Jump to content
Warhammer Forum

[HH][VO] Critiques Nouvelles Hérésie d'Horus


Recommended Posts

Salut à tous! Le sujet que j'ouvre à présent est un peu particulier, dans le sens qu'il ne sera pas dédié à la revue d'un ouvrage particulier de la Black Library, mais bien à un format de récit: la nouvelle.


Pourquoi un tel choix? Pour plusieurs raisons, la première étant ma récente acquisition d'une douzaine de recueils de nouvelles estampillés BL, traitant à la fois des univers de Fantasy (Lords of Valour, Way of the Dead, Realm of Chaos, The Cold Hand of Betrayal, Death & Dishonour, Tales of the Old World, Les Épées de l'Empire) et de 40K (Crucible of War, Into the Maelstrom, What Price Victory, Shadows of Treachery, Let the Galaxy Burn). Étant finalement venu à bout de tous ces ouvrages (pour certains avec difficulté), je me suis dit que créer un sujet par livre n'aurait que peu d'intérêt, les liens entre les différentes histoires regroupées dans un volume spécifique étant inexistants. Démarrer un seul sujet, ou plutôt trois (un pour chaque univers, l'Hérésie d'Horus étant considéré comme un univers distinct), m'a semblé être un choix plus pertinent.

Une autre raison est que la nouvelle a un statut particulier pour la BL: il s'agit en effet de « l'antichambre » du roman, l'étape que tout écrivain a à franchir avant de se voir confier la responsabilité de la rédaction d'un récit de 100.000 mots. Même les auteurs les plus établis de la maison (Abnett, McNeill. Werner, King, Mitchell...) ont fait vivre, combattre et mourir leurs premiers personnages dans ce format. Mais si certains ont été jugés dignes par les éditeurs de la BL de se frotter à l'écriture d'un roman (une confiance pas toujours récompensée à sa juste mesure), d'autres n'ont pas eu cette chance: beaucoup d'appelés... peu d'élus.

De ces candidats malheureux, malchanceux ou tout simplement peu tentés par la perspective de travailler pour la BL, ne restent que les nouvelles publiées par cette dernière pour prouver qu'ils ont un jour collaborés à l'enrichissement des univers de GW, avec des résultats plus ou moins probants. Se pencher sur les nouvelles de la BL, c'est donc parcourir en filigrane l'histoire de cette dernière, une entreprise que je trouve (à titre personnel) assez intéressante.

Enfin, ces nouvelles, parce qu'elles ont été écrites par des auteurs aux parcours professionnels, aux intérêts, à la maîtrise du fluff et aux styles très différents, permettent d'envisager le background de Fantasy et de 40K sous des angles très variés: si les romans de la BL, particulièrement depuis quelques années, sont assez uniformes dans le style et le fond, les nouvelles, surtout les plus anciennes, ont en revanche bien plus de chances de surprendre et de dépayser leur lecteur.

Pourquoi faire un sujet distinct sur l'Hérésie d'Horus?

Deux raisons principales:

  • 10 millénaires séparent les évènements de l'Hérésie de la plupart des nouvelles "classiques" se déroulant dans l'univers de Warhammer 40.000. Battement de cils à l'échelle cosmique, mais fossé colossal en terme de background, ce hiatus de 10.000 ans justifie à mes yeux une séparation entre ces deux périodes charnières. Ajoutons à cela l'apparition (Taus, Nécrons, Tyranides, Sœurs de Bataille, Chevaliers Gris...) et la disparition (Empereur & Primarques, Légions Space Marines, Armée Impériale...) de nombreux protagonistes importants entre ces époques, et l'on obtient deux âges fondamentalement différents l'un de l'autre.
  • D'un point de vue éditorial, le cycle de l'Hérésie d'Horus est certainement le projet le plus construit et le plus fouillé monté par la Black Library à ce jour. Le but recherché est en effet de faire travailler les "grandes plumes" de la maison sur la même série de manière cohérente, afin de retracer cet évènement fondateur dans toute sa complexité1. Le contrôle des publications est donc bien plus strict, et la joyeuse anarchie qui régnait avant le lancement de ce grand uvre dans le petit monde de la nouvelle de Warhammer 40.000 ne se retrouve pas au sein de l'Hérésie.
    S'il appartient à chacun de juger de la qualité du travail des contributeurs de cette saga épique (à titre personnel, je suis plutôt satisfait du niveau général de cette dernière), les apports en termes de background sont objectivement plus cohérents et réfléchis que précédemment, et on ne va pas s'en plaindre. Bref, là encore, il existe une différence notable de traitement entre publications "hérétiques" et "classiques". Raison de plus pour séparer les deux.

 

1 : On rappellera qu'à l'origine, l'Hérésie d'Horus est un concept tenant en une demi-ligne, inséré par Rick Priestley dans le background de Rogue Trader pour faire cool.

Comment est organisé ce sujet:

Les nouvelles sont classées par ordre alphabétique d'auteur (prénom nom: les écrits d'Anthony Reynolds apparaissent donc avant ceux de Dan Abnett). La critique en elle-même est précédée de quelques informations qui pourront être utiles (ou pas) au lecteur: le titre de la nouvelle, le nombre de pages, le recueil ou le magazine dans lequel elle a été publiée et l'année de la première publication.

Le sujet promettant d'être assez long, je fais usage de balises spoiler afin de faciliter la navigation. Cliquer sur la première balise suivant le nom de chaque auteur vous permettra d'accéder à une liste des titres de ses nouvelles chroniquées. Chaque chronique dispose en outre de sa propre balise spoiler. Enfin, et si la nouvelle s'y prête (en cas de twist final particulièrement réussi, par exemple), la sous-partie Intrigue pourra être partiellement ou totalement dissimulée.

Les nouvelles récemment chroniquées sont signalées par l'emploi de la couleur rouge (Auteur + Nom de la nouvelle). Les mises à jour (s'il y en a eu) sont signalées par un message récapitulatif une fois par semaine.

J'essaierai aussi de relever les éléments les plus utiles pour le fluffiste assidu (cela peut aller d'une pratique digne d'être notée: « les Night Lords dorment toujours avec une veilleuse », jusqu'à un lieu/bâtiment important pour toute une race: « le palais impérial de Terra compte 12 piscines olympiques et 9 discothèques, mais toutes les toilettes sont sur le pallier », en passant par des anecdotes savoureuses sur la vie de personnages bien connus: « Omegon a été créé par l'Empereur afin de faciliter l'organisation de matchs de foot entre Primarques »).

 

Pour finir, un grand merci aux camarades qui ont contribué à ce sujet de leurs chroniques et critiques personnelles: @Celtic_cauldron, @Rippounet, @la queue en airain, @Kaelis@ziafab, @Lagnar, @Red Qafe et @gilian !

Ouvrages critiqués (par ordre chronologique de parution) :

 

  • Recueils de l'Hérésie d'Horus :


tales-of-heresy.jpg.age-of-darkness.png.the-primarchs.png.shadows-of-treachery.jpg.mark-of-calth.jpg.31.-Legacies-of-Betrayal.jpg.33.-War-without-End.jpg.35.-Eye-of-Terra.jpg.37.-The-Silent-War.jpg.40.-Corax.jpg.42.-Garro.jpg.43.-Shattered-Legions.jpg.45.-Tallarn.jpg.48.-The-Burden-of-Loyalty.jpg.50.-Born-of-Flame.jpg.52.-Heralds-of-the-Siege.jpg.sons-of-the-emperor.png.scions-of-the-emperor.png.blood-of-the-emperor.png.loyal-sons.png.traitorous-scions.png.heirs-of-the-emperor.png.lupercals-war.png.

Cliquez sur une couverture pour accéder au sommaire du livre.

 

  • Recueils événementiels Black Library (Black Library Celebration, Summer of Reading, Advent Calendar) : 

 

black-library-celebration-week-2019.png.Black Library Celebration 2018.black-library-celebration-2019.png.blcw-2020.png.12-tales-of-christmas.png.les-12-contes-de-noel.png.black-library-2021-advent-calendar_mosaique.png.Black Library 2022 Advent Calendar.Black Library Celebration Week 2023.black-library-2023-advent-calendar.png.

Cliquez sur une couverture pour accéder au sommaire du livre.

 

  • Publications récurrentes (Inferno!, Hammer & Bolter) : 

 

year-one.jpg.Year Two

Cliquez sur une couverture pour accéder au sommaire du livre.


Nouvelles critiquées (228):

Aaron Dembski-Bowden (14)

Révélation

 

Aaron Dembski-Bowden s'est imposé comme la nouvelle figure de proue de la Black Library à la fin des années 2000, et a consolidé son statut de fils prodigue (et putatif d'un certain D. Abnett) de la GW-Fiction depuis lors. Il était donc logique qu'on le retrouve associé au projet phare de Nottingham, depuis l'aptement nommé 'Premier Hérétique' en 2010 jusqu'à CENSURE dans la série finale 'Siège de Terra'. En plus de ces romans, on lui doit une quinzaine de courts formats ('Aurelian', 'Les Clous du Boucher', 'Le Seigneur des Sables Rouges', 'Le Prince des Corbeaux'...), avec une préférence marquée pour les bad guys de l'Hérésie que sont Lorgar, Angron et Sevatar. Bad to the bon(n)e(t)!

 

• Savage Weapons // Des Armes Brutales merci @Celtic_cauldron, @gilian et @Lagnar !

Révélation

Age of Darkness // L'Âge des Ténèbres/2011/30 pages

 

Intrigue:

savage-weapons.png?w=300&h=459Celtic_cauldron:

Une histoire tirée de la campagne des Dark Angels contre les Night Lords, avec une rencontre entre Primarques.

 

gilian: 

Tsagualsa est un monde mort et a été choisit par Konrad pour y rencontrer son frère. Il n’y a sur la planète que deux primarques et 4 capitaines, alors que les deux frères s’éloigne pour parler entre eux tranquillement, les quartes capitaines se rappel du bon vieux temps. Avec des petites piques de Sevatar a l’encontre d’Alajos qu’il a proprement mutilé au court d’une précédente rencontre. 

 

Konrad qui peut voir le futur essaie de faire comprendre au Lion que personne ne comprend vraiment pourquoi il n’a pas déjà trahis l’empereur alors que la moitier de ça légion a déjà franchit le pas…

On en saura pas plus sur cette discussion privé entre frérot mais le Lion décide de mettre un terme a cette mascarade en plantant son épée directement a travers le torse de son frérot (il l’a pas vue venir celle la ^^).

 

Apres un combat de chiffonnier entre les deux primarque et l’intervention de leur légion respective pour les séparer, la vie reprend son court dans la croisade de Tharmas…

 

A la différence que le Lion reçois enfin des nouvelles des troupes loyaliste, enfin loyaliste pour le moment…

Guilliman le convoque sur Ultramar pour parler de sécession…

 

Schattra:

Début de journée classique pour Corswain, Champion du 9ème Ordre (ce qui est mieux que champion de 9ème ordre, reconnaissons-le). Après avoir fait son rêve habituel, étrange et pénétrant, d’une bête bien connue qu’il n’arrive jamais à vaincre dans son état catatonique, bien qu’il porte la pelisse de ce prédateur de Caliban sur l’épaule, il est convoqué avec son supérieur, le balafré+++ Alajos, par le Primarque des Dark Angels, Lion El’Jonson en personne. Et comme d’habitude, le léonin surhomme se prend la tête pour essayer de déjouer les friponneries des Night Lords dans le sous-secteur de Thramas, sans succès concluant depuis deux ans1. Ce manque de progrès tape sur les nerfs de ce bon Lionel, qui se doute bien qu’il y a de plus gros poissons hérétiques à ferrer dans le reste de la galaxie. Malgré tout, le devoir chevillé au corps du Primarque le pousse à persévérer dans ce jeu du chat et de la chauve-souris, et même à accepter l’invitation, inattendue il faut le reconnaître, de Curze de se rencontrer sur une planète paumée pour taper la discute, comme au bon vieux temps. Le Lion, qui a juste entendu « taper », est d’accord, malgré les remarques sensées de ses petits frères, qui soupçonnent logiquement un piège. Confiant dans sa bogossitude naturelle et son statut de personnage nommé, le patron des anges sombres fait fi des conseils de prudence, et part avec le 9ème Ordre comme escorte au rencard fixé par son frérot.

 

Arrivée à proximité du monde de Tsagualsa, où doivent se tenir les pourparlers, la flotte loyaliste est accueillie par l’opérateur radio le plus irrespectueux de la galaxie, le Premier Capitaine Sevatar des Night Lords. Entre deux punchlines désinvoltes, le hallebardier le plus tristement célèbre des Legiones Astartes informe ses interlocuteurs que le point de rendez-vous a été fixé dans le chantier de forteresse que les Night Lords sont en train de construire sur la planète. Une petite téléportation plus tard (malgré le fait que Corswain n’aime pas vraiment ça, mais tout le monde s’en fout et le Lion en premier), voilà Lionel rendu sur place avec ses deux gardes du corps, comme convenu par le gentlepostmen’s agreement fixé par les parties en présence. Il ne faut pas longtemps pour que Konrad, bronzé comme jamais, n’arrive à son tour, avec son gang: l’impayable Sevatar bien sûr, mais également un dénommé Shang, choisi sans doute pour respecter les quota de représentation des minorités.

 

Les retrouvailles entre les deux frangins sont glaciales, malgré les efforts déployés par Konrad pour briser la glace et raviver l’esprit de franche camaraderie entre les deux enfants sauvages de la fratrie… qui n’a sans doute jamais existé. Il convainc toutefois Lionel d’aller faire un petit tour en tête à tête, laissant les quatre Capitaines échanger quelques boutades de bon aloi. Sevatar, qui est responsable de la défiguration d’Alajos, ne se gène pas pour mettre évoquer ce sujet encore douloureux (surtout pour le principal intéressé, que l’on sent tout prêt à lancer la belle), mais le tact et l’érudition de Corswain, qui parle Nostraman comme une vache espagnole, c’est à dire relativement bien, font légèrement retomber la pression entre cousins. On apprend également l’origine des magnifiques gantelets rouges arborés par le Premier Capitaine des Night Lords, une marque d’infamie pas si différente des casques écarlates des Ultramarines censurés. Comme quoi, tout est dans tout, et inversement.

 

Ce plaisant badinage est toutefois interrompu par le retour des Primarques, toujours aussi fâchés l’un contre l’autre. Enfin, surtout Lionel, outré que l’on soupçonne la fidélité de la moitié de Légion qu’il a laissé pourrir sur Caliban, et qui profite de l’inattention de Konrad pour l’empaler avec son espadon de maître de deux mètres, un peu en traître tout de même. Ce qui aurait été une blessure mortelle pour n’importe qui n’a que l’effet d’une simple gifle pour Curze, que ses capacités physiques de Primarque sauvent d’un trépas ignominieux. C’en est toutefois terminé des gentillesses, et le combat s’engage entre la team robe de bure et la team cheveux gras. Si le Lion a d’abord l’avantage grâce à ses talents d’escrimeur, la tentative de strangulation dont il est la victime de la part du Nighthaunter lui fait perdre un peu de sa superbe, et motive Corswain à voler au secours de son seigneur. Cela laisse le pauvre Alajos Alaramasse (son deuxième prénom) contre Shang et Sevatar, combat inéquitable dans lequel le Capitaine laisse bientôt sa tête, non sans avoir réussi à faire perdre la main au Night Lord pas important (je vous laisse deviner de qui il s’agit) auparavant.

 

L’intervention de Corswain, si elle permet au Lion d’éviter d’avaler sa neuroglotte, se passe assez mal pour le chevalier blanc et noir, dont la tentative de rodéo kurzien se termine assez rapidement, et dans la douleur. Malmené par son adversaire, et avec un taux d’invalidité en rapide progression, le Champion n’est sauvé que par le retour sur le ring de Lionel, qui a mis beaucoup de temps à se relever pour un Primarque2. Son paternel étant à nouveau occupé, notre héros est sur le point de finir en kebab sur la lame de Sevatar quand les renforts finissent enfin par arriver. Dark Lords et Night Angels déferlent par dizaines sur le champ de bataille, parviennent à séparer leurs patrons qui en étaient réduits au bras de fer chinois pour se départager, et repartent chacun de leur côté. Corswain regrette un peu d’avoir perdu son épée dans la mêlée, mais comme il l’a égarée dans le fessier d’un Primarque, il ne s’en formalise pas trop…

 

Notre nouvelle se conclut presque comme elle a commencé, Corswain arrivant enfin à (r)avoir la peau de la marmotte de Caliban qui lui faisait tant de misère dans ses rêves, avant d’être convoqué par son boss. Il est depuis devenu Capitaine du 9ème Ordre, en remplacement du pauvre Alajos, qui s’est bien frotté à plus fort que lui en la personne de Sevatar. Les nouvelles qui tombent sont toutefois un peu particulières, car Roboute Guilliman a envoyé un smiley à Lionel, qui ne pige rien aux émojis. Le message qui a suivi a cependant fait comprendre au Lion que son frère nourrissait lui aussi quelques pensées plus ou moins hérétiques, ou, tout du moins, sécessionnistes…

 

1 Plus j’avance et plus tu recules, comment veux-tu que je t’accule?

 

2 : Peut-être essayait-il de solliciter l’arbitre de la rencontre pour demander la VAR sur l’étranglement des yeux bassement exécuté par Curze. 

 

Avis:

Celtic_cauldron:

J'ai bien aimé. Intéressant surtout pour le personnage de Night Haunter.

 

gilian: 

Bonne petite nouvelle qui une nouvelle fois introduit de nouveaux personnages. Elle montre aussi la complexité de la position de Jonson et la versatilité de la légion de Konrad.

Par contre Konrad ayant été envoyé pour retenir les dark angel, il n’a aucune raison de vouloir des pour parler après deux ans de guerre^^.

 

Lagnar:

J'ai bien aimé cette nouvelle (fan des Darks Angels ça aide ^^). Ce n'est pas la meilleure ni forcément la plus intéressante mais ça se lit bien, on introduit Sevatar (même s'il est déjà vaguement apparu plus tôt) et ça permet surtout de se rendre compte plus concrètement de la loyauté des Dark Angels mais du fait q'u'ils ne peuvent intervenir directement. Très curieux de voir l'arrivée du Lion en Ultramar suite à l'appel de Guilliman.

 

Schattra:

Aaron Dembski-Bowden débute dans l’hérétique carrière en terrain à moitié connu avec ce Savage Weapons, puisque celui qui était jusqu’ici principalement connu pour ses travaux Night Lords ne se gène pas pour mettre les fils de Nostramo au casting de son histoire. En plus de mettre en scène le Joker des Primarques (qui avait commencé par être Batman, c’est dire si les années ne lui ont pas été clémentes), ADB introduit également l’un de mes personnages préférés de la série, le caustique, cruel mais surtout charismatique Premier Capitaine Sevatar, qui parvient sans mal à voler la vedette au pauvre Corswain, sensé être le héros de l’histoire. En plus de balancer des répliques d’anthologie (et ça tombe bien pour un recueil de nouvelles) et de se foutre ouvertement de la gueule de Lionel par moment, Sev’ se révèle avoir une personnalité complexe et profonde, et absolument pas aussi dénuée d’honneur qu’il essaie de le faire croire. S’ajoute à cela son passif mystérieux de condamné à mort en sursis, qui en fait un paria en même temps que l’individu le plus influent de la Légion après son Primarque. Et pour ne rien gâcher, notre surhomme est un bretteur de talent, maniant une arme certes improbable, mais absolument classe, avec des effets dévastateurs. Bref, voilà une entrée réussie dans le grand bazar qu’est cette Hérésie!

 

Savage Weapons mérite également la lecture en raison des portraits intéressants qu’ADB fait des Primarques convoqués, à la fois radicalement opposés et étrangement similaires sur certains points. Usant des talents de divination de Kurze, l’auteur peut également balancer quelques clins d’œil sur le lointain futur, et commencer à détruire la réputation de loyaliste de Lion El’Jonson. De son côté, le chevaleresque Maître de la Première Légion exsude une aura paladine presque palpable… mais est tout de même celui qui frappe son frérot en traître au début de leur bataille de polochons1. Le natif de Caliban apparaît comme un être parfait et froid, jusqu’à la limite de la sociopathie, et c’est très bien comme ça. Après tout, on est pas dans le monde des Bisounours2. De bonnes bases donc pour ces personnages importants, mais pas centraux, de l’Hérésie, sur lesquelles les auteurs prenant la suite de la couverture médiatique de la Croisade de Thramas, et de l’arc de l’Imperium Secondus, purent capitaliser (ou pas)3.

 

Enfin, notons les effets de style assez intéressants intégrés par ADB à son histoire, avec une introduction et une conclusion construite en quasi-miroir, ce qui est une manière de souligner que les Dark Angels n’ont pas fini de courir le sous-secteur à la poursuite de leurs insaisissables Némésis. Un jour de la marmotte un peu spécial (et spatial) pour Corswain, en quelque sorte, qui a tout de même gagné au change à la fin de la nouvelle, en ayant reçu une belle promotion et avoir enfin remporté son match de catch onirique. Il faut savoir profiter des petits bonheurs de la vie…

 

1Je remarque que ce pauvre Lionel n’a pas de chance dans ses duels avec ses frangins. Qu’il s’agisse de Leman Russ ou de Konrad Curze, à chaque fois ça se finit en grosse empoignade de pochtrons se balançant des patates de forains. C’était bien la peine de passer autant de temps à pratiquer l’escrime médiévale sur l’Invicible Reason, tiens. 

 

2Et pour cause, les Dark Angels les ont exterminés au cours de l’invasion de Caring, leur planète natale, au début de la Grande Croisade.

 

3On appréciera la référence faite à ‘The Lightning Tower’ dans le dialogue entre Konnie et Lionel, le premier ayant bien compris qu’il foutait les chocottes à ce planqué de Rogal Dorn, dont la peur du noir est la plus grande faiblesse. 

 

Fluff:

  • Lion El’Jonson : Son visage est d’une perfection et d’une froideur angélique (il est dit que sa bouche peine à exprimer des émotions), et aurait pu être sculpté dans du marbre brun. Il porte une armure d’un noir profond, à la cuirasse et aux grèves décorées de lions rampants en or rouge, le metal le plus rare de Mars. Sur Tsagualsa, il maniait une épée aussi grande qu’un Space Marine.

  • Konrad Kurze : Un dieu cadavérique, l’ombre d’un prince, émanant un reste de noblesse. Il est livide, et ses dents sont taillées en pointes. Il va au combat dans une armure d’un noir de nuit, arborant des cranes et de runes célébrant des massacres et atrocités commis contre l’humanité. Chacun de ses doigts se termine par une lame énergétique de la longueur d’une faux.

  • Night Lords (Culture) : Les guerriers ayant gravement failli à leur devoir et leur Primarque et condamnés à mort par ce dernier ont leurs gantelets repeints en rouge. Cette marque d’infamie rappelle à tous que son porteur est un paria et un mort en puissance, dont la sentence sera exécutée à l’heure décidée par le Nighthaunter. Cette tradition est un héritage de la culture des gangs de Nostramo, qui tatouaient les mains des traîtres et des idiots de cette manière pour signifier qu’ils vivaient sur du temps emprunté.

  • Dark Angels (Vaisseaux nommés) : Le croiseur d’attaque Vehemence, le destroyer Seventh Son.

  • Sous-secteur d’Aegis : Comporte les mondes d’Heroldar, Thramas, Parthac et Yaelis.

 

 Aurelian merci @Celtic_cauldron, @gilian et @Lagnar !

Révélation

Aurelian/2013/106 pages

Intrigue:

Celtic_cauldron:
aurelian.jpgL'histoire se déroule après Le Premier Hérétique et avant l'Hérésie. Guidé par le Démon Ingethel, Lorgar remonte le temps et l'espace au cours de son Pèlerinage personnel au sein de l'Œil.

 

gilian:

Prologue : Héraut du Dieu Unique :

Lorgar a enfin gagné la guerre sur Colchis et attend la venue de son père.

 

Premiere partie : Le Dix-septièmes fils (quatre jours apres Istvaan V)

Horus a réuni ces frere apres le massacre d’Istvaan V pour tenir conseil mais ça ne se passe pas comme prévus. Lorgar voit que ce n’est pas Fulgrim qu’il a devant les yeux mais un démon et l’attaque sans retenu. Parvenant presque a le tuer, mais il ne veut pas le tuer, il veut apprendre son nom pour pouvoir le bannir ou au moins l’affaiblir pour que Fulgrim puisse reprendre le contrôle.

 

Apres cette réunion mouvementé Lorgar a une conversation avec son frere Magnus qui lui demande de lui expliqué se qu’il a vue pendant son pèlerinage.

 

Deuxième partie : Le Pèlerin : (quarante-trois ans avant Istvaan V)

Lorgar guidé par Ingethel s’engage dans l’œil de la terreur a la rencontre de son destin.

A mesure qu’il progresse dans l’œil de la terreur Ingethel questionne Lorgar et en retour il lui parle de la naissance de Slaanesh et de la chute de l’empire Eldar.

Il rencontre finalement un avatar de Khaine et Lorgar decide de le tuer pour abréger ces souffrance.

Ingethel lui dit que c’est une leçon qu’il doit se rappeler avant la fin: même un dieu peut mourir.

 

Et Lorgar lui demande comment ça va finir ? Par la guerre comme cela a commencé.

 

Troisième partie : à la guerre

Ingethel le transporte ensuite dans le futur a la porte de l’éternité ou il voit ça légion se battre contre les Imperial Fist et les Blood Angel, et Argel Tal se faire tuer par Sanguinius.

 

Finalement ils retournent dans l’œil de la terreur et quand Lorgar lui demande pourquoi ne pas avoir convoqué Magnus le plus puissant d’entre eux ? Ingethel lui répond que Magnus est venu de lui-même et lui montre la tour ou il se trouve.

Et a la fin de son pèlerinage va voir Magnus pour le prévenir mais celui-ci le prend pour un démon et l’a chassé…

 

Avant de partir Ingethel prévient Lorgar qu’il y’a plusieurs futur ou il meurt :

Sur Grièche en essayant de s’interposer entre Russ et Magnus si il y’a un duel il mourra.

S’il lève son arme contre Corax aussi

 

Il explique aussi a Lorgar qu’il doit recruter 50000 guerriers de plus et moissonné les vies humaines (comme on l’a vue dans une autre nouvelle plus l’imperium tue de monde plus ça alimente les dieux du chaos^^).

 

Quatrième partie l’élu du Panthéon

Et Ingethel fuit en laissant Lorgar. Un des dieux du chaos a rompu le pacte avec ces frères et a décidé d’intervenir en personne…

 

Comme on pouvait s’y attendre c’est Khorne qui a perdu patience et a envoyer An’Ggrath le déchaîné pour mettre a l’épreuve Lorgar. Mais apres un duel dantesque Lorgar arrive à battre le démon.

Et bien entendu Tzeentch ne pouvant pas laisser Khorne intervenir seul il envoie Kairos le tisseur de destins faire passer une épreuve a Lorgar. Mais Kairos est contrarier parce qu’a cause de la volonté des dieux il doit dire la vérité pour la premiere fois de ça vie.

Et alors qu’une des têtes de Kairos propose un choix à Lorgar l’autre pleur de ne pouvoir mentir.

 

Ila  le choix soit vaincre Guilliman a Calth et gagné le respect de ces frères soit être ailleurs gagner  la guerre dans l’ombre.

 

Mais il a une dernière question : Il veut voir se qui se passera si il perd la guerre.

 

Cinquième partie : La fin de la croisade

Magnus se rappelle de la visite de Lorgar et s’en veut de l’avoir congédié et il se demande si Lorgar va aller affronter Guilliman ou pas.

Horus convoque finalement Lorgar pour lui donner ces ordres et lui dire qu’Angron l’accompagnera dans les cinq cents mondes pour l’aider à vaincre les ultramarine.

 

Mais avant de partir Lorgar va retrouver Fulgrim et prend d’assaut toute la flotte des Emperor’s Children, pour forcer le démon à lui dire ce qu’est devenu le vrais Fulgrim.

Apres l’avoir vue coincé dans son tableau et lui avoir parlé, Lorgar part rassurer en sachant que ce n’est qu’une question de temps avant que Fulgrim ne brise le démon.

 

Avis:

Celtic_cauldron:
Un récit court et agréable à lire qui alterne moments d'action et de description. Quelques longueurs pardonnables, alors que certains passages auraient mérité un traitement moins rapide. Si le personnage d'Aurelian est correctement abordé, les moments les plus intéressants restent ceux le mettant face à Magnus. En bref, une bonne lecture, rapide, parfois un peu trop.

 

gilian:

Aaron Dembski-Bowden nous livre un tres bon portrait de Lorgar qui explique tout son cheminement depuis le début de son pèlerinage jusqu’à la croisade des ombres. Et en plus il nous apporte les réponses sur l’état de Fulgrim et le fait qu’il a bien réussit à reprendre ça place.

C’est du tres bon Bowden et ça n’a pas pris une ride.

 

Lagnar:

Au début j'ai eu un peu peur en voyant la taille de la nouvelle mais au final elle se lit bien en nous retraçant efficacement le parcours de  Lorgar avec plusieurs scènes intéressantes, que ce soit avec Kairos ou encore "Fugrim". Franchement du tout bon !

 

Fluff:

Celtic_cauldron:
Pas de grande révélation, si ce n'est que Lorgar est devenu très très fort. Certains comportements et trames narratives de Betrayer trouvent leur source dans ce bouquin.

 

  Prince of Crows // Le Prince des Corbeaux merci @Celtic_cauldron et @gilian !

Révélation

Shadows of Treachery // Les Ombres de la Trahison/2012/115 pages

 

Intrigue:

prince-of-crows.png?w=300&h=420Celtic_cauldron:

La Croisade de Thramas vient de connaître sa conclusion: les Night Lords se sont faits rosser par les Dark Angels, Curze est agonisant. Le Capitaine Sevatar décide prendre en main la destinée de sa Légion, y compris contre ses propres frères, voire son propre père.

 

gilian:

Utilisant toute la puissance de Tuchulcha le Lion a réussit à tomber sur la flotte des Night Lord par surprise et a l’atomiser, qui plus est il a enfin réussit à mettre la main sur son frère et a le terrasser en duel (Malgré les prévisions alarmiste de @Schattra, il ne lui cri pas tombeeeeeeeeeeeeeuh mais écroule-toi donc:

  Citation

— Tombe, » répéta le Seigneur Chevalier. Il haletait, la voix brisée, éraillée. « Écroule-toi donc. »

Apres cette débâcle les dernier survivant du Kyroptera se réunisse pour décider de la suite des évènements et c’est une chance pour Sevatar qui en profite pour faire le ménage et réorganisé le Kyroptera avec de nouvelle tête.

Une fois fait il leur explique son plan, à savoir divisé la légion en six grandes compagnies et laisser chaque compagnie libre de faire se qu’elle veut du moment qu’elle tape sur les impériaux. De son coté il compte se rendre sur Terra pour rejoindre les force d’Horus pour la curée final.

Mais il n’a pas le temps de mettre son plan a exécution parce que les Dark Angel sont a nouveau la… Sevatar doit donc ordonner dispersion de la légion et demande a son nouvel amiral de lui trouver une stratégie pour les tirer de la.

L’ancien capitaine de vaisseau nommé amiral par défaut propose de prendre 50 vaisseaux de foncer dans le tas sur le vaisseau amiral et au dernier moment de continuer tout droit (si les imperial Fist avait fait ça plutôt que de tenter de tuer Perturabo….).

 

Le plan se déroule a merveille mais Curze se réveil et decide de partir a l’assaut du vaisseau de son frère en entrainent avec lui la 27eme compagnie et ne laissant pas d’autre choix a Sevatar que d’aller aider son primarque.

Comme on peut s’en douter 2 compagnies diminué contre l’intégralité des Dark Angel de l’invincible raison ça ne pouvait pas bien finir et Curze qui n’a pas autant noble cœur que Sevatar decide de le laisser se débrouiller et prend la fuite.

 

Schattra:

Coup de théâtre à Thramas ! Après des mois à s’échanger des insultes sur le Discord primarquiel (qui mérite donc bien son nom), Lion El’Jonson et Konrad Curze en viennent (à nouveau, remember ‘Savage Weapons’) aux mains. Et, cette fois-ci, ce duel se termine de façon sans équivoque par une victoire de Simba, qui égorge, étripe, empale, épile (à sec) et ébouriffe son frangin jusqu’à ce que l’ultime PV de ce dernier commence à choper un rhume. Après un moment de grâce tragique pendant lequel le temps suspend son vol, et à peine gâché par le refus du Nighthaunter de se mettre en PLS malgré les injonctions de son frère1, le seigneur de la nuit (pas Michou hein) s’écroule finalement au sol dans un « Gasp ! By jove ! Par Toutatis ! Mama mia ! Ventre saint gris ! Je suis mouru ! » lourd de conséquence. Un petit selfie duckface avec le presque cadavre, et Lionel décale, convaincu d’avoir enfin vaincu cet ennemi tenace.

 

Notre histoire passe ensuite dans une pièce enténébrée de l’Excoriator, vaisseau Night Lords où se trouve le salon d’esthétique de Curze. À l’intérieur, trois mystérieux individus discutent de sujets graves. Il s’agit des survivants du Kyroptera, le Mournival de la 8ème Légion, qui se réunit traditionnellement dans l’obscurité2, et qui doivent désormais décider du devenir de cette dernière. Si Kurze a été récupéré en plus ou moins un seul morceau de la surface de Shoel, son état est en effet désespéré, et ses forces ont subi une correction mémorable de la part des Anges. Pour l’heure, la seule option qui reste aux survivants est de se replier dans les ténèbres pour panser leurs plaies, avant de pouvoir songer à revenir stalker les loyalistes. Ces sombres – à tout point de vue – conciliabules sont toutefois interrompus par l’arrivée inespérée d’un autre membre du club, le Premier Capitaine Sevatar, mis en retard par son action d’arrière-garde ayant permis à d’autres rescapés de s’enfuir du champ de bataille. Un vrai héros, lui. Comme à son habitude, Jago ne mâche pas ses mots, et annonce tout net la couleur à ses collègues du Comex : il est hors de question qu’il laisse la Légion guéguerroyer plus longtemps contre les lionceaux, et qu’importe ce qu’en dit l’honneur. Ne trouvant pas d’oreille attentive ni d’épaule amicale vers lesquelles se tourner, il s’en va en grommelant, non sans avoir balancé sa célèbre lance sur la table de la réunion, ce qui surprend un peu le Capitaine Var Jahan. Il sait en effet que cette arme contient une balise de téléportation dans son manche, et… feinte du Père Lafeinte ! Une escouade de Terminators de l’Atramentar arrive sans crier gare, et flingue sans ménagement les pauvres Malithos et Cel Herec. Var Jahan, qui était champion de 50 mètres dans son ancienne vie, parvient à sortir de la salle, et est épargné par un Sevatar magnanime, mais bien décidé à reprendre en main la Légion. Il s’octroie donc les pleins pouvoirs, et nomme son propre Kyroptera parmi ses « potes » Légionnaires, incluant même un Raven Guard renégat et aphone dans l’auguste assemblée. Voilà une politique diversité dont bien des Conseils d’Administration du CAC 40.000 devraient s’inspirer.

 

Nous suivons pendant quelques jours la nouvelle vie de Sevatar, rythmée par des visites régulières à l’infirmerie où Curze passe son temps à rebooter ses systèmes, au grand désarroi des Apothicaires de garde, des discussions stratégiques avec ses pairs quant au futur des Night Lords, que le Premier Capitaine voudrait fortement décentraliser, et des prises de bec avec Ekra Trez, le Mange-Pêché personnel du Nighthaunter3, qui, de son aveu même, n’a pas super bien fait son travail récemment. À la fois confident, thérapeute et Xanax humain du Primarque, Trez a pour fonction de vider la tête de Curze de ses idées et rêves les plus noirs, ce qui lui avait permis de fonctionner plus ou moins normalement jusque là. Les derniers temps ont toutefois été difficiles, comme en témoignent les monceaux de cadavres défigurés et démembrés qui jonchent les quartiers privés de Konrad, ce qui n’empêche pas Sevatar de les squatter pour organiser ses petites réunions de direction. On apprend à cette occasion que le nouvel surhomme fort de la Légion souffre d’une affliction secrète, contre laquelle il lutte en s’empêchant de dormir. Et ce n’est pas l’énurésie. Et, bien qu’il trouve la tendance de Trez à l’appeler par son petit nom au lieu de lui donner du Premier Capitaine, comme le voudrait le protocole, totalement crispante, il épargne toutefois l’agaçant psyker pour tenter une expérience visant à tirer Kurze de sa cadavérique catalepsie. Il lui faudra pour cela « ouvrir des portes qu’il ne pourra plus refermer »…

 

Révélation

…Car Sev’ est un psyker qui ne s’assume pas, mais qui accepte de sortir son potentiel du placard dans lequel il l’avait relégué pour entrer en contact avec l’esprit de son père. Cette plongée dans les abysses lui permet ainsi de revivre l’enfance pour le moins difficile du petit Konrad, alternant entre lectures de Kant, Hobbes et Machiavel et séances de torture, meurtre et cannibalisme. La projection s’arrête au moment où le Batman de Nostramo reçoit la visite de Pépé et de quatre de ses frères, et où il s’aperçoit de la présence d’un voyeur dans ses souvenirs. Ayant menacé Sevatar de lui révéler sa destinée, ce que le Capitaine souhaiterait éviter, si possible, et taillé le bout de gras avec son fils préféré, ou en tout cas, le moins détesté, à propos de la déchéance de sa Légion, Curze éjecte l’apprenti sorcier de sa psyché au moment même où sonne l’alerte générale. Les Dark Angels ont retrouvé la trace de leurs cousins, et ils ne sont (toujours) pas contents.

 

Les Night Lords n’étant pas vraiment en position de livrer la belle (de nuit) en l’état, Sevatar ordonne la dispersion générale de la Légion, dont le destin sera de ne plus jamais se rassembler. Pendant que ses frères partent faire des bêtises dans le Warp, notre héros rassemble cinquante vaisseaux autour du Nightfall et fonce sur l’ennemi pour gagner du temps. Son but est de transpercer la flotte adverse pour pouvoir s’éclipser à son tour pendant que les Dark Angels feront une marche arrière… et cela fonctionne presque. Un grain de sable aux cheveux gras et aux dents effilées du nom de Konrad Curze, enfin réveillé, décide en effet de venir se glisser dans les rouages de ce plan bien huilé, forçant son vaisseau à se diriger droit sur l’Invicible Reason pour un safari suicidaire. Ne pouvant pas laisser son père se faire tuer sans réagir, Sevatar n’a d’autre choix que d’ordonner à l’Atramentar de se téléporter sur le vaisseau amiral des Dark Angels, pendant que lui se retrouve à faire du stop pour se rendre sur place. La lose. Heureusement, il peut compter sur le soutien sans faille de la chef d’escadron Taye Karenna, possible cousine éloignée du héros, qui l’autorise à enfourcher son starfighter pour une traversée mouvementée jusqu’au pont d’atterrissage des loyalistes. Une fois sur place, et après avoir nettoyé le vomi dans son casque, le Prince des Corbeaux4 trace une route sanglante dans les coursives du vaisseau ennemi, et parvient enfin à rejoindre ses hommes et son Primarque, engagés dans un dernier carré furieux au milieu de la salle de collection de bigoudis du Lion.

 

Ce combat inégal et peu réfléchi ne pouvant se terminer que d’une seule façon, Sevatar se retrouve finalement au trou, en compagnie des quelques survivants Night Lords de l’échauffourée. Seule consolation pour les renégats, Curze a réussi à disparaître dans les profondeurs de l’Invicible Reason en utilisant ses super pouvoirs de lâche. C’est déjà ça. La situation reste tout de même compliquée et précaire pour Sevatar et ses ouailles, mais comme le dit la chanson : « ♫ Noir c’est noir, il me reste l’espoir… ♫ »

 

1 : C’est assez drôle en fait. Même si j’en doute, je pense que la VF aurait dû traduire ça par « Tombe. Tombeuuuuh ! »

 

2 : Cela remonte à l’époque héroïque où les premiers Night Lords avaient oublié de payer leur facture d’électricité au Mechanicum. Une tradition fondatrice.

 

3 : Là aussi, c’est plutôt comique.

 

4 : Un titre dont il a hérité du fait de son attachement pour ces oiseaux, qu’il nourrissait du temps de sa jeunesse sur Nostramo avec des petits bouts de p…équenauds. Le pain blanc est très mauvais pour eux, c’est bien connu.

 

Avis:

Celtic_cauldron:

Il s'agit du gros morceau du récit. Je suis particulièrement fan d'ADB mais je dois dire qu'il continue de me ravir à chaque nouvelle lecture: les personnages sont bons, voire très bons, l'histoire est bien menée et sort des sentiers battus du "moi vois/moi tue" que l'on retrouve souvent (et avec plaisir la plupart du temps).
 

gilian:

ADB qui deviendra plus tard le narrateur attitré des night lord nous fait plonger dans la psychologie d’une des légions les plus sombres du 31 eme millénaire, mais pas seulement.

Il met fin a la croisade de Tharmas et nous éclaire sur Sevatar et Curze mais aussi sur l’organisation des night lords et sur ce qui poussa Curze à détruire Nostramo.

C’est sans conteste le meilleur récit de ce recueil et peut être le meilleur depuis le début de l’Hérésie.

Ce que j’ai particulièrement aimer dans ce récit c’est qu’on est vraiment dans le camp des rebelles et que pour une fois ça se passe vraiment mal. Les seuls autres nouvelles ou on se retrouvait a avoir un récit seulement du point de vue hérétique se passait toujours bien. Ici malgré le fait qu’on est du coté des « méchants » on se prend a les apprécier^^.

 

Schattra:

Poursuivant sur sa lancée nocturne, Aaron Dembski-Bowden met sa plume au service d’une Légion délaissée de l’Hérésie, et livre un tableau sans concession des Night Lords à la fin de la Croisade de Thramas. Pour le dire simplement, tout dans de 'Prince of Crows' est plus abouti, plus fouillé et plus passionnant que l’amuse-bouche que constituait 'Savage Weapons' (et qui était déjà très bien, c’est dire le niveau). En plongeant dans les arcanes de cette Légion semblable à nulle autre et mettant sur le devant de la scène les personnages tragi-comiques – dans le sens littéral du terme – de Sevatar et Konrad Curze, ADB joue habilement des sentiments du lecteur envers ces antihéros absolus, qui, malgré leurs tendances au meurtre, à la torture et à la tromperie, restent toutefois très attachants. Ceci est particulièrement vrai du Premier Capitaine Night Lords, aussi bien capable de faire assassiner de sang froid ses rivaux pour une simple divergence de point de vue, ou de tuer des enfants pour en nourrir ses corbeaux de compagnie ; que de rester en arrière-garde pour permettre à ses frères de s’enfuir, ou à risquer sa vie pour secourir son Primarque. Si on ajoute à cela son sens de la répartie et son goût pour les blagues absurdes, on tient sans doute l’un des Space Marines les plus intéressants de la GW-Fiction, loin devant les fades paladins loyalistes clonés en masse par la BL. De son côté, Kurze est dépeint en monstre sensible, dont les motivations honorables ont été perverties par l’environnement impitoyable dans lequel il a grandi. En ceci, le Nighthaunter est peut-être l’incarnation parfaite du futur Imperium de son Père : un cauchemar sanguinaire où la fin justifie toujours les moyens. Dernier personnage d’importance, la pilote Taye Karenna (et ses copains voilés) apporte un éclairage bienvenu sur l’organisation de la Légion, qui malgré sa réputation effroyable et ses crimes atroces, peut compter sur le support d’une foule de serviteurs et suivants humains. Si ADB ne prend pas ici le temps d’explorer en détails ce paradoxe, il donne envie d’en apprendre plus sur la mentalité et les motivations du personnel non Astartes des Night Lords, qui devrait avoir toutes les raisons du monde de la galaxie pour déserter, et ne l’a pourtant pas fait.

 

Si 'Prince of Crows' brille grâce à ses personnages complexes et fascinants, cette novella vaut aussi le détour en matière de fluff. Écrite pour réaliser la jonction entre la fin de la Croisade de Thramas et l’arc de l’Imperium Secondus, elle se paie également le luxe de poser les bases de l’organisation (ou plutôt, la non-organisation) des Night Lords au cours des millénaires suivants, et, surtout, donne un aperçu passionnant de la terrible enfance de Konrad Curze sur Nostramo, des méthodes qu’il a utilisées pour faire revenir l’ordre sur sa planète, et sa rencontre fatidique avec l’Empereur et ses frères. En quelques dizaines de pages, Dembski-Bowden brosse un portrait fouillé et nuancé du Primarque justicier, être perverti et torturé… mais qui bénéficie de circonstances atténuantes. Un des aspects les plus intéressants de ce flashback fondateur, qui aurait eu sa place dans un roman Primarques, est à mes yeux la discussion entre Sevatar et son père génétique à propos de la déchéance des Night Lords, qui ne serait que le miroir de celle de son commandant. Cette relation d’amour-haine entre Primarque et légionnaires est caractéristique de l’approche d’ADB des Légions qu’il aborde dans ses écrits (cf le dialogue entre Khârn et Argel Tal dans Betrayer), et lui permet de donner une profondeur supplémentaire à des factions que d’autres auteurs présentent comme de simples vilains en armure énergétique.

 

Derniers aspects positifs à mettre en avant, la construction et le rythme de l’histoire donnent vraiment envie de savoir comment cette dernière se poursuit et se termine, faisant d’ADB un publicitaire de talent pour les travaux de ses petits camarades. Si Abnett n’avait sans doute pas besoin de ce coup de pouce pour son 'The Unrembered Empire' (bien qu’il ne s’agisse pas de son meilleur bouquin, si on en croit les retours), Haley ('Pharos'), Thorpe ('Angels of Caliban') et Annandale ('Ruinstorm') peuvent remercie leur petit camarade pour ce relais efficace, qui a je pense dû les aider à vendre quelques copies de leurs bouquins. Bref, une des meilleures novellas de l’Hérésie, qui peut justifier à elle seule l’achat de toute anthologie dans laquelle elle figure. C’est dit.

 

Fluff:

Celtic_cauldron:

Que cela soit dit une bonne fois pour toutes: ADB = Night Lords. Le fluff est particulièrement maîtrisé, et la Légion des Night Lords prend une personnalité de plus en plus affirmée à chaque nouveau livre, avec toujours plus de détails, tant au niveau de son organisation, que de ses membres ou de ses rites. Tu aimes les Fils de Nostramo? Alors ADB est ton ami.

 

gilian:

  • Le gant rouge : C’est une marque pour avoir trahis sont primarque, et ça représente une condamnation a mort en attente. Les Ultramarine reprendront le concept avec le casque rouge mais pour les crimes plus léger.
  • Le Kyroptera : c’est le conseil de Curze au sein de ça légion, il est constitué de sept capitaine mais il va être décimé au court de la croisade de Tharmas. Il sera reformer par Sevatar mais sera une nouvelle fois décimé à la fin de la croisade.

 

Schattra:

  • Night Lords (Organisation) : Le Kyroptera est une instance de direction regroupant 7 Capitaines de la Légion (rq : l’équivalent du Mournival des Sons of Horus ou du Trident des Iron Warriors). Ses membres se réunissent dans l’obscurité. La Legio Ulricon est rattachée aux Night Lords, et sa flotte utilise des chasseurs Starfighter de classe Wrath. Un quart de la flotte de la Légion a été détruite par les Dark Angels lors de la bataille de Sheol, pendant laquelle Konrad Curze fut gravement blessé.
  • Night Lords (Culture) : Le patrimoine génétique de Konrad Curze blanchit la peau et noircit l’iris. Le salut traditionnel de la Légion consiste à toucher sa poitrine avec une main en forme de griffe. C’est un signe de soumission, indiquant le don symbolique de son cœur à son supérieur. Les duels à mort entre Capitaines et Sergents sont communs dans la Légion, même avant l’Hérésie, et permettent de faire évoluer la hiérarchie.
  • Night Lords (Personnages nommés) : Le Premier Capitaine Jago Sevatarion (Sevatar), Commandant de l’Atramentar, la 1ère Compagnie et élite des Night Lords dont les membres se battent en armures Terminator. Les Capitaines et membres du Kyroptera Jexad, Shoma, Ithillion (tués pendant la croisade de Thramas), Malithos, Cel Herec (tués par l’Atramentar sur l’ordre de Sevatar), Var Jahan, Ophion, Krukesh, Tovac Tor et Naraka. Ekra Trez, ou le Mange-Pêché (Sin-Eater) est un Psyker chargé de purger Konrad Curze de ses pensées les plus noires.
  • Night Lords (Vaisseaux nommés) : Le Nightfall, vaisseau amiral de la Légion. Le Praxis Mundi, la Lady Sapienta, l’Aeternum Dread, le Throneless King, l’Obfuscate, et le Blade in the Back, détruits pendant la Croisade de Thramas. Le Quintus, le Dusk’s Daughter, le Covenant of Blood (futur vaisseau de Talos Valcoran), l’Excoriator, le Shroud of Eventide et le Tenebor.
  • Night Lords (Campagnes) : La pacification d’Arvaya (114ème Compagnie), l’assujettissement de 809-5 (13 ème Compagnie), réalisé sans qu’une seule goutte de sang ne soit versée.
  • Dark Angels (Vaisseaux nommés) : L’Invincible Reason, vaisseau amiral de la Légion. Le Star of the First Legion et le Pridemark.
  • Primarques : Ils possèdent des organes supplémentaires par rapport aux Space Marines.
  • Schéma de Construction Standard : Il en existe un pour la construction des Barges de Bataille Space Marines.

 

The Underworld War // La Guerre Souterraine merci à @Rippounet et @gilian !

Révélation

Mark of Calth/2014/30 pages

 

 Intrigue:

la-guerre-souterraine.png?w=300&h=473Rippounet:

L'histoire d'un possédé.

 

gilian:

Jerudai Kaurtal se bat sur Calth depuis 7 ans mais il n’a plus envie, il a perdu tout espoir d’être jamais secouru, mais plus que tout il a l’impression que Lorgar les a abandonner.

 

Il decide donc de remonter a la surface pour aller mourir sous les radiations. Alors que son corps commence à mourir il a des visions de son passer.

 

Istvaan V après le massacre quand Argel Tal lui propose de devenir un Gal Vorbak. A l’époque il aurait du voir le piège, envoyer vers la mort a Calth et oublié de tous. Mais il a voulu croire qu’il était digne et il a passé les rites …

 

Il a passé l’épreuve et comme lui avait dit Argel Tal il devait donner ça vie et mourir pour revenir a la vie lier a un démon.

Alors il était mort sur l’Infidus Imperator en route vers Calth…

 

Argel Tal et Lorgar sont en grande conversation. Argel Tal ne comprend pas pourquoi Kaurtal n’a pas réussit l’épreuve… Lorgar lui explique que les dieux n’ont rien à faire de la force physique et de la force mental ils recherchent les émotions, il faut utiliser les guerrier les plus emplie de haine pas les plus fort.

 

Lorgar ne veut pas envoyer a la mort les meilleurs guerrier mais les moins contrôlables, les plus ambitieux les moins enclins au pardon.

 

Schattra:

Calth, J+2.441. Cela fait donc plus de six ans que Word Bearers et Ultramarines jouent à cache-cache (ou dans notre cas, Calth-Calth) dans le dédale souterrain de la planète martyrisée. Personne n’a dit à notre héros, le Sergent Jerudai Kaurtal, dernier survivant connu du Chapitre de la Twisting Rune, que l’Hérésie était terminée. En même temps, le réseau passe mal sous terre, c’est connu. Pour tromper son ennui et tuer le temps, Kaurtal peut compter sur sa vie intérieure riche, du fait de la colocation qu’il a engagé avec le démon Nerkhulum, avec lequel il s’est pacsé quelque temps avant l’attaque peu aboutie de Kor Phaeron contre les Ultra-Schtroumpfs. Notre Gal Vorbak trouve toutefois que les journées sont longues, et, persuadé que Lorgar et le reste de la Légion sont passés à autre chose, s’est donné pour nouvel objectif de recenser toutes les pertes subies par les Word Bearers1 afin d’offrir aux dizaines de milliers de légionnaires ayant donné leur vie pour la (dam)nation l’hommage qu’ils méritent. Un vaste programme, qui l’entraîne logiquement à la surface irradiée de Calth (après avoir euthanasié son vieux poto Thuul, qui voulait continuer la lutte à six pieds sous terre2), où les premiers combats de cette interminable bataille ont eu lieu.

 

Confiant en la capacité de sa moitié, certes un peu groggy à la suite de la rencontre fortuite entre notre petit couple et un Archiviste Ultramarine quelques mois plus tôt pendant une virée shooting dans les galeries (sans doute pas Lafayette, mais sait-on jamais), de compenser les effets débilitants du grand soleil de Calth, Kaurtal volète de charnier en massacre, inspectant les cadavres de l’équipe rouge pour déterminer leur pedigree, et ramassant de temps à autre une relique irradiée en guise de memento. Cette saine occupation est toutefois interrompue lorsque notre commémorateur amateur est apostrophé par un des macchabées auquel il rendait visite, ce qui n’est pas naturel du tout, même lorsqu’on est un possédé. C’est toutefois le moment que choisit Nerkhulum pour se sortir les doigts (je vous laisse imaginer d’où), reprendre contact avec son coloc et enfin commencer la chimiothérapie salvatrice qui permettra à son hôte de continuer ses tournées. D’abord persuadé que les hallucinations dont il a été victime ont été causées par les tumeurs cérébrales qu’il a développées au cours de son escapade, Kaurtal doit déchanter lorsque les cadavres joignent le geste à la parole et se mettent à le courser dans les ruines de Dainhold, en lui reprochant d’avoir abandonné la Légion…

 

Révélation

…Le crime d’apostasie étant puni de mort, le Gal Vorbak carbonisé cherche logiquement à prendre son envol, mais découvre que Nerkhulum est d’humeur proprement massacrante, ce qui ne présage rien de bon pour notre héros. Cloué au sol par la perte de son aile avant droite, Kaurtal se fait plaquer sans pitié par les revenants, et plaquer sans remords par cette mijaurée de Nerkhulum, qui décide finalement qu’il n’est pas digne de ses attentions. Poggo tragique à Colombey, 1 mort.

 

Si c’est la fin de notre héros, dont le devoir de mémoire restera inachevé, ce n’est cependant pas celle de notre histoire. Nous retournons quelques années en arrière, peu de temps après Isstvan, au moment où Kaurtal s’est vu offrir une promotion par Argel Tal en récompense de ses bons et renégats services. Le premier des Gal Vorbak a en effet reçu l’ordre de la part de Lorgar de recruter de nouveaux disciples pour le programme Erebus (c’est comme Erasmus, mais avec des démons au lieu des  Suédoises) qu’il a initié, et Kaurtal est un candidat rêvé pour le poste. Brave, dévoué, pieux et sans peur, Argel Tal est certain qu’il arrivera à lui trouver un match sans problème dans l’Empyrean. Kaurtal est bien de cet avis, et décide de prendre possession de son démon (ou l’inverse) le plus rapidement possible, comme le Cardinal Rouge l’a fait avant lui. Le procédé est simple : il suffit de mourir dans un coin du vaisseau non protégé par les champs de Geller quand le vaisseau est dans le Warp. Dont acte. Kaurtal se fait proprement empaler par la grande épée custodienne d’Argel Tal, meurt… et reste mort. Gag.

 

Révélation

…Bien embêté par ce nouvel échec, qui porte son taux de réussite à un piteux 18,75% (alors qu’un succès aurait été synonyme d’un beau 25%3), Argel Tal patiente une bonne heure auprès du cadavre, jusqu’à ce que Lorgar vienne passer une tête. La discussion qui s’engage entre le père et son fils favori permet au second de réaliser qu’il devrait plutôt choisir des candidats ultra motivés (à tuer des Ultras) que la crème de la crème de la Légion, et au lecteur de réaliser que tout ce que Kaurtal a vécu n’était en fait qu’un test de personnalité organisé par Nerkhulum pour juger de la qualité de son futur hôte, test qu’il a complètement raté en choisissant de partir en goguette cueillir des athamés à la surface de Calth au lieu de persévérer à cogner du loyaliste au troisième sous-sol. Le futur que le démon a révélé au Sergent n’aura donc pas lieu, ou en tout cas pas avec lui, puisque Kaurtal est mort avant d’avoir pu le vivre. Mind-blown. Notre nouvelle se termine avec une idée géniale et une remarque assassine de Lorgar : 1) faire venir un Dreadnought au jardin d’acclimatation démoniaque pour essayer d’appâter ce farceur de Nerkhulum, dont les « trolololos » résonnent comme une douce musique dans le Warp aux oreilles du Primarques, et 2) passe la seconde mon petit Argel, il me faut 2.000 Gal Vorbak d’ici à Calth. Il va falloir déclencher un PPV4, c’est certain…

 

 

1 : Que l’on découvre aussi être des Time Keepers, ce qui est un talent utile.

 

2 : Et a donc été exaucé.

 

3 : Je vous laisse me donner le nombre de candidats castés par Argel Tal, et le nombre de morts parmi ces derniers en conséquence. Vous voyez bien que vos cours de maths de 3ème servent dans la vraie vie.

 

4 : Plan de Possession Volontaire.

 

Avis:

Rippounet:

Bon ça part un peu bizarrement mais ça se développe pas trop mal et au final ça se tient bien. Plus mieux.

 

gilian:

Aaron Dembski-Bowden montre une nouvelle fois comment en a peine 30 pages, faire une bonne nouvelle avec un peu d’info fluffique et une histoire qui se tient. A noter que Nerkhulum va vraiment finir dans un Dreadnought.

 

La nouvelle est intéressante a trois points de vue pour moi :

  • Le personnage principal est intéressant et complexe.
  • Argel Tal est présenté comme un personnage tiraillé entre sa loyauté envers Lorgar et les atrocités qu’il lui demande
  • Lorgar est un vrai fumier ^^ Il a bien changé le Primarque introverti du début…

 

Schattra:

Aaron Dembski-Bowden rappelle aimablement pourquoi il est un des meilleurs auteurs de la Black Library avec The Underworld War, dont l’unique défaut aura été un titre sans grand rapport avec le propos de l’histoire1 qu’ADB nous livre. Dès les premières pages, le ton est donné avec un personnage principal vraiment intéressant, du fait de ses questionnements envers sa cause et son Primarque, mais résolument fidèle à sa Légion, et une quête vraiment spéciale, permettant à l’auteur d’entraîner son lecteur dans un inconnu des plus plaisants. Dès lors que l’apostat Kaurtal décide d’aller faire son devoir de mémoire à la surface de Calth, tout peut (et va) arriver, incertitude narrative qui se doit d’être savourée, au vu de la tendance de la BL à publier des histoires prévisibles des années lumières à l’avance.

 

On retrouve également les relations complexes et symbiotiques unissant l’hôte au démon, que Dembski-Bowden fait apparaître comme une entité certes féroce et cruelle, mais également rationnelle et coopérative lorsque les circonstances le nécessitent, déjà bien décrites dans Le Premier Hérétique. L’inclusion d’Argel Tal et de Lorgar, personnages centraux de ce roman, fait donc totalement sens, en plus de paver magnifiquement la voie à la conclusion de The Underworld War, que je n’aborderai pas ici (sauf pour dire qu’elle est superbement trouvée et amenée) pour ne pas spoiler et spolier outre mesure le lecteur. Fascinants mélanges de bienveillance et de corruption, le Cardinal Rouge et l’Urizen sont de parfaites figures d’anti-héros, bien plus intéressants à suivre que les autres personnages nommés des Word Bearers (Erebus et Kor Phaeron en tête). Pour finir, ADB nous offre une solide rasade de fluff, portant à la fois sur l’organisation de la XVIIème Légion, les rituels de possession permettant la création des Gal Vorbak, et la vision que Lorgar avait de l’assaut sur Calth. Bref, c’est du beau boulot sur tous les tableaux, et une des meilleures nouvelles de Mark of Calth, sans contestation possible2.

 

1 : Il y a dû avoir un échange avec ‘Calth That Was’ de McNeill, qui a le même « défaut » au moment de l’impression, je ne me l’explique pas autrement.

 

2 : Pour une fois, nous (francophones) avons de la chance car cette nouvelle est proposée, en VF et à l’unité, sur le site de la BL. 3,49€, ça reste cher, mais par rapport à la qualité moyenne des courts formats de la maison, on ne s’en tire pas trop mal.

 

Fluff:

  • Word Bearers (Organisation) : Chapitres de la Twisting Rune (dont le vaisseau amiral est le Mournsong), Graven Star, Asps of the Sacred Sand, Flayed Hand, Unspeaking, Inscribed, Consecrated Iron (ou Vakrah Jal en conlchisien, créé par Argel Tal) et Iron Veil.
  • Calth (Géographie) : Cité de Dainhold.
  • Gal Vorbak : Il existe deux voies pour devenir un Gal Vorbak. La première consiste pour l’aspirant à jeuner, graver des symboles sacrés dans sa chair afin de la purifier, et attendre qu’un démon se manifeste à lui. Il recevra alors un peu de sang d’un Possédé pour débuter la communion avec son propre hôte. La seconde, plus rapide et dangereuse, consiste à mourir dans le Warp (ou dans un vaisseau spatial imparfaitement protégé par ses champs de Geller se trouvant dans le Warp), et attendre qu’un démon vienne prendre possession du corps de l’aspirant avant que l’âme de ce dernier ne le quitte. Les Word Bearers comptaient 2.000 Gal Vorbak dans leurs rangs au début de l’attaque de Calth.

 

The Butcher's Nails // Les Clous du Boucher merci @gilian et @Lagnar !

Révélation

Legacies of Betrayal // L'Héritage de la Trahison/2014/31 pages

 

Intrigue:

Butchers-Nails.jpggilian:

Alors qu’ils sont en route pour les 500 mondes d’Ultramar, la flotte combiné des Word Bearers et des World Eaters s’arête de plus en plus souvent pour exterminé les populations civils et ça les met en retard sur le planning. Lorgar a décidé que s’en était trop et qu’Angron devait suivre les ordres mais Angron est en train de ce dire que se battre contre les Word Bearers pourrait être amusant.

 

Alors que les deux flottes se font face dans l’espace et que le Conqueror s’apprête à tirer sur le vaisseau de Lorgar, une flotte d’Eldar noir surgie du néant et attaque le Conqueror. L’attaque est aussi foudroyante que la fuite est rapide.

 

Alors qu’Angron veut partir à la poursuite des Eldars Lorgar ne veut pas en entendre parler. Mais pour évité un affrontement avec son frère il décide de lui passer encore un caprice.

 

Apres une longue traque qui ne donne rien et une ruse bien orchestrée pour finir par attirer les Eldars dans un piège. Les deux Primarques donnent l’assaut au vaisseau Eldar et le capitaine adverse se retrouver confrontés à deux Primarques ce qu’il n’avait pas du tout prévu. Apres avoir prononcé des dernières paroles plutôt confuses il est mis a mort par Angron. Une fois Angon calmé les deux flottes reparte vers Ultramar.

 

De retour sur son vaisseau Lorgar médite sur les dernières parole de l’Eldar : Celui qui doit devenir le fils du Dieu du Sang. L’implant de souffrance lui déforme l’âme et la mène à la voie des Huit. Et cette voie mène au Trône des Crânes. Et il sourit devant les nouvelles perspectives qui s’offrent à lui.

 

Avis:

gilian:

Cette nouvelle avec 'Après Desh’ea' et le seigneur des sable rouge fait partie de l’anthologie de présentation d’Angron.

Aaron Dembski-Bowden continue à redorer le blason des World Eaters et de leur Primarque qui sous ça plume retrouve un peu leur esprit et deviennent plus que des machines de guerre psychotiques. Cette nouvelle montre aussi la capacité d’adaptation de Lorgar a la trame et la chanson du chaos. 

 

Lagnar:

Plus j'en lis sur les WE et Angron, plus je ne peux m'empêcher de lui trouver un quelque chose d'attachant à ce Angron victime et esclave de ses implants et douloureusement conscient de tout cela. On en a encore la preuve ici avec ses discutions avec son frère Lorgar. La révélation à la fin est intéressante même si la présence d'Eldars Noirs m'a surpris, je ne les pensais/savait pas impliqué dans l'hérésie et du côté de l'imperium qui plus est.

 

Fluff:

Rien de transcendant.

 

Heart of the Conqueror // Le Cœur du Conqueror merci @gilian et @Lagnar !

Révélation

Legacies of Betrayal // L'Héritage de la Trahison/2014/7 pages

 

Intrigue:

heart-of-the-conqueror.pnggilian:

Nisha Andrasta avait été choisie par l’Empereur, elle faisait partie des 20 navigateurs qui allait se retrouver au commande des 20 vaisseaux de classes Gloriana. A l’époque elle avait été fier de cet honneur mais maintenant…

 

Les War Hounds étaient devenu les World Eaters et la rébellion avait commencé. La rébellion contre son empereur, celui qui l’avait choisit. Et on lui demandait de ne plus suivre l’Astronomican mais a la place de suivre le murmure des dieux du chaos pour ce guidé. S’en était trop pour elle, et elle a décidé de mettre fin a ces jours.

 

Avis:

gilian:

Dans la même veine que le reste ADB continue de tisser l’histoire des World Eaters en s’attachant à une chose à laquelle on n’a pas forcement penser. Les navigateurs et leur loyauté.

 

Lagnar:

Nouvelle intéressante où on s'intéresse à la loyauté des simples mortels même si ici c'est un peu plus qu'un simple mortel avec en l'occurrence un navigator. Lecture agréable et même prenante je trouve, c'est à se demander comment cela s'est passé ailleurs, on voudrait peut être plus de nouvelles comme celle-ci et moins de la précédente..

 

Fluff:

Rien de transcendant.

 

 Howl of the Hearthworld // Le Hurlement du Monde Foyer merci @gilian et @Lagnar !

Révélation

War Without End // La Guerre Eternelle/2016/14 pages

 

Intrigue:

howl-of-the-hearthworld.pnggilian:

Treize Astres qui tombent est un vieux Space Wolves, il faisait partie du tribut de Russ avant l’arriver de l’empereur et il a combattu tout au long de la grande croisade avec sa meute, le Hurlement du Monde-Foyer et là son primarque veut l’envoyer sur Terra pour y mourir d’ennui en gardant un œil sur Dorn… C’est indigne de lui et il l’a dit à Russ c’est pour ça qu’il est jugé aujourd’hui.

Russ ne veut pas le tuer mais il ne peut pas laisser passer un tel affront, il faut qu’il accepte la mission de son Primarque, ce qu’il finira par faire à contrecœur.

 

Avis:

gilian:

Alors là non. J’aime bien Aaron Dembski-Bowden, j’aime bien l’idée d’un vieux Space Wolves qui ne veut pas aller mourir de vieillesse sur Terra mais c’est quoi ces surnom à la con tout le long …

Treize Astres qui tombent… Plus d’Ennemi en vie… C’est peut être bien en VO mais là ça tombe un peu à plat.

 

Lagnar:

Déjà lue dans l'Omnibus sur Prospero et pour le coup elle est peut-être plus intéressante ici après avoir vu les autres escouades Space Wolf disséminée. Toutefois malgré ça, la nouvelle est assez lourdingue et les Space Wolfs des caricatures de ce qu'on sait d'eux avec une arrogance démesurée et des noms à coucher dehors...

 

Fluff:

Rien de transcendant.

 

 Lord of the Red Sands // Le Seigneur des Sables Rouges merci @gilian et @Lagnar !

Révélation

War Without End // La Guerre Eternelle/2016/6 pages

 

Intrigue:

lord-of-the-red-sands.pnggilian:

Angron est sur Istvaan V et massacre tout se qu’il croise aussi bien les loyaliste que les Emperor’s Children, et la Death Guard. Il en est même venu à se battre contre ses propres World Eaters car c'est les seuls à lui donner un peu de plaisir. Karnaugar a même réussit à lui faire une petite écorchure. Angron décide par respect pour son adversaire de rester auprès de lui pendant qu’il meurt.

Avant de mourir il lui demande pourquoi il a décidé de se battre pour Horus.

Angron lui dit qu’il ne se bat pas pour Horus mais contre l’Empereur. Il se bat parce qu’il est libre et que c’est la seul chose qui compte.

