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Schattra

[HH] Fulgrim: Le Phœnix Palatin

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Bonjour et bienvenue dans cette critique du roman de la série Primarques dédié au Mister Intergalactic de l’Imperium, le Fabuleux, l’Unique, le Légendaire, le Gracieux, le Radieux, l’Irrésistible, le Minaudier Magnifique FULGRIM en personne. L’histoire tragique de la chute et de la déchéance absolue de l’une des plus belles créations de l’Empereur ayant déjà été largement traitée, et de manière assez précoce qui plus est, au cours de l’Hérésie d’Horus, revenait à Josh Reynolds la tâche – pas si évidente que ça – d’apporter un éclairage spécifique sur les premières années de Fufu en tant que Prince de l’Univers (no joke), à l’époque bénie où la loyauté de tous les fistons de Pépé coulait autant de source que celle miraculeusement créée par Christophe Lambert Raiden lors de son arrivée sur Chemos1. Pour quels résultats, vous entends-je demander à travers le dédale des internets ? Eh bien, voyons cela…

1 : Personnellement, j’ai une explication un peu plus terre à terre que celle donnée dans le canon impérial sur la manière dont le poupon Primarque a été retrouvé par ses parents adoptifs baignant dans l’eau. L’Inquisition n’a pas aimé.

 

III. Fulgrim

 

Intrigue:

Tout commence à bord du vaisseau amiral de la Légion des Destiny’s Child Emperor’s Children, où un Fulgrim en peignoir (les armures, c’est comme les escarpins Louboutin : c’est la classe mais c’est pénible à porter) contemple en même temps son destin de Primarque et la planète sur laquelle ce dernier va se jouer. C’est en effet à Byzas, paisible planète dont la localisation GPS a été perdue depuis, que l’enfant de Chemos compte commencer l’écriture de sa légende personnelle, et tirer sa Légion des affres de la figuration dans lesquels son absence et les ravages provoqués par le défaut génétique affligeant ses fils l’avaient plongé jusque-là. Désireux de frapper un grand coup dès le début pour envoyer un message clair à ses Père et frères (surtout à ce sac à puces puant de Leman Russ, qu’il ne peut pas blairer), Fulgrim ambitionne de rallier Byzas à l’Imperium en mode hardcore, c’est à dire en n’utilisant pour cela que sept de ses Astartes en plus de sa précieuse personne1. Et tant pis si ses chers frérots ont accueilli le projet de l’intrépide impétrant avec une incrédulité sincère ou dédaigneuse : Fulgrim est un esthète doublé d’un philanthrope, qui compte démontrer à la galaxie entière par ce coup d’éclat inaugural qu’un plan parfait parfaitement exécuté est incomparablement supérieur à la colonisation de mass(acr)e employée de façon libérale par les flottes impériales.

En même temps que Fulgrim se livre à quelques instructives réflexions sur sa place au sein de l’Imperium paternel et ressasse de vieux souvenirs chemosiens, nous faisons également la connaissance de sa garde prétorienne, composée de valeureux Légionnaires triés sur le volet et choisis spécifiquement par le Primarque en personne parmi les nouvelles recrues les plus prometteuses de la IIIème… et de Fabius Bile, que le Phénicien a tenu à faire participer à des activités de team building pour tenter de le rabibocher avec ses camarades de promo, guère charitables à son égard il faut le reconnaître. Surnommé l’araignée par ces derniers, et considéré avec un mélange de méfiance, de mépris et de haine, le pauvre Fab’ n’est guère récompensé des vaillants efforts déployés dans la lutte contre la maladie orpheline qui a décimé les Emperor’s Children depuis leur création jusqu’à aujourd’hui, au point de les conduire aux portes de l’extinction pure et simple. Reconnaissant la valeur de l’Apothicaire sociopathe, Fulgrim lui fait donc l’honneur de le convier à cette joyeuse colonie de vacances sur Byzas, au grand ennui de Bile qui préférerait qu’on le laisse disséquer des cadavres plus ou moins morts en paix dans son laboratoire. De leur côté, les rookies2 retenus par Phil Grume roulent des mécaniques et commencent déjà à se voler dans les plumes, sous le regard sévère mais fier du dernier Astartes convié à ces réjouissances, le Seigneur Commandant Abdemon, autre vétéran issu de la légendaire cohorte des 200. Aux sept sur-nains de Blanches Mèches, il convient d’ajouter une ultime protagoniste d’importance, l’Itératrice Golconda Pyke, diplomate extraordinaire et pilier de comptoir émérite, en plus d’être la moucharde officielle de Macaldor au sein de la 28ème Flotte d’Expédition impériale.

