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Ser Eddard

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About Ser Eddard

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  1. Oui mais pas que. Sur le maître de chapitre, le halo et les anges du backpack viennent du kits de chevaliers de la Ravenwing (normalement tout ça va à l'arrière de la moto du maître de la ravenwing, il a fallu un certain boulot pour l'adapter à un backpack). L'épée est une épée en métal qui vient d'un champion de l'Empereur et que je traine depuis fort longtemps. La tête vient du kit de chevaliers de la Deathwing. Mais le reste, c'est uniquement des fig d'Indomitus: le corps est celui de l'éxecuteur (me rappelle pas le nom officiel), ainsi que le bras gauche. Le droit (avec l'épaulière ornementés) vient du capitaine d'Indomitus. Les sceaux de pureté viennent du kit d'intercessors (et pour ceux qui pendent du backpack, certains sont des fanions qui viennent du vieu kit de chevaliers bretonniens). En ce qui concerne le champion, le corps vient du kit de croisés black templars primaris, l'épée du maître Dark angels de la boîte Dark Vengeance, la tête du porteur de bannière d'Indomitus, et le ratelier à bougies sur le backpack du kit de novices soeurs de bataille pour Kill Team. Les épaulières viennent du kits de vétérans d'appuis des anciens marines. Bref, c'est l'avantage de collectionner des marines depuis un bail: j'ai une boîte à rabiots bien fournie. En effet pour les débordements sur la cape, je les ai laissé passés ceux là. Merci pour le coup d'oeil. Pour la flamme j'avoue que je suis jamais à l'aise quand je dois en peindre, j'ai beaucoup de mal à inverser ma logique et à peindre en inversé, avec les creux plus clairs et les reliefs plus foncés. Merci pour vos commentaires en tous cas!
  2. La suite donc, et on change d'ambiance... Ambiance Van Helsing/Dracula en mode Vieux Monde: Sur celle là, j'ai tenté des techniques un peu plus rapides à base de contrast et de brossages. C'est moins fin, mais le résultat est sympa quand même: Le patron: Et re changement de registre, sur 40K, avec le Grand Maître de mon chapitre (les Light Bearers, successeurs Dark Angels): Et un "kitbash" pour une sorte de champion de compagnie ou je sais pas quoi, sur une base de Black Templar. Avec ces deux fig, j'ai vraiment le sentiment d'avoir bien "capté" l'esprit de mon chapitre tel que je l'imagine. La gamme primaris commence à vraiment permettre des trucs sympas. Vos commentaires sont plus qu'appréciés!
  3. Nouveautés de l'année! Voilà ce que j'ai peint depuis la dernière fois. D'abord des Lumineth (hommage à la montagne!). Cette fig a été longue à peindre, mais elle est vraiment cool au final, beaucoup de détails, d'éléments sympas: [/url] La suite séparée dans un autre post.
  4. Tout à fait, et c'est en partie (mais une bonne partie) ce qui a provoqué les crises qui ont mené l'empire à sa dislocation. Tant que Rome s'étendait, il y avait une manne de main d'œuvre pas chère en permanence: les populations vaincues étaient souvent réduites en esclavage, et cela provoquait un flux constant de nouveaux esclaves sur le marché qui maintenait le cours de l'esclave au plus bas. C'est d'ailleurs en grande partie pour ça (et pour les autres ressources naturelles) que l'empire s'étendait. Quand il est passé sur la défensive, cet afflux s'est taris. Le prix de l'esclave a grimpé en flèche, les grandes structures agricoles (de type latifundia), socle de l'économie romaine, sont entrées en crise, donc crise financière puisque l'impôt ne rentrait plus, crises politiques (avec des guerres civiles extrêmement couteuses), crise économique et monétaire....etc, etc. L'Empire romain s'est effondré (enfin, ça reste un effondrement très relatif dans la mesure où tous ses successeurs se sont réclamés de lui... jusqu'à aujourd'hui (jusqu'à la République française qui fait largement appel à la symbolique et à des référence de l'antiquité et à notre code civil, calqué sur le droit romain... sur des versions simplifiés du droit romain couchées sur le papier par les "barbares" d'ailleurs) au moins autant de lui-même qu'à cause de facteurs extérieurs. Fin de l'aparté historique. On parlait des factions... donc du fluff factuel qui nous est proposé comme base du fluff de 40K. Les milliards de bouquins de commande de la BL, c'est en effet assez vain. Mais l'attitude et les principes de chaque faction nous donnent quand même des indices sur ceux qui les servent.
