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[Background] Armées du 9e Âge : Hordes barbares


Fenrie

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Ces textes sont extraits du Livre de Règles Complet. Ils ont été traduits par @Ghiznuk

 

***

 

DES HORDES BARBARES
 

Nombre de nos ennemis emploient contre nous des tactiques aussi élaborées que sournoises. Mais on ne peut en dire autant de toute une série d'ennemis moins civilisés. Leurs armes sont la force brute, associée à un intellect relativement faible, mais lui-même contrebalancé par une insatiable soif de destruction. Malgré leur manque de subtilité, ces ennemis possèdent une vigueur qui les rend capables de narguer les armées les plus raffinées et de se gausser de leurs défenses qu'ils jettent à bas. Notre meilleure protection contre ces races aussi imprévisibles que dangereuses est leur manque d'organisation et leur indiscipline.

 

***

 

Des Khans ogres
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Les ogres sont parmi les plus robustes des créatures. Leur mode de vie nomade élimine les faibles tandis que les plus forts, ayant enduré tout type d'épreuve imaginable, s'élèvent jusqu'à devenir des khans. La seule chose qui surpasse leur endurance est leur appétit. Pour les ogres, la nourriture est la chose la plus précieuse au monde. Il n'est pas rare d'entendre des récits de contingents de mercenaires ogres ayant poussé leur employeur à la faillite du fait de leur faim insatiable.

Cela n'empêche pas les ogres d'être des créatures avec lesquelles il est possible de raisonner, à condition de respecter leurs traditions. À l'époque du plus grand de tous les Khans des khans, les ogres étaient les maîtres absolus de l'Augée ; c'est du moins ce qu'affirment les récits mythiques qu'ils se racontent autour du feu. Aujourd'hui encore, leur domaine englobe la plus grande partie de la Route de la soie, faisant d'eux une force incontournable.

 

***

 

Des Orques et des Gobelins
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Il ne faut par contre jamais faire confiance à un orque ; de même, ne signez qu'à vos propres risques le moindre traité avec des gobelins. Ces forcenés à peau verte ne vivent que pour se battre. Même le mot qu'ils emploient pour « repos » est synonyme dans leur langue de « bagarre ». Les orques résolvent la moindre dispute à coups de poings et de couteaux. Quant aux gobelins, s'ils portent un moindre intérêt aux combats à la loyale, ils font preuve d'un véritable génie lorsqu'il s'agit de meurtre. Aussi diversifiée qu'obscène, cette engeance est, partout dans le monde, la ruine de la civilisation.

Il est dit qu'à l'aube des temps, bien avant l'Âge d'Or, les tribus éparses des peaux-vertes s'unirent sous un seul et même grand chef. Il est possible que ce soit cette race qui ait jeté à bas les Anciens Sauriens, bien qu'aucun document ne permette d'étayer cette hypothèse. La plupart des historiens rejettent catégoriquement une telle affirmation ; je doute d'ailleurs que les peaux-vertes eux-mêmes en aient la moindre idée. Ce récit devrait cependant nous porter à réfléchir. Car si en effet un puissant seigneur de guerre peut commander à des milliers de guerriers, ne serait-il possible qu'un chef véritablement doué parvienne un jour à submerger le monde sous une marée verte ? Cette seule pensée me fait frémir.

 

***

 

Des Hardes bestiales
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Ces bêtes sont souvent décrites, à tort, comme de simples servantes du Chaos. Même s'il est déjà arrivé qu'elles se retrouvassent manipulées par les Dieux Sombres, la principale similitude qu'elles partagent avec leurs agents est l'effroi qu'elles inspirent aux peuples civilisés. Elles possèdent en réalité leur propre histoire, un conte tragique s'il en est. Bien que préférant la lame à l'arc, les hardes sont les égales du peuple sylvestre avec qui elles se disputent la suprématie sur les domaines forestiers. Malgré toute l'hostilité et la révulsion ressenties par les elfes face à ces créatures qu'ils perçoivent comme un blasphème contre la Nature, jamais ils ne sont parvenus à les éliminer. Au contraire, les hardes croissent et se multiplient, et le chasseur se retrouve souvent lui-même chassé.

Les rituels chamaniques occupent le cœur de leur culture. Les Bêtes révèrent plus que quiconque leurs aruspices, noueux et tordus, mais aussi durs qu'un vieux chêne. Si, comme il faut s'y attendre, la force est une vertu pour leurs guerriers, leurs chefs doivent néanmoins également faire preuve d'une grande ingéniosité pour survivre. En effet, la capacité à coordonner différents groupes d'embuscade à travers les fourrés enchevêtrés paraît être à leurs yeux une compétence primordiale, une tactique qu'elles emploient d'ailleurs à grand profit contre tous les adversaires qui pensaient faire d'elles leur proie.

Edited by Fenrie
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Ces textes sont extraits du Livre de Règles Complet et du Ninth Scroll 8. Ils ont été traduits par @Ghiznuk

 

***

 

DES KHANS OGRES

Noceurs suprêmes, Seigneurs du commerce

source : GBR

***

 

Tu ne pourras jamais savoir qui tu es vraiment tant que tu n'auras pas vu ton reflet dans la plaque ventrale d'un ogre.
– Isaac, le poète-soldat

 

***

 

En ces temps de grande souffrance
La terre se mit à bouillir
Les cieux s'assombrirent.
L'eau devint âcre, la nourriture corrompue et gâtée
Et toutes sortes de créatures surnaturelles et abjectes
Se déversèrent sur les terres
Telle une horde malveillante.
La marée balaya tout sur son passage,
Ils n'étaient pas quelques-uns, mais beaucoup,
Les cœurs de ceux qui les virent cessèrent de battre.
Les Myahets furent repoussés devant eux
Dispersés aux quatre vents.
Parmi les démons se trouvaient
Le Changeforme et le Putrescent,
Tous deux des forces terrifiantes et de puissants sorciers,
Armés de chaînes de fer et de disques volants
Qui n'épargnaient aucunement
Les âmes de leurs ennemis.
Avec eux vinrent aussi
Des créatures ondulantes et assoiffées de sang
De toutes formes et plus répugnantes les unes que les autres.
La plus grande d'entre elles
Était Foloï le Cherchecrânes
Un géant rouge portant de lourds manteaux de fer.
Il fallait voir Foloï :
Prêt à bondir comme un tigre à dents de sabre,
Ses haches redoutables aussi grandes qu'un chaudron
Sa peau rouge impénétrable,
Il avait de gigantesques cornes et des ailes en lambeaux.
Ces destructeurs infidèles
Hurlaient de rage.
Recevant l'ordre de leur khan,
Les démons sortirent
Hors des vastes steppes.
Ils avaient des chars vivants, des broyeurs,
Des chiens infernaux et des bêtes pestilentielles,
Ces infidèles dans leur multitude
Avaient de nombreux engins démoniaques également.
Les légions grouillantes marchaient de l'avant,
Telle une forêt touffue, une crue implacable,
Agitant leurs bannières tachées,
Ils n'étaient pas quelques-uns, mais beaucoup.
Nul ne pouvait s'opposer à ces rejetons
Jusqu'à ce que le grand Tsanas rassemblât
Les Myahets survivants au Pic du Foyer,
Et chargea à leurs côtés dans la terrible bataille.
La montagne ruissela de sang et de cadavres
Les démons étaient si nombreux.
Mais telle était la force du puissant Tsanas,
Il abattit le Changeforme
Il abattit le Putrescent,
Et d'autres sans nombre.
Alors l'énorme Foloï, le Cherchecrânes,
Lui lança un gigantesque défi.
Tsanas, le Khan des Khans,
Parcourut le champ de bataille pour l'affronter.
Le géant rouge enfonça ses haches
Dans la panse de Tsanas.
Mais même dans son trépas, le héros
De son marteau, arracha la tête de Foloï.
Les démons fuirent dans leur terreur,
Et les Myahets les poursuivirent.

