément, instinctivement, des processus chimiques et biologiques dont il ne connaissait même plus l’existence.

 

Quel était ce signal ? Avait-il un sens, un but ? Avait-il été envoyé par l’un des éclaireurs de la ruche ? Avait-il été créé par le mouvement d’une flotte lointaine, ou émis par une planète cherchant à en contacter une autre ?

 

Aucune importance pour le vaisseau. Porté par l’instinct, il amorça un changement de direction pour suivre le signal. Au même moment, des codes génétiques spécifiques étaient injectés dans les immenses forges organiques du vaisseau-ruche. Les réserves de fluide primaire bouillonnaient déjà, activées par d’antiques procédés biologiques. Dans les heures qui suivraient, des chambres d’incubation commenceraient à s’y former. Elles viendraient se greffer à la structure du vaisseau. Dans les mois qui suivraient, des myriades de créatures seraient fabriquées dans les incubateurs. La ruche allait créer tout ce dont elle avait besoin, depuis les microscopiques spores allergisantes qui ensemenceraient leur futur monde-proie, jusqu’aux gigantesques bio-vaisseaux qui mèneraient les guerriers de la ruche au contact des éventuels navires ennemis.

 

Mais pour le moment, alors que le vaisseau s’efforçait de calculer la meilleure trajectoire pour économiser ses forces, une sensation éteinte se réveillait également en son sein. Il avait faim.

 

Une faim dévorante, primitive, effarante, plus puissante que toutes les sensations que pouvaient ressentir les autres créatures de l’univers.

 

 

Chapitre 4 - Couloir 7

 

-          Prends un peu d’eau.

 

Rober me tendait une tasse cabossée. Je n’avais même pas remarqué qu’il s’était approché. Tu parles ! Trois jours d’affilée sans dormir, à surveiller deux couloirs et huit points d’entrée possibles. J’étais si fatigué que je n’étais pas complètement sûr d’être utile au groupe, en fait.

Je pris la tasse, en essayant de me concentrer pour limiter les tremblements de ma main.

 

-          Ça va ? me dit-il. Tu tiens le coup ?

 

Je crois bien que je ne lui ai pas répondu.

L’attaque avait commencé quatre jours plus tôt. Des messages avaient été diffusés partout, par vox-drones, pour annoncer l’approche d’une flotte ennemie et imposer la conscription immédiate de toute la population adulte du secteur. Du délire ! On n’avait jamais connu ça, au point que pas mal d’entre nous avaient cru à un canular. Il faut dire que, depuis plusieurs mois, des hackers avaient provoqué pas mal de dégâts dans les systèmes de communication et de propagande du gouverneur Manumakron.

On trouvait ça plutôt marrant, à l’époque.

 

-          Ça bouge, ou pas ? ajouta Rober en clipsant son bolter sur la rampe anti-recul.

 

Qu’est-ce qu’il me racontait celui-là ? Si ça avait bougé, on serait sûrement déjà tous morts. Je lui répondis quand même cette fois-ci. Je sais bien que c’est à cause de la fatigue (et de la flippe ?) que j’aboie sur tout le monde en ce moment.

De quoi je vous parlais, au fait ? Ah oui, les hackers. D’après Gisel, la fille qui vient du secteur 8, il y avait là-bas une espèce de secte qui recrutait dans les zones basses de la cité. Des gens bizarres qui se rasent le crâne, parlent de fin du monde, de renouveau, toutes ces conneries-là. Elle est sûre que les choses qui nous sont arrivées viennent de ces gens-là.

Moi, je n’y crois pas. Des gars de chez nous, qui ouvriraient nos portes à des monstruosités spatiales ? N’importe quoi.

 

Le truc bizarre, c’est que nos défenses orbitales sont tombées super vite. Il y en a qui disent que les lasers orbitaux n’ont même pas tiré. Du délire, je vous dis. Nous, on a fait comme on a appris. Rassemblement au poste militaire de secteur, distribution de flingues, de gilets et de casques, répartition dans les unités locales de défense. On a l’habitude, tout le monde s’entraîne à ça, c’est normal.

Sauf qu’il y a eu des explosions. Au moins quatre ou cinq dépôts d’armes et de carburant du secteur ont cramé, tous en même temps.

Une heure après, les incendies n’étaient même pas éteints, quand le ciel est devenu noir, rempli de choses venues de l’espace. Des milliers, des millions de bêtes immondes nous ont dégringolé dessus.

 

Je crois bien que tous les gens que je connaissais sont morts.

 

-          Ffft… Couloir 7. En approche.

 

Rober peut être pénible, mais son oreille est bien meilleure que la mienne. Son flingue aussi, d’ailleurs, ce qui m’ennuie davantage. Je tournai mes yeux et ma pétoire vers le couloir 7. Je sentis mon crâne bourdonner, comme à chaque fois que la peur vient me retourner le ventre. Ça avait au moins le mérite de me réveiller.

Dans le couloir, des cliquettements commencèrent à me parvenir. Discrets, légers, comme si on piquait de petites aiguilles sur la surface bétonnée du passage. J’enlevai la sécurité de mon fusil laser, très très lentement.

 

La chose déboucha dans le couloir. Elle nous tournait le dos pour le moment. On aurait pu croire que c’était un homme. Mais alors, un homme à quatre bras, avec des serres longues et pointues comme des couteaux de cuisine. Le crâne chauve, parcouru de veines saillantes. Merde.

Il se tourna et nous vit immédiatement, juste avant que je ne lui perce un trou en plein milieu du crâne. Rober a de bonnes oreilles, moi c’est les yeux. J’avais tiré sans même y penser. La chose s’effondra en poussant un hurlement ignoble. Comme en écho, des hurlements semblables envahirent le couloir d’où était venu le monstre. La seconde d’après, un flot d’hommes-bêtes débouchait, à 50 mètres à peine de notre position. Le bolter de Rober se mit à cracher au milieu de la horde, déchiquetant bras et corps avec des bruits immondes.

Je l’attrapai par le bras et me mis à brailler.

 

-          Qu’est-ce que tu fous Rober ! C’est pas le plan !

 

Il décrocha son bolter de la rampe, tout en continuant à tirer. Le recul de l’énorme arme devait lui faire un mal de chien.

 

-          Rober ! Bordel, faut y aller !

 

Il continuait à tirer mais, chez l’ennemi, chaque mort était remplacé par deux autres monstres, qui grimpaient sur les corps en glissant dans la mare de fluides vitaux qui s’étalait peu à peu. Rober était comme fou. Inarrêtable. Je m’enfuis.

J’eus à peine le temps de me réfugier dans le conduit d’évacuation. Les monstres atteignirent le piège, et déclenchèrent l’explosion des mines à fragmentation qui étaient réparties dans tout le couloir. Je crois qu’on avait un peu forcé la dose, parce qu’une partie du plafond s’effondra peu après l’explosion.

 

Je ne connaissais pas bien Rober, mais j’étais sacrément embêté. Je crois que c’était quelqu’un de bien.

Je suis retourné dans l’abri. Ils avaient entendu l’explosion, mais il a fallu tout expliquer. Et puis les rassurer, et puis organiser la suite. C’était pas facile. J’avais tellement mal au crâne.

 

J’étais tellement fatigué.

Edited by Galthor-BD

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Session 5 terminée pour moi avec cette PIF qui en atteste, la session aura été chargée entre la peinture et surtout la conversion du Gorkanaut, qui est un bonus en cours de peinture chez Crevette, mais surtout compliquée avec mon opération, elle est finie avec quelques jours de retard, mais je suis assez fier qu'elle soit bouclée, allez c'est parti pour la S6!

Je vous fait quelques infidélités, j'ai reçu mes 2 chars Skorpius du mechanicus ce matin et des bitz pour convertir Cawl et des kataphrons au Dark Mechanicus.

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Voici le MILOU de ma S5, je tourne en dérision mes orks pour que le fluff corresponde à ma session.

 

Après avoir vu les lootas éventrer leur chars Leman Russ pourtant si solides, avoir vu des méganobz éventrer la moitié de leurs bunkers suite à une arrivée en téléportation. Le capitaine Klaus pensait avoir touché le fond et avoir vu tout ce dont un ork est capable en particulier dans cette zone montagneuse si escarpée dont il avait la responsabilité.
Ses forces étaient au bord de l’épuisement mais les survivants continuaient à défendre leurs positions coûte que coûte. Il entendît des bruits de pas qui firent trembler le sol, tels 2 géants, des Gorkanauts approchaient difficilement de sa ligne de défense, à cause de la pente du terrain. Il vit la terreur dans les yeux de certains de ses hommes, la certitude que leur mort était imminente, et les bruits de pas résonnaient encore et encore… 
Alors qu’ il s’apprêtait à envoyer un dernier message au commandement central de la planète Gilgamesh, pour annoncer la perte définitive de sa position. Il entendît des rires éclater et pour une fois ce n’était pas des voix orks mais c’était ses hommes, il en pleura et se précipita en surface pour comprendre. Ses hommes étaient pliés en deux, pour la majorité il crût tout d’abord à une attaque chimique, la sauvagerie des orks n’avait donc aucune limite. Mais les rictus qui défiguraient les soldats étaient dus à l’amusement, les rires les poussaient aux larmes. Les bruits de pas de géants s’étaient tus. Il regardât là où le sergent Von Hart pointait son doigt et vît les 2 Gorkanauts retournés sur le dos, tels 2 tortues retournées... incapables de se relever. Ils s’étaient finalement révélés incapables de gravir les système défensif de tranchées en escalier.
« Messieurs nous mourrons sous peu mais ce ne sera pas aujourd’hui, le Mont de Kullab tient encore après 184 jours de siège, l’Empereur nous protège encore ».