  5. Sachant également que l'Imperium prône et/ou emploie massivement: - une force et une brutalité débridés, sans limites, et avec tout un décorum martial autour; - une industrie lourde et massive, accompagnée d'une démographie inimaginable qui génèrent des pollutions énormes, des mutations, et raccourcit nettement l'espérance de vie de beaucoup de gens; - est doté d'une bureaucratie tentaculaire à laquelle plus personne ne comprend rien, plein de services qui se recoupent et s'ignorent les uns les autres, ce qui donne des absurdités incroyables dans son administration; - Il se trouve à la tête de l'Imperium toute une élite (aristocrates, gouverneurs, militaires de haut rang, religieux de haut rang) qui se vautre dans un luxe indécent et baigne dans un espèce d'art monumental dégoulinant et outrancier. tout l'aspect satirique est là: l'Imperium justifie ses excès et son extrémisme à tous les niveau par la menace du chaos... mais au fond, au final, il vaut pas beaucoup mieux. L'un est le miroir déformant de l'autre.
  6. Un exemple de construction morale pour le sujet qui nous occupe, qui montre que tout est une question de point de vue (et après j'arrête de flooder): Tout le monde place direct les orks dans la catégorie "chaotique". Et pourtant... Nous avons comme notion de chaos: bordel+ quelque chose d'un peu sympathique, de rebelle. C'est une construction. Les orks sont extrêmement déterminés. Ils obéissent à un complexe échafaudage de normes, ont une connaissance instinctive de ces normes et ne s'en écartent pas. On peut voir la société ork comme un ordre absolu (d'ailleurs ils font partie des très rares espèces à n'avoir quasiment aucun lien avec le warp et le chaos, leur manifestation psychique étant l'expression d'une cohésion extraordinaire au niveau de l'espèce entière), qui reste immuable dans le temps, qui produit nécessairement toujours les mêmes effets. Les orks sont extrêmement loyaux à leur nature, à leurs instincts et leurs normes sociales. Ils acceptent sans broncher la loi du plus fort, ne remettent pas en question la façon dont la société ork fonctionne. Alors les orks... loyal chaotique? C'est pas mal je trouve... l'ordre participe du chaos et vice versa. L'un ne va pas sans l'autre. Il ne peut y avoir d'ordre sans chaos et inversement. On ne construit un concept qu'en opposition avec son contraire. On a tendance à enfermer les concepts dans des catégories fermés, dualistes. Alors que ces concepts et les objets (les phénomènes) n'ont de sens que dans l'interaction entre eux.
  7. Alors attention je ne suis pas du tout en train d'essayer de dire que la morale, le bien et le mal, c'est inutile et superflu. C'est même tout le contraire en fait. En revanche je dis que la façon dont nous avons de calquer nos notions de bien et de mal, en en faisant des absolus, des vérités universelles, sur le monde, amène justement à en perdre le sens. Et ce que j'essaye de raconter s'inscrit bien dans le sujet: à 40K, les pistes sont brouillées. tout le monde est un salopard, mais tout le monde a ses raisons. Les salauds sont parfois plus sincères que les moins salauds (les orks, ou Nurgle sont plus sincères dans leur attitude que l'Imperium empêtré dans ses intrigues, sa bureaucratie et ses dogmes). Bref, pour moi c'est ça qui en fait l'intérêt: les catégories de bien et de mal sont brouillées, et c'est précisément ça qui fait réfléchir. Exactement... la meilleure réponse est probablement "les deux".
