Jump to content
Warhammer Forum
Sign in to follow this  
Fenrie

[Background] Armées du 9e Âge : Civilisations perdues

Recommended Posts

Ces textes sont extraits du Livre de Règles Complet. Ils ont été traduits par @Ghiznuk

 

***

 

DES CIVILISATIONS PERDUES
 

Depuis l'âge de l'Aube jusqu'à notre propre époque, de nombreuses nations et races se sont succédé pour émerger et se hisser très haut avant de replonger dans l'obscurité. D'elles, j'en retiens deux qui furent jadis de puissantes civilisations ayant marqué le monde de leur empreinte. Aujourd'hui, malgré les siècles écoulés depuis la chute de ces empires, on en devine toujours quelques vestiges, dont l'importance se limite généralement à semer l'émoi parmi quelques villes frontalières et l'un ou l'autre avant-poste en des terres lointaines. Si la plupart de mes pairs sont confiants dans le fait que leurs effectifs sont loin de constituer une menace pour la Vétie et ses habitants, il m'a néanmoins semblé utile de relater ici l'impact que ces races ont pu avoir sur l'histoire de notre monde.

 

***

 

Des Anciens Sauriens


10863-4a61a419-large.jpg


Les Anciens Sauriens sont la race la plus archaïque et la moins comprise de toutes. Beaucoup considèrent qu'elle avait déjà édifié des civilisations raffinées à l'époque où les elfes se vêtaient encore de peaux de bête. Les plus anciennes œuvres en ma possession désignent ces énigmatiques habitants des jungles sous le nom de « Vénérables ». Il apparaît qu'ils régnaient d'une manière aussi froide que cruelle et que les races cadettes les considéraient comme des tyrans. L'ère des sauriens prit fin avec l'âge de l'Aube, lorsqu'ils furent jetés à bas par les elfes et les nains, à moins qu'ils n'aient été engloutis par la mer au cours d'un des cataclysmes de cette ère turbulente.

Il reste des ruines, même au cœur de la Vétie, qui témoignent de ce que les structures jadis bâties par les sauriens éclipsaient toutes celles ayant été érigées après eux. Les effets de leur magie, capable de relier entre eux les continents, se faisaient sentir dans le monde entier. Leurs descendants qui vivent encore de nos jours ne sont plus que l'ombre de ce que fut leur race, éparpillés comme ils le sont dans différentes vallées isolées les unes des autres au beau milieu des jungles. Certains rapports envoyés par les expéditions coloniales affirment que leur apparence n'a guère changé depuis la nuit des temps, comme si l'on avait donné vie aux sculptures de leurs temples effondrés. Dédaignant toujours l'acier, ils lui préfèrent le bronze et la pierre. Cependant, leurs peaux d'écailles sont aussi solides que des armures, leurs poisons dépassent l'entendement des meilleurs guérisseurs et leurs soldats affichent un troublant esprit d'unité.

 

***

 

De la Marée de Vermine


10890-a49089a1-large.jpg


« Qui voit un rat n'en voit pas dix autres » : ce proverbe ne faisait à l'origine pas du tout référence aux petits rongeurs présents dans nos foyers. Depuis le jour où elle terrassa la puissante Avras, la Marée de Vermine est réputée pour l'habileté de sa tactique et pour ses armes ingénieuses qui accroissent encore l'efficacité de ses multitudes. Il fut ainsi chose véritablement aisée à la Vermine d'asseoir son empire sur de vastes étendues de la Vétie. Et bien que les clans des hommes et des bêtes la tinssent à distance tant par leur férocité que par leurs tributs, il fallut des siècles avant que sa suprématie ne fut remise en cause.

Lors des événements qui nous menèrent à l'aube de ce Neuvième Âge, les forces des hommes brisèrent la Marée de Vermine et jetèrent à bas leur roi. Mais même si la crainte inspirée par la divine force de Sunna la contraignit à la débandade, je suis d'avis que la Vermine est toujours là, prête à envahir le monde, retenue uniquement par son invétérée couardise. On trouve toujours une abondance de rapports faisant état de rats de taille humaine, aux yeux luisants et aux sombres lames. Toutefois, peu de gens considèrent que ces incidents isolés méritent d'être pris au sérieux. Pourtant, dans les quelques cités qui entretiennent toujours un Guet des égouts, rares sont les vétérans de ce corps qui se rient de cette menace.

Edited by Fenrie

Share this post


Link to post
Share on other sites

Ces textes sont extraits du Livre de Règles Complet. Ils ont été traduits par @Ghiznuk

 

***

 

DES ANCIENS SAURIENS

Gardiens de l'Ordre, Chercheurs de la gloire perdue des Anciens

source : GBR

***

 

J'ai déjà vu d'autres armées, plus imposantes, plus féroces.
Mais eux se battaient comme un essaim d'insectes se mouvant et pensant comme un seul être.
– Capitaine Fernando Cabeza, explorateur destrien, de retour des jungles de Virentie

 

***

 

10834-ba77fde1-large.jpg

 

Sire, par la présente, je vous confère, au nom de l'impératrice Sophie, le commandement de 5000 hommes et 27 galions pour rétablir le contrôle sur la colonie impériale d'Aguadulce. Vous ferez voile cet été pour la Virentie, où vous renforcerez notre base et l'étendrez, et où vous superviserez le retour immédiat de nos plantations à la production.