Tout ce beau monde a tôt fait de se retrouver à Nova-Basilos, siège du pouvoir temporel de Byzas, où le Gouverneur Héréditaire donne une fête en leur honneur, coup d’envoi des démarches d’intégration de la planète au vaste Imperium dont Fulgrim est l’ultra-bright VRP (Voyageur, Représentant & Primarque). Ayant bien compris qu’il était dans son intérêt de baisser son pantalon en faisant de grands sourires aux armoires à glaces transgéniques en armure énergétique sensées venir « en paix » apporter « un âge de progrès et de prospérité » avec le doigt sur la gâchette de leurs bolters, l’honorable Pandion jure ses grands dieux qu’il a la situation bien en main, et que la soumission de son monde sera une promenade de santé. Un avis que ne partage pas tout à fait son Chancelier, l’idéaliste Corynth, qui a tôt fait de laisser transpirer à Fulgrim que Byzas est un véritable panier de crabes, avec les familles prétoriennes dans le rôle des acariâtres crustacés. La tentative d’empoisonnement dont le Primarque fait les frais au cours de la soirée, immédiatement suivie par une session de tir au Pandion organisée de façon sauvage par une poignée d’officiers renégats (et heureusement interrompue en plein vol par la main ferme et les réflexes supra-soniques de Fufu) achèvent de pourrir l’ambiance de ce premier rencard, et décident notre héros, frustré de n’avoir pas pu mettre le feu au dancefloor, à imposer sans tarder sa marque sur cette planète décadente.

Il ne lui faut donc guère de temps pour se mettre à dos (qu’il a large, musclé et soyeux) le Parlement de Nova-Basilis, sa prise de parole décomplexée sur l’inévitabilité de l’assujettissement de Byzas à l’Empereur, et sa promesse de soumettre, par la force s’il le faut, les opposants à l’hégémonie impériale, provoquant les hauts cris des estimables sénateurs. C’est un savant coup de bluff de la part de Fulgrim, qui espère ainsi provoquer une réaction précipitée de la part de ses ennemis, ce dont il a besoin pour remonter leur piste (sa rapidité légendaire ne lui ayant pas permis de faire des prisonniers parmi les assaillants du bal tragique à Basiley, les Byzasiens se suicidant plus vite que leur ombre).

Pari gagnant du Phénicien, qui a la joie, le plaisir et l’avantage d’être à nouveau la cible d’une tentative de meurtre alors qu’il prenait le frais dans les ruelles typiques de la vieille ville en compagnie de Corynth. Un peu plus travaillée que le complot initial, cette action directe ne donne cependant rien ni dans un sens (dur de refroidir un Primarque qui peut trancher votre balle de sniper en deux d’un revers paresseux de sa rapière, et considère vos grenades comme des claque doigts) ni dans l’autre (dur d’interroger des survivants quand on fait des brochettes de sniper en mode perce-muraille). Fulgrim doit donc se résoudre à faire un peu de visites de terrain, pendant que ses sous fifres s’emploient à négocier, corrompre, intimider et/ou supprimer les Byzasiens les plus influents (sauf Fabius Bile, qui fait des prises de sang et des tests d’urine pour enrichir sa collection), et se rend chez le suspicieux autant que suspect Patricien Bucepholos, un des chefs désignés de l’opposition à Pandion, et donc à la cause du Primarque. Là encore, Fulgence repart sans avoir beaucoup avancé dans son enquête, alors que le temps joue contre lui. Histoire de corser un peu le défi, il s’est en effet engagé à mettre la planète rétive au pas en un mois, et pas un jour de plus. C’est ce qu’on appelle avoir confiance en soi.

Fort heureusement pour lui, pour Reynolds et pour le lecteur, la suite des évènements donne bientôt raison à l’impétueux Chemosien. De provocation en provocation, la dernière en date étant la dissolution du Sénat et la révocation du gouvernement de Byzas, les choses finissent par se décanter sérieusement sur le plancher des vaches, et les forces en présence passent à l’action sans tarder. D’un côté, les Patriciens tentent d’unir leurs forces pour marcher sur la Nova-Basilos, ce qu’ils n’arrivent pas vraiment à faire, ou en tout cas pas de manière assez prompte et efficace pour ne pas être mis en échec par les actions d’arrière-garde du Ful-crew. De l’autre, la mystérieuse société secrète de ninjas progressistes connue sous le nom de Fraternité Sabazienne, considérée comme éteinte par les autorités (in)compétentes, mais étant impliquée dans la plupart des tentatives d’assassinats dont ont fait les frais les impériaux depuis leur arrivée, contacte directement Fulgrim pour lui proposer une collab’. Fin de non-recevoir ferme mais polie de la part de Grulfim, qui n’a besoin de personne en Harley El’Jonson, et dont le réalisme froid, hérité de ses années de régence sur Chemos, se conjugue mal avec les principes larmoyants d’égalité et de fraternité portés par les hommes en noirs. Une fois la jacquerie patricienne noyée dans le sang, les Aphrodite’s Emperor’s Children se tournent donc vers leurs derniers adversaires, retranchés dans les montagnes de l’Anabas.