 

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En retard pour la publication ici, mais dans les temps, ma session 5 est terminée :

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Et du bonus :

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Le Milou :

Révélation

Arbaldo s’assit contre un escarpement rocheux. Il était content chaque fois que la marche prenait fin. Il allait pouvoir boire pour s’endormir.

Il ne comprenait pas toujours ce qui se passait autour de lui. La plupart des créatures qu’il croisait étaient de toute façon trop petites pour qu’il leur prête une réelle attention.

Il se rappela néanmoins qu’il y a fort longtemps, il avait rencontré une petite créature avec laquelle il avait sympathisé. Cette créature s’appelait Ernst. Arbaldo l’avait rencontrée alors qu’il n’était qu’un jeune géant. Il n’avait pas encore de poil au menton. Il avait cependant déjà goûté à la bière et au vin et cela, en quantités déjà très honorables ! Mais à cette époque, il avait trouvé des adversaires qui l’avaient vaincu. Il s’agissait de petites créatures cruelles au teint verdâtre. Ils chevauchaient des grands loups. Leur chef s’appelait Khan. Ces terribles nouveaux maîtres lui avaient causé beaucoup de blessures. Et ils voulaient l’échanger. Les futurs maîtres étaient bien plus gros que les petites créatures qu’il croisait habituellement. Et ils mangeaient beaucoup, presque autant que lui ! Khan parlait beaucoup avec un des gros et Arbaldo avait dû défiler devant eux. Puis, on l’avait parqué non loin d’un de ses congénères. Mais cet autre géant était enchaîné et portait un casque qui l’empêchait de boire quand il voulait ! Son sort n’avait pas du tout fait envie à Arbaldo. Il avait été très triste !

C’est alors qu’il y avait eu un grand vacarme. Des combats avaient lieu. Les gros étaient venus chercher l’autre géant et étaient allés se battre. Personne n’était venu détacher Arbaldo. Il s’était inquiété. Alors il avait décidé qu’il allait s’enfuir. Il avait essayé de toutes ses forces de briser ses liens. Après une lutte épuisante, les liens étaient intacts ! Heureusement, Arbaldo s’était aperçu que les arbres auxquels il était attaché trainaient par terre. Quelle chance !

Le vacarme s’apaisait. Sa curiosité avait été la plus forte. Il était parti voir ce qui s’était passé. Une troupe vêtue de noir et de violet tuaient les dernières créatures cruelles. Les gros et l’autre géant avaient disparu.

* * *

Alors qu’il avait pensé la bataille terminée, Ernst avait vu un terrible géant s’approcher. Il avait rassemblé sa troupe de piquiers afin de faire front. Ce formidable adversaire tirait deux énormes arbres derrière lui. Ernst avait senti la peur lui courir le long de l’échine. Alors qu’il hésitait sur la conduite à tenir, il avait discerné quelque chose dans l’attitude du géant, une sorte de détresse. Sans réfléchir, il avait décidé de poser sa longue pique et s’était approché en levant une main amicale.

* * *

Arbaldo avait vu une petite créature qui s’était approchée doucement de lui. Il avait encore en mémoire les mauvais traitements qu’il avait reçus récemment. Il s’était demandé si les nouveaux maîtres allaient être aussi durs avec lui. Mais la créature avait avancé jusqu’à lui et l’avait touché avec douceur. Il n’en avait pas fallu plus pour qu’Arbaldo se laissât tomber sur son séant et sentît ses yeux ruisseler. Il avait appris plus tard que la créature s’appelait Ernst. Il était le chef d’une troupe de la compagnie des mercenaires du Khatovar.

C’est ainsi qu’Arbaldo devint un vétéran mercenaire. Sa barbe avait poussé. Il avait écrasé de nombreuses petites créatures. Mais un jour, Ernst trouva la mort. À nouveau, les yeux d’Arbaldo avaient coulé. Il avait bu très vite et en quantité pour l’aider à oublier.

Ce soir, il ne savait pas pourquoi il avançait avec les cavaliers. Mais il se rappelait qu’Ernst lui avait bien répété de faire tout ce que ‘Pitano disait. Après sa troisième barrique avalée, il sentit une douce torpeur le saisir. Il s’endormit paisiblement en repensant à cette main posée avec douceur des années plus tôt.

 

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Hum :

- Milou final (en rapport avec la "brush arena" à venir)

"Depuis que Gratgor avait mordu dans l’œuf arachnoïde, un pouvoir nouveau coulait dans ses veines…

Il était enfin devenu « Ulam Ta Parat », l’élu qui marche… Mais ce don avait un revers… Toutes les nuits, il était assailli d’étranges visions… Il se trouvait lui et ses troupes au milieu d’une ruine antique, un immense cirque de pierre où devait se livrer jadis de terribles combats… D’autres géneraux étaient aussi présents entourés de leurs meilleurs hommes. Certaines bandes était humaines, orques, félons du chaos et d’autres plus étranges encore… D’immenses armures et de droles d’arbalètes marquées d’un aigle à deux têtes, des légions de monstres tentaculaires venus du plus horribles des cauchemars… Et au-dessus de cette foule gesticulante, se penchaient d’immenses silhouettes… Imposants Titans barbus, chauves et binoclars se frottant le menton et examinant avec attention les combats à venir…

Le cerveau du général vert était bien trop étroit pour comprendre ses visions, mais quoi qu’il en soit, si combat il devait y avoir, les troupes de Gratgor seraient prêtes…"

 

-PAF
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Photos bonus

Révélation

 

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Merci à Galtor d'avoir géré ce CDA dans la bonne humeur et à l'ensemble des participants pour leur soutient et précieux conseils tout au long de cette aventure ;)

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Hello

 

Ah oui, j'ai oublié de poster là:

La photo de la sixième session:

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La photo de groupe de tout le CDA:

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A plus! :)

Edited by tueur nain

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Moi aussi j'avais oublié ici, Merci pour le rappel!

Ma PIF Session 6 :

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Révélation

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Et mon joli tableau tout vert !

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MILOU !

Après des semaines de massacres, tantôt dans un camp et tantôt dans un autre, l’Astra Militarum se retrouva encerclé dans leur dernier camps fortifié de la planète. Le commissaire Pedrowsky avait eu beau mettre aux fers plusieurs gradés pour leur incompétence, rien n’avait pu avancer l’inexorable avancée de la marée verte.

Depuis plusieurs jours maintenant les derniers astropathe sous ses ordres avaient vu leur tête exploser comme un melon trop mûr sous les assauts répétés des shamans de la waaagh, leurs capacités développées au-delà de tout entendement par la force du nombre et l’animosité palpable. Impossible d’envoyer de messages urgents, il avait dû s’en remettre à une transmission radio longue portée sous forme de SOS.

Dans un bruit de turbine assourdissant le Thunderhawk « Voluntatis Ferro » des Iron Hand se posa au milieu des vestige d’un camps de l’Astra Militarum. Attiré jusqu’ici par un appel de détresse émis en boucle par une balise de secours archaïque. La patrouille envoyée par le chapitre ne mit pas longtemps à se rendre compte que les combats avaient dû se dérouler ici même plusieurs années auparavent et qu’aucun survivant de l’Astra Militarum n’était encore présent ici.

Soudainement un silence de mort s'abattit sur la jungle environnante et mit en alerte les soldats habitués…

MILOU LA TOTALE !

Révélation

Les bruits des moteurs des valkyries ne furent bientôt plus qu’un écho gênant qui ne tarderai pas à s’estomper. Le 214ème détachement de Catachan, en vétéran rôdé aux missions de reconnaissance dans un milieu à la faune aussi exubérante, ne mit que quelques minutes pour se mettre en ordre de marche.

La planète Caliope IV, une géante à la jungle luxuriante avait vu s’écraser quelques lunes plus tôt le navire en perdition d’un archéologue entré en possession de vieilles données Post hérésie intéressant particulièrement Mars et ses Grands Prêtres. Chaque escouade se mit en marche vers des coordonnées différentes, toutes susceptible d’avoir vu l'atterrissage brutal du vaisseau.

Ouvrant la marche, une Sentinelle équipée d’une puissante tronçonneuse dégageait largement le passage pour les dix fantassins formant l’escouade XI, surnommée “les squales”. La progression, bien que difficile compte-tenu de la densité de la végétation, se faisait à bon train. Un peu avant la tombée de la nuit, le Sergent Chase autorisa l'installation du bivouac et instaura les tours de garde.

Les trois jours suivants ne furent pas plus animés, et rapidement les hommes prirent leur marques et leurs aises. Le cinquième jour tout bascula. L’escouade avait reprit son périple au levé du jour, certain d’arriver au potentiel lieux du crash avant la fin de la matinée. Physiquement encore frais, les quelques jours précédents n’ayant pas présenté de difficulté pour des vétérans comme eux, il constatèrent un changement dans la végétation alentour. Celle-ci devint moins dense et plus verte, signe d’un point d’eau proche. effectivement, en fin de matinée l’escouade déboucha sur une immense clairière abritant un lac si grand qu’il ne leur était pas possible de voir l’autre rive.

Le vaisseau recherché était bien là, les astropates avaient vu juste. écrasé au sol dans le lac, a une quinzaine de mètres de la rive. La Sentinelle, haute sur ses appuis mécaniques, s'avança pour tester la stabilité des fonds qui lui sembla suffisante pour se permettre d’avancer jusqu'à la carcasse encore fumante par endroits.

Soudainement un silence de mort s'abattit sur la jungle environnante et mit en alerte les soldats habitués. Les fusils laser furent prêt a faire feu quand bien même depuis ces quelques jours aucuns signes n’étaient venus leur faire croire a la présence d’un quelconque danger dans les environs. Mais la jungle cache bien souvent des créatures violentes et dangereuses.