– Strophes 3410-3473 de l'Épopée de Tsanas, poème épique ogre récité lors des cérémonies et des festins, traduit du gyenggetat par Pascaline Caillat

 

***

 

'Y en a qui n'aiment pas ça quand le type face à eux veut pas mourir. Même si leurs dieux les sauvent, ça ne dure jamais qu'un temps. Et puis, moi, je trouve que ça ouvre l'appétit.
– Mercenaire ogre

 

***

 

Un gobelin avait passé contrat avec un ogre, prétendant vouloir en devenir le serviteur. Chacun accomplissait sa propre tâche selon sa nature et ses capacités. Le Gobelin décelait les proies et les montrait à l'Ogre ; l'Ogre bondissait alors pour les saisir. Bientôt, le Gobelin fut jaloux de l'Ogre car celui-ci se réservait la plus grosse part de ce butin. Il déclara alors mettre fin à son engagement. Un mois passa et, privé de ce secours mutuel, chacun se trouva tenaillé par la faim.


– Extrait des Fables d'Azak, anciens contes moraux nains

 

***

 

Ne doute jamais qu'un petit groupe d'ogres réfléchis et déterminés puisse changer le monde, quand bien même cela ne s'est jamais produit auparavant.
– Extrait de Une éducation nyetsanoise, par Pascaline Caillat

 

––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

source : Ninth Scroll nº8

 

Quand bien même un grand nombre d'ogres eût pu vivre en Vétie aux temps jadis, ceux-ci en ont certainement été chassés par les empires antiques de l'Âge d'or. Il est dit que les ogres considèrent leur véritable terre natale comme étant les grandes prairies ondoyantes qui s'étendent sur toute l'Augée centrale, immense steppe dont seule une minuscule portion (la steppe des Makhars) demeure encore de ce côté des Désolations.

 

On sait cependant qu'avant la création des Désolations, les ogres dirigeaient un empire gigantesque, peut-être le plus grand jamais vu dans l'histoire, qui étendait son emprise sur la majeure partie de l'Augée et de la Vétie, uni sous le légendaire Denghet-Khaan ; même si certaines chroniques rapportent que cet empire se serait ensuite fracturé en cinq royaumes, chacun recouvrant tout de même une superficie considérable. Parmi ces cinq, les deux royaumes occidentaux sont ceux qui ont été les plus durement touchés par les Âges de la ruine et par la Fournaise. Ce sont les survivants de ces deux pays qui auraient été unis par le mythique héros salvateur Tsanas, lequel, disent les légendes, aurait mené son peuple vers la sécurité des forteresses des montagnes, d'où ils triomphèrent finalement de la déferlante démoniaque qui avait été libérée par la conflagration de magie. Une histoire troublée, certes, mais néanmoins source de grande fierté chez les tribus que nous voyons aujourd'hui.

 

***

 

Votre Magnificence,

 

Les ogres ne sont que des mercenaires, ils n'ont jamais été autre chose. Même s'ils ne recherchent pas la violence inutile (la guerre coûte de l'argent), ils n'hésitent jamais pour autant à recourir à la force pour garantir leurs intérêts commerciaux. Leur vie dans les montagnes, où rien ne pousse, les rend entièrement dépendants de leur monopole sur les richesses qui traversent leur territoire. À moins qu'elle n'emprunte la Route de l'acier, toute marchandise voyageant d'Orient en Occident, ou inversement, est soumise d'office à la dîme prélevée par les ogres. Nombreux sont les grands princes des Sagarika-deshas qui ont tenté de contourner les montagnes ou de les franchir avec leurs caravanes sans négocier avec ces créatures : tous ont payé de leur sang et de celui de leurs hommes ce qu'ils n'avaient pas voulu payer en or.

 

Si votre Magnificence désire éviter ces funestes intermédiaires, une seule option s'offre à elle : passer par un des ports méridionaux pour emprunter la route océanique. Mais même ce faisant, votre Magnificence encourt le risque de représailles au cas où les ogres en seraient informés. Qui plus est, les Hautes Lignées monnaient leur contrôle des mers non moins avidement que ne le font les khans. N'oubliez pas que le khaganat de Bayalag, qui a gardé le Sagarika sous sa coupe pendant des siècles, avait été initialement fondé dans le but précis de contraindre nos gens à employer les routes des ogres. Il n'est d'ailleurs pas entièrement exclu que nous ne soyons témoins de la fondation d'un nouveau khanat sagarikain au cours de cette vie.

 

– Lettre à Amara Nayar, râdja de Tchoungsar, royaume du Sagarika

 

***

 

Je n'ai pas demandé à être orpheline, ni n'ai quémandé la générosité des khans. Quand j'y repense, après toutes ces années, je me rends compte de l'incroyable commisération dont ont fait preuve ceux qui décidèrent d'adopter l'insignifiant enfant humain que j'étais pour l'élever comme l'un des leurs. J'ai grandi avec ces ogres que vous appelez barbares, j'ai appris toutes leurs anciennes et fières coutumes.

 

Soyez certains que chaque chose que vous pensez connaître à leur sujet, ou presque, n'est que pure invention ou exagération.

 

Il n'y a par exemple pas une civilisation ogresque, mais deux. D'un côté les nombreuses tribus qui continuent à mener l'existence nomade de leurs ancêtres sur la steppe, de l'autre celles qui ont fait leur la voie de Tsanas, gardant jalousement les montagnes fortifiées d'où ils dominent la Route de la soie. La différence est énorme : de la steppe à la montagne, toutes choses sont différentes, l'économie comme la religion. Pourtant, la plupart des humains se contentent de demeurer dans l'ignorance de cette nuance.

 

– Extrait de Une éducation nyetsanoise, par Pascaline Caillat

 

***

 

Sacrée est la montagne aux sept pierres. Oumi !

Sept lonchodontes nous offrîmes, Oumi !

Nous prions pour la pluie, Oumi !

Nous prions pour un festin, Oumi !

Nous sommes tes enfants, Oumi !

Nous emplissons nos bouches, Oumi !

Nous emplissons nos âmes, Oumi !

Que la vie soit douce. Oumi !

 

– Litanie à Oumi, fréquemment récitée lors des rituels ou lorsqu'on passe à proximité d'un lieu sacré

 

***

 

Ouais, j'ai fait la Route de la soie. Et ce qu'on dit est vrai : ne jamais s'endetter auprès d'un ogre. J'ai vu des hommes abandonnés, agonisant, sur le flanc gelé d'une montagne, parce que leurs jambes… enfin, disons qu'elles n'étaient pas simplement cassées. Ce n'est pas qu'une question d'argent. Les ogres détestent vraiment toute dette, n'importe quelle dette. Un jour, j'ai donné ma gourde à un ogre de ma caravane pour qu'il boive un peu d'eau, et il a insisté pour me rembourser : il fallait qu'il me donne une pièce en échange. Ça, c'en est un avec qui j'étais camarade ! Tu sais, ce sont de bons gars – la plupart d'entre eux du moins –, une fois que tu commences à les connaître et tant que tu ne leur dois rien. Je n'ai jamais autant ri autour d'un feu de camp qu'avec des ogres.

 

Y a une autre fois, leur chef là, le « khân », comme ils l'appellent, celui qui protégeait notre caravane, il avait une dispute avec un rival, une autre tribu qui essayait d'empiéter sur son territoire. À ce qu'on m'a raconté, notre gars lui a tendu un fagot de feu de bois, mais il avait caché dedans un sac rempli de gemmes. L'autre khân a eu tellement honte de s'être endetté à ce point, qu'il s'est jeté de la falaise ! Tu me crois pas, tu penses que j'invente, hein ? Tu n'as jamais rencontré un ogre, c'est pour ça. Ils sont complètement cinglés, mais franchement, je les adore.