Comme vous le savez, notre colonie a été récemment abandonnée suite à notre confrontation avec une race locale de reptiles géants. Voici l'état actuel de nos connaissances :

Les créatures des temps anciens connues sous le nom de « Sauriens » n'étaient considérées comme rien d'autre qu'une légende jusqu'à ce que le capitaine Fernando Cabeza rapporte les avoir aperçues dans les jungles qui entourent Aguadulce. Ces reptiles marchent sur deux jambes, font usage d'armes et autres outils et se présentent sous diverses formes, la plupart ayant une taille d'environ trois coudées. Après que ces animaux eurent, d'après les récits des voyageurs, fait don de nourriture à nos colons pendant leur premier hiver en ces terres, Cabeza s'est convaincu de ce que leur taille et leur piètre intelligence les rendaient particulièrement aptes aux travaux des plantations.

Après plusieurs mois passés à capturer et à exploiter avec fruit la main-d'œuvre de ces créatures, Cabeza a rapporté que toute une série de travailleurs des plantations avaient été frappés par des fléchettes empoisonnées. Les reptiles s'en tenaient à une formation légère, constamment en mouvement, qui rendait la riposte difficile.

Notre fort a rapidement dû faire face à une attaque en bonne et due forme : la garnison de 300 mercenaires et les autres colons ont été rappelés derrière les palissades. L'ennemi a été temporairement repoussé par la force de nos pistolets et arbalètes, mais est rapidement revenu en nombre encore plus grand, se servant même de ce que Cabeza a décrit comme étant un « énorme monstre hérissé de pointes » pour abattre nos remparts de bois. Seule une poignée d'hommes a pu regagner le navire.

Tout ceci justifie certainement l'importance de l'effectif du corps expéditionnaire qui vous a été confié. La colonie d'Aguadulce est bien trop rentable pour être abandonnée. Vos services à l'empire de Destrie sont de la plus haute importance pour son avenir. L'Impératrice elle-même a exprimé son intérêt et sera régulièrement informée de votre progression. Elle attend beaucoup de vous.


– Lettre du seigneur-ministre Raúl Llerena au colonel Sabino Virgen, 956 A.S.

 

***

 

Nous sommes le fleuve ; nous sommes la jungle.
– Traduction d'une stèle saurienne

 

––––––––––––––––––––––––––––

source : Ninth Scroll nº4

 

Changements

 

Pazquiliztli descendait rapidement le corridor obscur, parcourant les dalles de pierre du pas léger de ses pieds tendres. Il se tenait courbé, serré contre le mur, comme s'il voulait éviter d'être aperçu. Sa mission de ce soir était désespérée : il savait que s'il venait à être découvert, tous ses projets seraient réduits à néant – quand bien même il atteindrait son objectif, son rêve ne pourrait jamais se concrétiser.

 

Arrivant à un croisement, il interrompit sa course. Il jeta un œil prudent derrière le coin pour épier les les deux guerriers sauriens qui montaient la garde. À tout autre moment, il se serait contenté de passer devant eux, et ils auraient accueilli sans un mot la venue du haut prêtre skink.

 

Mais il s'agissait ici de nouveaux gardes – de véritables gardiens des temples, qui servaient le nouveau maître, Tlaltecuhtli. Ce seigneur coatl arrivait le lendemain pour établir sa résidence dans le temple. Paquiliztli n'avait que peu de temps pour couvrir ses traces et aucun temps pour trouver des explications à donner à ces guerriers fanatiques. Il préféra invoquer une petite portion de magie pour se vêtir d'ombres. Il traversa le couloir aussi silencieusement qu'il le pouvait pour passer à la section suivante.

 

Il dut procéder de la sorte une bonne demi-dizaine de fois avant d'enfin parvenir à la plus vieille partie du temple, aujourd'hui barricadée et abandonnée. Mais maintenant qu'un nouveau seigneur arrivait, beaucoup de choses étaient sur le point de changer ; c'est ce qui l'avait déterminé à agir. Il y avait là des informations qui devaient être gardées au secret et détruites pour éviter qu'un nouveau schisme ne se déclenche alors qu'il n'y était pas encore prêt.

 

Le prêtre skink se mouvait à présent aussi vite que possible, maintenant qu'il avait évité les gardiens des temples. Personne d'autre que lui n'était venu ici depuis des années ; personne d'autre ne connaissait le danger qui s'y trouvait. Paquiliztli se dépêcha d'arriver à la dernière porte sur la droite dans un petit couloir, non loin de la vieille bibliothèque. C'est ici que reposaient de nombreux manuscrits, intouchés depuis près de 300 ans. Et c'était ici que se trouvait un secret capable d'ébranler les fondements mêmes de la société saurienne.

 

Quand bien même cela le faisait souffrir, Paquiliztli savait qu'il devait être détruit. La porte devant lui était d'aspect banal, sans aucune décoration, aucun grand symbole ni emblème. Il sortit de sa poche la seule clé connue de cette porte et l'enfonça dans la serrure. L'antique mécanisme grinça en guise de protestation contre cette intrusion, mais fut bien obligé de céder. Ce soir était la dernière fois où il devrait le faire.