Révélation

Pour Fulgrim, qui rongeait son frein depuis quelques temps, c’est enfin l’occasion de se dégourdir les jambes, et de sortir quelques Primarch-moves que le Michael Bay du 31ème millénaire adaptera librement sur grand écran. Depuis son arrivée DBZ-esque dans la forteresse ennemie, jusqu’au désamorçage de la bombe nucléaire cachée dans le faux plafond par les pas tristes Sabaziens, en passant par son opération sang pour cent dans la salle de fin de niveau, le Phénix démontre sans contestation possible qu’il est le boss du game, bien qu’il lui en coûte plus que ce qu’il en laisse paraître, et passe à un cheveu permanenté de la catastrophe. Il réalise dans la foulée qu’il a été roulé dans la falgrime par ce fripon de Corynth, dont les généreux discours « cachaient » la sombre allégeance. À peine le temps de poster une petite story sur Instagrim qu’il faut retourner à Nova-Basilos, juste à temps pour sauver le brave Cyrius des horions transsoniques du Chancelier félon. Voyant la victoire morale qu’un meurtre d’Astartes aurait pu lui apporter lui échapper, ce mauvais joueur de Corynth se met lui même en PLS, refusant à Fulgrim le plaisir d’un combat totalement inégal entre un Primarque sur-stuffé et un quidam adepte de Pilates maniant un rasoir électrique. C’est très petit ça, monsieur. 

Toujours est-il qu’à la fin du mois imparti, Byzas est devenu un monde impérial, uni comme jamais sous le règne pas-forcément-bienveillant-mais-bon-on-s’en-fout du Gouverneur Pandion (petite satisfaction pour les mécontents, le penchant coupable du Gouverneur pour les murges au vin irradié devraient avoir raison de lui dans un futur proche), et laissant Fulgrim et ses fistons libres d’aller faire du prosélytisme armé ailleurs dans la galaxie. Ecoutant d’une oreille distraite mais néanmoins attentive les remontrances de cette vieille rabat-joie de Pyke, quant aux risques inconsidérés qu’il a pris pour atteindre ses fins, notre héros a déjà la tête dans les étoiles et songe au prochain défi qui l’attend : pourquoi pas conquérir un monde ruche en solo-weel et calebute, et uniquement en parlant en alexandrins ?
 

Citation

L'excellence le guide, la perfection l'anime

Nul oncques n'est plus cool que le divin FULGRIM

 

1 : Et une itératrice vétéran et toute sa suite, et un régiment de l’Armée Impériale, et en gardant le reste de son expédition en orbite autour de la planète, parce qu’il ne faut pas déconner quand même, hein.

2 : Nommons-les une fois pour toutes, ce sera fait. Aux côtés de l’infortunée starlette Cyrius, qui finira en décalcomanie sur l’armure de l’increvable Lucius, on retrouve Narvo Quin – l’Eskimo – , Flavius Alkenex – le Kleenex – , Kasperos Telmar – le Fantôme – et l’épineux Grythan Thorn.

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Avis:

Après des débuts en demi-teinte avec le Lord of Ultramar de David Annandale, mon appréciation générale de la série Primarques remonte sensiblement grâce au travail de qualité livré par Josh Reynolds avec ce Phoenix Palatin. Fidèle à sa réputation d’auteur impliqué et (généralement) inspiré, JR signe en effet une soumission qui satisfera largement le public cible de ce genre d’opus, quel que soit le contenu recherché par ce dernier.

Pour commencer par un sujet qui me tient à cœur, et sur lequel Reynolds a déjà pu prouver ses compétences, Le Phoenix Palatin regorge d’informations fluff sur Fulgrim et les Emperor’s Children, ce qui est toujours appréciable. Il s’agit donc d’une lecture obligée pour quiconque s’intéresse de près ou de loin à l’épopée de la IIIème Légion et de son infortuné Primarque avant que l’Hérésie ne les frappe. Sous la plume de Reynolds, le caractère propre de cette confrérie d’élite et de leur Primogenitor s’affirme de manière pleine et entière, faisant deviner en filigrane les causes qui les mèneront à leur perte quelques décennies plus tard1.

En prenant le soin de « crédibiliser » ces dernières, plutôt que de réduire Modeste Laviolette et Fils à une bande d’esthètes complètement snobs, ce que d’autres auteurs moins doués auraient sans doute faits, JR donne à Fulgrim et consorts une dimension tragique assez sympathique. Comme à son habitude, il exploite pour ce faire la (quasi) totalité des éléments fluff préexistant à son récit, qu’il parvient à agencer de bien experte façon afin d’apporter une perspective intéressante sur la renaissance des Emperor’s Children. Convoquant ainsi tant la chronologie de découverte des Primarques (Fulgrim a les boules de constater que certains de ses « cadets », Guilliman et Dorn en tête, ont déjà un palmarès plus important que lui, ce qui explique en partie son goût pour le coup d’éclat), que la régence de Chemos (conquis en cinquante ans par Fulgrim, et qu’il pensait être le pinacle de la création jusqu’à ce que Pépé vienne lui ouvrir les yeux sur le fait que sa précieuse planète n’était que le Vesoul de l’Imperium), ou encore le savoureux paradoxe de la noblesse des Emperor’s Children (Légion à l’origine composée uniquement de recrues issues de la noblesse Terrane et considérant le reste de la galaxie avec dédain… mais dont le sang si pur est contaminé par une tare génétique qui les a quasiment mené à l’extinction), Reynolds esquisse le chemin qui mènera les porteurs de l’Aquila Palatine à la plus abjecte des trahisons.