 

Entretien avec un marchand

 

***

 

Il voulait que j'accepte les services des « Fils de Glauca », une troupe de mercenaires connue pour engager des ogres. Je lui ai ri au nez. Quand bien même ils seraient les meilleurs combattants de toute l'Arcalée, jamais je ne prendrai de tels sauvages à mon service ! Les ogres sont les pires des barbares. Brutaux, vicieux, obèses ; ils passent leur vie dans des tentes, à se rouler dans la boue et à se bourrer le mufle de viande crue jusqu'à en faire dégouliner les jus sur leur corpulence. Des cannibales, des mangeurs d'homme, qui ne vénèrent aucune divinité et pour qui rien n'a d'importance en ce monde si ce n'est leur prochain sac d'or, repas ou coït. Même s'ils étaient les dernières créatures vivant dans ce royaume ou dans l'autre, jamais je n'aurai affaire à eux.

Journal de Delfina Rosini, jeune aristocrate arcaléenne

 

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En quête de festins et de fortune

(traduction du texte d'introduction sur le site, par ‘Minidudul’)

 

Maîtres des grandes plaines et des montagnes d'Augée, les ogres sont parmi les créatures les plus coriaces. Réputées pour leur appétit féroce, à la hauteur de leur brutalité, leurs tribus sont redoutées dans le monde entier. Ne les offensez pas, car leur fureur est légendaire : seul un fou se tiendrait devant la charge tonitruante des Khans ogres !

 

Les ogres des steppes et ceux des montagnes ont développé deux cultures relativement différentes. D'origines riches et anciennes, elles ont en commun la tradition que tout peut être résolu par un banquet suffisamment pourvu. Lors de la période glorieuse du plus grand Khan des khans, les ogres marchaient en tant que maîtres de la grande nation de Tsouan-Tan – du moins, c'est ce qu'ils se racontent autour des feux de camp. Aujourd'hui, leur territoire inclut la Route de la soie, ce qui leur donne accès aux biens et aux richesses de nombreuses nations. Les caravanes marchandes louent régulièrement le service de tribus ogres pour leur protection, bien souvent contre la menace posée par d'autres tribus ogres. Ces mercenaires ne sont pas réputés pour leur fiabilité (surtout lorsqu'ils ont le ventre vide), mais ils ont appris à respecter le pouvoir de l'argent. En tout cas, c'est ce que se disent les étrangers.


Style de jeu

L'armée des Khans ogres aligne les guerriers les plus gros, qui profitent littéralement de leur masse pour impacter l'ennemi. Peu nombreux mais puissants, ils sont souvent accompagnés de monstres encore plus imposants qui écrasent eux aussi l'ennemi sous leur poids. Leurs armées sont souvent composées d'unités d'impact populeuses, selon leurs critères, accompagnées de quelques unités de tireurs et machines de guerre, mettant à profit leur connaissance de la poudre noire et leurs alliés ferrailleurs. Mais à l'opposé, ils peuvent également profiter de leur force innée pour aligner de nombreuses petites unités qui submergeront l'ennemi sous autant de menaces considérables.

 

Edited by Ghiznuk
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Ces textes sont extraits du Livre de règles complet. Ils ont été traduits par @Ghiznuk

 

***

 

DES ORQUES ET GOBELINS

 

***


Nous sommes costauds, eux sont fragiles.
– Célèbre proverbe orque.

 

***

 

Ils appellent empire ce qui n’est que pillage, massacre, destruction ; et où ils ont fait un désert, ils disent qu’ils ont fait la paix.
– Extrait de l'Orcanium (De origine et situ Orcorum Goblinorumque) par l'historien avrasien Explicitus

 

***

 

Messire,
La cargaison qui, selon vos ordres, devait être envoyée au Sagarika a été retenue et confisquée par le roi des gobelins à l'ouest des Monts arides. Comme je l'ai répété à maintes reprises, le Roi possède un intellect bien supérieur à celui dont vous le créditez ; notre tentative de le tromper sur la qualité des marchandises que nous transportions a été immédiatement perçue par son entourage.
Une fois de plus, permettez-moi donc de vous rappeler que la seule manière selon moi de nous assurer un passage à travers ce pays sur le long terme est de négocier avec Sa Majesté selon des termes sincères et équitables.
Mais ce sera désormais chose difficile.
–Lettre interceptée entre des marchands qassaris

 

***

 

Ne tirez que lorsque vous verrez le blanc de leurs crocs.
– Lieutenant Lucan, à la bataille de château Yvassyly

 

***

 

Faut toujours charger dans l'autre sens par où que les gobelins fuient.
– Proverbe orque

 

***


Le Festival du Cœur de l'Ours

(traduit du Ninth Scroll nº10)

 
Quel est le meilleur jour de l'année pour nos cousins orques ? La fête de Zag'jan, aussi connue sous le nom de « festival du Cœur de l'ours ». Trois jours de picole, de baston et de festoiement ; et en plus, c'est pour les dieux, ce qui veut dire que c'est le chef qui paie la note. Et avec tous ces orques affamés et échaudés tout autour, le coin est plutôt risqué pour les petites gens comme nous autres gobelins, du coup on préfère se tenir à l'écart, comme la plupart des étrangers – à moins que vous ne puissiez compter sur la protection du seigneur de guerre, bien sûr.
 
Et qui dit meilleurs jours de l'année, dit super bastons tout le long ! Les orques adorent se battre, se défier, et même s'il est interdit de se tuer, on n'est jamais à l'abri d'un « accident », hmm ? Les différentes portées s'affrontent les unes les autres pour prouver qu'elles sont les meilleures au combat et à la chasse. C'est quelque chose d'assez difficile à appréhender pour nous, qui préférons l'intimité de la nuit et des souterrains, alors qu'eux ne jurent que par leurs bagarres brutales, ouvertes et absurdement directes. Là où nous raffolons de politique et vantons nos fourberies, eux rêvent de conquête, brûlent les ressources et consomment tout sur leur passage.
 
Je suis on ne peut plus heureux d'avoir pu assister à cette fête légendaire, là où se décident habituellement les affaires les plus importantes de la tribu. Parce que si la portée du seigneur de guerre ne gagne pas, il pourrait avoir des problèmes plus importants à régler que les concours : quelques crânes à fracasser, s'il ne veut pas que le sien finisse sur un plateau.
 
La survie du plus adapté, la survie du plus fort, de celui le plus en mesure de remporter le combat – voilà tout ce qui motive l'esprit apparemment simple de nos grands cousins. Les humains et les elfes sont bien aveugles de ne pas voir ce qui bout dans le sang des orques ! Alors que les autres races s'embourbent dans des luxes et plaisirs insensés et dans des arts dispensatoires, nos cousins s'efforcent sans relâche de surmonter leurs faiblesses et celles de leurs ennemis !
 
Là où vous ne percevez que folie et chaos, les orques voient partout des défis. Les combats, la chasse, les coups de poing et de hachoir, la boisson et les chevauchées, tout cela a un seul but : prouver que leur portée est la meilleure. C'est ainsi qu'ils s'entraînent tous les jours, qu'ils s'apprêtent à écraser leurs ennemis.
 
Toutes sortes de jeux se passent pendant le festival ; certains d'entre eux sont connus même de vous autres humains. Le plus célèbre parmi les vôtres est la Cavalcade du cochon ardent.
 