  8. Je parlais en général. Et justement, nous jugeons l'univers de 40K de notre point de vue. Pour nous, il est horrible... Mais le simple fait qu'on ait du batailler plus souvent qu'une fois sur l'aspect sarcastique et carricatural de cet univers, et en particulier de l'Imperium, montre que tout le monde n'a pas la même perception dudit univers, et n'en perçoit pas forcément l'aspect sarcastique. De plus, on voit certains codes de cet univers être repris de plus en plus au 1er degré. On a vu passer des photos de Spetsnaz russes en Ukraine avec l'aigle bicéphale de 40K dans le coin par exemple... perso ça m'a interrogé pas mal. Encore une fois tout point de vue ne peut être que subjectif. Nous projetons notre esprit sur ce que nous observons. C'est valable à la fois pour le "réel" ou à fortiori pour un univers virtuel, qui est directement une production de l'esprit (mais si on y réfléchit, c'est le cas aussi de ce qu'on appelle "la réalité"). Pourquoi une oeuvre, une production de l'esprit (un livre, un film, une statue, un univers de fiction, n'importe quoi) parlent ou pas à certaines personnes? Parce qu'on y calque des choses. CE que je trouve particulièrement intéressant avec 40K, c'est qu'on y vient en y calquant des choses dont on a pas forcément conscience pour le retourner et jouer avec nos codes et préjugés moraux et éthiques. Ce n'est pas le seul à faire ça mais il le fait. Pourtant... Et encore est-ce un univers de fiction particulièrement caricatural. Mais combien sont ceux qui refusent de considérer les crimes et horreurs qui ont lieux dans notre propre monde? Ou qui tentent de leur apporter une justification ou de les nier afin que ça ne coince pas avec leurs propres repères moraux et la construction mentale qu'ils se sont fait du monde? Et c'est cette hypocrisie aussi que 40K dénonce en sourdine, en mêlant beaucoup d'aspects de notre culture populaire, avec des références faisant d'avantage appel à des évènements historiques bien particuliers et à une radicalité idéologique: nous sommes porteurs d'énormément de contradictions morales. Par exemple, nous prônons des valeurs morales comme la compassion ou l'amour, mais nous vivons dans une civilisation qui a produit des idéologies et des "entreprises" qui ont soumis le monde, qui ont acculturé la plus grande partie des autres cultures, qui ont produits des évènements d'une violence inouïe. Nous adorons nos chats et chiens mais nous bouffons des animaux élevés en batterie...etc, etc, etc. Pour 40K, on a pu discuter longuement des aspects subversifs et satiriques de l'Imperium par exemple. Et ceux, la plupart d'entre nous, qui sont venus à cet univers fascinés par les combats épiques entre space marines et monstres d'une galaxie à mi chemin entre fantasy et SF, mais qui d'autres part portent des valeurs morales qui sont celles de notre culture, ne peuvent s'empêcher de ressentir une certaine "dissonance cognitive" vis à vos des aspects les plus politiques de l'univers. Des génocides, tout le monde en a commis, tout le temps... Sauf qu'on appelait pas ça comme ça. Les moyens technologiques modernes ont permis d'en commettre de tellement abjects que ça nous a traumatisé. Mais le génocide du voisin, c'est un peu l'Histoire de l'humanité. Et si évidemment je considère cela comme quelque chose de particulièrement abject, dans l'absolu, non, ce n'est ni bien ni mal, c'est, tout simplement. En revanche, ceux qui les commettent ont souvent une haute et radicale conception de ce qui est bien et de ce qui est mal. C'est d'ailleurs au nom de ces catégories bien tranchées qu'ils les commettent. Et encore une fois, dans le cas des eldars vs humains, on parle en sus d'espèces différentes. Si tu réprouves et trouve le génocide abject dans l'absolu, pourquoi ne pas être choqué au plus haut point par ce qu'on fait subir aux animaux? Pour rappel, ce sont des dizaines de millions de bêtes qu'on tue chaque jour (dans le monde.. rien qu'en France, c'est quelques millions)..., et parfois dans des conditions très cruelles, et pourtant sommes-nous totalement traumatisés, écœurés au point de tout de suite chercher à faire cesser ça par tous