 

Avis:

gilian:

Voila encore une histoire qui redonne de la consistance à Angron. Comme quoi même avec un esprit ravager si un auteur se donne la peine on peut faire un personnage intéressant. (C’est drôle aussi de parler du seigneur des sables rouges en le faisant se battre sur les sables noir d’Istvaan).

 

Lagnar:

Bonne petite nouvelle sur Angron qui arrive en quelques pages à donner encore quelques petites nuances et profondeurs à ce Primarch. La Légion des World Eaters est vraiment intéressante dans cette hérésie.

 

Fluff:

Des infos sur la psyché et les motivations d'Angron au début de l'Hérésie.

 

 Massacre merci @gilian et @Lagnar !

Révélation

The Eye of Terra // L'Oeil de Terra/2016/17 pages

 

Intrigue:

massacre.pnggilian:

Le capitaine Malcharion de la 10ème compagnie des Night Lord a reçus l’ordre de se rendre sur Istvaan V, l’heure était venue. Avant de partir il massacre la flotte 2901ème flotte expéditionnaire.

 

Arrivé sur Istvaan il avait prudemment attendu que les autres légions fassent le gros du travaille pour se contenté de s’attaquer au cible moins dangereuse.

 

Avis:

gilian:

Les nouvelles de Bowden sur les Night Lord pendant l’hérésie d’Horus mette toujours en scène les personnages de ça trilogie Night Lord. C’est bien vu et c’est souvent bien fait.

 

Lagnar:

Simple et efficace, on approfondi quelques personnages Nigh Lords tout en continuant de montrer un peu de ce que fût Istvan, exactement ce que j'aime dans une nouvelle.

 

Fluff:

Rien de transcendant.

 

 The Long Night // La Longue Nuit merci @gilian et @Lagnar !

Révélation

The Eye of Terra // L'Oeil de Terra/2016/18 pages

 

Intrigue:

The-Long-Night.jpggilian:

Dans sa prison, Jago entend des voix, beaucoup de voix, mais l’une d’elle revient souvent et a le don de l’apaiser. Une jeune fille qui lui pose beaucoup de question et qui arrive à empecher son pouvoir de le tuer.

 

Il a longtemps crue que c’était un fantôme, la voix d’une personne qu’il avait tué et revenu le hanter mais en fait c’est la voix d’une des astropath du vaisseau. Elle prend beaucoup de risque pour lui, pour l’aider et cela sans raison et ça trouble Sevatar peu habitué à ça.

 

Mais elle finit par ce faire prendre et punir. Et Sevatar va être transférer sur un autre vaisseau.

 

Mais quand il apprend qu’elle a été blessé a cause de son aide, il redevient le premier capitaine des Night Lord, il redevient la Justice le jugement et la punition. Il s’évade va tuer l’homme qui a torturer l’astropath et se rend.

 

Lagnar:

Ce bon Sevatar est toujours vivant et passe du bon temps dans les geôles Dark Angel.

 

Avis:

gilian:

Aaron Dembski-Bowden continue à explorer et enrichir l’histoire des Night Lord avec cette plongé dans la psyché de Sevatar. J’avoue ne pas connaitre l’histoire de cette légion a la fin de l’hérésie et je suis curieux de voir comment tout ça va finir.

 

Lagnar:

Petite nouvelle qui nous montre à nouveau que Sevatar est un psycher mais qu'il essaye de ne plus l'être tout en approfondissant un peu le personnage qui se révèle presque attachant avec le temps. Je me demande bien ce qu'il va pouvoir devenir ce bon Jago.

 

Fluff:

Rien de transcendant.

 

 Into Exil // Exil merci @gilian  !

Révélation

The Burden of Loyalty // Le Fardeau de la Loyauté/2018/16 pages

 

Intrigue:

Into Exilegilian:

Arkhan Land est resté loyal à l’empereur mais il ne veut pas quitter Mars. Sigismund a dépêché personnellement un de ses guerriers pour aller le chercher. C’est le sergent Nicanor Tullus qui se voit chargé de cette mission.

 

Après avoir du usé de moyens de persuasion pour faire comprendre à Arkham qu’il ne pouvait pas rester sur Mars, ou du moins pas vivant, l’exfiltration commence.

 

Tullus devra donner sa vie en engageant en duel un robot de classe Vorax pour permettre à Arkham de s’évader mais sa mission est un succès.

 

Schattra:

Sommité reconnue de son domaine d’expertise (la techno-archéologie), le Magos Arkhan Land coulait des jours heureux sur Mars à diriger des fouilles dans les niveaux inférieurs de la planète rouge et à remettre la main sur des gadgets funky de l’Âge d’Or de la technologie (on raconte même qu’il a un Tamagotchi), quand l’Hérésie s’invita sur le monde forge. Bien que considérant cette guerre idéologique comme parfaitement en-dessous de lui, le Didier Raoult de M31 se retrouva à son corps défendant au cœur d’une lutte d’influence entre loyalistes et renégats, chacun des deux camps voulant bénéficier de son génie dans le meilleur des cas, et en priver son adversaire dans le pire. C’est ainsi que Malcador chargea Rogal Dorn de « convaincre » Land d’accepter un poste sur Terra, mission barbante que le Primarque se dépêcha de refiler à Sigismund, qui fit de même jusqu’à ce qu’elle échût au Légionnaire Nicanor, dont le statut de simple bidasse ne lui permettait pas de se défausser du job sur quelqu’un d’autre. Il aurait dû prendre un stagiaire, moi je dis.

 

Envoyé sur une Mars contrôlée en majorité par les forces du Fabricator General Kelbor-Hal, Nicanor parvint à se frayer un chemin jusqu’au laboratoire d’Arkhan Land, qui après avoir fait sa diva, conclut à la vision d’un bolter braqué sur son gros nez qu’il était dans son intérêt de suivre son nouveau copain tout jaune jusqu’au vaisseau de réfugiés qu’il lui servirait de ticket de sortie de la planète. Bien entendu, le voyage ne pouvait ne pas se passer sans encombres (le simple complexe de supériorité chevillé au corps et le manque absolu de tact de Land menacent de faire dégénérer chaque conversation en pugilat), et les trois compañeros – Land emporte avec lui son singe mécanique de compagnie, Raghavan Sapien – ne tardent pas à découvrir qu’ils sont suivis…

 

Révélation

…Leur stalker n’est autre qu’un automate Vorax, qui en a après les technomiches du technoarchélogiste, et n’accepte pas « non », ou même une rafale de bolts en pleine face, comme une réponse. Les nombreuses inimitiés que notre héros et sa grande gueule ont cultivé depuis des années rendent l’identification des commanditaires de cet assassinat impossible, mais il ne s’agit que d’un détail pour Nicanor, dont la mission reste de faire évacuer son colis en un seul morceau, quel qu’en soit le prix. Après avoir gagné un peu de temps en détruisant le pont où le Vorax avait lancé son attaque avec une charge melta, héritant au passage d’un criblage de chevrotine carabiné, le Space Marine choisit héroïquement de faire une Gandalf le Gris Jaune lorsque la machine tueuse les rattrapa à nouveau, à quelques centaines de mètres du Uber Pool réservé par ces radins d’Imperial Fists pour le transfert de Land.

 

Pas au mieux de sa forme et totalement surclassé par son adversaire mécanique, Nicanor réussit toutefois à tenir assez longtemps pour permettre à Arkhan Land et sa grosse pointe de vitesse de rejoindre bon port et prendre le chemin du monde Trône. Le rideau « tombe » (voir ci-dessous) sur le cadavre du brave Légionnaire reposant dans la poussière ocre de Mars, tandis que Land a un sursaut temporaire et passager d’humanité en pensant au sacrifice désintéressé de son protecteur.

 

Avis:

gilian:

L’évacuation d’Arkham Land de Mars se passe assez rapidement mais ce n’est pas ce qui rend cette nouvelle intéressante. ADB a tenté le pari d’écrire une nouvelle que l’on peut lire dans les deux sens. Du chapitre 10 au chapitre 1 ou du chapitre 1 au chapitre 10. C’est assez réussi même si ce n’est pas parfait et l’exploit fait de cette nouvelle un incontournable de l’Hérésie d’Horus.

 

Schattra:

On peut toujours compter sur Aaron Dembski-Bowden pour proposer quelque chose d’intéressant dans les nouvelles qu’il écrit pour la Black Library, et ce ‘Into Exile’ ne fait pas exception. Ici, notre homme s’aventure sur le terrain de la construction narrative, en optant pour une succession de vignettes (10 en tout) déroulant le récit de la fuite d’Arkhan Land, une des figures de l’Hérésie dont Dembski-Bowden s’est entiché, depuis Mars jusqu’à Terra, de manière antéchronologique. L’histoire s’ouvre donc avec le départ du Vorax des lieux du combat final avec Nicanor, et la navette spatiale prise par Land déjà partie en orbite. On remonte ensuite le temps, pour retracer l’histoire dont on connaît déjà la fin, mais qui se révèle être tout de même agréable à suivre et assez rythmée, malgré le manque de suspens qui est la conséquence logique de ce parti pris Memento-esque. Bref, un exercice de style des plus concluants de la part de la golden plume de la BL, qui mérite d’être lu (et pas seulement résumé).

 

Fluff:

  • Arkhan Land : Technoarchéologiste martien de renom, il fut notamment responsable de la redécouverte de la technologie anti-grav, ce qui permit d’équiper les Légions Astartes de Land Speeders et de Land Raiders (tous deux nommés d’après lui) dès le début de la Grande Croisade. Il a une très haute opinion de lui et n’est pas d’un caractère facile. Contrairement à beaucoup de ses collègues du Mechanicus, il ne porte pas d’augmétiques. Il est accompagné par une de ses créations, le singe mécanique Sapien.
  • Vorax : Automate de combat du Mechanicus, utilisé pendant les premières années de la Grande Croisade puis retiré de l'usage militaire, et utilisé pour « réguler la surpopulation » des mondes forges. Plus grand qu’un Space Marine, le châssis Vorax peut être monté de canons à rotor et de bras-lances, capables de perforer une armure énergétique.

 

 • A Rose Watered with Blood merci @gilian !

Révélation

Advent Calendar 2018/2018/XX pages

 

Intrigue:

Depuis que le Conqueror avait mis le cap sur Terra, les choses allaient de mal en pis. L’eau devenait du sang, la mort rodait partout, les World Eaters devenaient fous et massacraient les gens qu’ils croisaient sans raison, et même le vaisseau avait commencé à muter pour tuer ses occupants. L’équipage avait pour habitude de dire que le Conqueror voulait les tuer et qu’ils n’arriveraient pas sur Terra.

 

Lotara Sarrin, la capitaine du vaisseau, avait une toute autre idée, elle pensait que le vaisseau n’avait plus vraiment besoin d’équipage et qu’il arriverait sur Terra par ses propres moyens. Mais ce qui l’inquiétait vraiment, c’est que le vaisseau avait l’air d’avoir envie de lui plaire.

 

Ils devaient être beaucoup à y avoir pensé mais c’est le Destroyer Skane qui a fait le premier pas et qui est venu voir Lotara en lui proposant de trahir la légion et de fuir le Conqueror avant que le vaisseau ne les tue tous.

 

Lotara et Skane ont organisé l’évasion et, au final, plus d’une cinquantaine de World Eaters étaient venus pour quitter le Conqueror avec eux. Tout était en place et plus rien ne pouvait les empêcher de fuir. Mais il devait le faire du premier coup, ou tout serait perdu.

 

Le plan était simple : lors d'un ravitaillement de la frégate Bestiarius, le groupe de fugitif en profiterait pour quitter le Conqueror en utilisant cinq navettes.

 

Les quatre premieres navettes étaient parties et la cinquième s’apprêtait à le faire avec Lotara, Skane et le capitaine Marruk. Mais c’est à ce moment que le capitaine Kharn arrive et alors qu’un combat s’engage, Marruk en profite pour partir seul.

 

Après avoir mis rapidement Skane hors de combat, Khârn laisse Lotara l’exécuter et détruire les navettes des mutins.

 

Mais avant de faire explosé la navette de Marruk, elle accepte de lui dire pourquoi elle les a trahis : On n’échappe pas au Conqueror.

 

Avis:

Nouvelle assez classique pour ADB, qui arrive à créer un petit scénario autour d’un personnage et à l’enrichir juste assez pour le rendre intéressant. Le twist final est bien amené (un peu moins quand on a lu les premiers volumes du siège de Terra et qu’on sait que Lotara va survivre).

 

Fluff:

  • Lotara Sarrin : Elle est la capitaine du Conqueror. Et alors que le navire laisse la plupart de l’équipage mourir, voire l’encourage à mourir, le vaisseau prend soin de sa « reine ». Un jour, elle pense à un de ses hommes mort depuis longtemps et la nuit même elle retrouve son corps réincarné dans ses appartements. On n’échappe pas au Conqueror et à sa capitaine. Les World Eaters avaient l’habitude de dire que c’était une meurtrière mais c’était leur meurtrière.

 

The Abyssal Edge // Sur le Fil de l'Abîme merci @gilian et @Red Qafe !

Révélation

Sons of the Emperor/2020/23 pages

 

Intrigue:

gilian :

Ulatal était un officier de la chasse impériale, mais il a été grièvement blessé et ne pourra plus jamais voler. A la place, il est devenu archiviste et classe les rapports des flottes expéditionnaires pour les générations futures. C’est un travail très ennuyeux et inintéressant …

 

Enfin jusqu’au moment où il a tenu entre ces mains un rapport sur la mise en conformité de la planète Zoah, un rapport tellement incendiaire qu’il doit mener l’enquête pour être sûr qu’il n’y a pas d’erreur.

 

En premier lieu il décide de se rendre sur le Nighfall pour y voir un archiviste qui puisse lui donner le rapport de l’opération menée par les Night Lords.

 

Mais, à sa grande surprise, il est reçu par Jago Sevatarion, le premier capitaine en personne.

 

Sevatarion lui propose le choix : soit repartir avec son rapport, le classer ou le détruire et continuer sa vie paisible. Soit apprendre la vérité et en subir les conséquences.

Ulatal décide de connaître la vérité.

 

La planète Zoah s’est trouvée à la limite des sphères d’influence des légions des Night Lords et des Thousand Sons. Une flotte combinée, commandé par leur deux primarques , s’est donc rendue sur la planète. Alors que Magnus voulait aborder la planète de manière pacifique avant de lancer un assaut, Konrad Curze a fait massacrer 10% de la population en promettant de massacrer le reste si la planète ne capitulait pas.

 

La campagne a été vite menée et bien que Magnus ne soit pas vraiment content il a quand même du reconnaître que la capitulation était venue assez vite empêchant un bain de sang.

 

Malheureusement la planète abritait une énorme bibliothèque renfermant des savoirs immémoriaux sur le Warp et les religions. Konrad a ordonné de tout détruire, alors que Magnus a déployé sa légion pour protéger la bibliothèque. Les deux primarques était a deux doigts de l’affrontement et de la guerre avant que Magnus ne cède et laisse son frère tout détruir.

 

Pour le moral de l’imperium et pour la propagande impériale, deux primarque ne peuvent pas s’affronter et c’est pour ça que l’histoire doit rester secrète et que personne ne doit en entendre parler.

 

Et c’est pourquoi Ulatal doit mourir ou accepter d’être muté sur un vaisseau de la flotte des Night Lords.

 

Red Qage :

Le Commandant d'Escadre Orthus Ulatal, assigné à la Huitième Légion, affecté au Service d'Archives de la Flotte de Bataille de la Croisade...

 

Un pilote de chasse ayant remporté une victoire en ayant crashé son appareil, le défigurant et provoquant de nombreuses lésions sur et dans son corps, n'est plus que l'ombre de lui-même. Il ne peut plus piloter de chasseur, a besoin d'une machine qui semble l'aider à drainer les liquides qui s'épanchent dans ses poumons, finira par mourir de ses blessures.

 

Du coup on l'a mis aux archives. Et voilà qu'il reçoit un rapport signé par un certain "Khayon des Khenetai de l'Ordre du Chacal, capitaine du bâtiment de guerre Tlaloc" (c'est le Thousand Son des romans sur la Légion Noire du même auteur !) se plaignant du comportement des Night Lords lors d'une campagne commune.

 

Ulatal décide qu'il n'a pas grand chose à perdre, physiquement parlant, et se rend donc sur le Nightfall, le Gloriana des Night Lords, afin de demander à voir les chroniqueurs de ce chapitre pour leur demander plus d'informations sur l'incident en question.

 

Surprise, la personne qui vient le voir n'est autre que Sevatar(ion) le Premier Capitaine des Night Lords !

 

Sevatar lui propose un choix : vu que Ulatal est physiquement brisé, même s'il sera peut-être assigné au commandement d'un bâtiment de guerre au vu de ses états de service, il restera malgré tout dépendant de machines pour survivre. Le choix est le suivant : soit il rentre là d'où il vient et classe le rapport, soit il regarde un orbe holographique, enregistré par Sevatar en personne lors de l'incident... et peut-être que Sevatar le tuera, en partie parce qu'il estime que l'information ne doit pas sortir de là, en partie peut-être par pitié envers ce pilote aux ailes brisées qui espère peut-être mourir pour ne plus souffrir de son état.

 

 

Ulatal décide de visionner l'enregistrement. Sevatar et Ahriman s'entendaient bien, même s'ils ne s'appréciaient guère. Les Thousand Sons avaient pris place autour d'une immense tour-bibliothèque d'un monde que les deux Légions avaient ramené ensemble sous le giron impérial. La tour contenait un savoir ésotérique, les Sons voulaient le consulter, les Lords voulaient le détruire. En orbite, Magnus tentait de convaincre Curze de laisser les Sons récolter les informations qu'ils voulaient avant de détruire la bibliothèque, ou au moins qu'ils demandent à l'Empereur qui avait raison, mais Curze ne l'écouta pas et décida de commencer le bombardement. Ils se sont disputés et ont failli en venir aux mains et faire s'entretuer leurs Légions.

 

Ulatal termine l'enregistrement et voit Sevatar à côté de lui, qui lui explique qu'il a fait son choix : apprendre l'information et en mourir, le fait que des Primarques se disputent étant une information à garder secrète. Alors qu'il s'apprête à le tuer, il reçoit un appel : Ulatal est assigné sur un vaisseau nommé Voidmaw en tant que colonel.

 

Sevatar demande donc à Ulatal s'il veut de ce poste... (ou s'il veut mourir et ne plus souffrir).

 

Schattra :

Gravement blessé dans le crash de son appareil au cours d’une glorieuse victoire impériale, le chef d’escadron Orthos Ulatal a été réaffecté au service des archives de la Grande Croisade, son corps étant trop endommagé pour lui permettre de s’envoyer en l’air comme autrefois. La réception par notre héros cabossé et amer d’un rapport d’un genre particulier va l’arracher à la monotonie pré-dépressive qui constituait son nouvel ordinaire : un certain Khayon des Khenetai, légionnaire Thousand Sons, a en effet proféré de graves accusations à l’encontre des Night Lords de Konrad Curze, alors que les deux Légions « coopéraient » au cours de la campagne de pacification de Zoah, plus connue sous le nom de « Dévastation de Zoah ». Après avoir cherché conseil – un peu – et échangé quelques remarques acerbes – surtout – avec son ancienne camarade et désormais remplaçante, Perdita, Lulu décide qu’il est de son devoir de faire toute la lumière sur cette bisbille inédite entre deux Légiones Astartes. La révélation de conflits larvés entre les champions de l’humanité risquerait en effet d’avoir un effet désastreux sur le moral des troupes, gavées de propagande impériale où tout le monde il est bô, tout le monde il est jenti (sauf le fourbe et puant ENNEMI, bien sûr).

 

Après un voyage mouvementé et donc vomitif à travers l’espace impérial, Ulatal parvient jusqu’au Nightfall, vaisseau amiral des Night Lords, et demande à être reçu par un des archivistes (et pas Archivistes) de la Légion, afin d’entendre la version des natifs de Nostramo sur les événements de Zoah. À sa grande, et pas franchement heureuse, surprise, c’est le Premier Capitaine de la VIIIème Légion, ce farceur de Sevatar, qui vient finalement toquer à sa porte, pour lui proposer un deal aux conséquences potentiellement funestes : enterrer le rapport de ce couillon de Khayon comme n’importe quel fonctionnaire sensé l’aurait fait depuis belle lurette, ou apprendre ce qu’il s’est réellement passé entre Night Lords et Thousand Sons sur Zoah…

 

Révélation

…Comme la nouvelle aurait été beaucoup moins intéressante si Ulatal avait choisi la première option, nous embrayons donc sur un flash back des familles familial, durant lequel nous suivons Sevatar et son bodycam assister aux délibérations houleuses du camp impérial à propos de la Tour de la Sérénité, monument servant de bibliothèque et d’archives à la civilisation de Zoah, prestement incorporée à l’Imperium après un petit massacre pédagogique dont Curze à le secret. Ce même Curze serait d’avis de réduire la tour en poussière, comme le demande le manuel du parfait petit légionnaire, afin que les dangereuses connaissances qu’elle renferme ne viennent pas risquer de contredire la Vérité Impériale. Magnus (également présent) est bien sûr opposé à ce projet d’autodafé, et implore son frère de lui laisser le temps de contacter l’Empereur afin que ce dernier puisse trancher la question. Mais Konrad reste intraitable, et finit par ordonner à Sevatar de commencer le bombardement de la tour, malgré le fait que les Thousand Sons soient positionnés autour de cette dernière et la protègent grâce à leurs pouvoirs psychiques. Après avoir fait son Captain America pendant à peu près 12 secondes, Maggie finit par lâcher l’affaire, mais promet à Curze qu’il en parlera au manager (i. e. Pépé). Bilan des courses : la Tour de la Sérénité finit en gravats, son incommensurable et incommensuré savoir avec elle.

 

Ayant été témoin de ce clash frontal entre deux des fils de l’Empereur, Ulatal n’est guère surpris lorsque Sevatar prend son élan pour lui refaire le portrait à coup de glaive tronçonneur, cette information hautement sensible ne pouvant être ébruitée en dehors de la grande famille des Astartes. Notre héros est toutefois sauvé, non pas par le gong, mais par le Shang (un autre Capitaine des Night Lords), qui annonce à Sevatar que sa future victime a été nommée officier sur un des vaisseaux de la Légion, le Voidmaw. La nouvelle se termine sur le choix laissé à Ulatal : accepter son nouveau poste ou emporter son secret dans la tombe…

 

Avis:

gilian :

Très bonne histoire d’ADB qui réussit à nous montrer que les Night Lords, même s’ils utilisent des techniques à la limite de l’horreur, ne font jamais que suivre les directives impériales. D’ailleurs, même si Magnus est les Thousand Sons ont le bon rôle c’est bien eux qui veulent enfreindre les ordres.

 

Mais là où la nouvelle est vraiment intéressante c’est qu’ADB nous raconte l’histoire du point de vue de Sevatarion, un de ses personnages fétiches qui prend encore plus de charisme dans cette histoire. (On note le passage rapide de ce fourbe d’Iskandar Khayon qui, s’il n’avait pas fait preuve de zèle, n’aurait pas déclenché cette enquête).

 

Schattra :

Aaron Dembski-Bowden opère une fois encore sa magie narrative avec ce ‘The Abyssal Edge’, qui replonge le lecteur dans les savoureux paradoxes des Night Lords pré-Hérésie (un sujet de prédilection de cet auteur). On y retrouve bien sûr l’incontournable Sevatar, égal à lui-même en matière de killer one-liners, je m’en foutisme insolent1 et droiture morale bien cachée, mais le clou du spectacle est évidemment la joute verbale entre Konrad Curze et Magnus le Rouge au sujet de la Tour de la Sérénité. Dembski-Bowden prend soin de dépeindre les deux protagonistes de façon équilibrée, chacun ayant ses qualités (l’esprit critique de Magnus, qui lui donne la perspective nécessaire pour aller à l’encontre d’un édit impérial qu’il trouve stupide ; la « magnanimité » de Curze, qui a déterminé que l’utilisation de tactiques de terreur était la manière la plus efficace et la moins meurtrière pour conquérir Zoah) et ses défauts (l’indignation sélective de Magnus, qui a laissé les Night Lords mener la campagne comme ils le souhaitaient et ne s’oppose à eux que lorsqu’ils décident de raser la Tour de la Sérénité ; et ai-je vraiment besoin de souligner les problèmes de Curze2 ?), ce qui laisse au lecteur le soin de déterminer pour qui il prend fait et cause à la fin de la nouvelle.

 

Reste la partie consacrée à Ulatal, qui me paraît être trop développée pour un personnage à usage unique, et qui se conclut avec une indication assez nette que la gueule cassée se trouve un nouveau job parmi les auxiliaires humains de la Légion. Comme ADB a mis sous les feux des projecteurs les pilotes des escadrons de chasseurs de la flotte des Night Lords3 dans d’autres textes, je m’attendais à ce qu’Ulatal reparaisse à un moment ou à un autre dans le corpus nostramien de cet auteur, mais mes recherches n’ont rien donné à ce jour. Cela n’empêche pas de savourer cette nouvelle à son plein potentiel, mais pose la question de ce que voulait faire l’auteur avec ce personnage. À suivre ?

 

1 : La scène où Curze et Magnus lui disent en même temps de la fermer vaut son pesant de viande de grox.

 

2 : Le fait que l’on en apprenne plus sur Magnus dans ‘The Abyssal Edge’ que sur Konrad Curze me mène à considérer que cette nouvelle devrait être liée au premier plutôt qu’au second dans une optique ‘Primarques’.

 

3 : Particulièrement la pilote Taye Karenna, commandante de l’escadron des Voilés et chauffeur privé de Sevatar dans ‘Prince of Crows’.

 

Fluff:

  • Zoah : Monde humain conquis par l’Imperium pendant la Grande Croisade grâce à la collaboration des Légions des Night Lords et des Thousand Sons, chacune menée par son Primarque. La victoire des forces impériales déboucha toutefois sur une confrontation violente entre Konrad Curze et Magnus le Rouge à propos de la Tour de la Sérénité, que le premier voulait (et finit par) détruire, contre l’avis du second, qui désirait étudier les connaissances y étant conservées. L’affrontement, évité de peu, ne fut pas consigné dans les rapports officiels de la Croisade, mis à part dans celui soumis par le Légionnaire Khayon des Thousand Sons.

 

• Bringer of Sorrow // Porteur de Tourment merci @gilian !

Révélation

Black Library Celebration Week 2020/2020/17 pages

 

Intrigue:

bringer-of-sorrow.png?w=249&h=379gilian:

Arkhan Land et Zephon sont en train de voir arriver la légion des Blood Angel sur Terra et Land est perplexe, comment un space marine qui a vu tomber des dizaines de mondes et mourir des millions de personnes peut-il être ému aux larmes par un défilé militaire ? Sûrement un dysfonctionnement de plus dans le code génétique de Zephon, ou peut être pire, toute sa légion pouvait être contaminée.

 

Agacé par cette attente et le comportement de son ami, Zephon, il lui propose encore une fois de le guérir de sa maladie qui ‘l’empêche d’accepter les implants cybernétiques.

 

Zephon accepte même s’il pense que ça ne servira à rien.

 

Après 48h de chirurgie et l’utilisation de plusieurs technologies hérétek (alliant l’utilisation de technologie xenos à l’utilisation d’IA), Zephon est enfin sur pieds et Land lui demande si il peut lui faire rencontrer Sanguinius.

 

Zephon est déçu que son ami n’ait fait ça que pour obtenir une entrevue avec Sanguinius mais il accepte quand même de le présenter au primarque.

 

Schattra:

Alors que sur Terra, tout le monde se prépare à l’arrivée des horribles hordes horusiennes (Ho ho ho), nous retrouvons un couple de personnages des plus singuliers, coincés sur le Monde Trône par la force des choses. À ma droite, le génial mais asocial au plus haut point Arkhan Land, techo-archéologue de renom et polymathe à ses heures perdues, en plus d’être très certainement l’idole absolue de cet arriviste de Cawl. À ma gauche, le Capitaine Blood Angels Zephon (peut-être nommé ainsi à cause de sa tendance aux flatulences), victime d’une maladie auto-immune ayant conduit son organisme à rejeter ses implants de Space Marines, et assigné à l’inauguration des chrysanthèmes par sa hiérarchie en conséquence depuis quelques années. Une bien triste mise au placard pour le fameux Porteur de Tourments, devenu porteur d'eau, de la Grande Croisade!

 

Ayant fraternisé à l’occasion de la Guerre dans la Toile, à laquelle ils ont participé dans la mesure de leurs moyens (‘Le Maître de l’Humanité‘), les deux méta-hommes contemplent l’arrivée de la Légion de Sanguinius, qui n’est pas sans arracher quelques larmes de joie à ce fragile de Zephon. Land, qui est un être rationnel, lui, ne comprend pas bien la cause de ces épanchements hormonaux, démonstration imparable à l’appui. Qu’importe, Zephon est la patience et la bienveillance incarnées, et le techo-archéologue n’est pas loin de considérer le grabataire en armure rouge qui sert de perchoir à son psyber-macaque (les Jokaero, ça fait vraiment peuple) comme un ami, ce qui l’amène à lui proposer – à trois reprises car Zeph’ n’écoutait pas les deux premières – une séance de chirurgie réparatrice, ce que l’Astartes accepte de grand cœur.

 

Un peu plus tard, dans le laboratoire de Land, ce dernier débute une opération de grande ampleur visant à remplacer les ressorts de sommier, tringles à rideau et autres rustines en chewing-gum qu’il a mis à profit pour remettre sur pied son comparse lorsque les démons sont venus toquer à la porte pendant que Pépé était sur le trône. Pour efficace que se soit avéré ce bricolage, en effet, les conséquences de long terme pour Zephon ne se sont pas avérées plaisantes. Mettant à profit ses connaissances scientifiques poussées, son approche radicalement hétérodoxe (pour ne pas dire hérétique) du problème, et sa réserve personnelle de gadgets récupérés de ci de là au cours de ses fouilles précédentes (dont un implant cérébral très probablement piqué à un homme de fer), Land parvient à retaper à neuf le Blood Angel, qui déborde donc de gratitude à sa sortie de catalepsie. La pureté du moment est toutefois battue en brèche lorsque Zephon se rend compte que l’intervention du Martien en exil a été motivée, non pas par son sens de l’amitié, mais par son désir d’obtenir une entrevue avec Sanguinius pour le convaincre d’aller botter le joint de culasse du séditieux de Kelbor-Hal, ce que ce jean et jaune foutre de Dorn s’est montré incapable de faire. Blessé dans son for intérieur par la froideur de Land, Zephon promet toutefois de faire ce qu’il peut pour organiser la rencontre.

 

Quelques jours après cette opération à corps ouvert, Big Nose et son ouistiti attendent dans l’antichambre de la suite Aphelion, réquisitionnée par l’Ange pour la durée de son séjour sur Terra. Lorsqu’un membre de la Garde Sanguinienne se pose à ses côtés pour lui signifier que le Primarque attend son bon plaisir entre l’EAP de Raldoron et son Skype avec le Khan, Land ne met pas longtemps à comprendre que derrière l’armure clinquante et le masque doré du Rocket Man se cache Zephon, réintégré dans ses fonctions actives à la suite d’une visite médicale apparemment concluante. Ce qui fait chaud à son petit cœur de Martien, tout de même.

 

Avis:

gilian:

C’est le retour d’un des meilleurs duos de l’Hérésie d’ Horus (le meilleur étant pour moi Wayland –Sharrowkyn). ADB, encore une fois, nous livre une très bonne nouvelle permettant de faire le lien entre la fin de « l’empereur de l’humanité » et l’état des personnages au début du siège de Terra.

 

Schattra:

Exercice de style plus drolatique que dramatique de la part d’ADB, cette petite nouvelle remet en scène deux personnages déjà utilisés par l’auteur dans des travaux précédents, et permet à ce dernier de souligner un peu plus l’opposition/complémentarité fondamentale entre le noble, droit et émotif Zephon, et l’acariâtre, rationnel mais néanmoins génial Arkhan Land. Parfait en mouche du coche protégé par ses relations hauts placées (il a causé à l’Empereur, tout de même) et totalement étranger à la moindre notion de savoir-être et d’entregent, le Arkhan le Martien révèle un côté un peu plus sombre de sa personnalité sous la plume de Dembski-Bowden. De son côté, Zephon a bien du mal à sécuriser sa place d’autre personnage principal, concurrencé bassement par le singe adoptif de son comparse et la mention de Diocletian. C’est dire s’il est charismatique. Bref, un petit extra littéraire sans grandes conséquences pour l’Hérésie avec un grand H, mais qui bénéficie du savoir-faire d’ADB pour faire passer un bon moment au lecteur. 

 

Fluff

gilian:

  • Zephon, le porteur de tourment : Son surnom lui vient de deux choses. En premier il est un des seuls space marines à rejeter systématiquement les implants. Et en second, il a été affecté à l’Ost de croisade sur Terra avec pour mission de tenir la liste de tous les blood angels morts au combat.

placeholder

 

Andy Clark (1)

Révélation

 

Andy Clark s’est impose au cours des dernières années comme un contributeur prolifique, si discret, de la Black Library, tant pour 40K que pour Age of Sigmar, et, donc, l’Hérésie d’Horus. Son premier jet pour cette franchise mythique et premium est ‘The Will of the Legion’, dédiée au sosie vocal de Jauni au 30ème millénaire, Rogal Dorn (un de ses talents cachés).

 

• The Will of the Legion merci @gilian !

Révélation

Black Library Celebration Week 2020/2020/16 pages

 

Intrigue:

the-will-of-the-legion.png?w=236gilian:

A peine arrivée dans le domaine contrôlé par les Driftborn, la flotte impériale s’est faite attaquer, sans avoir eu le temps d’entrer en contact avec leur ennemi, sans avoir eu le temps de s’identifier.

 

L’attaque a été vite contrecarrée, aucune population humaine ne pouvait vraiment rivaliser avec des space marines mais cette action avait eu pour conséquence d’énerver Rogan Dorn. Le primarque qui n’était déjà pas porté sur la clémence et la patience décide d’utiliser les grand moyen et de déployer toute sa légion dans une attaque frontale des cités adverses.

 

Mais il avait un plan pour accélérer la fin de la guerre. Après s’être emparé des systèmes de survie de toutes les villes adverses, il propose un ultimatum aux Driftborn, soit ils se rendent soit ils seront exterminés avec tous leurs civils et disparaîtront à jamais.

 

Les Driftborn décident sagement de se rendre.

 

Schattra:

La 3ème flotte d'expédition de la Grande Croisade, engagée dans la joyeuse réunification humanitaire de la galaxie désirée par l'Empereur, est tombée dans une embuscade à la sortie d'une rocade warpienne. Assaillis par l'armada destroy mais pléthorique des Driftborn, une civilisation humaine ayant passé quelques millénaires à vivoter dans une ceinture d'astéroïdes en s'adonnant à la récupération et à l'upcycling des épaves passant à portée de leurs cités roches (les ruches, ce sera après le passage à l'âge impérial), les Imperial Fists qui constituent le gros (et le grand) des forces expéditionnaires se font donc un devoir de repousser les piteux abordages de leurs lointains cousins. Nous faisons ainsi la connaissance du Capitaine Hashin Yonnad, de la 39èmeCompagnie Maisonnée d'Inwit, alors qu'il mène une escouade de Breachers, le corps anti-émeutes de sa Légion, dans la purge du Tribune, vaisseau amiral de la flotte impériale. Ayant massacré la plupart des malheureux corsaires ayant croisé sa route, et fait, dans son infinie bonté, prisonniers les autres avant qu'ils ne meurent de froid  dans les coursives extérieures mal isolées du Tribune, Yonnad reçoit une convocation urgente à se rendre à l'autre bout du vaisseau, où il embarque sans tarder dans un Stormbird, en compagnie de ses vétérans... et de Rogal Dorn, rendu très chafouin par la tournure prise par les événements1

 

Rendu perplexe par l'absence de briefing quant au déploiement de la force de frappe Astartes que le Primarque emmène à l'assaut de la principale cité ennemie, Yonnad demande respectivement à son boss de bien vouloir partager sa gnose avec ses fistons, afin que ces derniers soient en mesure de mener à bien ses plans. Dorn s'exécute, et indique à ses Légionnaires que leur cible est un dôme stratégiquement important, dont la capture mettra fin au conflit de façon rapide. La moue désapprobatrice (encore plus que d'habitude) qu'il affiche fait cependant rapidement comprendre à Yoyo que les Driftborn ont épuisé la patience, pas très fournie de base, du Primarque, et que ce dernier considère très clairement l'annihilation pure et simple de ces derniers comme une option de travail. Après tout, la mort, autant que le mur, est son métier. 

 

Débarqués en plein cœur du marché aux puces local, les Imperial Fist tracent la route sans trop (trois morts) forcer jusqu'à leur objectif, massacrant l'arrière garde adverse au passage, un Rogal Dorn toujours aussi revêche collé à leur train. Papa se contente en effet de marcher derrière sa marmaille en fronçant très fort les sourcils, observateur plutôt qu'acteur de la sanglante et implacable progression impériale. Une fois le dôme sécurisé, il demande, que dis-je, il orDORNne à ses Techmarines de bidouiller les consoles de l'endroit afin de pouvoir disposer d'un gros bouton (sans doute jaune) qui pourra couper le chauffage et l'air conditionné  l'échelle de la cité entière d'une simple pression, avec des conséquences funestes pour qui ne porterait pas une armure énergétique (ou s'appellerait Marneus Calgar). Trop snob pour se salir les mains, il somme le brave Yonnad de se mettre en position devant le buzzer magique, tandis que lui donne une dernière chance à ses malheureux adversaires de se rallier à l'Imperium. Ayant bien fait comprendre aux Driftborn qu'il avait été bien gentil jusqu'ici, mais qu'il n'avait, en sa qualité d'architecte de la destinée galactique de l'humanité (d'abord) et de décorateur intérieur de l'Empereur (surtout), absolument rien à carrer de leur civilisation minable, il leur donne royalement impérialement quelques instants de réflexion après avoir terminé sa harangue. Assez pour plonger Yonnad dans de profondes considérations éthiques quant à la trop grande facilité qu'il aurait à presser le bouton, et donc à signer l'arrêt de morts de millions d'êtres humains, pas coupables de grand-chose au fond, sur un simple branlement du chef de son Primarque. Fort heureusement pour notre héros philosophe, les Driftborn choisissent sagement de capituler, rendant leur dépressurisation inutile. La nouvelle se termine sur cette victoire décisive de la Team Pépé, qui ne suffit cependant pas à dissiper les doutes du Capitaine Dubious. Béni soit l'esprit...

 

1: Cela se perçoit dans la manière dont il prononce "connerie". Et je ne parle pas de son accent chantant de Mareuh-seilleuh.

 

Avis:

gilian:

Je ne vous cacherai pas que je connais plus Andy Clark pour des petites nouvelles dans White Dwarf que pour da contribution à la black Library, le seul roman que j’ai lu de lui « le poing de l’imperium » était relativement moyen. Si cette nouvelle ne fait pas exception à la règle et est elle aussi plutôt moyenne, Clark aborde un point crucial des space marines. L’obéissance à leur primarque. Ils sont presque génétiquement incapables d’aller contre la volonté de leur primarque. Même s’ils ne sont pas tout à fait sûrs qu’il ait raison, sa simple présence et son aura permettent à un primarque d’avoir une emprise presque totale sur sa légion.

 

Schattra:

Petite nouvelle de bonne facture de la part d'Andy Clark, qui donne un peu de profondeur tant à Hashin Yonnad, avant sa sortie de route sur Phall, qu'à Rogal Dorn, qui gagne ici quelques précisions fluffiques qui ne manqueront pas d'intéresser le chaland, en attendant que le Primarque trumpien (build the wall!) ne dispose de son tome dans la série du même nom. Les lecteurs du troisième livre Forge World de l'Hérésie d'Horus apprécieront sans doute également de revoir apparaître les Driftborn du Consus Drift, présentés dans ce même ouvrage il y a quelques années. Narrativement parlant, l'intérêt principal de The Will of the Legion repose toutefois dans ses dernières pages, et la réalisation incrédule et dérangeante par Yonnad de son total endoctrinement à la cause de Dorn, dont il appliquera sans hésiter tous les ordres, même les plus immoraux. Nul doute que Clark voulait faire ressortir par cette réflexion intérieure toute l'ambivalence de l'Hérésie d'Horus, dont beaucoup des combattants se sont retrouvés dans un camp qu'ils n'avaient au final pas vraiment choisi, simplement parce qu'ils s'étaient contentés de suivre l'exemple, presque irrésistible, de leur Primarque. Il réussit bien son coup, et souligne donc de manière convaincante qu'entre "gentils" et "méchants", la ligne est souvent des plus fines.

 

Fluff:

  • Rogal Dorn : Son visage, qui semble gravé dans le marbre, est barré par une bouche fine et sévère et surplombé par des sourcils souvent froncés par le mécontentement. Ses yeux sont des éclats de mica, dans lesquels brille le feu d’un zèle inflexible. Dorn est le Primarque qui croit le plus en la réunification de l’humanité par la Grande Croisade. Il manie une immense épée tronçonneuse, Storm’s Teeth.
  • Imperial Fists : Quelques Capitaines nommés : Hashin Yonnad (39ème), Ushent (177ème) et Paros (193ème), surnommé le « Briseur de Murs ».

placeholder

 

Andy Smillie (4)

Révélation

 

Andy Smilie s’est taillé une sanglante réputation au sein de la Black Library, étant l’auteur référent des hémophiles Flesh Tearers à Warhammer 40.000. Sans surprise, ses travaux siglés M30 se concentrent sur la Légion primogénitrice de ces maniaques de l’épée tronçonneuse, les Blood Angels (‘Virtues of the Sons’, ‘Sins of the Father’, ‘The Herald of Sanguinius’).

 

Virtues of the Sons // Les Vertus des Fils merci @gilian et @Lagnar !

Révélation

War Without End // La Guerre Eternelle/2016/16 pages

 

Intrigue:

virtues-of-the-son.pnggilian:

Sanguinius s’entretient avec Horus au sujet de ce que les Primarques devraient apporter à leur légion et de ce qu’ils devraient s’apporter entre eux. Pour lui il est dangereux d’avoir des Primarques et des légions incarnant un seul but, une seule façon de faire. Cela créera forcement des problèmes surtout avec Angron ou Curze, mais Horus n’est pas réceptif a ce genre de chose.

 

Alors Sanguinius décide de faire une expérience. Il envoie ses deux meilleurs duellistes mener des duels contre d’autres combattants d’autres légions. Et au bout d’un an, Amit et Azkaellon reviennent sur Baal pour participer au duel rituel de la Tempête des anges.

 

Mais à la grande tristesse de Sanguinius les deux combattant n’ont rien appris ils sont revenu à leur mode de combat qu’ils connaissent le mieux. Horus avait raison ce ne sont que des armes qui ne changeront pas ; qui ne dévieront pas de leur route.

 

Malgré tout il reste de l’espoir, pendant leur duel, Sanguinius voit enfin les choses changer, c’est imperceptible mais parfois les rôles s’inversent, tout n’est pas encore perdu rien n’est ecrit.

 

Lagnar:

Petite balade  avec les Fils de Sanguinius et Sanguinius lui-même avec en guest ces bon vieux Lucius et Kharn.

 

Avis:

gilian:

Je m’attendais pas a ça de Smillie, alors c’est vrais je n’ai pas lu grand-chose de lui mais en general je n’ai pas trop aimé alors que la ça passe pas trop mal. Même si ça reste quand même rapide et que Sanguinius tir des conclusions sur trois fois rien mais bon…

 

Lagnar:

L'intérêt de cette nouvelle est de voir enfin Lucius gagner un duel (sic). Plus sérieusement, les interrogations de l'Ange sont intéressantes même si malheureusement le format de la nouvelle ne permet pas de creuser plus loin ou de permettre de laisser plus de temps pour la "conclusion".

 

Fluff:

Rien de transcendant.

 

Sins of the Father // Les Péchés du Père merci @gilian et @Lagnar !

Révélation

The Eye of Terra // L'Oeil de Terra/2016/7 pages

 

Intrigue:

sins-of-the-father.pnggilian:

Alors que Sanguinius voit ces fils endosser encore une fois le même rôle il se rend compte qu’il faut qu’il leur explique clairement se qu’il attend d’eux. Et donc il leur fait changer de rôle Amit en défense et Azkaellon a l’attaque. Il faut qu’ils apprennent à penser par eux même et qu’ils arrêtent de se limité à protéger leur père génétique pour le bien de l’humanité.

 

Lagnar:

Nouvelle leçon de Sanguinius à ses deux fils.

 

Avis:

gilian:

Alors j’étais partie pour dire que la nouvelle n’était pas utile et que franchement ça aurait pu être ajouté à la fin des vertus des Fils mais en fait c’est des audio Drama de 30 minutes et du coup deux audio, deux nouvelles. Donc ça peut passer, par contre il faut lire les deux nouvelles à la suite du coup.

 

Lagnar:

Rien de bien nouveau par rapport à la nouvelle précédente si ce n'est qu'on voit peut-être plus frontalement le désir de Sanguinius de préparer sa succession en prévision de sa mort qu'il a vu.

 

Fluff:

Rien de transcendant.

 

The Herald of Sanguinius // Le Héraut de Sanguinius merci @gilian et @Lagnar !

Révélation

The Eye of Terra // L'Oeil de Terra/2016/10 pages

 

Intrigue:

The-Herald-of-Sanguinius.jpggilian:

Sanguinius est le nouvel empereur de l’imperium Secundus et Azkaellon a peur pour ça sécurité surtout apres la tentative d’assassinat contre Guilliman. Il parvient donc à convaincre Sanguinius de lui laisser choisir un Héraut.

 

Pour ce faire il réunie la garde Sanguinienne et tire au sort deux de ces frères.

 

Ensuite les deux frères sont réunis dans une pièce et ils font un nouveau tirage. Le perdant meurt et le deuxième se voit mettre un casque chauffer à blanc sur la tête pour devenir le Sanguinor.

 

Avis:

gilian:

Oui mais non, je veux bien être large d’esprit et accepter beaucoup de chose mais j’espère pour Andy Smillie qu’il y’a une suite a cette … Chose… Parce que le Sanguinator qui est juste un grand brulé non désolé…

 

Lagnar:

J'avais entendu parler de cette histoire de Sanguinor... Et ben c'est encore plus mauvais en le lisant je dois dire ^^ En gros on tire au sort un gars et il devient l'effigie de Sanguinius pour écouter les plaintes de la plèbe ? On va dire qu'on a rien lu en attendant de voir si ça mène quelque part ^^

 

Fluff:

L'origine du Sanguinator.

 

Hubris of Monarchia merci @gilian !

Révélation

Hubris of Monarchia/2018/XX pages

 

Intrigue :

The-Hubris-of-Monarchia.jpgCela faisait quarante-sept jours que le capitaine Alcaeus patrouillait dans la zone soi-disant occupée par l’empire ork, quarante-sept jours à chercher l’ennemi et à ne rien trouver.

 

C’était devenu une obsession pour lui, après avoir vaincu plusieurs garnisons orks, il commençait à se dire qu’il pourrait détruire la menace ork avec sa seule compagnie et devenir un des héros de la légion.

 

Et effectivement, il finira par débusquer le big boss ork Ghaslakh et  le tuer. Mais son triomphe sera de courte durée, quelques heures après avoir triomphé du big boss, un vaisseau des Word Bearers entre dans le système et détruit le vaisseau qui aurait dû les évacuer de la planète. La capitaine Word Bearers vient lui annoncer que Calth a été détruite et qu’il restera coincé sur cette planète jusqu’à la fin de ses jours…

 

Avis :

Autant le dire tout de suite, cette audio book n’apporte rien du tout à l’histoire de l’hérésie d’Horus. J’aurais tendance à dire qu’on pourrait se passer de ce genre d’histoires qui au fond ne servent à rien. Mais en fin de compte, je la placerais avec les quelques autres nouvelles (trois ou quatre je ne sais plus bien) qui montrent un coté de la guerre qu’on voit rarement dans les romans.En général, on nous parle de héros qui changent le cours des événements. Ici c’est tout le contraire, le héros a beau avoir fait de son mieux il va avoir une mort stupide et inutile.

 

Fluff :

  • L'empire Ork de Ghaslakh : A la fin de la grande croisade, quand Horus a ordonné aux Ultramarines et aux Word Bearers de se réunir à Calth en vue d’aller détruire l’empire ork de Ghaslakh, beaucoup ont douté de la réalité de la mission. Guilliman n’aurait jamais permis à un empire xenos de se développer aux frontières des cinq cent mondes d’Ultramar. Mais a cette époque, il n’était pas encore question d’hérésie et les sceptiques ont pensé qu’Horus faisait ça pour réconcilier les deux les légions en froid depuis Monarchia… De fait, il y avait bien un empire ork à proximité de Sotha et de Calth mais c’était un empire mineur qui ne représentait aucune menace réelle. D’ailleurs, il était tellement mineur que les Word Bearers ont envoyé un des leurs pour utiliser les pouvoir du chaos et booster le big boss ork (on le voit au cours de l’histoire avec les orks regroupés par 7/6/8/9 (les chiffres sacrés des dieux du chaos) prier pour renforcer leur boss.

 

 

Anthony Reynolds (5)

Révélation

 

Anthony Reynolds a collaboré avec la Black Library pendant la première décennie de M3 avant de poursuivre sa route sous d’autres cieux. Zélote patenté des Word Bearers, auxquels il a donné l’un de leurs plus fameux anti-héros (Marduk), il a logiquement consacré une grande partie de ses écrits hérétiques (héhé) à cette Légion (‘Scions of the Storm’, ‘Dark Heart’, ‘The Purge’, ‘Children of Sicarus’). Croisade des Ombres oblige, il a aussi prêté sa plume aux World Eaters (‘Khârn : The Eightfold Path’).

 

Scions of the Storm // Les Descendants de la Tempête merci à @la queue en airain@Kaelis@ziafab@gilian et @Lagnar !

Révélation

Tales of Heresy // Chroniques de l'Hérésie/2010/51 pages

Intrigue :
scoins-of-the-storm-mp3.jpgla queue en airain :
L'histoire est sur les WB juste au moment où pépé vient d'engueuler Lorgar sur ses pratiques religieuses et ou le primarque s'est mis à bouder dans sa chambre. On sait donc que quand il en sortira, il sera corrompu mais pour l'instant, la légion est à un moment charnière avec le gros des marines qui sont loyalistes et un ou deux culs bénis qui commencent à susurrer aux oreilles de Lorgar des trucs sur le warp. Quant à la trame elle-même, je me dispenserais de commentaires pour ne pas faire de spoil, c'est une bataille de conquête d'une planète humaine en pleine Grande Croisade. Neuf sède, sinon je raconte l'histoire et sa fin.


Kaelis :
En gros, les types font un assaut planétaire, alors qu'ils sont pas foutus de péter un tripode au tir, ils pétent à la BàF des pylônes qui ont résisté aux tirs de la flotte, bref, c'est la fête. Par contre, on voit bien le retournement de situation avec les WB qui massacrent les fidèles de l'Empereur. Mes avis que Sol Talgron se fera tuer avant la fin de l'Hérésie par Lorgar. En fait c'est presque écrit dans le bouquin...


ziafab :
Pure réminiscence des premiers tomes de l'Hérésie d'Horus, avec la découverte de la trahison de la Légion des World Bearers vue de l'intérieur (avec le Primarque Lorgar et le premier chapelain Erebus) au milieu d'un champ de bataille.

 

gilian :

La 47ème flotte expéditionnaire est en orbite autour de quarante-sept seize et un vif débat oppose Sor Talgron et Kor Phaeron pour savoir comment faire entrer la vérité imperial dans la tête de ces habitants.

Kor Phaeron veut tuer tous le monde mais Sor Talgron pense qu’on peut les sauver.

Erebus qui a toujours la solution a tout met fin au face a face en disant qu’il allait demander au primarque.

Le primarque justement, Lorgar n’est plus tout a fait le même depuis presque un mois, depuis son entrevue avec l’empereur en fait, il en est revenu décourager et détruit et personne ne l’a vue depuis.

En moins de temps qu’il n’en faut pour quitter le Fidelitas Lex, Lorgar a pris ça décision. C’est vrais qu’on pourrait prendre le temps de convertir la population mais comme l’empereur vient de lui passer un savon parce qu’il perdait du temps et n’avançait pas assez vite, on va tuer tout le monde ça sera moins long, et en plus comme Kor Phaeron a mentit …

Sor Talgron menant l’assaut après un bombardement orbital qui a quand même rater 2% de la population finit par arriver au dernier refuge des survivants et se rend compte de la méprise… Les locaux suivent les préceptes du Lectitio Divinatus et ce sont donc fait massacrer pour rien.

Prévenant les autorités compétentes à savoir Lorgar, Sor Talgron essaie de sauver la vie à la population restante. Mais c’est peine perdu, Lorgar toujours tres en colère contre l’Empereur a décidé de prier d’autre dieu et devant un pauvre Talgron qui ne peux rien faire fait massacrer le reste de la population.

 

Schattra :

J+30 après Monarchia pour la 47ème Flotte d’Exploration impériale. Menée par Lorgar et ses Word Bearers, l’expédition a atteint un monde humain prestement renommé 47-16 par les scribes du bord. Envoyé à la surface de la planète pour prendre le pouls de la convertissabilité des autochtones, Kor Phaeron, Premier Capitaine de la Légion, a émis un jugement sans appel sur les ploucs en question à son retour en orbite : des païens indécrottables, dont on ne pourra jamais rien tirer. Sans savoir que le père adoptif et confident de Lolo, qui boude dans sa chambre depuis qu’il a reçu une paire de mandales paternelles sur Monarchia1, suit son propre agenda (HelloKitty), l’idéaliste Capitaine Sol Talgron s’oppose à l’approche génocidaire préconisée par Kor Phaeron, et le duel de regards qui s’ensuit n’est interrompu que par le susurrement d’Erebus, qui informe le conseil de guerre des Porteurs de Moe que le Primarque devra être consulté sur ce point. À peine le temps pour les Capitaines rassemblés de sortir de la pièce et de se diriger vers leurs quartiers respectifs que ce coquinou de Premier Chapelain re-convoque tout son monde, et explique à l’assemblée que Lorgar a donné son feu vert pour annihiler la civilisation en contrebas (qui pourtant avait accueilli plutôt favorablement le projet de rejoindre l’Imperium), sous prétexte que l’Empereur souhaite désormais que la 17ème Légion accélère son rythme de mise en conformité. Interloqué par cette décision, Sol Talgron se plie toutefois sans broncher à cette dernière, et s’en va préparer ses hommes au prochain assaut.

 

Après une journée de bombardements intensifs, ayant fait chuter la démographie de 47-16 de 98%, il est temps pour les Astartes d’aller finir le job de plus près, le temple-capitale de la planète étant protégé par un champ de force trop puissant pour que les macro-canons de la flotte puissent en venir à bout. Et c’est là que les ennuis commencent pour les Word Bearers, dont le zèle ardent n’est cependant pas tempéré de beaucoup de sens tactique, ce qui leur posera les problèmes que l’on sait pendant la Croisade des Ombres. Nous suivons donc Sol Talgron et sa Compagnie lors de leur approche de l’objectif, pendant que les autres forces d’assaut impériales convergent sur l’ultime bastion adverse dans la confusion la plus totale. Certains par Stormbirds, d’autres par Drop Pods, on voit également des tanks lourds et des Titans se joindre à la curée, pendant que la flotte impériale continue de bombarder la cité. La définition même d’un overkill, même si dans ce cas précis, ce sont les impériaux qui paient le plus lourd tribut. Les défenseurs peuvent en effet compter sur leur maitrise de la foudre et de la robotique pour mettre des bâtons dans les roues et des éclairs dans les joues des assaillants, leurs marcheurs de combat montés sur trépied se révélant aussi coriaces que mortels pour les Word Bearers et leurs alliés. Cela n’empêche pas Sol Talgron et ses compagnons de l’escouade de vétérans Helikon2 de se frayer un chemin jusqu’au périmètre extérieur du temple, notre héros se mangeant quelques décharges bien juteuses en chemin. Grâce à l’éclair de génie (haha) du Sergent Kal Badar, il parvient tout de même à pénétrer dans le saint des saints adverse, le sabotage de quelques uns des paratonnerres locaux affaiblissant momentanément le bouclier protecteur et permettant à nos héros de se jeter (littéralement) à l’intérieur...

 

Révélation

...Une fois remis de leurs émotions, Sol et ses hommes se dirigent vers le cœur du complexe, s’arrêtant en chemin pour émettre des jugements peu aimables sur la statue géante du dieu de la foudre vénéré par les locaux. Dans l’espèce de pyramide centrale sont réfugiés les survivants de 47-16, qui occupent leurs dernières heures à vénérer leur déité païenne sous le commandement d’un prêtre rabougri. Cherchant à mettre fin au massacre de façon diplomatique, Sol Talgron engage la conversation avec ce dernier, et ne tarde pas à réaliser, copie du Lectitio Divinatus locale à l’appui, que la population de la planète vénérait bien l’Empereur, sous la forme d’un dieu des tempêtes. Après tout, le symbole de Pépé n’est-il pas un éclair ? Bon, ça ne pardonne pas l’utilisation par les auto-proclamés Descendants de la Tempête de robots autonomes, une faute lourde dans le règlement intérieur de l’Imperium, mais Sol est convaincu que le malentendu peut être réglé à l’amiable (enfin, un amiable ayant fait près de 200 millions de morts, tout de même), si l’aimable vieillard consent à le laisser expliquer la situation à ses collègues et à désactiver son bouclier. Ce dernier accepte, après avoir reçu la promesse de la part du Capitaine que ses derniers fidèles seront épargnés par les Word Bearers.

 

Au bout de quelques minutes d’attente la 1ère Compagnie de la Légion se téléporte en full armure Terminator dans le temple, suivie de Lorgar et d’Erebus. La simple vue du Primarque fait blémir l’ayatollah local, sans doute capable de percevoir la corruption grâce à ses super pouvoirs de personnage secondaire qui va mourir dans les minutes qui vont suivre sans pouvoir prévenir le héros. Ce dernier, transporté par la présence de l’Urizen, aussi appelé le Doré, aussi appelé l’Oint par ses fils (et Ouin Ouin par ses frères), sous ses abords débonnaires et prévenants, semble bien trop satisfait de lui-même pour tromper le lecteur sur la fin de la nouvelle. Et en effet. Après une courte promenade avec Sol Talgron, il ordonne à Erebus d’égorger le prêtre et à Kor Phaeron de descendre les Descendants, avant d’annoncer à notre héros, un peu ébêté, qu’il aura besoin de son absolue loyauté dans le futur, et qu’il est en train de finir un nouveau bouquin, beaucoup plus abouti que le Lectitio Divinatus, dont le titre de travail est le Livre de Lorgar (en toute simplicité). Il ne manque plus qu’un petit éclat de rire maléfique pour faire comprendre au vraiment très gentil Sol Talgron que son boss n’est plus le même. En tout état de cause, il est plus que probable que l’intègre Capitaine ne finisse pas l’Hérésie en un Sol morceau…

 

1 : Au moment où Reynolds a écrit cette nouvelle, l’affaire n’avait pas encore été mise en scène comme l’humiliation publique et générale subie par la Légion dans son ensemble, sous la plume d’Aaron Dembski-Bowden ('Le Premier Hérétique'). De même, aucun Custodien ne viendra pointer le bout de son casque ici, ce qui aurait peut-être permis aux quaranteseptseiziens de mieux s’en tirer…

 

2 : Appelée ainsi en hommage à l’instrument dont joue Lorgar dans la fanfare primarquielle.


Avis :
la queue en airain :
Là, on entre dans les sujets qui fâchent. Le type est le même qui a commis les deux romans sur les World Bearers du 41° et il se fait son petit clin d'oeil perso puisque ça cause des WB. Après le Counter, voilà que les WB pré-hérésie subissent le Reynolds. Le résultat est une constante dans cette série : les WB du 31° millénaire sont tous des abrutis finis (genre "puisque les macro-canons de la flotte ne sont pas assez puissants, descendons s'y attaquer au pistobolter"). Heureusement pour eux, leurs adversaires aussi sont des tanches.


Kaelis :
Bon, ben de base, j'aime pas trop les Word Bearers. Mais là, encore plus.

ziafab :
J'ai trouvé cette nouvelle assez bien faite.

 

Lagnar :

Pour le coup, je ne suis pas fan de cette nouvelle, je l'ai trouvée difficile à lire et assez confuse avec une fin assez peu subtile... Néanmoins, je me suis bien attaché à Sol. Je pense que j'adore lire le point de vue de SM "loyalistes" au sein de légions renégates (ou en passe de le devenir), ça donne toujours un dilemme passionnant aux personnages (même si redondant forcément).

 

gilian :

Que dire de cette nouvelle, elle est un peu bancale ? D’après l’histoire officiel, Lorgar c’est fait convoqué par l’empereur parce qu’il perdait trop de temps et parce qu’il imposait le culte impérial. Et comme apparemment ça n’a pas suffit l’Empereur a fait détruire Monarchia devant toute la Légion. La nouvelle a l’air de se dérouler entre ces deux moments mais Lorgar a déjà commencer à changer de religion.

Pareil le fait que 47-16 ait intercepté des messages radio parlant de l’empereur dieu je peux encore le comprendre mais que toute la population de la planète ait changé de religion en moins d’une génération c’est un peu fort (ils n’ont pas changé de religion ils ont intégrer le message imperial dans leur culte se qui peut être possible après tout une planète isolé depuis plusieurs milliers d’années qui entend une vois venu du fin fond de l’univers…).

Surement pas la meilleur nouvelle de ce livre mais ça reste assez bien écrit et ça introduit Sor Talgron donc ça fait le boulot.

 

Schattra :

Difficile de juger cette très ancienne nouvelle traitant des Word Bearers au moment de leur basculement du côté sombre du Warp sans la comparer à ce qui a suivi, et qui est à mes yeux de bien meilleure facture. Au-delà des éléments fluff qui ont été modifiés ou réécrits depuis, et desquels Anthony Reynolds n’est pas responsable1, le récit du martyr de 47-16 n’apparaît pas comme particulièrement intéressant, à l’image de Sol Talgron, héros bien brave et bien honnête, qui passe son temps à tomber du ciel et des nues. Si la révélation finale permet au moins d’acter la déchéance consommée de Lorgar, elle se trouve amoindrie, comme le reste de la nouvelle, par des considérations logiques venant mettre à mal les efforts de l’auteur pour nous vendre du rêve et du mystère. Ainsi, j’ai du mal à m’expliquer comment une planète décrite comme ayant été isolée du reste de l’humanité pendant…un certain temps2 a réussi à récupérer une copie bootleg du Lectitio Divinatus, et à se convertir au culte de l’Empereur (en construisant des statues d’un kilomètre de haut pour marquer sa foi) dans l’intervalle de quelques décennies séparant l’écriture du bouquin et l’arrivée de Lorgar. Bref, ça tient globalement la route, et Reynolds se fend d’un petit coup de théâtre conclusif, ce qui est toujours appréciable, mais il ne s’agit pas d’aller trop dans les détails de ce Scions of the Storm si on veut que l’illusion opère.

 

1 : Bien qu’un esprit joueur pourrait lui sortir la phrase qu’il a mis dans la bouche de Kor Phaeron dans cette histoire : « l’ignorance n’excuse pas le blasphème ».

 

2 : Première phrase : « for countless millenia ». Deuxième phrase : « for over four thousand years ». À ce rythme, on en aurait fini sur un « depuis jeudi dernier » si cette nouvelle avait été un roman. C’est peut-être anodin pour l’histoire en elle-même, mais ça ne fait pas très sérieux.  


Fluff:

  • Word Bearers (Organisation) : Sor Talgron est le Capitaine de la 34ème Compagnie, qui participe à la Grande Croisade sur le croiseur Dominatus Sanctus. Argel Tal est le Capitaine de la 7ème Compagnie. Les Légionnaires passent plusieurs par jour en travaux d’illuminations.
  • Lorgar : Le Primarque exsude une aura de passion et de certitude, un bouclier de foi à la fois inspirant et terrifiant. Il a une armure grise et une robe de la couleur du sang coagulé. Surnommé l’Urizen, le Doré, l’Oint. Il a diffusé le Lectitio Divinatus à travers la galaxie pendant la Grande Croisade, contribuant à rallier certaines civilisations hummaines à l’Imperium avant même que ce denier ne redécouvre les planètes « converties ».
  • Primarques : Le plus grand atout de Leman Russ est sa férocité irrepressible, celui de Lion El’Jonson son inflexible tenacité, celui de Guilliman son génie logistique et stratégique, et celui de Lorgar sa foi. 
  • 47-16 : Premier monde conquis par les Word Bearers après Monarchia. Un peu moins de 200 millions d’habitants. Malgré la volonté de ses habitants de rejoindre l’Imperium, leur vénération d’un dieu des Tempêtes (l’Empereur) a mené les Word Bearers à exterminer sa population. La civilisation des Descendants de la Tempête était défendue par des robots intelligents capables d’envoyer des éclairs et d’immenses boucliers alimentés par les orages de la planète.

 

Dark Heart // Cœur Sombre merci à @Rippounet et @gilian !

Révélation

Mark of Calth/2014/28 pages
 

Intrigue :

dark-heart.png?w=301&h=468Rippounet :

Une histoire de Word Bearers.

 

gilian :

Marduk est un jeune Word Bearer novice qui attend de devenir apôtre noir. Mais il a toujours été pressé et a décidé de brûler les étapes. Et l’occasion est venue à lui pendant l’assaut sur Calth de prendre la vie de son mentor qui ne lui enseignait pas assez vite.

Seulement il a fait une petite erreur d’appréciation. Son mentor était un proche de Kor Phaeron et ce dernier était passablement contrarier des envies de grandeur de Marduk.

Mais après avoir écouté son histoire il décide de le prendre sous son aile.

Mais encore une fois la destiné se joue de Marduk et l’arriver de Guilliman qui corrige proprement Kor Phaeron oblige tout ce petit monde à fuir.

 

Schattra :

"Hello les aminches ! C’est moi, Marduk, votre héros favori ! silence de mort Mais si, vous savez bien, le jeune cadre dynamique des Word Bearers, qui a grimpé les échelons de la promotion sociale et chaotique dans la trilogie que m’a dédié Anthony Reynolds, l’auteur le plus populaire de la Black Library ! – silence de mort – O-ok. Bon, la salle n’est pas facile ce soir je vois ! Pas grave, j’avais prévu de vous régaler d’une de mes passionnantes histoires personnelles, et, coup de chance, celle qui me vient en tête explique en bonne partie qui je suis et d’où je viens. Je suis sûr que ça va vous plaire. Magnéto, Sergent !

 

Donc là, c’est moi, en beaucoup plus jeune évidemment. C’était au temps béni de l’Hérésie, et je n’avais encore que quelques décennies de service sous le plastron. D’ailleurs tout le monde m’appelait « petit », ou « Mhinabble » ou « Kraitain » (des titres honorifiques en colchisien), et j’étais la coqueluche de la Légion. J’en voulais déjà, j’avais la grosse niaque ! Suite à la purge ordonnée par notre estimé Primarque Lolo, j’avais corrigé du loyaliste à tour de bras, et obtenu une recommandation de la part de mon professeur principal de l’époque, M. Jarulek, qui m’avait envoyé rejoindre Kor Phaeron en personne juste avant le début de notre assaut sur Calth. Ah là là, j’étais fier ! Kor Phaeron, c’est un peu le Dumbledore des Word Bearers : un vieux monsieur impressionnant avec un vrai niveau en magie. Je l’ai vu une fois sortir un Nurgling du casque d’Abaddon, c’était grandiose. Bref, j’étais gonflé à bloc pour mon initiation aux mystères du Warp, mais on m’a affecté le Capitaine Bel’Ashared comme mentor. Et là, j’ai tout de suite compris que ça n’allait pas le faire. Le type était nul, mais nul ! Il passait son temps à lire ses présentations PowerPoint en séance de tutorat, et enseignait encore comme durant la Longue Nuit. Toutes mes idées d’expérimentations un peu audacieuses étaient rejetées les unes après les autres, et je passais mon temps en heures de colle. Comme je ne pouvais pas me permettre de retaper ma première année, j’ai dû prendre une décision radicale, et j’ai donc fait un pacte avec un démon rencontré dans une soirée déguisée organisée par l’amicale des stagiaires et alternants de la XVIIème Légion. Le deal était simple : il me donnait une formule magique pour me débarrasser de ce vieux schnoque de Balais Charrette (c’est comme ça qu’on l’appelait avec les copains), et moi je lui dégottais un petit pied à terre sympa dans le Materium. Echange de bons procédés.