Oh, quel spectacle ! Vous savez, les orques adorent ces cochons sauvages à l'épaisse fourrure ! Nous les détestons. Mais ils ont le poil si épais qu'il peut vous émousser un poinçon et qu'il vous reste planté entre les dents. C'est pourquoi leurs chamanes ont créé cette salve flamboyante pour leur brûler le poil. C'était censé braiser le cochon en même temps, seulement… Enfin, toujours est-il qu'un jour, un chamane a utilisé la salve pour mettre le feu à un cochon vivant. Le cochon en flammes, pris de panique, se débat, le chamane le projette loin de lui – et le cochon se met à détaler en foutant le feu à tout le camp. L'instant d'après, vous voilà avec un nouveau sport orque sur les bras.
 
Les orques ne peuvent s'empêcher de se prendre d'affection pour ce genre de bêtises hautement destructrices. Depuis lors, chaque portée désigne son plus gros orque pour lancer un cochon. Il faut les voir tous alignés sur le départ, une vraie batterie de fusées. Le seigneur de guerre lève le bras – tous les cochons prennent feu ; quand il l'abaisse, c'est parti pour le lancer de cochons.
 
La suite des évènements est entièrement entre les mains des dieux verts. Quoiqu'il en soit, je vous assure qu'il n'y a pas pire cacophonie. Lorsque les flammes s'éteignent, le cochon qui a été le plus loin a gagné ; ou plutôt, sa portée gagne. Le cochon n'a cependant pas tout perdu : il a obtenu le droit de vivre. Ses poils repousseront encore plus drus que jamais ; ce sont ces cochons qui font les meilleures montures.
 
Quant au reste… Eh bien, disons que le porc à la broche est le plat principal du troisième jour du festival, et qu'il n'a jamais meilleur goût qu'en cette occasion.
 

–Extrait de Mille nuits : des cavernes d'Augée occidentale à la ville d'Avras, par Svennta'rommsag, traducteur gobelin du seigneur Heinrich.

 

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Les Fils de la guerre

(traduction du texte d'introduction sur le site, par ‘Minidudul’)

 

Jaillissant de nulle part, déferlant sur la plaine comme un raz-de-marée, les « Fils de la guerre » terrorisent tous les continents du monde depuis l’aube des temps. Avec leur amour incommensurable de la bagarre et leurs nombreuses enclaves dissimulées aux regards étrangers, ce n’est qu’une question de temps avant que les royaumes mortels ne soient à nouveau confrontés à la double menace des Orques et Gobelins !

 

Les tribus orques semblent se générer d’elles-mêmes périodiquement et en grand nombre. Nomades, elles ne cessent jamais de se déplacer. Grâce à d’énigmatiques systèmes de reproduction et sans jamais se fixer en un seul lieu, elles sont comme un feu de brousse, éradiqué pour un bref instant avant de revenir en force à quelques lieues de là. Plus fourbes et sournois que leurs cousins balourds, les mystérieux gobelins protègent quant à eux leur existence grâce à un complexe réseau de repaires cachés, triomphant au combat par la ruse, accompagnés de monstres improbables et recourant à de puissantes substances hallucinogènes.


Style de jeu

Les Orques et Gobelins sont souvent envoyés au combat avec en première ligne des monstres variés qui submergeront l'ennemi, tandis que les unités de corps à corps se précipitent au combat. D'autres approches sont possibles, comme le fait de recourir à de nombreuses unités massives d'orques et de gobelins pour couvrir le champ de bataille et en venir aux mains avec l'adversaire où qu'il se trouve. Mais les orques et gobelins ne se limitent pas au corps à corps : ils ont également accès à différentes armes de tir pour un style plus équilibré et peuvent être soutenus par de puissants chefs de guerre montés.

 

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La Marée verte, les Filous et Guerriers nés

(traduit du Ninth Scroll nº14)

 

Tout comme les grands singes des jungles de Taphrie, les orques sont des êtres costauds et robustes. Au combat, ils paraissent capables d'endurer les plus terribles blessures sans cesser de se battre. Ils se caractérisent notamment par leurs longs crocs et la teinte terreuse de leur peau (du brun foncé au vert en passant par l'ocre), qui contribuent à leur aspect terrifiant et sauvage.

 

Les gobelins, tout en partageant certains traits de leurs cousins plus gros, sont très différents. De petite taille et moins forts, ils démontrent en revanche une fourberie, une méchanceté et une perfidie sans pareilles. Leurs longs nez et leurs grandes oreilles en font cependant d'excellents pisteurs et explorateurs.

 

Depuis l'aube des temps, les « fils de la guerre » ont toujours paru surgir de nulle part, émergeant sans prévenir des forêts, des cavernes, et de tous les lieux sauvages de la terre en formant de véritables nuées. Les orques sont les plus agressifs de ces deux espèces, affichant un amour immodéré pour le combat, considérant apparemment la guerre comme une fin en soi. Il est virtuellement impossible de suivre les déplacements de leurs bandes, toujours en maraude. Les gobelins sont quant à eux bien plus sédentaires. D'aucuns affirment même qu'ils auraient bâti de grandes cités cachées, bien qu'il soit difficile de vérifier l'authenticité de ces rapports.
 

***

Même si je pense que nous autres, Daebs, n'avons pas grand-chose à apprendre des autres nations lorsqu'il s'agit de dompter les créatures qui peuplent ce monde, j'ai suivi avec intérêt l'interrogatoire de quelques orques et gobelins. Il apparaît en effet que leur relation avec leurs bêtes soit plus proche du lien qui unit entre eux des frères turbulents que d'un rapport de maître à serviteur.


Les orques semblent avoir une forte affinité pour toutes les créatures qui sont aussi brutales et butées qu'eux : ils considèrent les géants, les sangliers et les vouivres comme des frères d'armes, luttant avec eux pour la gloire et le butin, se frayant un chemin ensemble, « croc dessus, croc dessous », si l'on peut dire, à travers la gadoue et les tripes de leurs ennemis.


Pendant ce temps, les antres des gobelins, impossibles à détecter, inaccessibles aux éclaireurs et aux espions, sont protégées par une myriade de créatures qui rôdent dans les cavernes, les fourrés et la steppe. Ces avortons adorent comme autant d'avatars divins les gardiens qui préservent leurs silhouettes chétives – tout ce qui possède les plus gros crocs et les plus longues griffes. Pitoyable, mais on ne peut nier l'efficacité de cette symbiose. Il me faut trouver un moyen d'exploiter tout ceci.

 

– Liluth Araran, Journal d'un maître des bêtes

 

***

 

Ceci est une pierre
Elle ne connaît pas la vérité
Que ces mots lui enseignent notre mode de vie
Notre mode de vie est la guerre
Nous ne sommes nés que pour cela
Une pierre est née pour rester en place
Mais nous la ferons rouler
Et dans la vitesse de la vie, elle apprendra
Elle apprendra notre mode de vie
Celui de la guerre, de la vitesse, de la sueur
Nous adorons lutter et gagner
Nous voulons que cette pierre l'adore aussi
Nous donnerons à cette pierre une portée
Et nous la mettrons en quête
Et elle connaîtra le mode de vie de la guerre

 

– Traduction d'une inscription découverte sur une idole en pierre inachevée

 

***

 

De plus en plus convaincu que la société orque est organisée en groupes de naissance (portées) composés d'individus ayant émergé du même site. Chaque groupe lutte pour la domination sur la tribu. Les chefs de portée luttent entre eux pour devenir le chef de guerre.