Une clameur sourde arriva bientôt a leurs oreilles. Comme un rugissement qui n’en finirait pas. Débouchant de l’orée du bois a quelques centaines de mètres de la, les Catachans virent fondre sur eux tout un troupeau de créatures faisant le double de leur taille, extrêmement velues et couvertent de fourrures. Croyant a des bêtes sauvages, les gardes ouvrirent le feu sans grande précision. La moindre riposte ayant habituellement pour effet de faire fuir les bêtes sauvages peu désireuses de se frotter a plus fort qu’elles.

Lorsqu’ils se rendirent compte que ce qui leur arrivait droit dessus au pas de charge était en réalité une tribu d’orks a l’aspect bestiale c’était déjà trop tard. Tout fut réglé en quelques minutes. Les armes de pierre combinées à la force démesurée des Boyz eurent raison des squales et bientôt ne resta plus que le pilote de la Sentinelle qui venait d’assister, impuissant, au massacre de ses compagnons d’arme. Il enclencha ses Haut-parleurs afin de diffuser une musique digne du destin tragique qui se profilait a l’horizon. Il établit une liaison vidéo avec l’escouade III avant de s’élancer a portée de son lance flamme lourd.

A l’autre bout de la jungle, quand le vox-com reçu la notification de la liaison vidéo, il présenta a son sergent l’holoécran. Les soldats mirent un moment a comprendre qu’ils se trouvaient face a des Orks. D’aspect massifs, ces spécimens ne ressemblaient en rien aux nombreux orques qu’ils avaient déjà pu affronter.

*****

Le commissaire Pedrowsky referma l’écran de de son holoécran et prit quelques minutes de réflexion dans sa cabine personnelle à bord du Indominus, croiseur de classe IV de l’Astra-Militarum. Il activa finalement l’intercom afin de joindre le capitaine en charge du vaisseau et de l’ensemble des hommes du bord, soit 10 escouades et leur matériel.

“Capitaine Kurt, des informations importante viennent de me parvenir. Notre mission a changée. Je vous envoi nos nouvelles coordonnées. Nous partons évaluer la menace Ork repérée récemment sur Caliope IV. Préparez vos hommes, je m'adresserai à eux dans lorsque le vaisseau sera arrivé en orbite haute.”

“On les a bien krabouillés Boss.”

Du haut de ses deux mètres de muscles le Nobs qui venait de lancer une poignée de Boys sur l’escouade d’Astra-Militarum venu empiéter les terres de leur clan faisait son rapport à une montagne plus imposante que lui encore. Assit sur un un grand trône fait de crânes de multiples races, mais à majorité d’Ork pour bien rappeler à tous qui c’est le Boss, le colosse a la peau jaune et à la pilosité brune très fournie émit un grognement satisfait.

“Bien. Envoi les messagers rameuter les tribu. Ils viennent jamais tout seul ces zoms, ça veut dire qu’il y en a d’autre quelque part à kastagner.”

Quand le Nobs fut sorti de la grande salle du trône, une voix rauque s’échappa de derrière une colonne.

“Gork est content. Gork réclame plus de sang. Mork m’a montré le chemin. Je guiderais tes pas GroKran. les esprits meurent d’impatience.”

*****

Dans un vacarme assourdissant, même pour le plus sourd des Boyz, l’escadron de Tygob s'arrêta au milieu du campement. Ces armes d’acier montées sur de rudimentaires chenilles étaient une force précieuse pour krabouiller du zom. GroKran poussa la lourde peau de bête fermant l’entrée de sa hutte, le sol tremblant sous ses pas lourds.

“Tygob, j'espère que tes kanons sont prêts. Les zom sont pas loin. On va aller les krabouiller comme il faut.”

Le Gobz au regard le plus vicieux s’avança d’un petit pas, restant loin du géant Warboss dont il n’arrive qu’aux genoux.

“Biensur GroKran, tout est prêt comme tu le souhaitais.”

Au même instant, un peu trop nerveux, un gobz s’appuya sur un levier qu’il n’aurait pas dû. Dans un crépitement violent d’énergie verte l’une des machine déchargea un rayon qui vaporisa deux Boyz qui ne furent pas assez vif pour s’écarter.

Un lourd silence de mort s'abattit sur le camps, chacun guettant la réaction du Warboss. Un rire guttural sorti du géant jaune, certain de l’utilité de ces nouveaux jouets.

*****

Les combats faisaient rage autour d'eux, pourtant rien ne semblait être en mesure d'interférer dans ce combat de titans. La force brute contre une volonté d'acier. La rage contre la foi. Le commissaire impérial Jason Blight avait mené ce détachement de l'Astra Militarum selon les ordres reçus du haut commandement. La première rencontre avec les otoctones avait viré au massacre, il entendait bien changer le cours de l'histoire. Que l'empereur lui en soit témoin.

Des années de pratique le mettait clairement en position d'avantage. Les coups du géant menant la charge n'arrivaient pas a toucher leur cible. Fort heureusement d'ailleurs, car l'immense Ork au teint jaunâtre était si puissant, que chacun de ses coups de pince couchait un arbre centenaire. Bientôt les deux protagonistes se retrouvèrent seuls au milieu d'une clairière jonchée d'arbres couchés au sol.

Galvanisé par les nombreux Boyz en pleine euphorie de la bataille, Nazgob luttait psychiquement contre toute la confrérie de l'Astra Télépathica qui essayait de "ruzer" en perturbant la tribu pendant son combat. L'énergie de Mork se déversait par tous les pores de sa peau, teintant l'air ambiant d'une couleur verdâtre. Dans un hurlement gutural, il envoya une telle charge de haine a travers le warp que les cinq têtes des Psykers Primaris explosèrent a l'unisson avant que, vidé de toute son énergie, il ne s'écroule au sol un air satisfait sur le visage.

Lorsque le Weirdboy s'écroula, Pompy leva la tête un instant. De son bras Kidechire il termina d'injecter un stimulant au champignons dont il avait le secret a un Boyz un peu affaiblit avant de s'élancer vers Nazgob. Son Boss ne comprendrait pas la perte de son fidèle conseiller. Sur le chemin, il injecta quelques doses létales de venin de serpent extrait la veille sur Nagini, le dangereux familier du Weirdboy, aux quelques "zom" trop lents ou téméraires pour s'écarter de son chemin.

*****

Dans un autre coin du champs de bataille plusieurs mastodontes humanoides, certainement de primitifs Ogrins, étaient en train d’enfoncer une brèche mettant en danger les Mek Gunz de Tigob. Le rival le plus sérieux de Grokran, Krandur, aperçu la menace entre deux éviscérations. Il tenait une chance de montrer aux autres Boyz combien il était Kosto lui aussi.

“Suivez moi les gars. On va aller leurs montrer à ces lourdaud qui c'est les plus balaiz.”

Son groupe de Nobz, les plus coriaces et brutaux spécimens de toutes les tribus de la Waaagh Grokran, changeât sa trajectoire pour s’interposer rapidement entre les Gobz apeurés et les colosses abhumains.

Leurs gigantesques Kikoup aussi lourds qu’un homme brandis bien haut, ils chargèrent dans un fracas de cris, de fer et de poudre. Le choc fut brutal et le combat rapide. Les Ogrins emmenèrent bien quelques Nobz avec eux, quelques rivaux de moins pour les Boss, mais ils ne purent rivaliser avec le déchaînement de violence.

Un peu à l'écart de la troupe, les yeux encore verdoyants, Skul était heureux que Gork ait entendu son appel et ait pourvu les Nobz d’un peu de sa puissance. Il n’était encore qu’un apprentis aux yeux des autres, mais lui le sentait. L’heure de l’émancipation était proche.

*****

Les vingt Boyz avancèrent avec prudence dans la grotte aux proportions gigantesques. A l'affut du moindre mouvement suspect, ils s'accrochaient avec force a leur lourd kikoup dans l'espoir d'être prêt a affronter la créature que le Boss voulait voir dans son cheptel. En un instant, surgit de nulle part, une masse de griffes, d'écailles et de crocs avait envoyé s'écraser 10 m plus loin les 3 premiers malheureux de la troupe. Le Squiggoth, aux proportions impressionnantes, poursuivi sa charge lourde jusqu'au milieu de la clairière en renversant plusieurs arbres sur son passage.

Ses lourdes pattes avant grattaient le sol avec force, pour préparer son corps a la nouvelle charge qu'il préparait vers les envahisseurs au cuir jaune. il se mit en branle avec fougue, la tête la première, prêt a ne faire qu'une bouchée de ces misérables avortons. le sol se dérobât subitement sous son poids, le plongeant au font d'une fosse dans laquelle il n'avait même pas la place de se retourner. aussi soudainement qu'il s'était retrouvé ici, un voile verdâtre traversât son champs de vision et atténua d'un seul coup sa rage. Le Weirdboy esquissa un sourire lorsqu'il s’aperçut qu'une fois encore Mork avait accédé a sa requête et lui avait permi de prendre contrôle du cerveau primitif de la puissante créature. Grokrän serait satisfait.

*****

Après des semaines de massacres, tantôt dans un camp et tantôt dans un autre, l’Astra Militarum se retrouva encerclé dans leur dernier camps fortifié de la planète. Le commissaire Pedrowsky avait eu beau mettre aux fers plusieurs gradés pour leur incompétence, rien n’avait pu avancer l’inexorable avancée de la marée verte.

Depuis plusieurs jours maintenant les derniers astropathe sous ses ordres avaient vu leur tête exploser comme un melon trop mûr sous les assauts répétés des shamans de la waaagh, leurs capacités développées au-delà de tout entendement par la force du nombre et l’animosité palpable. Impossible d’envoyer de messages urgents, il avait dû s’en remettre à une transmission radio longue portée sous forme de SOS.