les moyens? Non, on l'encourage même, en grande partie pour notre plaisir. Et je ne cherche pas à faire du prosélytisme ou à porter de jugement non plus là hein (j'ai mon point de vue sur la question), juste un exemple pour montrer que les notions de bien et de mal sont à géométrie variable selon les circonstances, que ça peut même parfois se recouper. Et si la morale, c'était juste ça: une justification, une nécessité? Sinon, qui établit ce curseur? Qui dit ce qui est bien ou mal? Sur quels critères on se base? Pourquoi une construction aurait plus de poids qu'une autre? Evidemment sur les exemples les plus caricaturaux, tout le monde ou presque sera d'accord. Mais sur les éléments plus subtils? Et encore une fois, ça n'enlève rien à la valeur qu'on peut accorder à une morale. C'est quelque chose de fondamental. Mais il faut, à mon avis, éviter de la considérer comme quelque chose d'absolue, de fixé. Car elles doit (et c'est ce qu'elle fait) s'adapter aux circonstances, en fonction de nos découvertes, de nos rencontres, de l'évolution de nos philosophies, des buts à atteindre, de la société dans laquelle on souhaite vivre. Et nos sociétés deviennent justement de plus en plus cyniques: le curseur moral change. Considérer la compassion comme une niaiserie est peut-être pour toi un dévoiement de la morale, mais pour d'autres ce sera réellement une niaiserie qui handicape voire nuit à la société et aux individus qui la composent. Alors qu'on soit bien clair: je rêve d'une société qui serait basé sur l'entraide et la compassion (on en est, et on en a toujours été, très très loin). Mais j'ai conscience que mon point de vue est ce qu'il est: un point de vue. Quelqu'un qui va penser que la compassion est une futilité encombrante, je vais certainement avoir envie de débattre avec lui, mais je ne vais pas le considérer comme un mal, comme quelque chose de fondamentalement nuisible. C'est en cela qu'un certain relativisme est important.
  9. SAuf que tu compares encore les eldars et les humains comme si c'était la même espèce. On voit bien que pour nous, nous n'accordons pas du tout la même valeur à la vie des animaux qu'à celle de nos congénères. Pourquoi un eldar considérerait comme bon de prendre en compte la vie humaine: pour eux, il ne s'agit que de cafards, de nuisibles, qui viennent saloper les planètes qu'ils se sont efforcé de préserver (pour Biel Tan, dans le but de refonder la civilisation eldar). Nous préoccupons-nous du fait qu'on sépare les femelles de leurs petits chez les animaux? qu'on engraisse et massacre lesdits petits sans états d'âme parce que nous y avons intérêt? Le curseur entre le bien et le mal est surtout placé en fonction de ses intérêts. Mais on en fait des absolus pour légitimer nos actes. C'est ce que j'essayais de dire: les notions de bien et de mal ne sont pas simples, n'ont rien d'absolues. Pour les chaotiques, c'est un bon exemple: en effet ils n'ont pas toujours quelque chose de fondamentalement mauvais. Nurgle pourrait même être qualifié de chaotique bon. Il aime sincèrement ses adeptes, et pour lui, ses maladies sont des dons, des cadeaux merveilleux. A l'inverse, les inquisiteurs, censés protéger l'humanité, n'ont souvent aucune considération pour la vie ou le bien être des êtres humains. Ils ne défendent qu'une conception abstraite, subjective "construite" du concept d'humanité. Par contre les motivations de beaucoup d'adeptes du chaos sont très égoïstes: ils veulent assouvir leurs pulsions, purger leur mal être, donner un sens à leur vie. C'est ce qui est intéressant avec cet univers: il brouille les pistes. C'est une très très bonne définition de l'Imperium aussi. Français ou japonais, on reste des êtres humains: on est le fruit d'une évolution qui a fait de nous des êtres sociaux qui ont besoin de repères pour vivre ensemble. Mais le simple fait que les notions de compassion et d'amour n'ont pas la même acceptation d'une culture à l'autre (d'ailleurs il ne s'agit que des mots, les concepts placés derrière peuvent être biaisés par le simple fait de traduire des mots d'une langue vers une autre) montre que ce n'est pas si simple. Sur quoi