 

Observations de quelques individus (avec les surnoms que je leur ai donnés) :

  • Gustav : membre de la plus jeune portée. Comportement extrêmement turbulent. Lui et ses frères sont si avides de bagarre qu'ils en sont tout fébriles.
  • Heidi : bien moins sauvage qu'avant. Sa portée a gagné en maturité, a appris à fabriquer et manier des armes, a développé un semblant de discipline au combat.
  • Henning : de la plus ancienne portée. Produit les armes et armures en fer les plus lourdes et les plus évoluées pour la tribu. Plus calme, mais absolument résolu lors des combats.
  • Wilhelm : dernier survivant de sa portée. Combat seul, sans jamais se mêler aux autres portées. Ne parle quasiment plus qu'aux chamanes.
    Ai vu Wilhelm s'enfoncer dans la brousse, raison inconnue. N'est pas revenu depuis des semaines.

 

– Notes d'observation de terrain prises par le chercheur Johan Möhring
 

***

 

Il est dit parmi les tribus de ce pays qu'aux temps les plus anciens, les plus vieux chefs-prophètes des gobelins, appelés « darrmus », creusèrent un vaste labyrinthe sous les Grandes Montagnes. En son centre se trouvait ce qu'ils appelaient le Jardin terrestre des délices. Il s'agissait de leur domaine le plus secret, un refuge caché, situé entre l'Augée et la Vétie, protégé par les monstrueuses créatures des profondeurs : les gogyags.

 

Aucun humain, elfe ni nain n'était autorisé à prendre connaissance de ce secret ni d'accéder à ce lieu saint, la cité gobeline. Elle était imaginée en tant que représentation mortelle du Jardin divin auxquels tous les gobelins dévots espèrent arriver, que ce soit après leur mort ou à l'aide d'usages transcendantaux des substances inconnues qu'ils emploient lors de leurs rituels. On raconte que les habitants de cette cité se soumettent aux épreuves les plus douloureuses s'ils en reçoivent l'ordre de leur darrmu, démontrant à cette occasion une foi fanatique en une certaine forme de Vérité que, par métonymie, ils associent à ces mêmes substances, et que leur divinité jumelle aurait découvert pour eux.

 

– Extrait du Livre des terreurs du monde de Niccolò Solo, célèbre marchand et voyageur arcaléen

 

***

 

Nul frère, nulle sœur
Le seul roi
Nul passé, nul futur
Le seul roi
Nulle crainte, nulle faiblesse
Le seul roi
Né du sol et né seul
Le seul roi
Destructeur et bâtisseur
Le seul roi
Un poing de fer, l'autre de pierre
Le seul roi
Il apporte les combats, il apporte le destin
Le seul roi
Cœur d'enfant, cœur de roi
Le seul roi

 

– Incantation récitée, dit-on, par un prisonnier orque soumis à la question par les autorités tsouantanaises

Edited by Ghiznuk
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Ces textes sont extraits du Livre de Règles Complet. Ils ont été traduits par @Ghiznuk

 

***

 

DES HARDES BESTIALES

Sabots fendus, Narrateurs des grandes épopées

(traduit du GBR)

***

 

Battez-nous, brûlez-nous, marquez-nous au fer :
vous ne ferez que rendre la Harde plus forte.
– Dernières paroles de Gnak, prophète des Bêtes

 

***

 

Oui… fuyez. Tout le plaisir est dans la chasse.
– Attribué à Bragh, le Noir Auroch, fléau de la Vétie

 

***

 

(traduit du Ninth Scroll nº9)

 

Il est dit que dans ce monde, partout où un explorateur humain pose le pied, une Bête l'y a précédé. Même en ce grand Neuvième Âge de l'humanité, on trouve des Hardes sur tous les continents, dans toute leur renversante diversité et brutalité. Même en Vétie, elles n'ont pas été entièrement éradiquées : on en rencontre encore de petites bandes dans les lieux sauvages sur les territoires des grandes nations. Parce qu'elles sont bon marché et sacrifiables, beaucoup de Bêtes sont employées par les différents princes en tant que mercenaires, malgré le risque que cela fait courir à leur réputation, et sachant très bien que la nature indomptée des Cornus fait d'eux une arme à double tranchant une fois lancés sur le champ de bataille. Tout le monde connaît également les récits faisant état de forces bien plus nombreuses qui se rassembleraient dans les marais du Levant. Les rapports selon lesquels des hardes titanesques regroupant d'innombrables créatures parcourraient les régions inexplorées de Taphrie et de Silexie sont moins facilement vérifiables.

 

***

 

Certes Messire, j'ai appris moult choses sur les Hardes guerrières lors de mon séjour chez les fæs de Houiscanne. Ces deux nations sont d'anciens ennemys depuis maints âges passés. À en accroire les elfes, les haruspices de ce peuple ignare marquent l'infant dans le ventre de sa mère. Par ces sorts sont créées les diverses horreurs des Bêtes, ce qui expliqueroit leur grande variété. Marqués dès le sein maternel, lentement mutent-elles, une génération suivant l'autre, chaqu'une plus forte et cruelle. C'est ainsi que d'aucunes peuvent user de la langue des hommes. Ou manifester d'impossibles ailes ou des membres supplémentaires.
 
De même ainsi créent-elles leurs grands monstres et abominations rampantes, suscités par de périlleux et difficiles rituels, produisant leurs plus grands succès et leurs pires échecs, mais toujours terribles à contempler.
 
La Dame sait que cela est pour nous aussi bénédiction, car tandis que les Bêtes pervertissent l'ordre naturel et créent des horreurs pires que nos propres esprits n'en peuvent imaginer, nos nobles chevaliers ne s'enhardissent-ils pas eux-mêmes, étant ainsi mis à l'épreuve ? Un défi pour notre bravoure et notre acier, tel qu'il ne fait que croître avec le temps – voilà bonne pierre à laquelle affûter notre prouesse.
 
– Thomas le Barde, prenant la parole devant le duc Reynault d'Aven

 

***

 

Comte Verislak,

 

Nous déclinons votre offre. Nous ne partagerons pas la ruine que vous cherchez à attirer sur vous, descendant de Sunna. Vous demandez notre soutien dans votre guerre contre les hardes du mont Zugturm, mais vous n'êtes même pas capable de nommer les tribus avec lesquelles vous vous apprêtez à partir en guerre. Pire encore, vous risquez d'attaquer une de leurs hardes cachées, que toutes les tribus tiennent pour sacrées. Si vous la trouvez, avec ses nombreuses mères accompagnées de leurs jeunes, ses haruspices noueux et ses bêtes gigantesques, toutes les hardes de guerre à dix lieues de là se ligueront contre vous. Sitôt que le bruit s'en répandra, les tribus plus éloignées répondront pareillement à cet affront, marchant sans repos pour rejoindre le combat. Touchez à la harde cachée, et vous toucherez à la mère et au prêtre de chaque Bête qui marche sous le soleil.

 

Renforcez vos murailles, exercez vos hommes, accroissez vos patrouilles, mais n'attaquez pas le sommet de la montagne. Les Hardes y règnent aussi sûrement que nous régnons en-dessous.

 

Au cas où nous ne parviendrions pas à vous dissuader de cette folie, nous vous invitons à acheter nos meilleures armes et armures. Vous en aurez besoin.

 

     – Thane Parigrimm

 

Lettre trouvée dans les ruines du palais de Verislak

 

***

 

Bien cher cousin,

 

Nous sommes d'accord : donnez à ces sauvages ce qu'ils demandent. C'est d'ailleurs bien piètre rançon en échange d'un érudit aussi estimé. Son propre poids en soie et celui du chef en acier elfique – cela équivaudra tout au plus à une erreur d'arrondissement dans nos livres comptables, tandis que le retour de maître Yoaf nous attirera la faveur des cours.

Votre missive me laisse cependant quelque peu perplexe. Vous dites qu'ils désirent également nous rendre des statues aldanaises, certaines paraissant dater de l'époque de nos grands-parents. Mais où se les seraient-ils procurées ? Leur durée de vie est encore plus courte que celle des humains. Ils ne les auraient tout de même pas conservées depuis tout ce temps ?