 

Vous vous dîtes sans doute : « mais c’est vraiment aussi simple de faire un pacte avec un démon ? », et la réponse est oui ! Je suis rentré dans ma piaule d’étudiant, j’ai pris mon marqueur et une bonne latte de chichon, et paf ! Lorsque j’ai émergé, je me suis rendu compte que j’avais écrit une formule à l’intérieur de mon casque. C’est pas pratique comme endroit pour positionner une anti sèche, mais avec un petit miroir sous les optiques, ça passait crème. Le lendemain, c’était visite de terrain dans une station spatiale de Calth tenue par ces poseurs d’Ultramarines, avec Balais Charrette et Sorot Tchure. Nous devions saisir l’installation pour la grande gloire du Chaos, et c’est ce que nous avons fait ! Comme d’habitude, mon bien-aimé mentor s’est débrouillé pour m’envoyer loin de lui, et j’ai fini par rejoindre l’escouade du Sergent Dralzir, et mon poto Burias. Il a tendance à faire le fifou et à se mettre dans la ligne de tir (déjà que je suis pas super bon en balistique), mais sinon, il est cool. En tout cas, à l’époque.

 

Bref, nous voilà engagés dans un échange de bolt avec un duo d’Ultramarines, et Dralzir se fait tuer dans la bagarre. Pas de chance. Après avoir planté mon athamé dans la carotide de son meurtrier, je me suis dit « autant nous amuser un peu ». Et j’ai tenté de le faire posséder par un petit démon. J’avais passé quelques soirées à pratiquer sur mon hamster Hubert, et j’avais plutôt bien réussi (même si Hubert avait fini par mettre le feu à sa roue). J’aurais pu réussir là aussi, et ça aurait bien épaté Burias, si Balais Charrette n’était pas arrivé à ce moment là avec ses gardes du corps. Et là, ce fut le drame. Et que ça me sermonne sur la pureté des rites et mon approche iconoclaste, et que ça menace de me renvoyer chez Jarulek, et que ça me balance des coups de boule pour m’intimider. Mais je savais que j’avais raison, que Bel’Ashared était un plouc qui n’arriverait jamais à rien, et surtout pas à rejoindre les Gal Vorbak, comme il l’espérait. Quand je lui ai dit, il est devenu tout gris, tout rouge, et m’a envoyé une mandale qui m’a fait sauter quelques dents. Il m’aurait découpé en rondelles, l’animal, si je n’avais pas utilisé ma formule pour le mettre hors d’état de nuire. Je lui ai dit « Ceukipanskekornétunandouilledizkoa ». Il a dit « Quoi ? », et pouf… Il a explosé. Du beau boulot.

 

Évidemment, j’ai dû aller m’expliquer auprès de Kor Phaeron après ça. Ce que je ne savais pas, c’était que Balais Charrette était un Cœur Sombre, la secte personnelle du patron. J’étais dans de beaux draps. Heureusement, j’ai réussi à le convaincre que mon mentor était une bille, et que je ne voulais que parfaire ma connaissance du Warp avec un vrai professeur, comme lui par exemple. Ca a plutôt bien marché, et Kor Phaeron m’a même autorisé à venir avec lui accueillir Guilliman lorsqu’il a abordé notre vaisseau. Il s’était mis sur son trente-et-un pour le recevoir, avec aura néfaste et lévitation funeste, et avait sorti son plus bel athamé pour l’occasion. Malheureusement, ça n’a pas suffit. Quand il a dit à ce grincheux de Roboute « tire une carte », ce dernier a gueulé « Deux de cœur ! » et lui a arraché le palpitant. À ce moment là, j’ai reçu un coup sur la tête et quand j’ai repris mes esprits, j’ai vu les copains et les bleusailles engagés dans une grande partie de tir à la corde, avec Kor Phaeron dans le rôle de la corde. On a gagné, mais on a préféré ne pas s’éterniser, et Tchure a secoué son orangina warpique pour nous transporter en sécurité. Quelle affaire, les aminches ! Mais ce n’était que le début de l’histoire pour moi, et comme ça a l’air de vous intéresser, je vous invite à acheter mon omnibus, que je me ferai un plaisir de vous dédicac- Oh, où vous allez comme ça ? Revenez, mais revenez ! "

 

Avis :

Rippounet :

Bien écrit, alléchant, mais au final rien de vraiment spécifique à l'Hérésie si on excepte la présence d'un patron connu. Bon.

 

 

gilian :

Personnellement je ne connaissais pas Marduk avant cette nouvelle et Reynolds n’a fait qu’introduire les perso de son cycle Word Bearer.

Malgré tout ça reste une nouvelle plaisante a lire et qui montre bien l’ambiance tres sud américaine qui est en train de se mettre en place dans la légion de Lorgar.

 

Schattra :

Anthony Reynolds et les Word Bearers, c’est une histoire d’amour qui prédate l’Hérésie d’Horus de plusieurs d’années. Partant, il n’est guère étonnant de voir cet auteur s’arranger pour intégrer son personnage de Marduk à la grande histoire de 40K, et de lui faire faire ses débuts (ainsi qu’à d’autres protagonistes de sa série) au cours de la bataille de Calth, rien de moins. Si vous n’êtes pas familier, ou attaché à Marduk, ce qui, soyons honnête, sera le cas de la majorité des lecteurs, il est probable que cette histoire vous passe un peu au dessus de la tête, et je ne pourrais pas vous en blâmer. Les déboires estudiantins de cet anti-héros carriériste au possible ne sont pas particulièrement intéressants ni bien écrits par un Reynolds qui parvient à donner, peut-être à son corps défendant, une vibe Star Wars à son histoire, avec Marduk dans le rôle d’un Anakin Skywalker peu doué mais tout à fait tête à claque, Bel’Ashared en Darth Tyranus du pauvre, Kor Phareon en Palpatine en armure et Burias en Jar Jar Binks. Si l’expédition sur la station spatiale de Calth frôle le néant absolu en termes d’intérêt, la rencontre entre Kor Phaeron et Guilliman sur l’Infidus Imperator aurait pu permettre à Reynolds d’apporter un nouvel éclairage à ce duel de légende. Aurait seulement, car il ne se passe rien que l’on ne savait déjà avant. Quand au « Cœur Sombre » qui baptise la nouvelle, mis à part une petite explication de la part du Maître de la Foi, on restera également sur notre faim (ce qui est dommage car j’aurais bien aimé apprendre comment fonctionne la team croûton des Word Bearers). Enfin, je reste dubitatif sur la manière dont Reynolds traite la simili-possession dont Marduk bénéficie. À moins que le sujet soit couvert plus en détail dans un autre texte, on dirait ici que l’aspirant se contente de regarder fixement une étoile à huit branches pour activer le mode Warp. Le Chaos pour les Nuls en quelque sorte. Et par les Nuls aussi, pourrais-je ajouter...

 

Fluff :

  • Word Bearers : L’armure rouge sang qui remplace leur ancienne livrée grise est un hommage aux possédés des Gal Vorbak.
  • Kor Phareon : Il a à son service la secte du Cœur Sombre (Dark Heart) depuis l’ascension de Lorgar sur Colchis. Elle est composée de fidèles des Dieux Sombres (même du temps où Lorgar prêchait la vérité de l’Unique) a agit comme l’exécutrice des basses besognes du Maître de la Foi.

 

Khârn : The Eightfold Path // Khârn : Le Chemin à Huit Branches merci @gilian et @Lagnar !

Révélation

Legacies of Betrayal // L'Héritage de la Trahison/2014/7 pages

 

Intrigue :

Kh%C3%A2rn_The-Eightfold-Path.jpggilian :

Khârn se bat en duel dans les arènes de combat des World Eaters, normalement le combat aurait du s’arrêter au premier sang mais depuis l’ascension de son Primarque les choses ont passablement dégénérer et une fois encore la fureur l’a pris en plein combat et il a déchiqueter son adversaire. Il se rend compte que plus les choses ne vont plus il s’enfonce sur la route de la damnation.

 

Avis :

gilian :

Petite nouvelle qui ne nous apprend pas grand-chose mais qui montre que les World Eaters s’enfoncent sur la voie de Khorne.

 

Lagnar :

On retrouve notre petit Kharn qui se révèle un personnage bien plus intéréssant et attachant que prévu au fil de mes lectures. Son chemin sur la route de Khorne est ici légèrement détaillée avec un petit duel qui lui échappe. Nouvelle plaisante à lire en complément des textes précédents sur les WE.

 

Fluff :

Rien de transcendant.

 

The Purge // La Purge merci @gilian !

Révélation

The Silent War // La Guerre des Ombres/2016/110 pages

 

Intrigue :

The-Purge.jpgSur Terra, Sor Talgron est convoqué par Dorn pour lui apprendre la trahison d’Horus. Il lui demande où il était passé et pourquoi il avait disparu pendant quelques temps. Il avoue avoir été au temple de l’unité sur la comète pour détruire les traces du temple construit en l’honneur de l’empereur par Lorgar.

 

Dorn lui explique que ces hommes ont été mis aux arrêts comme tous les spaces marines présents dans le système Sol, que ça n’a rien de personnel mais que toutes les légions doivent être traitées pareil. Talgron comprend mais lui fera remarquer que les Imperial Fist ne sont pas aux arrêts et que les Space Wolves ont envoyé des membres surveiller tous les primarques. C’est une décision plus politique que militaire.

 

Dorn lui explique que les Word Bearers Doivent quitter le système Sol pour rejoindre leur légion en partance pour Istvaan V.

 

Apres cette rencontre plutôt tendue, Talgron réunit ses hommes pour quitter le système Sol et rejoindresa légion mais avant ça il a eu l’autorisation d’aller chercher Volkhar Wreth le World Bearers membres de l’Ost de croisade qui avait été emprisonné lui aussi. Et une fois libéré, l’emmène dans les sous sol du palais impérial pour y accomplir un rituel du chaos et le sacrifier mettant par la même en place une autre pièce d’un plan qui ne portera ces fruits qu’au moment du siège de Terra.

 

Apres avoir rejoint ça légion, il participe à la croisade des ombres en menant l’attaque contre Perception Primus. L’attaque est bouclée en moins de 30 minutes, l’arrivée surprise de la flotte Word Bearers et l’ouverture des hostilités prend complètement au dépourvu les troupes Ultramarine. Mais le nettoyage de la planète dure presque 6 mois. Et au moment où tout est perdu le chef de la garnison Ultramarine ordonne un bombardement au Phosphex de la planète tuant tout le monde ou presque. Sor Talgron ne s’en sort que de justesse pour mourir sur sa barge de bataille. Il est ramené à la vie par Lorgar et après ce miracle devient un apôtre noir.

 

Avis :

On commence fort avec une novelas de 110 pages sur la vie de Sor Talgron avant qu’il ne devienne apôtre noir. Alors c’est un peu une surprise parce que j’avais totalement oublié le moment où il massacre son ancien maître et guide et du coup j’avais gardé de lui l’image d’un être digne alors que même avant la fin justifiait les moyens…

 

Fluff :

  • Sol Talgron: Né sur Colchis dans les basses couches de la société, il est un guerrier très puissant et intègre. Même a l’époque ou les World Bearers adoraient l’empereur comme un dieu il s’est tenu éloigné de ces croyances. C’est pour ça qu’il a été choisi pour diriger le contingent de la légion sur Terra et pour organiser la futur hérésie en préparant des sabotages. Malgré ce que sa loyauté envers sa légion le force à faire il va continuer à s’opposer aux sacrifices et autres tortures. Il restera intègre et droit jusqu’à sa mort sur Percepton. Après être revenu à la vie il va embrasser les visions de Lorgar.
  • Temple de l'Unité: Une comète passe a coté de la Terre de temps à autre et la dernière fois qu’elle est passée c’était au moment où l’empereur a gagné la guerre de l’unité. Il a donc été décidé de construire un temple commémorant sa victoire sur la comète. (Ça n'a rien d’important à ce moment mais ça sera très important plus tard). Il y’a une petite incohérence d’ailleurs si la comète passe tout les 1000 ans elle ne peut pas déjà être de retour mais bon (c’est en fait la comète de Halley qui passe tous les 76 ans et je pense qu’il y’a eu un souci de trad.).

 

Children of Sicarus merci @gilian !

Révélation

Heralds of the Siege/2018/15 pages

 

Intrigue :

Children-of-Sicarus.jpggilian :

Trouver refuge à la surface de Sicarius avait semblé une bonne idée, ça leur avait sauvé la vie dans un premier temps. Mais une fois à la surface, les Word Bearers avaient dû se battre contre des créatures vouées aux puissances de la ruine.

 

Kor Phaeron aidé de ce qu’il reste de sa suite : cinq space marine (Nemkhar, Marduk, Burias, Koshar et Dol Ashem et une poigné d’humain (12) parviennent tant bien que mal à repousser les créatures du chaos.

 

Après plusieurs autres combats, ils finissent par apprendre que Sicarius est sous la coupe du démon Larazzar et qu’ils affrontent les neufs clans qui lui sont dévoués. Ils ont déjà tué cinq chefs de clan mais les derniers ne seront pas aussi faciles à tuer.

 

Dans leur fuite ils finissent par tomber sur un prophète nommé Jepeth qui leur annonce que leur venue était attendue depuis longtemps.

Une ancienne prophétie parle de la venue de Kor Phaeron et de ses hommes, ils vont sauver la population et les clans de la domination de Larazzar et créer un refuge pour leur légion et leur primarque.

 

Mais pour cela Kor Phaeron doit se suicider pour la vérité primordiale, Il refuse et tue le prophète. Après cela, les space marine se retrouvent seuls pour affronter les monstres de Larazzar, mais Kor Phaeron parvient par la ruse à tuer son enneme et a prendre le contrôle de la planète.

 

Schattra :

Après sa quasi-victoire à Calth et sa fuite honteuse pour échapper à la juste colère des Ultramarines, cette vieille baderne de Kor Phaeron se retrouve isolé sur la planète démon Sicarus, en compagnie d’une poignée de Légionnaires (dont un tout jeune Marduk) et une douzaine de Serfs. Comme on ne change pas une formule qui gagne, le Premier Capitaine n’a rien trouvé de plus urgent à son arrivée que de s’enjailler avec ses nouveaux voisins, en l’occurrence les tribus humaines contrôlées par la redoutable Larazzar, Elue de Tzeentch frôlant l’élévation démoniaque et défenderesse acharnée de son pré carré. Bien que la puissance de ses Space Marines, et en particulier celle de son Gal Vorbak de compagnie, Nemkhar, soit suffisante pour repousser les attaques adverses, ce n’est qu’une affaire de temps avant que les Astartes ne tombent sous les coups de leurs innombrables ennemis. Il faut donc un plan aux Word Bearers pour se sortir de ce pétrin, et heureusement pour eux, quelqu’un en a un à leur soumettre. Pas Kor Phareon, bien sûr, mais ça vous l’aviez deviné.

 

L’homme providentiel se nomme Jepeth 87 (comme le nombre de ses réincarnations successives), prophète de sa profession. Il se présente à la petite bande alors que cette dernière est sur le point de se faire rattraper par l’armée de Larazzar, qui a très mal pris la mort au combat de son fils préféré, le doux et tendre Orox’i’nor. Cet affrontement scellera sans nul doute le sort des naufragés, aussi, après avoir seulement tenté de le tuer une fois, ces derniers acceptent l’offre qui leur est faite d’accompagner Jep’ jusqu’à son village, camouflé des yeux indiscrets grâce à une puissante magie et quelques hologrammes convaincants. Il paraîtrait même que les Word Bearers sont les héros d’une prophétie top moumoute, ce qui redonne le moral à tout le monde (excepté à ce pisse-vinaigre de Kor Phaeron bien sûr, mais ça…).

 

Arrivé sur place, KP laisse ses hommes souffler un coup et part avec son cher Nemkhar visiter la caverne de Jepeth, où l’intégralité de la prophétie lui sera révélée. Cette dernière présente deux grands avantages : le premier étant d’annoncer une réunification avec Lorgar, et le second de nécessiter la mort de Kor Phaeron pour ouvrir le portail qui permettra à Marduk de mener ses frères d’armes et les tribus rebelles de Sicarus jusqu’au QG du Primarque. Bien que tout soit dépeint de manière irréfutable, dessins rupestres à l’appui, sur les murs de la grotte de Jepeth, et que ce dernier ait même réussi à mettre la main sur l’athame que Kor Phaeron avait offert à Lorgar lorsqu’ils étaient encore sur Colchis (un tour de magie des plus bluffants), le Maître de la Mauvaise Foi refuse ca-té-go-ri-que-ment d’embrasser la grandiose et altruiste destinée de martyr, et ordonne à Nemkhar de réduire au silence le pauvre Jepeth, qui ne l’avait absolument pas vu venir. La mort du prophète dissipe cependant les illusions qui protégeaient le village caché, et Larazzar ne tarde pas à débarquer avec son armée sur les talons.

 

Cependant, au lieu de massacrer les quelques Space Marines éprouvés qui lui font face, la Sorcière propose un marché à Kor Phaeron : s’il consent à l’aider à conquérir Sicarus (ce qui ne devrait pas être très compliqué, puisqu’apparemment, il n’y avait que Jepeth et ses hippies qui s’opposaient à son hégémonie) et à ainsi atteindre l’immortalité, elle lui laissera l’usufruit de la planète, qui pourra servir de camp de base aux Word Bearers. Ce qui leur serait utile puisque Colchis a été ravagée en punition de leur traîtrise. Kor Phareon a-t-il vraiment les moyens de refuser un pacte aussi avantageux ?

 

Révélation

…La réponse est non, mais cela ne veut pas dire qu’il tient sa parole. Ce serait faire injure à sa réputation, après tout. Ainsi, dès que Larazzar déchaîne ses pouvoirs mutagènes pour transformer les suivants de Jepeth en Enfants du Chaos, le perfide Word Bearers lui tranche la gorge avec l’athame qu’il a récupéré dans la caverne du feu prophète (et qui, quelque part, lui appartenait de plein droit), récupérant au passage toute la… heu… faveur chaotique ? emmagasinée par la trop confiante Sorcière. La mort de leur maîtresse jetant ses serviteurs dans la confusion la plus totale, il ne faut pas longtemps avant que l’ambitieux et impitoyable Kor Phaeron s’affirme comme le suzerain incontesté de Sicarus, et commence à construire sa première cathédrale noire, peu soucieux de rejoindre sa Légion pour le grand final de l’Hérésie. Avait-il déjà compris que le projet d’Horus était voué à l’échec ? Ce n’est pas improbable, car s’il y a une règle immuable dans cette galaxie sans foi ni loi, c’est bien que le camp de Kor Phaeron ne peut pas l’emporter. Jamais.

 

Avis :

gilian :

C’est une bonne conclusion à l’histoire de Kor Phaeron pendant l’Hérésie d’Horus. Il prépare la suite en sachant que l’Hérésie est vouée à l’échec et que la guerre est éternelle. Elle montre aussi que Kor Phaeron n’est pas un vrai croyant, il pense pouvoir se servir des puissances de la ruine à son propre compte sans en payer le prix. On verra ce que l’avenir lui réserve.

 

Schattra :

Pour sa dernière entrée dans l’Hérésie d’Horus, Anthony Reynolds nous donne des nouvelles du personnage que tout le monde avait oublié après ‘Know No Fear’, et qui n’avait sans doute manqué à personne : Kor Phaeron. Rien de particulièrement mémorable dans ce ‘Children of Sicarus’, mais on a au moins un arc narratif fermé assez proprement, ce qui est loin d’être négligeable eut égard à la sale manie des auteurs de cette franchise à laisser leurs intrigues en plan, soit que leur collaboration avec la BL ait cessé avant qu’ils n’aient pu aller plus loin, soit que cette dernière ne leur ait pas donné la possibilité de terminer le boulot. Reynolds en profite pour mettre en avant sa propre création (Marduk), comme il l’avait fait dans ‘Dark Heart’, mais c’est de bonne guerre.

 

Fluff :

  • La Prophétie : Tout laisse à penser que c’est Lorgar en personne qui est venu implanter les graines de la prophétie sur le monde de Sicarius. La description des héros devant sauver le monde, le fait que l’Athame laissé sur place pour le suicide de Kor Phaeron soit l’Athame personnel de Lorgar.

    On peut donc imaginer qu’il sait depuis le début qu’Erebus et Kor Phaeron essaient de le manipuler et qu’il a décidé de s’en débarrasser (le sujet de la manipulation est abordé dans « Felon » au cours d’une discussion avec Argel Tal)

  • Kor Phaeron : L’armure Terminator customisée qui protège le Premier Capitaine des Word Bearers (rq : qui n’est pas un Space Marines à proprement parler) se nomme la Terminus Consolaris.

 

 

Brandon Easton (1)

Révélation

 

Brandon Easton est un nom qui ne dira peut-être rien au wargamer, mais qui sera sans doute familier de l’amateur de comics, le domaine d’expertise principal de notre homme. Scénariste de profession, il a collaboré avec de nombreuses maisons d’édition spécialisée dans ce média (Marvel Comics, IDW Publishing, Dreamware Productions, Lionforge Comics…) avant de pousser la porte du grimdark. Ses débuts se sont faits avec la nouvelle ‘Embers of Extinction’, dans l’Hérésie d’Horus.

 

Embers of Extinction merci @gilian !

Révélation

Black Library Advent Calendar 2020/2020/15 pages

 

Intrigue :

embers-of-extinction.pnggilian :

Alors que la bataille de Phall vient de se terminer sur une victoire des Iron Warriors (après tout les Imperial Fists ont fui…). Perturabo n’est pas de très bonne humeur, il avait tout prévu et ses calculs étaient irréprochables mais Polux avait déjoué ses plans et réussi à infliger d’énormes pertes à sa flotte.

 

Refusant de suivre les ordres de son frère Horus, il décide de poursuivre trois navires ennemis qui tentent de fuir la zone de combat. Mais comme une poursuite dans l’espace dure longtemps il va en profiter pour apporter quelques modifications à sa nouvelle arme Forgebreaker, un marteau tonnerre que lui a donné Horus pour sceller leur alliance.

 

Quelques jours plus tard, alors qu’il s’est un peu calmé et qu’il a fini de modifier son arme, il donne l’ordre de détruire les trois vaisseaux ennemis et de mettre enfin le cap vers Hydra Cordatus.

 

Schattra :

Souvenez-vous de la bataille de Phall. En toute objectivité, Perturabo s’y était fait botter le joint de culasse par un Alexis Polux héroïque en défense, et qui aurait même pu remporter l’affrontement si son pôpa ne lui avait pas hurlé de rentrer tout de suite à la maison depuis la fenêtre du Palais Impérial au pire moment (‘The Crimson Fist’). Ce qui s’est passé immédiatement après cet épisode honteux pour les Iron Warriors, Brandon Easton propose au lecteur de le découvrir ici.

 

Notre récit commence sur les pondérations mathématiques et paléolithiques du Primarque de Fer alors que le Capitaine Vort de l’Iron Blood passe en revue les pertes subies par la Légion durant le tragique épisode phallique. Il ne faudra pas s’étonner si les Légionnaires développent des complexes à ce niveau et commencent à surcompenser. Bien loin de remettre en question le bien fondé de sa stratégie, dont l’implacable logique se contrefiche bien de quelques dizaines de milliers de morts et centaines de vaisseaux détruits ou endommagés, Perturabo cherche au contraire à maximiser les pertes chez les Imperial Fists, et ordonne donc la poursuite de trois croiseurs loyalistes jusque dans le système de Tarkovsky Epsilon. Une tâche bien triviale pour un vaisseau de type Gloriana, mais si on ne peut plus exercer ses penchants sadiques rigoler de temps en temps, où va la galaxie ma bonne dame ? Comme on peut s’y attendre, le Pylades, le Ramses et la Dévastation ne font pas de vieux os face à la fureur mathématiquement appliquée de l’Iron Blood. Avec un torpillage en règle, un écrasement provoqué sur une géante gazeuse et un éperonnage en bonne et due forme, Pervers Peper’ se paie même le luxe de marquer des points de style en offrant à chacune de ses victimes une fin personnalisée. S’il avait eu un nombre suffisant de victimes, on peut imaginer que l’un des vaisseaux de Dorn aurait été intégralement mastiqué, avalé, digéré et déféqué par son intraitable frangin afin de varier les plaisirs d’un côté et les insultes de l’autre. Et on ose dire que Perturabo n’a pas l’âme d’un artiste !

 

Cette sidequest rondement menée, le bourreau d’Olympia consent enfin à reprendre des activités normales, comme par exemple se rendre sur Hydra Cordatus, où l’attendent Fulgrim et ses Emperor’s Children, ainsi qu’un nouveau camp retranché romain Imperial Fists à raser de fond en comble, afin de prouver à l’Empereur qu’il est le plus brave de tous les peuples de la Gaule, ou quelque chose comme ça. Tout cela a été couvert dans ‘Angel Exterminatus’ et nous intéresse donc pas ici. En revanche, Easton se permet de meubler un autre « blanc » du parcours hérétique de son héros, précisément le moment qui suivit la remise de Forgebreaker à Perturabo par Horus en gage d’une bro-itude éternelle. L’épisode ayant eu lieu quelques semaines après la purge de sa planète d’adoption, il est somme toute logique que le Primarque se soit retrouvé avec un peu de temps à tuer, après avoir épuisé tout son stock d’Olympiens (à tuer également, pour ce qui ne suivent pas). Malgré la perfection manifeste de son cadeau, forgé par Fulgrim en personne, Perturabo ne put s’empêcher d’apporter de nombreuses modifications à l’arme, dont un changement de son centre d’équilibre afin d’en maximiser les dégâts1. Cette longue session de forge fut également l’occasion d’échanger quelques aphorismes impatients et acérés avec un de ses fistons, le pâle autant que curieux Arhalin, dont les questions lancinantes ne s’avèrèrent pas assez stupides pour que son père juge bon de l’utiliser comme sac de frappe pour tester son nouveau jouet. Cela ne s’est pas joué à grand-chose, ceci dit…

 

1 : Et également (et surtout) pour déconcerter et handicaper un éventuel adversaire qui tenterait de retourner Forgebreaker contre lui. Easton a tapé dans le mille avec ce mélange de paranoïa absurde et de rationalité implacable, tout à fait « perturabien » dans l’esprit.

 

Avis :

gilian :

Bonne premiere contribution d’Easton à l’Hérésie d’Horus. On voit très bien la dualité de Perturabo, entre raison/rationalité et paranoïa. Le petit passage du re-forgeage de marteau où Perturabo parle de sa façon de voir le monde, nous éclaire sur les raisons de sa trahison. Pour lui, ce n’est pas lui le traître mais l’imperium qui se complaît dans ses compromis et son hypocrisie (thème déjà abordé dans Perturabo le marteau d’Olympia, quand Perturabo aborde le sujet du mechanicus).

 

Le seul défaut de cette nouvelle pour moi est de ne pas parler de Navarra … Le pauvre Imperial Fist coincé vivant sur l’Iron Blood.

 

Schattra :

Débuts solides et sérieux pour Brandon Easton, qui n’a pourtant pas choisi la facilité en documentant deux épisodes de la vie de Perturabo prenant place entre plusieurs périodes et événements déjà traités par d’autres auteurs avant lui (French, McNeill et Haley, pour n’en citer que trois). Le risque de faux raccord s’en trouvait logiquement accru, mais le rookie s’est fort bien acquitté de sa tâche, en inscrivant sa prose dans la droite ligne de celles de ses prédécesseurs. Au passage, il confirme et souligne le portrait psycho-rigide et surhumainement intransigeant de l’Homme de Fer à l’aide d’exemples et d’illustrations de son cru, ce qui permet d’envisager Perturabo sur un jour à la fois un peu différent et totalement cohérent avec le reste du corpus hérétique (que j’ai lu). Tous les Primarques et personnages de l’Hérésie n’ayant pas eu cette chance, pour diverses raisons (au rang desquelles le manque de recul et de préparation de nouveaux auteurs), je me devais de saluer le sans-faute d’Easton à cet endroit.

 

J’ai également bien aimé les raisons convoquées par l’auteur pour expliquer pourquoi un être aussi rationnel et résilient que le fils d’Olympia a fini par commettre l’inexplicable : trahir son Père et l’Imperium pour le Chaos. Selon Easton, ce serait – en partie – à cause de la trop grande tolérance de Pépé envers le mysticisme et les chicaneries en tout genre dans lesquelles le genre humain à tendance à se vautrer naturellement. Pour un progressiste hard boiled comme Perturabo, il aurait fallu guider l’humanité au forceps vers un idéal de perfection scientifique et technique, en extirpant au passage tous les corps et concepts « mous » venant freiner la transition. Ce à quoi on pourrait répondre que c’est justement ce à quoi l’Empereur tendait, comme sa tentative malheureuse d’excommunier le fait religieux l’a laissé apparaître. Sans doute était-ce trop peu et trop tard pour son intraitable fiston, dont la patience a fini par craquer à la suite de sa campagne cauchemardesque contre les Hruds et l’annonce de la trahison d’Olympia. Cette nouvelle nuance de gris sur la palette de la trahison de l’Iron Man vient enrichir le camaïeu de sa psyché (si si), sans jurer avec les touches déjà apportées par les biographes précédents de notre homme. Pas mal du tout. J’ai donc hâte de lire la suite des travaux de Mr Easton pour la BL, en espérant qu’il reste dans cette veine.

 

Fluff :

  • Iron Warriors (attributs) : Tous les fils de Perturabo font prevue de curiosité intellectuelle, mâtinée d’une tendance à l’impatience.
  • Imperial Fists (Vaisseaux nommés) : Le vaisseau de classe Victory Tribune, utilisé comme vaisseau amiral par Polux durant la bataille de Phall, a été détruit par ce dernier pour éviter qu’il tombe entre les mains des Iron Warriors. Les trois croiseurs de classe Luna Pylades, Ramses et Devastation parvinrent à s’échapper du système de Phall, mais furent rattrapés et détruits par l’Iron Blood dans le système de Tarkovsky Epsilon.
  • Forgebreaker : C’est le marteau que Fulgrim a créé lors de son concours contre Ferrus Manus. Il a ensuite donné le marteau à Ferrus en signe d’amitié. Quand Fulgrim a essayé de tuer Ferrus avant Istvaan, il lui a volé le marteau en s’enfuyant.Après Istvaan Fulgrim donne le marteau à Horus qui en fera cadeau à Perturabo.

 

 

C. Z. Dunn (1)

Révélation

 

Christian Z. Dunn a d’abord été éditeur au sein de la Black Library avant de prendre la plume pour publier ses propres histoires. On lui doit la nouvelle ‘The Watcher’ pour l’Hérésie d’Horus.

 

The Watcher // Celui-Qui-Regarde merci @gilian !

Révélation

The Silent War // La Guerre Silencieuse/2016/10 pages

 

Intrigue:

The-Watcher-1.jpgTharcadian Semuel est un techmarine membre des chevaliers errants. Alors qu’il évacue de Mars du matériel pour le projet Othrys (le projet titan de Malcador) avec son ancien professeur le maitre du mechanicus Ison. Ils interceptent une navette avec à son bord un space marine horriblement mutilé. Ils ne parviennent pas à le reconnaitre mais il s’avère qu’il n’est pas mort et qu’il est en fait Fyodor Stromgren, envoyer sur le Nighfall par Malcador et Russ avec sa meute pour tenir à l’œil le primarque des Night Lord.

 

Ils se sont fait exterminer lors de leur première entrevue avec Curze et Fyodor a été renvoyé comme message vers Terra.

 

Semuel décide de tout faire pour le maintenir en vie et le sauver.

 

Avis:

Fyodor est un personnage très important pour l’avenir mais je ne suis pas sûr que le présenter comme ça soit une bonne idée, en plus le petit clin d’œil avec Titan est tellement gros que Dunn aurait pu nous donner la solution tout de suite.

 

Le seul mystère en fait c’est de savoir qu’elle est la légion d’origine de Semuel.

 

Il est dit que son armure se teinte de rouge et qu’il est content parce que ça prouve qu’il ne porte plus les couleurs de la légion de son père qu’il déteste. (Thousand Son ou ?)

 

Fluff:

Rien de transcendant.

 

 

Chris Forrester (2)

Révélation

 

Les premiers travaux de Chris Forrester publiés par la Black Library remontent à la fin de l’année 2021, alors que l’Hérésie d’Horus touchait à sa fin. Cela ne l’a pas empêché de signer deux nouvelles (‘Bloodhowl’ et ‘Postulant’) pour cette franchise en fin de vie pendant ce court intervalle. A trois semaines près, il prenait la place de Thorpe comme Seigneur de Terra, je vous le dis.  

 

Bloodhowl merci @gilian !

Révélation

Black Library 2021 Advent Calendar/2021/18 pages

 

Intrigue:

bloodhowl.pnggilian:

Jorin Bloodhowl, après une vision des Gothi (les prêtres de Fenris), et sur les ordres du primarque en personne est parti à la recherche de Gunnar Thorolfsson et des Spaces Wolves qui l’ont suivi.

Gunnar et Bulveye étaient les deux lieutenants de Jorin et ils ont tous les deux disparu sans laisser de traces pendant la bataille de Prospero. Jorin n’a jamais perdu espoir de les retrouver et maintenant que la légion est en lambeaux, le besoin de retrouver tous les éléments égarés du Rout (le nom que se donnent les Space Wolves) se fait de plus en plus sentir.

Jorin se retrouve donc sur une planète perdue où il a suivi les traces de Gunnar et est tombé sur un groupe de Night Lords qu’il a décidés d’exterminer.

Mais le combat est rude, et il est à deux doigts de mourir. C’est à ce moment là qu’intervient Gunnar qui lui sauve la vie.

Mais Gunnar n’a aucune intention de revenir vers la légion et vers Russ. Depuis la trahison d’Horus et le fiasco de Prospero, il est méfiant et ne suit plus aveuglément les ordres. Il est resté loyal à Russ et à l’empereur mais il se bat selon ses propres termes.

Après un rapide combat entre Jorin et Gunnar pour savoir qui avait raison et une longue discussion, Jorin se rend compte que Gunnar a raison mais ça ne lui plaît pas beaucoup.

 

Schattra:

Que faire quand sa faction a pris une telle rouste qu’elle a été virtuellement annihilée et n’aura plus aucun impact sur la conclusion de l’Hérésie ? Plutôt que de demander conseil aux Légions Brisées ou aux Custodes, qui les ont précédés au panthéon de la lose glorieuse, les Space Wolves ont décidé de laver leur linge sale en et de famille au sortir de la campagne de Trisolian. Nous suivons donc le Jarl de la 13ème Compagnie (Dekk-Tra), Jorin Bloodhowl, alors qu’il emmène ses vétérans grisonnants et grommelants sur la planète de Bloodfall, après qu’un Leman Russ totalement déprimé lui ait donné la permission de s’absenter. Le but de l’escapade est de localiser un des lieutenants de Bloodhowl, Gunnar Thorolfsson, AWOL depuis l’incendie de Prospero. Le Jarl, qui espère toujours que la 6ème Légion pourra se rendre utile dans la défense de Terra, a en effet grand besoin de regonfler ses effectifs, et compte bien convaincre Thorolfsson et ses 200 loulous de regagner le bercail de Morkai, de gré ou de force.

 

L’explication de texte entre les frères d’armes devra toutefois attendre un peu, Bloodfall se trouvant être contestée par une bande de Night Lords en goguette, menée par le Prince de Bel Air du Perif1 en personne. Ce sinistre individu, qui avait déjà montré une sale tendance à la sociopathie et aux crimes contre l’humanité pendant la Grande Croisade, est devenu l’ennemi juré de Thorolfsson, qui a passé une bonne partie de son congé sabbatique à le pourchasser à travers la galaxie. Jugeant avec sagesse que s’il arrive à mettre la patte sur le Prince, il n’aura pas de mal à localiser son subalterne, Bloodhowl emmène donc ses hommes à l’assaut des positions Night Lords… et réalise assez rapidement que Booba (a.k.a. le Duc de Boulogne) est grave chaud avec son sabre énergétique. Largement surclassé par son adversaire, il ne doit sa survie qu’à l’intervention opportune de Thorolfsson, qui envoie un tir de plasma dans le buffet de son Altesse Noctilienne, et permet à Bloodhowl de remporter son « duel ».

 

Ayant contraint les Night Lords à se replier, les Space Wolves sont enfin libres de palabrer entre gens de bonne compagnie. Le ton de la discussion monte assez vite, Thorolfsson refusant tout net de retourner se battre contre les hérétiques menaçant Terra, comme lui demande Bloodhowl, arguant que ses hommes et lui sont plus utiles aux péquins moyens de l’Imperium dans leur défense des planètes laissées à la merci des Légions renégates du fait de leur peu d’importance stratégique. Le Jarl n’est pas de cet avis, et rappelle à son subalterne et objecteur de conscience qu’il a prêté serment à Russ et à l’Empereur, et qu’il ne lui appartient pas de choisir les combats qui lui semblent être les plus nobles. Aucun des deux tribuns n’arrivant à convaincre son vis-à-vis, on se résout à régler la situation par un duel à mort, comme le veut la tradition.

 

Bloodhowl, bien amoché par son combat contre le Prince du Périf, refuse de se faire représenter par un champion, et se fait donc fort logiquement mettre en KO technique par son adversaire. Thorolfsson, beau joueur, laisse toutefois la vie sauve à son adversaire, prétextant qu’obéir aveuglement aux traditions est aussi néfaste qu’obéir aveuglement aux ordres (quel esprit libre, vraiment). Il en veut pour exemple l’incendie de Prospero, commis par les Space Wolves sur l’ordre d’un Horus qui avait déjà basculé du côté sombre, et qui aurait pu être évité si la 6ème Légion n’avait pas bêtement obéi au Maître de Guerre. « Hmm maintenant que tu le dis, ça a pas l’air débile » répond Bloodhowl du haut de son ultime PV, avant de repartir la queue entre les jambes. Moralité : Jorin est nul au close.

 

1 : Sans rire, le gus s’appelle ‘The Prince of the City’s Edge’ en V.O. Ma traduction est tout à fait legit.

 

Avis:

gilian:

Depuis plusieurs années, il existe un petit souci avec la Dek-Tra (la 13eme compagnie des Space Wolves), il y a deux capitaines : Jorin et Bulveye. Jorin était le capitaine dans les premiers récits et a ensuite été remplacé par Bulveye et a même totalement disparu de la circulation.

En 2016 dans Leman Russ : Le loup suprême, Chris Wraight parle de Jorin en ces termes :

— Et Bloodhowl ? » Demanda Haldor.

— Jorin ? » Le petit sourire de Russ brilla dans le noir. « Ah, Jorin. Et les autres qui sont venus après, les frères-loups, la Treizième. Tu n’entendras pas leurs sagas quand tu t’assiéras à la grande table. C’est une autre histoire, ça, pour une autre fois, et tu es trop jeune pour l’entendre, jeune chiot. »

 

Et bien nous y voila. Je pense que Forrester a bien été briefé sur le personnage de son histoire et, au final, cette nouvelle met un point final à ce mystère.

Jorin était le capitaine de la 13eme et avait deux lieutenants Gunnar et Bulveye. Bulveye a été bloqué sur Prospero (comme nous le voyons dans le roman les cendres de Prospero) et Gunnar a décidé de continuer la chasse seul après s’être rendu compte que ce n’était pas forcément une bonne idée de suivre aveuglément les ordres.

Après l’échec de l’attaque de Trisolian, Russ, après avoir repris conscience ,a envoyé Jorin chercher Gunnar mais lui a dit de lui laisser le choix de suivre ou pas les ordres et apparemment, au vue de la nouvelle, Gunnar a poursuivi sa route. C’est cette partie de la 13eme qui va devenir les Wulfens que nous connaissons et c’est cette histoire qu’Haldor était trop jeune pour apprendre.

 

Je trouve que c’est une très bonne nouvelle. Elle permet de remettre un peu d’ordre dans l’histoire et de donner une explication plausible aux événements. Alors je sais que beaucoup de gens aiment s’imaginer l’histoire comme ils veulent mais ça a le mérite de donner un socle commun pour tout le monde et de conclure l’histoire Jorin / Bulveye.

 

Schattra:

Chris Forrester réalise un début sans faute dans l’Hérésie d’Horus avec ce ‘Bloodhowl’, mélange de Space Marinade d’action bien dosée et de réflexion sur la culture et l’histoire des Space Wolves pendant leur heure de doute (juste après les événements de ‘Wolfsbane’). Un travail soigné et bien documenté, puisqu’on y trouve des références à la campagne de Dulan ainsi qu’à celle de Prospero, pourtant couvertes par d’autres auteurs (respectivement Chris Wraight et Dan Abnett), et des personnages tirés de ces vénérables écrits (Ulbrandr Crowhame, Hjalmar Stormfist, sans oublier ce vieux Bulveye). Mon seul regret fut de constater l’absence totale de conséquence de ‘Bloodhowl’ sur la suite de l’Hérésie, Jorin Bloodhowl et ses loyalistes premier degré repartant écluser du mjød avec Leman Russ, tandis que Gunnar Thorolfsson et ses loyalistes rebelles restent s’occuper du cheptel de Bloodfall. Comme Thorolfsson était une création de Forrester, et ne disposait donc pas d’une armure en scenarium1, on aurait pu s’attendre à une conclusion un peu plus tranchante et tranchée. Maintenant qu’il a prouvé qu’il avait les bases nécessaires pour participer à cette complexe œuvre collective qu’est l’Hérésie d’Horus, j’espère que Chris Forrester aura l’occasion de prendre en main des arcs narratifs (ce qui veut parfois dire les conclure), avant que la BL ne sonne la fin de la récré.

 

1 : Armure toute relative pour Bloodhowl lui-même, puisque personne ne s’est donné la peine de le faire revenir au 41ème millénaire (à la différence de presque tous ses sous-fifres). Et n’oublions pas que Mike Lee avait placé Bulveye à sa place à la tête de la Dekk-Tra dans ‘Wolf at the Door’…

 

Fluff:

  • Grande Croisade : La campagne de Hunderax vit les Space Wolves et les Night Lords coopérer au cours d’une pacification qui résulta en de nombreux massacres de civils perpétrés par la Légion de Konrad Curze.
  • Space Wolves (Culture) : Après leur mort (désignée comme le sommeil sur la neige rouge), les Space Wolves croient que leur âme rejoint les halls d’or du Uppland, où ils pourront festoyer éternellement.

 

Postulant merci @gilian !

Révélation

Cthonia's Reckoning/2022/13 pages

 

Intrigue:

Nous sommes venus, nous sommes la mort… La Dreadwing venait de poser les pieds sur Cthonia et donnait directement l’assaut sur les positions des Sons of Horus. La Dreadwing faisait partie des six Osts formant les Dark Angels et avait reçu de l’empereur des armes qui avaient été par la suite interdites. C’était à eux de détenir le savoir interdit de l’imperium et c’était à eux de savoir quand l’utiliser. Et aujourd’hui, l’heure était venue de faire regretter leur traîtrise aux Sons of Horus.

 

Karaël effectue sa première mission avec la Dreadwing il est postulant pour en faire partie, il sait qu’il n’a pas droit à l’erreur mais quand ils interceptent un appel à l’aide des Imperial Fists, les doutes l’assaillent et il voudrait leur porter secours. Il ne comprend pas que la Dreadwing et leur lieutenant ne considèrent même pas la possibilité de le faire.

 

Mais Karaël ne pouvait pas laisser mourir ses frères Imperial Fist, ça allait à l’encontre de son serment de Space Marine et il n’avait pas encore prêté serment à la Dreadwing alors il avertit les Imperial Fists de fuir. Et cette communication non cryptée permet aux Sons of Horus de les localiser. Les Dark Angels ont finit par exécuter leur mission mais ça a coûté beaucoup trop de vies…

 

Cthonia allait être totalement détruite mais c’était une faible vengeance pour la mort de l’empereur.

 

Avis:

Chris Forrester m’avait agréablement surpris avec sa nouvelle sur les Space Wolves à Noël et il réussit à me surprendre une nouvelle fois avec cette nouvelle sur les Dark Angels de la Dreadwing. Alors bien sûr, c’est assez rapide il n’y a que 13 pages mais il a bien compris ce que sont les Dark Angels, il fait la distinction entre la Deathwing qui représente la part honorable des anges et la Dreadwing, la part de destruction et de vengeance. Il pose aussi le problème de conscience que posent les secrets et les non-dits parmi les plus jeunes aspirants.

 

C’est une bonne petite nouvelle pour en terminer avec Cthonia. D’ailleurs, Forrester qui avait développé l’histoire de BloodHowl en expliquant ce qui lui était arrivé, a encore le droit de développer l’histoire de l’hérésie d’Horus avec l’explication sur la destruction de Cthonia. C’est assez rare qu’un nouvel auteur puisse le faire pour le signaler.

 

 

Chris Wraight (20)

Révélation

 

Des lou(p)bards et des motos. Si on voulait résumer l'apport de Chris Wraight à l'Hérésie d'Horus (de façon pas forcément appréciative), on pourrait se contenter de cette description, qui, pour être lapidaire, couvre une bonne part des romans et nouvelles engendrés par notre homme. Côté canin: Wolf King, Lone Wolf, Wolf's Claw, Leman Russ: Le Loup Suprême. Côté tuning: White Scars, Le Chemin Céleste, La Confrérie de l'Orage, La Confrérie de la Lune, Grey TalonJaghataï Khan: Le Faucon de Chogoris... Des faucons et des vrais loups en quelque sorte, ce qui vaut mieux que l'inverse, qu'on se le dise. 

 

Rebirth // Renaissance merci @Celtic_cauldron, @gilian et @Lagnar !

Révélation

Age of Darkness // L'Âge des Ténèbres/2011/28 pages

 

Intrigue:

rebirth.png?w=300&h=461Celtic_cauldron:

Une force de Thousand Sons revient sur Prospero après sa chute et tombe sur une armée World Eaters. C'est une forme de huis clos qui alterne avec des scènes en plein air.

 

gilian: 

De retour en orbite de Prospero pour s’apercevoir que la planète a été détruite et qu’il ne reste rien, Kalliston décide de mené une équipe de reconnaissance a la surface malgré les objections de son second Revuel Arvida.

 

Ce fut ça premiere erreur, les Thousand Son tombe dans une embuscade et ils sont tous tuer sauf Arvida (mais on en parlera plus tard) et Kalliston qui se fait capturer et interroger.

 

Kalliston pense qu’il est interrogé par les spaces Wolves qui sont responsable du massacre et qui cherche à savoir ou se trouve les survivants.

C’est ça deuxième erreur, il est interroger par Kharn en personne envoyer par Horus pour récupérer l’artefact avec lequel Magnus a réussit à le contacter quand il était dans le temple de Davin.

 

Khârn continue d’interroger Kalliston pour savoir se qui c’est passé et se que sont devenu les survivant des Thousand Son, mais se rend vite compte que son prisonnier ne sait rien…

 

C’est a se moment que Kalliston commet son ultime erreur, il se souvient que les Thousand Son avait trouvé le moyen d’enlever les crocs de boucher et propose a Khârn de le sauver en échange de la liberté, après quelques instant de réflexion Khârn éparpille Kalliston dans un accès de rage…

 

Pendant ce temps la Revuel Arvida qui est un Corvidae et a donc lue le scripte parvient à s’enfuir sans problème (et heureusement sinon la face de la galaxie aurait bien changé…).

 

Schattra:

Retour au bercail compliqué pour le Capitaine Menes Kalliston et son escouade de Thousand Sons. Partis au Warp vauvert sur les instructions de leur Primarque six mois auparavant, ils ont tout raté de l’arrivée remarquée des Space Wolves, Custodiens et Sœurs de Bataille sur Prospero, et de l’expulsion dans l’Immaterium dont le Cyclope et ses quelques fistons survivants ont fait les frais1. Malgré la présence d’un Corvidae2 (le Sergent Revuel Arvida) dans son effectif, Kalliston ignore tout bonnement ce qu’il s’est passé sur la planète des sorciers, transformée en planète des cendriers par les bons soins des loulous pendant son absence. Pas très pro pour un Thousand Sons, vous en conviendrez. C’est donc ce qui motive notre héros à aller mener une petite due diligence sur le terrain, malgré les vagues mais mauvais pressentiments de son subalterne.

 

Sur place, les légendaires facultés cognitives des fils de Magnus ne mettent pas longtemps à conclure que quelque chose, ou quelqu’un, hante toujours la surface dévastée de Prospero. Les indices concordent vers la piste lupine, d’autant plus aisée à soupçonner que l’inimité entre les frères Husse (Lemaneur et Magueunne) est connue de tusse, euh, de tous. Ces savantes spéculations sont toutefois repoussées à plus tard lorsque l’un des gardes du corps de Kalliston prend un bolt en pleine tête, ce qui donne d’autres chats à fouetter à l’inspecteur Gadget. Walking like an Egyptian jusqu’au couvert le plus proche, il donne l’ordre à ses hommes de le rejoindre pour essayer de regagner ensemble leur transport…

 

rebirth_illustration.png?w=301&h=447J’opère ici une ellipse concave qui me permettra de ménager un peu de suspens à mon propos. Nous retrouvons un peu plus tard Kalliston en train d’émerger du kohl (le cirage, c’est bon pour les Dark Angels), nu comme un ver et attaché à une chaise dans une pièce plongée dans la pénombre. « Comme dans Casino Royal ! » réalise notre héros cultivé, qui se prend alors à craindre pour l’intégrité de ses bijoux de famille. Enfin, c’est sans doute ce qu’il aurait pensé s’il se souvenait de quelque chose. En l’état, le mauvais coup qu’il a reçu sur le crâne lorsqu’un missile krak est venu le photo-bomber lui a retourné le ciboulot, au point qu’il a même du mal à se souvenir de qui il est, et de comment il est arrivé ici. Quant à ses pouvoirs psychiques, ils commencent péniblement à revenir une fois son interrogatoire débuté. Car, bien évidemment, cette mise en scène funeste a pour but de prévenir le lecteur que quelqu’un, ou quelque chose, a les moyens de faire parler Kalliston… qui est plutôt OK avec ça. Après tout, il lui faut du temps pour pouvoir lancer un sort de démenottage que ses capacités d’Athanean3 ne laissent absolument pas envisager. La magie de… la magie. Bref.

 

La discussion s’engage donc entre le Capitaine abandonné et son interrogateur, qui prend bien soin de rester dans le noir pour laisser planer un vieux doute sur son identité. Mais on ne la fait pas facilement à ce rusé de Kalliston, qui, d’après la respiration bestiale, la voix gutturale et la tendance à l’énervement de son interlocuteur, a tôt fait de comprendre qu’il se trouve en présence d’un Space Wolf. Tout content de sa propre ingéniosité, il se permet même de titiller l’égo de son tortionnaire, oubliant un peu vite que le type en peau de slip énergétique attaché sur une chaise, c’est lui. Résultat des courses, il se mange une belle correction après avoir demandé à appeler son avocat, trait d’humour évidemment peu partagé par son vis-à-vis. Ce dernier riposte toutefois (autrement que par la violence) en faisant exprès de ne pas révéler à Kalliston ce qui s’est passé sur Prospero, information que le Thousand Son donnerait cher pour connaître. Après quelques minutes d’échanges de petites piques et de grosses torgnoles, c’est enfin le moment de jeter bas les masques, ou, dans notre cas, d’allumer la lumière. Et le colosse musculeux aux yeux injecté de sang et au comportement maniaque qui fait face au prisonnier se révèle être…

 

Révélation

…Line Renaud. Ou plutôt, son descendant lointain, Khârn des World Eaters (et pourquoi pas d’abord, hein ?). Incompréhension compréhensible de la part de Kalliston, qui se trouve très Kallis-con devant ce retournement de situation. Pour sa défense, rien ne ressemble plus à un loup qu’un chien, même si on peut se poser la question pour les carlins. Bref, les Thousand Sons ont été pris en chasse et massacré par les suivants d’Angron, qui sont arrivés sur la planète après la bagarre (ce qui a dû les énerver) pour aller effacer le numéro personnel d’Horus du téléphone de Magnus (ou l’équivalent), ce qui a dû les mettre vraiment en rogne. Ils se foutent bien de savoir quel camp ont rejoint les Astartintellos, qu’ils méprisent copieusement, comme le reste des Légions d’ailleurs. Kalliston, qui pense que son vis-à-vis cherchait également la réserve de Xanax de Magnus pour gérer son stress de façon plus efficace, a alors la mauvaise idée de proposer un deal à Khârn : une thérapie complète assortie d’un stage de méditation tantrique pour retrouver sa paix intérieure, contre sa libération. Se passe alors une longue seconde pendant laquelle l’Ecuyer d’Angron semble hésiter… avant de décider bien sûr de corriger le maraud qui a osé sous-entendre qu’il était fou à lier. Et contre un personnage nommé spécialiste du corps à corps, notre héros ne fait pas le poids, même s’il arrive à se libérer de ses liens pour la bagarre finale. Surclassé par la puissance de son adversaire, Kalliston finit donc au tapis, puis dans le tapis, puis sous le tapis, au fur et à mesure que Khârn le réduit en porridge. Personne n’aime les psychiatres, c’est connu.

 

Finissons notre histoire et revenons en arrière pour suivre l’émancipation du dernier Thousand Son en un seul morceau de la nouvelle, le Sergent Arvida. Grâce à ses super pouvoirs de divination, il arrive à esquiver les ennemis et les balles avec un peu plus de succès que ses camarades, et échappe ainsi à la mort et à la capture. Le poids du nombre l’empêchant de secourir Kalliston, et son transport ayant été détruit par les World Eaters, notre loup solitaire joue un peu avec le feu en collant un bolt dans le casque du Capitaine Khorneux fort occupé à violenter la dépouille mortelle de ses frères d’armes, avant de partir comme un dératé dans le dédale carbonisé de Tizca. Tout finit cependant bien pour notre héros de rechange, dont le don de double vue lui a donné la certitude qu’il repartirait de la planète en vie. Bienvenue au club des personnages nommés, p’tit gars ! N’oublie pas de prendre tes chaussettes de scenarium avec toi pour la suite !

 

1 : Après tout, il ne faut pas compter sur Leman Russ pour appliquer la trêve hivernale. Ça doit bien le faire rigoler.

 

2 : Les présentateurs météo de la Légion (ils voient le futur).

 

3 : Les psychologues de la Légion (ils lisent dans l’esprit).

 

Avis:

Celtic_cauldron:

J'ai bien aimé cette nouvelle.

Les +:

  • La construction du récit, mettant en alternance des phases de combat et des phases d'interrogatoire.
  • Le personnage World Eater dont la folie grandissante est bien soulignée.

 

gilian: 

En 2011 Chris Wraight est assez nouveau a la blacklibrary et il montre déjà dans cette nouvelle une total compréhension du fluff, c’est d’ailleurs une de ces grande qualité que l’on retrouvera dans ces futures romans, il maitrise l’univers a la perfection. C’est d’ailleurs se qui finit par le desservir ici avec Khârn qui verra une refonte de son fluff^^.

 

 

Lagnar:

La nouvelle n'est pas inintéressante, notamment concernant Kharn qui n'est pas qu'une immense brute sans cervelle après tout ^^ Après ça traîne en longueur pour révéler qui a capturé les Thousand Sons, surtout que les "indices" désignant une légion sont trop grossiers et trop mis en avant pour vraiment nous induire en erreur. Donc ça se lit mais je n'en trouve pas un grand intérêt actuellement, surtout en sortant de toute la série basée sur les TS et Prospero.

 

Schattra:

Pour ses débuts dans l’Hérésie, Chris Wraigth a voulu soigner son lecteur avec une nouvelle à suspens. Cette intention louable s’est toutefois heurtée à une réalité que le futur seigneur de Terra ne pouvait pas vraiment deviner au moment où il a soumis son texte à la BL: l’évolution du personnage de Khârn dans la série. Car si on a droit dans ce Rebirth à un berzerk de Khorne écumant de rage et guère maître de ses émotions, dans la droite lignée du positionnement choisi par Bill King pour cette figure chaotique dans ses propres écrits1, l’écuyer d’Angron est au contraire devenu sous la plume d’Aaron Dembski-Bowden la tête pensante et froide de sa Légion, jusqu’à un stade avancé de l’Hérésie tout du moins. De ce fait, le voir sombrer dans une démence sanguinaire au lendemain du sac de Prospero apparaît avec le recul comme un faux raccord narratif, dont Wraigth n’est certes pas coupable, mais qui réduit le plaisir de lecture de cette nouvelle.  Le plus ironique dans tout ça est que n’importe quel autre Capitaine des World Eaters aurait magnifiquement fait l’affaire, alors que la présence au casting de cette célébrité, utilisée donc à contre-emploi par l’auteur, dessert ce Rebirth.

 

Cette déception évacuée, il faut reconnaître que Chris Wraigth livre une histoire assez correcte, sérieusement bâtie et respectueuse du fluff Thousand Sons et hérétique déjà établi – à l’exception de celle notée ci-dessus, évidemment – qui lui permet d’introduire son personnage récurrent d’Arvida, que l’on retrouvera (comme présagé en conclusion de la nouvelle) plus loin dans l’Hérésie2, et pas forcément du côté où on l’attendait. Et c’est plutôt heureux, car le « héros » malheureux Kalliston n’inspirait ni intérêt, ni sympathie à l’auteur de ces lignes. Ce ne sont pas toujours les meilleurs (personnages) qui partent les premiers, heureusement…

 

1Et dans une moindre mesure, Graham McNeill et Ben Counter dans ‘False Gods’ et ‘Galaxy in Flames’.

 

2‘Allegiance’, ‘The Last Son of Prospero’.

 

Fluff:

  • Thousand Sons (Vaisseau nommé) : Le Destroyer Geometric.

  • Thousand Sons (Campagnes) : Magnus mena ses Thousand Sons à la conquête de Shrike pendant la Grande Croisade.

  • Nikea: Le procès qui mena à l’interdiction de l’utilisation de pouvoirs psychiques au sein des Legiones Astartes fut soit-disant tenu à l’instigation de Leman Russ, dont la haine de la « sorcellerie » était bien connue.

 
Brotherhood of the Storm // La Confrérie de l'Orage merci @gilian et @Lagnar !

Révélation

Legacies of Betrayal // L'Héritage de la Trahison/2014/103 pages

 

Intrigue:

brotherhood-of-the-storm.pnggilian:

Je suis obligé de découpé le résumé en 3 parties parce qu’il y’a en fait trois histoires :

 

Targutaï Yesugei :On va le suivre quand il était enfant au moment ou il a décidé d’aller passer l’épreuve céleste. Son Khan l’a envoyé passer l’épreuve en espèrent que ça le rende plus fort pour les combat à venir.

Pendant l’épreuve il est tenté par les dieux du chaos de boire son pouvoir jusqu’à la lie mais il préfère n’en prendre qu’un peu et se sauve ainsi de la damnation éternel.

Mais en redescendent des montagnes il est pris en chasse par un autre Khan qui le capture et le fait entrer a son service. Jaghataï vient de le prendre sous son aile.

 

Ilya Ravallion : Elle a gravit les marches du Departmento Munitorum naissant, elle a atteint le sommet le rang de général et on vient de lui assigner la mission la plus dru que personnes n’a jamais réussit à accomplir en presque 200 ans de croisades : Canaliser et approvisionner les White Scars.

Apres avoir rencontré Yesugei le bras droit du Primarque elle finit par avoir un rdv avec lui et parviens même à vaincre ça peur pour pouvoir lui parler. Le Khan finit par trouver que ça pourrait être une bonne idée de la laisser faire son travaille.

 

Shiban Khan :Shiban Khan a des regrets, il repense a Chondax le monde blanc et a la guerre qu’il a mené au coté de son frere Torghun Khan. Il aurait du voir et comprendre les signes a l’époque et les choses auraient pu être différentes.

Mais il ne regretterait rien et il se battra et quand la mort viendra le chercher il l’attendra la lame a la main pour la combattre.

 

Avis:

gilian:

Chris Wraight utilise ici une forme particulière pour ce récit qu’il réutilisera plus tard avec succès pour ça serie sur les Custodes. A savoir trois personnages qui vivent l’histoire chacun leur tour a la premiere personne. Malheureusement c’est fait avec moins de réussite ici parce que les trois personnages ne vivent pas la même histoire mais trois histoires différentes (au niveau du lieu et du temps).

 

Lagnar:

Nouvelle intéressante d'un point de vue fluffique, on y apprend beaucoup de petits détails passionnant sur les White Scars. Bémol concernant la forme avec 3 personnages suivis mais c'est brouillon et on s'y perd assez vite je trouve. Intéressant à lire mais assez lourd dans le genre je trouve ^^

 

Fluff:

Une mine d’information sur les White Scars.

 

Wolf's Claw // La Griffe du Loup merci @gilian et @Lagnar !

Révélation

Legacies of Betrayal // L'Héritage de la Trahison/2014/9 pages

 

Intrigue:

Wolfs-Claws.jpggilian:

Cela fait des mois maintenant qu’il a perdu ça main sur Prospero et il commence à en avoir marre d’attendre son tour. Bjorn veut qu’on lui remplace ça main ou qu’au moins on lui donne une arme qu’il puisse manier avec son bras amputé. Mais le maître des forges n’a pas le temps. Il y’a beaucoup de travaille à faire et un guerrier qui peut encore se battre avec un bras n’est pas prioritaire.

En quittant les forge de l’Hrafnkel, voit une arme qui lui plais et décide de partir avec.

Bjorn s’est fait fixer des griffes sur son bras et avec il a réussit à ouvrir en deux un Terminator Alpha Légion. Bjorn le Manchot n’existe plus, maintenant c’est Bjorn Main Terrible.

 

Avis:

gilian:

Chris Wraight c’est pris d’une passion pour Bjorn, entre 2011 et 2014 il va écrire une petite dizaine de nouvelles de moins de 10 pages sur lui. Qui vont toute décrire un moment de la vie de ce héro Space Wolves à travers les âges.

 

Lagnar:

Quelques pages pour découvrir/présenter encore un peu plus ce bon vieux Bjorn et la naissance du surnom qu'on lui connaît au 41ème millénaire. Ca se laisse lire même si le coup du "Oh c'est joli ça, à moi !" est vraiment expédié et un peu facile ^^

 

Fluff:

Comment le Manchot est devenu la Main Chaude. 

 

Bjorn : Lone Wolf // Bjorn : Loup Solitaire merci @gilian et @Lagnar !

Révélation

Legacies of Betrayal // L'Héritage de la Trahison/2014/6 pages

 

Intrigue:

bjorn_lone-wolf.pnggilian:

Sur Velbayne alors que les Space Wolves combattent les démons. Bjorn se bat seul depuis que ça meutes a été massacrer par un sanguinaire. Et il est devenu un loup solitaire.

Chez les Space Wolves les pertes d’une meute ne sont pas remplacer et quand le dernier membre reste vivant il devient un loup solitaire qui fait serment de mourir en combattant.

Mais parfois ils survivent…

Bjorn est l’un d’eux, il va affronter son Némésis et le vaincre en combat. Il ne sera plus le loup solitaire il va rejoindre les rangs de sa compagnie.

 

Schattra:

Sur une plaine volcanique de Velbayne, les Space Wolves sont engagés dans une féroce bataille contre un ost démoniaque, une préparation adéquate à leur future purge de Prospero (l’univers est bien fait tout de même). Bien que Leman Russ en personne ait fait le déplacement, la star du jour est Bjorn, surnommé le loup solitaire par le reste du Rout depuis que le reste de sa meute a été unsuscribed from life par un Buveur de Sang lors de la campagne de Gryth. Par un heureux hasard, le même démon majeur, reconnaissable à ses mèches blondes effet mouillé (j’imagine), est présent sur Velbayne, et Bjorn est bien décidé à régler ses comptes avec la bête canicide d’une manière définitive.

 

Nous suivons donc sa course folle, son triple saut, son enfonçage de cordon (le joueur Démons était un gros newb) et pour finir son combat acharné contre sa Némésis khorneuse et cornue, en même temps que notre héros jusqu’ici silencieux égrène les noms de ses frères d’armes défunts. Protégé par son statut de personnage nommé et renforcé par une myriade de buffs, Bjorn couche le Buveur en moins de temps qu’il faut à son Primarque pour vider un tonneau de mjød, pour l’honneur de ses morts et la gloire des Space Wolves. On voit qu’il n’a pas perdu la main…

 

Avis:

gilian:

Encore une tranche de l’histoire de Bjorn, je pense qu’il va falloir que je trouve toute les nouvelles et audio book pour me lire la saga un jour.

 

Lagnar:

Petite nouvelle sur Bjorn une fois de plus qui vient venger sa meute. Rien de bien passionnant mais ça étoffe un peu plus notre vieux loup.

 

Schattra:

Soumission très honnête de la part de Chris Wraight pour cette micro-nouvelle, qui montre à quel point les liens unissant les frères de meute sont forts chez les Space Wolves, et à quel point le jeune Bjorn était une brute de corps à corps. Il n’était pas possible de faire beaucoup mieux que ça en trois pages/1.000 mots, c’est donc une mission accomplie en ce qui me concerne.

 

Fluff:

  • Bjorn : Les membres de sa meute étaient Alvi, Byrnjolf Raconteur-de-Mythes, Eirik, Gunnald Porteur-de-Bouclier, et les jumeaux Hiorvard et Hrani. Ils ont tous été tués par un Buveur de Sang pendant la Grande Croisade, sur la planète de Gryth.

 
Allegiance // Allégeance merci @gilian !

Révélation

War Without End // La Guerre Eternelle/2016/19 pages

 

Intrigue:

allegiance.pnggilian:

Ravuel Arvida est un Corvidae mais sans son pouvoir il n’est rien. Les White Scars l’ont recueillit comme un frere mais sans son pouvoir il n’est pas a l’aise, le maitre des tempête Yesugei l’aide à retrouver ces pouvoir et a se remettre sur pied apres les horreurs qu’il a vécus sur Prospero.

 

Le temps passe, ces pouvoirs lui reviennent mais il est toujours hanté par Prospero. Il n’arrive pas à trouver ça voix et même si Yesugei essaie de le pousser à intégrer les White Scars quelque chose l’en empeche.

 

Il finira par découvrir ce qui le retient en assistant a un des multiple procès qui a suivit le coup de force d’Hasik noyau-khan, la plupart des conjurer ont accepté le pardon de leur Khan et en échange ils sont partie dans des missions suicides sur des objectif défendu par les renégats. Mais certain avait passé des pactes de sang et donner leur parole, ceux la vont mourir exécuté par le khan en personne.

 

Et c’est ça qui retient encore Ravuel, lui aussi a fait un serment, à sa légion et a l’empereur et il n’est pas encore prêt a tourner la page de sa légion.

 

Avis:

gilian:

C’est du Chris Wraight tout cracher, il a écrit un livre mais il aurait bien mis un chapitre de plus du coup le chapitre sort apres coup. Cette nouvelle pourrait être collée à Scars, elle sert un peu de débriefing au livre, avec les procès et l’avenir de Ravuel.

Bonne petite nouvelle comme toujours.

 

FIuff:

Des infos sur la purge des White Scars pendant l'Hérésie.


Daemonology // Démonologie merci @gilian et @Lagnar !

Révélation

War Without End // La Guerre Eternelle/2016/20 pages

 

Intrigue:

deamonology.pnggilian:

Note : comme a son habitude Chris Wraight mélange deux histoires en une (cette fois c’est deux time line différentes) et comme a mon habitude je vais les résumé une apres l’autre.

 

75 ans avant la deuxième bataille de Prospero alors qu’il était sur Terra, Mortarion a voulu voir son père et est tombé sur la porte de l’infini en construction. Le Sigilite vient à ça rencontre et une discussion animée s’engage.

 

Mortarion hait le Sigilite qu’il traite de sorcier et l’empereur d’hypocrite avec ça vérité imperial et le Sigilite ne voyant pas d’autre moyen pour calmer Mortarion lui explique le plan de l'empereur.

 

L’empereur a toujours voulu libérer l’humanité des psyker et du Warp mais on ne peut pas d’un coté se passer du librarium et des psyker et de l’autre utiliser des astropath et des Navigator. Il fallait trouver un moyen de se passer totalement du Warp ou pas du tout.