indexe-t-on les notions de bien et de mal? Qui fixe les règles de façon absolues? Exemple historique: les Mongols se sont montrés particulièrement cruels et brutaux lors de leurs conquêtes. Est-ce pour autant une culture fondamentalement mauvaise? bien sûr que non, ils ont même fait preuve d'une tolérance religieuse et d'une intégration culturelle et sociale surprenantes dans la gestion de leur immense empire. On peut d'ailleurs dire à peu près la même chose des Romains, qui eux d'ailleurs se targuaient de porter de très hautes valeurs morales. Dans l'antiquité, exercer à l'encontre du vaincu toutes sortes de violences était d'ailleurs totalement "normal". Le vaincu est celui qui a mécontenté les dieux, qui se sont détourné de lui. Soudainement, les notions de bien et de mal changent en ce qui les concerne. Mais si on sort de l'espèce, en l'état actuel avec les animaux, on voit bien que là les considérations morales ne sont pas du tout les mêmes. D'ailleurs on place le curseur un peu là où ça nous arrange (on ne traite pas du tout notre chien ou notre chat comme on considère un poulet élevé en batterie). Imagine qu'une race ET débarque et nous considère comme on considère les animaux. Ben dans le cas des eldars, c'est un peu ça. D'ailleurs, le curseur, on voit bien qu'on le déplace en fonction de ce qui nous arrange aussi entre êtres humains. Si "quand tout va bien", amour et compassion sont mis en avant, et tuer est un interdit fondamental, quand ça va moins bien, où plus généralement quand c'est dans l'intérêt d'une culture, tuer, et même haïr deviennent des devoirs, et sont justement légitimés par le fait que l'autre est un sauvage, un barbare, un danger. Etablir des catégories, un fort dualisme entre bien et mal, ça permet surtout de faire l'économie de la nuance, et de légitimer tout et n'importe quoi. Ceux qui ne correspondront pas à ces notions seront fondamentalement "mauvais". Un peu comme dans les alignements de DeD. Quand on a établi le bien et le mal comme des valeurs absolues, c'est la porte ouverte à tous les excès. Et si au-dessus de tout cela s'établissent des critères de bien et de mal, qui les fixe? Si dans les sociétés et cultures humaines elles sont fluctuantes, qui les établit? Bien et mal sont des notions subjectives. Et ça ne veut en aucun cas dire qu'elles n'ont pas de valeur. Dans notre culture, nous avons tendance à considérer qu'il y a un monde objectif à connaître et sur lequel indexer nos valeurs et nos critères d'organisation sociale et politique. Mais là encore, c'est une vision du monde qui est partiale et partielle. Nous calquons tous notre subjectivité sur tout ce que nous observons. Nous leur donnons une existence en fonction de critères, de catégories, qui sont subjectifs.
  10. Pour un eldar, un humain c'est quoi? Ca ne vaut pas mieux qu'un ork. Pour un eldar, "Sacrifier des humains pour sauver 3 oreilles pointues", ça revient à dire "sacrifier des orks pour sauver des humains" pour des êtres humains. Donc oui, sacrifier des humains (même par paquet de millions) pour sauver quelques-uns des leurs, c'est un acte bon du point de vue des eldars... et il faut se rappeller que les notions de bien et de mal, c'est avant tout une question de points de vue: on voit que même pour deux cultures humaines, quelque chose de bon va être mal pour l'autre et vice versa. Alors entre différentes espèces "intelligentes", j'imagine même pas. Et pour cause, le fluff des eldars explique bien à quel point ils sont différents psychologiquement (et psychiquement) que les humains. Un humain qui meurt, son âme se dissout dans le warp. Un eldar qui meurt, son âme reste vive dans le warp (et donc "consciente") et c'est une éternité de souffrances aux mains de Slaanesh. Rien que ça va pas tout à fait leur donner la même notion du bien et du mal concernant la façon de voir la valeur de la vie humaine par rapport à la valeur de la vie eldar (d'autant qu'ils sont presque en voie de disparition). A donjons et dragons "loyal bon" ne veut pas dire "gentil". "bon" s'entend comme une sorte d'altruisme pour la communauté, d'abnégation personnelle au service des autres. "loyal" implique