Et vous dites qu'ils réclament de surcroît que nous sculptions une statue de leur chef de même qualité ? Comment pourrions-nous jamais persuader un artiste d'accepter pareille tâche ? Pour l'amour de votre mère, ils vous faut absolument trouver un autre prix qu'ils seraient prêts à accepter.

 

Traduction de documents elfiques trouvés dans les appartements de l'ambassadeur à Avras

 

 

Je trouve ce document extrêmement instructif. Cela accrédite l'idée selon laquelle les Cornus ne vénéreraient aucun dieu. À la place, on dit que leur plus grand idéal est le récit. Les conteurs sont tout autant respectés au sein de la harde qu'un chef ou qu'un haruspice. La plupart des actes des Bêtes peuvent être expliqués par leur désir d'avoir leur souvenir conservé dans les chansons ou les épopées, convaincus qu'ils sont du fait que leurs esprits vivront aussi longtemps que ces histoires seront contées. Ils ont la plus grande révérence pour tout ce qui préserve la mémoire des grandes figures du passé, comme c'est le cas des statues qu'ils cherchent à échanger avec les Arandais. Il a souvent été observé que, si les hardes pillardes n'hésitent jamais à démolir un parlement ou à profaner un temple, elles laissent toujours intactes les statues à l'extérieur, allant parfois jusqu'à les recouvrir de couronnes de fleurs en témoignage de respect.

Curieusement, malgré leur promptitude à partir au combat et leur brutalité déterminée, les grandes légendes narrées parmi les Sabots-fourchus semblent ne pas se concentrer uniquement sur les exploits martiaux, même si de tels thèmes sont assez courants. Beaucoup de leurs héros populaires et personnages légendaires sont célébrés pour leurs talents artistiques, leur sagesse ou simplement à des fins de divertissement. Il a déjà été démontré que le simple fait de connaître le nom d'un de ces héros suffisait à obtenir la grâce pour les prisonniers.

 

***

 

Écoute Helmut, il est interdit depuis le temps de mon grand-père de vendre des armes et des métaux bruts aux hardes bestiales, pourtant ces lames sont neuves. Cette idée a beau te sembler farfelue, je suis sûr qu'elles sortent leur fer des marais et qu'elles le forgent à froid – il n'y a pas d'autre explication. À moins que tu ne croies vraiment que ces bêtes ont fait toute la route jusqu'en Arcalée et qu'elles l'ont acheté chez un marchand myrain particulièrement conciliant ? Il nous faut absolument trouver la source de leur métal. Sans quoi ce seront elles qui nous chasseront, et non l'inverse.

– Conversation entre deux forestiers impériaux

 

Hors des contrées sauvages

(traduction du texte d'introduction sur le site, par ‘Minidudul’)

 

Dans les profondeurs des forêts primitives, dans les vastes plaines indomptées, dans chaque région reculée qui échappe à l'orbite des civilisations, bat le cœur féroce de la nature, qui frappe sans avertissement. Le sol qui tremble sous les sabots tonitruants, des rugissements à glacer le sang : les Hardes bestiales sont en chasse… Vous en êtes la proie !

 

Les Hardes regroupent tous types de créatures, semblables à la faune locale mais capables de se battre comme des hommes, dont les origines sont dissimulées dans les brumes du temps. De puissantes bêtes foulent les forêts à leur côté, semant la terreur dans leur sillage. Marquées depuis la naissance par les rituels chamaniques et la magie tribale, emplies du désir de se montrer dignes des grandes épopées de leur peuple, les Hardes considèrent les nations sédentaires comme leur garde-manger et leur terrain de chasse où elles se couvrent de gloire.


Style de jeu

Les Hardes bestiales ont de nombreuses unités capables de perturber le déploiement de l'armée adverse grâce à leur capacité à arriver en embuscade. Elles peuvent envoyer beaucoup de chars au combat, qui sont autant de menaces rapides et dangereuses pour les forces ennemies. Un large choix de monstres et de troupes rapides est souvent utilisé afin d'encercler les forces adverses et les écraser comme sous une puissante poigne. Les hardes sont connues pour exceller dans la mobilité, utilisant leurs unités d'impact et leur tactique d'embuscade pour battre leurs adversaires.

 

 

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LES JEUX DE ZAG'JAN


Au seigneur Cænu, Émissaire des Trônes d'obsidienne auprès de la Flotte d'expédition méridionale, Héraut des esclavagistes de l'Aube dorée, Liluth Araran, Maîtresse des bêtes attitrée pour le bétail sacrifiable, envoie ses salutations.

 

Mon Seigneur, après plusieurs semaines, je peux enfin vous envoyer mon premier rapport relatif aux forces que nous rassemblons dans notre campagne de destruction.

 

Des cinq interprètes gobelins que j'ai acquis lors de mon départ, deux sont déjà morts. Le premier a été tué par une patrouille équitaine qui nous a découverts en route vers le camp des orques. L'autre a été brutalement exécuté par un seigneur de guerre en raison de son supposé manque de respect en parole et en geste. Concernant ce dernier, je dois dire que les autres interprètes ont approuvé le châtiment infligé par le seigneur de guerre, car ce gobelin aurait bel et bien enfreint je ne sais quel code qui servirait apparemment de loi à ces barbares. Je me suis donc abstenue de toutes représailles. Ce fait confirmerait donc mon hypothèse, selon laquelle de puissants liens unissent les différentes races combattantes. Même si leurs cultures paraissent de prime abord fort différentes, il existe vraisemblablement une sorte d'instinct qui permet aux gobelins de communiquer parfaitement avec leurs parents plus costauds. Si ces Fils de la guerre ne peuvent être entraînés à quoi que ce soit, ils restent capables de comprendre des ordres et des requêtes.

 

Nous avons été invités par le seigneur de guerre à une fête devant durer plusieurs jours. On peut la décrire comme un festival religieux, mais certainement pas au sens que nous donnons à ce terme au Dathen. D'après nos interprètes, cette fête est celle des « Grands Jeux de Zag'jan », en l'honneur du dieu orque de la force et des défis. Ces jeux sacrés se tiennent une fois l'an. Ils seraient tenus par la majorité des tribus et des cultures orques connues de nous.

 

Ces Jeux m'ont été très utiles pour mieux comprendre ces créatures. Je suis consciente que mes dires pourraient susciter la risée à Rathæn, mais force m'a été de conclure que les orques ne sont pas stupides. Ils ne manquent d'ailleurs pas non plus de tactique ni de stratégie. Le sobriquet de « races combattantes » leur va sommes toutes très bien : le moindre élément de leur culture semble y être lié, que ce soit sur le plan fonctionnel ou artistique, à leur amour de la guerre et d'un concept plus global de lutte et de défi. Chez eux, tout se passe comme si la moindre interaction sociale était un genre de combat, faisant partie d'un incessant processus de sélection des plus aptes.

 

Le dieu Zag'jan, le Sanglier sauvage, représente le défi, lequel menace constamment l'autorité de la chefferie cosmologique, dirigée par le dieu orque le plus important, Taz'rek, dont le seigneur de guerre est l'incarnation sur Terre. Ainsi, il est clair qu'une victoire au cours de ces Jeux peut être interprétée comme constituant une remise en question directe de l'autorité du chef.