 

Les négociations avec le mechanicus ont pris du temps mais la technologie a été trouvé et la solution aussi. Bientôt tout sera en place et un concile se tiendra a Nikaea (60 ans apres) et a se moment la Mortarion pourra dire ça haine du psyker ça servira a l’empereur de prétexte pour commencer la purge psychique de l’imperium.

 

Apres ça fuite devant la flotte White Scars, Mortarion conduit la Death Guard dans une campagne de terreur dans la faille Prospérine et détruit toutes les planètes ayant un lien avec les Thousand Sons et la magie. Sur Terathalion apres avoir massacré la population et détruit la planète, Mortarion fait une prisonnière Lermanta.

Il lui dit qu’il sait qu’elle est en fait un démon et qu’il compte tous les détruire parce qu’il a le Warp en horreur. Il essaie de tuer le démon par des moyens rationnel mais elle reprend ça forme démoniaque et l’attaque ; forçant ainsi Mortarion à utiliser la magie pour la repousser.

 

Il est fou de rage d’avoir du utiliser la magie et les arcanes pour gagner et finalement ce dit qu’il va devoir faire avec s’il veut un jour débarrasser le monde des démons, c’est le premier pas vers la damnation.

 

Le Sigilite avait tort le jour où les psykers ne seront plus nécessaire n’arrivera jamais.

 

Schattra:

La planète-bibliothèque Terathalion coulait des jours paisibles (et silencieux) depuis des décennies, ayant déplacé son allégeance de l’Ipsissimus (#TeamMagnus) à l’Impérium (#TeamPépé) après son annexion pacifique lors de la Grande Croisade. Plus occupés par la refonte de leur système de rayonnage (par auteur et/ou par spécialité ?) que par les choses bassement terre à terre comme euh… la guerre, les Terathalionnais ne se rendirent compte qu’indirectement du début de l’Hérésie, lorsque leurs grands copains Thousand Sons cessèrent de leur rendre visite. Les fils de Magnus ayant pris soin de rendre tous les bouquins qu’ils avaient emprunté chez leurs voisins, les autorités planétaires n’investiguèrent pas cette absence prolongée, et furent donc prises au dépourvu lorsque l’Endurance et une escadre de vaisseaux de la Death Guard vinrent se mettre en orbite haute au-dessus de Terathalion. Avec leur brutale efficacité habituelle, Mortarion et ses fils bombardèrent méthodiquement la planète, rasant toutes ses villes et réduisant en cendres ses inestimables archives. Ceci fait, le Primarque se téléporta à la surface du monde martyrisé afin de localiser la chose pour laquelle il avait fait le déplacement, pendant que ses hommes s’occupaient en massacrant les survivants désorientés.

 

Pour tenter de comprendre la raison de ce coup de folie, il faut remonter quelques décennies plus tôt, à l’époque où l’Empereur avait ramené avec lui sur Terra un Mortarion fraîchement retrouvé et dans un état physique et psychologique déjà inquiétant. Si le Maître de l’Humanité comptait à la base passer du temps avec son fiston pour resserrer les liens les unissant avant de l’envoyer conquérir la galaxie en Son nom, Ses divers projets ne tardèrent pas à L’accaparer totalement, laissant le Primarque anémié déambuler dans les couloirs du Palais Impérial sans supervision.

 

Comme toujours dans ces cas-là, il revint à Malcador de gérer la situation, et lorsque le service de sécurité fit une annonce micro pour demander à ce que le tuteur légal du petit Morty vienne le chercher au niveau du portail dans la toile (qui était à l’époque en chantier), le Régent de Terra se hâta en direction du sous-sol du Palais. Il n’était en effet pas nécessaire de disposer de la panoplie de pouvoirs psychiques de Malcador pour deviner qu’un individu aussi warpophobe que Mortarion soit révulsé par le grand dessein de son paternel, et puisse en conséquence agir de manière inappropriée. Après quelques minutes de discussion, Malcador réussit à attirer l’ado rebelle taille XXXXL jusque dans ses quartiers, afin d’avoir un tête à tête d’aberration à expérimentation. Echange qui se passa relativement bien, à l’aune des rapports compliqués entretenus par le Sigilite et les Primarques, puisque Mortarion se contenta d’étrangler légèrement son interlocuteur dans un accès de colère, reprochant à l’Empereur et à son bras droit de n’être pas très réglo à propos de leur rapport à la « sorcellerie ». Et en effet, prêcher une Vérité Impériale établissant l’absence du surnaturel et du divin d’un côté, et autoriser le recours aux pouvoirs psychiques de l’autre, c’est faire preuve d’une souplesse d’esprit qui se rapproche dangereusement de l’hypocrisie. « Si c’est comme ça, votre croisade, ce sera sans moi, na » conclut Mortarion d’un air boudeur.

 

S’étant remis le larynx en place, Malcador tenta d’amadouer cet enfant à problèmes en lui montrant que Pépé et lui travaillaient depuis des années sur un projet devant se terminer sur le monde de Nikaea, et dans lequel lui, Mortarion, aurait un grand rôle à jouer. Il faudrait seulement attendre le bon moment pour pouvoir prêcher sa cause devant l’Imperium entier, et, peut-être, obtenir l’interdiction pure et simple des pouvoirs psychiques dans les Legiones Astartes. Si le flashback d’interrompt avant que nous ayons pu voir Mortarion conclure un pacte avec son auguste géniteur sur ce sujet, sa coopération à la Grande Croisade laisse peu de doutes sur le fait qu’un compromis ait été trouvé.

 

Retour sur Terathalion, où la citoyenne Lermenta est venu faciliter la traque du Faucheur en chef en se jetant littéralement dans ses bras alors qu’elle tentait de fuir les combats. C’est en effet elle, ou plutôt ça, que Mortarion était venu chercher à la surface : un Démon ayant possédé un être humain, et qu’il compte utiliser pour obtenir des informations complémentaires sur le Warp, afin de combattre son influence néfaste (vaste programme). Ramenée dans les quartiers du Primarque sur l’Endurance, remplis jusqu’au plafond de grigris et autres colifichets sensés agir comme des protections contre l’Immaterium, Lermenta se retrouve attachée au mur et interrogée par un Morty se présentant comme un docteur es-ésotérisme, ce qui fait bien rire notre Démon. Etant elle-même affiliée à Tzeentch, alors qu’elle perçoit que son interlocuteur a été marqué par Nurgle, Lermenta décide de faire tourner en bourrique Mortarion en le forçant à recourir à une invocation arcanique afin de la bannir, au lieu de l’approche scientifique qu’il prétendait avoir développé à force d’étude et d’observations (mais qui ressemble furieusement à un match de MMA vu de loin). S’étant facilement libérée de ses chaînes et de son apparence humaine, la captive du Primarque titille un peu le cuir épais et la nuque roide de son hôte, et lui lâche un beau Hasta la Plagua, Baby au moment de repartir dans sa dimension natale. Ces résultats peu concluants ne font cependant que renforcer Mortarion dans son obsession anti-Warp, et la nouvelle se conclut sur la résolution prise par ce dernier de poursuivre ses investigations pour renforcer ses connaissances de l’ennemi, quitte à devenir ce qu’il déteste par­-dessus tout. 10 millénaires plus tard, les résultats parlent pour eux-mêmes…

 

Avis:

gilian:

Comment en vingt pages souffler toute les théories sur Nikaea. Depuis le début de l’hérésie d’Horus mais surtout depuis Scars. (C’est avec Scars qu’on a la confirmation que quelque chose c’est passer sur Nikaea que quelqu’un à manipuler tout le monde). J’ai toujours pensé que le Warp était à l’œuvre depuis el début, mais en fait non l’empereur avait prévus Nikaea presque 100 ans avant. Ça ne change pas grand-chose au final mais plus ça va plus on voit que ce n’est pas aussi simple que prévus^^.

 

Lagnar:

Peut-être la nouvelle la plus intéressante du roman puisqu'on y dévoile le "plan" de l'Empereur, on y voit la haine de Mortarion pour les Psychers etc... Franchement, très plaisant à lire avec une double timeline mais qui se lit tout seul.

 

Schattra:

Une nouvelle plus riche en révélations qu’en rebondissements, et qui fera donc la joie des fluffistes avertis (qui découvriront que Nikaea n’a pas été aussi impartial que les autorités voudraient qu’on le croit…) plus que des lecteurs occasionnels, qui pourraient se demander avec raison s’il est bien raisonnable de détruire une planète entière pour mettre la main sur un Démon (même pas majeur ou important, en plus), et souligner que Mortarion a tout de même été très chanceux de localiser en trente minutes max sa cible parmi une population s’élevant en milliards, et sur un périmètre aussi étendu qu’une métropole majeure. On pourrait me rétorquer que cela était en fait voulu par les Dieux du Chaos, la capture de Lermenta faisant progresser la corruption du Primarque et donc étant favorable aux Fab Four, mais comme Wraight ne donne aucun indice dans sa narration que c’était bien le cas, l’hypothèse du gros coup de bol WIJHesque tient la route.

 

On peut aussi remarquer quelques faux raccords entre la version de Mortarion de Chris Wraight et celles des autres auteurs de la Black Library ayant écrit la geste du Primarque asthmatique. Ainsi, James Swallow nous apprend dans ‘Lantern’s Light’ que la période probatoire durant laquelle l’Empereur a gardé un œil sur Son fils avant de lui donner les clés de sa Légion s’est passée dans les alentours de Barbarus, et non sur Terra comme c’est sous-entendu ici. De même, Mortarion semble être à deux doigts de basculer dans l’étreinte amicale de Nurgle à la fin de ‘Daemonology’, alors que pour Swallow (encore) et Annadale, cet événement arrivera bien plus tard et sera en grande partie orchestré par Typhon. Rien de très choquant, mais la continuité est toujours préférable.

 

FIuff:

gilian:

  • Mortarion : Je n’en avais pas parlé sur le résumé de Scars parce que ça m’avait parus anecdotique mais la vrais raison pour laquelle Mortarion vient convaincre le Khan de rejoindre Horus c’est qu’il cherche des alliers pour contrer le pouvoir du Warp. Il a toujours eu le Warp les psyker et la magie en horreur et il se retrouve dans le mauvais camp sans allier pour aller contre Lorgar, Angron et Fulgrim. On voit ici qu’il regrette et au final comprend qu’il a besoin de magie pour vaincre la magie…

 

Schattra:

  • Terathalion : Planète-bibliothèque ayant été sous dominion de l’Ipsissimus de Prospero avant de rejoindre l’Imperium pendant la Grande Croisade. En plus de ses innombrables tomes et manuscrits, Terathalion était célèbre pour les pierres précieuses vert-orange dont ses montagnes recelaient, et d’où la planète tirait son nom. Pendant l’Hérésie d’Horus, la Death Guard attaqua Terathalion et détruisit totalement sa civilisation érudite.

     

 

Brotherhood of the Moon // La Confrérie de la Lune merci @gilian et @Lagnar !

Révélation

The Eye of Terra // L'Oeil de Terra/2016/9 pages

 

Intrigue:

brotherhood-of-the-moon.pnggilian:

C’est au tour de Torghun Khan d’être interroger. Il fait le récit de ces premières campagnes en temps que Khan et surtout de la campagne qui l’a mené à côtoyer le capitaine Moy des Luna Wolves. C’est au court de cette campagne qu’il est initié à la loge par un de ces capitaines, le capitaine Hakim.

 

Apres son témoignage il attend la décision de Jaghataï.

 

Schattra:

La vie du Khan Torghun, chef de la Confrérie de la Lune des White Scars (aussi appelée 64ème Compagnie par les normies et les Sons of Horus), a pris un tour désagréable depuis qu’il a été associé avec la faction pro-Horus, et donc heresy-friendly de sa Légion. Mais peut-on vouloir à un White Scar de choisir l’option Faucon quand l’opportunité se présente, hein ? Capturé et interrogé par ses camarades ayant eu le nez de rester fidèles à Pépé, il consent à leur raconter comment il en est arrivé là.

 

Tout remonte à la campagne menée en coopération avec les Luna Wolves du Capitaine Verulam Moy dans la Ceinture de Tarsch. Le manque de progrès du contingent de la 16ème Légion avait contraint le haut commandement de la Croisade à lui dépêcher des alliés, sous la forme de la Confrérie de Torghun. Sans doute un appareillement décidé par un adepte un peu fleur bleue, trouvant poétique de faire coopérer deux factions lunaires sur le même conflit1. Sentant son homologue vexé par l’arrivée de renforts non sollicités, Torghun fit ce qu’il put pour arrondir les angles et put compter en cela sur l’aide de son second Hakeem, qu’il découvrit très déférent envers Moy (Moche et Méchant), sans qu’il comprenne tout de suite d’où venait ce respect interlegionnel.

 

Une attaque décidée sur une cité majeure du neuvième monde de la Ceinture fut l’occasion pour les deux forces de travailler de concert : pendant que les Luna Wolves infiltreraient à pinces les défenses adverses pour saboter les générateurs alimentant le bouclier défendant la position ennemie, les White Scars devraient faire diversion depuis les ailes, à grands renforts de burns et de rodéo urbain dans la périphérie de la cité. Car si la 5ème Légion déteste les Dreadnoughts, elle adore en revanche les doughnuts. Nuance importante.

 

L’opération se passa comme sur des roulettes (normal avec des White Scars me direz-vous), les assauts commandés par Torghun et Hakeem réussissant à semer la confusion parmi les défenseurs, et à sécuriser les objectifs fixés en amont de l’attaque. Au moment de se replier cependant, Hakeem insista auprès de son supérieur pour que les fiers bikers fassent une entorse à la règle du hit and ride qui les caractérisait pour mettre pied à terre et défendre leurs positions le temps que les Sons of Horus n’arrivent les soulager. Bien que 1) cela contredise la philosophie martiale du Grand Khan et 2) ses hommes ne soient pas équipés pour ce type d’affrontement (dur de caler un bouclier tempête à l’arrière d’une 125), Torghun accepta le défi après avoir compris de son subalterne qu’il s’agissait du plus sûr moyen de gagner le respect des coriaces Sons of Luna.

 

« Et Moy, et Moy, et Moy ? » vous entends-je demander. Eh bien Moy finit par arriver, et, bien que surpris de la résistance de ses alliés et du non-respect par ces derniers du plan de bataille, ne leur en tint absolument pas rigueur. Bien au contraire, et comme l’avait annoncé Hakeem, il devint bien plus amical envers les White Scars, au point d’inviter leurs deux commandants dans sa tente après le banquet de la victoire, pour une petite réunion de loge. On comprend alors que Hakeem était déjà initié, et qu’il a tout fait pour que Torghun le devienne aussi. Notre héros aura l’occasion plus tard de réaliser que le népotisme et l’entre soi causent autant de problèmes qu’ils ouvrent de portes, particulièrement lorsque son réseau fricote avec le Chaos. Mais ceci est une autre histoire (‘Scars’, pour être précis).

 

1 : Même cette vieille baderne de Moy relève cette coïncidence, c’est dire si l’intention était transparente.   

 

Avis:

gilian:

C’est une bonne idée de nouvelle. Elle donne une idée de comment on peut se retrouver entrainer dans une sombre affaire pour de bonne raison. Par contre elle introduit un personnage : Hakim, qui sort totalement de nulle part…

 

Lagnar:

Dans la lignée de ce qu'on a pu lire sur les White Scars récemment dans l'hérésie, ça nous permet de mieux comprendre comment une partie de la Légion a pu se faire "avoir". J'ai bien aimé celle-ci aussi.

 

Schattra:

Chris Wraight développe l’origine du protagoniste de sa série White Scars, Torghun Khan, dans cette petite mais solide nouvelle, qui lorgne franchement du côté du fan service pour les inconditionnels de Dan Abnett1. Comme tout le monde faisait ça à l’époque et que cela ne dessert pas le récit, on passera l’éponge sans problème. Après tout, ‘Brotherhood of the Moon’ est l’histoire d’un petit nouveau qui gagne la confiance et l’amitié d’un gros bonnet de la Grande Croisade : le parallèle avec Wraight, dont ‘Scars’ était le premier roman dans cette franchise et qui était encore loin d’être un Seigneur de Terra à l’époque, est assez troublant. Il faut voir cette nouvelle comme un bonus appréciable mais non nécessaire à la compréhension de ce dernier roman (qui était déjà publié au moment de la sortie de ‘Brotherhood of the Moon’, d’ailleurs).

 

1 : C’est lui qui a créé le personnage de Verulam Moy dans ‘Horus Rising’.

 

Fluff:

Rien de transcendant.

 

The Sigillite // Le Sigilite merci @gilian !

Révélation

The Silent War // La Guerre des Ombres/2016/28 pages

 

Intrigue:

The-Sigillite.jpgAprès une mission en Gyptus qui s’est mal déroulée : Khalid Hassan et son groupe devait récupérer une arme dans un bunker mais des espions d’Horus étaient aussi sur place et les pertes on été lourdes. Malgré tout il pensait avoir réussi à récupérer la caisse contenant l’arme jusqu’à se qu’il se rende compte que la caisse ne contenait qu’une pierre.

 

Il est convoqué par le Sigilite en personne pour lui faire son rapport. A la grande surprise de Khalid, Malcador se montre ouvert et commence à lui parler de son rôle dans l’imperium et de la confrérie des Sigilite.

 

Il lui explique aussi que sa mission n’a pas été un échec et que le véritable objectif n’était pas une arme mais la pierre en elle-même. La pierre de Rosette. Le chaos ne veut pas seulement vaincre l’imperium il veut aussi effacer toute trace de l’humanité, et Malcador veut préserver cela, parce qu’à quoi bon gagner la guerre sinon ?

 

Avis:

Comme on le verra dans les années à venir, Chris Wraight est le maitre de la Black Library pour tout ce qui est guerre secrète. Les intrigues politiques, l’inquisition, les cultes cachés. Il est vraiment très bon la dedans et cette nouvelle est dans la même veine. Il permet à Wraight d’introduire une autre forme de guerre et aussi une autre vision. Pourquoi se battre, si en gagnant on doit perdre notre mode de vie et notre culture ? Déjà abordé avec les white Scars d’ailleurs avec le passage où Yesugei explique que le fait de ne pas devenir comme l’ennemi est une victoire en soi-même si ça mène à la mort.

 

Fluff:

  • Les Sigilites:C’est un ordre qui existait avant l’imperium et qui est indépendant de l’empereur lui-même.Les Sigilites depuis bien longtemps récupèrent les reliques de l’humanité. Pas les armes mais ce qui fait l’humanité. Le dernier reliquaire des Sigilites se trouve sous le palais impérial. Dorn va protéger physiquement Terra, et Malcador sest donné pour mission de sauver tout le reste. Protéger physiquement Terra mais aussi protéger sa culture et son histoire.Il reste d’autre Sigilites apparemment…

 

Grey Talon merci @gilian !

Révélation

Shattered Legions // Les Légions Brisées/2017/22 pages

 

Intrigue:

grey-talon.pngBion Henricos a décidé de ne pas suivre la flotte White Scars et est parti suivre sa propre voie. Il est accompagné dans son périple par Hibou Khan qui est devenu un Sagyar Mazan pour expier sa trahison envers son Khan.

 

La coopération ne se passe pas vraiment bien, Henricos ne fait aucune confiance à Hibou Khan, il ne comprend pas la culture des White Scars ni pourquoi le Khan ne les a pas fait exécuter.

 

Après une ouverture d’Hibou Khan, Henricos finit par faire un effort et laisser une chance aux White Scars de se racheter.

 

Henricos fait partie du clan Sorrgol et il a été entraîné à suivre les traces laissées par les vaisseaux en translation, et, grâce à cela, il traque les vaisseaux Son of Horus. Avec l’aide d’Hibou Khan, il tend une embuscade à un vaisseau et le prend d’assaut mais ils ont vu trop grand et, malgré une bataille acharnée, ils sont submergés par le nombre.

 

C’est à ce moment là qu’arrive Meduson avec ses hommes et leur sauvent la vie.

 

Bion Henricos accepte de se mettre sous les ordres de Meduson à condition de recevoir une nouvelle épée médusienne et le commandement du Grey Talon pour pouvoir combattre auxcotés d’Hibou Khan.

 

Avis:

Nouvelle qui fait le lien entre le passage chez les White Scars de Bion Henricos et son arrivée sous les ordres de Meduson où il finira par trouver son destin. C’est bien écrit et ça développe bien les deux personnages que sont Henricos et Hibou.

 

Fluff:

  • Bion Henricos : Apres 154-4 , Istvaan,et l’alliance avec les White Scars Henricos,il continue à mener la guerre contre Horus. C’est sûrement un des personnages mineurs qui a eu le plus d’apparitions aux mains d’auteurs différents (5 pour le moment) et qui n’a pas forcément connu de très grands moments. Sauf celui de sa mort.
  • Hibou Khan : Il regrette de ne pas avoir prêté le serment du sang et de ne pas avoir été exécuté par le Khan.Lles premiers temps passés sur le Grey Talon seront très compliqués pour Hibou et ses hommes parce que Henricos et les Iron Hands ne lui font pas confiance mais ils finiront par devenir amis et servir sous les ordres de Meduson…
  • Grey Talon : C’est réputé être un vaisseau chanceux, fabriqué sur Alfred pendant la grande croisade, il a été spécifiquement modifié pour les Luna Wolves.Il a toujours permis à ses capitaines d’avoir une glorieuse destinée. Il fut renommé Hésiode par les Salamander qui le capturèrent mais Bion Henricos lui a redonné son nom d'originet et s’en sert pour prendre par surprise des vaisseaux rebelles.

 

The Hand Elect // La Main Elue merci @gilian !

Révélation

Shattered Legions // Les Légions Brisées/2017/19 pages

 

Intrigue:

Jebez Aug était en mauvaise forme depuis l’attaque de Tybalt Marr, il n’avait jamais vraiment récupéré et, malgré l’aide de Gorgonson, il ne pouvait pas être soigné. Il lui fallait toute la technologie d’un monde forge pour le remettre en état.

 

Aug a décidé d’aller sur le monde forge de Lliax qui est un allié fiable des Iron Hand depuis longtemps pour se faire reconstruire. Mais les choses sont plus compliquées qu’il n’y parait.

Sur Lliax, le révérend de fer Kernag l’attend pour lui dire qu’il a fait une erreur en nommant Meduson mais qu’il n’est pas trop tard.

 

Les révérends de fer peuvent se réunir sur Medusa et remplacer les révérends de clan pour reformer un conseil et reprendre en main la légion.

 

Dans un premier temps, Aug refuse de suivre Kernag et reste fidèle à Meduson mais, après avoir parlé à Meduson après son opération, il se rend compte qu’il n’a plus aucun pouvoir sur lui et reprend contact avec Kernag.

 

Avis:

Les graines de la trahison sont en place. On se rend compte que les clans méduseans n’ont jamais vraiment été en phase avec leur primarque qu’ils n’ont jamais vraiment compris. En tout cas pour la classe dirigeante des clans. Les Iron Hands ont une histoire beaucoup plus complexe depuis que l’Hérésie d’Horus s’est développée à la blacklibrary.

 

Fluff:

Des infos sur l'histoire honteuse des Iron Hands pendant l'Hérésie.

 

Restorer merci @gilian !

Révélation

Summer of Reading 2017/2017/15 pages

 

Intrigue:

restorer.pnggilian :

Shiban Khan est sur la table d’opération d’un Mago Biologiste du Mechanicus qui est très en colère de voir le travaill bâclé et à moitié fini qui a été fait sur le corps de Shiban.

L’opération de restauration commence et le Magos est contrarié de voir l’état de Shiban qui était à deux doigts de mourir.

 

Pendant sa convalescence, alors qu’il était dans un coma réparateur, Shiban a eu des visions de ses anciens camarade, Yesugei l’ancien bibliothécaire en chef de la légion celui qui l’avait recruté, Jochi son lieutenant mais aussi Torghun son ancien ami… Après plusieurs semaines, il était enfin remis sur pied, plus fort que jamais.

 

Après avoir restauré son corps, il décide de faire la paix avec son âme et grâce à l’information qu’on a recherchée pour lui, il part retrouver les descendants de Torghun pour s’excuser de son comportement avec son ancien frère d’arme et être totalement en paix pour attendre l’arrivée des forces hérétiques.

 

Schattra :

Revenu bien esquinté sur Terra après avoir crapahuté de droite et de gauche pendant l’Hérésie, Shiban Khan bénéficie des bons mais douloureux soins de l’Adeptus Mechanicus et des largesses de Pépé pour se refaire une santé et une ossature. Débarrassé de ses Entraves bricolées pendant ses années de blitzkrieg, le Capitaine White Scars reprend des forces sur le monde Trône en attendant l’arrivée d’Horus, et en profite pour visiter de vieilles connaissances (la scribe Ilya, qui le bassine pour qu’il redevienne le poète qu’il était au début de sa carrière), et surtout faire la paix avec le souvenir de son ancien frère d’armes, ami et adversaire, Torghun.

 

Ce dernier lui est apparu dans une vision fiévreuse juste après l’opération, encore marqué par les coups de faux ramassés lors de son ultime combat contre Mortarion sur le Swordstorm. Se sentant une dette envers lui, Shiban emprunte une navette et se rend dans le village natal de son camarade afin de remettre à son arrière-petite-nièce et ultime descendante le tulwar dont il avait hérité à son entrée dans la Légion1. Petite surprise et preuve que Jaghatai Khan ne fait pas dans la discrimination : Torghun ne venait pas des steppes de Mongolie ou des plateaux du Xinjiang, mais… de la côte suédoise (ou son équivalent au M31, le Skandmark), comme son patronyme pré-scarification, Haren Svensellen, le laisse entendre.

 

Après avoir raconté à son interlocutrice à quel point son grand-oncle était un chic type, malgré ses penchants un chouilla hérétique de temps à autres, Shiban repart vers le Palais Impérial, et notre propos se termine sur une scène d’affrontement tirée tout droit du Siège de Terra, où le Capitaine restauré aura fort à faire…

 

1 : On apprend au détour de la conversation que la famille de Torghun est persuadée depuis près d’un siècle que l’enfant prodige avait intégré… les Luna Wolves. Il y a vraiment des Légions plus populaires que d’autres.

 

Avis:

gilian :

Bien qu’elle n’apporte rien à l’histoire générale, c’est une petite nouvelle bien sympathique qui nous permet d’en connaître plus sur les coutumes des White Scars. Et ça m’a permis aussi de comprendre pourquoi Shiban Khan était plus en forme pendant le siège de Terra qu’en arrivant sur Terra.

 

Schattra :

Encore une nouvelle qui sera bien cryptique pour qui n’est pas familier des épisodes précédents signée par Chris Wraight (ici les romans ‘Scars’ et ‘The Path of Heaven’). Pour ceux qui ont suivi la bromance contrariée entre Shiban et Torghun, ‘Restorer’ (le surnom du premier) fera office d’épilogue à cet arc de rivalité amicale. Les autres se contenteront de ramasser quelques bribes de fluff sur les White Scars et de comprendre à demi-mot que le héros cabossé de cette histoire a fait la paix avec un passé bien lourd, ce qui lui permettra de performer comme jamais au plus fort du Siège de Terra. Comme Wraight a suffisamment de bouteille et de style pour signer un court format propre sur la forme, et que ce dernier a le bon goût de ne pas trop traîner en longueur, l’expérience se tente.

 

Fluff:

  • White Scars (Culture) : La langue vernaculaire de la Légion est le Khorchin, un dialecte de Chogoris. Ses membres prennent la parole donnée et les dettes d’honneur très au sérieux, et peuvent consacrer leur vie à honorer un serment. Si la personne à laquelle ils sont redevables est morte, ils chercheront leur rédemption auprès de sa famille et ses proches.

 

Two Metaphysical Blades merci @gilian !

Révélation

Summer of Reading 2018/2018/15 pages

 

Intrigue:

two-metaphysical-blades.pnggilian :

Bien longtemps avant la grande croisade et avant les guerres d’unification, dans ce qui sera la dernière citadelle des Sigilite et la première du rêve imperial. Sous la protection d’un rituel tenu actif par les Sigilite eux-mêmed, Malcador regarde les deux lances maintenant en stase au dessus de la forge. Elles sont bien trop grandes pour être maniées par des humains et Malcador demande à l'Empereur, s’il va les porter lui-même au combat. Il répond que non, que viendra un jour où les deux lances opposées trouveront deux combattants opposés pour les manier.

 

Plusieurs années plus tard, alors que son projet est encore naissant et donc fragile, au moment où les premiers guerriers tonnerres font leur premier pas, Constantin Valdor dirige les premiers Custodiens de l’empereur et manie une des deux lances. Quand il prend la vie de quelqu’un la lance lui raconte l’existence de l’être qu’il vient de tuer, c’est une sensation étrange.

 

L’empereur lui a dit qu’il était facile pour un surhomme de tuer et que l’histoire racontée par la lance lui permettrait de garder à l’esprit ce qu’il faisait.

 

Bien des années plus tard, la VIeme légion a perdu un tiers de ses effectifs dans un combat soit disant perdu d’avance contre les orks, mais ils ont gagné et l’empereur pour remercier son fils lui a offert deux choses : la construction d’une énorme citadelle sur Fenris et une arme, la lance jumelle de celle de Valdor.

 

Alors Valdor se decide à prévenir Russ, les lances racontent des histoires et il a de plus en plus de mal à supporter celle que lui raconte la sienne. Mais Russ n’a aucune envie d’utiliser la lance.

 

Et il ne l’utilisera jamais sauf une fois contre son frère, mais en vain…

 

Bien plus tard, juste apres le siège de Terra, alors que l’empereur est mort (ou presque), Valdor et Russ auront une nouvelle discussion à propos de leur lance respective et contre toute attente Valdor remontera le moral de Russ.

 

Schattra :

Où il sera question de deux lances forgées de la main même de l’Empereur, du temps où il n’était encore qu’un pouvoir mineur sur une Terra en proies aux affres de la Longue Nuit (c’était juste avant que l’heure d’hiver soit enfin abandonnée, après 25.000 de report), et squattait la cave de son vieux pote Malcador. Appelées Apollonienne et Dionysiaque, soit des références comprises par moins de dix personnes à l’époque (que snob ce Pépé), ces armes étaient à la fois des opposées polaires et unies par une connexion profonde. La première fut attribuée à nul autre que Constantin Valdor, qui la mania à de nombreuses reprises lors de sa longue et distinguée carrière. La deuxième revint à Leman Russ en lot de consolation après qu’il eut perdu une bonne partie de sa Légion à exterminer les Orks de la Roue de Feu, une région galactique conquise par l’Imperium pendant la Grande Croisade1. Un cadeau qui fut apprécié à sa juste valeur par le caractériel Roi Loup, et jamais utilisé par ce dernier, jusqu’au moment où il décida d’aller soloter le Maître de Guerre félon au plus fort de l’Hérésie, avec les résultats que l’on sait.

 

En plus d’être des armes incomparables, Apollonienne et Dionysiaque étaient imbues de capacités psychiques (certains diront métaphysiques) uniques, permettant dans le cas de la première à son porteur de connaître les vérités profondes2 de ses victimes au moment de leur mort, et dans le cas de la seconde, d’ouvrir les yeux de tout individu blessé par cette dernière sur sa situation. On ne saura jamais pourquoi l’Empereur n’a pas jugé bon d’appeler ses créations « Contrôle Fiscal » et « Psychothérapie », mais ça aurait été beaucoup plus approprié, à mon humble avis. Si Chris Wraight a la bonté de nous fournir une petite démonstration du fonctionnement d’Apo’ à la faveur du massacre d’une bande de bikers dégénérés par Valdor et une vingtaine de ses collègues pendant l’Unification de Terra, il faudra vous munir d’une copie de ‘Wolfsbane’ pour découvrir l’effet kiss cool de l’écouvillon de la mère Denis.

 

Cette nouvelle examine également les relations peu simples, mais pas si froides que ça, entre Valdor et Russ, avant et après l’Hérésie. De son propre aveu, le Custodien apprécie assez le Roi Loup, qui le déteste cordialement en retour. Vous parlez d’une relation asymétrique. Ces bisbilles persistantes n’empêcheront toutefois pas les deux compères d’être frappés par une révélation mystique au même moment, les conduisant à abandonner leur poste et leurs subordonnés pour s’embarquer dans une quête mystérieuse dont ils ne reviendront jamais (pour le moment…). Bien qu’ils aient également laissés leur arme derrière eux, il y a fort à parier que l’histoire de ces deux reliques ne se terminera pas dans les tréfonds d’une armurerie poussiéreuse, mais ceci est une autre histoire…

 

1 : L’Empereur lui promit aussi une forteresse mastoc sur Fenris (le Croc), car il n’était pas chien envers les loulous. Mais comme cela allait prendre trois plombes, j’aime à penser qu’il a refilé la lance à Son fiston pour marquer le coup, un peu comme une boîte de chocolats oubliée au fond d’un placard quand la belle-famille débarque.

 

2 : Ou, pour utiliser le lexique de ce rabat-joie de Valdor, leurs défauts.

 

Avis:

gilian :

Chris Wraight qui, ne l’oublions pas, rêve d’écrire un livre sur les origines des custodes et leur création, nous livre ici une bonne petite nouvelle pour éclaircir les zones d’ombres sur l’effet réel de la lance de l’empereur sur Horus quand Russ le blesse.

 

Sans être incontournable ça reste une bonne petite nouvelle.

 

Schattra :

Chris Wraight est un des auteurs de la Black Library qui maîtrise le mieux le genre cryptique, qui est l’un des plus complexes à utiliser : trop, et on ne comprend plus de quoi il en retourne ; pas assez, et l’effet mystérieux est perdu. ‘Two Metaphysical Blades’ est un très bon exemple du savoir-faire déployé par Wraight, puisqu’à travers les différentes vignettes qu’il nous propose d’examiner, depuis les prémices de l’Imperium (qui comme toutes les start-up vouées à transformer l’humanité, a commencé dans un garage) jusqu’à la purge post-hérétique et la disparition des grandes figures de la Grande Croisade (Leman Russ et Constantin Valdor en tête), on a la nette impression d’être initié à des vérités importantes sur le grand dessein de l’Empereur, qui comme chacun sait n’a jamais rien fait au hasard. La destinée liant les porteurs originaux des lances Apollonienne et Dionysiaque sera-t-elle un jour révélée ? Rien n’est moins sûr (même si à notre époque, les Primarques courent de nouveau les rues), mais cela n’empêche pas de savourer cette nouvelle à sa juste valeur, et c’est là tout le talent de conteur de Chris Wraight. Un must read absolu si vous vous sentez une âme d’exégète, si vous vous êtes fixés comme objectifs de lire toutes les histoires consacrées à des armes1 de la Black Library, ou, tout simplement, que vous avez envie de variété et de qualité après une overdose de bolter porn.

 

1 : Ne pas oublier ‘Athame’ de John French et ‘Les Fragments d’Erebus’ de Guy Haley.

 

Fluff:

  • La lance Apollinienne : A été donnée à Valdor par l’empereur en personne. Quand Valdor tue quelqu’un avec cette lance, elle lui révèle la vie et les péchés de l’homme qui meurt.
  • La lance Dionysienne : A été donnée a Russ par l’empereur, mais Russ ne l’aime pas et ne veut pas l’utiliser. Elle révèle la vérité et la déchéance de la personne blessée. En fait, elle donne une chance à la personne blessée de voir ses péchés (rq : il est à noter que les deux armes sont abandonnées par Valdor et Russ et que les deux héros disparaissent le même jour. Apparemment, ils sont bien plus liés que je ne le pensais). La saga de la lance de Russ est abordée dans plusieurs autres livres.
  • Constantin Valdor : Il n’a jamais été capable de refuser un ordre de l’Empereur (rq : ce qui accrédite la thèse que Pépé serait un vampire, et Valdor un de ses scions. Je viens de créer cette these).
  • Space Wolves : Pendant la Grande Croisade, un tiers de la Légion fut détruite lors d’une campagne de cinq ans contre les Orks de la Roue de Feu. En récompense de ce sacrifice, l’Empereur donna la lance Dionysiaque à Leman Russ, qui ne l’utilisa pas jusqu’à son duel avec Horus sur le Vengeful Spirit.

     

 

Wolf King // Le Roi Loup merci @gilian !

Révélation

The Burden of Loyalty // Le Fardeau de la Loyauté/2018/99 pages

 

Intrigue:

Wolf-King.jpgAlors que Leman Russ est de plus en plus mutique et renfermé sur lui-même, le premier capitaine Gunnar Gunnhilt prend le commandement d’une deuxième tentative pour briser l’encerclement de l’Alpha Légion, mais une nouvelle fois les spaces Wolves sont repoussés avec pertes et fracas.

 

La situation à bord de la flotte des Fenrisiens est de plus en plus tendue, et alors que Russ a convoqué Bjorn « le manchot » pour étudier la situation avec lui, Gunnar et plusieurs des capitaines pensent à stopper leur fuite et à mourir les armes à la main dans un dernier combat suicide.

 

Mais, à l’insu des deux flottes en présence, une troisième force est à l’œuvre. Un contingent de dark angel a trouvé refuge dans la Nébuleuse et espionne les flottes en présence pour déterminer qui est loyaliste et qui est hérétique.

 

Une fois les allégeances découvertes, les Dark Angel se rangent aux cotés des spaces Wolves et chassent l’Alpha Légion.

 

Après un échange entre Russ et le maitre de chapitre Althalos des Darks angels. Russ apprend que Luther, depuis qu’il a été renvoyé sur Caliban par Jonson, a suivi les ordres à la lettre et continue de former des space marine pour les positionner au point stratégique de l’espace. De son coté, Russ met au courant les dark angel de l’hérésie d’Horus.

 

Après avoir effectué les réparations, les flottes décident de se séparer. Les space Wolves font route vers Terra et les dark angel retournent vers Caliban pour y chercher de nouveaux ordres.

 

Avis:

Chris Wraight, le spécialiste des space Wolves, a encore frappé. Il se permet de reprendre exactement l’histoire où il l’a laissé dans le roman White Scare. En fait, vous pourriez même commencer à lire White Scare et ; au moment où Jaghataï decide de ne pas aider les space Wolf, vous lâchez le livre et commencez le Roi des Loup.

 

L’histoire nous montre l’évolution de Leman Russ qui commence à penser à l’avenir de la légion. D’ailleurs, sa façon de faire me laisse entrevoir une hypothèse à sa disparition. Dans cette nouvelle, il laisse entendre que la légion doit évoluer et que Bjorn est le pivot de cette évolution. Que les anciens ,trop pétris de mythes, doivent laisser leur place. Quand il part pour sa grande chasse, il part avec les anciens de la légion et ne laisse que Bjorn derrière lui.

 

L’intervention des dark angels, et ce qu’elle implique, laisse songeur sur ce qui aurait pu être ecrit sur cette légion, un livre sortira peut être pendant le siège de Terra ou plus tard ?

 

Il y a des dark angel cachés un peu partout dans des groupes de combat très puissants (ils ont une station de combat Rimini).

 

A noter qu’il n’y a pas de duel entre Russ et le maître de chapitre des dark angel, à la grande surprise de Russ.

 

Fluff:

Des infos sur la mentalité de Leman Russ sur la fin de l'Hérésie.

 

Blackshield merci @gilian !

Révélation

Summer of Reading 2016/2016/18 pages

 

Intrigue:

blackshield.pnggilian :

Le sergent Khorak anciennement de la Death Guard avait repris sa liberté et décidé de piller des mondes à son propre compte.

 

Mais lui et sa bande avaient fini par se faire rattraper et ils étaient en train de fuir un vaisseau beaucoup plus puissant qu’eux. Khorak espère atteindre la planète la plus proche pour pouvoir y affronter ses poursuivants. Qui pourrait tenir tête à la Death Guard à la surface d’une planète ?

 

Malgré les dégâts subis par leur vaisseau Khorak et ses hommes parviennent à la surface d’Agarvian et attendent l’assaut de leurs poursuivants. Ils tendent une embuscade à leurs ennemis qui s’avèrent être des space marine mais, leur armure ayant été totalement repeinte en noir, il est impossible de savoir à quelle légion ils appartiennent.

 

Bien qu’ils aient pris l’avantage en début de combat, les forces de Khorak finissent par être submergées.

 

Mais à sa grande surprise, au lieu d’être mis a mort, son adversaire se présente à lui comme étant Crysos Morturg, un ancien lieutenant de la Death Guard qui a survécu au massacre d’Istvaan III et qui cherche à se venger de Mortarion.

 

Khorak, quant à lui explique qu’il a repris sa liberté après Molech parce que Mortarion les avait trahis en s’alliant avec les puissances du Warp, et il est prêt à s’allier a Morturg.

Mais cela ne se fera pas, Morturg est un psyker et Khorak ne peut le supporter et se fait tuer en essayant de le tuer.

 

Schattra :

La fin de la récré approche à grands pas pour Khorak de la Death Guard et ses quelques frères d’armes survivants, ayant fait sécession de leur Légion après le siège de Molech et s’étant transformés en pirates galactiques nourrissant le vague projet de faire payer son hypocrisie à Mortarion depuis lors. Poursuivis par de mystérieux adversaires jusqu’à l’orbite du monde hostile d’Agarvian, les non alignés sont contraints d’abandonner leur vaisseau (le joliment nommé Ghogolla… je pense que ces nerds de Thousand Sons – et leur énervante maîtrise de toutes les langues mortes de la galaxie, y compris le français – ont dû bien se foutre d’eux pendant la Grande Croisade) et de se poser en catastrophe à la surface de ce caillou aussi minable que gazeux, espérant que leur légendaire fortitude leur permettra de gagner un avantage sur ce champ de bataille des plus difficiles.

 

Après une marche éprouvante à travers les marais spongieux qui constituent l’unique écosystème d’Argavian, Khokho and the boyz finissent par trouver un endroit idéal pour livrer leur dernier carré (ça tombe bien, ils ne sont plus que quatre), une fois que leurs poursuivants les auront rattrapés, bien sûr. Littéralement quatre jours plus tard, une petite force de Space Marines passablement exténués par cet UTMB1 finit par arriver à portée de bolter, et se fait donc accueillir bellement par les Death Guards qui barbotaient dans la bouillasse sans bouger le petit doigt depuis un petit moment2.

 

Si les premiers instants de l’accrochage tournent logiquement en faveur des défenseurs embusqués, le nombre de leurs assaillants finit par renverser le rapport de forces, et Khorak, bien protégé par son armure Terminator et son statut de protagoniste, finit par se retrouver seul face à un véritable peloton d’exécution. Bravache jusqu’au bout, il défie en duel le meneur adverse, dont l’héraldique est totalement noire, comme celle de ses suivants. Souhaitant au moins savoir qui sera responsable de son futur et inévitable trépas, l’ex Death Shroud bombarde son homologue de question, jusqu’à ce que ce dernier consente à révéler son identité…

 

Révélation

…Et, surprise, il s’agit d’un frérot, comme sa capacité à respirer l’air vicié d’Argavian sans protection le laisse apparaître. Les points communs ne s’arrêtent pas là, car Crysos Morturg (son petit nom) est également un renégat Death Guard, ayant été laissé pour mort sur le champ de bataille d’Isstvan III après la purge des premières Légions traîtresses par leurs frères d’armes. Ayant survécu au prix d’une reconstitution quasi-complète de son anatomie, Crysos s’est depuis donné comme mission de traquer et détruire les forces Death Guard sur lesquelles il arrive à mettre la prothèse, en compagnie d’un contingent issus des tristement célèbres Légions Brisées, renommé Black Shields en référence à leur héraldique monocolore. Comprenant qu’il partage le même but que son poursuivant, et malgré la perte regrettable de son vaisseau et ses camarades, Khorak semble prêt à passer l’éponge sur les derniers événements et à repartir du bon pied avec ses nouveaux copains, lorsqu’un accident fâcheux se produit…

 

Révélation

Un de ses frères d’armes, qui n’était pas tout à fait mort au final, s’extirpe de son bain de boue pour réaliser un headshot parfait sur le front dégarni et ridé de Jason Statham Crysos, avant d’être transformé en hachis parmentier par la riposte des Black Shields. Cette mort tragique et ironique aurait toutefois préférable pour Khorak à la réalité dont il est témoin, Crysos parvenant à stopper le projectile fatal grâce à ses pouvoirs psychiques. Ayant laissé tomber Mortarion, mais pas son endoctrinement psychophobe, Khorak renonce à rejoindre la team noiraud et préfère tomber au champ d’honneur en essayant de faire goûter de sa faux à Crysos, tentative évidemment vouée à l’échec et dans laquelle il perd le dernier de ses points de vie.

 

De retour sur son vaisseau, et plus qu’un peu dépité par la tournure qu’ont pris les événements, Crysos décide de mettre le cap sur Terra pour solliciter rien de moins qu’une audience avec l’Empereur en personne (qui n’a sans doute rien d’autre à faire en ce moment), afin d’attirer Son auguste regard sur les services rendus par Robocopmarine et sa bande d’irréguliers. On lui souhaite bien du courage…

 

 

1 : Ultra Trail du Marécage Boueux. Le Mont Blanc a été rasé à la fin de M29 pour construire un centre commercial.

 

2 : Les amateurs de hard SF me feront remarquer, avec raison, qu’aucune indication n’est donnée sur la longueur du jour sur Agarvian. Il se peut donc que nos héros n’aient attendu que trois minutes avant que la bagarre ne s’engage, mais ce serait beaucoup moins badass, reconnaissons-le.

 

Avis:

gilian :

Nouvelle un peu spéciale de Chris Wraight. Au depart c’est une commande pour introduire les Blackshield présentés dans le black book six de l’hérésie d’Horus « rétribution ». Mais, une fois lancé, Chris Wraight ne va pas s’arrêter là et va encore écrire 3 audio Book sur ces space marine qui ne vont choisir aucun camp pendant l’hérésie d’Horus.

 

J’attends avec impatience la parution des histoires suivantes pour savoir où cela va nous mener (je n’en ai pas parlé mais, à la fin de la nouvelle, Crysos Morturg veut avoir une entreves avec le patron en personne.)

 

Schattra :

Chris Wraight se paie le luxe d’introduire une nouvelle faction (certes mineure) à l’Hérésie d’Horus avec ce ‘Blackshield’, ce qui n’est pas donné à tout le monde, et le fait plutôt bien (même s’il passera immédiatement le flambeau à l’infatigable Josh Reynolds après la publication de cette nouvelle). On a ici le droit à une histoire bien ficelée, n’oubliant pas de donner au lecteur sa ration d’action brutale, ni de mettre en relief les conséquences de l’Hérésie pour les personnages lambda qui y sont confrontés. Seul léger bémol : il est nécessaire de maîtriser un minimum le fluff hérétique (en particulier les événements d’Isstvan III et de Molech) pour bien comprendre de quoi Khorak et Crysos discutent lors de leur petit tête à tête agarvien et pourquoi ils sont autant surpris l’un que l’autre de la présence de leur vis-à-vis. En outre, et comme beaucoup d’arcs narratifs ébauchés à cette période charnière de l’Hérésie d’Horus, on reste pour le moment sans nouvelle du space trip vers Terra qui sert d’ouverture à ‘Blackshield’, ce qui est un peu dommage.

 

Fluff:

Rien de transcendant.

 

The Last Son of Prospero merci @gilian !

Révélation

Heralds of the Siege/2018/17 pages

 

Intrigue:

the-last-son-of-prospero.pnggillian:

Khalid Hassan était inquiet, il avait récupéré le corps d’Arvida sur le vaisseau des White Scars en promettant à leur chaman qu’il ne lui arriverait rien et qu’il l’amènerait se faire soigner sans que les loups de Fenris ne s’aperçoivent de sa présence. Il avait effectué sa mission, bien sûr comme toujours depuis qu’il était au service du Sigilite, mais il avait promis qu’Arvida vivrait et il n’était pas sûr qu’il puisse surmonter sa « maladie ».

 

Même le Sigilite n’était pas certain de pouvoir le sauver. L'’Empereur et lui avaient toujours su que quelque chose n’allait pas avec les Thousand Sons. Pendant longtemps ils ont pensé que cela venait d’un problème dans le code génétique mais ce n’était pas cela, c’était plus profond… Après Prospero, avec le retour de Magnus, ils avaient apparemment été sauvés et d’autres soucis plus urgents s’étaient présentés. Mais le mal était toujours là…

 

Leur conversation est interrompue par l’arrivée de Jaghataï qui est fou de rage parce que Malcador n’a pas réussi à soigner Arvida et fait des expériences sur lui. Malcador espère encore pouvoir mettre Magnus ou au moins un de ses fragments sur le trône d’or et veut utiliser Arvida pour canaliser le fragment qui est sur Terra.

 

Alors que le rituel commence, Arvida a une conversation avec l’éclat bienveillant de son père. Il lui avoue qu’il a fait exprès de laisser le loup massacrer Prospero, que c’était le digne châtiment pour ses fautes, avoir passé un pacte pour sauver sa légion et avoir détruit les défenses du palais impérial.

 

Un combat s’engage pour la possession de l’âme et du corps d’Arvida mais, au fina,l grâce à l’intervention du Khan, il réussit à reprendre l’emprise sur son corps et à redevenir lui-même.

 

Ravuel Arvida est de retour, et il se nomme maintenant Ianius.

 

Schattra:

Ramené sur Terra grâce aux efforts conjoints des White Scars, qu’il a aidé à sortir de la tempête Warp dans laquelle ils étaient encalminés, et des Élus de Malcador le Sigilite, le Sergent Revuel Arvida des Thousand Sons n’est plus vraiment au pic de sa forme à son arrivée sur le monde Trône. En cause, cette cochonnerie de malédiction du changement, un temps contenue par Magnus le Rouge, mais à présent hors de tout contrôle. Exfiltré vers l’infirmerie privée du Régent de Terra au nez et à la moustache de Jaghatai Khan, pour que Papi Mougeot puisse jouer au docteur avec ses abattis, le pauvre Arvida n’est plus qu’un tas de chair décoloré et instable, mais auquel son âme s’accroche encore avec l’énergie du désespoir.

 

Pendant que Malcador joue du scalpel avec plus de ténacité que d’efficacité (6 heures d’opération, tout de même), puis doit expliquer à un Jag’ hors de lui pourquoi il a cru bon de lui emprunter celui que le Primarque considère comme étant son obligé – et notre gonze prend les serments très au sérieux – Arvida expérimente des visions mystiques, où le passé et le présent s’entremêlent. Après quelques flashbacks peu intéressants, il fait la rencontre de son progéniteur borgne, ou plutôt de l’un de ses éclats1, qui a choisi de rester sur Terra… pour demander pardon à l’Empereur, j’imagine ? Toujours est-il que cette fraction du Roi Écarlate est tirée de sa stupeur hébétée par l’arrivée de celui qui peut prétendre être le dernier fils de Prospero, et commence à se matérialiser dans la salle d’opération, juste à temps pour éviter à Jaghatai de faire avaler son bâton à Malcador pour lui apprendre à piquer les sauvegardes invulnérables pupilles des autres.

 

Cette apparition, c’était sur quoi le rusé vieillard comptait, lui qui cherchait un moyen de sécuriser les niveaux inférieurs du Palais Impérial en y installant un concierge avec un DEUG en occultisme. Malheureusement, la mayonnaise ne prend pas, ce qui laisse le champ libre au motivational speaker de Chogoris pour venir hurler des encouragements dans l’oreille la direction générale de son poulain. Miracle des miracles, cela marche beaucoup mieux que la combine de Malcador, et l’âme d’Arvida finit par fusionner avec l’éclat de Magnus, gagnant au passage une cure de beauté spectaculaire (les jeunes disent un glow up), qui redonne à notre comateux héros forme humaine. C’est ce qu’on appelle dans le jargon un coup D’Éclat. Le rideau tombe sur une séance de présentation en bonne et due forme entre les membres du casting de cette nouvelle. Plutôt que de se prénommer Marvidus ou Manuel le Vouge, comme il en avait pourtant le droit et la possibilité, le « nouveau-né » s’introduit sous le nom d’Ianius, qui était le tutélaire (i.e. la mascotte démoniaque) d’Arvida au cours de sa carrière dans la Légion. Quelque chose me dit qu’on n’a pas encore fini d’entendre parler de lui…

 

Avis:

gillian:

Peut être la nouvelle où il y’a le plus de révélations de tout le recueil, en même pas 17 pages Chris Wraight fait une foule de révélations sur les Thousand Son, révélations qui, pour certaines, ont totalement été mal comprises par le lecteur français plus enclin à dire qu’il a fait de la merde qu’à lire la nouvelle en anglais pour se faire une idée (je dis ça parce que j’ai beaucoup entendu parlé de ces événement sur certain forum et qu’une fois lue, la nouvelle ça n'a rien a voir).

 

Pour le moment la meilleure nouvelle du lot et le lot est très relevé.

 

Schattra:

Chris Wraight signe une nouvelle pour connoisseurs de l’Hérésie d’Horus avec ‘The Last Son of Prospero’, qui ne peut être pleinement compris et apprécié qu’en maîtrisant, outre l’arc consacré par cet auteur au personnage de Revuel Arvida (‘Rebirth’, ‘Allegiance’), ceux propres à Malcador le Sigilite et ses élus (‘The Sigillite’), à Magnus (‘The Crimson King’) et aux White Scars (‘The Path of Heaven’, ‘Scars’)… ce qui fait un sacré bagage, mine de rien. Pour les happy few ayant investi assez de temps dans la maîtrise de l’Hérésie littéraire, cette nouvelle est à la fois intéressante sur le plan narratif et fluffique, ce qui est suffisamment rare pour être souligné, et apprécié. Pour les autres, qui formeront je crois la majorité, le bilan risque d’être un peu moins positif. Même si Wraight livre un récit de rédemption miraculeuse qui reste compréhensible pour un faux débutant (si vous ne savez pas qui sont Magnus, Jaghatai Khan et Malcador, ça va picoter), c’est bien le contexte dans lequel ‘The Last Son of Prospero’ se déroule qui fait tout l’intérêt de cette nouvelle. A ne pas mettre entre toutes les mains donc, ou en tous cas, à ne pas aborder sans préparation.

 

Fluff:

gillian:

  • Magnus : la fragmentation de Magnus a commencé a Nikaea quand il s’est senti trahi par son père, et a continué quand il a détruit les défenses du palais par inadvertance pour finir quand Leman Russ explose son corps sur Prospero. Il a laissé sa légion être détruite car il pense que c’est le juste châtiment pour ses crimes, le pacte avec un démon pour sauver sa légion et la destruction des défenses du palais impérial.
  • Malcador : Il apparait en fin de course, la description qui en est fait est celle d’un vieux monsieur usé par les évènements. Il veut réincarner le fragment de Magnus dans le corps d’Arvida mais le rituel ne marche pas. (C’est dit dans la nouvelle et Arvida dit à Malcador qu’il est désolé mais que ça n’a pas marché, que Magnus n’est pas revenu.)
  • Jaghataï : Un primarque comme on aurait aimé en voir pendant l’hérésie. Au comble de la fureur il fait même peur a Malcador qui n’ose pas s’opposer a lui. Il est venu sauver Arvida envers qui il estime avoir une dette de sang.
  • Les Tutélaires : La grande révélation de la nouvelle à mon sens. Quand Arvida revient il dit de l’appeler Ianius. Ianius c’est le nom de son Tutélaire. Mais qu’est ce qu’un tutélaire au final ? C’est Magnus qui lui donne la réponse : tu es un Corvidae et les Corvidae sont les seuls à pouvoir connaître la réponse… Les Corvidae voient le futur, et donc les Tutélaires sont le futur. Ianius c’est Arvida dans le futur.

 

Schattra:

  • Thousand Sons (Culture) : Cette Légion était connue comme attachant une grande importance à la déférence et au respect de la hiérarchie. Les individus impétueux pouvaient ainsi voir leur progression dans les rangs entravée, même s’ils détenaient un potentiel psychique notable.

     

 

The Soul, Severed merci @gilian !

Révélation

Heralds of the Siege/2018/11 pages

 

Intrigue:

The-Soul-Severed.jpggillian:

Toutes les légions impliquées dans l’Hérésie d’Horus avaient fini par mettre le cap sur Terra. Les Impérial Fist y étaient depuis longtemps, les Sons of Horus étaient le fer de lance de l’offensive, et les autres suivaient leur primarque dans cette terrible guerre. Mais quand une légion se trouvait sans primarque cela devenait plus compliqué…

 

Et ça l’était encore plus pour les Emperor’s Children dont le primarque avait disparu après les événements d’Iydris.

 

Le seigneur commandant Eidolon a essayé de prendre en main les destinée de la légion mais il s’est heurté aux ambitions de l’ancien capitaine de la 12éme compagnie, le commandant Archorian.

 

Une entrevue était prévue en terrain neutre sur la planète Horvia pour régler le différend sans que celane dégénère en conflit impliquant toute la légion. Bien entendu, il n’y aura pas de pourparlers, chacun des intervenants ayant monté une embuscade.

 

Eidolon ayant avec lui les Kakophonie bénis par Slaanesh il remporte facilement la victoire et après avoir remis la légion en bon ordre part en direction de Terra.

 

Schattra:

Après les événements d’Iydris et l’abandon de poste de leur Primarque, les Emperor’s Children eurent une petite période de flottement pendant que la galaxie se déchirait autour d’eux. Bien que leur amour pour les belles choses et les plaisirs simples (mais intenses) de la vie les garda occupé pendant cet intérim, certains officiers prirent sur eux de tenter de redonner un cap et une unité à ce qui était pendant la Grande Croisade la fine fleur des Legiones Astartes, et était devenu un ramassis de glandeurs jouisseurs passant leurs journées à écouter de la dubstep à haute fréquence.

 

L’humilité et l’esprit d’équipe n’ayant jamais été des qualités fortes chez les Enfants (gâtés) de l’Empereur, il était à peu près certain que ces efforts hégémoniques déboucheraient sur des affrontements ouverts entre prétendants au climazon de Fulgrim (son bien le plus précieux et le symbole de son statut de Maître de Légion) plutôt que sur des tractations en bonne intelligence. Aussi, lorsque les Seigneurs Commandeurs Eidolon, dit Dondon la Raclure, et Archorian, dit l’Italique, (il parle toujours comme ça) acceptent de se rencontrer en terrain neutre, c’est-à-dire un terrain vague dans une friche industrielle de la planète Horvia, ravagée par la guerre, c’est forcément qu’ils ont un coup fourré caché dans leur manche énergétique. Reste à savoir qui aura le dernier mot dans cette partie de poker menteur dont la mise n’est rien de moins que le leadership sur la Légion…

 

Révélation

…Archorian ouvre les hostilités le premier en lançant ses troupes à l’attaque de son rival et de son escorte de Kakophoni, mais Eidolon n’avait pas perdu la tête (hoho) et gardé sa propre armée en réserve. Le conflit tourne en faveur de ce dernier, forçant les hommes d’Archorian à se replier à travers les ruines d’un manufactorium en déréliction, poursuivis par leurs frères d’armes. Il s’agissait toutefois d’une feinte pour attirer le gros des forces d’Eidolon dans une zone piégée, et un tsunami de boue toxique s’abat sur les assaillants après qu’Archorian ait fait sauter les bombes placées sur la paroi des cuves de rétention qui surplombent la zone.

 

Seulement, on ne vient pas aussi facilement à bout d’une tache aussi tenace qu’Eidolon, qui se contente de hurler « MEUHHHH » à la face de son adversaire lorsqu’il vient terminer le travail au corps à corps. Comme les Kakophoni ont aussi survécu sans rétrécir au lavage, et donnent également de la voix à la suite de leur patron, le pauvre Archorian finit éparpillé aux quatre vents, et son armée suit rapidement. Comme on dit à Chemos, rira bien qui criera le dernier. Ces deux déluges consécutifs (l’un littéral, l’autre sonique) provoquent une frénésie de massacre et de sévices chez les Emperor’s Children, qui foncent assouvir leurs plus bas instincts sur la population locale de Horvia, qui n’en demandait pas tant et n’est pas assez nombreuse pour occuper longtemps cette bande d’esthètes en puissance. C’est alors qu’Eidolon a une idée de génie : sur Terra, il y a beaucoup plus de monde à torturer/distiller, de quoi tenir au moins quelques années en tout cas. Et c’est ainsi que la IIIème Légion prit le chemin de Terra, sur le caprice coup de tête de son commandant par défaut après qu’il ait pris un bain de boue. A quoi tient l’Imperium, finalement…

 

Avis:

gillian:

Pas la meilleure des nouvelles du recueil mais elle a pour elle d’expliquer comment la légion des Emperor’s Children a fini par arrive sur Terra alors que son primarque est aux abonnés absents depuis plusieurs années. Et surtout, je crois que c’est la première fois qu’Eidolon a le beau rôle depuis le début de l’Hérésie.

 

Schattra:

Chris Wraight endosse le rôle peu glorieux mais nécessaire du manager de transition pour les Emperor’s Children1, Légion bien mise en avant au début de l’Hérésie puis laissée à son triste mais coloré destin à partir du milieu de la saga. Même si sa corruption était déjà bien amorcée au moment du congé sabbatique warpesque de Fulgrim, cette fière confrérie n’en était pas encore rendue à l’hédonisme désordonné qu’on lui connaitrait pendant le Siège de Terra, évolution qui nécessitait donc une justification digne de ce nom. C’est chose faite avec ‘The Soul-Severed’, qui utilise Eidolon plus qu’elle ne le met en valeur (et ça tombe bien, c’est le personnage favori d’absolument personne) pour mettre la IIIème Légion sur le chemin de Terra. On peut mettre cette petite nouvelle au même niveau que ‘Prince of Blood’ de Laurie Goulding, qui rend le même service à une autre Légion dont le Primarque n’était plus en état de la mener jusqu’au monde Trône (les World Eaters). Absolument indispensable si vous êtes un fluffiste acharné, car Wraight se pique de donner l’origine de pas mal de caractéristiques des Emperor’s Children « modernes » (héraldique, goût pour les poisons et l’esclavagisme…), seulement sympathique pour le reste.

 

1 : Il est assez surprenant que la BL ait confié cette tâche à un auteur qui n’avait jamais vraiment écrit pour cette faction jusqu’ici (spécialisation Space Wolves, Thousand Sons et White Scars pour notre homme).

 

Fluff:

  • Eidolon : Connu sous le nom d’Âme-Tranchée (Soul-Severed), il manie un marteau énergétique mais préfère utiliser ses cris soniques sur le champ de bataille. Il unifie les Emperor’s Children autour de lui après avoir vaincu le Seigneur Commandeur Archorian sur Horvia, et décide de mener la Légion sur Terra. 

     

 

Magisterium merci @gilian !

Révélation

Heralds of the Siege/2018/16 pages

 

BLPROCESSED-Magisterium-cover.jpgIntrigue:

gilian:

La guerre de la toile était finie et l’inconcevable était arrivé. La garde Custodienne de l’empereur avait été vaincue pour la première fois, et pas seulement vaincue, elle avait été presque exterminée. Des dix milles guerriers qu’elle comptait, il n’en restait plus que mille et encore pas en très grande forme.

 

Samonas avait survécu au massacre mais il avait encore du mal à y croire, au moment où il rejoignait Constantin Valdor, le maître des Custodiens pour un conseil restreint.

 

Le sujet de la réunion est de trouver assez de Dreadnought pour « sauver » le plus possible de custodes. Mais les ressources manquent comme tout le reste.

 

Samonas, quant à lui, vient annoncer à Valdor que Dorn l’attend pour leur entrevue, entrevue qui risque de mal se passer…

 

Valdor avait toujours eu des rapports difficiles avec les primarques, surtout depuis la trahison d’Horus mais, déjà avant cela, il avait eu du mal à supporter la confrontation avec Russ sur Prospero et n’avait pas réussi à lui faire entendre raison.

 

Comme on pouvait s’y attendre la discussion entre Dorn et Valdor est explosive, Dorn reproche a Valdor d’arrêté de penser par lui-même dès qu’un ordre émane de l’empereur et de ne jamais rien remettre en question, ce qui a conduit les custodes à l’extermination. Et Valdor lui dit que la seule chose qu’il regrette de ne pas avoir remis en question est la création des primarques car bien que cela soit paru une bonne idée, ça a été une erreur dès le repart.

 

Mais c’est trop tard, la gloire des Custodes est passée et c’est aux légions et aux primarques de décider du sort de la galaxie.

 

Schattra:

Sortis très éprouvés de la Guerre dans la Toile, la première défaite qu’ils aient connu depuis leur fondation, et qui a réduit drastiquement leur nombre, les Custodes doivent à présent panser1 leurs plaies et se préparer pour l’arrivée prochaine d’Horus et ses Légions renégates. Nous suivons donc le Vestarios (soit littéralement, le préposé au vestiaire de la boîte de nuit, en grec ancien) Samonas, fidèle bras droit de imperturbable Constantin Valdor alors qu’il supervise la réhabilitation des gardes suisses de l’Empereur, qui, en plus d’avoir été nonagimés (mais si, mais si, c’est du haut gothique) par les hordes démoniaques, ont cabossé et égaré leur matériel dans des proportions abominables, ce qui force les services généraux de la custoderie à enquiller les heures sup’ sans compter. Au moins, le temps d’attente à la cantine et à la photocopieuse s’en trouve fortement réduit, et il n’y a plus de problème de place au parking des trottinettes électriques. C’est déjà ça.

 

Ayant obtenu une audience auprès de (son demi-frère ?) Rogal Dorn, avec lequel il entretient des relations aussi fraîches que le bloc Harpic qui orne ses toilettes personnelles, Valdor se rend dans les appartements du Seigneur Commandeur de l’Imperium, toujours escorté de son fidèle Samonas. Comme on peut s’y attendre, l’entrevue se passe assez mal, les deux surhommes se balançant des amabilités au visage sans prendre de gants, énergétiques ou pas. Tandis que le maître des Imperial Fists reproche à son interlocuteur sa roideur confinant parfois à l’autisme, dès lors qu’une directive lui ait été donnée par l’Empereur, ce qui a conduit les Custodiens à contenir seuls les brèches dans les niveaux inférieurs du Palais, alors qu’un retrait stratégique aurait permis d’épargner de nombreuses vies, Valdoche nous joue son air favori du « Oh-mais-vous-les-Primarques-vous-n-êtes-que-des-sales-gosses-pourris-gâtés-et-on-était-bien-mieux-avec-Pépé-avant-votre-naissance2 ». Le sentiment de supériorité de Darth Valdor est toutefois tout ce qui lui reste, Dorn soulignant avec à propos que les pertes subies par les 10.000 ont de facto condamnés ces derniers à jouer les seconds rôles dans le futur siège de Terra, et que le sort de l’Hérésie repose maintenant entre les gantelets des Legiones Astartes, qu’ils soient traîtres ou loyalistes. Bref, la garde aurique n’est plus bonne qu’à assurer le service d’ordre autour de la chaise d’affaires impériale, et doit laisser aux Space Marines la gestion des vrais dossiers.

 

La virulence des échanges entre la main droite et le poing gauche de l’Empereur n’est pas sans rappeler à Samonas, qui s’ennuie ferme pendant ce crêpage de chignon3, une conversation du même ordre qui avait pris place quelques années plus tôt sur Prospero, lorsque que les Custodiens étaient venus donner un coup de main aux Space Wolves dans le châtiment, que d’aucuns jugent mérités, de Magnus et ses Thousand Sons à la suite du poke un peu trop accentué que ce dernier avait envoyé à son paternel pour lui signaler le comportement déviant d’Horus. Bien que Leman Russ se soit révélé un tout autre animal (autant comparer un malamut à un poisson pierre), le zèle sanguinaire avec lequel le Fenrissien mena l’assaut sur Tizca, et sa volonté sans équivoque de ne pas faire de prisonnier, au mépris des instructions remises par l’Empereur au Capitaine-Général, ne furent pas sans générer des frictions entre les deux envoyés impériaux. Dans ce cas, comme plus tard avec Dorn, Valdor, en tant que Magisterium, disposait d’une autorité théoriquement absolue sur son vis à vis Primarque, mais cela n’a pas empêché ce dernier de n’en faire qu’à sa tête, avec des résultats spectaculaires, à défaut d’être satisfaisants. Et Constantin d’y aller de son petit « Primarque… » méprisant en voyant Russ hurler à la lune sur la grand-place de Tizca après la volatilisation du Cyclope. Décidément, ils n’ont pas les mêmes valeurs.