une forme d'ordre, de discipline, de structure, de hiérarchie qui cadrent l'exercice de ce "bon". Mais le paladin loyal bon n'hésite pas à massacrer tous les orcs/gobelins/autres créatures qu'il juge "mauvaise". De toutes les races de 40K, il n'y en a pas beaucoup qui méritent le qualificatif de "bons" (même de leur point de vue: même du point de vue humain, l'Imperium n'est pas "bon": les masses des citoyens impériaux connaissent des existences brutales, injustes; et souvent courtes. Le régime impérial est basé sur la force, l'autoritarisme, l'intolérance (même à l'époque de l'Empereur) et la vie humaine n'y a aucune valeur). Mais je trouve que les eldars sont ceux qui s'en rapprochent le plus. Et précisément ceux des vaisseaux monde: ils tentent d'apprendre de leurs erreurs, ont compris d'où vient le problème du chaos et semblent donner de la valeur à la vie des membres de leur groupe. Et leurs vie sont très contraintes par la communauté: ils vivent confinés dans les vaisseaux monde et doivent suivre les voies. Donc ce sont les seuls que l'on pourrait considérer comme "loyal/bon" même s'ils ont un aspect chaotique mais qu'ils canalisent par les voies. Les exodites, arlequins et errants seraient plutôt neutres bons ou chaotiques bons. Et les corsaires chaotiques neutres. Les EN sont peut-être les plus chaotique mauvais de la galaxie en dehors du chaos. M'enfin je ne suis pas sûr que ça ait du sens de donner les alignements de donjons et dragons aux races de l'univers 40K dans la mesure où cet univers met volontairement en avant qu'au fond, tout ça n'est qu'une question de point de vue, et que tout le monde s'asseoit sur la morale et l'éthique quand il s'agit de défendre ses intérêts. 40K est un univers assez cynique. Il n'y a pas de gentils et de méchants, juste des saloperies. Et c'est un certain discours sur le monde qui y est proposé. En outre, ce genre de petites cases, c'est rigolo, mais ça a quand même tendance à être ultra simpliste, à gommer toute nuance. Le bien, le mal, c'est non seulement relatif, mais ça peut même être la même chose selon les circonstances (ex: mentir est généralement considéré comme "mauvais", mais si c'est pour sauver quelqu'un, ça l'est toujours? Et si la personne que l'on sauve ainsi s'avère être une ordure?... même tuer, acte universellement (enfin dans la seule race "interlligente" que l'on connaisse: les êtres humains) réprouvé, est-ce toujours "mal" si par exemple on tue pour empêcher un taré de prendre le pouvoir et de faire des millions de victimes? Et paradoxalement, dès qu'on rentre en guerre, tuer passe du statut d'interdiction fondamentale à celui de devoir.... Et 40K joue justement là dessus. L'Imperium est une monstruosité sans nom mais se légitime lui-même par le fait qu'il n'aurait pas le choix d'être comme ça, parce que "la fin justifie les moyens" et que la situation est si terrible que ça justifierait toutes les extrémités. Ca pose la question de jusqu'où on est prêt à aller au nom de ce qu'on considère comme "le bien", et du coup, est-ce que ça reste "le bien"? Le problème étant qu'il n'y a pas d'observateur extérieur (à moins de croire en Dieu): tout observateur est nécessairement subjectif et ne fait que projeter ses propres valeurs (issues de sa culture, de son éducation, de son expérience personnelle) sur ce qu'il observe. Dans le fond, les choses ne font qu'être (même pas sûr... les notion d'être et de non être sont aussi subjectives) et ne sont ni bonnes ni mauvaises.
  11. Les Lumineth restent quand même des hauts elfes très classiques. On a un poil changé de registre culturel, mais on est loin de trucs extravagants que l'on pourrait imaginer (on est loin des Cynwall de Confrontation par exemple). Les pièces d'armures font envie quand même. J'aime beaucoup cet aspect ornementé... ornementation qui rappelle un peu celle des Nighthaunts d'ailleurs, avec ces espèces d'arabesques: Ca rapelle un peu les détails du black coach par exemple: (le livre oiu les détails du siège du cocher). Ce qui n'est pas plus mal. Vraiment hâte de voir ce que va donner cette gamme, mais ce teasing au compte goûte est assez horripilant...