Dans un bruit de turbine assourdissant le Thunderhawk « Voluntatis Ferro » des Iron Hand se posa au milieu des vestige d’un camps de l’Astra Militarum. Attiré jusqu’ici par un appel de détresse émis en boucle par une balise de secours archaïque. La patrouille envoyée par le chapitre ne mit pas longtemps à se rendre compte que les combats avaient dû se dérouler ici même plusieurs années auparavent et qu’aucun survivant de l’Astra Militarum n’était encore présent ici.

Soudainement un silence de mort s'abattit sur la jungle environnante et mit en alerte les soldats habitués…

PAF !

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Un grand merci a tous pour ce CDA. J'ai passé une année de plus riche en hobby et c'est un peu grâce a vous.

 

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Je me lance à mon tour avec ma Photo "admirable" finale, je serai tenté de dire que les orks dominent le monde et que c'est vérifié encore une fois avec cette fin de CDA, mais ce serait trop humble les orks dominent l'unviers, mouahaha!

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Et d'un peu plus près :

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Vraiment une belle aventure ce CDA.

Révélation

Alors que le Mont Kullab semblait aux mains des orks et que les rares humains présents étaient prisonniers, destinés à servir de festin aux orks ayant conquis ces positions. Borkan entendit monter une rumeur qui finit rapidement en hurlements, souvent cela se produisait pour manifester leur joie face à une bagarre, la présentation d’un nouveau véhicule. Pour l’occasion le Big Mek local sortit un énorme canon shock qu’il présentat comme « Eul Shokker Surgonflé », à entendre les crépitements cette arme et le châssis de kataphron sur lequel le Big Mek s’était lui-même « grêffé » l’arme devait être redoutable.

Et la démonstration commença, le crépitement augmenta en flèche, les zumains prisonniers hurlaient essayant de se protéger les zoreilles comme ils pouvaient, peut importe, ils n’en auraient plus besoin longtemps. Puis des orks firent de même. Et le rayon partît frapper un Leman Russ sur lequel des boyz étaient installés… pulvérisé. Les orks explosèrent de rires gutturaux. Un nouveau rayon jaillît de nouveau mais cette fois il touchâ un Gorkanaut de dos et fît un trou tel que le marcheur s’effondra, plus personne ne rigolait malgré la victoire, car tous savaient à quel point la colère du Warboss allait tous les toucher, au mieux il mourraient demain sur le champ de bataille au pire ils se retrouveraient à leur tour dans un enclos.

Plus sérieusement, je termine ainsi mon 3e CDA long warfo d'affilée, 3 années que ça passe vite...cela aura été une belle expérience en terme d'interaction, je me serai régalé particulièrement avec les défis croisés réalisés avec @Koshon et @kreell. L'aventure continue avec ces 2 compagnons.

 

Merci @Galthor-BD pour l'ambiance et les deadlines qui motivent vraiment à peindre, l'idée des sessions de 2 mois était vraiment bonne et a été précieuse pour dynamiser le CDA et faire que l'on a eu peu d'abandons par rapport à d'autres fois.

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Salut à tous,

 

j'ai un peu zappé le sujet Multiples... Vite, je poste mon ultime session :

 

Photo S6 :

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Le MILOU qui va avec :

Révélation

« Plutôt bien que les demi-portions soient pas avec nous ! Y en a plus pour nous » se répéta encore Gradub en gobant un gigot encore sanglant. Cette chevauchée lui semblait un peu soutenue et son estomac criait davantage famine…

« Ouaaaak ! » entonna Lacère, le faucon de Grolar.

« Saleté de bestiole ! » pensa Gradub. Heureusement qu’il s’agissait du faucon de son frère. Autrement, il aurait déjà fini en brochette. Il lui en avait déjà coûté un œil tout de même. Un jour où à cause d’une fringale, il s’était emparé du chétif garenne que le piaf avait dégoté au bas d’un précipice. Et bien, cette saleté n’avait pas apprécié ! Grolar avait pris sa défense… et Lacère était resté en vie…

Les deux frères avaient l’habitude d’accompagner les caravanes pour les protéger quand ils avaient rencontré quelques cavaliers de cette troupe de mercenaires. Leur chef, Il Capitano, leur avait promis une montagne de bouffe en récompense de leur engagement.

Pour l’instant, aucun des deux ne le regrettait. Même si ne plus être avec les halflings avait des inconvénients : le goût de la pitance était réellement moindre. Mais comme il se l’était déjà dit, cela en faisait plus pour eux…

 

Et le final avec le bilan de l'année :

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Le Milou final :

Révélation

Il Capitano était fier de ses hommes.

Bronzino avait déjà déployé ses canons tractés sur une colline à sa gauche. Les arbalétriers de Hans Schütze les flanquaient. Depuis ce site, peu d'ennemis pouvaient leur échapper.

Le puissant Arbaldo entamait son tonneau de picrate, confortablement adossé à cette même colline. Les ennemis qui essaieraient de s’en prendre à ses tireurs auraient fort à faire !

Lui-même et sa garde de chevaliers, les Puînés, tenaient le centre. Les destriers piaffaient bien un peu, mais leur entraînement leur permettait de tenir leur position. Ils sauraient attendre l’ordre de leurs cavaliers pour mener une charge destructrice.

Son flanc droit était assuré par les terribles ogres chevauchant les féroces rhinox. Julio Ascarini ne craignait pas grand-chose de ce côté non plus.

Les quelques chevaucheurs venus de Lustrie s’avançaient flegmatiquement en éclaireurs.

Il savait qu’il saurait remplir sa mission : tenir l’ennemi quelques temps. Ce n’était pas ses seules troupes. Le gros de ses forces arriverait d’ici deux ou trois jours. Il savait que sa Compagnie Noire tiendrait quoi qu’il arrive.

Une demi-heure à peine après sa mise en place, les suivants de Tichi-Huichi revinrent rapidement vers lui. Ils avaient repéré les ennemis de son employeur, le Prince Grünwald. Les nouvelles se confirmaient. Le terrible adversaire qu’il devait contenir, le Comte Aakon Nozdrovian, n’était autre qu’un terrible seigneur vampire. Déjà les cieux s’assombrissaient. Julio Ascarini se complimenta pour avoir choisi Ostvald, le mage de la bête. La magie crépiterait certainement !

Des nuées de chauves-souris s’approchaient par la droite. Gradub et son frère auraient un peu de labeur. Les premiers tirs de canons fauchèrent les premiers rangs titubants des pantins non-morts. Une chauve-souris géante, hérissée de carreaux, chuta à quelques dizaines de mètres devant lui.

Il Capitano fit appel à tout son sang-froid en jetant un coup d’œil aux hommes-lézards. Il sut qu’il tiendrait ces deux prochains jours !

 

Voilà qui clôt mon cda. Encore un grand merci à @Galthor-BD pour son sujet et ses interventions pleines de bienveillance et d'humour et merci à tous mes camarades de cda qui ont su me dynamiser quand j'en avais besoin.

 

Bonne continuation à tous !

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Merci à vous et bravo les gars. Je viens enfin poster ma propre photo finale, avec l'ensemble du travail accompli.

Merci également à tous les visiteurs qui sont passés par ici voir notre aventure progresser et aboutir.

 

Vive les Framboises, vive les Groseilles, on se retrouve en sujet central pour la conclusion de l'aventure et après on laisse la place à tous les malheureux valeureux participants des nouveaux CdA qui vont enfin pouvoir fleurir sur ce beau forum !

La bise.

 

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Prologue – Dans les ténèbres

Révélation

 

La Bête cligne des yeux, lentement, paresseusement. Elle savoure entre ses dents le liquide nourricier dans lequel elle baigne. Les mouvements du fluide la caressent et stimulent doucement les multiples terminaisons nerveuses qui constellent sa peau laiteuse.

 

Ces sensations apaisantes pourraient plaire à la Bête, mais rien n’a été prévu pour qu’elle puisse ressentir du plaisir. Pour tout dire, elle ne ressent rien. Son esprit est fort, néanmoins. Mais il reste tapi dans les ombres, tout comme son corps, recroquevillé, comme étouffé par quelque chose de plus puissant, de plus important.

 

Sans prémices, la matrice se déchire soudainement. Le flot nourricier qu’elle contenait se répand sur la paroi chitineuse qui recouvre la salle d’incubation, entraînant avec lui l’être qui somnolait en son sein.

 

La Bête cligne des yeux à nouveau, en raclant le sol avec ses griffes. Un hurlement instinctif monte dans sa gorge, mais il s’efface quand son être s’ouvre enfin à la conscience. En un instant, des millions d’esprits l’envahissent et l’accueillent.

  

Sans une hésitation, la Bête se redresse, et se dirige vers la lumière.

 

 

Chapitre 1 – Le vaisseau

Révélation

 

Gêné par les câbles de la partie haute de la console, Mauris pestait, comme à son habitude, contre la machine, la lumière, le vaisseau, les pilotes, tout ce qui lui passait par la tête. A côté de lui, Genloui notait les réactions de la machine sur sa tablette d’entretien, sans tenir compte des injures qui sortaient de la trappe d’accès. Technicien de niveau 4, il avait l’habitude de travailler avec des collaborateurs de toutes sortes. Mauris n’était pas le plus compliqué à gérer, loin de là, ce câbleur obtenait généralement d’excellents résultats. À condition qu’on n’essaie pas de lui faire la conversation.

 

Après une dernière salve de jurons, Mauris rebrancha le câble d’alimentation principal en marmonnant instinctivement le verset de purification sensé apaiser et remercier l’esprit de la machine. Il n’hésitait pas à affirmer haut et fort, notamment à la cantine ou au cours des réunions trihebdomadaires, qu’un psaume ne remplace pas une burette d’huile ou un connecteur neuf. Notamment lorsque le sous-intendant du pont listait les économies qui pourraient être faites sur les fournitures du vaisseau. Mais, plus que la foi, Mauris avait comme tout le monde son lot de superstitions et de croyances plus ou moins assumées.