 

La nouvelle se termine sur une scène de remparts (comme beaucoup des histoires de Heralds of the Siege d’ailleurs), Valdor enjoignant son sous-fifre porte-cravate de ne pas désespérer que l’Empereur reprenne enfin contact avec ses Custodiens, malgré tous les travaux d’isolation des fondations du palais à terminer avant l’arrivée d’Horus, et qui l’occupent à plein temps depuis maintenant des mois. D’une manière ou d’une autre, la fin approche à grands pas…

 

1 : Et penser, ils ont tous passé l’agreg’ de philosophie après tout.

 

2 : Funfact : Sur les 1932 mots titres et qualificatifs gravés à l’intérieur de la cuirasse de Valdor, 93% sont des critiques adressées aux fistons du Patron.

 

3 : Dorn s’étant laissé pousser les tifs pendant ses sept années de permanence au domicile paternel, il y a largement de quoi faire un manbun.

 

Avis:

gilian:

Encore une nouvelle sur l’état d’esprit des différentes factions qui attendent sur Terra. Chris Wraight parvient à merveille à montrer l’antagonisme qui existe entre Valdor et Dorn, et plus généralement entre le custodien et les Primarques et leurs légions.

 

Pour Valdor les Custodiens sont là pour durer éternellement, et les primarques ont été une erreur, une grave erreur mais qui sera évacuée avec le temps.

 

Schattra:

Pure nouvelle de fluffiste, en ce qu’elle s’avère être beaucoup plus riche en petites révélations et lourdes insinuations de background qu’en action pure et dure, Magisterium est une soumission de qualité de la part de Chris Wraight. Son principal intérêt, et non des moindres pour les amateurs de grandes figures de l’Hérésie (c’est à dire la plupart des lecteurs de la série, soyons honnêtes), est d’apporter quelques os à ronger sur le discret mais crucial Constantin Valdor, et de le faire interagir avec d’autres VIP impériaux. Les bisbilles qui s’ensuivent permettent à Wraight de soumettre quelques concepts intéressants, et de soulever des questions l’étant tout autant, comme celles de l’origine de Valdor et du rôle que lui a attribué l’Empereur, qui semble dépasser celui de simple garde du corps et porte parole officiel de Son Altesse Suprêmissime (bien que la fonction de Magisterium, et les prérogatives qui vont avec, soient déjà une belle source de discussion). La rivalité latente entre l’aîné des surhommes de Pépé et la fratrie primarquielle, qui est venue après, ne sera pas sans susciter quelques folles hypothèses de la part du lecteur, et j’espère bien que l’auteur continuera sur cette prometteuse lancée dans le roman dédié à l’énigmatique Capitaine-Général. En sus, l’état des lieux dressé par Wraight du piteux état dans lequel la Guerre dans la Toile a laissé les Custodiens permet de faire le lien entre cet épisode bien couvert dans les dernières publications de l’Hérésie d’Horus et le Siège de Terra, ce qui est toujours bon à prendre. Bref, une lecture tout ce qu’il y a de plus conseillée pour celles et ceux qui prennent l’Hérésie à coeur.

 

Fluff:

  • Guerre dans la Toile : 90% des 10.000 Custodes de l’Empereur sont morts pendant la guerre dans la toile, et sur le millier qui a survécu, la moitié a été sévèrement blessée, dont sept guerriers qui ont dû être incarcérés dans des sarcophages de Dreadnought. Il s’agit du conflit le plus meurtrier auquel la Garde Custodienne a participé depuis sa création, les affrontements précédents, même les plus violents et exigeants (comme la campagne d’Ullanor) n’ayant vu la mort qu’une poignée de ces guerriers d’élite.
  • Adeptus Custodes (Organisation) : Les (tout) meilleurs de l’Empereur sont dirigés par un Capitaine Général. Le premier titulaire de cette charge fut Constantin Valdor. Le bras droit de ce dernier porte le titre de Vestarios. L’organisation des Custodiens reflète l’autonomie qui est la leur par rapport aux autres institutions impériales. Ils disposent de leur propre armurerie (maître pendant l’Hérésie d’Horus : Kain Noio-Hailas) et de leur propre forge (maîtresse pendant l’Hérésie d’Horus : Alei Nai-Borsch).
  • Adeptus Custodes (Rites) : En temps normal, l’élévation d’un Custodien au rang de Dreadnought s’étale sur plusieurs mois, nécessaires aux minutieux réglages et personnalisation du sarcophage aux caractéristiques propres de son hôte.
  • Constantin Valdor : Premier Capitaine-Général de l’Adeptus Custodes, il servait l’Empereur (rq : qui est décrit comme son créateur dans la nouvelle… Valdor, le Primarque #0 ?) depuis des siècles au moment de l’Hérésie d’Horus. Il dispose également de la charge de Magisterium, et porte la parole de son maître avec lui, et peut donc demander l’obéissance inconditionnelle de tous les sujets de l’Imperium s’il l’estime nécessaire (rq : ça ne marche pas toujours avec les Primarques). De la taille d’un Primarque (il est un peu plus grand que Leman Russ), il conserve en toutes circonstances un calme et une froideur olympiens, mais il n’est pas dépourvu d’humour. En plus d’être un guerrier exceptionnel maniant la lance dionysienne, offerte par l’Empereur en personne, c’est également un érudit et un philosophe. Sa loyauté envers son maître est absolue, et le pousse à obéir aveuglément à ses ordres, même dans les situations où une prise de recul aurait pu s’avérer judicieuse (Dorn lui reproche de ne pas savoir réfléchir par lui-même). Il respecte les Primarques, car ce sont les chefs d’oeuvre et les créations de l’Empereur, mais les a toujours considérés avec méfiance, et ne les considère pas comme plus proches de l’Empereur que lui ne l’est (ce que pense Leman Russ, et sans doute beaucoup de ses frères).
  • Leman Russ : Il manie une épée énergétique nommée Balenight, ou Mjalnar en fenrissien.

 

First Legion merci @gilian !

Révélation

Scions of the Emperor/2020/16 pages

 

Intrigue:

gilian:

Le capitaine Arnaid dirige la 45ème compagnie du 8ème Ordre de la 1ère Légion. Après six ans de combats contre les xenos Rangdan, sa compagnie et son vaisseau sont dans un triste état, tout comme le reste de la légion, mais la campagne arrive à un point critique et il continue à faire son devoir.

 

D’ailleurs au cours de sa patrouille, il croise un vaisseau impérial dépourvu de toute identification qui s’approche dangereusement de la zone d’interdiction sans répondre aux demandex d’identification. 

 

Au moment où il s’apprête à ordonner de tirer sur le navire, ce dernier s’identifie, c’est un navire de la XXème légion et, à son bord, se trouve Alpharius qui aimerait entrer en contact avec Lion El ’Jonson. 

 

Le primarque accepte de le recevoir et lui demande ce qu’il veut. Alpharius lui explique, que dans les années à venir, lorsque les primarques seront tous réunis, l’empereur se retirera de la croisade et nommera un maître de guerre. Ce maitre de guerre devrait être le primarque de la première légion, mais avec les pertes subies par les dark angels pendant cette campagne, la légion est en train de s’affaiblir et ne pourra plus retrouver la première place. Il propose donc à Jonson de se retirer sur Caliban et d’aller s’y renforcer et réorganiser ses forces pendant que la XXème légion finit le travail.

 

Jonson est septique devant la proposition d’Alpharius mais de toute façon son serment de loyauté est plus fort que tout, il a promis de défendre l’imperium et il ne laissera rien le faire dévier de sa tâche.

 

Schattra:

Spécialistes reconnus des campagnes pourries, les Dark Angels ont bien du mal à exterminer les Rangdan, espèce de Xenos experte en subterfuges et en tentacules, ce qui n’est guère du goût des roides et psychofrigides paladins de la Première Légion. Malgré tout, un ordre est un ordre, et les Astartes poursuivent leurs vaillants et violents efforts pour sécuriser ce petit bout de l’empire de leur Pépé, menés par nul autre que Lion El’Jonson en personne. Nous faisons tout d’abord la connaissance du Capitaine Arnaid, 45ème Compagnie, 8ème Ordre, 1ère Légion, dont la frégate a connu des jours meilleurs, mais qui n’hésite pas le moins du monde à intercepter le mystérieux vaisseau qui fait irruption dans la zone de « pacification » avec son Nightsward, bien que le nouveau-venu soit plus imposant et en meilleure forme. Alors que le Capitaine est sur le point d’ordonner un tir de semonce, ses salutations répétées n’ayant pas été retournées par les touristes en goguette, ceux-ci daignent enfin répondre, par la voix d’un autre officier Space Marine, un Capitaine de la nouvellement formée XXème Légion répondant au nom de…

 

Révélation

Jules-Edouard Petitbedon. 

[…]

Bon ok : il s’appelle Alpharius. Incroyable, je sais.

 

Alpharius s’excuse de ses manières cavalières et de son manque de décorum (son vaisseau, Perseus, a l’air d’avoir quitté les docks spatiaux avant que le Mechanicum n’y passe un coup de peinture), mais annonce qu’il est venu porteur de nouvelles pour Lion El’Jonson.

 

Pendant ce temps là, nous nous introduisons dans une réminiscence de Lionel en personne, du temps où il était un enfant sauvage qui courait cul nu dans les forêts de Caliban. Notre petit bonhomme semble être occupé à traquer une bête particulièrement bestiale, seulement armé d’une défense de phacochère nain et de sa volonté implacable. Wraight nous fait bien comprendre que c’est la destinée même d’El’Jonson qui est à l’œuvre ici, et entraîne le jeune Primarque au clash contre un monstre que la partie raisonnable/froussarde de Lionel aimerait éviter si possible. Pause pub.

 

Retour sur le Nightsward, où Alpharius est reçu par son homologue. Constatant qu’il ne sert à rien de féliciter ce dernier sur son goût (pratiquement inexistant) en matière de décoration d’intérieur, ni de tenter de piquer la curiosité (totalement inexistante) de l’austère Terran, l’Alpha Légionnaire qui s’ignore1 tente de soutirer quelques infos psychologiques et tactiques à Arnaid en jouant la carte de la franche admiration pour les exploits et la réputation de la Première Légion, avec un succès relatif. Ces oiseuses discussions sont toutefois interrompues par la réception d’un message autorisant Alpharius à voyager jusqu’à l’Invicible Reason pour y rencontrer Lion El’Jonson, avec Arnaid lui servant de Kaptain pour l’occasion. Simple déformation professionnelle, en somme.

 

Suite et fin du documentaire animalier commencé un peu plus haut avec la confrontation entre Lionel et sa Némésis, qui se trouve être un chevalier en armure. Car en fait, le zouave qui courrait dans la savane avec son coutelas d’ivoire n’était pas le Primarque, mais une sorte de démon ayant pris forme humaine, et décidé de mettre fin à l’écocide décrété par le chef de l’Ordre. Malheureusement pour notre ami, ce dernier se révèle être un adversaire trop coriace pour ses maigres ressources, et il finit promptement embroché par la rapière du palouf. Voilà qui lui apprendra à ne pas usurper, même littéralement, l’identité d’autrui. Avant de repartir dans le Warp, le Rahan de Caliban a le temps de traiter son assassin de « Premier Fils » et de l’accuser d’être « la mort de son monde », ce à quoi Lionel répond que son titre correct est le tueur de bêtes. Fin de l’épisode.

 

Sur l’Invicible Reason, le Dark Archangel reçoit comme convenu Arnaid et Alpharius, qui est en fait venu lui proposer un coup de main, en toute amitié2, pour en finir avec la campagne d’extermination des Rangdan. Les pertes terribles souffertes par la Première Légion menacent en effet son statut et son prestige par rapport à ses sœurs, et pourraient faire échapper à El’Jonson le titre de Maître de Guerre, que ce visionnaire d’Alpharius anticipe déjà qu’il sera décerné par l’Empereur à l’un de ses fils dans un futur pas trop lointain (dès que les 20 Primarques auront été retrouvés en fait…wait a minut-). Bien que ne contestant pas l’argumentaire de son petit neveu/frère, Lionel se montre méfiant devant l’intérêt qu’il semble attacher à la prédominance des Dark Angels dans l’équilibre politique de l’Imperium, et après avoir menacé de le couper en deux, en toute amitié, pour le forcer à exposer ses véritables motifs (Alpharius n’aime vraiment pas Guilliman), il le renvoie sur son vaisseau où il lui fera savoir sa réponse sous une heure. Resté seul avec Arnaid, El’Jonson consulte son Capitaine pour avis secondaire, avant de lui révéler que l’énorme poids de… sa parole donnée l’empêche et l’empêchera toujours de placer son intérêt personnel avant celui de son seigneur. C’est sur cette déclaration de loyauté véritablement désintéressée que se termine notre histoire, qui démontre à quel point Lion El’Jonson est un végétal politique. Un concombre, pour être précis.

 

1 : Il insiste pour être désigné comme être membre de la XXème Légion, sans autre précision. Quel coup de chance tout de même qu’il ait le même nom que le Primarque pas encore découvert de cette dernière

 

2 : Et surtout parce qu’il ne peut pas blairer Guilliman, ce qui lui fait un point commun avec Lionel.

 

Avis:

gilian:

Chris Wraight rend une bonne copie en mettant bien en valeur ce que l’on sait des deux légions en présence. Je trouve qu’il continue sur sa lancée (apres Leman Russ) avec le parallèle entre Russ et Jonson, Jonson qui se fait appeler le chasseur et le tueur de bêtes. Qui est totalement détaché du pouvoir et qui ne pense qu’à accomplir son devoir, comme Leman Russ en fait.

 

C’est quand même drôle le nombre de nouvelles et de livres où les Dark Angels sont décrits comme profondément fidèles … Et l’opinion publique des lecteurs qui veut que ça soit des traîtres^^.

 

Là où Wraight est fort, c’est qu’encore une fois avec l’intervention de la XXème légion, on se pose plus de questions que ça n’apporte de réponses. Il faut savoir que Chris Wraight est un auteur méticuleux, quand il se lance dans un récit il réunit le plus de données possibles sur ce qu’il va aborder.

 

Wraight insiste plusieurs fois sur le fait que la guerre a commencé il y a six ans et qu’elle arrive à son terme. De plus, il parle de l’extermination des derniers Rangdans. On est donc au cours de la 3ème guerre.

 

On se retrouve avec un unique légionnaire qui dit venir de la XXème légion et qui dit s’appeler Alpharius, et qui connaît l’avenir…

 

Rien n’est jamais aussi simple avec la XXème légion. Et ça me rappelle justement le livre « légion » écrit il y a 15 ans. Dans ce roman, la Cabale dit à Alpharius qu’elle a essayé de rallier la première Légion mais que ça a été un échec et que maintenant la seule légion qui n’est pas corrompue c’est la XXème.

 

Du coup… Si c’était la Cabale et pas la XXème Légion qui essayait de renvoyer Jonson sur Caliban pour reprendre les choses en mains avant qu’il ne soit trop tard ?

 

Schattra:

On retrouve dans ‘The First Legion’ le goût de Chris Wraight pour des petits exposés au débotté sur la géopolitique impériale au moment de la Grande Croisade (tendance déjà aperçue dans ‘Leman Russ : Le Loup Suprême’), et c’est tant mieux si vous voulez mon avis. S’il ne se passe pas grand-chose dans cette nouvelle, on n’en ressort pas pour autant frustré de sa lecture, l’échange entre Alpharius et Lion El’Jonson, qui permet d’identifier les points communs et les différences entre le premier et le dernier de cordée et leurs Légions respectives, ainsi que d’en apprendre un peu plus sur la manière dont les Legiones Astartes étaient perçues par Terra au moment où Pépé songeait à partir en pré-retraite dans le Bhoutan profond, valant son pesant de papier. Lionel y apparaît comme le type imbuvable socialement (il le reconnaît lui-même d’ailleurs) mais irréprochable moralement que les derniers ouvrages de l’Hérésie tendent à dessiner, tandis qu’Alpharius est dépeint comme un intrigant de première, n’ayant aucunement besoin d’un slideshow de la Cabale pour trouver des raisons de comploter dans le dos de tout le monde. Bref, une soumission solide de la part de Chris Wraight, qui fait honneur à ses deux Légions secondaires avec cette nouvelle.

 

Fluff:

  • Rangdan : Race Xenos combattue par les Dark Angels (un temps mené par l’Empereur) pendant la Grande Croisade. Il s’est agi de l’adversaire le plus difficile à vaincre pour la Légion depuis sa creation, et cette dernière a subi de très lourdes pertes pendant cette campagne, qui a vu les Ultramarines devenir la Légion la plus nombreuse en conséquence (Schattra). Il y a eu trois Rangdan Xenocides : Au cours du premier, les Dark Angels sont commandés par Urian Vendraig et coûte plus de 10000 hommes à la légion.Le deuxième affrontement dure plus de 20 ans et coûte encore beaucoup d’hommes aux Dark Angels qui sont cette fois commandés par leur primarque.Le troisième affrontement est un génocide, la planète originale des Rangdan ayant été découverte, il s’en est suivi six ans de massacres menés par Jonson et Russ. Mais cela a encore coûté 50000 hommes aux Dark Angels (gilian).
  • Lion El’Jonson : Le Primarque reconnaît lui-même qu’il n’est pas quelqu’un de chaleureux ni de jovial, à l’instar de certains de ses frères. Il qualifie son cœur de froid et ses humeurs d’aigres. En revanche, il accorde une importance capitale à la parole qu’il donne, qu’il tiendra quel qu’en soit le prix. Il considère que l’accomplissement de son devoir est une récompense en soi même, qui n’appelle pas à des remerciements ou des honneurs.
  • Dark Angels (Culture) : La curiosité n’est pas une valeur tenue en haute estime par les Dark Angels (rq : tout l’inverse de l’Alpha Legion).
  • Invicible Reason : Premier vaisseau de classe Gloriana, et incarnation du désir de l’Empereur de créer une arme si puissante et rapide qu’elle n’aurait pas son égal dans la galaxie. Sa réputation pendant la Grande Croisade a été suffisante pour obtenir la reddition de planètes rebelles, et l’Invicible Reason est resté un modèle unique dans la flotte impériale pendant de nombreuses années.
  • Grande Croisade : Peu de temps avant Ullanor, plusieurs Légions étaient tenues en haute estime par Terra : les Dark Angels, les Ultramarines, les Iron Hands et les Sons of Horus.

 

Child of Chaos // L'Enfant du Chaos merci @gilian !

Révélation

Black Library Advent Calendar 2020/2020/14 pages

 

Intrigue:

child-of-chaos.pnggilian:

Tout a commencé sur Colchis, il était le fils d’une famille pauvre et sans avenir, et il avait déjà commencé à comprendre que la religion pouvait lui donner le pouvoir qu’il recherchait. Dans son village vivait un jeune dévot très pieux qui devait bientôt partir pour son séminaire. Il s’appelait Erebus et tout le monde enviait sa piété.

 

Alors il a décidé de le tuer et de prendre sa place. C’est comme ça qu’il est devenu Erebus et qu’il est entré dans l’alliance de Colchis.

Il n’a jamais vraiment cru en dieu et au départ il se contentait d’apprendre dans le but de gagner du pouvoir mais petit à petit, il a commencé à croire et quand Lorgar est venu et a renversé les anciennes religions, il s’est vite mis au service de ce nouveau puissant, (après tout comme le disait le grand penseur Edgar Faure : ce n’est pas la girouette qui tourne mais le vent), mais en secret il a continué à œuvrer pour les puissances de la ruine.

 

Plus tard quand l’empereur est arrivé il a rejoint les rangs des space marines, même s'il avait tout juste dépassé l’Age optimal pour la transformation en guerrier génétiquement modifié.

 

Et il à continué à fourbir ses armes et à préparer ses plans pour nuire à l’empereur de l’humanité.

 

C’est lors de sa première visite sur Davin qu’il a enfin compris comment il pourrait faire pour créer un schisme qui ébranlerait les fondations de l’imperium. C’est lui qui est allé chercher l’Athame qui damnera Horus et c’est lui qui a conseillé dans l’ombre les débuts de l’hérésie.

 

Mais il est tombé en disgrâce, blessé par Kharn, mutilé par Horus et même exilé par son primarque, il se retrouve seul a attendre la prochaine phase de sa rébellion.

 

Schattra:

Le Siège de Terra approche méchamment et quelque part en orbite du Monde Trône, un Astartes en arrêt maladie contemple la planète de Pépé avec un œil torve et un visage couvert de biafine. Notre protagoniste est, vous l'aurez deviné, Erebus. Sauf que en fait, non, mais nous y viendrons un peu plus tard. Passé à la râpe à fromage par Horus et slam dunk-é dans le bac à ordures dangereuses par Lorgar, le surhomme par qui le scandale éclata n'a pas vraiment d'épaule sur laquelle suinter, mais il s'en fout royalement car son auguste compagnie lui suffit. Et comme dit son deuxième proverbe favori (on parlera de son premier un peu plus loin): "plus on est de fous, plus on rit, moi je suis tout seul parce que personne ne m'aime alors je compense en étant complétement ravagé du bulbe et pouvoir rigoler un bon coup". Quel dommage que seule la version abrégée de cette maxime si profonde nous soit parvenue. Toujours est-il qu'Erebus est décidé à se parler à lui-même pour passer le temps, et il embarque donc le lecteur dans le récit de son origin story, qu'il considère comme étant édifiante. Voyons cela.

 

Première confession: Bubus a toujours été mauvais. Et surtout en dictée. Il ne s'en cache ni ne s'en excuse, et il n'y a pas d'élément déclencheur à chercher pour explique sa chute, à part peut-être le fait qu'il ne supporte pas la chaleur. Mais bon, se dire que l'Hérésie aurait été évitée par un malheureux climatiseur, ce n'est pas très glamour, donc restons sur l'hypothèse de la malignité incarnée. Déjà tout môme, son passetemps favori était d'arracher les pattes de scorpion de Colchis, ce qui n'est guère charitable. Issu d'une famille miséreuse, il se mit à lorgner du côté des khôl gris du Covenant après avoir constaté que les prêtres menaient une vie de patachon. Après quelques mois à apprendre par cœur des cantiques et à apprendre à lire sur des bouquins piqués en douce dans le temple local, notre zéro accomplit ses premières armes en garrotant de sang froid un jeune dévôt de son quartier, auquel sa mufle de mère le comparait à longueur de journée pour le rabaisser. L'individu en question témoignait de sa foi envers les Puissances en se peignant des mots sacrés sur le visage, habitude que son assassin reprit, tout comme il lui emprunta son nom: Erebus. MIND BLOWN. On est passé à ça d'avoir l'Hérésie manigancée par un gonze appelé Post Malone ou Tekashi69, ça fait froid dans le dos tout de même. Heureusement que Môman Bubus n'aimait pas le rap. 

 

Ce premier assassinat permit toutefois à l'usurpateur d'entrer dans les ordres sans coup férir, et de commencer à tailler son chemin vers le pire, soit le Pouvoir, l'Influence, la Richesse et l'Efferalgan. Car Erebus n'est pas vraiment croyant à la base, et avoue volontiers s'être piqué d'intérêt pour la chose religieuse de la même manière que tu as pris goût aux endives au jambon: à l'usure. BLIND MOWN. Pendant qu'il faisait ses classes, un certain Prophète commençait à faire parler de lui dans l'arrière pays colchitique, et il ne fallut pas longtemps avant qu'Erebus ne pose les yeux sur celui qui allait devenir son père adoptif (Lorgar), accompagné par sa future marâtre (Kor Phaeron). Ce ne fut pas le coup de foudre mais le jeunot comprit qu'il fallait qu'il se rapproche de Mr Tête d'Œuf pour son propre bien, ce qu'il fit.

 

Une arrivée impériale et une transformation en Space Marine plus tard, notre désormais fringant héros part sillonner la galaxie à la recherche des Dieux du Chaos, envers qui il sent une attirance particulière. Rien de très intéressant ne se produit jusqu'à l'arrivée sur Davin, et la visite qu'Erebus rend à un temple décati que lui ont révélé ses visions. Sur place, il rencontra un vieux prêtre ridé et impoli, ce qui n'est pas très malin quand on s'adresse à un type qui fait deux fois sa taille et trois fois son poids. Parmi les tags effacés et les inscriptions désobligeantes, les sens de sorceleur du surhomme firent clignoter en rouge un dessin de l'Anathame (qui ne se trouvait pas sur place, ce serait trop simple) ce qui fut apparemment suffisant pour son bonheur immédiat. Il repartit donc avec une envie folle de farmer du Wither squelette1, en ordonnant au vioque de faction de retaper un peu la bicoque, et en donnant rendez-vous dans quelques décennies à une très jeune Akshub (qui ironie de l'histoire, lui donnera des cours en chaotique appliqué lorsqu'il reviendra... quel fumiste tu fais Bubus alors). La suite de l'histoire, sans être parfaitement connue, l'est toutefois suffisamment pour pouvoir laisser Erebus à ses divagations fiévreuses et purulentes. Mais tel est le destin de ceux qui manquent de peau. 

 

1: Mais sans accès au Nether, il dut se contenter de piller les collections permanentes du musée de la vie rurale de l'Interex, comme chacun sait.

 

Avis:

gilian:

Chris Wraight s’attaque à ce qui est surement le personnage le plus important de l’hérésie d’Horus du coté des puissances de la ruine. Si c’est l’empereur qui pousse Lorgar à chercher les dieux du chaos en répudiant son fils, c’est bien Erebus qui est au fondement de l’Hérésie. C’est lui qui fournit la dague qui blesse Horus, c’est lui qui accomplit le rituel qui commence la tempête de la ruine. Et bien que ses plans finissent tous par être éventés et que lui-même finit en disgrâce c’est par lui que tout ou presque arrive.

 

Mention spéciale pour « Béni soit l’esprit trop étroit pour le doute » qui était la citation favorite d’Argel Tal et qui lui vient au final de la personne qui l’a tué.

 

Chris Wraight renverse un peu les choses par rapport à l’histoire originelle qui veut que ce soit Kor Phaeron l’instigateur de l’hérésie mais on peut mettre en balance le fait qu’Erebus et Kor Phaeron ne s’aiment pas et l’histoire est racontée par Erebus. Il minore sûrement la position de son rival. Et il ne faut pas oublier non plus qu’Erebus et Kor Phaeron suivent le panthéon chaotique par intérêt alors que Lorgar le fait parce qu’il a la foi.

 

J’ai bien aimé cette histoire même si elle ne change pas grand-chose, elle nous en apprend plus sur Erebus. (Mais du coup je pense qu’on n’aura pas droit à un roman court dans la série personnage important sur lui^^).

 

Schattra:

Chris Wraight lève le voile sur l'origine d'un des personnages les plus importants de l'Hérésie n'étant pas Pépé ou un Primarque : bonne idée dans l'absolu, et assez bien réalisée même si 'Child of Chaos' tient plus de la lecture complémentaire intéressante que du must read définitif. Il y a certes quelques révélations bien senties de la part d'un auteur qui a trop de métier pour ne pas jeter quelques bouts de fluff anecdotiques (au sens littéral) en pâture à son public de fanboys dans une nouvelle telle que celle-ci, mais rien qui changera la face du lore. On apprend par exemple que c'est à Erebus que l'on doit la maxime "béni soit l'esprit trop étroit pour le doute", ce qui est utile à savoir pour briller dans un centre GW mais relève de la trivia hérétique au final. Notons également que Wraight se retrouve piégé par cet ennemi acharné de l'auteur de l'Hérésie d'Horus qu'est la continuité temporelle (à égalité avec la bonne vieille logique cartésienne): si Erebus a pu devenir un Word Bearers, c'est qu'il était très jeune à l'arrivée de l'Empereur. Or on sait ('Lorgar: Bearer of the Word') que Kor Phaeron avait déjà mis des pensées non euclidiennes dans la tête de son pupille bien avant que Bubus soit en mesure de susurrer des salaceries à l'oreille de son Primarque : l'image d'Epinal d'instigateur de l'Hérésie qui accompagne le Chapel-Un depuis quelques années en prend donc un sacré coup dans les ratiches. 

 

Bref, on tient ici une lecture sympathique et qui permet à Wraight de mettre un peu d'ordre1 dans, et de faire quelques clins d'œil à la suite de, l'histoire d'Erebus, ce qui peut, ou non, justifier les 3,49€ demandés par la Black Library pour tuyauter le lecteur/fluffiste sur ce VIP chaotique. 

 

1: J'ai bien aimé le fait qu'il cherche à couvrir les traces de Thorpe en indiquant au détour d'une phrase que, oui, les Dieux du Chaos avaient bien un œil (mais juste un œil) sur Colchis et le Covenant, respectivement élus "Planète chaotique la plus calme du Materium" et "Secte chaotique hégémonique la moins efficace de la galaxie" 10.000 ans de suite. Il ne pouvait guère faire plus que cela sans réécrire l'histoire.

 

Fluff:

  • Erebus : Il vient d'une famille de Colchis très modeste, et a voulu devenir prêtre pour s'enrichir plutôt que par dévotion. Erebus n'est pas son vrai nom, il l'a emprunté d'un jeune dévôt de son quartier qui se peignait des mots sacrés sur le visage (habitude qu’il a reprise) et que sa mère admirait ; cela a été son tout premier meurtre. Il ne hait pas Kor Phaeron, il le trouve amusant et ridicule dans son désir d'être vu comme un Space Marine. C'est à lui que l'on doit l'expression "Béni soit l'esprit trop étroit pour le doute".

 

Terminus merci @gilian !

Révélation

Blood of the Emperor/2021/14 pages

 

Intrigue:

Schattra :

Notre histoire s’ouvre sur la glorieuse scène d’un Légionnaire Death Guard, Caipha Morarg, vomissant dans son casque et constatant avec inquiétude que le contenu de son estomac n’est pas évacué par les valves de son casque, sérieusement encrassées. Fort heureusement pour notre héros, le pouvoir de Nurgle lui permet de tenir en apnée longue dans ses glaires jusqu’à ce que l’Apothicaire Zadal Crosius (avec un nom pareil, il aurait dû faire Chapelain moi je dis) arrive avec sa fidèle clé de 12 et purge le heaume de son camarade. Bienvenue dans ‘Terminus’ et sur Terra, au début du siège de la planète par l’avant-garde d’Horus.

 

Récemment buzzés par Nurgle – et ses mouches – pour rejoindre sa team, les Death Guards doivent encore s’habituer à leur nouvelle condition de pestiférés ambulants, perclus de maux divers et variés, mais guère incapacités par ces derniers, mis à part au niveau de l’agilité. Nous suivons donc Morarg, qui se trouve être, en plus de barbouillé, l’Ecuyer personnel de Mortarion, et Crosius alors que la paire progresse lentement mais sûrement vers le Palais Impérial, rasant les avants postes fortifiés et exterminant les traînards de l’Armée Impériale avec détachement, tout en essayant de mettre des mots sur leur douloureux et désespérant passage de guerriers surhumains insensibles à toutes maladies, à celui de creusets de microbes, virus et autres bactéries. Une chose semble certaine : Mortarion a joué un rôle dans cette transition (énergétique, mouahaha).

 

Et à tout seigneur glandeur, tout honneur, Mort Shuman finit par rejoindre la ligne de front, sans doute fatigué que Typhon lui ressorte en boucle la blague de la grosse mite depuis qu’il lui a poussé des ailes. Cette arrivée funeste se solde d’un échange de haut niveau entre le Primarque et son chief of staff littéralement défroqué, par lequel on apprend que l’Empereur a interdit à son fils de remettre les pieds chez lui tant qu’il n’aurait pas pris une douche. La nouvelle se termine par une démonstration des nouveaux pouvoirs entropiques de Mortarion, qui est capable de faire vieillir en accéléré une zone de son choix à une distance respectable1, et c’est un bastion isolé dans la pampa himalayenne qui en fait les frais. Comme on disait au tout début de M3 : « va y avoir des spores ».

 

1 : Une compétence toute christique quand on y réfléchit. Mortarion est capable d’apporter mille ans de pets sur terre, ça se respecte.

 

gilian :

Il n’y a pas vraiment d’histoire à raconter dans cette très courte nouvelle…

 

La Death Guard arrive sur Terra, et Caipha Morarg et son ami l’apothicaire Zadal Crosius parlent de ce qu’est devenue la légion. Ils s’interrogent sur ce qu’ils sont devenus et surtout pourquoi ils ne sont pas morts. Ils en veulent à Typhon de les avoir vendus et se demandent ce que Mortarion a dû sacrifier pour les sauver.

 

Mais l’heure n’est pas vraiment au questionnement, le primarque arrive et ils ont un palais à prendre. Et surtout Mortarion a toujours pris la meilleure décision pour les maintenir en vie, et cela bien avant l’arrivée de l’empereur.

 

Avis:

Schattra :

Je ne sais pas vraiment ce que Chris Wraight a voulu faire avec ce 'Terminus', qui évoque plus le dernier arrêt d'une ligne de métro ("nous arrivons sur Terra, merci de ne rien laisser ni oublier derrière vous") que la conclusion fatidique d'une épopée sanglante, ou même, ce qui aurait été logique, le vaisseau spatial le plus tristement célèbre de la Légion. Ce n'est pourtant pas comme si cet auteur n'avait pas déjà un passif, et de qualité qui plus est, avec ces protagonistes, et des personnages et arcs narratifs à mettre en scène pour donner un semblant d'intérêt à cette soumission. Je m'attendais ainsi à retrouver, ou au moins à croiser le temps d'un caméo, ce bon vieux Vorx ('Lords of Silence'), que l'on avait déjà vu à l’œuvre sur le temps long dans 'Unification', mais me suis retrouvé à la place avec l'illustre pas très connu Morarg, le positivement obscur Crosius, et Mortarion faisant du sale sur les trois dernières pages. Ce casting surprenant aurait pu faire l'affaire si on lui avait donné une intrigue et une mise en scène digne de ce nom, mais la première s'est avérée être un mélange de poncifs ("Ahlala que nous sommes malades présentement une fois par exemple là dis donc... Mais on reste tout de même trotrobalèze paske fô pas déconner non plus") et de renvois au déroulé de 'The Buried Dagger', et la seconde à une sorte de plan large sur une partie de tower defense en mode ralenti. Pas de surprise scénaristique comme dans 'Endurance', ni de construction un peu travaillée comme dans 'Unification': rien que le récit plan-plan du retour de la Death Guard sur le Monde Trône, dans une sorte de filler faisant le lien entre deux épisodes autrement plus intéressants de l'histoire de la Légion: sa corruption par Nurgle et sa participation au vrai siège du Palais Impérial. Au final, rien à retirer de ce 'Terminus' qui n'ait été déjà couvert, et de façon plus intéressante, par d'autres récits consacrés aux Barbarus Boyz au cours de l'Hérésie d'Horus.

 

gilian :

Pour une personne qui ne connaît pas la Death Guard et surtout qui ne connaît pas les seigneurs du silence de Chris Wraight (ni le reste de ses écrits sur la Death Guard), la nouvelle va paraître sans intérêt. Wraight a toujours ajouté une petite touche de politique ou de relation « humaine » entre ses personnages. Le thème récurent de ses écrits sur la Death Guard c’est la dualité Typhon / Mortarion. Typhon a trahi sa légion et l’a rendue malade, pour lui, c’est lui qui a livré la Death Guard à Nurgle, le dieu de la peste. Mais la réalité est toute autre. La légion se serait laissée mourir, Typhon n’a rien réussi du tout, c’est Mortarion qui a accepté de devenir le Héraut de Nurgle et qui a « sauvé » sa légion. Et les légionnaires de la Death Guard sont fidèles à Mortarion pour cela (à part les fidèles de la première heure de Typhon). Et Typhon n’a jamais réussi à changer cela. C’est à mon sens le sujet de cette nouvelle. Et dans ce sens là, ce n’est pas trop mal.

 

Fluff:

  • Mortarion : Après son passage à Nurgle, le Primarque a reçu de nombreux dons de la part du Grand-Père. Certains physiques, comme les ailes d’insecte qui lui ont poussées dans le dos, d’autres psychiques. Il est ainsi capable de percevoir l’Empereur sous sa forme incorporelle lorsqu’il se déplace dans le Palais Impérial pendant le siège de Terra, et également de provoquer le vieillissement accéléré des êtres et des choses dans une zone ciblée (rq : cela fait très Hrud comme pouvoir).
  • Death Guard (Culture) : La Death Guard a toujours eu la réputation de minutie dans ses campagnes, en compensation de son manque fameux de flexibilité tactique. Les Death Guards sont parmi les plus attachés et fidèles à leur Primarque parmi les Légions : ils éprouvent un véritable amour pour Mortarion.

 

 

Dan Abnett (7)

Révélation

 

Dan Abnett: si ce nom ne vous dit rien, vous devez être nouveau ici (dans ce cas, bienvenue!). Depuis ses débuts pour la Black Library à la fin des années 90, dans les pages du magazine Inferno!, qui a vu naître et évoluer des institutions de la maison d'édition de Nottingham tels que les Fantômes de Gaunt ou l'Inquisiteur Eisenhorn (à la calvitie agressive), Abnett s'est imposé comme l'homme fort, le taulier incontestable et la figure de proue de la BL. Il était donc tout à fait logique que cette dernière l'associe à son dernier projet d'envergure, l'épique Hérésie d'Horus, à laquelle il a contribué (en attendant que soit révélée le(s) titre(s) qu'il écrira pour Le Siège de Terra) à travers une demi-douzaine de romans, dont l'inaugural L'Ascension d'Horus//Horus Rising, Legion//Légion, Prospero Brûle//Prospero Burns, La Bataille de Calth//Know No Fear et Imperium Secundus//The Unremembered Empire) et autant de courts formats (La Tour Foudroyée//The Lightning Tower, Parties de Chasse//Blood Games, L'Autre Horus//Little Horus, Sans Repères//Unmarked, Meduson, Perpetual).


 The Lightning Tower // La Tour Foudroyée merci @gilian et @Red Qafe !

Révélation

Shadows of Treachery - Les Ombres de la Traîtrise/2007/19 pages

 

Intrigue:

the-lightning-tower.png?w=580gilian :

On y voit Rogal Dorn le prétorien, en train de détruire le palais impérial pour y construire la forteresse impériale, en vue de l’assaut des forces de son frère félon. Il est empli de doute et une question revient tout au long de la nouvelle : De quoi a-t-il peur ? Pour lui il a peur des raisons qui ont poussé les félons à se rebeller. Peur de les apprendre et de tomber d’accord avec eux. Mais pour Malcador il a peur de Konrad Curze et de la peur en elle-même.

C’est assez étrange comme fin de nouvelle.

 

Red Qafe :

Cette fameuse nouvelle décrit comment Rogal Dorn, désolé de devoir convertir l'architecture artistique du Palais Impérial en forteresse hérissée de défenses, va trouver du réconfort auprès de Malcador le Sigillite qui va lui parler du Tarot Impérial. Dorn semble avoir peur. Peur d'un jour comprendre les raisons pour lesquelles Horus se retourne contre l'Empereur, et de les approuver. Peur de Curze, qui est la peur incarnée et qui l'a déjà attaqué. Peur de la Tour Foudroyée, qu'il considère comme un symbole de victoire obtenue au prix d'un grand sacrifice.

 

Schattra :

Sur la Terra impériale du 31ème millénaire, la trahison d’Horus, Primarque, Maître de Guerre et fils favori de l’Empereur, est encore fraîche que ce dernier, jamais à repousser à la décennie suivante ce qui peut être fait cette année, ordonne à son manœuvre portugais inwittien de fiston de fortifier son Palais, en préparation d’un siège qu’il voit déjà se profiler à l’horizon, bien que ce qui deviendra l’Hérésie d’Horus n’en soit encore qu’à ses prémisses. S’exécutant sans broncher, Rogal Dorn, car c’était lui (quelle surprise), se met au travail avec ardeur, bien qu’il lui en coûte de devoir construire des casemates et des miradors sur un site classé au patrimoine galactique de l’humanité. Les considérations esthétiques du Primaçon, habituellement aveugle à toute beauté, ne manquent pas de surprendre ses collègues de truelle (Vadok Singh, le Contremaître de Guerre) et proches collaborateurs (Sigismund, pas encore disgracié, et Archamus, pas encore empalé) parmi lesquels on compte heureusement un psychiatre homologué en la personne de Malcador le Sigilite.

 

Ayant surpris Rogal traîner sur les remparts du Palais dans le pyjama en pilou qu’il tient de son grand-père1 (un signe manifeste de déprime), le Premier Seigneur de Terra comprend qu’il est de son devoir d’intervenir, et invite donc le rejeton de son boss à une consultation privée dans ses appartements. Ne pouvant décemment pas partir sur le complexe d’Oedipe avec la moitié des Primarques déjà décidés à tuer le père, Malcador opte pour une approche un peu différente, et demande à son interlocuteur ce qui l’effraie, afin de comprendre d’où vient le spleen persistant du Prétorien. Fort à propos, la question avait déjà été soumise à Dorn quelque temps auparavant, lui laissant le temps de considérer le sujet. Ayant décrété qu’il ne craignait personne, le Primarque tente de se donner l’air profond en répondant qu’il avait peur de ce qu’il ne comprenait pas, comme les règles de la belote, la communication de la Black Library ou encore les causes ayant poussé la moitié des Légions impériales à rejoindre la cause d’Horus. Malheureusement pour lui, il en faut plus pour berner le Sigilite, qui sort de ses tiroirs un jeu de cartes ayant appartenu à Konrad Curze, frère ennemi ayant failli tuer Dorn sur Cheraut après une dispute. Voyant son patient tourner au flave2, Malcador enchaîne sur une thérapie accélérée et tire les cartes à ce dernier, avec des résultats plutôt inquiétants. Mais évidemment, ce n’est qu’un jeu, haha. Ça fera 83 €.

 

La nouvelle se termine sur un Rogal Dorn un peu plus gaillard depuis sa discussion cathartique avec son prof principal, qui se prépare à repousser les assauts des traîtres avec un petit jeu de tower defence. Surpris par son Père en train de niaiser au lieu de faire ses devoirs, le Primarque dissipé jure toutefois qu’il ne laissera pas tomber son Pôpa, qui repart donc sur le Trône l’esprit tranquille mais le colon obstrué (la constipation, quel fléau). Rendez-vous dans sept ans pour que ça commence à vraiment chier sur Terra.

 

1 : Qui devait s’appeler Hodor(n) pour que sa robe de chambre aille à son petit fils naturel. Je ne veux pas penser à l’alternative.

 

2 : C’est un jaune pâle. Non, je ne connaissais pas ce terme avant d’écrire cette chronique. Oui, je vais dès à présent tenter de le placer discrètement dans autant de conversations que possible.

 

Avis:

gilian :

Pour moi c’est un peu l’ovni de ce recueil (rq: Croisade et Autres Récits, majoritairement consacré à 40K), la nouvelle a plus de 10 ans d’âge et rien ne justifiait de la voir ici… Mais ça reste une très bonne nouvelle et une très bonne introduction au livres sur Dorn ou plutôt au siège de Terra.

 

Schattra :

À l’heure où cette chronique est écrite, The Lightning Tower affiche plus d’une décennie au compteur, faisant partie des premiers textes écrits pour l’Hérésie d’Horus lorsque le projet fut initié par la Black Library en 2007, ce qui ne nous rajeunit pas. Pour ceux qui ont vécu l’épopée littéraire que constitue cette saga, cette nouvelle occupe sans doute une place particulière, le témoin d’une époque où le lecteur, probablement enthousiaste, mais peut-être dubitatif, devant cet OLNI, se demandait à quelle sauce il allait être mangé. Ayant sans doute voulu assurer le coup, la BL avait fait le sage choix de confier le début de la série à des contributeurs expérimentés, l’incontournable Dan Abnett en tête. Et force est de constater que, comme son Horus Rising pour les romans de l’Hérésie, The Lightning Tower a parfaitement accompli sa mission, c’est à dire fournir des fondations solides et inspirantes aux publications qui suivirent (qui se comptent aujourd’hui en centaines pour les nouvelles). Bénéficiant de la maîtrise narrative et de la patte littéraire du Wordmaster, cette soumission demeure à mes yeux l’une des meilleures introductions disponibles à cette franchise dans la franchise qu’est l’Hérésie d’Horus. En une vingtaine de pages, elle parvient ainsi à poser les bases de l’intrigue (une trahison monumentale mettant en péril le règne du bon Roy Empereur), présenter quelques personnages cruciaux, donner un aperçu satisfaisant de l’univers et de l’atmosphère de cette fin de 31ème millénaire, et esquisser la perte d’innocence que se révèlera être ce conflit galactique. Si, en plus, le lecteur connaît ses classiques, il aura droit en sus à quelques détails fluff assez sympathiques, variant du cool-à-savoir-mais-pas-vraiment-important (la barboteuse de Rogal) au cryptique-mais-probablement-lourd-de-sens (le tirage de Malcador). Bref, véritablement la pierre sur laquelle la Black Library a construit sa cathédrale, et une « relique » de l’Hérésie à laquelle il convient de rendre hommage.

 

Fluff:

  • Palais Impérial : Au moment de son achèvement, le Palais était le plus grand bâtiment construit par l’Homme connu dans l’espace impérial.
  • Rogal Dorn : Il s’agit du 7ème Primarque à avoir été retrouvé par l’Empereur. Au moment de leurs retrouvailles, il était le maître de l’amas d’Inwit, et régnait donc sur un petit empire galactique. Parmi les forteresses construites par ce maître de la porciolétique, on compte les cités fortifiées de Zavamunda, la spire de Gallant, les donjons des Marches de Ruthan. Il ne craint aucun de ses frères, à l’exception du Nighthaunter depuis leur accrochage sur Cheraut.
  • Malcador le Sigilite : C’est un grand collectionneur, il possède des tableaux : la Joconde de Leonard de Vinci ; les Tournesols de Van Gogh ; et le Cri d’Edvard Munch


 Blood Games // Parties de Chasse merci à @la queue en airain, @Kaelis@ziafab@gilian et @Lagnar !

Révélation

Tales of Heresy // Chroniques de l’Hérésie/2010/51 pages

Intrigue:
BLPROCESSED-Blood%20Games%20cover.jpgla queue en airain:
Une histoire sur les Custodes et Terra au moment critique du début de l'Hérésie alors que tout le monde se prépare à la guerre.


Kaelis:
Une version un peu infiltration de Terra en M.31, qui nous renseigne pas mal sur le côté "vie de tout les jours" des Terriens.

ziafab:
Ambiance à la Eisenhorn. Polar, action, politique et trahison sur Terra, avec les Custodes (enfin !) et les Imperial Fist.

 

gilian:

Cela fait dix mois qu’il est sur Terra a tenté de s’approcher du palais imperial pour y commettre son méfait. C’est une progression bien plus lente qu’il n’avait prévus au départ mais étrangement les choses ont changé sur Terra depuis ça dernière visite, la sécurité est plus renforcer et partout on érige des murailles et des positions défensives.

Mais rien n’a pu l’empecher de s’introduire dans le palais imperial et il se trouve a quelques mètres de ça cible, il ne reste plus qu’a le poignarder.

Malheureusement c’est a se moment la qu’il est repérer et arrêter…

Bien entendu tout cela n’était qu’une simulation grandeur nature, notre assassin était un Custode du nom d’Amon Tauromachian qui exécutait une partie de chasse pour tester les défenses du palais imperial contre les intrusions.

Apres avoir été débriefé, Amon toujours en quête d’un peu d’action décide d’aller voir s’il n’y a pas une enquête qui traine pour se changer les idées. Il était tombé sur le cas du seigneur Sichar du haut brésil, un puissant seigneur toujours en train de critiqué le pouvoir impérial mais qui savait rester du bon coté de la ligne rouge.

Comme il s’ennuie ferme et après avoir prouver que prendre son temps pour mener une mission était la bonne méthode , Amon décide logiquement de foncer tête baisser aller retourner la moitier du Brésil pour trouver des infos et se faire prendre la main dans le pot de confiture…

(Attendez, Stop !!! S’infiltrer dans le palais de l’empereur pas de soucis, mais on se fait prendre en allant espionner un seigneur local ? Faudrait peut être que les custodes engagent un ou deux Lucifers noirs)…

Et tout ça pour quoi ? Pour faire la boulette du siècle et arrêté l’agent double que Dorn avait réussit à placer dans les contacte d’Horus.

 

Schattra:

C’est camping ce soir pour notre héros, un individu mystérieux plus enclin à partager avec le lecteur ses voyages pendant les dix derniers mois, qui l’ont vu parcourir une bonne partie de l’Eurasie dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et en suivant le vol des hirondelles d’Afrique chargées de noix de coco, qu’à révéler les raisons qui l’ont poussé à entreprendre ce périple singulier, ni pourquoi il est persuadé d’être recherché par les autorités locales. Au fur et à mesure que les anecdotes s’enchaînent, signe manifeste de la vie intérieure très riche du personnage, qui ne parle pas mais se souvient beaucoup, nous prenons la mesure du bonhomme, et comprenons qu’il n’est pas venu pour rigoler, en témoignent les trois migous junkies que Mr X a froidement abattu lorsque ces derniers ont fait mine de lever la main sur lui pendant un deal de résine qash1, sur les contreforts d’un Palais Impérial en grands travaux de renforcement. Si le migrant inconnu tenait tant à récupérer la précieuse substance, c’est qu’il a besoin des effets paralysants de cette dernière pour duper les scanners biologiques qui protègent le Palais, et feint donc la mort derrière un tas de gravier transporté par une grue pour déjouer les mesures de sécurité entourant sa cible. Car il ne fait guère de doute après ces quelques pages introductives que notre héros est un assassin, et que sa future victime se terre quelque part dans l’immensité baroque de la baraque de fonction de Pépé.

 

Négociant les obstacles les uns après les autres grâce à ses talents naturels, un changement fréquent d’identité et de profession, et l’aide de quelques petits gadgets très utiles, comme un champ de déplacement pour camoufler sa stature massive, et une feintecapuche2 pour disparaître totalement, tel un Harry Bolter de deux mètres dix sous sa cape d’invisibilité, le stalker parvient jusqu’au Hall de Leng, où il surprend Rogal Dorn en train de palucher un grimoire massif à des heures indues. S’arrêtant à peine pour noter la beauté des mains du Primarque, le tueur se rue sur cette pauvre et frêle chose qu’est le Prétorien de Terra, la dague aux lèvres et la bave à la main…

 

Révélation

…Mais voit sa lame empoisonnée être repoussée au dernier moment par un Custodien, qui s’était lui aussi planqué sous une cape VPN pour éviter d’être repéré. Bien que parvenant à se défaire de cet adversaire, puis des deux autres qui lui tombent sur le râble immédiatement après (pendant que Rogal Dorn, vraiment imperturbable, finit sa petite affaire dans son coin), l’assassin décide sagement de s’échapper de ce traquenard, mais se retrouve cerné à la sortie du Hall par un quintet de Custodiens en armure complète, qui lui font comprendre qu’une reddition immédiate serait charitable de sa part. Jeté en prison comme un malpropre sans avoir pu mener à bien sa mission, notre héros reçoit la visite de Constantin Valdor en personne, qui, plutôt que de le soumettre à la torture pour lui arracher ses secrets, le félicite pour le nouveau high score qu’il a réussi à établir pour cet exercice rafraîchissant que sont les Parties de Chasse (Blood Games) de l’Adeptus Custodes. Car notre surineur masqué capé n’était pas un Assassin retourné par Horus, ou un Alpha Légionnaire en goguette sur Terra, mais Amon, Custodien du 1er Cercle, et son run presque réussi va permettre à ses frères d’armes de perfectionner encore un peu plus la sécurité du Palais, dont il a exposé les failles3.

 

Ce malentendu dissipé, il est temps pour notre vaillant infiltrateur de reprendre ses fonctions normales, qui consistent à détecter et déjouer tous les complots menaçant l’ordre impérial et la sécurité de l’Empereur sur Terra et dans ses environs. Bénéficiant d’un matériel de pointe et de pouvoirs très étendus, mais pas absolus, car même au zénith de la Grande Croisade, le Monde Trône n’était pas totalement sous le contrôle de Pépé, les Custodiens occupent donc leurs journées à maintenir la pax imperialis, ce qui les conduit parfois à monter des opérations que n’aurait pas dédaigné Tom Cruise à son époque Mission Impossible4. Pour Amon, qui est parti crapahuter dans la pampa avant que la nouvelle de la trahison d’Horus ne soit révélée, il faut se remettre au travail sans tarder après ces quelques mois de randonnée itinérante (l’équivalent d’une période de congés pour un Custodien, sans doute). Il demande donc à Valdor de superviser le dossier Sichar, du nom de l’influent seigneur du Hy Brasil, soupçonné d’entretenir des contacts détournés avec des éléments félons de l’Armée Impériale.

 

Jamais le dernier à mettre les mains dans le cambouis, Amon recrute son vieux pote (façon de parler, les Custodiens sont tous des asociaux) Haedo pour infiltrer le territoire de son suspect, usant à nouveau de sa science du maquillage et de la postiche pour se faire passer pour un VRP en granit, ou équivalent, tandis que son collège adopte le rôle de son garde du corps. Le hic, c’est que cet impatient d’Amon n’a pas attendu le mandat demandé à ses supérieurs pour se rendre sur place, et a poussé le zèle jusqu’à tenter de hacker le pare-feu de Sichar en utilisant des lombrics espions (it’s complicated). S’il se fait gauler, ce sera un beau merdier diplomatique, mais comme notre héros est un vrai professionnel hautement entraîné... il se fait gauler. Je crois que la bonne formule était « autrement entraîné ». Pour ne rien arranger, Amon se fait griller sous sa perruque par le soupçonneux garde du corps du frère de Sichar avec lequel il taillait le bout de gravier, un Lucifer Black auquel on ne l’a fait pas. Cependant, la tentative grossière de la team Custo’ ne se solde pas par un échec complet, les derniers vers inquisiteurs d’Amon lui ayant permis de prouver que ce petit fripon de Sichar a bien été en contact régulier avec le Vengeful Spirit au cours des derniers mois.

 

Abandonnant toute discrétion, les deux Custodiens se font livrer leurs armes et armures par un téléporteur Über Cheat, et partent en direction du Parlement de Hy Brasil, où se trouve leur suspect, le Lucifer Black de garde du frangin d'icelui sur les talons. Grâce à la magie des feintecapuches, ils parviennent toutefois à portée de lance gardienne de l’agent double, révèlent leur présence, et le somment de se rendre sans jouer au héros…

 

Révélation

…Cette interpellation sans histoire est cependant complexifiée par l’arrivée soudaine d’une escouade de Huscarls Imperial Fists, menée par Rogal Dorn en personne. Devant le refus des deux Custodiens de baisser leur arme, le Primarque est contraint de leur expliquer la situation : Sichar a bien été en contact avec Horus, mais c’est parce qu’il était un agent double au service de Terra. Et maintenant que sa couverture a été atteinte, il faudra trouver aux loyalistes un nouveau moyen de suivre les faits et gestes du Maître de Guerre félon. Bravo les Custos. Et Amon de faire remarquer à son interlocuteur qu’il faudrait vraiment que Space Marines et Custodiens collaborent de façon plus soutenue à l’avenir, afin d’éviter ce genre de résultats contre-productifs, conséquences logiques d’un travail en silo. Avant que Dorn ne puisse donner son avis sur la question, le Lucifer servant de garde du corps à Sichar, qui lui était un véritable traître, fait péter une bombe dans l’enceinte du Parlement, tuant son ancien employeur pour lui apprendre à être une balance. Il faudra à Amon encore s’employer pour rattraper le fâcheux et l’empêcher de faire exploser une autre bombe, bien plus dévastatrice, au dessus de la patinoire géante servant à refroidir les réacteurs de Hy Brasil, ce qui aurait eu des conséquences dévastatrices. Une petite téléportation du véhicule piégé en orbite, et l’affaire est réglée. Cependant, il va falloir que les surhommes rivaux apprennent à coopérer d’ici l’ouverture du siège de Terra si Pépé veut espérer l’emporter…

 

Révélation

…Spoiler : ils n’y arriveront pas des masses.

 

 

 

1 : Grossière erreur qu’ils ont payé de la même manière, c’est-à-dire cash.

 

2 : Je suis quasiment sûr que falsehood n’a pas été traduit comme ceci en VF, mais ma version a vraiment trop la classe. 

 

3 : « Et Dorn dans tout ça ? » demanderont les lecteurs Imperial Fists, avec raison. Et bien le Primarque est chill avec le concept du "Un-Deux-Trois...Scalpel" dont il est la cible de la part des Custodiens, apparemment. Notamment parce qu’il avait repéré Amon depuis un petit moment, et ne se sentait pas vraiment menacé par un avorton maniant un couteau à huître.

 

4 : À ne pas confondre avec ‘Maçon Impassible’, qui est le sobriquet dont les Custodiens ont affublé ce pisse-vinaigre de Dorn.


Avis:
la queue en airain:
Comme déjà dit par d'autres, Abnett est le type qu'il faut pour apporter un peu de crédibilité aux histoires se penchant sur la technologie de l'univers oùsqu'il y a la guerre et ça tombe bien, ici, pépé est encore là et on n'est pas dans le côté trotro-gothique-TGCM qu'on trouve dans nos jeu. Du coup on sent qu'Abnett en profite, il invente, il crée quantité de gadgets pour ses Custodes qui ne sont pas que des gardiens mais aussi une police politique et des James Bond en herbe.

Ça change des histoires habituelles tout en restant ancré dans l'univers qui nous plait avec des références posées çà et là. Grosso merdo, c'est sympa à lire et probablement un des meilleurs boulot du Abnett que j'ai été amené à lire jusqu'ici. Peut-être qu'être moins bridé par le côté trotro dark lui a été bénéfique.

Kaelis:
Très intéressante, et super sympa à lire. J'ai été surpris de voir qu'à l'aube de l'attaque du palais de l'Empereur, Terra n'est pas encore entièrement sous la coupe de ce dernier.


ziafab:
Franchement sympathique, surtout pour la découverte de l'organisation des Custodes.

 

Lagnar:

J'ai trouvé cette nouvelle très intéressante et surtout instructive sur la situation sur Terra "pré" Hérésie. C'est surprenant de voir que la planète-mère de l'Imperium est à ce point "instable" comparé aux mondes conquis à qui on ne laisse pas trop le choix ^^ La partie de chasse en elle-même est intéressante aussi bien que j'ai dû lire trop vite car je pensais que la cible était l'Empereur. Constantin ne dit-il pas d'ailleurs que l'Empereur  savait depuis longtemps qu'il approchait mais qu'il l'a laissé faire pour voir ? Je me suis peut-être embrouillé.. En tout cas ça se lit très bien !

 

gilian:

J’ai bien aimé cette nouvelle mais je suis un peu mitiger quand même, la premiere partie est vraiment bien et aurait pu se suffire à elle-même. Comment expliquer qu’un custode qui arrive a quelques millimètres du dos de Dorn puisse se faire chopper a l’entrer du Brazil :x

Et comme d’habitude Abnett semble toujours prix de court sur les petites nouvelles par manque de page…

 

Mais ça reste une bonne nouvelle qui nous montre Terra se préparant a la guerre et surtout introduit Amon Tauromachian.

 

Schattra:

Fascinante immersion dans le quotidien trépidant des encore plus meilleurs de l’Empereur, Blood Games fait mouche sur tous les plans importants pour une nouvelle de GW-Fiction. En matière de forme, Abnett parvient, comme à son habitude, à plonger son lecteur dans une intrigue passant de palpitante à intéressante, grâce à sa maîtrise de l’exposition parcellaire, qui lui permet de laisser son public dans une méconnaissance savamment étudiée de la situation dans laquelle son héros se trouve, jusqu’au rebondissement (pas tout à fait) final venant faire toute lumière sur les pages précédentes. Le bougre a beau être connu pour l’utilisation de ce genre d’effet, ce dernier marche toujours à plein à la première lecture, et c’est tant mieux. En plus de ce masterclass en termes de construction, Abnett convoque les souvenirs de ses trilogies inquisitoriales pour effectuer un remarquable travail de contextualisation de son propos, décrivant avec une foule de détails bien sentis la situation de Terra au début de l’Hérésie. Ce qui n’était alors « que » le Monde Trône se dévoile alors dans toute sa complexité, rappelant au lecteur qu’il n’y a pas forcément besoin de convoquer des armées titanesques s’affrontant sur des centaines d’années lumières pour intéresser le chaland.

 

Sur le fond, Abnett fait également fort en creusant quelques thèmes intéressants, comme le rôle et l’organisation des Custodiens, leurs rapports avec les autres protecteurs de Terra, et la situation géopolitique de la planète à HH-1. Et, si la vision qu’il donne de ces sujets peut surprendre de prime abord, il introduit ces nouveaux éléments de fluff avec une telle autorité et maestria que l’on ne peut qu’accepter sans la contester sa vision des choses, alors que beaucoup d’autres auteurs moins doués ont peiné à convaincre leur public de la validité de leur raisonnement et ajouts au background hérétique. Mine de rien, les apports de ces quelques dizaines de pages sont loin d’être anodins (notamment la mainmise assez fragile que l’Empereur a sur sa propre capitale, alors qu’il vient de conquérir la galaxie), et un certain nombre de publications postérieures capitaliseront sur ces derniers, à commencer par les propres soumissions d’Abnett (retour des Lucifer Blacks dans Légion, par exemple).

 

Finalement, le seul reproche que je ferai à cette nouvelle porte sur sa conclusion au goût d’inachevé, l’ultime cabriole d’Amon pour arrêter la Zamboni piégée de l’assassin de Sivar (dont la mort, racontée par une mention de deux lignes après une ellipse ayant projeté l’intrigue de la discussion tendue entre Amon et Dorn à la course poursuite du premier, est également bizarrement traitée) ne faisant pas le poids face à la qualité des pages précédentes. Pour le reste, c’est de l’excellent boulot de part de Dan Abnett, et une des meilleures nouvelles de tout le corpus hérétique que vous tenez dans les mains.


Fluff:

  • Adeptus Custodes (Caractéristiques) : Les protecteurs de l’Empereur sont généralement plus grands et plus imposants que les Space Marines, même si la différence est loin d’être aussi marqué qu’entre un humain et un Space Marines.
  • Adeptus Custodes (Organisation) : Les Custodiens sont divisés en plusieurs cercles selon leur position hiérarchique. Ils ont leurs quartiers dans le Palais Impérial dans une tour de l’Hégémon. Leur accès au système universel d’identification biométrique et à la noosphère terrane leur permet d’identifier, de suivre et de neutraliser les menaces à l’ordre impérial.
  • Adeptus Custodes (Culture) : Leurs noms leur sont donnés par le premier cercle, en reconnaissance de leur identité et celle de leur famille, lieux de formation et exploits accomplis. Ces sont gravés sur leur armure, le premier élément visible au niveau du col, et le reste sur la face intérieure de la cuirasse. Valdor avait 1932 éléments à son nom au moment de l’Hérésie. Ils ne sont pas liés par la fraternité des Astartes, et sont ainsi mieux capables d’opérer seuls. Ils s’équipent sans l’assistance de serfs.
  • Adeptus Custodes (Technologies) : Les Custodiens utilisent des technologies avancées pour mener à bien leurs missions. Le Displacer field  permet de dissimuler la taille et la stature de son porteur. La Falsehood est une cape d’invisibilité. Les Vermicular probes sont de petits robots vermiformes, de la taille d’une baguette (rq : l’ustensile chinois, pas la spécialité française) utilisés par les Custodiens pour infiltrer les systèmes d’information de leurs cibles. Répandus par milliers sur zone, les probes sont programmés pour se frayer un chemin jusqu’aux banques de données les plus proches, et envoyer l’information qu’ils ingèrent au centre de contrôle du Palais Impérial. Ils utilisent également des balises de téléportations minitaurisées et très précises, afin de recevoir leur équipement si le besoin s’en fait sentir alors qu’ils sont en mission.
  • Parties de Chasse : Afin de tester la robustesse des systèmes de sécurité du Palais Impérial, les Custodiens se prêtent à des Parties de Chasse (Blood Games), durant lesquelles ils essaient individuellement de penétrer le Palais pour assassiner un dignitaire important, voire un Primarque. Après chaque tentative, les méthodes utilisées par les « assassins » sont analysées pour améliorer la sécurité.
  • Terra (géographie) : Slovakian fiefs, Kaspia (nord reaches), Pit of Venezia (Dolomite Shrines), Boocuresti Hive, Bilhorod, Himalazia, Kath Mandau, Xizang mines, Gobi Wastes, Irkutsk, Papuan Deserts (Cebu Sity), Baktria, Delta Nilus, Archangelus (cité ruche ?), Nordafrik, Hy Brasil, Planalto (cité ruche du Hy Brasil) et le quartier de Sao Paol, Sud Merican Cantons.
  • Terra (Palais Impérial) : Cet édifice est décrit comme plus grand que beaucoup de cités de Terra. Il comporte des ravins artificiels constitués de l’empilement de cinq cents étages. Certains de ses domes, comme celui de l’Hégémon, sont si larges qu’ils disposent de leur propre micro-climat (la pluie de l’Hégémon est considérée comme un bon présage). Parmi les lieux connus, on trouve l’Enceinte de Jade (Jade Bailey), l’Oasis de Qokang, les Tours des Taxonomies, l’Investiary, le Hall de Leng (anomalie de l’espace-temps, à la confluence du passé et du futur), la Maison des Armes (House of Weapons, armurerie des Custodes), le Grand Observatoire (Great Observatory). Une montagne entière de l’Himalaya a été rasée pour fournir les matériaux nécessaires à sa fortification au début de l’Hérésie.
  • Terra (faune) : Loups irradiés (rad-wolves), présents en grand nombre sur les contreforts du Palais Impérial, et tenu à distance par des mastiffs.
  • Population impériale : Les Genestock Ogres de Nei Monggol, aussi appelés migous (rq : nom du yeti dans l’Himalaya). Ils sont beaucoup plus grands et forts qu’un homme normal et même qu’un Space Marine. Ils se droguent avec de la résine qash, dérivée d’un nématode du désert de Gobi.
  • Personnages nommés : Pherom Sichar est le seigneur du Hy Brasil et possède un empire commercial important dans les colonies terranes grâce à  ses connections avec la Navis Nobilite. Il est reconnu comme l’un des cinquante seigneurs féodaux les plus puissants des colonies (possession de Cajetan sur le monde de 61 Isthmus), avec un statut qui aurait pu lui permettre de devenir membre du Conseil de Terra, sans l’intervention de Malcador. Descendant direct de Dalmoth Kyn, l’un des derniers tyrans à s’être opposé à l’unification. Il a quatre frères, dont Ptolem Sichar. Protégé par les Dracos, une division militaire d’élite, et par des membres des Lucifer Blacks. Soupçonné par les Custodiens d’être en liaison avec Horus, il périt dans l’explosion d’une bombe posée par son garde du corps après que Rogal Dorn ait révélé qu’il était un agent double au service de Terra. La Dame Kalhoon de Lanark a été assignée à résidence du fait de son opposition à l’Empereur. Hans Gargetton, Chancelier des Plateformes Atlantiques, a été démis de son office et mis en examen de haute trahison du fait de son opposition à l’Empereur.   
  • Régiment de renom : Les Lucifer Blacks sont un régiment à la réputation légendaire, dont les membres sont tout autant réputés pour leurs prouesses aux combats que pour leur intelligence et esprit d’analyse. Quasiment exterminés pendant les guerres d’Unification, seuls les individus les plus influents peuvent s’attacher les services d’un Lucifer Black.

 

• Little Horus // L'Autre Horus merci @Celtic_cauldron, @gilian et @Lagnar !

Révélation

Age of Darkness // L'Âge des Ténèbres/2011/21 pages

 

Intrigue:

little-horus.png?w=301&h=466Celtic_cauldron:

Une bataille de l'Hérésie vécue à travers les yeux et la conscience d'Horus Aximand.

 

gilian: 

Alors que l’Hérésie bat son plein et qu’Horus a lancé son armée en direction de Terra, les force rebelle font halte le temps de détruire Dwell, une planète stratégique trop puissante pour être ignorer surtout depuis que Sendrak Meduson a commencer a regrouper autour de lui une armée assez importante pour faire peser une menace sur les arrière des légions d’Horus.