 

Il entra et prit le temps d'observer ce qui se trouvait devant lui. Des centaines de vieux parchemins et des dizaines de gros livres de cuir étaient éparpillés à travers la pièce. Chacun d'eux contenait une connaissance que Paquiliztli était seulement en train de commencer à apprécier. C'était une forfanterie qui ne serait jamais révélée, mais le danger des prédictions de Teopixqui Chan était trop grand. Une fois de plus, Paquiliztli maudit la nature immuable de la société saurienne. Sa culture stagnante, ordonnée, l'avait menée à commettre de grandes erreurs et à connaître de grands problèmes.

 

Et en cette pièce se trouvait le remède. Mais c'était un remède que personne n'était encore prêt à prendre. Il ne savait que trop bien comment avait été reçu en son temps le savoir de Teopixqui Chan, un simple prêtre skink qui avait prédit de nombreux évènements capitaux dans une tentative d'éviter le désastre. Cependant, l'œuvre de Chan avait été mise à l'index par les seigneurs coatls. Paquiliztli connaissait les récits répétés à mi-voix à propos des prêtres skinks qui avaient osé désobéir aux ordres de leurs supérieurs et cherché à redéfinir leur rôle dans le monde. Ils avaient échoué.

 

D'après ce qu'en savait Paquiliztli, le problème n'était pas la connaissance des anciennes coutumes, la domination des sauriens sur le monde ni l'asservissement des autres races à une cause ancienne. Parmi ses frères sauriens, très peu ressentaient envers les autres espèces autre chose que de l'antipathie, voire que de la haine. Mais aucun ne savait que la perte de leur suprématie de jadis était à imputer aux vieux coatls. Insensibles, inflexibles, opiniâtres malgré les années qui s'écoulaient, ils étaient restés sans agir ; ils avaient refusé d'écouter le prophète, et le monde entier en avait souffert. Des imbéciles, des idiots – tels ils avaient été, tels ils demeuraient.

 

Cette connaissance, ces réponses, étaient interdites à tous, et toute trace de Teopixqui Chan avait été effacée de l'histoire. Pour autant qu'en savait Paquiliztli, cette pièce contenait les tout derniers exemplaires de l'œuvre de ce grand prêtre. Par conséquent, ce qu'il fit ce soir-là le chagrina au plus haut point, mais il lui fallait le faire. Il lui paraissait trop tôt pour défier l'autorité des seigneurs coatls. Toute dissidence prématurée ne pouvait mener qu'à l'échec, car lui et ses potentiels disciples seraient rapidement purgés. S'il devait agir, il lui fallait le faire prudemment, après une planification extrêmement rigoureuse. Il n'aurait qu'une seule occasion de refonder la civilisation saurienne, et ce temps n'était pas encore venu.

 

Avec une profonde sensation de tristesse, il alluma une lampe et la lança sur la pile d'anciens écrits. Les enseignements susceptibles de sauver le monde de la ruine et de la guerre furent bientôt avalés par les flammes. Paquiliztli ne s'attarda que pour glisser un petit livre relié de cuir dans son sac et se mit à courir. Un jour, il allumerait un autre incendie, dont les flammes changeraient toute chose.

 

***

traduction du Ninth Scroll nº12

 

Grâces vous soient pour vos éloges rendues ; sachez cependant que flatterie point ne vous sera d'un grand concours en cette affaire. Mon jugement étant assuré, aussi vous enjoins-je d'à votre projet surseoir. Peu sont celles parmi mes sœurs qui l'oseroient confesser, toutefois sommes-nous bien au faict des limites de notre art et de notre pouvoir. Affronter les visqueux sages des tropiques est une épreuve qui jamais ne devroit faire l'objet d'une queste. Nulle honte n'y a-t-il en effet à admettre qu'existent des créatures dotées d'une compréhension à la nostre supérieure des mystères profonds de la magie. Les Anciens sont maistres des quatre piliers de la création, capables et de façonner la matière, tisser l'énergie, manipuler les esprits et dénouer les fils du destin. Leur science est plus vieille que l'histoire elle-même. Ils sont des arts ésotériques les véritables seigneurs – quoi que prétendent les précieux habitants de Celeda Ablan. Dussé-je faire face à l'un d'entre eux sur le champ de bataille, je prie que la Dame soit à mes côtés pour être mon bouclier.

Je sais ce vagabond de Cyprien fort occupé à vous emplir la tête de légendes sur l'or des Sauriens et à vous esbaudir de ses propres prouesses magiques. Je vous assure néanmoins que ce charlatan sera bientôt comme mouche prise dans toile saurienne ; et que, tandis que leur suzerain lui arrachera les ailes, ses furtifs serviteurs invoqueront les bêtes et les plantes de leur pays pour vous enserrer et vous anéantir, au bon plaisir de leur maître.

Avant votre décision finale, vous en conjure, partez donc consulter Guy à fins d'ouïr son conseil.