Comme sied à un fils de l’Empereur, c’est Fulgrim qui se taille la part du lion en termes de présence à l’écran la page et développement narratif. Là encore, Reynolds réussit plutôt bien son coup, en prenant soin d’équilibrer les éléments positifs (diplomate, affable, proche des humains et de ses fils, grand stratège et combattant) et négatifs (impulsif, arrogant, colérique, trop perfectionniste, doute de beaucoup de choses) du caractère du Primarque, qui n’en apparaît que plus attachant pour le lecteur en conséquence. Cette mise en valeur du grand blond palatin (à ne pas confondre avec le blond vénitien) se fait cependant aux dépends du reste du casting, qui, malgré les efforts de Reynolds pour donner à chacun son moment de gloire, ne parvient guère à exister à l’ombre imposante de Fulgrim.

Celà vaut particulièrement pour son escorte d’Astartes, tous plus ou moins substituables dans les faits, et cantonnés au rôle de mini-boss d’un bout à l’autre du roman. Seul ce bon (?) vieux Fabius Bile arrive à tirer son narthecium du jeu, ce qui n’est guère étonnant quand on connaît l’histoire commune entre le Mengele de 40K et son biographe officiel. Comme pour son seigneur et maître, même si de façon moins détaillée, le clone(ur) blanc apparaît comme un personnage contrasté, totalement dévoué à sa noble cause de sauvegarde du patrimoine génétique de ses frères, qui le lui rendent bien mal en l’affublant de sobriquet pas vraiment flatteur et en ne perdant jamais une occasion de lui chercher des noises. Fabius n’est cependant pas un enfant de chœur, l’intérêt malsain qu’il porte à la dissection de sujets pas toujours consentants n’étant que le moindre de ses défauts.

Autre source de satisfaction, le choix de Reynolds de dépeindre, non pas un évènement lambda de la vie de Fulgrim, comme Annandale l’avait fait avant lui pour Guilliman, mais un épisode véritablement charnière de l’existence du Primarque. La conquête de Byzas est en effet l’anabasis (terme obligeamment défini par l’auteur dans le récit) des Emperor’s Children, soit la première des campagnes commandées par Fulgrim, et menée en tant que force autonome, et non pas comme auxiliaires d’une autre Légion. Pour le Primarque et ses fils, c’est l’occasion de laisser derrière eux une histoire aussi glorieuse que tragique, et de se révéler les égaux (et même, comme Fulgrim l’espère, les supérieurs) des autres Legiones Astartes. On comprend assez vite que le Phénicien s’est mis une pression énorme afin de démontrer sa valeur de façon éclatante et définitive, et que l’enjeu de cette expédition dépasse de loin l’assujettissement d’une planète somme toute mineure telle que Byzas. De là à dire que le destin de la IIIème s’est joué durant ce mois fatidique, il y a une grande marge, mais Reynolds réussit toutefois à faire passer le message de l’importance de cet épisode dans l’épopée des Petits Enfants de Pépé.

Enfin, d’un point de vue strictement narratif, Josh Reynolds trousse un récit ma foi fort correct, qui voit Fulgrim et ses scions procéder à la mise sous tutelle d’un monde entier de façon somme toute crédible, malgré le déséquilibre évident des forces en leur défaveur. C’est l’occasion pour l’auteur de dépeindre le processus d’intégration d’une planète au sein de l’Imperium pendant la Grande Croisade, en mettant en exergue les réactions habituelles et attendues des « colonisés » face à cette invasion plus ou moins bienveillante, et qui vont de l’idéalisme béat à l’opposition frontale (écrasée dans le sang dans la plupart des cas), en passant par l’opportunisme froid et la coopération forcée. L’occasion pour le lecteur de se souvenir que derrière le grand et noble projet de l’Empereur se cache une réalité pas vraiment glorieuse, et que même au relatif âge d’or qu’a été sa création (comparé aux dix millénaires de totalitarisme fondamentaliste et obscurantiste qui ont suivi en tout cas), l’Imperium reposait sur la coercition et l’usage à peine modéré (« Pas de frappe nucléaire, petits sacripants. » – Pépé -) de la force.

C’est également l’occasion pour Reynolds de faire apparaître un Primarque et des Astartes dans leurs œuvres, c’est à dire outrageusement supérieurs en tous points de vue aux simples humains qui leur font face. Fulgrim semble ainsi toujours avoir trois coups d’avance sur ses opposants, ce qui, compte tenu des ses capacités intrinsèques et de son expérience de dirigeant, n’est pas le moins du monde surprenant, et apparaît en maîtrise totale de son sujet, même si son impatience et son arrogance finiront par lui jouer des tours. À ce masterclass politico-stratégique, Reynolds agrège quelques passages bien badass, qui voient Fufu faire des primarcheries de bon niveau, pour le plus grand et coupable plaisir du fanboy qui sommeille en nous. Les Légionnaires qu’il a amené en classe verte, quant à eux, brutalisent gentiment les pauvres Bysasiens ayant la mauvaise idée de se mettre sur leur route… jusqu’à un certain point. La nécessité de respecter l’adversaire sera ainsi l’une des leçons apprises – mais pas suffisamment retenue de toute évidence… – par les Emperor’s Children et leurs chevilles gonflées au cours de la campagne. Si on veut pinailler, on pourrait reprocher à Josh Reynolds la pauvreté du twist final proposé en conclusion de son propos, éventé par le lecteur un minimum attentif dès le quatrième chapitre. Ceci dit, il reste tout à son honneur d’en avoir proposé un pour commencer, charitable attention qui ne me paraissait pas obligatoire pour ce type de publication.