 

L’assaut doit bientôt commencer mais en attendant ce moment Horus l’autre Horus un brin nostalgique essaie de faire comprendre a Abaddon qu’il faut reformer le Mournival (mais seulement avec des vrais fils d’Horus le vrais celui la). Alors qu’Abaddon en bourrin de base ne comprend pas le besoin d’équilibre au sein d’un organe de direction, Little Horus finit par trouver un compromis pour la reformation du Mournival, ce qui règle un de ces problèmes.

 

Parce qu’Horus est un homme torturer, il a toujours eu un peu le Spleen mais depuis qu’il a trahis et massacrer ces amis sur Istvaan il fait des cauchemars.

 

Tous ces petits tracas le rendent irritable et le fait que les humains de Dwell ne veulent pas mourir tranquillement en se faisant massacrer par les marines le rend encore plus coléreux.

Ce qui finit par lui faire faire des erreurs et il est a deux doigts de ce faire massacrer par des White Scare en embuscade. Il perdra la moitier du visage dans l’affaire mais finira par voir qui hante ces cauchemars, Garviel Loken…

 

Schattra:

Dans la famille Horus, il y a bien sûr le père, Lulu la Percale1, mais il y a aussi le fils, Aximand, surnommé Horus Minus par ses petits camarades de jeu. Ou l’autre Horus, si on veut être corporate. Capitaine de la 5ème Compagnie des Sons of H…imself et membre du Mournival, c’est un individu qui compte au sein de la Légion. Son tort aura de ne pas avoir la personnalité, la fabuleuse destinée, ou le destin tragique de ses condisciples mal lunés, ce qui l’a contraint à jouer les seconds couteaux pendant ce début d’Hérésie. Tout le monde ne peut pas se retrouver sous les feux des projecteurs, il faut bien qu’il y ait des gens qui se battent (ou font semblant de se battre) à l’arrière-plan. Pourtant, notre héros du jour a des arguments à faire valoir, à part sa première place au concours inter-Segmentum des sosies de Michel Blanc, s’entend. C’est ce que cette nouvelle d’Abnett nous propose de découvrir.

 

Le propos prend place quelques temps après les événements d’Isstvan, alors que les Sons of Anarchy Chaos commencent leur course de fond en direction de Terra. Sur leur chemin se trouve le monde de Dwell, farouchement loyal à Pépé et trop militarisé pour être ignoré par les renégats. De plus, un petit comique en fer blanc du nom de Shendrak Meduson commence à faire parler de lui, et pas en bien. Très mécontent d’avoir retrouvé son Primarque rétréci à l’essorage, ce Capitaine Iron Hand a mis sur pied une force de guérilla galactique, qui s’est faite une spécialité de titiller les flancs du Maître de Guerre. Si Meduson parvient à rallier Dwell à sa cause, son pouvoir de nuisance en sera décuplé, et ça, Horus ne le souhaite pas le moins du monde. Alors que la Légion se prépare à illuminer la planète, nous surprenons une discussion entre les derniers Mournivaliers encore debout. Aximand, qui s’est mis à rêver que quelqu’un le regardait, et à entendre une respiration mystérieuse autour de lui depuis la purge des Sons, serait pour une reconstitution de cette saine institution. Il faudrait pour cela des candidats dignes de ce nom, et alors que lui penche pour un petit nouveau prometteur du nom de Grael Noctua, même pas encore Capitaine mais c’est pas grave, Abaddon se contente d’égrener les noms des types de sa Compagnie jusqu’à ce qu’Aximand finisse par lui accorder Falkus Kibre. Tope là mon gaillard, cochon qui s’en dédit.

 

Chargé de la prise du Mausolytique, croisement entre une morgue et une bibliothèque où les défunts de Dwell sont gardés sur étagère pour que leurs descendants puissent bénéficier de leur savoir, Aximand entraîne ses hommes, ainsi que son stagiaire Noctua, à l’assaut du complexe défendu par les Tyjunate Compulsories, une garde d’élite dont la chance est de pouvoir compter sur des boucliers énergétiques de bonne qualité. Résultat des courses, les bolts des Astartes se révèlent assez peu efficaces, ce qui chagrine profondément Horus Minus. Heureusement, la honte d’un retard lui est épargnée par la bonne idée de son rookie, qui suggère tout bêtement de foncer dans le tas l’épée au clair, ce qui marche du (marteau) tonnerre. Vive la jeunesse. Emporté par son élan, et bien aidé par les moulinets ravageurs de sa latte personnelle, qu’il a spirituellement appelé Mourn-it-all2, Aximand se retrouve un peu isolé en tête de l’assaut, et manque de se faire occire par la contre-attaque féroce d’un Iron Hand isolé, qu’il identifie comme étant Bion Henricos, l’un des lieutenants de ce diaaaaaable de Meduson. Il faut dire que ses hallucinations auditives l’ont distrait au pire moment, et il s’en est fallu d’un rien pour que notre héros se fasse bellement navrer par son adversaire, qui a une grande épée et sait bien s’en servir. Après quelques passes d’armes dans le Mausolytique, artistement décoré de grandes statues blanches, les renforts finissent enfin par arriver du côté renégat, permettant à Aximand de vaincre – en traître (c’est fluff) – Henricos. Une question lui brûle alors les lèvres : pourquoi son assaillant était il seul ?

 

Révélation

…Et la réponse est : il ne l’était pas. Car les statues blanches de la pièce n’étaient pas en marbre mais en chogorite, et les White Scars les plus patients de la galaxie peuvent enfin déclencher leur attaque, menés par ce rusé de Hibou Khan.Les statuesques Astartes espéraient mettre le sabre sur Horus, mais faute grives… Se rouler dans la famille pour rendre la pareille à son adversaire, c’est beau tout de même. Il y a un mot de Chogoris pour ça d’ailleurs: prank’h. Après avoir prononcé la seule phrase qui s’imposait en cette situation3, Baby Horus doit à nouveau défendre sa vie, et y arrive beaucoup moins bien. Une estocade de l’oiseau de nuit fend en effet son casque en deux, délestant notre héros de la plus grande partie de son visage. La blessure n’est pas mortelle, mais seulement évanouissante pour Aximand, qui, dans son coma réparateur, met enfin un nom sur le triste sire qui le stalke à coups de soupirs depuis ces dernières semaines : Garviel Loken. Le fâcheux en question étant présumé mort sur Isstvan III, cela règle le problème pour Horus Minus, dont la chirurgie reconstructrice a laissé quelques traces. Mais, comme il le dit lui-même, il n’a pas peur du changement, alors… 

 

1 : Surnommé ainsi à cause de la finesse de ses draps.

 

2 : J’aimerais bien savoir comment la VF s’est dépatouillée de ce petit jeu de mots du père Abnett. Avis aux lecteurs francophones.

 

3 : Coucou, coucou, coucou, hibou, coucou.

 

Avis:

Celtic_cauldron:

Outre le fait que je suis attaché au personnage, je trouve cette nouvelle excellente avec un travail sur la psychologie d'Aximand ainsi que ses doutes et craintes.

Les +:

  • Excellente présentation d'Horus Aximand sur le plan psychologique.
  • Récit bien mené et bien adapté au format employé.
  • Histoire intéressante.
  • Évolutions de la Légion des Sons of Horus.

 

gilian: 

Abnett au sommet de ça forme, vous lui laissé 23 pages et il introduit une poigner de personnages pour la suite de l’hérésie.

Ce livre n’apporte pas grand-chose a l’histoire général mais permet de faire entrer en scène Meduson et ces hommes et surtout approfondit un peu le personnage d’Aximande qui va beaucoup évoluer d’ici le siège de Terra.

 

Lagnar:

Superbe nouvelle ici, le rythme est bon, le récit intéressant, on aborde un peu plus Aximand après l'avoir vaguement aperçu dans la trilogie originelle.  Curieux de voir si la bande de loyaliste sera abordé dans d'autres récits.

 

Schattra:

Après avoir mis l’Hérésie sur les rails avec Horus Rising, Dan Abnett reprend les commandes d’une Légion dé-Lokenisée, et désormais en guerre ouverte contre l’Imperium. C’est l’occasion pour lui de donner son heure de gloire à l’un des membres les plus discrets du Mournival, Horus Aximand, qu’on sentait un peu mal à l’aise par la tournure prise par les événements dans Galaxy in Flames, même si cela ne l’avait pas empêché de rabattre le caquet de cette grande gueule de Torgaddon sur Isstvan III. C’est également par ce biais qu’il commence à nous présenter son nouveau projet hérétique, mené d’une main de fer (héhé) par un nouveau-venu du nom de Shendrak Meduson, déterminé à venger la mort de son Primarque en enquiquinant les traîtres sur la route de Terra au maximum de ses capacités.

 

On retrouve donc dans ce Little Horus le mélange d’action frénétique, de rebondissements cinématiques et de réflexions plus posées sur l’état des Sons of Horus après qu’ils aient franchi le Rubicon (avant que ça ne devienne tendance) auquel Abnett nous avait habitué dans son pavé initial. Tout cela est bel et bien bon, et nous donne un précieux éclairage sur cette période de transition des fils d’Horus, à la trahison déjà consommée mais, pour la majorité d’entre eux, encore des Space Marines à peu près fréquentables, croyant sans doute s’être embarqués dans une noble révolution contre un Empereur tyrannique. Les années qui suivront en surprendront donc quelques uns… à commencer par notre protagoniste, déjà travaillé par sa conscience coupable1, et qui devra perdre la face au sens premier du terme pour laisser derrière lui ses allégeances passées. Little Horus est donc une lecture des plus sympathiques, pas indispensable en termes de compréhension de l’Hérésie, mais très intéressante pour ceux qui se passionnent pour les jeux de pouvoirs à l’œuvre au sein des Sons of Horus.

 

1 : Il y a fort à parier que la révélation de l’identité de l’individu venant lui souffler dans les oreilles H24 ait été un moyen pour Abnett de nous prévenir qu’un duel entre Aximand et Loken dans la suite de l’Hérésie était à attendre.  

 

Fluff:

  • Dwell : Planète impériale à la forte culture militaire, comportant des cités fortifiées, des batteries orbitales, une académie navale, et des forces de défense estimées à huit millions de soldats. Dwell fournit 80 régiments loyalistes aux armées impériales pendant la Grande Croisade, et resta fidèle à l’Empereur pendant l’Hérésie, conduisant Horus à conquérir la planète de façon préventive, afin d’éviter qu’elle ne devienne une place forte de Shadrak Meduson et des Légions Brisées.

  • Mournival : Parmi les membres historiques du Mournival, on compte Berabaddon, Syrakul, Janipur, Sejanus et Litus.

  • White Scars (Culture) : La pratique du berkutchi, ou decapitation, est une technique de chasse utilisée par les tribus de Chogoris (et reprise par les White Scars pendant leurs campagnes) visant à isoler et tuer le mâle dominant du troupeau, afin de plonger ce dernier dans la confusion. Le berkutchi est traditionnellement pratiqué avec les grands aigles akwilluh.

  • Space Marines : Le phénomène de « peur transhumaine » est la réaction de panique tétanisante qui frappe certains humains lorsqu’ils aperçoient un Space Marine au combat. La taille et la carrure des posthumains ne devraient en effet pas leur permettre de se mouvoir aussi rapidement, contradiction qui peut figer sur place leurs victimes.

 

Unmarked // Sans Repères merci à @Rippounet et @gilian !

Révélation

Mark of Calth/2014/29 pages
 

 Intrigue:

unmarked.png?w=299&h=428Rippounet:

Du Abnett. Sur Ollanius en plus, cool.

 

gilian:

Apres avoir coupé la réalité a Calth, et partie un peu précipitamment, Persson se rend compte que ça route est balisé par quelqu’un. A chaque étape de son parcourt ils trouvent quelques choses pour les aider. Des armes, de la nourriture, un lieu de repos… Des vêtements.

Il comprend que Gramaticus essai de l’aider a se rendre sur Terre par des moyens détourné en passant par des endroit ou il c’est déjà trouvé pour laisser moins de trace dans le Warp.

Malgré tout il est poursuivit par M’Kar un démon qui a été envoyé par les puissances de la ruine pour récupérer l’Athame.

Par chance au moment ou M’Kar les rejoins, Maloq Kartho finit par accomplir la fin du rituel et devenir l’hôte du démon M’Kar se qui a pour résultat de mettre fin a la poursuite et de laisser Persson poursuivre son chemin.

 

Schattra:

Nous avions quitté ce bon vieil Oll Persson dans Know No Fear après qu’il ait pris la porte, ou plutôt le portail Warp, de Calth, escorté par cinq autres survivants rencontrés en chemin. Nous retrouvons notre petite troupe sur un autre monde, où la terre est si ronde, et la lune et si blonde, que ce soir, les trompettistes abondent. Ceci est l’exacte réalité, et le début d’une randonnée d’un genre un peu particulier pour notre bande, qu’il convient de présenter même si la plupart de ses membres ne servent pas à grand-chose : Oll Persson, Perpétuel croyant, ancien pote de John Grammaticus et soldat à la retraite, Zybes, un ouvrier agricole qui travaillait pour lui de temps à autre, Katt, une mystérieuse jeune femme (ahem…*Psyker*) croisée en chemin, Graft, son Serviteur manutentionnaire, et les soldats impériaux Rane et Krank. Grâce à l’athamé récupéré auprès d’un cultiste du Chaos trop prosélyte pour son intérêt, et les cours particuliers pris par Persson au long de son interminable vie, le sextuor est capable de passer de monde en monde, suivant le compas mystique du Perpétuel à la recherche de ce qu’on appellera simplement des carrefours d’espace-temps. Après un arrêt peu sympathique sur la planète des trompettistes, sorte d’autruches-sirènes géantes, qui rappellent à notre héros la foi où il était marin sur l’Argos, et où Orphée lui cassait les oreilles à jouer Wonderwall sur sa lyre pour essayer de choper Médée, Persson trouve le chemin d’un monde un peu particulier.

 

Et pour cause, il s’agit de Terra, ou plutôt de la Terre comme elle était appelée à l’époque, qui se révèle être Mars 1991, en pleine guerre du Golfe, à laquelle Persson a participé également, du côté de Saddam Hussein (Persson n’est parfait, comme on dit). Suspectant l’intervention d’un tiers dans ce tirage, qui permet toutefois aux randonneurs de l’extrême de se requinquer en pillant les réserves de nourriture et d’eau d’un T-62 éventré, Persson aperçoit également le nom de M’kar griffoné sur la carcasse du char. Il semblerait que quelqu’un veuille lui faire passer un message...

 

Révélation

…Et ce quelqu’un, c’est son vieux camarade John Grammaticus, avec lequel il est en froid depuis quelques temps (entre Perpétuels, on ne compte pas). C’est lui qui a mis Persson sur le départ à Calth, et lui qui a guidé son homologue immortel dans son errance, qui a fini par l’amener jusque sur le front de Verdun en pleine 1ère Guerre Mondiale. C’est lui enfin qui le prévient que le M’kar auquel il a fait référence si souvent au cours des dernières heures, de façon un peu subliminale il faut dire, est l’envoyé des Dieux du Chaos en quête de l’athamé dérobé par le très ancien militaire. Un peu troll sur les bords, Grammaticus refuse de dire ce qu’est M’kar, et se contente de conseiller à son comparse de jouer la montre et faire profil bas, le traqueur ayant été mis sur deux missions par ses boss et ne pouvant pas se permettre de passer l’éternité à courser les fugitifs.

 

Bien évidemment, il faudra tout de même qu’une confrontation ait lieu entre les forces en présence, rencontre rendue inévitable par le détraquage soudain du compas de Persson, l’empêchant de quitter le créneau horaire millénaire où il a fini par entraîner sa troupe, et la réalisation que les pouvoirs de Katt agissent comme une balise GPS pour leur poursuivant. Fort heureusement pour cette dernière (et le reste de l’équipe de volley de coach Persson), le M’kar en question, qui se trouve être Maloq Kartho (Calth That Was) démonifié et hodorisé1, préfère embarrasser ses victimes en leur faisant venir à l’esprit leurs pires souvenirs plutôt que…je ne sais pas moi, les réduire en bouillie avec ses pouvoirs surnaturels ? Pour sa défense, la forme démoniaque de M’kar n’avait pas encore été débloquée à ce moment là, la nouvelle prenant place avant (si cela veut dire quelque chose pour une histoire passant du Pliocène au 30ème millénaire d’une page à l’autre) l’apothéose de l’Apôtre Noir sur Calth. C’est d’ailleurs pour recoller les morceaux avec lui-même que l’indicible M’kar fausse compagnie à ses victimes avant d’avoir pu les faire mourir de honte. Pour Persson et sa bande, le voyage vers Terra, où Grammaticus leur a fixé un rencard, ne fait cependant que commencer…

 

1 : Maloq Kartho. Un coup de chance qu’il ne soit pas fait rebaptiser Mo, ça aurait été difficile d’instiller la terreur dans le cœur des mortels avec un blaze pareil.

 

Avis:

Rippounet:

Se lit en 2 minutes ou presque. Bien écrit, intéressant, et potentiellement lourd de conséquences pour la suite, voire pour la perspective sur l'Hérésie (cf Légion).

 

gilian:

Voila c’est ça que j’attendais de la marque de Calth, une suite a se qui se passe sur Calth. Avec l’avancer des différentes histoires des personnages qu’on avait laissé en plan sur la planète détruite.

Même si ce n’est pas la meilleur de Dan Abnett (j’ai lu Saturnine y’a, a peine un jour) ça reste très bien quand même.

 

Schattra:

Prenant la suite de son Know No Fear immédiatement après qu’Oll Persson et son petit groupe ait pris la poudre d’escampette, Unmarked permet à Abnett, en plus de faire légèrement avancer l’intrigue d’un personnage amené à joué un rôle dans le dénouement de l’Hérésie1, de se livrer à une réflexion intéressante sur les liens entre le 30ème millénaire et notre propre connaissance de l’histoire, en plus de lui permettre d’utiliser à nouveau « OK » dans ses écrits. À travers la véritable odyssée2 spatio-temporelle à laquelle s’adonnent la vieille personne et ses compagnons de route, l’auteur exploite à fond les possibilités narratives et fluffiques offertes par le Père Paituel qui lui sert de héros, et qui a roulé sa bosse depuis son Irak natal jusqu’à la lointaine Calth, en participant, de près ou de loin, à quelques épisodes majeurs de l’histoire humaine entre les deux. Argonaute, soldat romain sur le mur d’Hadrien, poilu dans les tranchées de Verdun, tankiste pendant la guerre du Golfe… Persson a littéralement vécu mille vies, et on est toujours preneur de sa perspective sur des événements qui nous sont, pour une fois, bien familiers. La GW-Fiction n’a jamais vraiment exploité les possibilités que son positionnement futuriste (en comparaison avec un Star Wars par exemple, qui se déroule dans un espace temps différent) lui ouvre, ce qui est compréhensible mais un peu dommage à mon avis. Abnett corrige un peu le tir ici, en revisitant notre passé plus ou moins lointain sous le prisme de 40K. L’ensemble peut être vu comme un gros clin d’œil en direction des fanboys et fluffistes acharnés, et n’apporte pas grand-chose à la trame de l’Hérésie en tant que tel, mais comme il y a des centaines de livres et nouvelles qui sont positionnés sur ce créneau, cette petite excentricité est la bienvenue.

 

Unmarked répond également à Calth That Was de Graham McNeill, en donnant (enfin) une utilité et, si j’ose dire, un supplement d’âme au personnage de Maloq Kartho, antagoniste principal de la nouvelle en question. Même si cela ne suffit pas pour racheter à mes yeux la copie de McNeill, plus bourrine et premier degré que la soumission de son compère, ces liens permettent au moins de donner davantage de cohérence à une anthologie qui en manquait jusqu’ici. Là encore, c’est trop peu et trop tard en ce qui me concerne, mais je comprends le choix de Laurie Goulding d’avoir terminé Mark of Calth avec cette histoire. Au final, c’est une nouvelle qui démontre pleinement les facilités d’Abnett en termes d’imagination, de mise en scène et de style par rapport à ses petits camarades de la BL, sans qu’il ait eu trop besoin de forcer son talent (j’en veux pour preuve « l’affrontement » « final » entre le chœur gospel du Révérent et révérant Persson et un M’kar en retard à sa propre ascension, qui est assez quelconque en termes d’intensité dramatique). Il a fait mieux ailleurs, mais c’est déjà très bien.

 

1 : Les légendes disent que cette brave âme a demandé à Horus s’il avait la ligma avant que l’Empereur ne l’engage sur le Vengeful Spirit.

 

2 : Je m’attendais qu’Abnett nous révèle que Persson a également participé à la guerre de Troie, et ait soufflé à Ulysse – à moins qu’il ne se soit agi d’un de ses alias – sa fameuse réplique à Polyphème : « Mon nom est Persson ». Ca aurait été fendard.

 

Fluff:

  • Armée Impériale (Régiment nommé) : Le 11ème Mohindas, exterminé jusqu’au dernier homme par les Nephratil sur Diurnus au cours de la sixième année de la Grande Croisade.
  • L’Empereur : Il entretient un cercle de confidents Perpétuels. Oll Persson ne fait pas partie de ce club car l’Empereur n’a jamais apprécié sa foi.

  • Terra (Mythologie) : Les sirènes de la Grèce antique étaient très probablement des démons.


Meduson merci @gilian !

Révélation

Shattered Legions // Les Légions Brisées/2017/32 pages

 

Intrigue:

meduson.jpgAlors que les Iron Hands se replient en désordre d’Istvaan en étant pourchassés par les Sons of Horus, le Conseil des Clans décide de se réunir pour savoir quoi faire, au grand désarroi de Shadrak Meduson ,qui pense qu’un conseil de chef de clans ne peut pas prendre de décision assez rapide pour permettre aux Iron Hand de survivre à la guerre.

 

Mais que peut un capitaine de compagnie ?… Après la réunion du conseil, il est décidé de se replier jusqu’à Medusa pour se rassembler et contre attaquer.

 

La vérité, c’est que personne ne veut prendre la charge ni la place de Ferrus Manus et prendre le commandement de la légion.

 

Il a été decidé que Jebez Aug, révérend de fer du Clan Sorrgol, prendrait le commandement de la flotte sous la supervision du conseil.

 

Ce dernier, bien conscient que ce que propose le conseil n’est pas vraiment la bonne solution, décide de se faire assister par Meduson qui prône un changement de tactique et une adaptation des Iron Hand au vue de la guerre qui se profile…

 

Mais la flotte tombe dans une embuscade tendue par Tybalt Marr, le conseil des clans est exterminé et Aug gravement blessé. Ce qui laisse Shadrak Meduson aux commandes des Iron Hands.

 

Avis:

Introduction du personnage de Meduson et début des explications sur la différence de stratégie utilisée par Meduson et le reste des Iron Warriors. Meduson. Tout comme Gorgonson et DuCaine étaient des natif de Terra, ils étaient des Storm Walker avant d’être des Iron Hand. Apparemment, un peu moins de 200 ans après la venue du primarque sur Medusa, les chefs de clan ne sont toujours pas prêts a céder leur pouvoir à un seul homme.

 

Fluff:

  • Jebez Aug : révérend de fer du clan Sorrgol, il a été nommé à la tête de la flotte des Iron Hand mais laissera sa place à Meduson après avoir été grièvement blessé.
  • Goran Gorgonson : c’est un apothicaire de la légion des Iron Hand. Comme Meduson, il est originaire de Terra et ils sont amis.
  • Seigneur Commandeur Amadeus DuCaine : commandant des Storm Walker il deviendra numéro deux de Ferrus Manus. Avant de mourir, il ordonne à Meduson de soulever une tempête de sang.
  • Shadrak Meduson : il est né sur Terra et a fait partie des Storm Walker. Il avait derrière lui 240 ans de services au moment de l’hérésie d’Horus. Il est partisan d’une contre attaque contre Horus et, en cela, il est en totale opposition avec le conseil des clans.

 

Perpetual // Perpétuel merci @gilian !

Révélation

The Burden of Loyalty // Le Fardeau de la Loyauté/2018/12 pages

 

Intrigue:

Perpetual.jpggilian:

Après six ans de voyage à travers le Warp et le temps grâce a l’Athame, Persson est coincé dan la ville d’Andrioch au 23eme millénaire. Mais il s’est avéré que c’est un cul de sac, la boussole temporelle ne lui indique plus de chemin à suivre et son ami John Gramaticus lui a bien spécifié de ne jamais revenir en arrière pour pas être détecté.

 

Mais les ennuis finissent par les rattraper et un légionnaire de l’Alpha Légion parvient presque à capturer Persson.

 

Celui-ci decide donc de tenter un voyage au jugé sans se servir de la boussole temporelle pour échapper une nouvelle fois à ses poursuivants.

 

Schattra:

Nous avions laissé l’increvable Oll Persson (45 mille ans au compteur au dernier contrôle technique) et sa petite bande de survivants de Calth embarqués dans un trek spatiotemporel pour rejoindre Terra et… aider Pépé dans son heure de besoin (le soutien moral, ça compte aussi) à la fin de ‘Unmarked’. Il est temps de prendre des nouvelles des voyageurs intergalactiques, deux ans plus tard1, et leur situation n’est pas idéale. En fait, elle est même plutôt moyenne : cela fait deux ans que notre fine équipe végète sur une planète anonyme à la fin de M23, et la boussole magique utilisée par Persson pour trouver son chemin dans le multiverse of madness ne réagit absolument plus, malgré toutes les tentatives de relocalisation et de redémarrage initiées par le Perpétuel. En cause, soupçonne le sagace Persson, le graaaaaaaand trou dans le sol qui occupe le centre de la cité d’Andrioch à côté de laquelle les fugitifs se sont installés : probablement causé par un mechnivore affamé pendant la révolte des hommes de fer, il s’étend dans plusieurs dimensions, y compris celle du Warp, et rend donc le GPS de notre héros non-fonctionnel.

 

Alors qu’il réfléchit sérieusement à retourner sur ses pas, malgré les instructions spécifiques laissées par son pote (et également Perpétuel) John Grammaticus, qui l’a mis sur ce pire bail à sa place du fait de son absence de potentiel psychique, ce qui lui permettra de se faufiler sur Terra sans se faire griller par les alarmes Warp de Pépé, Oll reçoit la visite du Gram’ en personne. Il s’agit bien sûr d’une projection télépathique, mais à conseiller retraite disponible, on ne regarde pas les dents comme on dit à Andrioch. John révèle ainsi à son factotum qu’il est responsable de cet encalminage prolongé, ayant influencé sur l’astrolabe étherique de Persson pour l’envoyer dans cette impasse, afin de l’empêcher de rejoindre Cadia où l’attendait des assassins de la Cabale. Maintenant que cet impondérable est géré, il enjoint son compère pétuel de reculer d’une case planète afin de pouvoir reprendre sa course vers le monde Trône dans de meilleures conditions. Un petit demi-tour spatio-temporel, rien de grave…

 

Révélation

…Seulement, n’est pas Grammaticus qui veut, et l’aimable interlocuteur de Persson n’est pas ce dear John, mais un agent de l’Alpha Legion avec un faux nez (et une falsehood cloak, ok). Vieille perssonne serait tombée dans le panneau sans l’intervention impromptue d’une de ses camarades (Katt), qui lui permet de remarquer que pour une projection psychique, John déplace tout de même beaucoup les graviers au sol quand il bouge. Un coup d’athame dans la carotide du faquin (l’usurpation d’identité, c’est moche) pour lui régler son compte, et il est temps pour nos héros de repartir en vadrouille, cette tentative d’assassinat démontrant que leur position a été détectée par leurs ennemis. En désespoir de cause, Oll propose à ses acolytes de tenter un saut dans l’inconnu et de se tailler une bavette divine avec son canif magique. La nouvelle se termine avec une séance de base jump dans le cratère d’Andrioch, suivie probablement d’un cri de rage de Khorne après qu’il se soit fait entailler la fesse gauche par l’opinel de Persson. La suite au prochain épisode.

 

1 : Ce qui est marrant, c’est que ce délai est encore plus long in real life, Abnett ayant écrit ‘Unmarked’ en 2013 et ‘Perpetual’ en 2016. Encore un coup de la théorie de la relativité.

 

Avis:

gilian:

Même si cette nouvelle n’apporte rien de bien nouveau, ça fait plaisir de retrouver Oll Persson et sa bande.

 

Schattra:

Dan Abnett revient faire (un peu) avancer l’intrigue de l’un des sous-arcs narratifs les plus singuliers et, je dois dire, plaisants de cette fin d’Hérésie dans ce ‘Perpetual’, qui donne finalement plus d’infos sur la mythique rébellion des hommes de fer des temps jadis que sur les tenants et les aboutissants de la quête de Persson et ses comparses. Comme on sait de longue date qu’il arrivera à bon port et aura son moment de gloire pendant le Siège de Terra, ce sur-place n’est pas rédhibitoire, et Abnett est suffisamment expérimenté pour meubler cette petite péripétie avec tout ce qui fera battre nos cœurs de fanboys et girls plus fort. Goûtu.

 

Fluff:

  • Hommes de Fer : Leur révolte prit place (au moins en partie) au cours du 23ème millénaire. Des machines intelligentes d’une taille prodigieuse ravagèrent la galaxie, comme les souffle-soleils (sun-snuffers) capables d’éteindre des étoiles, des,mechnivores se nourrissant de données en engloutissant des continents entiers, ou des essaims d’ompniphages dévorant tout matière organique en l’espace d’un instant.


Misbegotten merci @gilian et @Red Qafe !

Révélation

Sons of the Emperor/2018/15 pages

 

Intrigue:

gilian :

La grande croisade avait été un rêve pacifique mais maintenant, après l’hérésie et la mort d’Horus, il ne reste des légendes parlant de ce temps là que la guerre et les conquêtes martiales.

 

Mais, à l’époque où la « grande croisade » est partie de Terra, c’était une vague d’espoir qui a quitté le berceau de l’humanité. L’empereur voulait d’ailleurs lui trouver un autre nom. Une croisade est un acte de guerre contre un ennemi et là, il n’y avait pas d’ennemi, juste des populations humaines à retrouver.

 

Le seul véritable ennemi de la grande croisade avait été les xenos appelé Ork, ils avaient été identifiés comme la seul menace sérieuse de l’imperium. Et après de longues recherches, il avait été décidé d’affronter les plus forts de tous sur Ullano. Il faudrait des mois pour réunir une force de frappe conséquente et la fenêtre de l’opération serait de huit mois, après quoi la flotte devrait être dispersée.

 

En attendant de rejoindre Ullanor, la 63eme flotte expéditionnaire stationnait dans le système d’Issinium depuis vingt mois et Horus et ses hommes n’avaient pas chômé. Six nouvelles cultures avaient rejoint l’imperium, une septième avait été contactée trop tard et la planète avait succombé à la longue nuit. Horus attendait le rapport du capitaine Sejanus parti contacter la huitième culture rencontrée dans le secteur avant de mettre le cap sur Ullanor.

 

Mais Sejanus avait de mauvaises nouvellse, l’avant poste de Velich Tarn ne voulait pas de l’imperium et avait réagi avec agressivité. Malgré la faible population de la planète (à peine 400 personnes), ils avaient une force de défense plus que conséquente formée de Bio-Mécanoïdes. Après avoir demandé la permission d’attaquer, Sejanus avait dû demander des renforts devant la résistance rencontrée. 400 personnes et quelques Bio-Mécanoïdes étaient en train de mettre en échec la 4eme compagnie des Luna Wolf… Horus avait décidé de se déplacer sur place lui-même.

 

Une fois sur place Sejanus fait son rapport à Horus, les pertes sont énormes pour une si petite planète, 16 morts et 30 blessés parmi les space marines tout ça en affrontant moins de 30 humains. Au final, les bioscan se sont trompés et ont identifié des bio-Mécanoïdes comme des humains…. Des milliers de bio-Mécanoïde…

 

Apparemment ce serait l’œuvre de Basilio Fo, un bio ingénieur qui était sur Terra il y a 5000 ans pendant l’Age de la technologie. Il était considéré comme un monstre même à l’époque et avait fui Terra sans que personne n’ait plus jamais de nouvelles.

 

La planète finit par tomber et Horus à une conversation avec Basilio Fo. Mais ce qu’il a à lui dire ne lui plait pas. Fo est envoyé en prison sur Terra.

 

Red Qafe :

Horus qui décide d'aller prêter main forte à Sejanus qui est le seul dans ce secteur a avoir rencontré de la résistance lorsqu'il a proposé à une planète de rejoindre l'Imperium.

 

Sur la planète les senseurs avaient captés la présence d'environ 400 personnes différentes, mais ont été trompés par le fait qu'il s'agisse de clones... Et surtout de constructs bio-organiques, de véritables abominations constituées de chaire, muscles et os humains remodelés, sortis tout droit de l'esprit d'un savant fou.

 

Car la planète semble dirigée par un certain Fo. Horus a trouvé des archives concernant Basilius Fo, effectivement un savant fou qui a quitté la Terre avant que les tempêtes warp (provoquées par l'ouverture de l'Oeil de la Terreur) n'isolent toutes les planètes humaines.

 

Alors qu'Horus discute de cela avec Sejanus, leur base est attaquée par un construct bio-organique horrible, immense, une foreuse de chair, de dents et d'os qui détruit les bâtiments sur son passage. Horus parvient à tuer le monstre.

 

Il vient ensuite voir Fo et a une discussion avec ce dernier. Fo déclare qu'il a quitté Terra en voyant les débuts de celui qui deviendrait l'Empereur. D'après Fo, les Space Marines et surtout les Primarques sont des abominations encore pire que les choses qu'il créée lui-même à partir de chair humaine. Il sait que ces humanoïdes qu'il voit comme des monstres vont brûler la galaxie, et ne veut pas voir ça.

 

Mais Horus l'enverra sur Terre rencontrer l'Empereur en tant que prisonnier. Il sera enfermé dans des geôles, et lorsque commencera le Siège de Terra, Fo saura qu'il avait raison.

 

Schattra :

Alors que les préparations pour la campagne d’Ullanor se terminent, la 63ème flotte d’expédition, commandée par nul autre qu’Horus Lupercal, se regroupe dans le système d’Issinium après vingt mois d’intenses mises en conformité. À la grande satisfaction du Primarque, pas moins de six civilisations humaines isolées au cours de la longue nuit ont accepté de rejoindre l’Imperium, et ce sans que le moindre bolt ne soit tiré ni aucune vie perdue. Ce tableau idyllique est toutefois compromis par les difficultés rencontrées par Hastur Sejanus à convaincre les habitants de Velich Tarn de give Pépé a chance. La planète a beau être insignifiante, tant en terme stratégique que démographique (400 habitants d’après les scans orbitaux), il n’est pas dans la nature des Luna Wolves de quitter un niveau sans l’avoir fini à 100%, et, comme il n’a plus rien d’autre à faire pour le moment, Horus décide d’aller pranker/soutenir son vieux poto Sejanus en se rendant incognito sur Velich Tarn.

 

Sur place, il se fait briefer en détail par le Capitaine dans son bunker de commandement, et réalise que la situation est plus compliquée que ce que le briefing initial le laissait à penser. Le maître de Velich Tarn est en effet un biogénéticien de sinistre réputation, Basilio Fo, ayant fuit Terra il y a plus de cinq mille ans après que ses voisins aient dénoncé ses expérimentations pas très ragoutantes aux autorités. N’ayant rien perdu de son génie morbide, Fo a passé le temps en transformant la population de sa planète d’adoption en abominations biologiques (pensez à The Human Centipede version 40K), plus que capables de dévorer/découper/éventrer/bouillir/écorcher un Space Marine qui leur tomberait sous la main/griffe/sabot/tentacule/trompe/nageoire. De plus, si les scanners n’ont détecté que 400 formes de vie humaine à la surface de la planète, c’est sans tenir compte des milliers de clones de chacune d’entre elles : les combats opposant la 4ème Compagnie des Luna Wolves aux hordes bioadaptées de Fo, surnommés « les bâtards » (misbegotten en VO) par les toujours inventifs transhumains, ont donc été beaucoup plus sanglants et accrochés que prévus (16 morts du côté des Legiones Astartes, tout de même).

 

L’arrivée d’Horus et de son massif buff de zone a toutefois accéléré le dénouement de cette campagne, et Sejanus apprend de son avant-garde que ce fieffé fripon de Fo a été capturé. Un peu trop facilement d’ailleurs. Horus a à peine le temps de froncer ses sourcils primarquiels que le bunker est éventré par l’arrivée du méga-monstre gardé en réserve par Fo, dans le but avoué d’abattre le meneur adverse dans un dernier acte de défiance. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que cela ne fonctionne pas, et bien qu’Horus sorte de l’affrontement recouvert de sang, de bile et d’autres liquides encore moins identifiables, le coup fourré du bio-généticien dément échoue lamentablement.

 

D’une humeur magnanime, le Primarque tient à interroger son prisonnier plutôt que de l’exécuter sommairement, comme n’importe qui d’autre l’aurait fait. La conversation qu’il a avec Fo vient donner un éclairage particulier au projet de l’Empereur de réunir l’humanité sous sa bannière : on apprend ainsi que notre bad guy du jour a quitté Terra car même lui jugeait les desseins de Pépé comme étant trop démesurés et intrinsèquement condamnables pour tremper de près ou de loin dans cette future combine. Se voyant comme un simple scientifique s’amusant avec le potentiel infini du génome humain, Fo est sincèrement horrifié par Horus, qu’il considère comme une monstruosité bien plus repoussante et dangereuse que la plus mortelle de ses propres créations. Après tout, même son lombric géant n’avait pas le potentiel nécessaire pour mettre à feu et à sang la galaxie… On est toujours le Misbegot de quelqu’un d’autre, Fo croire. Interloqué par cette discussion, et toujours dans sa phase touleumondilégenty, Horus se résout à envoyer Fo à son cher Pôpa pour que le dissident puisse recevoir la vérité impériale de la bouche (ou de tout autre orifice qu’Il choisirait d’utiliser pour l’occasion) de Son créateur. Il est désormais temps pour les Luna Wolves de préparer la prochaine campagne de la Grande Croisade, car comme dit le proverbe : « quand y en a plus, y a Ullanor ».

 

Avis:

gilian :

Basilio Fo, l’homme qui rumine dans sa prison sur Terra et qui propose une solution pour tuer Horus dans « Saturnine ». Je suis bien content de voir que le personnage au final ne sortait pas de nulle part comme on en avait l’impression. C’est frustrant de voir que même si 80% voir 90% de l’hérésie d’Horus est traduite, les infos les plus importantes se cachent dans ce qui n’a pas été traduit…

 

Schattra :

Pour ce qui a toutes les chances d’être sa dernière nouvelle écrite pour le compte de l’Hérésie d’Horus (hélas), Dan Abnett retourne aux origines et nous livre une sorte de prologue au roman ‘Horus Rising’, mettant enfin en scène la relation fratermicale entre Horus et Hastur Sejanus, seulement esquissée dans le précédent roman. On a plaisir à retrouver ce monstre de charisme, d’empathie et de badasserie qu’était le demi-divin chauve au moment de la Grande Croisade, et Abnett démontre en quelques pages qu’il est toujours capable de signer des nouvelles de remplissage1 de très grande qualité. C’est bien simple, il n’y a que du contenu appréciable dans ‘Misbegotten’, qui choisit de limiter les combats à leur portion congrue pour se concentrer sur des descriptions de l’avancement de la Grande Croisade, des interactions sympathiques entre les (nombreuses) têtes connues de son casting, et des réflexions intéressantes/clins d’œil prophétiques sur le lore de 30K. Il n’y a rien à jeter ici, et si la BL avait la bonne idée de commander à Abnett un bouquin consacré uniquement aux aventures d’Horus et de sa Légion avant que le premier devienne Maître de Guerre, je le pré-commanderais dès son annonce (c’est dire à quel point j’apprécie ce qu’Abnett parvient à faire ici). Bien entendu, les chances que cela se produisent sont infinitésimales, aussi me contenterai-je de recommander chaudement ‘Misbegotten’ à tous ceux qui aiment Dan Abnett, l’Hérésie d’Horus, et Dan Abnett écrivant l’Hérésie d’Horus.

 

1 : J’utilise ce terme sans arrières-pensées péjoratives. Il faut reconnaître que ‘Misbegotten’ n’apporte rien à l’Hérésie en termes d’intrigue ou de révélation, mais cela ne veut pas dire que sa lecture est superflue.

 

Fluff:

gilian :

  • Basilio Fo : Il a quitté Terra il y a 5000 ans, non parce qu’il a été chassé mais parce qu’il a vu le début de l’ascension de l’Empereur, et il ne voulait pas faire partie de ça. Un rêve impossible d’unité, impossible mais l’Empereur était tellement puissant qu’il aurait pu le dréaliser. Mais pour le réaliser il a créé des abominations bien pires que Fo, il a créé des primarques. Basilio Fo se contente de faire de la biomécanique, d’après lui l’empereur est allé trop loin, il a combiné des choses qui ne devraient pas l’être, Basilio essaie de l’expliquer à Horus mais celui-ci ne comprend pas.

 

Schattra :

  • Grande Croisade : Ce terme n’était pas apprécié par l’Empereur, à cause de sa connotation de violence et de purge doctrinaire. Il a affirmé à de nombreuses reprises à Ses fils qu’Il désirait qu’un meilleur nom soit trouvé.

 

 

Darius Hinks (2)

Révélation

 

Darius Hinks a sombré dans l'Hérésie sur le tard, puisque ses premiers travaux pour icelle datent de 2019: la nouvelle 'The Sinew of War' et l'audio drama 'Illyrium'. Notre homme reste toutefois un vétéran de la BL, avec laquelle il a commencé à collaborer au début des années 2000.

 

Illyrium

Révélation

Black Library Advent Calendar 2019/2019/XX pages

 

Intrigue :

illyrium.pngLe Macragge’s Honour est attaqué (sans doute un coup de ces fripons de Word Bearers), et pendant que ses camarades luttent héroïquement pour repousser les assaillants, il échoit au Sergent Ammon (rien à voir avec cet Amon ou cet Amon) d’aller jouer la nourrice auprès du Chambellan Tarasha Euten, dont les quartiers privés se trouvent en plein milieu de la zone de combat. Euten, aussi appelée M’am (rien à voir avec MoM) par le brave Ammon, est la mère adoptive de Guilliman, et il serait donc dommage qu’elle se fasse enlever ou pire par les hordes de ruffians errants dans les couloirs aseptisés du vaisseau amiral de la XIIIème Légion. Le Sergent arrive cependant trop tard sur les lieux pour pouvoir évacuer le précieux colis hors de ses appartements, déjà à moitié envahis par les flammes. Dans l’attente de l’arrivée des renforts promis par la hotline ultramarine, il se réfugie avec la frêle Euten, qui commence déjà à cracher ses poumons, dans une sorte de débarras où la vioque stocke sa collection de bibelots et de napperons, ainsi que les centaines de livres dédicacés que son fils adoptif lui a offert au cours des dernières décennies1.

 

Las d’entendre M’am veuve Guilliman se féliciter de sa mort prochaine (apparemment, être la mère adoptive d’un Primarque donne des envies suicidaires), Ammon détourne la conversation en interrogeant sa protégée sur l’histoire d’une des reliques gardées dans son cagibi. Il s’agit du Torque d’Ardan, dont l’histoire remonte aux premières armes de super Roro sur Macragge, alors qu’il n’était encore qu’un enfant prodige dont, je cite, la froideur et l’automatisme faisaient penser à ses parents qu’il était un HPI psychopathe. C’est pour tester la nature profonde de leur fiston que Konor et Euten décidèrent d’un commun accord de le mettre sur une mission particulière : la pacification de l’Illyrium.

 

Peuplé par des tribus rebelles à toute tentative d’alliance ou d’assimilation avec la « civilisation » représentée par le consulat, l’Illyrium constituait une épine dans le pied des autorités de Macragge City. Le jeune Roboute fut envoyé avec quelques cohortes mettre au pas ces voisins turbulents, et comme Konor avait golf ce jour-là, c’est à Euten que revint la tâche de superviser leur rejeton dans sa première action de mise en conformité, des décennies avant sa participation à la Grande Croisade. Ayant potassé son sujet en écumant toutes les bibliothèques de la capitale, Roboute savait que les tribus illyriennes tenaient particulièrement à un temple situé en périphérie de leur forteresse de Cassium. C’est donc là qu’il attaqua en force, massacrant prêtres et gardes avec une détermination qui manqua de faire défaillir la sensible Euten2. Ce n’était toutefois qu’un expédient pratique pour forcer les défenseurs à sortir de leurs murs, et à les contraindre à accepter le combat dans des conditions plus favorables. Une fois les deux armées face à face, un Guilliman désarmé sortit des lignes pour défier le chef adverse en combat singulier, sachant pertinemment que l’honneur des Illyriens les empêcheraient de le cribler de balles, comme ils avaient pourtant tout intérêt à le faire. Un illustre inconnu accepta de relever le défi, et le duel qui s’ensuivit se passa à peu près aussi bien qu’on pouvait s’y attendre. Troll dans l’âme, Guilliman ne leva pas la main sur son adversaire, mais sa maîtrise du kung fu macraggais lui permit de l’envoyer s’exploser le nez dans les rochers qui jonchaient le champ de bataille, humiliation terrible pour le fier chef tribal.

 

Lorsqu’il fut clair pour tout le monde que le combat ne pouvait pas être remporté par l’Illyrien, Roboute Guilliman fit preuve de son incomparable génie en épargnant la vie de son ennemi, et lui offrant le Torque d’Ardan en reconnaissance de sa bravoure. Relique confisquée en des temps très anciens par un Consul chapardeur (c’est un peu la Stone of Scone de Macragge), le Torque était un symbole d’unité pour les tribus d’Illyrium, et ce cadeau intéressé assura à Guilliman la fidélité (relative, comme démontré dans ‘Angels of Caliban’) des nobles barbares. Cette résolution économe en vies humaines de ce conflit larvé rassura également M’am sur la nature profonde de son fiston, qui n’était après tout pas dénué de sentiments. Pour une raison mystérieuse, le déroulé exact de cette campagne ne fut pas consigné par écrit, ce qui explique la surprise d’Ammon, qui se considérait pourtant comme un fan hardcore du Guillilore, à la conclusion de l’exposé du Chambellan3.

 

La nouvelle se termine sur l’arrivée fracassante d’un groupe non-identifié dans les appartements d’Euten. Loyalistes ou hérétiques, le suspens reste entier, et le destin d’Ammon et de M’am avec lui…

 

1 : Vous croyez vraiment que Roboute était du genre à faire un simple dessin pour la fête des mères ?

 

2 : Qui se retrouva apparemment au cœur des combats, puisqu’elle put assister aux premières loges aux exploits sanglants de son rejeton. Elle ne devait pas être commode, même à l’époque…

 

3 : Pour ceux que ça intéresse, le Torque entra finalement en possession d’Euten après que les tribus illyriennes aient été si complètement assimilées dans la culture impériale que cette relique tomba dans l’oubli.

 

Avis :

Plongée dans la vie pré-impériale de Roboute Guilliman, ‘Illyrium’ est plus intéressant par l’image qu’elle donne du surhomme en bleu à travers les yeux de sa mère adoptive (qui n’est pas loin de le considérer comme un sociopathe/lunatique/abruti avant qu’il ne démontre son « profond » humanisme) que par le récit de cet épisode mineur et guère surprenant de la geste du Primarque ultramarin. Ni Ammon ni Euten n’apparaissant plus par la suite dans le corpus hérétique, et l’importance de ces deux personnages dans cet événement cataclysmique étant très relative, on peut faire l’impasse sans problème. 

 

On peut aussi remarquer que l'histoire se déroule suffisamment longtemps après le bref Imperium Secundus pour que la rencontre mémorable entre Euten et Konrad Curze soit déjà racontée dans les livres d'histoire (dixit Euten). Cela voudrait dire que cet épisode se passe après la conclusion de l'Hérésie d'Horus (qui après tout n'a duré que sept ans), et avant la mise en stase de Roboute Guilliman, période dont on ne sait pas grand-chose à l'heure où cette chronique est écrite. Darius Hinks s'est il volontairement embarqué en terrain inconnu, ou s'est-il emmêlé les pinceaux dans l'écriture d'une histoire très mineure ? Je vous laisse seuls juges...

 

Fluff :

  • Macragge : Le Torque d’Ardan, symbole d’unité des tribus sauvages d’Illyrium, fut rendu par Roboute Guilliman à ses propriétaires légitimes lors de la campagne mené par le jeune Primarque contre ces adversaires. Ce cadeau permit de pacifier les relations entre les deux factions (mais pas après que Guilliman ait incendié le temple sacré de Cassium et tué le chef illyrien Zallas au combat).
  • Tarasha Euten : Mère adoptive et plus tard Chambellan de Roboute Guilliman. Elle est l’un des seuls individus à avoir tenu tête à Konrad Curze et survécu.


The Sinew of War merci @gilian !

Révélation

Scions of the Emperor/2020/16 pages

 

Intrigue:

gilian:

Alors qu’il rentre de la campagne de pacification de l’Illyrie qui s’était révoltée, Guilliman trouve Maccrae à feu et à sang. Des régiments de l’armée ont commencé à se révolter et ont donné l’assaut au sénat et à la maison consulaire.

 

Après avoir envoyé une partie de ses troupes protéger le Sénat, il part en direction de la maison consulaire pour aller sauver son père, le consul Konor. Malheureusement il arrive trop tard et Konor est déjà mort.

 

L’autre consul étant toujours vivant, ils décident tous les deux de se rendre au sénat pour reprendre le contrôle de la situation et rétablir un semblant d’ordre.

 

Mais avant cela, Guilliman doit aller se changer car on n’entre pas en armse dans le sénat. C’est à ce moment que les assassins de Konor viennent finir le travail et essaient de le tuer. Mais on ne tue pas un primarque aussi facilement et Guilliman se débarrasse aisément de ses agresseurs avant de rejoindre Gallan au sénat.

 

Arrivé au sénat, il a la surprise de voir Gallan annoncer que Konor et son fils sont morts alors qu’ils tentaient de prendre le pouvoir après un coup d’état mené avec le soutien de la plèbe. L’arrivée de Guilliman bouscule le planning prévu par Gallan et ce dernier est confondu par le primarque qui lui fait avouer tous ses crimes.

 

Le sénat se range du coté de Guilliman qui en profite pour devenir consul des 500 mondes.

 

Schattra:

Sur Macragge comme sur Terra, bien des millénaires plus tôt, la vile populace s’est soulevée contre ses justes et bienveillants maîtres, provoquant émeutes, massacres, feux de poubelle et occupations de ronds-points, tous crimes abominables mais heureusement sévèrement punis par les forces de l’ordre. Et en termes de répression policière, la capitale des 500 mondes a un avantage de taille et de poids par rapport à notre bonne vieille planète : Roboute Guilliman, génie précoce et baraqué, général visionnaire, humaniste convaincu, et fils adoptif du Consul Konor Guilliman, qui forme avec son collègue Gallan le duumvirat exécutif de l’espèce de république (il y a un sénat aussi) établie sur Macragge City. Occupé en Illyrium à pacifier une bande d’autochtones ayant eu la mauvaise idée de se rebeller contre l’ordre établi, notre héros a raté le début du soulèvement urbain qui a transformé la cité idéale de son enfance en champ de bataille. L’idéaliste, et un brin méprisant, surhomme a bien du mal à comprendre pourquoi diable une partie de l’armée s’est rangée du côté des casseurs, tout ça pour une bête histoire d’argent. C’est bien une réflexion de gosse de riches ça, Roro. Mais il lui faut attendre avant de consigner par écrit ses savantes réflexions sur les causes et les répercussions de ce mouvement social aussi inédit que violent : son père est resté dans la cité et a sans doute été pris pour cible par les fainéants et les sans dents. Il faut lui venir en aide.

 

Progressant rapidement vers le palais du Consul en distribuant quelques baffes aux mutins au passage, et utilisant son armure de scenarium pour passer entre les balles1, Gui est rejoint en chemin par Gallan, qui est venu lui aussi s’enquérir de la situation de son collègue de bureau. N’hésitant pas à joindre le geste à la parole, le Consul consort est même blessé dans la bagarre, écopant d’une estafilade au biceps pour preuve de son dévouement. Las, les deux compères arrivent trop tard pour sauver Konor (ce qui est triste) et les tapisseries (ce qui est pire). Papa Guilliman a été lâchement égorgé par ses assaillants, l’empêchant de dire adieu à son fils mais surtout de donner le nom des coupables. Bizarrement, il refuse catégoriquement que Roboute s’approche de lui dans ses derniers instants, allant jusqu’à le mettre en joue avec son pistolet pour le maintenir à distance. Le respect des gestes barrières jusqu’à la dernière seconde, on reconnaît bien là la trempe d’un vrai Macraggien. Konor a toutefois un message à faire passer à son fiston avant de mourir pour la patrie : une pièce frappée à l’effigie des deux Consuls de Macragge, et symbolisant le caractère éternel de la république, même en ces heures difficiles. Ou du moins, c’est ce que le cerveau embrouillé de Roboute en déduit, se souvenant d’une leçon de vie mémorable inculquée par son père avec un sesterce du même genre bien des années plus tôt. Sur ces considérations philsophico-fiduciaires, Konor passe de vie à trépas, provoquant une colère noire bleue chez son fils.

 

Convaincu par Gallan d’aller défendre le Sénat, probablement attaqué lui aussi par les vandales en sandales, Roboute sèche ses larmes et lèche ses armes, avant de se frayer un chemin jusqu’au parlement local en commettant quelques crimes de guerres au passage. On va dire qu’il bénéficiait de circonstances atténuantes. Pendant que Gallan tente d’aller raisonner les sénateurs, qui débattent férocement entre eux du meilleur moyen de châtier les gueux, Guilliman est envoyé se changer au vestiaire, son apparence dépenaillée risquant fort de provoquer des remous contre productifs dans les rangs de l’auguste assemblée. Cet enfilage de toge manque toutefois de tourner court pour le Primarque, qui se fait soudainement attaquer par le préposé aux cabines d’essayage, armé d’un poignard empoisonné. Le nez très fin de Guilliman lui permet de comprendre en un éclair que la même toxine a été utilisée sur Konor, et que c’est pour protéger son fils d’une intoxication involontaire que le Consul mourant l’a empêché d’approcher. Passé l’effet de surprise, l’assassin en puissance ne fait pas longtemps le malin face aux réflexes de mangouste et à la poigne de langouste de notre héros, qui ne parvient cependant pas à lui faire cracher autre chose que des bulles de bave (le bougre retourne son surn contre lui), à commencer par le nom de son commanditaire. Encore un crime crapuleux, c’est dingue ça. Il faudrait vraiment que les pauvres songent à être moins pauvres, ça réglerait beaucoup de problèmes d’un coup. Cette péripétie évacuée, il est temps pour Roboute de rejoindre Gallan sur l’estrade, afin de soutenir le coup d’état salutaire que ce dernier veut initier pour sauver la république…

 

Révélation

…Mais, ô surprise, Rob’ est accueilli par un discours très critique de ce galopin de Gallan à l’encontre de son père, taxé de populiste et de socialiste par son homologue, et à l’annonce de son propre assassinat, pour le bien de Macragge. Evidemment, le « hum hum » que jette Guilliman juste après ruine un peu le groove de celui qui aurait bien aimé être empereur, qui se prend les pieds dans le tapis à tenter de justifier son double langage. Pas plus bêtes que la moyenne, les sénateurs comprennent vite que Gallan est le méchant de l’histoire, et qu’il a manigancé ce soulèvement populaire pour se débarrasser de ses rivaux et saisir le pouvoir. Roboute était parvenu à la même conclusion quelques instants auparavant en réalisant que la pièce que lui avait donné son père désignait en fait son meurtrier, puisqu’elle avait le profil de Gallan frappé sur ses deux faces2. Plus démasqué que Donald Trump au milieu d’une épidémie de COVID-19, le félon se fait appréhender par le service de sécurité, après que le noble Guilliman, ayant réalisé que tuer le traître de ses propres mains aurait été certes cathartique, mais contre-productif et contre ses valeurs, ait indiqué qu’il laisserait la justice suivre son cours. Devant tant de légalisme, les sénateurs ne peuvent que jurer allégeance au Primarque, exemple vivant d’une intégration réussie par un immigré méritant. L’histoire est en route pour Roboute…

 

1 : Le pouvoir psychique caché de Guilliman est de faire voir flou à ses ennemis. C’est subtil mais très efficace. Ça marche malheureusement moins bien au corps à corps, comme Angron et Fulgrim le constateront.

 

2 : On pourrait dire qu’il aurait été plus efficace à Konor de simplement pointer du doigt Gallan au moment où lui et Roboute sont arrivés dans la pièce, mais l’histoire se serait terminée un peu brutalement.

 

Avis:

gilian:

Bon c’est vrai qu’on s’éloigne du cahier des charges de la série primarques avec des événements qui se sont passés avant la grande croisade mais c’est un moment marquant de l’histoire de Guilliman, et c’est exactement ce genre de nouvelle que j’attendais dans cette série. Darius Hinks s’en sort très bien ; et même s'il n’y a aucun suspense, vu qu’on sait presque tous comment ça s’est passé, il faut reconnaître que l’auteur a très bien mis ça en scène.

 

On oublie souvent que ce passage de l’histoire se résumait à : Guilliman a été envoyé en Illyrie par Gallan pour pouvoir assassiner son père. Apprenant la mort de son père, il revient et après avoir arrêter les conspirateurs, prend le pouvoir…

 

Là, on a une histoire plus poussée avec un Guilliman qui agit avec plus de doigté qu’un coup d’état.

 

Schattra:

Darius Hinks livre la version romancée de l’épisode le plus connu de la jeunesse de Roboute Guilliman (que David Annandale avait mystérieusement choisi d’ignorer dans la novella consacrée au Primarque), et le fait plutôt bien. Certes, si vous connaissez votre fluff, le suspense que l’auteur se donne du mal à entretenir jusqu’au bout de son récit tombe rapidement à l’eau, mais on ne peut pas reprocher à Hinks d’avoir voulu soigner sa sortie, et la relation de confiance qui existait auparavant entre les Guilliman et Gallan est un choix intéressant de sa part, qui peut en partie expliquer pourquoi le futur patron des Ultramarines a tendance à vouloir faire les choses tout seul de son côté. On glane également quelques informations sur la société de Macragge avant son intégration dans l’Imperium, ce qui est de l’ordre du notable. Il y avait sans doute moyen de capitaliser davantage sur cet événement fondateur pour expliquer la suite de l’histoire de Guilliman, voire l’Hérésie, voire le Sombre Imperium, ou, plus simplement, insérer quelques easter eggs saveur ultramarine (notons tout de même la mention faite à Tarasha Euten, Chambellan du Primarque et héroïne de l’audio book ‘Illyrium’ du même auteur) , mais pour une nouvelle de 16 pages, Hinks s’en sort très honorablement, autant sur le plan théorique que pratique.

 

Fluff:

  • Ultramar : Les planètes et lunes du système de Macragge sont (en plus de cette dernière) Ardium, Laphis, Thulium, Mortendar et Nova Thulium.
  • Macragge : Le régime politique de la planète avant l’avènement de Roboute Guilliman était une république gouvernée par deux Consuls (Konor et Gallan) et comptant un Sénat de 500 membres, probablement chargé du pouvoir législatif. Gallan complota pour faire assassiner Konor à la suite des réformes libérales voulues par ce dernier. Lorsque sa duplicité fut mise à jour, le Sénat fit de Roboute Guilliman l’unique Consul de Macragge.

 

 

David Annandale (12)

Révélation

 

Avec une damnation (‘The Damnation of Pythos//La Damnation de Pythos’) et une ruine (‘Ruinstorm//La Tempête de la Ruine’) en contributions principales à l’Hérésie d’Horus, on peut dire que David Annandale a inscrit son parcours hérétique sous le signe de la tragédie. On laissera le lecteur en décider. Notons également que notre homme a deux novellas, sept nouvelles et quatre audio dramas au compteur pour cette série (à ce jour), ce qui en fait un contributeur conséquent, même si discret, de cette dernière.


The Traveller // Le Voyageur merci à @Rippounet et @gilian !

Révélation

Mark of Calth/2014/26 pages
 

Intrigue:

Rippounet:

Histoire de science-fiction/40k assez classique.

 

gilian:

Jassiq Blanchot est le dernier survivant de la station Veridian Maxim et tout le monde le considère comme chanceux même si lui ne trouve pas ça vraiment chanceux d’être coincé sur une planète en train de mourir sous les radiations.

En plus de ça il a un sacrer mal au crane et entend des voies, enfin une voix lui demander de faire un véritable génocide.

Étant persuadé d’être persécuter par une arme des Word Bearers il commence à chercher l’origine de ces voix et a faire massacrer toutes les sources possibles avant de se rendre compte que finalement le porteur de la parole c’est lui^^.

Et que le démon est en lui.

C’est un démon qui se transmet par la parole et qui était sur le Campanile au moment ou il est entré dans le système. Le démon est passé a Jassiq quand celui si a reçus le message du Campanile et il va suivre sa route…

 

Schattra:

Jassiq Blanchot n’a pas connu des jours faciles. Fonctionnaire peinard dans le fort orbital Veridian Maxim, il a subi de plein fouet, comme tous ses collègues, la trahison des Word Bearers en ouverture de la bataille de Calth. Contrairement à ses collègues, en revanche, Blanchot a survécu à l’incident, et est parvenu à gagner la surface de Calth malgré les chasseurs renégats dégommant les navettes d’évacuation, puis à rejoindre une arcologie avant d’attraper un coup de soleil carabiné. Depuis, et bien que sa vie se résume à creuser un tunnel avec ses camarades pour gagner un peu d’espace vital et rejoindre d’autres cavernes plus spacieuses, tel un Lemming Nazi, il est tenu en haute estime et grande révérence par la Lieutenant Narya Mellisen, qui pense dur comme fer qu’il a été épargné par l’Empereur pour accomplir de grandes choses.

 

Tout pourrait donc aller pour le « pas top mais pas pire non plus » pour Blanchot, s’il n’avait commencé à entendre de sinistres voix par intermittence, tenir des propos à glacer le sang du type « Tuer tuer tuer tueeeeeeer » « Teckel Lily » ou encore « Les produits laitiers sont vos amis pour la vie ». Ayant un temps considéré aller consulter l’unique médecin traitant des rescapés, un vétéran grisonnant du nom de Tal Verlun, capable de soigner n’importe quel problème du moment qu’il faille couper des membres à la tronçonneuse et/ou faire des pansements avec des chiffons, il renonce à se faire expertiser en détail devant la réponse peu empathique du praticien. Grave erreur évidemment, car notre skizophrène en puissance ne tarde pas à sombrer dans les abîmes de l’auto-diagnostic, et prend en grippe l’assistant contrefait de Verlun, Igor Krudge, qu’il se met à considérer comme étant responsable de ses hallucinations auditives par sa simple proximité. Ces dernières allant croissant, tant en fréquence qu’en menace, Blanchot se résout à porter son problème et exposer ses soupçons au Major Devayne, l’autorité compétente locale, qui l’accueille aussi froidement que le Doc’ avant lui. C’est alors que l’inspiration frappe : Blanchot est témoin d’une nouvelle éructation de haine pure de la part des voix dans sa tête, et prédit une catastrophe imminente, qui prendra la forme d’une explosion. Et c’est le jackpot pour le Nostradamus troglodyte, confirmé dans ses prédictions par la détonation des charges et grenades cachés dans la grotte par Verlun, qui aurait dû penser à lui au lieu de panser les autres.

 

Enseveli vivant par un éboulis, Blanchot est excavé de sa prison minérale quelques heures plus tard par Mellisen et d’autres survivants, qui le considèrent comme le porte-bonheur officiel de Calth du fait de cette deuxième survie miraculeuse. Cependant, les voix, elles ne sont pas parties. Bien au contraire...

 

Révélation

…Qu’à cela ne tienne pour notre prophète des tunnels, qui commence par désigner le hideux Krudge, qui a survécu lui aussi, comme cible de la vindicte populaire. L’assistant bancal se fait courser dans les coursives par la foule en colère, mais parvient à échapper à un lynchage sommaire en disparaissant dans le système d’aération de l’arcologie. Son problème de voix n’étant toujours par résolu par l’éloignement de sa némésis, Blanchot prend alors sur lui de se livrer au test de l’ensemble des survivants de la grotte, considérant que les émetteurs d’ondes négatives sont de mèche avec les Word Bearers. Mi-Jeanne d’Arc(ologie), mi-détecteur de métal, Blanchot passe en revue ses compatriotes, désignant les « traîtres » à Mellisen et sa bande de volontaires pour exécution préventive. Au bout d’un assez long moment, l’ayant vu condamner à mort environ 80% de la population locale par cet infaillible mécanisme de tri, le héros de l’Imperium demande une pause syndicale bien méritée, et tombe dans un sommeil réparateur.

 

À son réveil, seulement gardé par la fidèle Mellisen, il a la surprise et la douleur de réaliser que les voix sont de retour, plus ordurières, cryptiques et sanguinaires que jamais. Il comprend donc que c’est son acolyte qui est responsable de ses hallucinations, et lui saute dessus pour mettre fin au problème. Ce qui aurait dû être son dernier move en toute logique, Blanchot n’étant qu’un employé de bureau bedonnant et désarmé, confronté à un soldat entraîné et disposant d’un pistolet laser, débouche sur un corps à corps désespéré, quelque chose ayant épargné au prophète de se manger un tir de laser dans le buffet. Et, lorsque Krudge refait son apparition depuis les canalisations de la pièce pour prêter main forte au Lieutenant, il semble fort que la messe soit dite pour notre héros…

 

Révélation

…Qui peut toutefois compter sur des ressources insoupçonnées (mais pas forcément insoupçonnables) pour se tirer de ce mauvais pas. La voix démoniaque dans sa tête prend le contrôle de son corps, ce qui lui permet de vaincre sans mal ses assaillants. Relégué en mode spectateur, l’esprit de Blanchot comprend alors que sa survie miraculeuse n’a été due qu’à l’intervention du Voyageur, une entité du Warp dont la spécialité est de passer d’hôte en hôte grâce à la communication orale. C’est niche, mais diablement efficace comme vecteur de propagation, vous le reconnaîtrez. Ce même Voyageur qui est entré dans le système de Veridian à bord du Campanile, le vaisseau de pélerins utilisé par les Word Bearers comme boule de bowling spatiale dans le jeu de quilles du parking orbital de Calth (Know No Fear). Blanchot est devenu porteur (plus ou moins) sain lorsqu’il a reçu la dernière communication du Campanile, et a permis au Voyageur de poursuivre sa route jusqu’à la surface de la planète. Désormais tout à fait impotent, notre héros ne peut que constater le massacre des ultimes survivants de l’arcologie par son alias démoniaque, et l’arrivée trois jours plus tard d’une force de secours menée par un Ultramarine… qui a la mauvaise idée d’engager le dialogue avec le babtou fragile jonché sur un tas de cadavres. À tous les voyageurs en direction d’Ultramar, correspondance immédiate en gare de Calth, trois minutes d’arrêt !

 

 

Avis:

Rippounet:

Relativement agréable (peut-être par comparaison avec le reste). Okay.

 

gilian:

Je ne suis pas fan des livre d’horreur j’ai toujours du mal à me mettre dans l’ambiance. Et Annandale n’est pas mon auteur préférer mais je dois reconnaître qu’il est plutôt bon quand il écrit des nouvelles de ce genre.

Alors ça n’apporte rien a l’intrigue ni a l’univers mais ça se passe sur Calth et c’est bien trouvé et bien emmené.

 

Schattra:

Petite nouvelle d’horreur1 ma foi fort sympathique, et qui le serait à mon humble avis encore plus sous format audio drama (if someone in Nottingham is reading this…), The Traveller2 n’apporte pas grand-chose à la guerre souterraine mais a pour elle une intrigue bien pensée et mise en scène, et un lien fort (même si vraiment très spécifique, et facile à manquer à moins d’avoir lu Know No Fear très récemment) avec le déroulé de la bataille de Calth. Annandale s’est montré très inspiré au moment de l’écriture de ce court-format, que je place facilement parmi ses meilleures productions horrifiques à ce jour. Un cinéphile expert pourrait sans doute décortiquer toutes les influences de l’auteur pour l’écriture de cette nouvelle (pour ma part, je me contenterais d’une référence au Témoin du Mal – le méchant qui parvient à poursuivre sa route incognito sans que le gentil ne puisse rien faire – en conclusion), mais quoi qu’il en soit, c’est une soumission solide que The Traveller, qui souligne une fois encore que les miracles du lointain futur ne sont que très rarement causés par des entités recommendables...