Votre aimante sœur,
– Éléonore

 

 

Les premiers dirigeants du monde

(traduction du texte de présentation sur le site officiel, par ‘Minidudul’)

 

La plus énigmatique des races aînées, si vénérable qu'on dit d'elle qu'elle bâtissait déjà ses civilisations quand les elfes portaient encore des peaux de bête. Agissant en fonction de plans appréhendés d'elles seules, les légions écailleuses apparaissent là où on les attend le moins, versant le sang ou apportant leur aide avec les mêmes motifs indéchiffrables. N'essayez pas de les comprendre ni de négocier avec elles, car ce sont elles qui régnaient sur cette terre à l'Âge de l'aube – et encore aujourd'hui, elles n'ont pas oublié la vraie grandeur des Anciens sauriens.


Les plus vieux mythes les décrivent comme des tyrans. Cependant, l'Âge de l'aube prit fin avec la déchéance des Anciens sauriens, renversés par les races asservies, leurs cités englouties par la mer au cours d'un des grands cataclysmes de cette période troublée. Même au cœur de la Vétie, des ruines subsistent, témoins de la puissance des sauriens, bâtisseurs des plus grandes structures jamais connues. Leurs descendants sont toujours là : ils ont été aperçus lors des traversées des océans, dans les déserts et les jungles du monde. Si nul ne connaît la véritable étendue de leur civilisation, tous rapportent que leurs guerriers agissent avec une unité déconcertante.


Style de jeu

Les armées des Anciens sauriens disposent d'une puissante magie capable d'améliorer leurs troupes en vue du combat, mais cet art peut aussi être utilisé pour jeter l'ennemi à terre. Les sauriens se rassemblent généralement en unités de taille moyenne, capables d'engager assez longtemps l'ennemi pour que leurs monstres contrent-charge brutalement. De plus petites unités mobiles disposant d'armes de tir peuvent s'inviter dans la bataille pour imposer leurs tactiques de guérilla au front ennemi. Les généraux commandant les Anciens sauriens pourront choisir parmi une grande variété d'unités afin de triompher de leurs adversaires !

 

––––––––––––––––––––––––––––

 

ANCIENS SAURIENS

Gardiens de l'Ordre, À la recherche de la gloire perdue des Anciens

 

source : Ninth Scroll nº16


De toutes les bêtes mystérieuses qui infestent ce monde, les sauriens sont certainement les plus incompris. Ces lézards qui marchent comme des hommes se rencontrent assez souvent pour que leur existence ne fasse aucun doute, même si leur véritable nature et leurs aspirations continuent à nous échapper.

 

On entend souvent affirmer que cette race aurait un lien avec les antiques mythes à propos de demi-dieux ou démons reptiliens qui, à ce qu'on dit, auraient soumis l'ensemble des peuples du monde à leur domination. Cependant, de longues années de recherches à partir de nombreuses sources relatives à la culture saurienne me font conclure que ces créatures n'ont rien à voir, ou si peu, avec celles de l'Âge de l'Aube. À supposer qu'un tel empire existât réellement, alors ses descendants furent forcément dispersés lors de sa chute, et ne survivent plus aujourd'hui que dans un petit nombre d'enclaves en des régions cachées ou très bien gardées du monde. Il y a des causes de croire que plusieurs de ces colonies ont depuis lors rétabli un contact entre elles et collaborent dans le cadre d'une sorte d'alliance, tandis que d'autres restent isolés. Même si cette confédération ne paraît pas avoir de gouvernement ou de direction à proprement parler, d'aucuns ont émis l'hypothèse qu'elle serait unie par une même aspiration philosophico-religieuse. Leur incapacité à s'exprimer dans une langue compréhensible rend cependant extrêmement ardu d'appréhender quel pourrait être cet objectif qu'ils se seraient fixés (en admettant la véracité de cette hypothèse).

 

***


« Nous n'avons pas toujours vécu ainsi », prononça le chef mangyiniki, avec un sérieux qui tranchait soudainement avec l'exubérance qu'il affichait encore une minute auparavant. Son air de solennité était renforcé par l'expression des masques en jonc qui paraient les murs de sa case.

 

« Il fut un temps où nous n'étions pas des guerriers. Il y avait des diables qui parcouraient la terre, revêtant l'apparence de bêtes à écailles, dont le sang n'était ni chaud, ni rouge, mais froid et bleu. Et nos ancêtres étaient leurs esclaves, œuvrant jusqu'à la mort à la réalisation de leurs sinistres plans. Mais les dieux du ciel virent cela, et les châtièrent, et le ciel lui-même leur tomba dessus. Ce n'est qu'alors que nous acquîmes notre liberté. Ils perdurent encore à ce jour, dans les jungles profondes, à échafauder de nouveaux plans. Ils viennent parfois nous parler. Nous avons vu leurs monolithes ornés de motifs.