1 : Funfact : C’est quand il a réalisé que la contrepèterie de Chemos était « c’est moche » que Fulgrim a vendu son âme à Slaanesh.

 

Fluff

  • Fulgrim (description): Il domine de la tête et des épaules le plus grand de ses fils. Il a de longs cheveux blancs et des yeux violets. Sa carnation est pâle. Ses traits sont parfaits et symétriques. Il est toujours souriant, comme s’il avait entendu une blague que lui seul avait compris. Sa beauté et sa grâce l’aident à mettre les simples humains en confiance. Il a deux cœurs.
  • Fulgrim (caractère et aptitudes) : Il est décrit comme irritable, et de plus en plus depuis son départ de Chemos. Il a le sens de l’humour, ce qui n’est pas le cas de tous les Primarques. Il désire faire ses preuves auprès de son Père et de ses Frères, et souffre du fait que certains de ceux ayant été découvert après lui possèdent déjà un palmarès plus important que le sien (Guilliman et Dorn en tête). Quand il est provoqué, il est agressif et impulsif. Il est naturellement arrogant, mais surjoue ce trait de caractère pour forcer ses interlocuteurs à le prendre pour un idiot. Il est impatient, et cela lui a déjà joué des tours. Il a perfectionné son image d’homme d’état affable et infaillible sur Chemos, mettant son interlocuteur à l’aise mais ne déviant jamais de la vision qu’il a des choses. Un artiste l’a surnommé The Executive At Ease après l’avoir vu éconduire des délégations de pétitionnaires avec un sourire. Il est connu sous le nom de Phénicien, mais ce n’est pas un titre, seulement un surnom décerné par un des courtisans de l’Empereur, en référence à la couleur pourpre de son armure (rq : pas compris là… Les Phénix seraient ils naturellement violets ?). Il est le Primarque le plus attentif et le plus au fait des dérives potentielles de la bureaucratie. Contrairement à certains de ses frères, il ne porte d’armure que lorsqu’il va à la guerre ou à la parade. C’est le plus rapide des Primarques, il est capable de se mouvoir à une vitesse telle que l’œil humain ne peut le percevoir. Il peut arrêter une balle à main nue, ou la trancher en deux avec son épée en plein vol. Ce n’est cependant ni le plus grand, ni le plus massif, ni le plus intimidant de la confrérie. Fulgrim n’aime pas la philosophie.

  • Fulgrim (biographie) : Les parents adoptifs de Fulgrim s’appellaient Corrin et Tullea. Il possède un buste de chacun d’eux dans ses quartiers privés. Il considère qu’ils ont été des parents acceptables, dans la limite de leurs capacités (limitées d’après lui, ce qui ne l’empêche pas de les aimer sincèrement). Ils sont morts assez tôt, de la suite des dures conditions de vie de la classe ouvrière de Chemos. La famille résidait dans l’usine forteresse de Callax, et a participé à des manifestations de travailleurs demandant de meilleures conditions, réprimées dans le sang par les exécutifs. Fulgrim a mis cinquante ans à asseoir son pouvoir sur Chemos, et a notamment du combattre des tribus de cannibales dégénérés et un monstre des abysses lors d’une expédition dans les niveaux inférieurs de la planète.

  • Fulgrim (équipement) : Le Primarque manie l’épée Fireblade, forgée pour lui par Ferrus Manus. Cette arme a une âme colérique, héritée de son créateur d’après Fulgrim (rq : Ferrus Manus étant un gars pratique, il ne comprend pas ce genre de remarques de son poète de frère). Son arme de poing est le chargeur volkite Firebrand, qui ressemble plus à une œuvre d’art qu’à un pistolet. Son armure améthyste est réhaussée d’or, avec une grande aile d’aigle stylisée partant du côté gauche de sa cuirasse pour recouvrir son épaule. Il a construit son propre Stormbird (Firebird – rq : on perçoit une certaine fascination pour les flammes chez Fulgrim…), qui est le modèle le plus rapide de la flotte. L’appareil est équipé d’un champ d’atténuation sonique de sa propre invention, qu’il a mis au point sur Chemos pour protéger les travailleurs des bruits violents.

  • Emperor’s Children (culture) : La IIIème est obsédée par la pureté de son sang (rq : Leur défaut génétique n’en est que plus savoureux). Ils ont une haute image d’eux-mêmes, et ne considèrent pas digne d’eux de marcher au combat.  Ses Légionnaires étaient recrutés à l’origine parmi les nobles familles de Terra, et plus particulièrement d’Europe, puis des mondes conquis par la Grande Croisade. Après Chemos, Fulgrim a repeuplé sa Légion en recevant comme tribut les premiers fils des familles nobles de mille planètes comme novices. Il a également autorisé les Chemosiens non nobles à rejoindre la Légion.  Leur culture est influencée par la Grèce Antique (rq : Fulgrim est comparé à un marbre d’Aten par ses fils + usage de nom hellénistique, comme Abdemon).