 

1 : Six ans avant le lancement de Warhammer Horror, dont il est devenu l’un des piliers. On comprend mieux pourquoi à présent.

 

2 : J’en veux un peu à Annandale de ne pas avoir nommé son récit ‘The Passenger’, ce qui m’aurait ouvert des perspectives démentielles en termes de références foireuses.

 

Fluff:

  • Word Bearers (Vaisseau nommé) : Les croiseurs Annunciation et Gospel of Steel, qui ont participé à l’assaut sur Calth.

 

Veritas Ferrum merci @gilian et @Lagnar !

Révélation

Legacies of Betrayal // L'Héritage de la Trahison/2014/7 pages

 

Intrigue:

gilian:

Ferrus Manus était partie avec les vaisseaux les plus rapides et n’avait pas attendu le reste de ça légion pour se lancer sur Istvaan et maintenant que le Veritas Ferrum arrivait c’était pour se rendre compte qu’ils avaient été trahis. Alors qu’il lutte pour ça survis Atticus reçois un message d’un Thunderhawk qui a réussit à décoller d’Istvaan V et qui leur demande de l’aide. Mais il refuse de les aidé avant de se ressaisir au dernier moment de récupérer la navette et de quitter Istvaan précipitamment.

 

Avis:

gilian:

Petite histoire qui se déroule pendant la grande histoire. C’est assez bien ecrit et ça met en place les personnages de Pythos. Malgré tout je préfère le voir comme une nouvelle parlant d’Istvaan V plutôt que comme une prequel de Pythos aller savoir pourquoi.

 

Lagnar:

Intéressant dans la foulée de ma lecture de la Damnation de Pythos, nouvelle assez courte mais qui, dans l'ensemble des textes traitant d'Istvaan V, nous permet de saisir encore un peu plus le carnage mais surtout de voir comment certains se sont enfuis de l'enfer. 

 

Fluff:

Rien de transcendant.

 

Sermon of Exodus // Le Sermon de l'Exode merci @gilian et @Lagnar !

Révélation

War Without End // La Guerre Eternelle/2016/21 pages

 

Intrigue:

gilian:

Depuis le passage de la flotte d’Horus et ça résurrection, les anciens dieux ont totalement repris possession de Davin. Toutes les loges parcourent des milliers de km pour venir prendre leurs ordres et se montrer dignes de leurs dieux.

 

Akshub leur dispense la parole des dieux, c’est l’heure de l’exode, chaque loge doit partir dans les étoiles pour aller prêcher la bonne parole.

 

Tsi Rekh de la loge du chien doit se rendre sur Pythos avec une mission particulière, il a déjà été choisi par le démon Madail.

 

Avis:

gilian:

Pas génial comme nouvelle surtout qu’elle a juste pour but d’expliquer pourquoi on se retrouve avec des adorateurs du chaos sur Pythos. C’est vraiment seulement à lire si on veut avoir toutes les infos sur Pythos.

 

Lagnar:

Même en ayant lu la damnation de Pythos cette nouvelle n'est pas folle... En fait, toute l'histoire autour de Pythos n'ayant que peu d'intérêt, comprendre comment les colons sont venu n'apporte  que peu d'intérêt supplémentaire..

 

Fluff:

Rien de transcendant.

 

Iron Corpses // Dépouilles de Fer merci @gilian et @Lagnar !

Révélation

The Eye of Terra // L'Oeil de Terra/2016/15 pages

 

Intrigue:

Iron-Corpses.jpggilian:

Alors que la victoire était a porté de main, la chute de l’énorme vaisseau avait tout gâché. L’impacte avait créé une dépression de plus de 100km et les radiations et les vents avait obscurcie le champ de bataille pendent 5 jours.

 

La maitre de forge Koparnos c’est sortie vivant de l’impacte mais est en train de mourir a cause des radiations et des poisons. Il decide de partir chercher une façon de survivre plutôt que de mourir la. Il va trouver le titan Ostensor Contritio qui est encore en état de fonctionné. C’est un titan loyaliste mais il decide quand même de le réparer et d’en prendre le contrôle.

 

Il fusionne le princept à l’esprit de la machine devenu folle a cause de la douleur et lui ordonne de retourner au combat.

 

Avis:

gilian:

Alors c’est quand même limite un pauvre space marine qui sait connecter un princept à un titan… Disons que l’histoire n’est pas mal mais elle est presque impossible sauf illumination démoniaque. C’est une bonne suite à la premiere nouvelle mais ça reste une nouvelle anecdotique.

 

Lagnar:

Le point positif c'est que je n'avais pas vu le retournement de situation venir. Point négatif, tout le reste. Un Space Marines peut réparer un Titan et même le transformer en Dread sans outils etc... Trop gros même pour l'hérésie.

 

Fluff:

Rien de transcendant.

 

The Noose // Le Noeud Coulant merci @gilian !

Révélation

Shattered Legions // Les Légions Brisées/2017/26 pages

 

Intrigue:

L’embuscade tendue au Veritas Ferrum avait tourné à la catastrophe et les Emperor’s Children avait perdu cinq vaisseaux sans parvenir à endommager significativement l’ennemi.

Le commandant Theotormon avait ordonné au capitaine Ariston du Tharmas, le vaisseau amiral de la flotte, d’aller se poster dans le système Cyzicus pour servir d’appât à un autre piège.

 

Malheureusement pour lui, ce n’est pas le Veritas Ferrum qui a mordu à l’hameçon mais le Bane of Asirnoth qui vient lui donner la chasse. Et même si ce n’était pas la cible espérée, les Emperor’s Children referment le piège sur le vaisseau ennemi.

 

Le bane of Asirnoth réussit quand même à s’enfuir et à se replier sur sa base cachée sur une petite lune avec toute la flotte commandée par Ariston à sa poursuite. Alors que les Emperor’s Children donnent l’assaut à la petite lune, confiants dans le fait qu’ils vont exterminer leur ennemi, les Iron Hands font exploser leur stock de torpilles cycloniques vaporisant la petite lune et les vaisseaux alentour, avant de partir vers d’autres objectifs.

 

Avis:

Nouvelle assez surprenante, je ne m’attendais pas à entendre parler à nouveau du Veritas Ferrum. Cette petite nouvelle est bien menée avec des pièges dans tous les sens. On se demande bien qui finira par se faire avoir en premier. Parce que ce conflits opposant des personnages très secondaires, les forces des Emperor’s Children auraient pu gagner.

 

Fluff:

Rien de transcendant.

 

The Binary Succession // La Succession Binaire merci @gilian !

Révélation

The Burden of Loyalty // Le Fardeau de la Loyauté/2018/28 pages

 

Intrigue:

The-Binary-Succession.jpgLa bureaucratie impériale a déjà commencé à faire peser son poids sur l’imperium et l’effort de guerre contre Horus en est grandement ralenti. Mais ce n’est pas la pire des menaces qui pèse sur Terra. En effet, la force du mechanicus, resté fidèle à l’imperium, se pose de plus en plus de questions. Elles n’ont aucun pouvoir au sein de l’imperium est sont traitées au mieux comme des serviteurs. De plus, depuis le schisme, il y’a deux Fabricator general ce qui fragilise la position du Fabricator resté loyal à Terra.

 

L’ambassadrice Vethorel a un plan pour changer tout ça mais c’est un quitte ou double. Si ça ne marche pas cela détruira le mechanicus à jamais.

 

Dans un premier temps, elle a demandé au conseil de Terra la création de l’adeptus Mechanicus et de l’adeptus Titanicus et de leur donner un siège au conseil. Devant le refus de la haute assemblée, elle s’apprête à plaider sa cause mais le conseil de Terra ne l’entend pas comme ça et essaye de passer outre l’autorité du mechanicus sur les légions titaniques.

 

Jouant le tout pour le tout, Vethorel ordonne à un titan Warlord de venir se poster devant l’entrée de la salle du conseil pour appuyer sa demande. L’arrivée d’un monstre de guerre de plusieurs dizaines de mètres de haut met un terme à la négociation et l’Adeptus Mechanicus est créé.

 

Avis:

La nouvelle sonne comme un résumé d’un livre. La dégradation des relations entre le mechanicus et terra est bien abordé mais en moins de 30 pages ça va vraiment trop vite. Je n’aime pas vraiment les livres d’Annandale mais je pense que, là, il y aurait eu un bénéfice à avoir une centaine de pages.

 

Fluff:

La naissance de l'Adeptus Mechanicus.

 

Abyssal merci @gilian !

Révélation

Black Library Advent Calendar 2018/2018/11 pages

 

Intrigue:

abyssal.pngAveth Vairon avait toujours eu de la chance, il avait toujours été guidé par la bonne fortune. Même lors des émeutes sur sa planète natale, elle lui avait permis d’échapper a la mort. Alors, quand arrivé a l’astroport il a eu le choix entre fuir sur un cargo ou se laisser prendre par les sœurs du silence, il s’est laisser capturer comme son intuition lui avait dit de le faire.

 

Mais maintenant au fond de sa cellule il se demande si c’était vraiment une bonne idée. Sur le vaisseau noir il n’a plus de lien avec le Warp il se sent abandonné sans rien pouvoir faire.

 

Mais c’est à ce moment que le vaisseau est attaqué.

 

Vairon profite de l’attaque pour essayer de fuir et parvient presque à sortir du vaisseau mais est rattrapé par les combats. Alors qu’il pense mourir, il voit la rune qui a guidé toute sa vie et son destin sur l’armure d’un des légionnaires qui a attaqué le vaisseau et il pense être sauvé.

 

Mais à ce moment là, il voit le visage de son sauveur et comprend qu’il a été berné, il va être l’esclave des ténèbres pour l’éternité.

 

Avis:

Mhmm je ne sais pas quoi dire. Encore un ovni de David Annandale. Ça n’a aucun rapport avec le reste de l’Hérésie, je veux dire pas un perso, pas un lieu ou un évènement… rien. En plus de ça je la trouve pas spécialement prenant. Un peu déçu de l’avoir acheté au final. (Surtout lu entre deux nouvelles d’ADB de très bonne facture).

 

Fluff:

Rien de transcendant.

 

The Atonement of Fire merci @gilian !

Révélation

Black Library Advent Calendar 2018/2018/13 pages

 

Intrigue:

the-atonement-of-fire.pnggilian:

Guilliman broie du noir, il pense qu’il a trahi l’imperium en créant l’imperium secondus. Même s’il n’avait pas l’intention d’usurper la place de son père, il l’a fait et se considère autant un traître qu’Horus.

 

Il recherche le pardon de ses fautes et l’expiation de ses pêchés. C’est une des raisons qui l’a fait accepter le plan mis en place avec ses frères. Les Blood Angels iraient sur Terra et les Ultramarines feraient office d’arrière garde, même si cela voulait dire arriver sur Terra plus tard.

 

Et sa route le menait droit sur Diavanos qui venait d’envoyer un appel à l’aide après avoir été attaqué par les World Eaters.

 

Mais comme l’avais prévu Guilliman, les Word Eaters ne s’intéressaient pas à la planète ils étaient venus se poster là pour attendre le passage de la flotte des Blood Angels et tendre une embuscade.

 

Alors que la flotte Ultramarine arrive dans le système et ouvre le feu faisant s’abattre la fureur de la justice impériale sur les traîtres, un vaisseau World Eaters quitte la formation et fait route vers la planète. Les World Eaters savent que la bataille est perdue et veulent juste se venger en détruisant la planète avant de mourir.

 

Du moins c’est ce que pense Guilliman et il se précipite sans réfléchir à la tête de ses hommes pour prendre d’assaut le vaisseau ennemi.

 

Mais le capitaine Deranax qui commande les hérétiques avait prévu tout ça et c’était un piège pour tuer le primarque. Il essaie de faire exploser son vaisseau avec Guilliman à bord.

Après un furieux combat, Guilliman parvient à évacuer le vaisseau mais ce dernier s’écrase sur Diavanos et détruit la planète presque en totalité….

 

Schattra:

Nous sommes dans la dernière ligne droite de l’Hérésie, quelques mois avant que le Siège de Terra ne débute. Roboute Guilliman a fini par réaliser que lancer sa petite entreprise personnelle alors qu’il est toujours techniquement employé par Pépé Corp., et en piquant dans la caisse de Big E. en profitant d’une panne généralisée d’internet pour ne pas se faire prendre, c’était assez craignos tout de même. Pétri de remords, Roro est désormais à la recherche d’un moyen de se faire pardonner ses errements passés. En sortant de sa séance hebdomadaire avec le Chapelain/Psychiatre Volusius, lui vient une idée toute simple pour expier son énorme hubris : aider Sanguinius à rejoindre Terra en détruisant les flottes hérétiques qui se mettront sans nul doute sur la route de l’Ange à la Moumoute.

 

Après une petite séance de triangulation avec les poteaux dans le strategium de l’Ultima Mundi, les Ultras de l’Empereur décident d’aller au secours de la planète Diavanos, d’où est arrivé un message astropathique implorant de l’assistance pour gérer une invasion de World Eaters mal-lunés. Diavanos est de plus un monde que les Ultramarines ont rattaché à l’Imperium il y a plusieurs décennies, et dont la technique de vitraux teintés a grandement impressionné le Primarque lorsqu’il flânait dans les rues de la capitale Ecstasia à la recherche d’inspiration pour son dernier roman. Pour toutes ces raisons, ainsi que pour celle, plus prosaïque, de se venger des ravages commis par les séides d’Angron et de Lorgar dans leur pré carré, les gars de la XIIIème se ruent au secours de Diavanos, et tombent à bras raccourcis sur leurs frères ennemis alors que ces derniers s’apprêtaient à repartir pour embusquer la flotte des Blood Angels.

 

La bataille spatiale qui s’en suit, si elle n’est guère équilibrée (les Ultramarines sont deux fois plus nombreux, sérieux, hargneux, farineux et bleus que leurs adversaires), permet à nos héros de relâcher la pression après tous ces mois à écouter les podcasts interminables du triumvirat de l’Imperium Secundus. Alors que les derniers vaisseaux renégats sont méthodiquement désintégrés par la froide fureur ultramarine, le cuirassé Gladiator profite de la confusion pour repartir en direction de Diavanos, et certainement pas pour une visite de politesse. Guilliman comprend que les World Eaters ont un petit creux, et que s’il n’intervient pas rapidement, la planète qu’il est venu sauver va s’en prendre plein la face. Mais arrivera-t-il à temps pour empêcher les fils d’Angron de commettre l’irréparable ?

 

Révélation

…Après de multiples péripéties dans les coursives du Gladiator, que les World Eaters ont faites effondrer pour gêner la progression de leurs ennemis, Roboute et ses hommes (en grande partie des Destroyers, wink wink The Lord of Ultramar’) parviennent jusqu’à la salle des torpilles où les hérétiques se sont barricadés. La mêlée désespérée et surtout très sale qui s’ensuit tourne logiquement en faveur des surhommes en bleu, mais les World Eaters sont proches de réaliser leur objectif secret (faire péter une torpille à l’intérieur du vaisseau afin d’emporter Guilliman avec eux). Seule l’habilité du Grand Schtroumpf avec son combi-bolter customisé permet d’éviter la catastrophe, mais la victoire morale revient tout de même aux groupies d’Horus. Il est en effet trop tard pour prévenir le crash du Gladiator à la surface de Diavanos, et l’onde de choc qui s’en suit rase la capitale et dévaste une grande partie de la planète. Bien évidemment, les Ultramarines ont eu le temps de regagner leurs 22 avant que cette tragédie n’arrive, mais Guilliman finit la nouvelle avec le blues. Approprié, vous me direz.

 

Avis:

gilian:

Cette nouvelle est la deuxième partie d’une suite de trois « œuvres » qu’Annandale consacre à Guilliman et au 22ème chapitre. Alors que dans Guilliman : le seigneur d’Ultramar, ce dernier avait été obligé d’utiliser les destroyers du 22eme chapitre en dernier recours, dans cette nouvelle, il est heureux de les avoir en première ligne contre les traîtres car il pense que leur armement de destruction massive est une réponse adaptée à l’hérésie. C’est un changement d’approche dans les tactiques militaires de Guilliman qui penche de plus en plus vers une guerre totale. D’ailleurs si la planète du premier livre s’en sort en restant viable, celle de cette nouvelle est tout juste adaptée à la vie humaine et celle du troisième volume finit en confettis stellaires… A voir si Annandale en écrit un quatrième volume.

 

Schattra:

Vu le passif peu glorieux de David Annandale avec la XIIIème Légion (‘Lord of Ultramar’…), j’ai attaqué cette nouvelle dans un état d’esprit assez peu favorable à cette dernière, et j’ai été surpris de constater que cet ‘Atonement of Fire’ tenait tout à fait la route. Nous sommes en présence d’un court format siglé HH de facture assez classique (un peu de réflexion, beaucoup d’action, et en bonus une belle tranche de Primarque), mais débarrassé de tous les défauts que l’on pouvait trouver dans les autres soumissions de notre homme (personnages stupides/inintéressants, intrigue bancale, rythme chaotique)1. Ça pourrait et devrait être considéré comme le strict minimum, mais nous savons tous que la BL ne croit pas dans des concepts aussi restrictifs que le contrôle qualité. Enfin, pas tout le temps.

 

Surtout, et c’est assez rare dans une publication de la Black Library (quel que soit la franchise ou l’auteur) pour le souligner, Annandale parvient à ménager un vrai suspens jusqu’au bout de son propos. Guilliman et ses Schtroumpfs destructeurs arriveront-ils à sauver Diavanos des déprédations suicidaires des World Eaters ? Même si la planète a été créée de toute pièce pour l’occasion, l’auteur arrive à nous intéresser à la conclusion de cet accrochage mineur de la fin de l’Hérésie en appuyant de façon intelligente sur les remords éprouvés par Guilliman au sujet de son Imperium Secondus et son besoin de se faire pardonner de ce petit caprice. Annandale nous ressert également la vieille rengaine du « I am never going to financially recover from this », 30K style, déjà bien exploitée par d’autres avant lui, mais qui fait toujours son petit effet quand utilisée à dessein, ce qui est le cas ici. Bref, une vraie bonne surprise pour ma part, et une des meilleures soumissions de David Annandale pour le compte de cette franchise, si vous demandez mon avis.

 

1 : On pourrait lui reprocher de ne toujours pas maîtriser les bases spatio-temporelles d’une bataille spatiale (exemple gratuit : la course poursuite entre l’Ultimus Mundi et le Gladiator ne semble durer que quelques minutes, alors qu’elle s’engage à proximité du point de Mandeville du système et se termine dans l’atmosphère d’une planète habitable (donc proche de son soleil), ce qui devrait prendre au bas mot quelques jours), mais dans mon infinie générosité, je passe l’éponge là-dessus.

 

Fluff:

gilian:

  • Diavanos: C’est une planète qui a rejoint l’imperium de son plein grè, et qui a accepté la vérité impériale avec un zèle religieux en parlant de prophétie réalisée et de la venue d’un sauveur. Ses velléités religieuses ont été étouffées dans l’œuf et c’est devenu un modèle d’intégration dans la machine de guerre impériale.Guilliman fait le parallèle entre Diavanos et Khur, Khur c’est la planète qui a été détruite pour l’exemple à cause de sa croyance en l’empereur dieu.

 

Schattra:

  • Diavanos : Monde conquis par les Ultramarines durant la Grande Croisade, et qui rejoint pacifiquement l’Imperium. En plus de mettre à ses importantes ressources minières à la disposition de ses nouveaux maîtres Diavanos envoya un fort contingent de Commémorateurs à travers la galaxie. Ciblé par les World Eaters durant l’Hérésie d’Horus, Diavanos fut ravagé par l’impact du Gladiator, cuirassé de XIIème Légion, que les Ultramarines ne parvinrent pas à détourner malgré l’intervention personnelle de Guilliman.
  • Vaisseaux Nommés (Ultramarines) : L’Ultimus Mundi (cuirassé, utilisé comme navire amiral par Guilliman après que le Macragge’s Honour soit parti chasser les Word Bearers), le Triumph of Espandor, le Cavascor (croiseur d’attaque), le Gauntlet of Power, le Rectitude, l’Integritas et l’Objective Truth (tous trois détruits pendant l’Hérésie d’Horus).
  • Vaisseaux Nommés (World Eaters) : Le Gladiator (cuirassé), le Bringer of Ruin, le Galerus (croiseur), le Clavam (croiseur), le Bellicose (frégate), l’Iaculum (barge de bataille), et l’Infestus (grand croiseur). Tous ces vaisseaux furent détruits au cours de la bataille du système de Diavanos, qui opposa les Ultramarines aux World Eaters.


Prologue to Nikaea // Prologue à Nikaea merci @gilian !

Révélation

Black Library Advent Calendar 2018/2018/14 pages

 

Intrigue:

prologue-to-nikaea.pnggilian:

Dans la salle du vortex caché a l’intérieur du palais impérial sur Terra, Malcador explore l’imaterium à la recherche de réponses. Ce n’est pas qu’il ne connaisse pas le pouvoir du Warp ou qu’il ne s’en serve pas, mais il cherche à savoir jusqu’où il peut aller, quelles sont ses limites et si le risque pris en vaut vraiment la peine.

 

Au cours de ces explorations, son attention est attirée par une tempête Warp qui lui donne l’impression de l’appeler et de cacher quelque chose d’important.

 

Malcador parvient à localiser le lieu de la tempête : la planète Thawra, et décide de s'y rendre avec une escorte de Custodiens.

 

Arrivé sur place, il constate que le secteur a totalement été dévasté par la guerre. Une guerre livrée entre deux factions de psykers rivaux, une pro imperium et l’autre rebelle.

 

Et bien que les rebelles aient été vaincus, les psykers loyalistes ont succombé à leurs pouvoirs psychiques.

 

Le capitaine Custode Collatius interroge Malcador sur ses conclusions mais Malcador ne sait pas s’il est sage de laisser les humains jouer avec les pouvoirs de l’imaterium ou s’il vaut mieux l’interdire ? Malcador ne sait pas et va soumettre une requête à l’empereur

 

Schattra:

Enfermé dans sa chambre comme un ado rebelle, Malcador s’adonne à une de ses activités favorites : fouiller le Warp à la recherche de potins croustillants. Malgré les prodigieux pouvoirs psychiques dont dispose le Sigilite, et le fauteuil ergonomique premier cri que lui a offert son boss pour ménager ses lombaires et sa santé mentale (la qualité de vie au travail, c’est important), la tâche n’est pas sans danger pour Malcador1, qui finit cependant par ferrer un nom après avoir mis son bras dans l’œil d’une tempête Warp particulièrement vindicative : Thawra. Il semble que quelque chose de vilain soit en train de se passer sur cette planète impériale, et il est du devoir du Ma(l)c’ d’aller enquêter sur place.

 

Quelques temps plus tard, le noble vieillard fait son arrivée en orbite autour de la planète en question, escorté par une compagnie de Custodes menée par le Capitaine Bouclier Collatinus. Il semble bien que Thawra a connu des avanies récentes, comme les débris de sa flotte marchande et le remplacement soudain de la Gouverneur Vasra par sa conseillère Arkanasia en attestent. Rendus à la surface, les enquêteurs impériaux se font briefer par leur hôte : une faction de Psykers séditieux a lancé une attaque surprise sur le gouvernement planétaire, causant un beau bordel (et la mort de Vasra) avant que la contre attaque loyaliste ne les force à battre en retraite. Arkanasia attribue une bonne partie de cette remontada à l’emploi d’une force de Psykers fidèles à l’Empereur, qu’elle a personnellement entraîné pour combattre les félons. Etant elle-même une Psyker, elle est convaincue de tenir là une arme décisive pour la suite de la Grande Croisade, et meurt d’envie d’aller pitcher son idée sur Terra pour la prochaine saison de La Galaxie A Un Incroyable Talent. Malcador, en vieux reac’ qu’il est, nourrit de profonds doutes sur cette idée, qu’il garde cependant pour lui. Il faut avant toute chose s’assurer que l’insurrection de Thawra est définitivement matée, ce qui n’est pas encore chose faite. En effet, les derniers rebelles se sont retranchés dans des cavernes au Sud de la capitale, et on est sans nouvelles des forces envoyées par Arkanasia, dont sa brigade de X-Men, pour leur faire rendre gorge.

 

Lorsque Malcador, Arkanasia, Collatinus et ses Custodes arrivent sur le théâtre d’opérations, ils sont accueillis par une tempête psychique petite par la taille mais vicieuse de tempérament2. Sa cause ne fait pas de doutes pour un expert aussi calé en warperie que le Sigilite : l’affrontement entre Psykers indisciplinés a dégénéré en un mindfuck littéral (merci Slaanesh), et il est urgent d’agir pour refermer la brèche avec l’Immaterium avant que la tempête n’engouffre tout Thawra. Fort heureusement, Malcador est venu avec les outils appropriés pour cette tâche : sa mauvaise humeur légendaire et sa capacité à faire plusieurs choses en même temps (indispensable lorsqu’on doit gérer une bande de Primarques mal élevés), ici balancer des décharges de taser aux Psykers survivants tout en évitant de laisser traîner sa toge dans la boue warpienne. Et pour ceux qui se demandent, non, les Custodes ne servent pas à grand-chose, à part balancer des rafales de bolter au jugé au niveau des genoux avec un angle de tir de 45°C. Pour des raisons inexplicables, Arkanasia décide soudainement de partir en courant vers la tempête avant que le Régent n’ait fini de réger le problème. Les derniers Psykers en état décident alors de converger sur elle, ce qui aurait pu très mal se finir pour Malcador n’eut été la foi chevillée au corps d’Arkanasia pour l’Empereur. Au lieu de vaporiser le petit vieux pénible qui tchipait sans merci ses condisciples, la Gouverneur par intérim choisit noblement de gueuler un grand « POUR PEPE !!! » en direction du ciel, avant de se prendre une rafale de bolts dans le buffet (qui n’arrivent même pas à la tuer sur le coup, c’est dire si les Custodes sont surfaits).

 

Tout est bien qui finit quand même pour Malcador et Collatinus, qui, en gentlemen qu’ils sont, viennent assister aux dernières paroles d’Arkanasia. Cette aventure provoque un certain malaise chez le Sigilite, qui n’a dû son salut qu’à la foi de la Psyker, c’est-à-dire au concept que lui et son boss se sont jurés d’éradiquer. Se pose également la question du positionnement de l’Imperium envers les pouvoirs psychiques : sont-ils trop dangereux pour être utilisés, ou bien un juste milieu est-il atteignable ? Rendez-vous sur Nikaea dans quelques années pour reprendre cette discussion…

 

1 : On en déduit qu’en M30, il n’existe plus de bouton « j’ai de la chance » sur la barre de recherche Google. Cela aurait été plus confortable pour tout le monde.

 

2 : Il semble à Malcador que la tempête sait qu’il se trouve sur Thawra, et qu’elle cherche à l’humilier, comme les inscriptions insultantes sur sa mère qui apparaissent à la surface du maelstrom semblent l’indiquer.

 

Avis:

gilian:

Nouvelle pas franchement mauvaise mais pas franchement bonne non plus. Elle aurait mérité d'être située plus précisément dans le temps. Malcador a toujours été un grand psyker, il connaît donc forcement les dangers du Warp, et la question posée c’est de savoir si on peut entraîner des gens normaux ayant une affinité avec le Warp ou si c’est trop dangereux.

 

Si la nouvelle est située en début de croisad,e ça peut encore s’expliquer mais si elle est située peu de temps avant Nikaea, je trouve ça un peu léger dans la rédaction.

 

Schattra:

David Annandale attire l’attention du lecteur sur une question intéressante de l’Imperium naissant : la formation et le contrôle des Psykers par les autorités impériales (in)compétentes. À l’époque, l’Empereur avait d’autres chats à fouetter que de mettre des œillères aux cohortes de mutants acheminés par les Vaisseaux Noirs jusqu’à Terra, tâche peu gratifiante mais indispensable à la survie de son empire galactique. Pendant la Grande Croisade, il y a fort à parier que le sujet était traité au cas par cas, avec des risques de débordement, parfois causé par un enthousiasme sincère mais dangereux, comme cela a été le cas sur Thawra. Si une des missions de Malcador consistait bien à gérer les crises de ce genre pendant que son patron localisait sa marmaille, on comprend mieux pourquoi il tenait temps à renforcer son équipe : à son âge, arpenter la galaxie pour mettre des glaçons psychiques dans le slip du moindre Psyker en rut n’est pas une activité conseillée.

 

Sur cette base intéressante, Annandale ne développe cependant pas grand-chose, à commencer par des connexions avec Nikaea, ce que le titre laissait pourtant envisager. Il aurait été approprié, à mon sens, de jouer des rapports compliqués que le Warp entretient avec notre continuum spatio-temporel pour faire voir à Malcador des indices du procès en sorcellerie intenté à Magnus et aux Librarius des Légions de l’Astartes, voire de la déchéance de l’humanité telle qu’annoncée par l’Hérésie d’Horus. Rien de tout ceci ici, seulement une nouvelle très « premier degré », saupoudrée d’une pincée de fluff et terminée par quelques remarques d’ordre général sur le rapport qualité-prix de l’Immaterium. Il y avait moyen de mieux faire, mais on sauvera ‘Prologue to Nikaea’ du pilori compte tenu de son absence de défauts majeurs, ce qui place cette œuvre hérétique parmi les plus abouties de son auteur.

 

Fluff:

  • Chambre Vortex : Un octogone enfoui dans les profondeurs de la Spire Corona du Palais Impérial, et le lieu où Malcador se plonge dans les mystères du Warp. L’emplacement et la forme de la Chambre ont été choisi pour favoriser la concentration du Régent de Terra et faciliter son entrée psychique dans l’Immaterium. Le sol et les murs sont recouverts d’inscriptions runiques et de mantras pour renforcer la concentration de Malcador. Au centre de la pièce s’élève un trône de basalte, d’or, de fer et de bronze, tourné vers le Nord. Il s’agit d’un cadeau de l’Empereur à son serviteur, et il date de la plus haute antiquité terrane. 

 

The Revelation of the Word merci @gilian !

Révélation

Black Library Advent Calendar 2019/2019/XX pages

 

Intrigue :

the-revelation-of-the-word.pngLa croisade des Ombres s’est abattue sur les cinq cents mondes d’Ultramar et Lorgar a bien l’intention de tous les brûler en sacrifice aux dieux du chaos et aussi un peu pour venger la destruction de Monarchia. Alors qu’il est en train de contempler la destruction de la planète Vansios, Lorgar est appelé par un de ses chapelains qui a fait une découverte pour le moins surprenante.

 

Partout sur la planète, la résistance avait été intense contre l’avancée des forces du chaos mais dans un petit village en périphérie de la capitale, la population s’était juste rassemblée au milieu de la place et avait attendu la mort venir sans montrer la moindre envie de combattre.

 

Après avoir interrogé les habitants (ou plutôt torturé c’est au choix) et fouillé le village, le chapelain Bal Tavor avait fini par découvrir une chapelle cachée où les habitants priaient l’Empereur Dieu…

 

Lorgar comprend que le livre qu’il a écrit des années plus tôt a donné lieu à la naissance d’un culte impérial grandissant.  Il comprend aussi qu’il doit éradiquer ce culte au plus vite, en petit nombre c’est une gêne mais si cette croyance venait à se repandre ça pourrait devenir une sérieuse menace…

 

Avis :

Souvent décrié, on oublie qu’il a commencé comme petite plume et rédacteur de background pour White Dwarf. C’est un employé modèle qui ne rechigne pas au travail demandé par la Black Library. Ces dernières années, on a pu voir qu’il était bien meilleur dans les romans d’Horreur qui ont l’air de mieux lui convenir (il a quelques romans Marvel à son actif aussi).

 

Malgré tout, je dois reconnaître que cette audio book de la série primarque est quand même le moins bon de la série. On n’apprend pas grand-chose de nouveau et surtout il se déroule à un moment déjà largement documenté dans la série principale de l’hérésie d’Horus.

 

Fluff :

  • Lecto Divinitatus : Lorgar se rend compte que ce livre qu’il a écrit il y a longtemps avant de se vouer aux dieux sombres représente peut-être son plus grand triomphe et son plus grand échec.Le culte impérial, s’il se répand, marquera la fin définitive du rêve de l’Empereur de voir l’humanité débarrassée du fléau de la croyance, mais en se répandant, la religion impériale va se confronter au culte du chaos et empêcher le rêve de Lorgar de voir un univers voué au chaos émerger de la guerre.


The Verdict of the Scythe merci @gilian !

Révélation

Scions of the Emperor/2020/12 pages

 

Intrigue:

gilian:

Lors de la campagne de Galaspar, Mortarion avait utilisé une technique audacieuse pour mettre un terme rapide au combat, il avait fait descendre et se poser/s’écraser une barge de bataille directement sur la capitale ennemie, décapitant net le gouvernement ennemi mais tuant par là même toute la population de la cité-ruche.

 

Il décide donc cette fois d’utilisrt une technique un peu moins brutale. Alors qu’il attaque la planète Absyrtus, il décide de faire atterrir la barge de bataille sur le spatioport de la capitale Temnis ce qui va limiter les pertes civiles.

 

Avec l’impact et l’onde de choc provoqués par l’écrasement de la barge, la plus grande partie des défenses de la capitale ont été détruites et le gouvernement demande à se rendre.

Mortarion accepte la reddition de la planète, à la plus grande incompréhension de ses capitaines et lieutenants les plus proches qui pensaient pouvoir exterminer la population locale.

 

Pour une fois, il avait fait preuve de magnanimité et de mansuétude.

 

Ce monde ressemblait tellement à Barbarus, un peuple humain esclaves d’une caste de sorciers. Il avait envie de leur donner une chance.

 

Mais il s’est vite aperçu que ça n’avait rien à voir avec Barbarus. Le Warp et les psykers étaient partout, les humains étaient tous infectés et il n’y avait rien à sauver. Il avait été dupé ou s’était dupé lui-même mais il ne ferait plus la même erreur.

 

Il était Mortarion de la Death Guard et il amenait la mort comme libération. Et il donne l’ordre de détruire la planète.

 

Schattra:

Nous retrouvons Mortarion, le plus sec (dans tous les sens du terme) des Primarques pendant la Grande Croisade, alors que la flotte d’expédition qu’il mène approche de la planète Absyrthus en mode bulldozer, perforant comme qui rigole – si Morty savait ce que cela veut dire – les défenses orbitales des locaux et se préparant à larguer son contingent de Death Guards sur les positions stratégiques de ce théâtre d’opération. Pour une fois, cette brutalité, pour laquelle sa Légion est fameuse, semble être justifiée. La civilisation d’Absyrthus est en effet similaire à celle de Barbarus, en cela qu’elle est gouvernée par une caste de sorciers1, ce qui a le don de mettre le Primarque psychophobe en rogne. Son plan pour remédier à ce problème fâcheux et mettre ce monde en conformité avec le cahier des charges impérial est aussi simple qu’élégant que direct : envoyer une barge Astartes s’écraser sur le QG adverse, ici la capitale planétaire, Temnis, pour décapiter (et aplatir) sa chaîne de commandement et frapper l’ennemi au cœur. Il a déjà employé cette technique, sans doute piquée aux Orks, avec un succès indéniable mais un peu trop sanglant pour ses fragiles de frères, lors de la campagne de Galaspar, achevée en un temps record par l’envoi d’un vaisseau spatial dans sa cité ruche principale. Un vieux fond de compassion qu’il ne se savait pas avoir pousse toutefois Mortarion à limiter la casse sur Absyrthus, qui ne perdra que son spatioport sous les patins blindés du Fourth Horseman, avant de demander grâce quelques minutes plus tard. Toujours d’humeur miséricurieuse (ça veut dire ce que ça veut dire), le Faucheur masqué accepte la réédition sans condition du camp d’en face au lieu d’ordonner le massacre complet des habitants de Temnis, comme ses officiers, à commencer par ce fourbe de Typhon Calas, s’y attendaient.

 

Il s’avère en effet que Mortarion est travaillé par une vague pulsion empathique, et s’interroge sur la possibilité, même mineure, d’apporter la paix et l’ordre à la galaxie autrement qu’en massacrant les mécontents. Absyrthus fera donc figure de test grandeur nature, et notre ombrageux et ombragé héros accepte avec stoïcisme de se plier aux formalités organisées par la reine déposée Cirkesce après la fin des combats. Typhon, entraîné par son boss dans le traquenard absolu que constitue un dîner diplomatique, questionne ouvertement le bien-fondé de la décision du Primarque, arguant que si la Légion s’appelle DEATH Guard, et pas la IDAWYBRYO2 Guard, c’est bien pour une raison. Habitué à se faire bolosser par son sous-fifre dans les écrits de James Swallow, Morty ne trouve pas grand-chose à dire pour justifier sa magnanimité soudaine, et décide d’aller prendre l’air pour rencontrer les vrais gens d’Absyrthus, et ainsi se faire une opinion définitive sur la situation. Laissant le palais derrière lui et ses Deathshrouds à longue portée (49 pas exactement), sa (future) Majesté des Mouches s’enfonce dans le dédale de la vieille ville…

 

Révélation

…Et là, cela tourne rapidement au drame. Les oreilles sensibles de Mortarion finissent en effet par détecter les bruits révélateurs d’un rituel chaotique, ce qu’il a formellement interdit aux nouveaux sujets de l’Imperium. On pourrait arguer que c’est un peu chien de sa part de se formaliser de la persistance d’une pratique traditionnelle bannie il y a moins d’une journée, mais le Primarque acquiert bientôt la certitude que la vieille femme qui fait couiner son brasero au cœur de la casbah de Temnis EN A FAIT EXPRÈS POUR LE FAIRE CHIER ce qui est un crime impardonnable. Pire, sa rapide entrevue avec la mégère décomplexée, et son retour jusqu’au palais de Cirkesce, le convainquent que les Absyrthusiens sont tous des hypocrites, faisant semblant de se plier aux consignes des envoyés de l’Empereur le temps que ces derniers repartent purger les étoiles.

 

1 : Autre point commun avec la planète natale de Mortarion (et le Finistère Nord) un taux d’ensoleillement inférieur à 1%.

 

2 : I Don’t Agree With You But Respect Your Opinion.

 

3 : On le sait peut, mais c’est de là que vient la règle spéciale de la Death Guard.

 

Avis:

gilian:

Nouvelle bien meilleure que la première (ie 'Canticle' de David Guymer, également au sommaire de 'Scions of the Emperor'). Bien qu’elle n’apporte rien de nouveau sur le caractère de Mortarion, elle conforte sa phobie des psykers et ses manières expéditives de régler un conflit. Cette nouvelles coche toute les cases de la série primarque et du format de la nouvelle (même si la surprise finale est attendue par tout connaisseur de Mortarion).

 

Schattra:

David Annandale montre avec ‘The Verdict of the Scythe’ qu’il a parfaitement compris les modalités de l’exercice représenté par une nouvelle Primarchs, soit un récit mettant en scène un épisode marquant de la vie de son sujet, et éclairant le lecteur sur les raisons ayant poussé ce dernier à devenir la figure qu’il est dans le fluff. En 12 pages bien pesées, Annandale répond ainsi à la question Orangina Rouge (mais pourquoi est-il si méchant) pour Mortarion, brossant le portrait d’un Primarque dont le caractère impitoyable a été, à un certain niveau, causé/renforcé par un événement particulier l’ayant détourné pour de bon de la voie du Bisounours. On peut trouver l’histoire et la justification qu’elle apporte à la rigidité morale de son protagoniste simpliste, mais force est de reconnaître à l’auteur qu’il a rempli son contrat de façon satisfaisante, même si pas extraordinaire.

 

Fluff:

  • Death Guard (Campagnes) : La Légion s’est tristement illustrée pendant la campagne de Galaspar, pendant laquelle Mortarion a obtenu la reddition de la planète en précipitant une barge d’attaque sur la plus grande cité ruche du monde assiégé, provoquant de très lourdes pertes civiles. Plusieurs Primarques, ainsi que l’Empereur, ont réprouvé cette tactique brutale, contribuant à isoler la Death Guard des autres Légions.
  • Death Guard (Vaisseau nommé) : Le Fourth Horseman (rq : il s’agit de la mort dans l’Apocalypse chrétienne).

 

The Fields of Abundance merci @gilian !

Révélation

Black Library Advent Calendar 2022/2022/13 pages

 

Intrigue :

gilian :

The Fields of AbundanceIapsis était un monde riche en ressources et industries, il était resté fidèle à l’Imperium et se trouvait sur la route de la Death Guard. Son gouvernement avait prévu d’être attaqué et s’y était préparé.

 

Mais on ne peut pas se préparer à l’assaut d’une légion Space Marines et encore moins de la Death Guard. Les défenses avaient cédé dès le premier jour et une semaine plus tard la planète finissait d’agoniser sous les bombes toxiques…

 

La destruction était totale et il ne restait plus rien, c’était ce qu’avait ordonné Mortarion. Typhon, depuis sa récente conversion à Nurgle,  avait une autre vision de la destruction, il pensait  que la destruction devait se faire dans la douleur, la misère et la maladie et laisser place à l’évolution et la vie, corrompue par Nurgle bien sûr.

 

Il décide donc de commencer à convertir à son point de vue la légion, en commençant par le sergent Nevak qui a si bien nettoyé la capitale.

 

Schattra :

J’écoutaiiiis le disc jockeeeey // Dans le Rhino qui me traînaiiiiit // Sur la route de Iaspis… Ahem, pardon. Iaspis, donc. Pauvre petite planète loyaliste placée entre les infâmes et puants (surtout maintenant) Death Guards du Premier Capitaine Typhon et le Monde Trône1, Iaspis s’est battu vaillamment mais Iaspis a perdu et s’en prend plein les dents (ça rime). Les ordres reçus par le maître du Terminus Est sont simples : s’emparer de tout ce qui peut être utile à l’effort de guerre des hérétiques, et détruire le reste. Cependant, Calas Typhon est une diva, et son récent passage à Nurgle l’a rendu encore moins disposé à suivre les instructions de Mortarion (ça rime aussi). Bien qu’il soit tout à fait content de commettre crimes de guerre sur crimes de guerre envers les défenseurs et civils de la malheureuse planète, il ne peut s’empêcher d’expérimenter de nouvelles manières (souvent aqueuses et boueuses) de perpétrer massacres, destructions et biocides, tandis que ses officiers se contentent de suivre le manuel du parfait petit Death Guard.

 

L’attention du barbu à la faux se porte sur le Sergent Nevak, dont l’escouade s’est acquittée avec brio de la liquidation d’un bunker dans lequel s’était replié des Psykers locaux. Après un vigoureux bombardement d’obus et une bonne application de phosphex, il ne restait plus rien de ces horribles mutants, mais le résultat semblait trop… propre à Typhon, qui invita donc le Sergent à un tête à tête d’après bataille. Coup de chance pour notre héros, son interlocuteur se révèle être lui aussi un Psyker en puissance, essayant désespérément d’inhiber ses capacités pour se conformer aux préceptes de ce rigoriste de Mortarion. Sentant qu’il tient en Nevak un disciple potentiel, Tyty l’emmène sur le théâtre de l’une ses exactions expérimentales : la ville de Sappir.

 

Pour son malheur, Sappir se trouvait à proximité d’un spatioport important et d’un barrage hydraulique, ce qui amena à sa destruction rapide dans la campagne et donna à Typhon l’idée de la noyer sous les eaux (désormais polluées et radioactives, c’est cadeau). La grande idée de Mister T. est que ce modus operandi, s’il a permis une destruction tout aussi complète de sa cible que celle déployée par Nevak à Polita (la capitale planétaire d’Iaspis), a l’avantage d’être évolutif, et de permettre à de nouvelles formes de vie de prospérer. Ce qui est mieux pour un pro-life tel que Typhon. La preuve en est apportée par la poignée de Sappirois perclus de maladie qui se sont réfugiés dans la MJC locale pour se soutenir mutuellement dans cette terrible épreuve, et sont déjà Zombies de la Peste à 77,77%. Typhon prend sa plus suave voix et parvient à persuader son protégé de l’intérêt de son approche philosophique (eh oui), gagnant son premier disciple au passage. Ça lui a aussi servi de grand oral pour son passage devant Morty, donc tout bénef. The fin.

 

1 : Je comprends mieux pourquoi Mortarion s’est porté volontaire pour être dans l’avant-garde : dans sa condition actuelle, avoir un accès prioritaire au trône était une bonne idée.

 

Avis :

gilian :

Avec l’arrivée du Siège de Terra et la fin de la série Hérésie d’Horus, on aurait pu penser que les nouveaux récits courts (nouvelle nouvelle ça faisait redondant) se porteraient peut-être sur des événements qui se déroulent pendant le Siège, ou au moins sur la fin de l’histoire de certains personnages laissés en suspens au cours des années. Et bien même pas. David Annandale nous livre une nouvelle sans grand intérêt sur Typhon qui une fois de plus n’écoute pas son Primarque et essaie de convertir un légionnaire à sa cause.

 

Le seul intérêt qu’on pourrait à la limite trouver à ce récit, c’est qu’il est sorti juste avant la réédition du roman sang Cadian d’Aaron Dembsky Bowden dans lequel Typhus vient chercher un sergent/démon qui est coincé sur une planète impériale depuis 10 000 ans… (et encore c’est seulement si vous avez lu toute la Black Library pour trouver des coïncidences…)

 

Schattra :

Ça sent vraiment la fin (de l’inspiration) pour Annandale, qui nous sert le récit de la conversion à Nurgle d’un illustre inconnu par ce vieux prosélyte de Typhon. Comme nous connaissions déjà les deux étapes les plus importantes du changement de paradigme cult(ur)el de la Death Guard1, ‘The Fields of Abundance’ m’apparaît comme la scène coupée au montage d’un film déjà bieeeeeen long, et ajoutée dans l’extended version dudit film pour faire plaisir aux fans les plus convaincus. Release the Annandale cut, am I right ? Well, maybe not.

 

J’aurais pu avoir un avis différent sur cette nouvelle si l’auteur avait réussi son pari, assez risqué je dois dire, de construire son propos autour d’une discussion philosophique (le bien vs le mal le propre vs le sale) au lieu d’une honnête empoignade energétique, comme on pouvait s’y attendre. Mais n’est pas Graham McNeill2 ou Aloïs Schumpeter qui veut et David Annandale se perd assez rapidement dans son exégèse de la destruction créatrice, supérieure à la clinique et froide destruction… destructrice pour des raisons qui, si elles convainquent ce brave Nevak en l’espace de trois minutes, m’ont barbé en l’espace de trente secondes. I WIN.

 

Je trouve un peu dommage que l’une des dernières nouvelles originales de cette franchise iconique ait été confiée à un contributeur qui n’a visiblement plus rien à apporter à l’Hérésie d’Horus, mais on ne peut pas gagner à tous les coups…

 

1 : Typhon devient un Héraut de Nurgle dans ‘Exocytosis’, et rallie Mortarion à sa cause dans ‘The Burried Dagger’.

 

2 : Je pense évidemment à 'The Last Church'.

 

Fluff :

  • Iaspis : Planète impériale étant restée fidèle à l’Imperium pendant l’Hérésie d’Horus, et rasée par la Première Compagnie de la Death Guard (commandée par Calas Typhon) sur le chemin de Terra. Sa capitale planétaire était Polita.

 

 

David Guymer (4)

Révélation

 

L’arrivée tardive dans l’Hérésie de David Guymer en fait l’auteur parfait pour relater les exploits d’un autre retardataire connu de cette époque, Lion El’Jonson (‘Dreadwing // Formation: Dreadwing’, ‘Lion El’Jonson : Lord of the First’). Il s’est également illustré au service de Ferrus Manus (‘Ferrus Manus: Gorgon of Medusa // Ferrus Manus: La Gorgone de MedusaA Lesson in Iron’, ‘Canticle’), ce qui n’a pas empêché ce dernier de perdre la tête.

 

A Lesson in Iron merci @gilian !

Révélation

Black Library Advent Calendar 2018/2018/15 pages

 

Intrigue:

a-lesson-in-iron.png

gilian:

Durant les débuts de la grande croisade une demi douzaine de failles Warp avaient été cartographiées dans l’espace, et la règle imposée par la Navis Nobilite était de les signaler et de s’en éloigner le plus vite possible.

 

Les vaisseaux orks fuyaient devant la 52ème flotte expéditionnaire de l’empire de l’humanité en direction d’une faille Warp. Et alors que la flotte stoppait la poursuite, le primarque Ferrus Manus, aux commandes du poing de fer, (son vaisseau amiral de classe Gloriana) décide de continuer seul la poursuite.

 

Ferrus Manus ne voulait pas laisser fuir de survivants après le démantèlement de l’empire de la rouille ork du système Seraphina.

Une fois dans la faille Warp, le Poing de Fer finit par retrouver les vaisseaux orks mais ils ont été détruits par quelque chose et apparemment cela a été fait il y a plusieurs dizaines d’années…

 

Mais il y a aussi un autre vaisseau à la dérive, sûrement le vaisseau qui a détruit les navires orks et qui a aussi été détruit dans l’affrontement.

Il s’avère être un navire Iron Hand mais de modèle inconnu avec des codes dérivés des codes officiels. Après être monté a bord, il devient évident que le navire doit venir du futur, mais les corps des spaces marines à bord sont horriblement mutilés et leur membres presque totalement remplacés par des augmentiques.

 

Alors que dans un premier temps Ferrus Manus a ordonné d’explorer le vaisseau, les attaques de créatures étranges (des démons du Warp, espèce inconnue pendant la grande croisade) forcent Ferrus et ses hommes à se replier.

 

Les membres du mechanicus tentent bien d’essayer de faire changer d’avis le primarque, en lui expliquant les bénéfices possibles à tirer de ramener le vaisseau dans le présent et de profiter des technologies du futur qu’il recèle.

 

Ferrus Manus est catégorique, si le futur c’est transformer ses fils en machines alors il préfère que ce futur se fasse sans lui…

 

Schattra:

S’il y a une chose que Ferrus Manus, paix à son âne, détestait, c’était bien perdre du temps. Aussi, sitôt réuni avec sa Légion, engagée dans le démantèlement de l’empire de rouille ork, le Primarque tint à imposer sa marque sur ses Légionnaires. Nous rejoignons ainsi l’impulsif M. Manus alors qu’il fait la chasse de quelques vaisseaux peaux vertes ayant survécu à la colère de l’Imperium, et qu’il compte bien détruire afin d’obtenir la complétion à 100% de sa mission, et ainsi prouver à l’univers qu’il vaut mieux que ces poseurs d’Horus et de Russ1. Et tant pis si ces couards d’Orks décident de foncer coque baissée dans une faille Warp qui flottait par là pour échapper au courroux de l’Astartes, et que personne n’a jamais été assez timbré du côté impérial pour se risquer dans ce genre d’environnement chelou. Ferrus, et son Fist of Iron, seront les premiers à tenter le coup. Encore un record à mettre au crédit du Primarque qui en voulait.

 

Ferrus n’est pas seul sur le pont de son vaisseau amiral alors que ce dernier réalise le premier fistage d’une faille Warp. Il est accompagné de deux Sergents vétérans, le Terran Harik Morn et le Medusan Gabriel Santar, tous deux pressentis pour devenir son bras droit. Alors que le Fist of Iron s’enfonce dans le trans Materium comme s’il s’agissait de caramel mou, avec des effets funky sur les appareils de navigation, comme on peut l’imaginer, les auspex détectent soudain des silhouettes de vaisseaux à proximité. Il s’agit des kroiseurs orks, mais également d’un nouvel arrivant, qui n’avait pas été identifié pendant la poursuite dans l’espace réel. Point commun : tous ont été réduits à l’état d’épave, et dans un passé lointain qui plus est. À la grande surprise des impériaux, il semble que le vaisseau en question appartienne à la 10ème Légion, ce qui hautement improbable mais pas totalement impossible. Pragmatique comme toujours, Ferrus Manus décide d’aller y jeter un œil.

 

Alors que les pauvres grunts qui forment son escorte découvrent avec émoi 1) l’existence de Démons et 2) s’il y a une vie après la mort, le Primarque et ses comparses arrivent jusqu’au pont du vaisseau mystère, où les attend un cadavre desséché de Space Marine. Ce dernier porte les marquages d’un Iron Hands, mais, au grand dégoût de FM, il semble avoir terminé sa carrière plus machine que (sur)homme, au vu de toutes les augmétiques et bioniques que la dépouille arbore. C’est le Tech-adepte qui accompagne la fine équipe qui finit par proposer l’hypothèse la plus intéressante pour expliquer ce répugnant mystère : l’épave sur laquelle ils se trouvent est un vaisseau des Iron Hands provenant du futur, transporté dans le passé par les caprices du Warp.

 

Avant que la nouvelle n’ait pu être digérée par l’assemblée, une palanquée de Démons se manifeste (dans tous les sens du terme) sur le pont, et forcent nos héros à – enfin – faire usage de la force. Si ce bogoss de Ferrus s’illustre à grands coups de marteau, ses subalternes sont plus à la peine. Surpris par les nouveaux arrivants, Santar se fait ainsi arracher le bras gauche par une Bête de Nurgle joueuse, tandis que Morn est submergé par des Horreurs rigolardes. Le premier réussit toutefois à marquer des points auprès du Primarque en retournant dans la mêlée sitôt ses esprits recouvrés, tandis que le Terran se contente de haleter comme un bébé phoque sur la banquise. Avant d’ordonner une retraite tactique vers le Fist of Iron, ignorant les avis de ses sous-fifres de rester pour looter de la technologie futuriste, et/ou défendre une relique de la Légion, Ferrus tranche en son for intérieur : ce sera Gaby qui deviendra son Ecuyer et 1er Capitaine. C’est dit.

 

Avis:

gilian:

Premiere nouvelle de David Guymer pour l’Hérésie d’Horus et il ne s’en sort pas trop mal. Sans forcement révolutionner l’histoire de Ferrus Manus, il met bien en avant les points forts et faibles du personnage et de sa légion. J’ai bien aimé le moment où Ferrus précise qu’il préfère mourir que voir ses fils devenir des machines^^.

 

Schattra:

Petite nouvelle fort sympathique consacrée par leur spécialiste incontesté, David Guymer, aux Iron Hands et à leur Primarque caractériel, ‘A Lesson in Iron’ se paie le luxe de nous présenter en quelques lignes la prise de fonction de Ferrus Manus au sein de sa Légion (choix du 1er Capitaine, et autres révélations fluffiques intéressantes incluses), combiné avec une savoureuse mise en abîme du futur qui attend le Chapitre dans quelques millénaires. Le fait que les améliorations bioniques répugnent au plus haut point l’homme aux mains de fer n’est pas une nouveauté à ce stade, mais Guymer parvient tout de même à surfer sur cette iron-ie de façon tout à fait satisfaisante. Le pauvre Ferrus Manus aura soupé de prémonitions malheureuses car jamais utilisées pour modifier la destinée pas vraiment enviable attend ses fils et lui-même à la sortie de la Grande Croisade, et on en a encore un exemple ici. Ca reste plus distrayant à lire que la moyenne des soumissions de la BL, donc pourquoi cracher dans soupe ?

 

Fluff:

gilian:

  • Ferrus Manus: Encore une nouvelle qui nous montre à quel point les fils de Medusa et leur primarque sont impulsifs. Et encore une nouvelle qui nous montre à quel point Ferrus Manus est attaché au genre humain et contre les bioniques. N’oublions pas la véritable citation : la chair est faible mais les actes demeurent…
  • Amadeus DuCaine: Il était le commandant en chef des Storm Walkers qui allaient devenir les Iron Hands. C’est lui qui commandait la légion au début de la guerre de la rouille et a laissé sa place pour la fin de la campagne à son primarque retrouvé. Au lieu de devenir premier capitaine de Ferrus Manus, il a choisi de rejoindre le clan Sorrgol et de laisser Ferrus choisir son premier capitaine lui-même.
  • Harik Morn et Gabriel Santar: ils sont les deux successeurs encore en course pour la place de premier capitaine. Après l’incident de la faille Warp, Santar est choisi comme premier capitaine à la place de Morn qui n’a pas su garder son sang froid.

 

Schattra:

  • Ferrus Manus : Sa vie et ses combats sur Medusa, avant que l’Empereur ne le retrouve, l’ont rendu familier avec le Warp et ses habitants. Il sait que la Vérité Impériale est un mensonge, mais comprend qu’il est nécessaire pour permettre l’extension de l’Humanité. Il est capable d’augmenter la chaleur de ses mains de métal jusqu’à faire rougir le manche de son marteau énergétique.
  • Iron Hands (Caractéristiques) : L’héritage génétique de Ferrus Manus fait des Iron Hands des individus dépourvus de beauté et de jovialité. Ils sont indépendants et orgueilleux, prompts aux réactions émotives et irréfléchies, tout particulièrement les Space Marines issus de Medusa.  Ils peuvent toutefois compter sur leur objectivité et leur logique pour tempérer cette nature tempétueuse.
  • Iron Hands (Grande Croisade) : La Légion, qui s’appelait alors les Storm Walkers, fut chargée de détruire l’empire de la rouille des Orks. L’offensive Seraphina, dirigée par Amadeus DuCaine, fut la plus grande victoire remportée par la 10ème Légion avant qu’elle soit réunie avec son Primarque. DuCaine périt au cours de la campagne, laissant les mains libres à Ferrus Manus pour façonner ses Iron Hands.

 

Canticle merci @gilian !

Révélation

Scions of the Emperor/2020/14 pages

 

Intrigue:

gilian:

Au cours de sa jeune existence, l’enfant qui deviendra plus tard Ferrus Magnus a eu plusieurs noms, donnés en général par ses ennemis, mais il s’est aussi donné un nom lui-même : le chasseur. Parce qu’il a commis une petite erreur après s’être extrait de sa capsule, il a libéré Asimoth par mégarde et a donc décidé de le chasser.

 

Au cours de son voyage il va rencontrer beaucoup de monstres, de xenos et de créatures mécaniques mais très peu d’humains. Les seuls qu’il va croiser sont déjà morts…

 

Il finit par croiser une humaine vivante qui lui propose de rejoindre son clan mais Ferrus Manus préfère finir sa quête avant de rejoindre les siens.

 

Schattra:

On a tous nos surnoms, plus ou moins glorieux, et Ferrus Manus ne fait pas exception. Bien avant d’être baptisé pognes d’acier (en latin haut gothique pour faire plus classe), notre héros a ainsi été appelé Numerodis (l’Empereur), Cataclysme (les géants des tempêtes du Pinacle de Karaashi), La Finalité (des morts-vivants quelconques), Rehew Netjer, soit le Fils de l’Homme (les Necrons), Mon très Chair (les despotes fragmentés du Subliminat), et Empafé de première (le type auquel il a piqué sa place sur le parking du Monoprix de Medusa). Pour sa part, et après avoir malencontreusement libéré Asimoth sur sa planète d’adoption peu de temps après son arrivée remarquée sur cette dernière et s’être révélé trop faiblard pour ramener la bestiole dans son enclos, le Primarque des Iron Hands s’est donné le nom et la vocation de Chasseur, ayant décidé de réparer sa bévue en traquant le wyrm d’argent à travers les paysages bucoliques de Medusa.

 

Ces premières années sont également l’occasion pour Ferrus Manus de faire ses premières armes, dans tous les sens du terme. On apprend ainsi qu’il a rencontré quelques difficultés sur sa route, d’ordre robotique, semi-robotique et infernal, ce qui donne une idée de la très riche « biodiversité » de la planète sur laquelle il a fait son trou. Rien de très mémorable cependant pour FM (et pour Guymer), dont l’équipement consiste en une cuirasse d’adamantium upcyclé et une bardiche bricolée à partir des dépouilles fumantes de ses malheureux adversaires biomécaniques. On apprend également que ce gentil garçon est capable de subsister sur un régime composé de sable, minéraux et métaux1, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Poursuivant sans relâche sa proie insaisissable, Ferrus finit tout de même par rencontrer des membres de son espèce, d’abord sous forme de cadavres entourant l’épave d’un camping-car Medusan. Curieux d’en apprendre plus sur ces étrangers qui lui ressemblent tant, et soucieux de récupérer un peu de matos utile dans la boîte à gants du véhicule éventré avant que tous les charognards du coin ne débarquent, le jeune Primarque se fraie un chemin jusqu’à la chambre forte du Sandcrawler, négociant au passage dix zombies cyborgs (zomborgs ?) occupés à mastiquer les cartes mères et câbles jack leur étant tombé sous la pince. Ce régime majoritairement électrovore ne les empêche cependant pas de sauter sur l’aventurier pour lui faire les poches dès qu’il s’approche un peu trop, forçant notre héros à faire montre de force autant que de ruse.

 

Une fois parvenu dans la salle des coffres, Ferrus a la surprise d’être mis en joue par une rescapée de l’embuscade ayant scellé le destin du véhicule et de ses occupants. Guère impressionné par la pétoire plasmique que son interlocutrice lui pointe sur le torse, le Chasseur refuse l’offre qui lui est faite par cette dernière de rejoindre son clan, arguant qu’il a encore une opération de vermifuge à accomplir, et un véritable nom à obtenir, avant de pouvoir faire son entrée dans le monde et participer au Bal des Débutant.e.s de Medusa. La suite de l’histoire de Chéri FM, si elle est connue, sera toutefois narrée dans un autre cantique que celui-ci.

 

1 : Avec quelques protéines et lipides occasionnelles de temps à autres, par exemple lorsqu’il croise la route d’une escouade de Dépeceurs sur leur 31. On peut donc classer Ferrus Manus dans la sous-catégorie des Primarques cannibales, avec Konrad Curze et Sanguinius.

 

Avis:

gilian:

Cela ressemble plus à un premier chapitre qu’à une nouvelle, on apprend rien sur le primarque. J’ai un peu l’impression que Guymer est totalement passé à coté du sujet. La seul chose que j’en retiens c’est qu’il semble y avoir des necrons sur Medusa et du coup le transfert dans un corps mécanique, interdit plus tard avec le protocole clef de Hell, prend encore plus la voie d’une inspiration necron. J’espère que la suite du recueil sera meilleure.

 

Schattra:

On a plus l’impression d’un épisode pilote pour une série consacrée à l’enfance de Ferrus Manus que d’une nouvelle indépendante à la lecture de ce ‘Canticle’. Guymer passe en effet la majorité de ses pages à présenter de façon intrigante le jeune Primarque et sa planète, dont on aimerait bien apprendre davantage à la fin de son récit. L’intrigue semble avoir été volontairement tronquée pour permettre à l’auteur de la reprendre au cours de l’épisode suivant, qui n’a, à ma connaissance, pas été publié à ce jour. Peut-être faut-il creuser du côté de la novella1 que David Guymer a consacré à son héros pour mettre en perspective cette nouvelle ? Ou plutôt dans le ‘Voice of Mars’ du même auteur, où le Cantique des Voyages occupe une place importante ? En tous cas, si elle n’est certes pas désagréable à lire, et livre quelques éléments de fluff sur le plus moyen des fils de l’Empereur, cette histoire aurait gagné à se conclure de façon plus définitive.

 

1 : ‘Ferrus Manus : La Gorgone de Medusa’.

 

Fluff:

  • Ferrus Manus : Le Primarque a été connu sous de nombreux noms avant de devenir Ferrus Manus : Cataclysme, Chasseur, La Finalité, Rehew Netjer (le fils de l’homme), Chair. Il est capable de subsister avec un régime de sable, minéraux et métaux. Au début de sa vie, il maniait une bardiche dont le manche était fait d’un morceau d’armure de géant des tempêtes, et la lame d’une griffe de spectre Nécron. Son armure segmentée, bien que formée d’éléments récupérés sur des carcasses diverses, était un chef d’œuvre d’ingénierie.
  • Medusa : La planète compte de nombreuses races et espèces sentientes, en plus de sa population humaine et d’une colonie Nécron. Ferrus Manus a ainsi croisé des géants des tempêtes (élémentaires de roche) sous le Pinacle de Karaashi, des fantasmes morts-vivants dans le piémont de Karaashi, et un despotat bio-mécanique (le Subliminat). Des cyborgs zombies, se nourrissant aussi bien d’éléments électroniques qu’organiques, rôdent également dans les plaines de Medusa.

 

The Sixth Cult of the Denied merci @gilian !

Révélation

Blood of the Emperor/2021/25 pages

 

Intrigue :

Schattra:

Aqhet Hakoris, Sergent au sein des Thousand Sons et explorateur au long cours du grand océan qu’est le Warp, est persuadé d’avoir fait une découverte fondamentale sur la nature de cette dimension mystérieuse, d’où sa Légion et son Primarques tirent leurs pouvoirs surhumains. Aidé dans ses recherches par deux associés Légionnaires (Khaleif et Nepfithu), ainsi que par son jeune et prometteur padawan (ou practicus, en prosperien) Djet, Hakoris doit présenter les résultats de ses recherches à un conclave d’Astartes dans le cadre de la prochaine session d’exposé libre organisée dans la capitale de la dernière planète conquise par les Thousand Sons, Thera. Impatient à l’idée de mettre ses idées à l’épreuve de la légendaire sagacité de la XVème, notre héros se rend dans la grande pyramide élevée au centre de Therebarg suivi par ses side kicks pour effectuer sa démonstration.

 

Une mauvaise surprise l’attend toutefois sur place : au lieu de la foule compacte qu’il attendait et espérait, l’amphithéâtre où doit se tenir sa soutenance n’accueille que six Astartes. Pas n’importe lesquels cependant : rien de moins que l’Ecuyer du Primarque, Amon, et les chefs des cinq cultes de la Légion, dont bien sûr l’inévitable Ahzek Ahriman. Autrement dit, le rehati, ou Comex des Thousand Sons, nommé par Magnus en personne. Faisant contre mauvaise fortune bons cœurs, Hakoris se présente comme le Magister du culte de l’Aquilae, titre auto-décerné qui fait grincer quelques dents et froncer quelques sourcils dans l’auguste assistance. En plus des problèmes immobiliers qu’une telle reconnaissance susciterait, les cultes établis ne sont pas très chauds à l’idée de reconnaître une nouvelle discipline qui ne serait non pas leur égale, mais leur supérieure, en cela qu’Hakoris affirme que c’est de l’Aquilae que proviendrait les « spécialisations » de chaque culte (à l'aide d'une métaphore mettant en scène Babar, Ray Charles, Stevie Wonder et Gilbert Montagné). Le vaillant petit théoricien n’a cependant pas loisir de commencer son exposé qu’arrive le big borgne en personne, qui se téléporte dans la salle1 et place une mention strictement confidentielle sur les futurs débats, enjoignant les présents à ne pas partager ce qui sera échangé ce jour, et brouillant la wifi (ou plutôt le Warpi) pour empêcher que des tours de passe passe psychiques ne viennent perturber la discussion.

 

Logiquement impressionné et pris au dépourvu par la venue impromptue du Primarque, Hakoris a bien du mal à défendre ses idées, d’autant plus qu’il perçoit vite que Magnus n’est pas aussi ouvert d’esprit et bienveillant envers ces dernières qu’il le donne à voir. Hakoris ayant fait ses découvertes sur la nature du Warp en bravant l’interdit paternel de ne pas chercher à communiquer avec les formes de vie « aquatiques » peuplant le grand océan (les démons quoi), il se retrouve dans une situation délicate, et se résout à mentir au Roi Écarlate pour éviter une remontrance qu’il devine être potentiellement très sévère. Ayant demandé et obtenu une pause clope pour se remettre les idées en place, Koko réunit ses acolytes et prend une décision que l’on qualifiera poliment d’audacieuse : tenter d’invoquer un démon comme témoin, en passant outre le sceau psychique apposé par Magnus en personne. Bien évidemment, cet appel à un honni2 tournera court, Mag’ étant beaucoup trop omniscient et omnipotent pour laisser une entité chaotique venir suinter sur la moquette de sa pyramide. La franche explication de texte entre le Primarque et le Légionnaire, si elle ne se solde pas par la mort subite du Thousand Son, viendra toutefois rappeler à Hakonis que si la recherche fondamentale, c’est bien, l’obéissance, c’est mieux, surtout dans un Imperium qui regarde déjà un peu bizarrement les frasques arcaniques de la XVème Légion. Après avoir décillé son naïf subordonné sur la véritable nature des démons, qu’il a fait semblant de ne pas connaître pour ne pas « corrompre » l’esprit du raheti avec cette connaissance empoisonnée, Magnus fait comprendre à Hakonis qu’il a tout intérêt à changer son bolter d’épaule lors de son imminente soutenance, pour le bien du reste de la Légion (et sa survie à court terme).