 

Je frissonnai malgré la chaleur tropicale. Mon hôte, vêtu de plumes et barbouillé de peintures aux couleurs vives, n'aurait pas pu être plus différent de la gouvernante à l'air de vieille chouette qui s'amusait à me terrifier jadis avec ses racontars de paysanne d'Ullsberg. Des contes remplis de serpents et de lézards tapis dans l'ombre, qui s'emparaient des enfants pas sages pour rebâtir leur ancien empire. La légende narrée par le chef avait pourtant l'air si étrangement familière, comme le reflet d'une marque ancestrale, imprimée dans la mémoire collective de l'humanité. À quelle horreur nos ancêtres lointains furent-ils donc confrontés, au point de laisser une telle cicatrice ? Je me demande aussi si ces reptiles n'en seraient pas tout aussi marqués que nous le sommes.

 

– Extrait de Merveilles du continent inconnu, par Boris von Köchlinsberg, gentilhomme aventurier

 

***

 

Jour 32

Ma présence n'a toujours pas été remarquée. Mon nouveau poste d'observation offre décidément de nombreux avantages. Je pense avoir finalement confirmé la théorie de Von Möltburg selon laquelle les spécimens quadrupèdes microcéphales qu'il avait disséqués après l'expédition de Renzigen sont en fait les représentants mâles de l'espèce. Longs de quatre à vingt pouces, ils sont à peine pourvus d'intelligence. La seule chose dont ils semblent capables est de fertiliser des œufs, par ailleurs aussi gros qu'ils le sont eux-mêmes.

 

Jour 33

Eh bien, il semble que nous pouvons définitivement rejeter la théorie du vieux Gahlengeld comme quoi les « guilas » formeraient une caste héréditaire de guerriers. En près de trois semaines, je n'ai toujours pas observé la moindre différence entre leur rôle social et celui des plus petits, surnommés « skinks ». Leurs interactions sont remarquablement dépourvues du moindre aspect hiérarchique, leur société est véritablement fort primitive. Il semblerait que s'ils forment des unités séparées au combat, cela est purement pour des raisons de biologie, et non pas du fait d'une quelconque différence sociale.

 

Jour 34

J'ai enfin pu apercevoir un des légendaires « caïmans ». Il est venu à l'aube. Il ne fait clairement pas partie de la communauté de façon permanente, quand bien même il a été bien accueilli par les autres. J'ai passé à peu près quatre heures à le regarder arranger des coquillages pour former des motifs complexes le long de la berge, tant j'étais fasciné par ce spectacle, comme un petit enfant. Même les autres sauriens tendaient à l'éviter, se contentant de l'observer de loin, l'air perplexe.

 

– Professeur Eiselmasus van der Rijke, Notes de terrain, volume VI

 

***

 

Comment ne peuvent-ils voir ? Les Dieux, l'Homme chétif, les luttes des Nations insignifiantes ! Rien que des enfants se chamaillant face à la marée qui accourt pour tous les noyer ! Comment peuvent-ils être si aveugles ? Insoucieux de la guerre qui fait rage tout autour d'eux, de la Croisade éternelle dont les combats commencèrent dès l'Aube des temps, lorsque le chiffon de la mortalité s'arracha pour la première fois, ensanglanté, de l'utérus, et hurla pour attirer l'attention d'un Cosmos indifférent ! Ne le perçoivent-ils pas dans les germes les plus vils qui entachent leurs récoltes, dans les essaims de vermine en chaleur qui se tortillent dans leurs égouts, dans leur propre chair, dans leur propre moelle ? Ce miracle, ce nœud de réalité, qui se dresse seul en travers des vastes flots du Chaos rampant ! Car qui retient le pivot de l'existence, chancelant au bord du néant de l'effacement des formes et de l'auto-ablation ? Nul dieu, nul autre esprit éthéré, mais la Vie, la Vie ! Seule dans tout l'univers, se renouvelant constamment, mutant éternellement, se cramponnant à la moindre anfractuosité, la prise la plus infime, dans la froideur infinie des ténèbres ! Si seulement ils pouvaient voir !

 

– Divagations griffonnées sur les parois de la cellule du marquis de Ponteprise, émissaire de la Couronne envoyé pour parlementer avec les sauriens de l'île de Katupara, Bastions de l'Extrême-Outremer

 

***

 

Lorentum, 933
Un bataillon de sauriens passif démontre subitement une excitabilité instantanément synchronisée. Aucune provocation. D'après le prélat Abbinger, lien émotionnel partagé à longue distance.

 

Nord de l'Équitaine, 936
Une vingtaine de petits sauriens amènent des pierres portant des motifs complexes, hautement structurés et non symétriques. Partent après avoir déposé ces pierres à un croisement.

 

Nedarac, 947
Des sauriens présentent des écrits rédigés en mauvais arandais. On suppose une tentative de débattre de concepts philosophiques avec les érudits des Hautes Lignées. Après étude, leur message est rejeté comme vulgaire superstition. Les émissaires sauriens sont exécutés.

 

Ghensk, Volskaïa, 948
Une armée forte de 8000 guerriers sauriens apparaît dans la nuit sans le moindre signe avant-coureur. Rasent entièrement la ville. Partis avant que les troupes de défense ne puissent intervenir. Les ruines sont arrangées selon un motif indéchiffrable.

 

Monopatea, 951
Grande force saurienne arrivée au plus fort de la famine. Apportent 150 tonneaux de fruits et de céréales d'origine tropicale.