  • Emperor’s Children (faits d’armes) : Pendant la Grande Croisade, et à cause de leurs faibles effectifs, les Emperor’s Children ont souvent été déployés comme spécialistes et cadres de l’Armée Impériale, plutôt que comme une Légion. Ils ne savent pas aussi bien combattre ensemble que leurs frères des autres Légions en conséquence. Parmi les engagements notables au cours desquels les Emperor’s Children ont combattu avant d’être réunis avec leur Primarque, on dénote la campagne antarctique (Antarctic Clearance), la pacification de Luna et Jupiter, la cinquième révolte de Jovesat II, ou encore la Trahison de Proxima. Ces premières campagnes, bien que couronnées de succès (il s’agit de la plus décorée des Legiones Astartes), ont été très coûteuses en hommes pour la Légion : lorsque la Grande Croisade est parvenue à Chemos, les Emperor’s Children n’étaient plus que deux cents (rq : les pertes causées par la dégradation de leur patrimoine génétique doivent également être prises en compte). Ces survivants constituent le cadre dirigeant informel de la Légion.

  • Emperor’s Children (divers) : Le vaisseau amiral de la Légion est le Pride of the Emperor. Pendant les campagnes de Terra, l’armure des Emperor’s Children était blanche. La pratique du duel est tolérée dans la Légion, mais les inférieurs ne peuvent défier leurs supérieurs. Le meilleur bretteur de la Légion (après Fulgrim) est Tesserius Akurduana. L’œnologie est un passe-temps apprécié et répandu parmi les Emperor’s Children.

  • Trahison de Proxima (Proximan Betrayal) : Pendant les cérémonies de ralliement à l’Imperium, des rebelles ont tenté d’assassiner l’Empereur avec une grenade Vortex. Seule l’intervention de la 16ème Cohorte des Emperor’s Children, qui a péri jusqu’au dernier homme pour défendre son suzerain, et des Custodes a permis au Maître de l’Humanité de s’échapper. Ce sacrifice a valu aux Emperor’s Children le droit d’arborer l’aquila palatine sur leurs armures. Proxima a subi l’Exterminatus en punition de cette traîtrise (rq : Ceci explique peut-être pourquoi Pépé préfère laisser l’opérationnel à ses fistons : il est trop précieux pour se mettre à la merci de tous les terroristes de la galaxie. On remarque également qu’il autorise bien des massacres en Son Nom, car on ne sait pas si la tentative d’assassinat était le fruit d’un complot isolé ou l’expression d’un ras le bol général. Proxima du Centaure est l’étoile la plus proche du Système Solaire, on peut donc établir que cette rebuffade a pris place très tôt dans la Grande Croisade).

  • Fabius Bile : Surnommé l’Araignée par ses co-Légionnaires, en lien avec son comportement isolationniste, sa sinistre réputation et les servo-bras de son harnais médical. Il est décrit comme étant infatigable, même pour un Astartes. Il vient d’Ingolstadt, une ville d’Europe (rq : sans doute du Nord). Membre des Deux Cents, et seul Apothicaire survivant de la Légion au moment où le Primarque a été retrouvé. Contrairement à ses frères, il n’a pas le goût de l’ostentatoire, et son armure n’est pas décorée. Il a été élevé à la charge de Maître de l’Apothicarion de la Légion pendant les évènements de Byzas (rq : et, de la manière dont le présente Reynolds, surtout pour éviter qu’il soit trucidé en duel par Kasperos).

  • Grande Croisade : Au fur et à mesure de sa progression, la Grande Croisade est devenue de plus en plus violente et répressive. Les flottes d’expédition soumettent les nouvelles planètes de la manière la plus rapide et définitive qui soit, et ne recourent plus guère à la diplomatie. L’Empereur ferme les yeux sur ces méthodes, du moment qu’elles assurent des résultats rapides. Au moment où Chemos a été intégré à l’Imperium, ce dernier comptait déjà au moins mille planètes habitées. Leman Russ s’est vanté d’avoir conquis des mondes avec 800 Space Marines, Horus avec 80. Fulgrim a voulu prouver qu’il était le meilleur en conquérant Byzas avec 8.

  • Flotte d’Expédition 28 : Dirigée par Fulgrim et confiée uniquement aux Emperor’s Children, dont c’est la première campagne en autonomie. Parmi les unités de l’Armée Impériale déployée sur cette flotte, on compte les Archite Palatines. C’est Leman Russ qui a défié Fulgrim de prendre la tête de cette expédition, plaisantant que le nombre de cette dernière était aussi parfait que son Frère (rq : 28 est égal à la somme de ses diviseurs – 1 ; 2 ; 4 ; 7 ; 14 –).

  • Archite Palatines (régiment nommé) : Régiment de l’Armée Impériale, dont les membres viennent des maisons nobles d’Europe. Il possède une réputation de snobisme. Les Archite Palatines ont combattu durant la campagne de l’Antarctique et la purge Sélenite, et ont gagné le droit d’arborer l’aquila sur leur cuirasse à la suite de cette campagne. Dirigé au moment de la conquête de Byzas par Herodotus Frazer.