 

La console émit une série de couinement lorsque les fluides chassèrent l’air qui avait envahi ses artères, puis elle redémarra et retrouva son ronronnement habituel. Toujours allongé dans la cavité étroite qui permet d’accéder aux entrailles de la machine, Mauris attendit quelques instants en écoutant attentivement le grondement familier. Lorsqu’il se sentit pleinement satisfait par les réactions de la console, il commença à s’extirper du conduit.

 

-          Bordel, Genloui, tu pourrais m’aider quand même ?

 

Les technicos, ils ont quoi ? Trois ou quatre ans d’études en plus, une vareuse avec des boutons brillants, et surtout même pas le courage de se pencher pour venir en aide à un camarade. Voilà ce que pensait Mauris en s’agrippant à ce qu’il pouvait, pour extraire ses jambes puis le reste de son corps.

En fait, il l’avait pensé tellement fort, qu’il l’avait peut-être bien dit à voix haute.

Lorsqu’il se redressa, en préparant une version moins pacifique de son avis sur les techniciens, il se retrouva seul dans le couloir d’entretien.

 

-          Non mais… Il s’est barré, murmura Mauris avec des yeux ronds. C’est interdit, ça, hé le technicos !

 

Il braillait carrément, cette fois, en ramassant ses outils.

 

-          Cette fois, on te ratera pas ! On va pas te rater mon pote ! continua-t-il à hurler dans le couloir vide, en s’éloignant vers le sas d’accès.

 

Le câbleur ouvrit le sas et éteignit l’alimentation du couloir, plongeant dans le noir la longue galerie d’entretien. La trappe du sas se referma derrière lui, abandonnant le couloir au ronronnement des machines.

Sur le sol, à quelques mètres de la console, la tablette d’entretien de Genloui clignotait dans le noir.

 

 

La Bête avait attendu, longtemps, en parcourant en silence les couloirs d’entretien du gigantesque vaisseau. Elle avait appris. Elle avait compris les rites du vaisseau, les rythmes, les parcours, les fonctions. Elle s’était nourrie avec parcimonie, sélectionnant avec soin les proies qui pourraient disparaître sans affecter le fonctionnement du vaisseau et sans trop inquiéter les autres animaux qui en parcourent les coursives. Elle avait étudié avec soin les corps de ses proies, comprenant et maîtrisant peu à peu leurs fonctions vitales, leurs organes, leur psychisme. Ça avait été long, mais elle avait fini par percer les secrets de leur esprit.

 

Aujourd’hui, elle avait pris davantage de risques.

Ses griffes, plantées dans le cerveau de sa proie, avaient sectionné des zones précises de l’organe, privant l’animal de la parole et du mouvement, mais le maintenant en vie.

 

La Bête savait qu’on chercherait l’animal, parce que celui-ci était important, plutôt rare. Mais le vaisseau se passerait de lui, et finirait par l’oublier. Il était important, mais sans l’être trop. Oui, elle avait pris tout son temps pour le sélectionner. Elle allait maintenant s’appliquer à sonder l’esprit et la mémoire de sa proie. Il lui fallait tout connaître de lui. Son passé, sa vie. Ses rêves, ses besoins, ses envies. Ses croyances, ses peurs, ses déviances.

Parce qu’un jour, le vaisseau allait rejoindre une planète au sol recouvert de myriades de proies. Et parce que ce jour-là, la Bête devrait être prête à commencer la collecte.

 

 

Chapitre 2 – En famille

Révélation

 

Silvia se pencha sur le berceau, sans faire un bruit, en se mordillant la lèvre. Elle murmura :

 

-          Ils dorment enfin…

 

De l’autre côté de la pièce, sous l’unique fenêtre de l’appartement, Bernar profitait des dernières lueurs du jour pour démonter l’alimentation de l’un des servo-bras de sa combinaison, et nettoyer les petits éléments, à la recherche de ce qui provoquait d’agaçants grésillements depuis plusieurs jours.

 

-          C’est pas dommage ! dit-il. Ils cassent bien les oreilles ces deux-là.

-          Tais-toi, idiot, dit Silvia avec un sourire, en lui passant la main dans les cheveux.

 

Elle savait très bien que Bernar était, comme elle, fou d’amour pour leurs deux bébés. Ils les avaient tant attendus, ces deux-là ! Après plusieurs fausses couches, ils s’étaient presque résignés. Le seul couple du bloc à ne pas avoir d’enfants… et aujourd’hui, ils en avaient deux.

 

Silvia commença à débarrasser la table. Comme elle en avait pris l’habitude, elle passa le doigt dans le fond des assiettes, puis elle le suçota pour ne rien laisser, ne pas jeter la moindre trace d’aliment. Elle était mère, maintenant, elle ne pouvait pas se permettre le moindre gaspillage. Elle se devait d’être forte, et de tout faire pour que ses enfants aient les meilleures chances de survie. La vie était difficile ici. Une vie faite de travail, de sacrifices, de douleur.

Lorsque le doc lui avait annoncé qu’elle attendait des jumeaux, Silvia avait un peu paniqué. Mais les bébés avaient changé sa vie. Elle se sentait plus forte, plus conquérante, plus précieuse que jamais.

 

Après avoir déposé la vaisselle dans le caisson de nettoyage, Silvia revint vers Bernar, et le prit dans ses bras. Le mari continua son travail comme si elle n’était pas là, mais elle savait qu’il appréciait l’étreinte. Elle regarda par la fenêtre. Un énorme cargo spatial venait de percer les nuages, et amorçait sa descente vers le spatioport.

 

-          Celui-là, il est pour moi demain ! dit Bernar. C’est curieux, on l’attendait depuis plusieurs jours.

-          Dis… Nos bébés… Tu crois qu’ils auront leur chance ? Qu’ils seront heureux ?

 

Bernar posa son tournevis, et leva les yeux vers les nuages. Le vaisseau avait allumé ses rétrofusées et entamé son approche. D’une taille fabuleuse, l’appareil transportait des millions de conteneurs. Sur beaucoup d’autres planètes, il aurait fallu organiser un déchargement par navettes, long et coûteux. Mais ici, on savait gérer ce genre d’engins. Les équipes de nuit allaient ouvrir les immenses panneaux latéraux du monstre de métal et, demain, les équipes de jour trieraient et débarqueraient les conteneurs. Il suffirait de quatre ou cinq jours pour retirer au vaisseau la moitié de son poids.

Bernar faisait partie d’une équipe de jour.

 

-          Ne t’inquiète pas, répondit-il à sa femme en prenant sa main. On y arrivera.

 

Le vaisseau, de plus en plus énorme, enclencha sa deuxième salve de rétrofusées pour stabiliser et ralentir sa chute. Le grondement devint plus fort, et les parois de l’appartement commencèrent à vibrer.

Dans le berceau, l’un des bébés se mit à gigoter puis à gémir.

 

-          Oh non, dit Silvia, ils me les ont réveillés !

 

Elle s’approcha du berceau. Les yeux grands ouverts, l’un des enfants réclamait à manger de plus en plus bruyamment.

 

-          Je suis là mon chéri, maman est là.

 

Elle remonta la manche de sa tunique, et commença à retirer un bandage qui entourait son avant-bras. Sous le bandage, la peau était percée de multiples trous et fentes, plus ou moins cicatrisés. La chair, boursouflée et violacée, devait la faire horriblement souffrir.

Elle se pencha sur le berceau et tendit son avant-bras. Avec voracité, l’un des bébés se projeta en avant et vint planter ses crocs dans le bras tendu. Le sang gicla jusqu’au visage de Silvia, qui regardait la scène avec un amour infini. S’agrippant à l’avant-bras avec deux de ses pattes, le bébé commença à suçoter goulûment le sang et le pus.

 

Ayant délaissé son travail, Bernar vint lui aussi se pencher sur le berceau, et commença à déboutonner sa combinaison. Le second enfant réclamait sa part.

 

-          Ils sont beaux, hein ? lui dit sa femme.

-          Oui. Magnifiques.

 

 

Chapitre 3 – Espace

Révélation

 

Le vaisseau glissait silencieusement dans l’espace. Immense, presque aussi grand qu’une planète, il était pourtant une créature vivante, au cerveau incroyablement petit, si on le comparait à sa masse fabuleuse. Des relais synaptiques innombrables créaient un réseau neuronal qui démultipliait les maigres capacités mentales de la créature.

 

Propulsé grâce à l’énergie venant de la combustion de sa propre matière, le vaisseau agonisait. Chaque seconde qui passait lui arrachait un peu plus de vie, un peu plus de chair, tandis qu’il s’automutilait pour alimenter ses puissants réacteurs organiques.

 

Quoi de plus normal ? Il avait connu mille vies et mille morts. Il s’était parfois consumé, consommé, jusqu’à ne plus être qu’une coquille presque vide, aveugle et froide, aux portes de la mort. Il lui était même arrivé de dériver dans le vide interstellaire pendant si longtemps que des civilisations avaient eu le temps de naître, de prospérer, et de disparaître.

 

Mais quand on est le vaisseau, on ne s’interroge ni sur le temps, ni sur la distance. Ni sur la peur ou la douleur. Même la survie n’a pas vraiment de sens.

 

Le vaisseau vivait. C’était tout.

 

Un capteur de surface se mit à frémir, et transmit au réseau synaptique un court message électrique. Un signal lointain, fugace, sans objet, venait de réveiller une conscience éteinte depuis longtemps. Le vaisseau se mit à frémir à son tour. Pour la première fois depuis des siècles, il éveilla instantanément, instinctivement, des processus chimiques et biologiques dont il ne connaissait même plus l’existence.