  12. Voyages spatiaux laborieux, longs, aléatoires et dangereux. Communications entre systèmes pareil. Technologie ancienne et arcanique sous des couches de dogmatisme, de religion et de superstitions, gardée jalousement par un culte. Système féodal mêlé d'une bureaucratie absurde et tentaculaire. Système politique et social dominé par l'hystérie collective, l'arbitraire et les intrigues politiques entre une infinité de factions. Un million de mondes dispersés dans une galaxie hostile et instable. Humanité qui s'est retrouvée dispersée avec nombre de mondes isolés durant des millénaires...etc. Pas les justifications qui manquent pourtant. Pour le coup, l'univers de 40K se paye le luxe depuis longtemps de justifier ses aspects à la fois démesurés (vaisseaux et cités gigantesques, chiffres énormes) et ses aspects archaïques.
  13. En ce cas, c'est l'ensemble du principe de l'univers de 40K que soit tu n'as pas compris, soit qui ne te convient pas... 40K, ça se passe dans le futur... mais avec un thème général qui dit que non, le futur, ce sera pas forcément plus performant/progressiste. Que l'humanité, elle peut sacrément régresser sur plein d'aspects aussi, et que c'est pas d'avoir une technologie de fou qui empêche d'être con dogmatique et borné, et que ladite technologie ne profite pas forcément à tout le monde, voir seulement à une minorité. Moi je trouve ça cool que GW se penche enfin sur une refonte d'unités de la GI autres que les cadiens. Même si cette unité, c'était peut-être pas la priorité.
  14. Sagittarius A (le trou noir au centre de la Voie Lactée) ferait dans les 24 millions de km de diamètre. La galaxie fait dans les 100 000 années lumière de diamètre (pour rappel: 1 année lumière= 10 000 milliards de km). Donc ledit trou noir, en ce qui concerne l'espace qu'il occupe, c'est une infime poussière au regard de la galaxie. Donc on peut "habiter le centre de la galaxie" sans pour autant se trouver dans le trou noir. Et pour ces histoires de radiations, ce n'est pas totalement déconnant non plus. Le centre de la galaxie, du fait de la présence du trou noir et de la masse de la galaxie dans son ensemble, concentre une énorme densité d'étoiles, bien plus importante que dans les régions plus périphériques. Hors les étoiles émettent gavé de radiations (sur Terre, sans le bouclier magnétique généré par le noyau et la rotation de la planète, jamais la vie n'aurait pu se développer). Le disque d'accrétion du trou noir (de la matière surchauffée et accélérée à des vitesses énormes autour du trou noir) émet pas mal de radiations également. Maintenant, voyager dans l'espace en général expose à tout un tas de radiations, donc si l'Imperium et les autres savent s'en protéger. Mais le niveau de radiations au centre galactique est peut-être trop élevé. Quant aux étoiles qui disparaissent... Le centre de la galaxie est situé à environ 25 000 années lumière de la Terre. Donc imaginons que les squats fassent disparaître une étoile "maintenant" (mais ça ne veut pas dire grand chose à cette échelle: le temps et l'espace sont relatifs, nous n'avons pas un présent commun), on ne le saurait, avec nos petits télescopes, que dans 25 000 ans (le temps que la lumière de l'évènement nous parvienne). En outre, on estime que la galaxie comporte entre 100 et 200 milliards d'étoiles. On est loin, très loin, de les avoir toutes répertoriées avec précision et d'être en capacité de s'apercevoir de leur éventuelle disparition (d'autant plus avec les distances gigantesques qui font que l'évènement nous parviendrait, comme je l'expliquais, des milliers d'années après). D'ailleurs, cela signifie que l'Imperium, avec son million de monde, n'occupe en fait qu'une toute petite partie de la galaxie (il est d'ailleurs expliqué dans l'ancien fluff que l'Imperium n'est pas linéaire: entre ses mondes, il existe de vastes "trous", où les étoiles sont inexplorées/inconnues), même en considérant que beaucoup d'étoiles n'ont pas de monde habitable. Donc il y a énormément de choses qui se passent dans la galaxie qui échappent totalement au contrôle et même à la connaissance de l'Imperium. Après tout, il pourrait y avoir une giga civilisation ultra avancée qui débarque d'un secteur inconnu que ce serait pas déconnant.
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