 

J’ai bien dit son imminente soutenance, car le borgne est tellement balèze qu’il est parvenu à arrêter le temps sans qu’Hakonis ou les autres participants à la présentation ne s’en rendent compte. Résultat des courses : notre héros se livre à un exposé aussi banal que consensuel sur le grand océan, à la surprise et/ou à la déception de son auditoire. Il n’y aura pas de reconnaissance du culte de l’Aquilae, et Hakonis est mis au placard dans une zone de guerre de troisième ordre au cours des années qui suivent pour éviter que les vues hétérodoxes (on ne parle pas encore d’hérésie à cette époque) ne provoquent un schisme dans la Légion, au cas où il déciderait de reprendre ses activités prosélytes. Et c'est une sage précaution de la part de Magnus car, neuf ans après la fin du conclave de Therebarg, le Sergent dégradé décide qu’il est temps pour lui d’avoir une nouvelle discussion avec un vieil, et même éternel, ami, qui attendait patiemment son appel depuis son petit F3 au fond du Warp…

 

1 : Les Thousand Sons n’ont pas la même compréhension du terme télétravail que le reste des mortels.

 

2 : Une personnalité du Warp attention : rien de moins que the Dweller in the Abyss, aussi connu sous le nom de Choronzon. Même Aleister Crowley l’avait croisé de son temps.

 

gilian:

Aqhet Hakoris est venu faire des révélations fracassantes sur l’existence d’une 6eme discipline « magique/psychique » non pas égale aux cinq autres enseignées au sein de la légion mais supérieure.

 

Alors qu’il a commencé son exposé, le temps se retrouve figé par l’arrivée impromptue du primarque Magnus le rouge en personne qui vient interroger Hakoris sur ses découvertes. L’exposé prévu par Hakoris tourne court et il se trouve à subir l’interrogatoire de son primarque qui veut absolument savoir pourquoi ses découvertes lui tiennent tellement à cœur et surtout comment il a fait ces découvertes. Malgré tout son courage et sa résistance, Hakoris est obligé de reconnaître qu’il a enfreint les règles imposées par le primarque et qu’il est entré en contact avec les « êtres » peuplant le Warp.

 

Magnus ordonne à Hakoris de ne rien dire à la légion sous peine de mort et du coup son brillant exposé se transforme en une conférence vide de sens et de contenu, ce qui le verra irrémédiablement ostracisé par sa légion.

 

Malgré tout, quelques années plus tard, il enfreindra une nouvelle fois les ordres de son père et rentrera en contact avec un démon.

 

Avis :

Schattra:

David Guymer se fait et nous fait plaisir dans l'exploration de l'histoire, forcément alambiquée1, de l'âge d'or des Thousand Sons. Après avoir retrouvé leur Primarque et vaincu le fléau de la mutation, tout semblait bien aller pour les golden boys de Tizca... jusqu'à ce que leur sale manie d'aller chercher midi à 14 heures et de ne pas appliquer le sacro-saint principe de précaution leur joue des tours. Si 'The Sixth Cult of the Denied' ne finit pas aussi mal pour le XV de l'Empereur que l'Incendie de Prospero, les déboires de Hakoris offrent une similitude frappante avec ceux de son borgne de père, des années/décennies plus tard. Et les raisons à l'origine de la disgrâce de l'un comme de l'autre sont frappées du même sceau de l'hubris: à croire naïvement que toute vérité mérite d'être établie, et qu'il n'y a pas de sujets tabous dans un univers où le spirituel joue finalement un rôle aussi grand que le matériel, le wanabee chef de culte pave la route qu'empruntera son Primarque, avec les conséquences que l'on sait. Il est ainsi amusant et révélateur du caractère de Magnus "I'm so SMRT" Lerouge de le voir adopter la posture toute impériale du "faîtes ce que je dis, pas ce que je fais, et je vous explique pas pourquoi parce que vous êtes trop c*ns" face à son fiston. Cet écho de la grande histoire dans la petite est une trouvaille sympathique de la part de l'auteur, et une raison suffisante de lire 'The Sixth Cult of the Denied'.

 

En plus de cela, cette nouvelle s'avère très riche en fluff Thousand Sons, depuis la révélation de la (presque) existence d'un sixième culte au sein de la Légion, jusqu'à l'identification d'une conquête de cette dernière, en passant par la description de la vision qu'à Magnus de l’assujettissement des planètes intégrées par l'Imperium, où encore des aspects de la culture des Thousand Sons, comme le système d'apprentissage liant novice et initié (qui ressemble un peu, et c'est ironique pour de tels opposés, à celui des Black Templars). La présence de la plupart des têtes connues de la Légion lors de la soutenance d'Hakoris, même si elle sont cantonnées à de la figuration (à part Amon, un peu plus développé que le reste du casting), ajoute un surplus d'awesomeness à l'histoire, et il est probable que Guymer ait caché quelques bribes de révélations seulement accessibles à l'érudit prospérien (ce que je ne suis pas à ce stade) dans les interactions entre Hakoris, ses disciples et son jury. Cependant, c'est Magnus qui crève l'écran dès son apparition, l'auteur parvenant parfaitement à retranscrire la quasi omnipotence et omniscience du Primarque, qui sait et peut (presque) tout. Ces capacités psychiques inégalables et insoupçonnables même pour les plus doués de ses fils servent bien l'intrigue en permettant à Guymer en rebootant l'exposé d'Hakoris, une fois que ce dernier a été convenablement briefé sur ce qu'il a intérêt à dire. Bref, une franche réussite pour David Guymer, qui démontre ici sa capacité à mettre en valeur une nouvelle Légion d'Astartes (après les Iron Hands et les Dark Angels).

 

1: À quoi fallait-il s'attendre de la part d'adeptes de la pensée complexe, aussi.

 

gilian:

Jusque la David Guymer était connu pour ses histoires plutôt bonnes sur les dark angels et plutôt moyennes sur Ferrus Manus. Il s’attaque ici aux Thousand Sons et c’est plutôt un succès. Guymer a l’air de se documenter pas mal avant d’écrire un livre (ça a été le cas pour Ferrus Manus et pour Lion El ’Jonson) et c’est aussi le cas ici, avec l’intervention de personnages connus et de petits détails qui permettent de bien intégrer la nouvelle au monde connu.

 

J’aurais aimé voir où tout cela pouvait mener mais je pense que ça sera juste un one shot.

 

Fluff :

Schattra:

  • Thousand Sons (Culture): Sous l’autorité de Magnus le Rouge, la Légion est contrôlée par le Rehati, regroupant les maîtres des cinq cultes prospériens ainsi que l’Ecuyer de Magnus. Beaucoup de Légionnaires disposent d’un tutélaire, des manifestations du Grand Océan s’attachant à un Psyker et adoptant une forme liée à la personnalité de leur maître.
  • Thousand Sons (Pouvoirs Psychiques): Le symbole de Thutmose renforce la séparation entre le Materium et l’Immaterium, empêchant les Psykers de puiser dans le Warp. Les effets sont similaires à ceux de la proximité d’un Paria, mais l’expérience est plus supportable pour un Psyker. À titre de comparaison, la présence d’un cadre de Sœurs du Silence à 10 kilomètres est ressentie par les Thousand Sons doués de capacités psychiques comme se faire poignarder dans les yeux et la poitrine de manière répétée.
  • Thousand Sons (Campagnes): Thera (capitale: Therebarg) a été la 18ème conquête de Magnus le Rouge et des Thousand Sons pendant la Grande Croisade. Bien que ne passant pas autant de temps que les Word Bearers à établir la pax imperialis sur les planètes intégrées à l’Imperium, les Thousand Sons prennent toutefois le temps de poser les bases de sociétés stables (et favorisant les sciences) avant de quitter les lieux.
  • Imperium (Histoire) : Les Accords Ecarlates (Crimson Accords) ont été établis entre Terra et Mars à la fin du conflit entre les deux planètes. Ils traitaient, entre autres sujets, de la destruction des silica animus (intelligence artificielle).
  • Divers : Parmi les secrets que Magnus le Rouge a refusé pour se concentrer sur l’antidote du flesh change (et donc d’une grande valeur), on trouvait le code pour traduire le Codex Voynich, une ligne complète du tableau des éléments, 35 pièces de théâtre inédites de « Shakspire », les secrets de la Chute des Eldars, le savoir des Anciens, ou rien de moins que la nature de la réalité.

 

gilian:

  • Aqhet Hakoris : aurait du mourir du désordre charnel qui frappe tous les légionnaires des Thousand Sons jusqu’à la découverte de Magnus. Il est sauvé par Magnus comme les autres membres de sa légion. Par contre, il est torturé par le fait de ne pas savoir comment il a été sauvé. C’est la raison pour laquelle Magnus le laisse poursuivre ses recherches sur le Warp et les démons. Mais une fois qu’il découvre la vérité, Magnus ne peut pas le laisser la révéler au monde. Il ne peut pas laisser Hakoris révéler l’existence des « êtres du Warp » sous peine de laisser découvrir à terme que lui aussi, le grand Magnus, a menti à l’empereur.
  • Choronzon : Le démon qui a rencontré Aqhet Hakoris apparaît aussi dans le roman Thousand Sons où il essaie de corrompre Magnus.

 

The Last Loyalist

Révélation

Black Library 2023 Advent Calendar/2023/19 pages

 

Intrigue :

the-last-loyalist.pngSur la surface dévastée d’Isstvan III, un petit groupe de Space Marines loyalistes résiste encore et toujours à l’envahisseur. S’ils ne peuvent malheureusement pas compter sur la potion magique pour décupler leurs forces, comme leurs lointains ancêtres avant eux, Kloron Orbaddon des Sons of Horus, Pyramus des Emperor’s Children et Glaum de la Death Guard ont toutefois une arme secrète en réserve, en la figure de Zhukel Dror, aka l’Obélix1 de Ghenna, qui est tombé dans sur les clous du druide boucher quand il était petit. Bien que durement éprouvé par vingt-six jours de combats sans merci, Dror est toujours fidèle à l’Empereur – même si plus très lucide – et se fait un devoir, à défaut de plaisir, de jouer le rôle du marteau tronçonneur2 dans les embuscades que ses comparses tendent à ses anciens collègues de Légion.  

 

Après avoir flanqué une bonne rouste à une escouade de World Eaters un peu trop confiants, le quatuor de choc se replie jusqu’à sa base d’opérations pour y prendre un peu de repos bien mérité. Chacun peut alors vaquer à ses occupations favorites : faire des cauchemars dans lesquels il rosse son frère (possiblement jumeau) dans la salle du trône de son père pour Dror, regarder amoureusement ce dernier dormir pour Orbaddon, récurer son matos pour Pyramus, et… essayer de reconstituer une statuette isstvanite avec de la colle faite maison pour Glaum. Les Death Guards sont vraiment pleins de surprises.

 

Ce tranquille interlude ne peut cependant pas durer longtemps, et est brisé en même temps que le plafond du bunker où Dror pionçait par l’arrivée d’une escouade de Marines d’assaut World Eaters, bien décidés à mater les irréductibles loyalistes. Une nouvelle baston s’engage, au cours de laquelle Pyramus fait une chute peut-être mortelle, Glaum termine peut-être son puzzle en 3D, et un nombre sans doute élevé d’Astartes passe l’arme à gauche. Ce qui est sûr, tout du moins, c’est que la bromance unilatérale entre Orbaddon et Dror se termine dans le sang et les larmes, après que les clous du boucher aient totalement sapé le self control tout relatif du second. Entraîné par son camarade vers une hypothétique issue, qui pourrait permettre au quatuor devenu duo de continuer hypothétiquement le combat auprès d’un autre groupe de loyalistes, Dror finit par vider son chargeur dans le torse du Son of Horus gnangnan dans un accès de folie, avant de rejoindre le combat avec un douloureux – pour lui et pour les autres – enthousiasme. Cela ne l’empêche pas de considérer qu’il est toujours fidèle à l’Empereur, notez bien : notre héros est un être principiel.  

 

Quelques jours/semaines plus tard, la presque carcasse de Dror est déterrée par un « heureux » hasard par la patrouille recyclage et récupération du Sergent World Eaters Solax, alors qu’elle reposait sous quelques mètres cubes de gravats. Toujours partant pour une prise de tête au débotté, Dror tente de décapsuler son ancien camarade à mains nues, mais son organisme épuisé et son équipement délabré ne font pas le poids face à la patate de forain que Solax lui envoie dans la mâchoire pour calmer ses ardeurs. L’histoire tragique de Dror aurait pu s’arrêter là, mais c’était sans compter le sadisme du Capitaine Shâkha, pas encore rendu déperlant à ce stade de sa carrière, qui retient la main de son subalterne en lui indiquant qu’il a une meilleure et plus cruelle idée pour le surhomme des sables qu’ils viennent d’exhumer. Qu’est-ce qui est rouge et a deux haches énergétiques, une armure Terminator et un bouton on/off ?

 

1 : Pas un hasard si les couleurs originales des World Eaters étaient le bleu et le blanc.

 

2 : Une invention novatrice qu’Angron a tenté, sans succès, de faire homologuer par l’Adeptus Mechanicus pendant la Grande Croisade.

 

Avis :

Isstvan III est une bataille tellement importante pour le déroulement de l’Hérésie d’Horus qu’on peut comprendre que les auteurs de cette franchise tiennent à y revenir, même des années après sa couverture dans ‘Galaxy in Flames’. David Guymer ne fait pas exception, et son récit de la déchéance terminale mais guère surprenante d’un des derniers loyalistes des World Eaters s’avère être une nouvelle assez solide, même si elle n’apporte rien de bien fondamental à la grande histoire qui se déroule après ce massacre fondateur.

 

On appréciera cependant la caractérisation des personnages principaux de ‘The Last Loyalist’, chacun d’eux incarnant bien les traits de sa Légion d’origine (mention spéciale à Pyramus, qui soule ses compagnons à force de leur affirmer que le flamboyant Fulgrim va arriver et rétablir la paix et l’harmonie d’un claquement de ses doigts parfumés), ainsi que les références faites par l’auteur à des événements et personnages connus des habitués de l’Hérésie, depuis Ghenna jusqu’à Ibram Ghreer.  Pour ceux que ça intéresse, le personnage de Zhukel Dror est également présent dans le livre ‘Retribution’ de Forge World, et on en apprend plus sur le sort qui l’attend après sa capture par Solax et Shâhka, que l’on retrouve quant à eux dans le roman ‘Angron: The Red Angel’ signé par le même Guymer1.

 

1 : Profiter d’une pige hérétique pour donner un peu de profondeur à ses personnages 40K étant un péché véniel, commis par d’autres auteurs (je pense à McNeill, Thorpe et Anthony Reynolds, en particulier) avant lui, on pardonnera à David Guymer ce petit kif personnel.

 

Fluff :

  • World Eaters : Bien qu’il en soit totalement responsable, la mort du Maître de Légion Ibram Gheer ne fut jamais formellement attribuée à Angron. Son cadavre mutilé fut retrouvé dans les profondeurs du Conqueror par d’autres officiers des jours après les faits (rq : cela signifie que Khârn a tenu sa langue sur le sort de son ancien supérieur, car il fut le seul World Eaters à sortir vivant de la salle où le Primarque fut téléporté par l’Empereur après les événements de Nuceria, et donc le seul à pouvoir incriminer Angron).

  • Death Guard (Personnage nommé) : Le Lieutenant Commandant Orxan Ohler resta loyal à l’Empereur pendant le massacre d’Isstvan III et rallia à lui cinq cents Space Marines issus de sa Légion et des Emperor’s Children, Death Guard et Sons of Horus pour résister aux traîtres. Il parvint à maintenir ces derniers en échec jusqu’à l’arrivée d’Angron, qui le tua en combat singulier (de presque quinze secondes, ce qui montre qu’Ohler était un duelliste redoutable).

 

 

 

Edited by Schattra
Ajout des critiques du 'Black Library 2023 Advent Calendar'
Link to comment
Share on other sites

Gary Kloster (1)

Révélation

 

Depuis ses débuts comme contributeur pour la Black Library, Gary Kloster s’est imposé comme l’un des auteurs les plus polyvalents de l’écurie de Nottingham, à l’aise dans toutes les franchises de la GW-Fiction. Il a ainsi écrit la nouvelle ‘The Gangs Beneath’, publiée dans l’anthologie ‘Cthonia’s Reckoning’ (Hérésie d’Horus).

 

The Gangs Beneath merci @gilian !

Révélation

Cthonia's Reckoning/2022/14 pages

 

Intrigue:

Trois compagnies d’Imperial Fists ont débarqué sur Cthonia mais l’attrition du à la bataille et l’absence de renforts avaient forcé les chefs de compagnies à former de nouvelles escouades mixtes.

 

Crius était avec sa nouvelle demi-escouade en train de patrouiller dans les tunnels quand ils étaient tombés sur les Sons of Horus. Après leur avoir tendu une embuscade et les avoir tués, les Imperial Fists se sont rendus compte que leur ennemi avait capturé des Gangers Chtoniens et les avaient réduits en esclavage.

 

Crius finit par gagner la confiance d’un des Gangers qui leur explique le plan des Sons of Horus : ils ont capturé des Gangers pour qu’ils leur indiquent un passage dans les tunnels qui leur permet de contourner les lignes impériales pour tomber sur les arrières des Imperial Fists.

 

Mais les sons of Horus ont oublié ce que c’est d’être un Ganger et, à vouloir les réduire en esclavage, ils s’en sont fait des ennemis. Avec leur aide, les Imperial Fists réussissent à neutraliser l’attaque des Sons of Horus avant qu’il ne soit trop tard.

 

Avis:

Gary Kloster a commencé sa carrière à la Black Library en écrivant des romans et des histoires pour Necromunda et Warhammer Crime et il a utilisé cette expérience pour raconter cette histoire de Space Marines et de Gangers. (D’ailleurs, joli clin d’œil à Necromunda avec Crius qui était justement un Ganger de Necromunda avant d’être un Imperial Fist). Ça donne une bonne petite nouvelle même si je me serais attendu à ce qu’un Space Marine tue un mutant sans réfléchir plutôt que de s’en faire un allié.

 

 

Gav Thorpe (24)

Révélation

 

Qu’on l’aime, qu’on le déteste, ou qu’on aime le détester, Gav Thorpe est l’un des piliers sur lesquels la Black Library s’est bâtie. Présent dès les héroïques débuts de la maison d’édition, contributeur régulier d’icelle dès l’époque où il était encore un concepteur de jeu pour GW et le punching ball officiel des équipes du White Dwarf dès lors qu’il s’agissait de tester une nouvelle armée dans un rapport de bataille, Gav(w)in a toujours une approche très littéraire de son métier et de sa passion, ce qui l’a mené à être un temps Maître du Savoir pour son employeur, avant d’embrasser la voie de l’écrivain de (fan) fiction à plein temps. Si on se concentre sur son œuvre hérétique, on remarque là encore un investissement des plus conséquents au service la cause, avec pas moins de deux romans (Deliverance Lost et Angels of Caliban), 4 novellas (The Lion, Soulforge, Ravenlord, Weregeld), 11 nouvelles et 8 audio dramas… à ce jour. Et ça, ça se respecte.


 Call of the Lion // L'Appel du Lion merci à @la queue en airain, @Kaelis, @ziafab, @gilian et @Lagnar !

Révélation

Tales of Heresy // Chroniques de l'Hérésie/2010/47 pages

Intrigue:
call-of-the-lion-mp3.jpgla queue en airain:
L'histoire ressemble fortement à Wolf at the Door/Dans la Gueule du Loup mentionnée plus bas.


ziafab:
Les Dark Angels Pré-Hérésie. Avec le clivage des Dark Angels Calibanites et Terriens.

 

gilian:

Le maitre de chapitre Astelan traine son spleen depuis bientôt 5 ans à naviguer de système vide en système vide, mais pour une fois la chance lui souri ça flotte a découvert un monde habité. Il invite donc a bord de son vaisseau son nouveau confrère maitre de chapitre lui aussi qui vient de rejoindre ça flotte. Maitre Belath.

Il fait partie du contingent de dark angel nouvellement recruté sur Caliban.

La premiere rencontre entre les deux maitres de chapitre bien qu’amical est tinté de méfiance. En effet Astelan qui pensais que le nouveau maitre de chapitre avait été envoyé pour apprendre le métier ; s’aperçois que les choses ont changé depuis le retour du primarque.

Les nouveau dark angels ont gardé l’héraldique de leur ancien ordre de chevalerie et se sont permis quelques changements de couleur sur les armures…

 

Mais surtout la doctrine prônée par Belath est plutôt offensive, il veut conquérir des mondes et non pas les ramener dans la lumière imperial.

 

Leur différence de points de vue finit par être fatale à la population humaine locale qui va finir exterminé.

 

Mais les choses ne s’arrête pas la. Non contant d’avoir réussit à rendre la guerre inévitable, Belath balance Astelan au Lion …

 

Schattra:

Notre propos commence par l’arrivée, aussi lente que vigilante, d'une Flotte d’Exploration commandée par Astelan des Dark Angels dans un système solaire quelconque. Car, mine de rien, même une armada de supers vaisseaux remplis jusqu’à la gueule de super soldats a la tête dans le Warp à son retour dans le Materium. Ayant réussi leur insertion dans l’espace réel du système DX-619, les inflexibles croisés se dirigent posément vers le soleil local, où les attend peut-être une civilisation humaine à ramener dans l’ample giron de l’Imperium. Astelan, qui en a vu d’autres, ne se berce pas de grandes illusions quant aux chances de découvrir une planète colonisée si loin du centre galactique, mais il reste de son devoir d’investiguer le moindre indice et signal radio capté par les auspex impériaux. Aussi, lorsque la confirmation tombe enfin qu’une des planètes de DX-619 accueille bien une vie intelligente, c’est l’effervescence parmi les Übermen in Black. C’est également l’occasion pour Astelan d’inviter à bord de sa barge de bataille son homologue Belath, que le haut commandement de la Légion lui a collé dans les pattes il y a seulement deux semaines.

 

À son arrivée, Belath est contraint de briefer son vieux collègue sur les dernières tendances de la mode calibanite, qu’Astelan (qui est Terran) n’a pas suivi d’un œil attentif. Une fois expliqués son héraldique et sa couleur de fond d’écran d’épaulière, certes moins austères que la moyenne, Belath emboîte le pas de son hôte jusqu’au Strategium de la Spear of Truth, où les deux officiers supérieurs doivent mettre de côté leurs approches divergentes – Astelan plaidant pour une approche discrète et conciliante, Belath pour un assaut frontal en bonne et due forme – pour accoucher d’un mode opératoire cohérent. Sur le chemin, Astelan ne résiste pas à la tentation de frimer en montrant à son collègue les portes en bois gravé qu’il a fait installer à l’entrée de la salle de réunion, et qu’il a réalisées de ses propres mains. On s’en fout certes, mais c’est tout de même une information ESSENTIELLE. Après moultes palabres, le vétéran parvient à convaincre le jeunot de monter une opération de reconnaissance furtive, dont le but sera de capturer quelques locaux pour leur extorquer des informations sur leur planète. Cette dernière semble en effet dépourvue d’une autorité centrale, compliquant la tâche des missionnaires de Pépé. Heureusement, le lion sait aussi se faire renard quand l’occasion le nécessite…

 

Révélation

…Mais un renard myope, comme Astelan, qui a tenu à être le premier à prendre pied sur ce nouveau monde, tel un Christophe Colomb à deux cœurs ou un Neil Amstrong en armure énergétique, ne tarde pas à le découvrir. Car la petite ville à côté de laquelle les Astartes se sont posés en mode sneaky1 se révèle être un camp militaire, qui réagit comme tout camp militaire digne de ce nom à cette intrusion : par une attaque massive. Bien que les Space Marines, d’abord surpris par le tour pris par les événements, réussissent sans trop de mal à repousser les assauts des bidasses en furie2, et à retourner en orbite pour réviser leurs plans, cette opération a été un monumental fiasco, qui risque de compliquer fortement la réception du message pacifiste prôné par Astelan. De son côté, Belath piaffe d’impatience à l’idée de conquérir son premier monde, et il faut tous les talents d’orateur d'Astelan, ainsi qu’un bon front contre front pour asseoir sa domination, pour give peace (another) chance, comme le chantaient les Nonnes Jaunes (le groupe préféré de Lionel). Bien que Belath accepte une nouvelle fois l’approche non-violente (en tous cas, pas intentionnellement) de son collègue, le courant est rompu entre les deux hommes, le Calibanite menaçant ouvertement le Terran d’aller le cafter auprès du Primarque.

 

Après quelques jours passés à organiser une entrevue entre les impériaux et le Comité des Nations de Byzanthis (les Dark Angels auront au moins appris quelque chose pendant leur séjour), Astelan et Belath reçoivent enfin l’autorisation de se rendre, seuls et sans armes, devant l’auguste assemblée pour plaider leur cause. Si le premier tente de faire amende honorable pour convaincre ses interlocuteurs de la méprise ayant conduit la Légion Etrangère à massacrer quelques milliers de soldats locaux, et de présenter l’Imperium de l’Humanité sous un jour attrayant, Belath n’appuie pas vraiment les efforts de son coéquipier. Pire, il devient rapidement clair qu’il a ordonné à ses propres vaisseaux de se placer en orbite basse au dessus des grandes villes de Byzanthis, ce qui a déclenché une paranoïa bien compréhensible de la part des délégués. Et lorsque l’une d’entre elles appelle le service d’ordre pour emprisonner les Dark Angels afin de pouvoir négocier leur libération avec les Impériaux, Belath se fait une joie d’inviter ses potes Terminators, avec des conséquences tragiques pour le Comité. Pris de court par les événements, Astelan ne peut qu’ordonner à ses troupes d’assister celles de Belath dans la mise en conformité de Byzanthis, de la façon la plus sanglante qui soit. Ce n’est cependant pas la fin des emmerdes pour notre héros, à qui son homologue révèle en conclusion de la nouvelle qu’il l’a balancé à l’IGPN de la Légion, et peut donc s’attendre à une enquête approfondie sur son cas dans les mois qui viennent. Ah, les tensions dans les familles recomposées…

 

1 : Tellement sneaky que la première chose qu’ils ont fait a été d’envoyer des jet bikes et des Land Speeders vrombir aux alentours. C’est un peu comme vouloir aller observer la nature en 125.

 

2 : La bataille se terminera sur le score sans appel de 2780 morts à 3.

 

Avis:
la queue en airain:
C'est du Thorpe, c'est basique, haché, peu crédible et les personnages sont stupides et basiques. Remarquez, entre ça et le Descent of Angel, on comprend pourquoi la légion s'est divisée : avec un patron aussi con que le Lion, ça devait être dur de suivre, même pour des militaires.


Kaelis:
Le souci, c'est que juste après l'histoire des Space Wolves (Wolf in the Fold/Dans la Gueule du Loup - Mike Lee) et des Word Bearers (Scions of the Storm/Les Descendants de la Tempête - Anthony Reynolds), ben ça fait un peu redite: on arrive, on essaie de négocier, on massacre tout le monde et on se casse. Le seul aspect nouveau, c'est le combat Calabanite/Terran qui fait poindre en mon esprit un amusement: au vu de comment le Lion est une bouse en diplomatie, ce sont les Terrans qui formeront les Loyalistes et les Calabanites les Chaotiques, donc il va devoir taper sur ces potes avec des "étrangers"?

Du coup, ça m'a donné envie de lire le second tome qui leur est consacré, surtout qu'après La Descente des Anges, j'étais resté sur ma faim...


ziafab:
L'histoire est très (trop) semblable à la nouvelle de Mike Lee (Wolf in the Fold/Dans la Gueule du Loup).

 

Lagnar:

Je ne sais pas si je suis bien objectif car les Dark Angel sont mon chapitre de cœur depuis toujours. Je sais que la trilogie de l'Hérésie qui leur est dédiée est peu appréciée mais à titre personnel je les apprécie beaucoup ? Cette Nouvelle complète parfaitement  le développement  de la Légion je trouve en approfondissant encore les différences entre les Dark Angels Calibanites et  les Terraniens. Je trouve que ça fonctionne toujours aussi bien ici malgré la faiblesse du "scénario". Difficile de vous donner mon avis, si vous aimez les fils du Lion, vous pouvez y aller, sinon, je vous renvoi à l'avis de mes camarades du dessus ?

 

gilian:

Encore une nouvelle ou la population humaine est la victime collatérale des sauts d’humeur des astarte^^. Mais c’est tres différents des deux premières nouvelles. Ici le contexte n’a que peu d’importance. Gav Thorpe introduit un des personnages les plus importent et les plus récurant de l’univers des Dark Angel, à savoir Astelan. Qui non seulement va marquer le 30eme millénaire mais fera aussi beaucoup parler de lui au 40eme.

Il introduit aussi la rivalité avec Belath qui trouvera une conclusion plutôt sanglante dans un proche avenir.

 

Alors si on ne tiens pas compte du contexte et que l’on reste juste sur une analyse du livre. Cette nouvelle est redondante avec celle des spaces Wolves et celle des Word Bearers, et de ce point de vue elle s’ouvre de la comparaison.

 

Schattra:
Construit autour d’une idée intéressante, même si pas vraiment originale1, Call of the Lion réussit à être par moment très bien fichu (l’approche de la flotte, qui permet à Thorpe de rappeler à tout le monde que les manœuvres hyper véloces à la Star Wars n’ont pas lieu d’être dans les ténèbres de notre lointain futur) et pertinent (la confrontation des points de vue entre les deux Commandants, qui souligne une des causes ayant pu mener à la scission des Dark Angels pendant l’Hérésie, et illustre les difficultés pour les Légions Space Marines de former un tout cohérent après la découverte de leur Primarque et l’intégration de « ses » guerriers), et assez quelconque le reste du temps (la bataille de Saivrémenpadbôl, qui occupe un bon tiers du récit). À trop vouloir intégrer le propos de cette nouvelle dans son arc Dark Angels (Astelan étant l’un des personnages principaux d’Angels of Darkness, publié trois ans plus tôt par la BL), et notamment sa rivalité avec Belath, Thorpe affaiblit la fin de son histoire, qui semble se terminer sur un cliffhanger plutôt que sur une ouverture – ce que Lee avait réussit à faire dans Wolf at the Door. Cela étant, l’ensemble reste assez solide, en particulier quand on le compare au standard habituel de Thorpe, qui démontre une fois encore qu’il est le maître de la contextualisation des voyages et manœuvres spatiaux, un talent malheureusement assez peu répandu parmi les contributeurs de la Black Library. Notons pour finir que le titre de la nouvelle est passablement trompeur, Lionel n’apparaissant nulle part dans l’intrigue, ni ne décrochant son téléphone pour passer un coup de fil aux héros. Peut-être est-ce cette balance de Belath qui a réussi à joindre le Primarque pour cafarder sur son camarade, mais dans ce cas là, il aurait été plus juste de parler de l’Appel au Lion (poil au croupion).

 

1 : Mike Lee ayant eu la même pour son Wolf at the Door, qui malheureusement pour Gav, précède sa nouvelle dans Tales of Heresy.


Fluff:

  • Dark Angels : La découverte de Caliban a mené au renforcement de la Légion de 20.000 hommes en l’espace de quelques années. Le Lion a permis aux Dark Angels de Caliban de porter le vert (hommage aux forêts de la planète) sur leur armure.
  • Dark Angels (Vaisseaux nommés) : Le Spear of Truth, vaisseau amiral de la flotte d’expédition menée par Astelan.
  • Glandes progénoïdes : Elles sont retirées à maturité lorsque c’est possible.

 

 Raven's Flight // Le Vol du Corbeau merci @Celtic_cauldron et @gilian !

Révélation

Shadows of Treachery // Les Ombres de la Trahison/2012/40 pages

 

Cette nouvelle-ci est la transcription sur papier de l'audio-drama du même nom. Reste à savoir si ce changement de portage concernera tous les autres récits couchés sur support audio...

 

Intrigue:

ravens-flight.png?w=301&h=424Celtic_cauldron:

Deux histoires en parallèle qui précèdent les événements de Deliverance Lost. D'une part, on retrouve le Praefector Valerius qui décide de s'embarquer pour Istvaan car il ressent, via ses rêves, le drame du Massacre du Site d'Atterrissage et l'appel de Corax. D'autre part, on voit le même Corax après le massacre, menant ses 4000 survivants dans une lutte pour la survie.

 

gilian:

L’histoire se déroule en deux parties :

D’un coté Marcus Valerius qui essaie de convaincre Branne que le primarque a peut être besoin d’aide parce qu’il fait des cauchemars.

Alors qu’au départ il doit arriver à se convaincre lui-même, on le voit petit a petit prendre de plus en plus de courage pour finir par ordonner a ça flotte de décollé et laisser a Branne le choix de détruire la flotte ou pas.

 

Et de l’autre Corvus et les survivant de la Raven Guard qui essaie de survivre un jour de lus sur Istvaan V.

On y voit un primarque au four et au moulin, réussissant l’impossible pour tenir le plus longtemps possible et emporter le plus de rebelle possible avec lui.

Il se fait grièvement blessé, perd son réacteur dorsal fétiche organise des embuscades. La seule chose qu’il rate c’est ça communication avec ces capitaines.

Et au final Branne c’est laisser fléchir et la flotte de secoure arrive pour ce sauver avec les 3000 survivants.

 

Schattra:

Perturbé depuis une semaine par des rêves de corbeaux enflammés, le Praefactor Marcus Valerius de l’Armée Impériale tente d’interpréter comme il peut ces visions inquiétantes. Malheureusement, les indices sont ténus. Nous savons seulement que lui et son régiment ont été affectés au service de la Raven (ça veut dire corbeau) Guard et postés sur Deliverance, la lune natale de Corvus (ça veut dire corbeau) Corax (çA VeUt DiRe CoRbEaU), qui, selon toute logique, est arrivé avec le gros de sa Légion dans le système d’Isstvan pour punir la trahison du Maître de Guerre depuis une semaine. Ah, et le même Corax a dit à Marcus avant de partir faire son devoir que, je cite, « s’il avait besoin de lui, il l’appellerait ». Ah là là, cette énigme est vraiment trop complexe.

 

Convaincu par un échange avec son page Pelon pendant sa cérémonie d’habillage et de nattage (parce que notre empoté de héros ne sait pas faire ça tout seul apparemment) d’aller porter sa sinistre suspicion au Commandant Branne, que Corax a laissé en concierge de Deliverance avec quelques centaines de Marines pendant son absence, Marcus monte jusqu’au bureau de ce dernier, qui le reçoit très simplement en pantoufles et poncho1 beaucoup trop petit, qu’il a dû piquer à un aspirant pas encore changé en armoire à glace. Bref, la discipline a pris un coup dans le bec depuis le départ du patron sur Isstvan. Après un début de conversation un peu malaisant2, Marcus finit par cracher le morceau à son interlocuteur : il pense que quelque chose s’est mal passé lors de l’interpellation d’Horus, et il demande qu’on l’autorise à se rendre sur place pour en avoir le cœur net. Branne, qui a reçu des ordres stricts de la part du Primarque, refuse tout net de laisser de simples humains aller mettre leur nez dans une affaire ne regardant que les Astartes, et nous en restons donc là pour le moment.

 

Sur Isstvan V, pendant ce temps là, la situation est légèrement désespérée pour Corax et ses corbeaux. La Raven Guard est tombée dans le piège du Maître de Guerre et de ses alliés, et le Primarque emo (et pas émeu) a été contraint de donner l’ordre de la retraite générale, laissant les Salamanders et les Iron Hands mourir avec honneur dans leur coin. Ayant réussi à regrouper 4.000 Marines autour de lui, et sans possibilité de quitter la planète ni d’alerter le reste de l’Imperium de la traîtrise à l’œuvre, Corax se résout à tuer le temps en faisant ce qu’il sait faire de mieux : des embuscades. Ce sont les Iron Warriors qui goûtent les premiers à la colère du corbeau, une de leurs colonnes blindées étant assaillie par les survivants de la XIXème Légion. On voit alors le Primarque à turbines au turbin, ses capacités sur-surhumaines lui permettant sans mal d’enfoncer un flanc des renégats à lui tout seul, bien aidé par sa résistance impressionnante (encaisser un tir direct de canon laser :  ; encaisser les tirs de bolters de 80 Iron Warriors : ) et son grand fouet énergétique (qui, si on y réfléchit, est tout de même l’arme la moins pratique du monde pour un type spécialisé dans les assauts aériens furtifs).

 

Heureusement d’ailleurs, car en termes de leadership, Coco est une vraie bouse, ou fiente. Du style à dire à ses hommes sans sourciller que sa garde personnelle ne sert à rien (super pour le moral), ou encore à mentir à ses Capitaines sur la teneur de ses plans. Ah, et il lui prend aussi de partir en vadrouille solitaire pendant plusieurs jours, laissant les rescapés se débrouiller tout seuls en son absence. La raison de ces excursions secrètes ? Aller prendre des renseignements dans le camp adverse, qu’il peut pénétrer sans problème grâce à son super pouvoir d’invisibilité suggérée. En gros, s’il pense très fort qu’il est invisible, il le devient. Pourquoi ça me rappelle quelque chose… Ce qui est très pratique pour éviter de se faire accoster dans la rue par des militants d’Amnesty International, ou, dans le cas qui nous intéresse, d’aller verser une petite larme sur l’honneur souillé des Spess Mehreens (les dizaines de milliers de morts dans sa Légion, par contre, ça lui en touche une sans lui faire bouger l’autre3). Et le lecteur a le droit à un petit bout de fluff avec de l’Empereur dedans, donc on va laisser passer cette escapade.

 

Retour sur Deliverance, où la situation n’a pas progressé d’un iota. Marcus a toujours ses terreurs nocturnes, Branne refuse toujours de le laisser partir, et commence même à penser que la bougeotte du Praefactor est motivée par des sentiments séditieux. Qu’à cela ne tienne, Marcus rassemble son régiment, le fait embarquer dans ses vaisseaux, et se prépare à voguer vers Isstvan, sans la permission de Branne si besoin est. Sauf que ce dernier a en sa possession un petit gadget très rigolo appelé station de défense orbitale, et qu’il peut réduire les déserteurs en confetti en appuyant sur un bouton. Ce qu’il compte bien faire lorsqu’il est averti que la manœuvre pas si furtive que ça de Valerius. S’engage alors un dialogue absolument puéril, à base de « Ce que je m’apprête à faire, c’est de ta faute. » « Non, c’est toi. » « Chips. » « Contre-chips. », entrecoupé par de nouveaux arguments fallacieux de Marcus « Et si j’avais raison et que tu avais tort ?» Valerius, qui ne convainquent pas vraiment Branne. Pas que ce dernier soit capable de mettre le doigt sur les nombreuses faiblesses du raisonnement de son vis-à-vis, hein, mais plutôt qu’il tienne à suivre les ordres, et ne veuille pas avoir l’air d’un pigeon auprès de son Primarque (qu’il idolâtre tellement que sa chambre est recouverte de ses posters) si les rêves du Praefactor devaient s’avérer bidon. Alors que la tension est à son comble et que Branne se prépare à anéantir les contrevenants au couvre-feu, nous retournons sur Isstvan V. MAIS QUEL SUSPENSE MES PETITS AMIS !!!

 

Presque 100 jours se sont écoulés depuis le massacre du parking du Super U, comme l’histoire retiendra cet événement fondateur. Malgré tous ses efforts de subterfuge, fausses adresses et non réponse au téléphone, Corax se retrouve bel et bien coincé dans les plaines de Ghular par ces gueulards de World Eaters, menés par Angron en personne. Tout à fait convaincu qu’il va se faire démembrer vif par son psychopathe de frère, le Seigneur Corbeau harangue une dernière fois ses troupes en l’espace d’une seconde et demie, et attend tout bêtement de se faire cueillir par la patrouille. Prenant exemple sur leur père génétique, les quelques 3.000 Raven Guards survivants se pressent en rangs d’oignons à ses côtés, et se font donc pulvériser en grand nombre par les tirs de Whirlwinds ennemis. C’est pas comme si vous étiez sur une plaine qui s’étendait sur des centaines de kilomètres carrés, les oisillons. Est-ce la fin des harricorbeaux ? NON ! Car, semblant crever le ciel et venant de nulle part, surgit un Stormbird noir. C’est bien sûr la flotte de secours de Branne et Valerius qui est enfin arrivée, permettant aux derniers des pélicans de prendre leur envol, au nez et à la barbe d’Angron. EH BAH DIS DONC, JE NE L’AVAIS PAS VU VENIR CELLE-LA. Voilà donc comment la Raven Guard a réussi à se dépêtrer des filets d’Horus, et à quitter Isstvan V en un seul, mais tout petit, morceau. La suite dans 'Deliverance Lost'

 

1 : En vrai, c’est un tabard, mais encore plus en vrai, c’est la même chose.

 

2 : « Comment allez-vous, cher Commandant Branne ? »

« C’est dans cette pièce que j’ai tué mon premier homme. J’étais tout jeune à l’époque. Corax était là, et je me souviens l’avoir vu arracher le cœur d’un garde de sa poitrine, et écraser le crâne d’un autre à main nue. »

« … »

« Je dois avouer que je m’ennuie un peu ces temps-ci. »

 

3 : De rémiges, hein. Evidemment.

 

Avis:

Celtic_cauldron:
Cela me fait toujours bizarre de l'écrire, mais l'ami Gav améliore son écriture: il y a une vraie différence entre ses premiers écrits (dignes d'un mauvais codex V3) et les plus récents. L'histoire est intéressante surtout dans la mesure où on se retrouve sur Istvaan V après les combats principaux. Cette bataille a, jusqu'à présent été plutôt sous-traitée par la BL, sans parler de sa suite, à savoir le nettoyage.

 

gilian:

Introduction au cycle sur la Raven Guard et surement prévus comme l’introduction de Délivrance Perdu. Thorpe a quand même eu la bonne idée d’écrire le visage de la trahison qui prend la place des dernieres pages de cette nouvelle et approfondit un peut plus l’arriver de la flotte de secoure.

Bien que j’ai aimé cette nouvelle il faut reconnaitre que l’arriver sur Istvaan est un peu bâclé et qu’elle a bien mérité la réécriture qui a suivit.

 

Schattra:

Signant à la fois l’entrée de Gav Thorpe dans l’Hérésie d’Horus et le début de son cycle consacré à la Raven Guard, 'Raven’s Flight' se situe dans la droite ligne des travaux de notre homme : globalement passable, mais parsemé d’éléments et de détails variant du peu abouti au franchement risible. Ici, c’est la partie consacrée aux divagations de Valerius et de Branne qui récolte le gros lot en matière de crispation, tant les échanges entre le Praefactor devin et le pragmatique Commandant laissent à désirer. On se croirait plongé dans un mauvais film catastrophe, avec Valoche dans le rôle du scientifique qui joue la Cassandre de service, et Branne dans celui du Président/PDG qui ne veut pas entendre les avertissements du trublion avant qu’il ne soit (presque) trop tard. Le pire dans tout ça, c’est que Thorpe n’explique même pas de façon convaincante comment le premier a fini par convaincre le second de la validité de ses idées. Alors que, au hasard, une petite vision reçue par Branne également aurait permis de plier l’affaire de manière facile et adéquate. Au lieu de ça, on doit se contenter de penser que l’inflexible Space Marine a fini par avoir un gros doute, et qu’il a donc désobéi à ses ordres sur ce seul motif. Bref, c’est décevant.

 

D’un autre côté, les passages sur Isstvan V, s’ils ne sont pas exempts de toute critique, sont bien plus intéressants. Au-delà des exploits martiaux d’un Corax increvable, c’est la caractérisation de ce Primarque discret qui fait tout le sel de ces parties, Thorpe ayant choisi, et c’est une bonne chose, de ne pas peindre un personnage sans failles, un simple super Space Marine engagé dans une bataille inégale contre les vilains traîtres d’en face. Au contraire, Corax apparaît comme asocial, distant, pessimiste, et parfois méprisant envers ses hommes, ce qui lui forge une personnalité plus mémorable que celle dont bénéficie certains Primarques loyalistes sans le moindre défaut. Le discret caméo de l’Empereur (et ses yeux bleus, information capitale) en milieu de nouvelle est également une addition bienvenue, tant au niveau du fluff que du service des fanboys. Au final, si on peut très bien se passer de la lecture de ce 'Raven’s Flight' (et de toute la littérature touchant à la Raven Guard et aux Légions Brisées, si je force un peu le trait) dans la prise en compte de l’Hérésie au sens large, il s’agit néanmoins d’un texte potable, et qui fait figure d’introduction utile aux éléments de 'Deliverance Lost'.

 

Fluff:

Celtic_cauldron:
Rien à redire, la cohérence avec ce qui est connu est là.

Schattra:

  • Corax : Il est capable de se rendre invisible en se concentrant, seul l’Empereur n’est pas dupe de ce subterfuge. Il peut reconstituer la composition d’un convoi blindé seulement à l’oreille. Il manie un fouet énergétique (une arme d’esclavagiste, qu’il utilise comme symbole de défiance) forgé sur Mars, capable de découper un Légionnaire en armure Terminator en deux, et un bolter lourd.
  • Raven Guard (Organisation) : Compte 80.000 Légionnaires au début de l’Hérésie. Seulement 3.000 survivront au piège d’Horus et parviendront à être évacués avec Corax de la planète (rq : il se peut que d’autres survivants n’aient pas pu faire la liaison avec leur Primarque, ce qui donnerait un chiffre plus important). Réorganisée avant ou après le massacre d’Isstvan V, les Serres regroupant les Compagnies Tactiques et les Faucons les Compagnies d’Assaut.
  • Raven Guard (Personnages nommés) : Capitaine Agapito, Commandant des Serres, Capitaine Aloni, Commandant des Faucons, Commandant Branne, Gardien de Deliverance.

 

• The Face of Treachery  // Le Visage de la Trahison merci @Celtic_cauldron, @gilian et @Lagnar !

Révélation

Age of Darkness // L'Âge des Ténèbres/2011/19 pages

 

Intrigue:

the-face-of-treachery.png?w=300&h=457Celtic_cauldron:

Le récit de la mission de secours qui a procédé à l'extraction de Corax.

 

gilian: 

Alors que les World Eaters sont en train de faire le ménage sur Istvaan et dans l’espace proche en massacrant tout se qu’il reste des légions loyaliste ; la flotte de Branne et Valerius arrivent dans le système Istvaan.

 

Devant l’ampleur de la destruction, Branne pense qu’il est plus sage de partir au plus vite plutôt que de se faire massacrer pour rien. Mais Angron toujours aussi discret qui hurle sur toutes les fréquences qu’il va finir par trouver Corax lui fait prendre conscience qu’il reste encore une chance de sauver les reste de ça légion.

 

Apres une évacuation héroïque bien aidé par l’intervention caché de l’Alpha Légion, Corax décide de rendre visite a l’Empereur sur Terra.

 

Schattra:

C'est l’heure de l’after dans le système d’Isstvan. Après avoir massacré tous les loyalistes leur étant tombés sous le gantelet sur Isstvan V, les fidèles d’Horus s’appliquent à passer la serpillière dans les moindres recoins, débusquant ça et là quelques Raven Guards déplumés, Iron Hands rouillés, ou, dans le cas de notre héros, le Lieutenant-Commandant Nigh Vash Delerax des World Eaters, des Salamanders carbonisés. Ayant raté le fun du site d’atterrissage, Delerax se rattrape comme il peut en passant les abords du système au peigne (ou, dans notre cas, au croiseur) fin, à la recherche des rares survivants de l’hécatombe. Une tâche ingrate mais nécessaire, compliquée par la présence à bord de sa Barge de Bataille d’un inspecteur du travail de l’Alpha Legion, chargé de contrôler la bonne conduite des opérations. En bon World Eater, Delerax a toutefois beaucoup de mal avec l’autorité, la contrariété, ou même la physique appliquée1, et fait comprendre à son bras droit, le plus diplomate Kordassis, que le plénipotentiaire horusien n’a pas intérêt à lui baver longtemps sur les rouleaux s’il ne veut pas finir avec son code de conduite dans le fondement. Le farouche guerrier est toutefois rappelé en orbite d’Isstvan V (après qu’il ait fini de tester ses torpilles Warp sur le vaisseau Salamander ayant eu la malchance de croiser sa route, paskifôpadékoné, non plus) par une communication pressante de son Primarque, qui, entre deux footings dans les montagnes à la recherche de Corax et de ses survivants, enregistre un podcast encore plus furibard que celui d’Alex Jones2, où il passe le plus clair de son temps à se chauffer tout seul et à insulter son couard de frère.

 

Plus loin, mais pas trop, c’est une autre flotte, celle menée par le Commandant Branne de la Raven Guard et le Praefactor Marcus Valerius de l’Armée Impériale, qui s’approche des lieux du carnage. Les funestes et aviaires visions reçues par le second ont fini par convaincre le premier d’aller jeter un œil dans le système d’Isstvan, où Corax a emmené le gros de sa Légion pour clouer le bec d’Horus et de ses groupies, sans savoir qu’il volait tout droit dans un piège3. Alors que le Space Marine ne se départit pas de sa prudence et furtivité naturelle, son comparse semble avoir sombré dans une profonde dépression, doublée de tendances stupidement suicidaires. Du genre à envoyer des messages radio au premier vaisseau Iron Hands qui passe à proximité pour prendre des nouvelles, en priant très fort pour que ce dernier ne soit pas hostile, ou qu’un vaisseau ennemi ne surprenne pas la communication. Les preuves suggérant que la flotte loyaliste a été détruite s’accumulant au fur et à mesure que les secouristes s’approchent du soleil local, le circonspect Branne est sur le point de chuchoter la retraite lorsqu’il capte le dernier épisode d’InfoWars, par lequel il apprend de la bouche éructante de haine d’Angron que Corax est toujours en vie, et fait du camping sauvage sur Isstvan V. Il n’en faut pas plus pour pousser le Commandant à mettre le cap sur la planète, utilisant les vaisseaux de Valerius pour faire distraction tandis que les siens, protégés par leur VPN surpuissant, se faufileront jusqu’à l’orbite.

 

Cette savante manœuvre manque toutefois d’échouer lorsque Delerax (et surtout sa Barge de Bataille) se présente à l’improviste, prêt à caillasser du corbeau après avoir écorché de la salamandre. Malgré les ordres transmis par le haut commandement félon de prioriser la destruction des leurres canards corbeaux au bombardement des positions occupées par l’insaisissable Corax, le World Eater se montre déterminé à seconder son pôpa, ce qui provoque des remontrances assez sèches de la part de son superviseur. Voyant que les mots ne suffiront pas à faire entendre raison à ce chien fou de Delerax, ce dernier finit par se rendre sur le pont de commandement pour glisser lui-même quelques glaçons dans le slip énergétique du capitaine. Delerax, trop heureux d’avoir une occasion « d’accidenter » son garde-chiourme, fait signe à Kordassis d’enlever par mégarde la sécurité de son pistolet bolter...

 

Révélation

…Et se retrouve donc fort étonné lorsque son second lui colle son flingue sur la tempe. Car si l’Alpha Légionnaire était Alpharius, Kordassis l’était aussi (c’est un fan club puissant), ce qui fait de Delerax le maillon faible. Un petit bolt dans la tête plus tard, tout est bien qui finit bien pour la flotte de secours de la Raven Guard, qui peut récupérer ce qu’il reste de sa volée sans être molestée par les renégats. Ça tombe bien, c’était exactement ce qu’ils voulaient aussi…

 

1 En témoigne ce passage où il engueule son équipage parce que ce dernier n’a pas jugé bon de mettre les réacteurs en surchauffe pour arriver plus vite à destination

 

2 : Dont il a sans doute piqué le nom, d’ailleurs.

 

3 : Je me fais rigoler tout seul en imaginant Horus lancer des bouts de pain derrière une vitre et Corax s’écraser dessus comme une bouse parce qu’il ne voit pas le verre, en bon oiseau.

 

Avis:

Celtic_cauldron:

Bon, c'est du Thorpe, donc l'écriture n'est pas exceptionnelle mais ça reste lisible voire agréable. En revanche, le sujet ne se prête pas du tout au format de la nouvelle, bien trop court. On reste donc un peu sur sa faim, en attendant Deliverance Lost.

 

gilian: 

Rien de bien nouveau dans cette nouvelle, c’est le souci de précéder un évènement aussi important qu’Istvaan, on sait déjà que Corax va s’évader. Par contre l’introduction de Valerius qui deviendra un personnage récurant de Thorpe et l’utilisation de l’Alpha Légion pour permettre à Corax de s’évader est une surprise. Je ne me souviens pas si ça a été réaborder par la suite. Pourquoi aider Corax a partir ? Il y’a déjà des dissensions dans l’Alpha Légion a cette époque ?

 

Lagnar:

Pas grand chose de neuf ici mais j'ai trouvé intéressantes les descriptions du massacre d'Istvaan. On en déjà lu bien sûr mais étant donné l'importance de ce dernier, je trouve ça intéressant de nous montrer et remontrer toute la brutalité et la violence de ce moment. Tout en ajoutant en plus quelques lignes sur un Primarque peu abordé jusqu'ici. Ce n'est pas la première fois que l'on croise des Raven Guards et à chaque fois je trouve à cette légion quelque chose d’intéressant.

 

Schattra:

Si The Face of Treachery est la première nouvelle publiée par Gav Thorpe pour le compte de la Raven Guard, dont il deviendra par la suite le principal Commémorateur, il apparaît rapidement à la lecture de ce texte qu’il prend la suite d’un arc narratif déjà initié, comme le manque d’introduction des personnages de Marcus Valerius et de Branne, qui sont pourtant au coeur du récit, le laisse apparaître. Et pour cause, avant The Face of Treachery, il y eut Raven’s Flight, un audio drama sorti en 2010, dans lequel est relaté le début de la quête mystique de Valerius vers Isstvan, à la suite d’un rêve l’avertissant du funeste destin des loyalistes. Comme la BL ne jugea bon de publier Raven’s Flight sous forme écrite que dans Shadows of Treachery, autre anthologie de nouvelles de l’Hérésie sortie en 2012, nous nous retrouvons donc avec une histoire racontée à l’envers dans les bouquins, ce qui est légèrement gênant pour la compréhension et l’appréciation de l’oeuvre.

 

Ce point technique évacué, on peut alors se pencher sur la nouvelle en question, et rapidement conclure qu’il s’agit d’un honnête filler, assurant la transition entre les nuits agitées de Valerius (Raven’s Flight) et celles de son bien-aimé Primarque (Deliverance Lost). Le principal intérêt de cette soumission, dont l’absence de suspense (évidemment que les derniers Raven Guards vont être secourus) ne peut pas vraiment être reprochée à son auteur, vue la « fonction » narrative de ce texte, réside dans l’intervention de l’Alpha Legion dans le sauvetage des corbeaux déplumés de Corax. Savoir que la plus retorse des Légions renégates est intervenue pour éviter l’extinction de la galinette cendrée sur Isstvan constitue un bel ajout au fluff classique de l’Hérésie, et fait office de bon teaser pour le roman suivant de Thorpe. C’est à peu près tout ce que je retiens de The Face of Treachery, dont les protagonistes apparaissent sinon comme des archétypes caricaturaux de leurs Légions, avec Delerax dans le rôle du gros rageux World Eaters, qui ne peut s’empêcher de casser des trucs dès qu’il s’énerve (heureusement qu’ADB est intervenu, tout de même), Branne en maître infiltrateur super sneaky, et ces fourbes d’Alpharius, toujours fidèles à eux-mêmes…

 

Fluff:

  • Flotte impériale (Arsenal) : Les torpilles Warp sont des charges plasma équipées d’un engin Warp leur permettant d’alterner entre Materium et Immaterium, rendant leur trajectoire difficile à prédire et esquiver. Chaque torpille contient 400 têtes nucléaires de 5 mégatonnes, qui sont dispersées à proximité de leur cible afin de maximiser les dégâts infligés.
  • Space Marines (Vaisseaux nommés) : Les Barges de Bataille World Eaters Dedicated Wrath et Raven Guard Avenger, le Glory of Victory des Iron Hands.
  • World Eaters (Organisation) : Le rouge de l’armure est un hommage au culte guerrier mis en place par Angron.


 The Lion // Le Lion merci @gilian et @Lagnar !

Révélation

Hammer & Bolter #17-18-19/The Primarchs // Les Primarques/2012/79 pages

 

The-Lion.jpgSchattra: 

À la suite de la première (et peu concluante) tentative des éditeurs de Hammer & Bolter d’aborder le format de la longue nouvelle (une cinquantaine de pages au lieu de la vingtaine constituant le mètre étalon de la maison) via la soumission par Andy Smillie de son assez quelconque Beneath the Flesh (Hammer & Bolter #15/16), c’est au tour du Gav de se frotter à la novella, cet entre-deux indéfinissable entre la nouvelle et le roman. Et avant même de débuter la lecture de ce The Lion, force était de constater que Thorpe abordait l’obstacle dans des conditions bien plus favorables que son prédécesseur, tant au niveau de l’expérience (plus de 20 ans de maison) que du sujet (Lion El’Jonson, sa vie, son œuvre) et de l’univers (l’Hérésie d’Horus). Cela étant dit, la tendance de Gavin à se contenter du strict minimum en matière de storytelling incitait également à la circonspection, et c’est ainsi que j’abordais cette première partie sans a priori d’aucune sorte.

 

Intrigue:

Part I

Révélation

Prenant la suite de l’affrontement entre les deux self-made Primarques sur Tsagualsa (épisode narré dans le Savage Weapons d’ADB), dans le cadre de l’affrontement larvé entre Dark Angels et Night Lords, Thorpe centre logiquement son propos sur la Première Légion et sur Lion El’Jonson, tout à la fois frustré par l’impossibilité de mettre un terme à la croisade de Thramas et de se porter au secours de Terra, et travaillé par la déclaration du Night Haunter à propos de la loyauté vacillante des Dark Angels restés sur Caliban.

 

La réception d’une demande d’assistance émise par la garnison d’un complexe isolé de l’Adeptus Mechanicum (eh oui, encore un !) localisé dans le système de Perditus vient tirer le Lion de la bouderie contemplative dans laquelle il s’était plongé depuis la tentative de strangulation dont il avait fait les frais de la part de ce coquin de Kurze. Ni une ni deux, Jonson décide de se rendre sur place à la tête d’un contingent d’une taille plus que respectable (30.000 légionnaires tout de même), afin de s’assurer que le secret détenu sur Perditus ne tombe pas entre de mauvaises mains, Iron Warriors, Iron Hands et Death Guard ayant été repérés en train de rôder dans les environs.

 

Le gros de la première partie de The Lion décrit donc le voyage de l’Invincible Reason et de son escorte vers le système de Perditus, odyssée pimentée par la prise en filature du vaisseau amiral des Dark Angels par un mystérieux poursuivant, phénomène normalement impossible du fait de la nature particulière du Warp. Soucieux de préserver la confidentialité de son arrivée, Lionel parvient à attirer son poisson pilote dans l’univers réel pour une petite explication de texte, qui se solde au final par l’invasion de l’Invincible Reason par une flopée de démons pas vraiment concernés par les désirs d’intimité des DA. Too bad. Le rideau retombe au moment où Jonsy (à ne pas confondre avec Jónsi, bien que les deux partagent la même coquetterie à l’œil droit) s’apprête à aller coller quelques baffes aux séides des Dieux Sombres afin de leur apprendre à respecter la propriété d’autrui. Non mais.

 

Part II

Révélation

Retour sur le pont de l’Invincible Reason, victime d’une tentative de squat (aucun rapport avec les nains-génieurs bouffés par les ‘nides dans le fluff) en bonne et due forme par une cohorte démoniaque, suite à un bitch move effectué par des Night Lords ne supportant visiblement pas de perdre à cache cache. Réalisant que ses sous-fifres sont incapables d’expulser les indésirables sans un petit coup de main de sa part, Lionel part s’équiper dans ses quartiers pendant que son fidèle Corswain réorganise la riposte des Anges (dit comme ça, on dirait un teaser pour une émission de la TNT). Malgré l’urgence de la situation, le Primarque réfléchit longuement aux options s’offrant à lui1 en matière de stuff (le bougre a une pièce entière remplie d’armes de corps à corps), et finit par opter pour une paire d’épées bâtardes, choix certes kikoolol dans l’absolu mais assez dévastateur dans la pratique, comme on le verra plus tard.

 

À la tête de ses légionnaires, Lionel s’enfonce donc dans les entrailles de son vaisseau en direction du réacteur Warp, qu’il sait être la cible principale des vils résidents de l’Immaterium ! Les premiers mobs ayant le malheur de spawner sur son chemin sont rapidement réduits à l’état de protoplasme, pour un gain d’expérience assez minime pour notre héros, tant la différence de niveau est criante. Bien décidé à rattraper son retard sur Sanguinius et Fulgrim, qui eux ont passé le niveau 105, le Lion enclenche la vitesse supérieure et initie un raid de la base adverse… en solo. Dommage pour les PNJ qui constituaient son « escorte », et doivent maintenant se débrouiller tout seuls contre des ennemis dont ils ne soupçonnaient même pas l’existence une heure plus tôt. Big brother is not watching you any longer, suckers.

 

De leur côté, Corswain et sa garde rapprochée finissent par pénétrer dans la salle du réacteur, où les attend un Duc du Changement bicéphale (qui n’est pas Kairos, sauf erreur de ma part) qui insiste lourdement pour avoir une discussion avec le shift manager. Son sénéchal ayant perdu une guerre mentale contre Super Poulet et se trouvant par conséquent sous la domination de ce dernier, Lionel n’a d’autre choix que de la jouer fine et échange donc quelques banalités avec sa Nemesis avant de profiter de la nuque roide de ce dernier pour lui tomber sur le râble gésier et lui faire avaler son bâton. L’Angry Bird Alpha ayant été mis hors d’état de nuire, les autres démons sont rapidement bannis par l’équipage de l’Invincible Reason, qui peut alors reprendre sa route vers le système de Perditus et rallie bon port sans plus d’incidents.

 

La deuxième partie de cette deuxième partie met sur le devant de la scène les forces en présence à la surface de la planète, en particulier les Iron Hands du capitain Lasko Midoa et la Death Guard de ce bon vieux Calas Typhon. L’arrivée en orbite de la flotte des Dark Angels venant mettre fin au statu quo atteint par les belligérants depuis plusieurs jours, les poings nickelés saisissent l’occasion se présentant à eux pour attaquer les positions des prouteux. On ne peut plus suspicieux, le Lion décide toutefois d’envoyer un ultimatum indiscriminé par le biais de ses Archivistes2 aux factions présentes sur Perditus, que l’on peut résumer en cinq mots : « Cassez-vous de ma planète ». Et si les Iron Hands trouvent plus prudents d’obtempérer, Typhon ne l’entend pas de cette oreille et profite du désarroi de ses adversaires pour monter une contre-attaque. L’épisode se termine avec un Lionel passablement énervé de voir son autorité bafouée par ses neveux, et tout près d’envoyer quelques mégatonnes de glaçons sur la station de recherche afin que tout le monde puisse en mettre dans son slip. Zut à la fin.

 

1 : On me signale dans l’oreillette que cet épisode de la geste d’El’Jonson est entré dans la postérité au point de se retrouver dans une comptine bien connue des bambins de l’Imperium quelques dix mille ans plus tard :

Promenons-nous dans le vaisseau

Pendant que le Lion s’fait beau

Si le Lion y était

Il nous défoncerait

Mais comme il n’y est pas

Il nous butera pas

Lion y es-tu ? Que fais-tu ? M’entends-tu ?

Lionel : Je mets mon armure d’artificier

(au refrain)

Lionel : Je ceins ma pelisse en peau de panthère de Caliban

(au refrain)

Lionel : Ah merde, j’ai oublié de mettre mes chaussettes, du coup il faut que j’enl-

(au refrain)

Lionel : C’est bon, je suis prêt ! Maintenant, il faut que je choisisse une arme.

(au refrain)

Lionel : Hmmm…

(au refrain)

Lionel : J’hésite.

(au refrain)

Lionel : …

(87 refrains plus tard)

Lionel : Ok pour la paire d’épées longues. ME VOILAAAAAAA !!!

 

2 : On notera au passage que Lionel n’a pas suspendu l’Edit de Nikea de manière temporaire, comme on aurait pu s’y attendre de la part d’un fiston loyaliste. Il aurait été logique que le commandement de Pépé redevienne loi une fois l’Invincible Reason débarassé de ses parasites démoniaques, l’utilité de psykers de bataille une fois cette crise surmontée n’étant plus que marginale. Reste que le Primarque de la première Légion avait visiblement un autre avis sur la question.

 

Part III

Révélation

Grand final du plus long format jamais publié dans un numéro de Hammer & Bolter (romans feuilletons mis à part), le troisième acte de The Lion débute par la proclamation d’un fragile cessez le feu entre les belligérants de Perditus, la mauvaise volonté manifeste exprimée par Typhon ne faisant au final pas le poids face aux méthodes de négociations musclées d’El’Jonson1. Ce dernier arrive (finalement) à la surface de la planète aussi sapé qu’un maquereau de GTA, et pénètre dans la station de l’Adeptus Mechanicus, où l’attend Tuchulcha, boule à facette géante et accessoirement intelligence artificielle ayant asservi le système de Perditus jusqu’à ce qu’il soit libéré par l’effort combiné des Dark Angels et de la Death Guard. Epargné après sa défaite à fins d’études par le Mechanicum, Tu-pues-le-chat est le prix tant convoité par Typhon et Midoa, chaque camp cherchant à priver l’autre de la possession d’une machine au potentiel aussi extraordinaire que son humeur est taquine (du genre à envoyer des vaisseaux dans le Warp sans prévenir – ce qui n’est pas sympa – ni enclencher leurs champs de Geller – ce qui n’est franchement pas sympa –).

 

Au début pas franchement emballé par le tour qu’ont pris les expérimentations des prêtres rouges depuis son départ de Perditus, puis carrément effrayé par la puissance de HAL 30.000, Lionel décide de finir ce qu’il avait commencé il y avait des années et de détruire Tuchulcha… en apparence. Il annonce donc aux capitaines des autres Légions que la station de recherche de Perditus va être oblitérée afin que nul ne puisse être tenté d’utiliser le Tuch’ à des fins malavisées. Peu satisfait par cette décision, Typhon profite de la clémence du Lion à son égard pour se téléporter au cœur du complexe du Mechanicum2 afin de convaincre Tuchulcha de repartir avec lui sur le Terminus Est. Confiant dans sa survie (d’ailleurs il n’était même pas sûr qu’un Exterminatus soit capable de venir à bout de cet engin démoniaque – sans doute conçu par Nokia à la base –), ce dernier renvoie gentiment les Death Guards à leurs chères études et sur leur vaisseau, juste au moment où un Lionel vraiment furax de constater qu’absolument tout le monde le prend pour un con(combre) arrive à son tour dans la station et commence à botter des derches de Prouteux (résultat des courses : une paire de pompes en croco de Caliban3 bousillée).

 

La nouvelle se termine avec un Lion El’Jonson ruminant de bien sombres pensées, seul dans sa salle du trône (NDR : non, il n’est pas aux chiottes). Ayant au final récupéré Tuchulcha, qu’il compte utiliser pour mettre fin à la Croisade de Thramas une bonne fois pour toutes, il médite sur les derniers développements de la rébellion d’Horus et sur le comportement plus que suspect de Roboute Guilliman (qu’il ne semble d’ailleurs pas vraiment porter dans son cœur4) avec un de ses Jawas de compagnie (qui lui confirme ce que Cruze lui avait susurré à l’oreille sur Tsagualsa : les Dark Angels restés sur Caliban sont sur le point de faire sécession). Il en profite également pour exposer ce qui sera son grand dessein pendant l’Hérésie : s’assurer qu’aucune Légion, loyale ou non, ne sorte du conflit assez puissante pour pouvoir menacer le règne de Pépé. Une ligne de conduite plus que borderline, en cohérence avec les agendas secrets développés par la plupart des Primarques au cours du conflit (j’écris la plupart car je ne pense pas qu’Angron goûte aux plaisirs de la realpolitik), dont l’exposition permet de conclure The Lion de fort belle manière.

 

1 : Lionel : Bon je te préviens coco, si tu ne fais pas exactement ce que je t’ai dit de faire, ça va très mal se passer pour toi. Je compte jusq