 

Quel était ce signal ? Avait-il un sens, un but ? Avait-il été envoyé par l’un des éclaireurs de la ruche ? Avait-il été créé par le mouvement d’une flotte lointaine, ou émis par une planète cherchant à en contacter une autre ?

 

Aucune importance pour le vaisseau. Porté par l’instinct, il amorça un changement de direction pour suivre le signal. Au même moment, des codes génétiques spécifiques étaient injectés dans les immenses forges organiques du vaisseau-ruche. Les réserves de fluide primaire bouillonnaient déjà, activées par d’antiques procédés biologiques. Dans les heures qui suivraient, des chambres d’incubation commenceraient à s’y former. Elles viendraient se greffer à la structure du vaisseau. Dans les mois qui suivraient, des myriades de créatures seraient fabriquées dans les incubateurs. La ruche allait créer tout ce dont elle avait besoin, depuis les microscopiques spores allergisantes qui ensemenceraient leur futur monde-proie, jusqu’aux gigantesques bio-vaisseaux qui mèneraient les guerriers de la ruche au contact des éventuels navires ennemis.

 

Mais pour le moment, alors que le vaisseau s’efforçait de calculer la meilleure trajectoire pour économiser ses forces, une sensation éteinte se réveillait également en son sein. Il avait faim.

 

Une faim dévorante, primitive, effarante, plus puissante que toutes les sensations que pouvaient ressentir les autres créatures de l’univers.

 

 

Chapitre 4 - Couloir 7

Révélation

 

-          Prends un peu d’eau.

 

Rober me tendait une tasse cabossée. Je n’avais même pas remarqué qu’il s’était approché. Tu parles ! Trois jours d’affilée sans dormir, à surveiller deux couloirs et huit points d’entrée possibles. J’étais si fatigué que je n’étais pas complètement sûr d’être utile au groupe, en fait.

Je pris la tasse, en essayant de me concentrer pour limiter les tremblements de ma main.

 

-          Ça va ? me dit-il. Tu tiens le coup ?

 

Je crois bien que je ne lui ai pas répondu.

L’attaque avait commencé quatre jours plus tôt. Des messages avaient été diffusés partout, par vox-drones, pour annoncer l’approche d’une flotte ennemie et imposer la conscription immédiate de toute la population adulte du secteur. Du délire ! On n’avait jamais connu ça, au point que pas mal d’entre nous avaient cru à un canular. Il faut dire que, depuis plusieurs mois, des hackers avaient provoqué pas mal de dégâts dans les systèmes de communication et de propagande du gouverneur Manumakron.

On trouvait ça plutôt marrant, à l’époque.

 

-          Ça bouge, ou pas ? ajouta Rober en clipsant son bolter sur la rampe anti-recul.

 

Qu’est-ce qu’il me racontait celui-là ? Si ça avait bougé, on serait sûrement déjà tous morts. Je lui répondis quand même cette fois-ci. Je sais bien que c’est à cause de la fatigue (et de la flippe ?) que j’aboie sur tout le monde en ce moment.

De quoi je vous parlais, au fait ? Ah oui, les hackers. D’après Gisel, la fille qui vient du secteur 8, il y avait là-bas une espèce de secte qui recrutait dans les zones basses de la cité. Des gens bizarres qui se rasent le crâne, parlent de fin du monde, de renouveau, toutes ces conneries-là. Elle est sûre que les choses qui nous sont arrivées viennent de ces gens-là.

Moi, je n’y crois pas. Des gars de chez nous, qui ouvriraient nos portes à des monstruosités spatiales ? N’importe quoi.

 

Le truc bizarre, c’est que nos défenses orbitales sont tombées super vite. Il y en a qui disent que les lasers orbitaux n’ont même pas tiré. Du délire, je vous dis. Nous, on a fait comme on a appris. Rassemblement au poste militaire de secteur, distribution de flingues, de gilets et de casques, répartition dans les unités locales de défense. On a l’habitude, tout le monde s’entraîne à ça, c’est normal.

Sauf qu’il y a eu des explosions. Au moins quatre ou cinq dépôts d’armes et de carburant du secteur ont cramé, tous en même temps.

Une heure après, les incendies n’étaient même pas éteints, quand le ciel est devenu noir, rempli de choses venues de l’espace. Des milliers, des millions de bêtes immondes nous ont dégringolé dessus.

 

Je crois bien que tous les gens que je connaissais sont morts.

 

-          Ffft… Couloir 7. En approche.

 

Rober peut être pénible, mais son oreille est bien meilleure que la mienne. Son flingue aussi, d’ailleurs, ce qui m’ennuie davantage. Je tournai mes yeux et ma pétoire vers le couloir 7. Je sentis mon crâne bourdonner, comme à chaque fois que la peur vient me retourner le ventre. Ça avait au moins le mérite de me réveiller.

Dans le couloir, des cliquettements commencèrent à me parvenir. Discrets, légers, comme si on piquait de petites aiguilles sur la surface bétonnée du passage. J’enlevai la sécurité de mon fusil laser, très très lentement.

 

La chose déboucha dans le couloir. Elle nous tournait le dos pour le moment. On aurait pu croire que c’était un homme. Mais alors, un homme à quatre bras, avec des serres longues et pointues comme des couteaux de cuisine. Le crâne chauve, parcouru de veines saillantes. Merde.

Il se tourna et nous vit immédiatement, juste avant que je ne lui perce un trou en plein milieu du crâne. Rober a de bonnes oreilles, moi c’est les yeux. J’avais tiré sans même y penser. La chose s’effondra en poussant un hurlement ignoble. Comme en écho, des hurlements semblables envahirent le couloir d’où était venu le monstre. La seconde d’après, un flot d’hommes-bêtes débouchait, à 50 mètres à peine de notre position. Le bolter de Rober se mit à cracher au milieu de la horde, déchiquetant bras et corps avec des bruits immondes.

Je l’attrapai par le bras et me mis à brailler.

 

-          Qu’est-ce que tu fous Rober ! C’est pas le plan !

 

Il décrocha son bolter de la rampe, tout en continuant à tirer. Le recul de l’énorme arme devait lui faire un mal de chien.

 

-          Rober ! Bordel, faut y aller !

 

Il continuait à tirer mais, chez l’ennemi, chaque mort était remplacé par deux autres monstres, qui grimpaient sur les corps en glissant dans la mare de fluides vitaux qui s’étalait peu à peu. Rober était comme fou. Inarrêtable. Je m’enfuis.

J’eus à peine le temps de me réfugier dans le conduit d’évacuation. Les monstres atteignirent le piège, et déclenchèrent l’explosion des mines à fragmentation qui étaient réparties dans tout le couloir. Je crois qu’on avait un peu forcé la dose, parce qu’une partie du plafond s’effondra peu après l’explosion.

 

Je ne connaissais pas bien Rober, mais j’étais sacrément embêté. Je crois que c’était quelqu’un de bien.

Je suis retourné dans l’abri. Ils avaient entendu l’explosion, mais il a fallu tout expliquer. Et puis les rassurer, et puis organiser la suite. C’était pas facile. J’avais tellement mal au crâne.

 

J’étais tellement fatigué.

 

 

Épilogue – Le roc

Révélation

 

D’abord ténus, puis de plus en plus francs, les rayons du soleil percèrent peu à peu le voile nocturne, éclairant la plaine aride. Les vents s’étaient un peu calmés pendant la nuit, mais ils reprirent leur ronde puissante en soulevant des nuages de terre poudreuse. Plus tard dans la journée, ils souffleraient en tempête en remodelant le paysage, comme chaque jour.
Il n’y avait plus rien.


Si un être pensant s’était invité ici, il aurait découvert un paysage fabuleusement neutre, un désert sablonneux piqueté ça et là de montagnes aux teintes uniformes. Mais il n’y avait, bien évidemment, plus rien de vivant sur toute la surface de la planète.


La flotte ruche avait conquis ce monde avec célérité. Sans passion, sans colère, sans désir autre que celui de se nourrir et de prospérer. Elle avait envahi le système en commençant, comme toujours, par submerger les défenses spatiales grâce à une multitude de troupes sacrifiables. Au sol, les défenseurs s’étaient bien battus. Ils utilisaient des armes à énergie qui n’avaient pas posé de problème. Plus étonnant, ils disposaient d’armes propulsant de petits projectiles métalliques qui avaient été assez dévastateurs au début. Mais, comme toujours, la ruche s’était adaptée. Les plaques de chitine de ses combattants avaient été renforcées au niveau des articulations, et l’esprit de la ruche avait modifié la structure et l’épaisseur de leur peau, pour piéger les projectiles avant qu’ils n’atteignent un organe vital. La multitude et l’agressivité avaient fait le reste.


Lorsque les combats avaient cessé, d’énormes créatures avaient été catapultées depuis l’espace pour créer des fosses de digestion gigantesques, dans lesquelles les guerriers de la ruche étaient venus se jeter, après avoir dévoré leurs adversaires d’hier. Une multitude de petites créatures voraces avaient englouti les plantes, les insectes, les animaux. Elles avaient fouillé et tamisé le sol pour en retirer toutes les substances nutritives. Des cheminées vivantes gigantesques avaient filtré l’atmosphère pour en retirer tous les éléments intéressants, tandis que les océans étaient siphonnés goulûment depuis l’espace.


Des vaisseaux ennemis avaient fui le système en catastrophe, se jetant dans l’espace dans toutes les directions. La ruche avait pris soin d’en laisser passer quelques-uns. A bord de certains d’entre eux, un émissaire du couvain avait été placé, caché dans un recoin d’une coursive ou sous une grille d’une barge d’évacuation. Chacun d’entre eux pourrait, demain, devenir la lumière qui guiderait le monde-ruche jusqu’à sa prochaine destination.