 

Nebelak, sous-continent augéen, 959
Colonie infernale capturée par les sauriens, accompagnés de monstres écailleux géants jusque là jamais observés hors de Virentie. Les habitants sont réduits en esclavage, contraints d'élever des monolithes, jusqu'à leur libération par l'armée envoyée en secours.

 

– Fragment d'un rapport découvert parmi les affaires du maréchal Schaumhauser

 

***


La plupart des rares connaissances que nous avons des sauriens nous sont parvenues de sources indirectes, des nations humaines vivant à proximité de leurs enclaves. Les tentatives de communiquer directement avec leurs mages corpulents (que l'on suppose capables de lire dans les pensées) se soldent habituellement par une confusion profonde, voire par la folie. Néanmoins, au fil des siècles, certaines personnes sont parvenues à y percevoir des bribes d'informations utiles. Particulièrement intéressants sont les récits des indigènes des archipels du sud de la mer du Levant, qui font état d'une île extrêmement périlleuse peuplée de sauriens, qu'ils appellent « Atua ».

 

Bien qu'aucun Vétien n'ait jamais pu la voir, il est dit qu'Atua est la plus grande des enclaves sauriennes survivantes, et que ce sont les sauriens d'Atua qui auraient pris l'initiative de contacter d'autres groupes de leur espèce pour les unir afin de constituer la confédération dite « vitaliste » que nous connaissons à l'heure actuelle. C'est cette alliance qui serait responsable des tentatives aussi bizarres qu'apparemment aléatoires d'influencer les affaires du monde, occupée, dit-on, à mener une grande croisade cosmique contre l'entropie elle-même.

 

Toujours d'après ces indigènes, les puissants mages à la forme d'amphibien qui dirigent les sauriens ne seraient pas, contrairement à une croyance largement répandue, des créatures immortelles originaires de l'Âge de l'Aube, mais des êtres apparus relativement récemment, une espèce qui ne serait réapparue qu'au cours des derniers siècles. Certaines sources vont même jusqu'à supposer que cette résurgence aurait coïncidé avec le cataclysme mondial qui a déclenché la Fournaise lors de l'Âge de la Désolation, même s'il ne s'agit, à l'heure actuelle, que de pures spéculations.

 

Edited by Ghiznuk

Share this post


Link to post
Share on other sites

Ces textes sont extraits du Livre de Règles Complet et du Ninth Scroll 6. Ils ont été traduits par @Ghiznuk

 

***

 

DE LA MARÉE DE VERMINE

Héritiers de la civilisation, Annonciateurs de l'Ordre nouveau

 

***

 

Celui qui a dit « Connais ton ennemi » aurait dû préciser : « mais de loin ».
– Alvaro Najar, ex-captif de la Marée de Vermine

 

***


Le problème avec les chars-chars, c'est qu'ils s'arrêtent – se bloquent. Par contre, les machines, elles, elles toujours tournent-tuent ! Du moins c'est ça – c'est ça l'idée !
– Promesse conditionnelle d'un ingénieur rakatchitt

 

***

 

Si nous examinons les organes de l'abdomen inférieur, nous voyons que la putréfaction a changé le foie et la rate en une sorte de mélasse répugnante, tandis que l'estomac et les intestins restent relativement non affectés. Ceux parmi vous qui connaissent leur Halen se rappelleront certainement que ce grand médecin de l'Antiquité avait décrit des symptômes identiques chez les victimes de la terrible peste qui accabla Avras dans les jours qui en précédèrent la chute.
– Le célèbre médecin Carsten Schwegler, lors d'un séminaire au Collège royal de guérison

 

***

 

Il ne fait plus aucun doute que la Vermine vit toujours, mais depuis qu'elle a été renvoyée dans les profondeurs de la terre suite à la victoire de Sunna, il est difficile d’en jauger la force. Incapable d'œuvrer à la lumière du soleil, elle doit lutter pour les profondeurs lugubres. Il est évident que certains de ses anciens tunnels sont toujours là ; mais dépourvue de sa précédente vigueur, je doute qu'elle puisse tous les maintenir. C'est un point de débat entre érudits : est-ce sa défaite qui a entraîné chez la Vermine cette faiblesse de l'esprit, ou bien est-ce le mode de vie auquel elle a été contrainte, le manque de soleil et d'aliments frais, qui a induit chez elle cette faiblesse du corps ? Quelle qu'en soit la cause, la Vermine est une nation brisée, et pourrait le demeurer encore très longtemps.

Il m'a été rapporté que dans d'autres pays, loin de la lumière de Sunna, la Vermine a conservé une fraction de son ancienne arrogance. Des récits venant du nord font état de rats des neiges à la fourrure blanche et vivant dans des palais de glace, arborant toujours la bannière de l'Aigle. De même, les daebs doivent certainement être négligents dans leur surveillance des Terres de l'Ouest, car il est fait mention de vaisseaux vermineux qui sortiraient des ports de Silexie pour harceler nos galions. Si je reste peu convaincu par ces racontars, il paraît clair qu'il y a encore beaucoup de choses que nous ignorons sur cet ancien fléau de l'humanité.
 