  • Chemos : La planète d’adoption de Fulgrim est un monde industriel et très pollué, divisé en usines forteresses où les classes laborieuses étaient exploitées par une minorité.  Ce monde a une forte culture du duel, et beaucoup de ses aristocrates étaient des bretteurs renommés. Parmi les cultures locales, les tribus Sulpha étaient réputées pour leurs talents d’escrimeurs et de danseurs, qu’elles ont transmis à Fulgrim. Ce dernier les a toutefois massacrées lorsqu’elles ont refusé l’unité de Chemos qu’il leur proposait. Fulgrim a tenté de réintroduite de la vie dans les océans déserts et pollués de Chemos, mais sans succès. Parmi les héros populaires de Chemos, on compte le Dig-Operator Jak et Nimble Tolliver.

  • Byzas // 28-1 : Monde humain comptant une population de quelques milliards d’habitants. Possède un seul satellite et entouré par un anneau de poussières et de rocs. Seule planète habitable de son système. En décadence depuis plusieurs décennies, le pouvoir officiel étant l’apanage d’un Gouverneur Héréditaire et de son gouvernement, dirigé par un Chancelier, mais étant en pratique divisé entre les grandes maisons patriciennes qui forment le Sénat de Nova-Basilos, la plus grande ville de la planète. Auparavant, il existait un triumvirat où étaient représentées les trois grandes nations de l’unique continent habité de Byzas. Suite à une guerre civile qui vit l’utilisation d’armes nucléaires, et l’annihilation des terres méridionales (désormais appelées les Désolations de Verre – Glass Wastes –), le pouvoir a été concentré dans la personne du Gouverneur. Une figure importante de l’histoire de Byzas est Sabatius, le père fondateur de la planète qui mena les premiers colons sur place depuis la Terre. Conquis par Fulgrim et la 28ème Flotte d’Expédition en l’espace d’un mois et avec seulement sept Légionnaires.

  • Primarques : Tous les Primarques retrouvés avant Fulgrim sont décrits comme étant très irritables (rq : Horus, Leman Russ, Primarque Caché, Ferrus Manus… ça semble coller). Ils peuvent survivre dans le vide spatial sans assistance pendant des heures.

  • Horus : Le Primarque des Luna Wolves n’hésite pas à utiliser la manière forte pour s’assurer de la soumission des planètes qui croisent sa route. La moindre rébellion est punie dans le sang.

  • Roboute Guilliman : Le Primarque des Ultramarines considère Ultramar comme le pinacle de la création. Ses conquêtes ont pour but d’accroître l’héritage de cet empire, avec peu d’intérêt pour la préservation des cultures locales.

  • Primarque Caché (IIème Légion) : Le « Maître de la Seconde Légion » est d’une humeur contemplative et parle peu. Il n’a aucun humour.

  • Equipement (Divers – Lames Transsoniques // Trans-Sonic Blades) : Le champ sonique qui entoure ces lames est à même de pénétrer n’importe quelle matière et armure.

  • Imperium (Divers – Assassins) : Une base de Luna est utilisée pour l’entraînement des enfants bâtards de la noblesse Terrane, qui sont éduqués à devenir des courtisans assassins, et dont les services sont vendus au plus offrant.

     

En définitive, c’est donc un ouvrage de fort honnête facture que ce Fulgrim : Le Phénix Palatin. Comme pour les autres tomes de la série Primarques, je ne reste cependant pas convaincu qu’il vaille les 10 à 14 € facturés par la Black Library pour son acquisition (et certainement pas les 55 € de l’édition collector, je ne le répèterai jamais assez), mais si vous avez l’inclinaison ou la possibilité de récupérer l’un des opus de cette dernière, ce bouquin de Reynolds est certainement à placer sur le haut du panier.

La vie des Primarques comme vous ne l'avez jamais lue continue ici: 

XIII.-Rogal-Dorn.jpg VI.-Leman-Russ.jpg?w=604 lorgar_bearer-of-the-word.png magnus-the-red_master-of-prospero.png?w=604 IV.-Perturabo.jpg

Schattra, purple reigns 

Edited by Schattra

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Le roman explique également que les Emperor's Children souffraient d'un problème d'ordre génétique.

Si le nom Thousand Sons vient du fait qu'il restait mille légionnaires lorsque Magnus parvint à arrêter leurs mutations...

Les Emperor's Children n'étaient plus que 200 lorsque L'Empereur atteignit Chemos.

Fabius Bile était le dernier Apothicaire en vie (et ses premières expériences visaient à trouver des solutions). Fulgrim le considérait comme un mal nécessaire.

(Je suis persuadé que la description exacte du problème était décrite dans le roman, je crois que c'est un truc lié à un acide aminé ou une protéine (les acides aminés étant les composants des protéines) mais je la retrouve pas)

Les deux premiers chapitres du roman sont en tous cas remplis d'allusions à ce fléau et aux Deux Cent...