Devenue un roc stérile recouvert de poussière agitée par le vent, la planète faisait disparaître, chaque jour davantage, les traces de bâti et d’activité humaine. Comme effacée de l’univers, elle venait de devenir, comme l’immense majorité de ses sœurs galactiques, un objet spatial muet, anonyme, vain.



Dans un recoin du vaisseau d’évacuation, la bête semblait endormie. Elle attendait, sans se soucier des bruits et des voix des réfugiés, qui perçaient parfois la fine cloison métallique de son caisson. Les puissants moteurs projetaient le vaisseau à travers l’espace, vers un système habité. Les survivants espéraient y trouver de l’aide. Le voyage prendrait toute une année, mais c’était le prix de la survie.


Lentement, paresseusement, la Bête cligna des yeux.

 

 

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Avec  mes excuses pour le retard, voici le MILOU final et les PAF :

 

+++++
Épilogue

 

  Masquer le contenu

Le démon du Lac aux Papillons bouillait d’impatience. De longues années d’errance immobile piégé qu’il était dans les reliques du lac l’avaient rendu irascible au possible.
Les malheureux à qui il devait son salut lui avaient soit juré allégeance, soit étaient tombés sous sa coupe bien malgré eux.
Il lui avait fallut de nombreux mois pour émerger de sa gangue éthérée, pour reprendre ses forces et acquérir la matérialité nécessaire en ce monde pour agir à nouveau de son plein gré.
Le sorcier à qui il devait les premières étincelles de son éveil s’était dressé contre lui, il avait sans doute perçu le danger qu’il représentait pour sa communauté. Un lâche parjure. Ce mage de pacotille avait joué avec des forces dépassant son entendement. Ils avaient un temps servi le même maître, mais cet humain s’en était détourné.
Le démon avait entrepris de récupérer les suivants d’Ulfrik, mais celui-ci avait réussi à tisser des liens aussi solides qu’improbables dans sa communauté de réprouvés. Beaucoup avaient résisté à son emprise, ce qui l’avait fait enrager encore plus que de normal. Il avait cependant réussi à exercer son influence sur une bonne partie d’entre eux, et avec leur soutient, par une journée morne, avait mis à sac la communauté pestiférée de Violecée-la-Plaine.
Ulfrik n’était pas dupe, et il savait que le combat était perdu d’avance. Plutôt que de chercher à lutter, il avait préparé sa retraite, et entrepris de protéger de sa magie ses suivants les plus fidèles, ceux animés des meilleurs sentiments envers leur communauté, et dont il savait que leur présence serait utile à leur survie.
Son plan était prêt, il ne restait plus qu’à le mettre à execution. Lorsque le démon passa à l’acte, il activa le sortilège qu’il avait mis de longues semaines à tisser, et s’enfuit avec ceux qu’il avait pu sauver vers le littoral de Bretonnie, direction la Baie des Selkies, ou un navire de la marine du Roy Louen faisait une escale forcée après avoir rencontré une tempête au large. Cela serait leur sauf-conduit.
Un billet vers de nouveaux rivages, loin du Démon du Lac aux Papillons.

 

 

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Même pas j'avais capté qu'il fallait poster ici !! Bon ben voilà mes sessions et les MILOUS respectifs... Saupoudrés d'un peu de honte et de discrétion sifflotante l'air mine de rien...

 

PAF 1 : Deux unités de guerriers et une de marteliers.

 

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MILOU 1

 

Révélation

BOK ! * BOK ! * BOK ! * BOK ! * CROCKKK !

 

Snorri retira sa main gantée de la tête du gobelin en jurant. Le corps du petit peau verte spasma deux fois, puis s'immobilisa autour de la pointe de l'enclume qui dépassait au milieu de son crane.

 

Le nain cracha par terre avant de secouer sa dextre. Quelques gouttes de sang giclèrent sur les cadavre tous proches des orcs, abandonnés là où ils étaient tombés.

 

- "Mais je rêve... Ce petit enfoiré à abîmé mon gant en cuir de mouton acheté à il y a à peine cinq ans à Karak Hirn !

 

Avec un juron fleuri, il botta rageusement le cadavre du gobelin.

 

- "Nan mais aucun respect ! Même en crevant, ils continuent à nous causer du tort ! Saloperie de peaux vertes !"

 

A coté de lui, Guttri cracha par terre également.

 

- "Comme tu dis... L'autre fois, j'ai rayé un de mes anneaux sur la dent d'un orc... Ça m'a agacé un brin, je te dis pas ! Je le tenais de mon arrière arrière arrière grand oncle Grom... Du coup ben... J'étais colère et je l'ai fini à la main. Pour bien lui montrer la rayure de près, tu vois ? Qu'il voit bien le tort qu'il avait causé. Sinon j'aurai été sympa : un coup de marteau dans le genoux, un dans la tempe et voilà... Mais là, forcément... "

 

Le nain soupira et avisa les environs, désormais silencieux.

 

- "Avec les peaux-vertes, on peut jamais avoir confiance et faire un bon travail propre".

 

- "Foirés..." grommela encore Snorri. "Ah, ça m'agace trop, allez, je le note dans mon carnet des rancunes. Comme ça, si on en croise d'autre avant de rentrer à la mine, on sera motivés pour aller s'les faire".

 

Guttri ricana dans sa barbe, alors que son compagnon inscrivait d'une main rageuse dans un petit carnet relié de cuir.

 

- "Pas besoin de beaucoup me motiver, frangin. Mais avant ça, je crois que je vais me percer un p'tit fut ? J'ai du respirer un peu de poussière. Je crois que me mouiller le gosier me fera le plus grand bien avant de repartir vers karak Gramutt... C'est qu'y fait sec, en cette saison..."

 

PIF 2 : 2 unités de canons nains, 2 canons à flammes

 

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MILOU 2 :

 

Révélation

La journée était maussade et ennuyeuse.

 

Gromli se curait l'ongle du gros orteil avec le pic à dent de son cousin Kruti qui était parti pisser quand l'humain arriva, à boute de souffle, en vue des remparts de la mine fortifié.

 

- "Les Nains ! Les Nains !"

 

Gromli et Kardak, qui surveillaient la porte à ce moment là, s'entre-regardèrent froidement.

 

- "Les Nains ! On nous attaque ! A l'aide !"

 

Appuyés contre la pierre, les deux gardes se rehaussèrent un peu sur leur séant, renâclant à l'idée de se tenir vraiment droit pour si peu. Kruti soupira et détourna le regard, laissant à Gromli la corvée de résoudre le problème avec l'humain.

 

Totalement à bout de souffle, baragouinant avec peine dans l'idiome du coin, l'humain compléta son histoire avec l'arrivée de navires à l'aube, la sortie de troupes toutes brillantes avec plein d'armes, qui se dirigeaient vers le village en ce moment même.

 

Quand il parla d'étendards rouges ou peut-être bien violets, Kruti revenait juste de se soulager derrière un arbre. Il fronça les sourcils.

 

- "Rouge, violet... Y a rien de tel, dans la région... Ni au Sud, chez le vieux Von-Braumer, ni chez les bretonniens de l'ouest".

 

Dédaignant s'intéresser à l'humain, qui tentait toujours d'ajouter des détails que personne n'écoutait entre deux sifflements pulmonaires, il alla rejoindre ses compagnons et s'accouda au linteau de la porte de la mine.

 

- "Ouaip", ajouta Gromli en crachant par terre. "P'tet que c'est de plus loin que ça vient. Ces humains, d'toutes façons, ils passent leur temps à s'entre-tuer".

 

Kruti glissa une grosse main dans son pantalon pour repositionner son contenu confortablement.

 

- "J'le reconnais, il vient du village d'à coté... P'tet qu'on devrait leur filer un coup de main ?"

 

Kardak les interrompit.

 

- "Sinon, on lui pète la gueule, on dit qu'on l'a pas vu, et voilà... Il reste un fond de tonneau de bière de ce matin".

 

L'humain continuait à vociférer et à faire de grands gestes.

 

- "T'as p'tet raison", fit Kruti. "Les histoires des humains, nous, hein... Et puis on commerce même pas avec ces pécores".

 

L'humain finissait de récupérer, appuyé sur un rocher, le visage ruisselant de sueur.

 

- "... et leurs... oreilles... sont pointues... et..."

 

Trois paires d'yeux noirs se rivèrent sur lui instantanément, bien qu'il ne s'en soit pas rendu compte le moins du monde. Une étincelle d'acier naissait dans chacun d'eux.

 

Un instant après, l'alerte était battue dans toute la mine. Les nains remontaient du fond des boyaux souterrains, se répandant dans toute la zone de l'entrée fortifiée, et s'équipaient en masse d'armures brillantes et bien forgées, ainsi que d'armes bien équilibrées au métal acéré.

 

A l'entrée, devant l'humain tout surpris, Kruti caressait le fil de sa hache d'un pouce calleux, Kardak s'équipait d'un tonneau de secours d'une bonne bière de l'an passé, et Gromli tentait de résonner le chef des Tueurs, qui voulait partir avant tout le monde.

 

Finalement, la journée commençait bien.

 

PIF SESSION 3 : 2 héros nain, 1 héros tueur, 1 Maître des Runes. 1 roi nain sur Trône du Pouvoir.

 

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MILOU 3

 

Révélation

- "T'as le cul comme un tonneau, je te dis... "

Frida rosit légèrement des pommettes, qu'elle avait bien rondes. Agitant ses longues tresses blondes, elle se retourna pour taper du plat de la main sur sa croupe généreuse.