***


Il est intéressant de vous voir affirmer que la Vermine était une armée d'adorateurs démoniaques des Dieux Sombres. Sans doute ne réalisez-vous pas à quel point vous vous écartez de l'orthodoxie sur cette question. À l'exception du Roi des rats occis par Sunna, les créatures qui composent la Vermine sont des êtres mortels.

Ainsi qu'il est établi par les saintes écritures, dans Genèse 3 : « C'est dans les dernières années d'Avras que la Vermine apparut, engendrée par une triple trahison. Gaius Dexion, le fier soldat, avait trahi le Sénat. Le grand pontife Quintus Augustus avait,quant à lui, trahi l'humanité. Après que Dexion, accompagné de sa reine à l'éternelle jeunesse, eut porté la guerre à Avras, Augustus, de désespoir, s'adressa aux dieux vermineux, les priant qu'ils envoyassent leur progéniture, pensant par là interrompre la guerre civile. L'ultime trahison cependant provint de la Vermine elle-même, qui se retourna contre les humains et dévora la cité toute entière. »

Ce sont là les écritures qui nous ont été transmises par l'Église. Je vous prie de remarquer qu'il est uniquement fait mention ici de dieux « vermineux ». De même, deux témoignages laissés par des saints ayant communié avec les surnaturels semblent également confirmer ce fait : si odieuses soient-elles, les divinités vermineuses ne sont aucunement associées aux Dieux Sombres dans leur lutte contre l'humanité.


– Lettre de Son Éminence Jäger, haut prélat
 

***


Mon père m'a raconté qu'il en a rencontré une un jour, dans un taudis près d'Ullsberg. Une créature pitoyable, qui a passé toute la nuit à tenter de convaincre papa des bienfaits et de la gloire de la « civilisation » des vermines. Elle prétendait que chaque citoyen y bénéficiait d'un vote pour élire les dirigeants et approuver les lois. Selon elle, ils élisaient un « sénat » et des « consuls », tout comme l'Empire avrasien. Ce rat a même été jusqu'à nous traiter de « barbares » parce que nous n'aurions pas les mêmes droits !

Alors, tu vois mon père l'a écouté pendant tout ce temps – je ne comprendrai jamais comment il a fait pour ne pas éclater de rire –, et puis lui a demandé pourquoi, si la gloire du pays des égouts était tellement plus radieuse que celle de notre humble royaume, il se trouvait là. Il est alors apparu que le compagnon de cette créature était tombé en défaveur, avait été assassiné, et qu'elle, une femelle apparemment, avait été contrainte à l'exil. Le plus amusant est que son compagnon aurait été tué par un « sénateur crépusculaire » ! Cette glorieuse civilisation élirait donc des assassins pour dirigeants ! Moi qui pensais que la politique de chez nous était un vrai coupe-gorge !

– Conversation entendue dans une taverne d'Aschau
 

***


C'est avec une certaine frustration que je dois admettre ne jamais avoir vu le moindre rat, malgré tout ce que j'écris ici. Dans toute une série de villes, j'ai fouillé les quais et les tavernes les plus sinistres, censés être fréquentés par ces trafiquants, mais en vain. Peut-être le don de discrétion est-il la dernière compétence restant à la Vermine ? Ceci pourrait expliquer pourquoi il est si difficile de déceler leurs opérations illicites.

La Vermine a toujours été un peuple de charlatans et d'escrocs, incapables de la moindre innovation, contraints de singer la grande nation d'Avras. Il est évident qu'elle est dépourvue de la moindre capacité de créer quoi que ce soit que le monde de la surface serait désireux d'acheter ouvertement, préférant tirer une maigre subsistance de son trafic de poisons, drogues, esclaves, artéfacts et armes prohibées.

Bien que je n'aie jamais rencontré la moindre vermine, j'ai croisé de nombreux contrebandiers humains qui étaient certainement dignes de cette appellation. Certains hommes ne connaissent en effet pour ainsi dire plus la moindre honte ; c'est pourquoi rien ne les retient de s'adonner à ce commerce. Même si les rongeurs peuvent trouver des partenaires économiques plus fiables chez les gobelins ou les nains infernaux, il faut bien reconnaître qu'on trouve toujours une abondance de leurs « produits » dans les villes de Vétie.
 

***


Les marchands d'Orient sont incapables de nous fournir les mêmes quantités que l'année passée. Ils accusent la Vermine de cette pénurie. Comme vous le savez, en certains endroits du Sagarika, les hommes et les rats vivent côte à côte sans que personne ne se soucie du danger pourtant évident. Jusqu'à récemment, la Vermine vénérait les dieux-rats, sinistre parodie des dieux de l'Avras antique. Mais lorsque la peste a frappé le pays, on dit qu'un rat est passé parmi eux en prêchant la venue d'un nouveau dieu, le Portepeste, qui offrirait le salut via le contact avec la maladie. La pestilence s'étendait autour de ceux qui le vénéraient. Bien que ce nouveau culte ait fini par être chassé, il ne le fut pas avant d'avoir infligé de terribles pertes aux hommes et aux troupeaux, portant par la même occasion un rude coup à nos comptoirs.