 

Ces Jeux sont plus que des épreuves individuelles : le vainqueur final n'est pas un seul orque, mais bien une portée. La portée semble être l'unité sociale fondamentale de la société orque ; ce que nous pourrions appeler une famille. D'après nos interprètes, les portées sont des groupes d'orques nés du même nid, ayant grandi ensemble et formant un groupe autonome, dans la vie quotidienne comme à la guerre. Les portées se distinguent par leur ancienneté, leur âge, leur performance au combat et leur savoir-faire. Les jeunes orques sont les moins civilisés, ne maniant qu'un équipement rudimentaire, mais dotés d'une férocité troublante. Les orques adultes sont les plus courants. Les vétérans, qu'on appelle « Orques en fer », ont tendance à être les mieux armés et ont développé un sens inné de la tactique. Toutes les portées s'affrontent au cours des Jeux pour déterminer leur position au sein de la confédération de portées nommée « tribu ». La portée la plus apte est celle qui dirigera la tribu, tandis que son chef assumera certainement le rôle de seigneur de guerre.

 

Les conséquences sont évidentes : si la portée du seigneur de guerre ne sort pas victorieuse des Jeux, son autorité est gravement remise en cause.

 

Les Jeux de Zag'jan démontrent clairement l'impressionnante résilience et l'impitoyable férocité de cette espèce. En conséquence, je recommande de relever substantiellement les ressources affectées à la manipulation de cette formidable force en tant qu'atout pour la poursuite de nos objectifs en Vétie.

 

– Courrier intercepté par une patrouille maritime qassarie non loin d'al-Hissène

 

––––––––––

Cochons volants

 

Les races combattantes sont un vrai paradoxe. D'un côté, elles sont les plus féroces bêtes de guerre. D'un autre côté, lorsqu'on les observe dans leur quotidien, elles font plus penser à des acteurs occupés à jouer la comédie. Une comédie qui peut se muer en terrible tragédie d'une seconde à l'autre. Au cours de ma captivité, je fus le témoin de cette bizarroïde série d'épreuves connue sous le nom de « Jeux ». Ces jeux commencent par la discipline la plus amusante, ou du moins, celle qui suscite le plus de rires : le lancer de cochon. J'étais frappé par la manière dont les sports les plus sanglants peuvent également devenir un objet sacré de vénération, comme c'est souvent le cas dans la culture des Guerriers-nés.

 

Chaque groupe d'orques a déployé une équipe de deux joueurs, équipée d'un gros sanglier velu, enduit d'une huile spéciale par les chamanes. Il semble que cette substance avait pour but d'empêcher le cochon de brûler trop facilement ou trop vite. Le seigneur de guerre a donné le signal, et tous les cochons ont été enflammés puis lancés. En théorie, le gagnant est celui qui parcourt la plus longue distance. Mais évidemment, les choses ont rapidement dégénéré : certains cochons sont morts sur le coup, d'autres ont cavalé en direction du camp, incendiant tout sur leur passage. Une fois le vainqueur désigné, s'il est toujours en vie, il est consacré et considéré intouchable jusqu'à l'année suivante, tandis que tous les autres sont abattus et dévorés par la foule.

 

– Extrait des mémoires du sergent Frédérick Wilhelm Hemmer, survivant

 

––––––––––

Pugilat de portée

 

Le Pugilat de portée est la façon la plus classique pour une portée de démontrer, au choix, que les jeunes blancs-becs ne connaissent rien à la vraie vie, ou que les vieux décrépits ont fait leur temps.

 

––––––––––

Combat des maîtres

 

Ce soir nous allons nous régaler avec le combat le plus épique de tous les temps !
Est-ce que vous êtes prêts ?
Faites du bruit !
Tout droit sorti de la fange du Volsk, champion des Piques-noires,
Il pèse neuf-cent-trente livres
J'ai nommé : Du'ghek Œil-sanglant !
Faites du bruit pour lui !
Émergeant de sa grotte dans les montagnes, l'énorme seigneur des Gars-de-fer à la puanteur infernale,
Un poids de mille-cinquante-six livres,
Le voici : Zig'bol Poing-tenace !
Est-ce que vous êtes prêts ?
Je ne vous entends pas !
Faites-moi du bruit !
Du bruit, j'ai dit !
C'est partiiiiiiii
Pour le… combaaaaaaaat !!!!

 

– Mantra retranscrit d'inscriptions découvertes sur un totem en Proche-Augée

 

––––––––––

Déforestation

 

Coupez, coupez, coupez,
Hache de bûcheron,
Coupe les frondaisons,
Du nerf les gars, du nerf !
Arbres abattus,
Bûches fendues,
Courez, courez, courez !
Bois à porter,
Pour la portée,
Luttez, luttez, luttez !
Mordez et frappez,
Battez ces ratés.
Rugissez, acclamez !
Le temps presse,
De la hardiesse,
Sang et tripes, sang et tripes,
Étripé ! par l'sanglier !
 
– Vers primitifs découverts gravés sur une pierre dans un campement orque abandonné en Destrie méridionale

 

––––––––––

Course porc-suite

 

« Nous arrivons à présent au quatrième tour ! Je n'avais plus vu cela depuis que les Huit-Haches-de-pierre ont chopé la tribu de la Mort-subite en l'an 53. Quatre tours ! Incroyable ! Et on ne peut plus sanglant, je sens d'ici leur douleur !

 

Maintenant que les trois derniers sangliers franchissent une fois de plus la ligne de départ à pleine vitesse, nous avons Zak'rak de la tribu des Lunes-jumelles sur les talons du cochonnet. Il est suivi de très près par Rag'hat des Sept-Rocs, clairement inconscient. Le pauvre valdingue dans tous les sens sur sa selle, on dirait un kraken en train de prendre son bain. Si cette sangle en cuir venait à se rompre, c'en serait fini de lui, c'est certain ! Je pensais que nous tenions là un futur champion, mais ce coup qu'il s'est pris sur la ligne de départ l'a clairement envoyé au pays des merveilles, et il n'en est toujours pas revenu depuis. Ah, il est sans doute mieux là-bas. Pendant ce temps, le dernier sanglier le dépasse sur le côté intérieur. Enfin, je dis « sanglier », mais si ce n'est pas là un loup recouvert d'une grosse pelisse brune, c'est que je ne m'appelle pas Gros Trizt Blzka ! Ces Bouts-pointus, on ne peut pas leur faire confiance. D'ailleurs, pendant que j'y suis, je suis sûr que ce n'est pas un orque monté sur lui, ça se voit d'ici, que c'est en réalité deux morveux montés l'un sur l'autre avec un gros manteau mal ajusté. Mais bon, c'est sans doute moi qui suis vieux jeu : orque ou morveux, le public est conquis, c'est tout ce qui compte !

 

Et on dirait bien que ça marche ! Ils sont sur le point de dépasser Rag'hat ! Mais maintenant voici Zak'rak qui arrive au virage, il est à portée du cochonnet… Il se penche et… ESQUIVE ! Ce cochonnet est plus chargé d'adrénaline que ma grand-mère ne l'était un soir de rut ! Le cochonnet sort du virage, ses petits sabots font voler des touffes d'herbe en l'air, le pauvre petiot se donne à fond pour prolonger sa petite vie de quelques précieuses secondes. On l'adore, ce petit gars, il n'est pas du genre à se laisser mourir ! Mais voilà maintenant le « loup-sanglier » des Bouts-pointus, qui contourne Zak'rak sur son côté intérieur… Et PAF ! Il n'a rien vu venir ! Je vois des petits morceaux s'éparpiller ! Le meilleur des Lunes-jumelles redécore la piste ! Ça, ça doit faire MAL !