 - "Comme un tonneau... C'est vrai ?

Se rengorgeant, le nain carra les épaules et tirailla sur sa moustache en l'entortillant autour de son doigt.

- "La vérité sur Grimnir ! Tu ressembles à une barrique !"

La naine minauda encore un peu, rosissant de plus belle, avant de jeter une œillade à son compagnon.

- "Ça t'dirait pas te boire une petite chopine, maintenant que vous avez fini de vous occuper des canons ?

Le nain se grattouilla la barbe d'un air pensif. Il était encore de garde pour une bonne heure, mais c'était pas tous les jours que la fille du forgeron lui proposait d'aller s'encanailler.

-  "Bah ! D'ici qu'les peaux vertes y viennent s'frotter à nos murailles, c'est pas d'main la veille. Et d'puis qu'les humains du village d'à coté y nous en doivent une, avec les oreilles pointues qu'on a bien botter hors du bled, je pense pas que quoi que ce soit va nous empêcher de nous enfiler un petit tonnelet, toi et moi, en loucedé".

Il lui claqua la fesse généreusement, la faisant rebondir sous sa large paluche caleuse. Elle sursauta en gloussant.

- "Oh, Grom, toi tu sais parler aux naines".

 

PIF 4 : 6 barrettes de Tueurs, 3 barrettes de Rangers.

 

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MILOU 4

 

Révélation

 

 

PIF 5 :  Le décors Dwarven Stronghold de GW, transformé à l'échelle 10 mm en fortin nain.

 

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MILOU 5 : 

 

Révélation

Gorim cracha une nouvelle fois sur la partie concave du disque couleur verdâtre et se saisit de sa barbe. Il frotta énergiquement, provoquant un petit son aigu en allant et venant.

 

* squish, squish, squish *

 

Il s'arrêté un instant après, jurant dans sa barbe.

 

- "C'est toujours aussi oxydé..."

 

Crom et Gurik, à coté de lui, froncèrent les sourcils de consternation devant ces vains efforts. Trois heures qu'ils étaient en train d'essayer de polir les icônes d'or qui flanquaient les deux cotés de la gigantesque porte... Ils levèrent les yeux sur les quatre autre disques superposés au premier, eux-mêmes surmontés d'un large icône convexe représentant les Ancêtres, le tout magnifiquement surplombés d'un gigantesque disque central finement ciselé d'un or qui aurait dû être chatoyant.

 

Hélas, depuis les siècles que la forteresse était inhabitée, le temps avait fait son oeuvre. Battus par la pluie, cuits par le soleil, les ors dressés par leurs ancêtres n'étaient plus que l'ombre d'eux-mêmes.

 

Quand le patron avait demandé qui voulait avoir l'honneur de briquer les décorations, les trois guerriers s'étaient immédiatement portés volontaires. En comparaison du travail de forçat de monter les blocs de pierre permettant de réhabiliter les contreforts de la tour principale, ça avait semblé la bonne planque. Gurik avait gloussé dans sa barbe, quand le Thane leur avait souhaité bon courage. Maintenant, il regardait en soupirant la surface brillante laissée par le travail acharné de Gorim, d'une surface équivalente à l'ongle d'un pouce.

 

Autour d'eux, le travail faisait rage, acharné. On avait quelques semaines de retard sur le programme. Il faut dire qu'on avait prévu des rénovations beaucoup moins ambitieuses à l'origine ! Monter une tour sur le contrefort ouest, poser des créneaux sur tout le flanc est après avoir nivelé la roche, poser des nouvelles dalles sur tout le chemin de ronde, monter une double enceinte fortifiée au niveau de la porte principale... Même les trappes menant en haut des tours étaient neuves.


Crom se laissa un instant porter la la vision qui l'entourait. Partout, les brun et les fauve de la roche mère affleuraient, déblayés de leur ancienne crasse. Les lignes de quartz scintillaient à nouveau, les manche à air approvisionnaient à nouveau les étages intérieurs, actionné par les systèmes hydrauliques reconstitués. Et, fierté de toute la mine fortifiée,  la grande porte menant dans les niveaux sous-terrains fermait à nouveau hermétiquement, ses gonds corrigés au poil de barbe près par les compagnons. Snorri, leur maître enginnnieur, l'avait prouvé hier en la fermant de la force de son souffle, sous les acclamations des frères présents.

 

Oui, c'était clair. Le travail des nains prenait fin petit à petit. La petite forteresse, encore bruissante du marteau et du burin, était enfin en état de prétendre à être leur nouveau chez-eux. D'ici peu, les tonneaux seraient percés, la porte scellée et, à l'intérieur, la salle de banquet résonnerait de rires, de cris et de rôts tonitruants.

 

Mais en attendant, l'or ternis attendait. Crom soupira, cracha et se saisit à nouveau de sa barbe, maintenant parsemée de vert-de-gris.

 

* squish, squish, squish *

 

PIF SESSION 6 6 barrettes d'arquebusiers.

 

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GRANDIOSE MILOU EN IMAGES 6 POUR LE FINAL 

 

Révélation

Oyez, donc, damoiselles, damoiseaux et vous autres les pécores... LE FABULEUX RÉCIT DE LA BATAILLE DE KARAK-GRAMUTT !

 

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A ma gauche, donc... La horde de Broudaf, seigneur de guerre orc qui a entendu parler d'une mine remise réouverte par les nains, et qui s'est dit qu'il allait passer leur dire bonjour. Il sait qu'avec les nains, y a toujours des bons échanges de tartes. Il est venu avec sa wyvern et ses petites gars : Orcs, orcs noirs, orcs sauvages, chevaucheurs de sangliers, chevaucheurs de sangliers sauvages, chars de guerre, ogres, lance-rocs.

 

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A droite, les gobelins de la forêt de Moorkwyd se sont joint à la sauterie. Gwyklid, le chamane des forêts, mène sa propre force aux cotés des orcs. De massifs Trolls devancent les chevaucheurs de squigs, les monteurs d'araignées, les squigs géants, les monteurs de loups, de wyvern et bien évidement les hordes de petits gobs vociférants et défoncés aux champignons.

 

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L'arrivée de tout ce petit monde a provoqué des sonneries de trompes et des claquements de semelles en pierre (renforcées de métal) dans les sous-sols de Karak-Gramutt. Vaillamment, les soldats se sont rués aux créneaux...

 

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Certains ont précédé leur roi, dans une audacieuse sortie...

 

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... fiers soldats nains eux mêmes devancés par les Tueurs surexcités, se chamaillant pour atteindre le premier rang !

 

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C'est qu'il y avait du monde en face !

 

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Le fumet de la poudre noir et du silex frotté a envahis la forteresse, en même temps que les canons de 15 pouces résonnaient dans la plaine et que les arquebuses claquaient dans l'air du petit matin.

 

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Un instant, on eu pu croire que les nains allaient être submergés promptement, tant la marée des peaux-verte recouvrait l'horizon...

 

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Mais les nains ne sont pas un peuple qui abandonne si facilement. A l'ouest, les chevaucheurs de wyverns gobelins furent accueillis avec une volée de plomb, pendant que le géant était noyé sous les bombes du dirigeable (seule élément non peint par mes soins, que je dois d'ailleurs socler un de ces jours).

 

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A l'est, la menace se faisant pressante. Les orcs étaient en nombre.

 

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Ils furent reçu avec les tirs d'arquebuse et de mortiers qui s'imposaient.

 

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Au centre du champ de bataille, Broudaf faisait face au roi nain Snorri Tombétoile. Gotrek lui-même avait rejoint la bagarre, passant par là avec son pote de toujours, Felix Jaegar, votre serviteur (clin d’œil à la jolie rousse au premier rang).

 

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Le gyrocopter passa en ronflant au dessus des murailles, et sema la confusion dans les rangs gobelins. Les Rangers de Bugman passèrent derrière et finirent de mettre en déroute les peaux-vertes.

 

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Les Tueurs, ravis, purent accomplir leur serment dignement, en s'enfonçant dans les rangs des peaux-vertes.

 

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Mais toujours plus nombreux étaient les orcs et les gobelins.

 

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Alors, le général gobelin lança ses Trolls, ses ogres et ses squigs géants.

 

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Et un instant, l'espoir changea de camp...

 

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Et si les nains recouverts de Gromril de la Garde d'Acier ne s'étaient pas avancés dignement en leur criant des insultes, peut-être qu'on ne serait pas là pour raconter le chant de la Résistance de Karak-Gramutt.

 

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Bref, ce fut une belle journée de bagarre.

 

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Et à la fin, tous les orcs étaient mort. Les nains étaient tous vivants et voilà, c'est comme ça, c'est eux les héros de mon CDA. Mais l'un d'eux s'était retourné l'ongle sur le manche de sa pioche.

 

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A la fin on se termina à coups de grolles ferrée dans la gueule, on mit quelques claques, on gueula de revenir aux orcs qui s'enfuyaient, on se tapa sur l'épaule et on se promis de remettre ça un de ces jours en mettant les fûts en perce.

 

Et puis Frida dansa sur la table, avec ses jupons en dentelle qui volaient un peu trop haut parce qu'elle était saoule, et cette soirée est restée dans les mémoires pendant 500 ans au moins.

 

Ainsi, Karak Gramutt fut rebâtie, améliorée, embellie, fortifiée par le petit corps expéditionnaire des mineurs, et de plus en plus de nains les rejoignirent au cours de cette glorieuse année d'expansion... Aujourd'hui, c'est une place forte populeuse et respectée. Les nains sont fiers et leurs barbes sont bien peignées. Ils sont gras à souhait, bien armés et on dit que l'or coule dans leurs mains comme de l'eau dans une rivière (dans laquelle des gobelins font parfois pipi).

 

 

 

 

 

 

 

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