Je suggère que nous retransférions nos capitaux vers nos entreprises au Qassar. Elles ne sont certainement pas aussi profitables, mais on peut espérer qu'elles nous permettront d'étoffer notre inventaire pour l'année à venir, tout en tirant un profit de la hausse du prix des épices.

– Message intercepté sur la Route de la Soie
 

***


Je suis aujourd'hui particulièrement reconnaissante envers un certain Herr Himmelblau, personnalité influente de la Ligue des engrenages, lequel m'a envoyé un mécanisme découvert dans un lieu abandonné sous un de ses entrepôts. Il est si rare de pouvoir examiner de telles trouvailles que c'en est une véritable chance ; en effet, je ne doute pas que les cristaux de glace noire contenus dans cet engin soient de la sombrepierre. Seule la Marée de Vermine a la maîtrise d'une telle substance, malgré les prétentions des professeurs d'alchimie d'Eichtal (qui jurent que la curieuse démence qui a frappé nombre de leurs assistants n'a rien à voir avec leurs expériences) et l'insistance d'individus égocentriques du genre d'Oppolzer qui sont convaincus que la chose la plus dangereuse dont soit capable la Vermine est voler du fromage.

Je dois avouer que mes propres recherches sur cet appareil n'ont guère été plus fructueuses que les efforts ineptes des alchimistes. Une soudaine explosion d'énergie blanche a déjà démoli une de mes bibliothèques. Néanmoins, chaque nouvelle observation confirme les résultats de mes précédentes recherches : la Vermine est, on ne sait comment, capable de charger la pierre par magie et d'utiliser ses propriétés électriques pour alimenter son industrie et ses armées. Des captifs soumis à la question, qui affirmaient appartenir à la « Maison Rakatchit », ont juré que leur organisation n'était qu'une famille ou guilde parmi de nombreuses autres dans la société des rongeurs, tout en proclamant être fiers de ce que la Maison Rakatchit soit la plus grande de toutes en matière d'utilisation de la sombrepierre. Sitôt que j'aurai terminé mes recherches sur le Livre des Morts, il faudra que je consacre ma pleine attention à ce champ d'étude fascinant.


– Journal de l'érudite Beatrix von Üblinger, magicienne anticonformiste, en date du 17 d'itar 960 A.S., soit environ deux ans avant qu'elle ne soit portée disparue au Naptesh

 

Edited by Fenrie

Share this post


Link to post
Share on other sites

Mise à jour avec ajout des images.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Mise à jour avec ajout des textes du Ninth Scroll 6 pour La Marée de Vermine.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Mise à jour : ajout d'une nouvelle saurienne.

(« Changements »)

Share this post


Link to post
Share on other sites

Correction du premier post de ce thread :

– « Âge de l'Aube » (on va finalement laisser les majuscules sur les deux mots) (2×)

« avant que sa suprématie ne fût remise en cause » (accent circonflexe, c'est un subjonctif et -1 pour Aenoriel :D )

Share this post


Link to post
Share on other sites

Correction du post sur la Vermine :

 

– une espace manquante entre la virgule et « quant à lui » (Augustus)

– « deux témoignages laissés par des saints » –> « rendus » ou « portés » par des saints

– « ayant communié avec les surnaturels » –> avec « des » surnaturels

 

 

Share this post


Link to post
Share on other sites

ajout d'un texte du NS12 sur la magie saurienne

Share this post


Link to post
Share on other sites

Elle ronge le monde par-dessous

(traduction du texte de présentation sur le site officiel, par ‘Ghiznuk’)

Sous la surface de l’ancien empire s’étend une menace cachée dont peu de gens se souviennent. Ces créatures, qui n’attendent que le bon moment pour frapper, sont aussi traîtres qu’impitoyables, infestant le moindre recoin, la moindre faille qu’elles peuvent trouver. Dotées d’une technologie diabolique et accompagnées de hordes de bêtes pestilentielles, leur plus grand souhait est de rétablir l’inéluctable suprématie de la Vermine.

 

Jadis, Sunna parvint à unir les tribus éparses de l’humanité pour renverser l’empire et chasser la Vermine d’Avras et de la plupart de la Vétie. Depuis lors, le peuple-rat fait profil bas… mais il est loin d’être inactif. Leurs grandes Maisons, héritées de l’antique Avras, ont beau être pour l’instant divisées et accaparées par leurs propres plans, chacune d’entre elles reste une menace pour les nations de la surface. Si un jour les diverses institutions politiques et religieuses de la Vermine parvenaient à s’accorder sur un même objectif, qui sait quelle ruine s’ensuivrait ?

Style de jeu

La Marée de Vermine est une armée essentiellement constituée de hordes d’infanterie dirigées par quelques personnages dont le rôle est de discipliner les masses. Ces forces seront parfois accompagnées d’un Démon vermineux qui mènera les légions au combat. De plus, l’armée dispose de nombreuses petites unités de tir et autres spécialistes, ainsi que de redoutables machines de guerre.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.
Note: Your post will require moderator approval before it will be visible.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Paste as plain text instead

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

Sign in to follow this  

×
×
  • Create New...

Important Information

By using this site, you agree to our Terms of Use.