 

Ces effrontés de petits morveux se prennent déjà pour des gloires ! Ils espèrent pouvoir s'inviter à la table du festin ce soir en cas de victoire. Ils devraient savoir que même en cas de défaite, ils y seront, à table… avec les autres amuse-gueules ! Dernière ligne droite à présent. Ils tentent de l'attraper… Et ils l'ont, oui ! Ils ont soulevé le cochonnet, regardez comme il se débat, il continue à galoper même en l'air. Allez, Bouts-pointus, plus qu'à finir le tour avec lui et c'est gagné ! Mais ce cochonnet n'a vraiment pas l'air d'accord ! Il se débat, il mord, comme si ça vie en dépendait ! (Enfin, c'est le cas.) Il cherche à s'échapper ! Il gigote en tous sens sur l'arrière-train du loup. Les morveux essaient de l'assommer avec leur bâton, mais ils n'arrivent pas à le toucher. La ligne d'arrivée se rapproche et leur loup accélère. Et le cochonnet bondit ! Il s'envole ! Le meilleur cochonnet de tous les temps ! Et il atterrit droit entre les pattes de Rag'hat, toujours endormi. In-croy-a-ble ! Le loup et les Bouts-pointus se sont retournés pour voir ça, ils oublient de regarder où ils vont, ooooh ! Et PAF ! En plein dans l'arbre ! Un accident pareil, on n'y survit pas ! Et le champion des Sept-Rochers remporte la Course porc-suite sans même le savoir ! La foule est en émoi, la baston a déjà commencé ! Ah, quelle course ! Eh ! Voilà le cochonnet qui se carapate ! Il a disparu dans la foule, on ne le voit plus… Bah, qui peut lui en vouloir ? Quelle course, bravo, petit cochonnet ! Quel sport, quel spectacle ! »

 

– Commentateur orque au Colisée de Tukmuk a Petit-Rik'wag, Avras, 17 damos 962 A.S. Tel que retranscrit et traduit du bwaba'tok par Lorenzo Petrilli.

 

––––––––––

Rapide et furieux

 

« C'est le dernier tour… le dernier des trois. Je rappelle que vu que trois morveux sont sortis vivants du sac après la cérémonie de la bastonnade rituelle avant la course, il a été décrété que celle-ci durerait trois tours. Le char de la tribu des Sept-Pics, conduit par le célèbre orque en fer Biz'gut, quatre fois champion, mène d'une bonne longueur. Il traîne toujours derrière lui le gobelin de la cérémonie de la bûche de départ… voilà un gobelin qui aura une fameuse migraine demain matin ! Il gigote dans tous les sens… À moins qu'il ne soit en train de nous faire des signes ? Qui sait, il est peut-être en train de passer le meilleur moment de sa vie ! Du côté intérieur, nous avons le char des orques sauvages de la tribu de l'Arbre-foudroyé, ces grands perdants… Mais serait-ce l'année de la chance pour Rigtar ? En tout cas, il n'est pas tendre avec ses sangliers, il les chicote vraiment fort ! À l'arrière, nous avons les « sangliers » des Nez-cassés, avec leurs conducteurs « orques » qui font ce qu'ils peuvent, mais je n'y crois pas trop. Quoique, vu l'ambiance chez les supporters gobelins dans le stade, on ne sait jamais ce qui pourrait se produire… D'ailleurs, il vaut mieux toujours se tenir sur ses gardes lorsqu'on affronte une tribu dirigée par un gobelin. Ils pourraient avoir plus d'un tour dans leur sac.

 

Mais revenons à nos cochons ! Rigtar tente un de ses fameux « Tours de pro », fait une feinte puis part tout droit dans le dernier coin, mais Biz'gut en a déjà vu d'autres ! Son char léger décolle et… oh ! Les sangles des sangliers des deux chars se sont emmêlées ! Ça les ralentit tous les deux ! Rigtar se met à frapper dans tous les sens pour libérer ses sangliers, mais c'était justement l'occasion qu'attendaient les Nez-cassés et LES VOILÀ qui les dépassent sur l'extérieur ! Pas un mauvais choix, vu leur vitesse supérieure et leur petite taille. Mais qu'est-ce donc ? Le conducteur des Nez-cassés utilise une perche pour faire pendre quelque chose devant le museau de son « sanglier ». Honnêtement, hein, c'est en fait un loup, entre nous soit dit, mais quel est donc cet étrange objet ? OH, C'EST UN CHAMPIX ! Le petit fongus rentre droit dans le gosier du loup et… BANG ! Regardez-moi ce loup galoper ! On dirait qu'il a dix pattes ! Il contourne la boucle supérieure à toute allure, les Nez-cassés prennent la tête, quelle ambiance dans les gradins !

 

C'est la dernière ligne droite à présent, les athlètes sont au coude à coude. Les Sept-Pics et les Arbres-foudroyés se sont enfin démêlés et, après avoir échangé quelques coups de poing amicaux, ils viennent seulement de s'apercevoir qu'ils se sont faits dépasser par le bolide gobelin. Est-ce trop tard ? Allons-nous assister à une incroyable première victoire pour ces gobelins ? Qui sait ? Et après tout, peu importe ! Quelle course de folie, mes amis !

 

Les épaves des chars des concurrents malheureux encombrent la piste. Les spectateurs n'aident pas non plus, tout occupés qu'ils sont à projeter des haches, des pierres, et à se balancer les uns les autres en bas des gradins. Le char de Biz'gut déboule à travers tous ces débris, les morceaux volent dans tous les sens ! Rigtar, quant à lui, slalome comme il peut, aussi agile qu'un elfe sur une rivière de lave. De son côté, la voie est complètement dégagée devant le char à loup propulsé par la force du champix, du côté extérieur du circuit, lequel se rapproche à toute allure de la ligne d'arrivée !

 

Pas un ongle de morveaux face à lui sur les cinquante dernières toises. Rigtar sort sa chicote et SES COCHONS RÉAGISSENT AU QUART DE TOUR ! Mais Biz'gut n'a pas dit son dernier mot ! Il accélère, lui aussi, rugissant. De leur côté, les Nez-cassés sont occupés à presser la moindre once d'énergie de ce pauvre loup, dont le regard se fait vitreux. Si son cœur n'a pas encore explosé, ça va certainement arriver d'un moment à l'autre ! Ah la la je n'y crois pas ! Quel suspense !

 

Et BOUM ! Une roue du char de Biz'gut s'est littéralement DÉSINTÉGRÉE ! Le voilà qui décolle ! DIRECT DANS LE DOS DE RIGTAR ! Les deux chars explosent dans une gerbe de morceaux de bois ! Les sangliers sont catapultés dans la foule, des morceaux des conducteurs partent çà et là. MAIS CE N'EST PAS FINI ! Le loup des Nez-cassés est tombé à genoux, ce champix l'a vraiment achevé. Il n'en fallait pas plus pour faire basculer le char par-dessus lui, à une vingtaine de pas à peine de la ligne d'arrivée. IL SE RETOURNE ! PLATCH ! Et il atterrit PILE SUR LA LIGNE D'ARRIVÉE, à l'envers, mais triomphant ! LES NEZ-CASSÉS ONT GAGNÉ ! Les conducteurs ont beau être devenus plus plats qu'un gniark sous le derrière d'un auroch, peu importe, la gloire leur appartient ! Et cette gloire, contrairement à eux, vivra à jamais !

 

Eh bien, ils ont dit que ça ne pourrait se faire, ils ont dit que ça ne devrait pas se faire, mais une tribu de gobelins a remporté une course de « Rapide et furieux » ! Ils n'avaient qu'une chance sur un million, mais ils l'ont emporté ! C'était sûrement écrit dans les étoiles ! Ou du moins, dans les entrailles de mon petit-déjeuner. Je suis certain d'y avoir vu quelque chose ce matin d'ailleurs, eh bien j'avais raison ! Ouah. Pfiou. Il faut vraiment que je m'asseye… »

 

– Récit raconté de mémoire par un « barde » gobelin aux soldats nains qui l'ont capturé

 

 

 

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