 

Edit : le Lexicanum dit que leur mutation provoque une dégénérescence des organes...

Edited by Red Qafe

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Merci pour ton retour @Red Qafe! Par contre je n'ai pas souvenir que les causes et descriptions du problème génétique des Emperor's Children soient décrits dans Le Phoenix Palatin. Je prends des notes sur les éléments fluff importants au fur et à mesure de mes lectures (l'avantage d'utiliser une tablette), et rien n'est ressorti sur ce sujet de manière très explicite. Reynolds fait bien comprendre que la Légion est passée à un cheveu de l'extinction, que Fabius a dû faire des trucs plus que limites pour enrayer la progression du mal (ce qui explique pourquoi le reste des 200 le hait au lieu de le considérer comme un sauveur), et que les Emperor's Children sont en rémission, et non pas totalement guéris, comme ils cherchent absolument à le croire. Il y a un dialogue assez sympa entre Fabius et l'un des autres Légionnaires de Byzas dans le bouquin lorsque l'Apothicaire part faire des prélèvements dans les populations irradiées et horriblement mutées du continent Sud de la planète. Bile doit expliquer à son chaperon, qui voit avec incrédulité et colère son comparse "s'abaisser" à réaliser des tests chez des individus à peine humains à ses yeux comme s'ils avaient la moindre chance de faire des candidats acceptables pour la IIIème, que ces spécimens sont plus intéressants que les éphèbes au sang bleu que les Emperor's Children recrutent habituellement, car eux ont démontré une capacité à "résister" aux effets débilitants de la maladie, chose que les fils de Fulgrim font très mal.

 

Il y a 12 heures, Red Qafe a dit :

Je suis persuadé que la description exacte du problème était décrite dans le roman, je crois que c'est un truc lié à un acide aminé ou une protéine (les acides aminés étant les composants des protéines) mais je la retrouve pas

 

Il y a eu pas mal de publications de nouvelles centrées sur Bile à l'époque de la Grande Croisade ces dernières années. C'est peut-être là qu'on en parle plus précisément (je pense à Chirurgeon de Nick Kyme) ? Ou bien dans le premier Fulgrim (Graham McNeill)? 

 

Schattra, nous n'avons pas les mêmes valeurs tumeurs 

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Bonjour Schattra,

 

D'abord félicitations pour ta recension aussi rigoureuse que décalée sur ce roman.

Je me permets de répondre à une de tes questions :

 

Le 27/04/2019 à 19:13, Schattra a dit :

Il est connu sous le nom de Phénicien, mais ce n’est pas un titre, seulement un surnom décerné par un des courtisans de l’Empereur, en référence à la couleur pourpre de son armure (rq : pas compris là… Les Phénix seraient ils naturellement violets ?)

 

En fait le pourpre phénicien, plus connu sous le nom de "Pourpre de Tyr" (ou pourpre impérial - le hasard n'existe pas) est une teinture extraite d'un coquillage (le murex). Extrêmement couteuse, elle servait a teindre les vêtements des patriciens (à raison de 12 000 coquillage pour 1,4 grammes selon wikipedia, on ne teignait pas son calbar de la semaine avec, quoi), et sa teinte ressemble fortement au pourpre de nos chers empereur's enfants.

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Eh bien merci pour cette précision, qui permet effectivement de mieux comprendre ce passage (qu'il est fort ce Reynolds, tout de même...), @Fluffgrim! Ce courtisan était très cultivé, plus que moi en tout cas. ?

 

Schattra, "la culture c'est comme le murex : moins t'en as, plus tu l'étales"

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Le ‎27‎/‎04‎/‎2019 à 19:13, Schattra a dit :

2 : Nommons-les une fois pour toutes, ce sera fait. Aux côtés de l’infortunée starlette Cyrius, qui finira en décalcomanie sur l’armure de l’increvable Lucius, on retrouve Narvo Quin – l’Eskimo – , Flavius Alkenex – le Kleenex – , Kasperos Telmar – le Fantôme – et l’épineux Grythan Thorn.

C'est dans ces moments-là qu'on apprécie d'avoir un auteur dédié à une légion quand même. Ces personnages, très secondaires dans le livre sur Fulgrim apparemment, vont se retrouver dans la suite des aventures de Fabius Bile.

Révélation

Kasperos Telmar deviendra le Roi Radieux dans son Joyeux Reposoir (Fabius Bile T.1) et Flavius Alkenex un des lieutenants d'Eidolon (Fabius Bile T.2).

Je ne serai pas surpris que d'ici la fin du T.2 (en cours de lecture) ou dans le T.3, on retrouve quelques uns des autres personnages. D'ailleurs dans le T.2, ils font référence à l'évènement de Byzas comme le parangon de ce qu'on était les Emperor's Children, j'aurai jamais pensé qu'il y avait un livre dessus! J'avais pas fait le rapprochement entre Cirius et Lucius, c'est bien vu! Il y a des références particulières sur ce duel/cette histoire ou c'est uniquement le texte présent dans les codex SMC?

 

Comme d'habitude, un résumé très intéressant à lire, merci à toi @Schattra! Je me demande si je me le prendrai pas d'ici la fin de l'année pour le plaisir !

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