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Dellirium

[Warhammer Battle WAP V9] L'Ennemi Intérieur

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Posted (edited)

Salut à tous,

 

Je me lance dans une campagne de désintoxe avec mon adversaire habituel, comprendre : arrêter d'optimiser trop avec des combos qui piquent et laisser la part belle aux troupes de base et aux objets/pouvoir marrants/pas opti ?

Le contexte de cette campagne, vous l'aurez sûrement compris, va concerner des cultistes dans l'empire, dans le Talabecland plus précisément. Afin de clarifier, et pour faire simple, nous avons eu un parti pris avec mon adversaire pour assurer un équilibrage correct sans prise de tête : je joue avec le livre d'armée du chaos classique, et je dois utiliser des unités qui font sens au travers des scénarios et du contexte de l'histoire. Alors ne vous étonnez pas de voir apparaître des "maraudeurs" en plein cœur de l'Empire, ce sont bien des concitoyens passés à l'ennemi. Et niveau stats, la CC4 des maraudeurs revient au même que des épéistes de l'Empire, donc on reste raccord ?

Bref, place au vif du sujet, et vous commencez peut-être à connaître ma plume, aussi si ce n'est pas le cas, ne vous effrayez pas des 4 pages d'intro narratives de chaque bataille ?

 

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1ère bataille : Un chasseur sachant chasser…

 

Le bourgmestre David Von Hazelhof, membre de la famille fondatrice du village d’Hazelhof, devait s'absenter régulièrement de son charmant village du Talabecland pour hautes affaires commerciales auprès du Comte Manfred von Schirach basé à Krugenheim. Le comte dirigeait un commerce très lucratif depuis sa ville de 4500 âmes,  le long du fleuve Stir. Pour cela, il avait notamment besoin d’essences rares de bois qui poussaient en abondance dans la forêt environnant Hazelhof. David étant de moins en moins présent, il avait nommé pour intendant Sigmund, déjà en charge de la sécurité de la bourgade. Son intendant se montra maintes fois plein de ressources dans la gestion du domaine. Même lorsque des incursions mineures d’hommes-bêtes vinrent assaillir les nombreux camps de bûcherons disséminés dans la forêt alentour, Sigmund leva une milice prompte à rétablir la sécurité des travailleurs. Dès lors, face au danger qui rôdait, il mit en place la Garde des Veneurs, tirant son nom de la traque implacable qui était donnée aux monstruosités bestiales rôdant dans les forêts environnantes. Le zèle dont fit preuve Sigmund à éradiquer toutes menaces abouti non plus à un service de milice mais à une petite garnison permanente, de métier, répondant aux ordres de l’intendant. Il mettait un point d’honneur à chevaucher à la tête de ses Veneurs comme ils s’étaient nommés. Bientôt, la lisière des forêts recula toujours plus faces aux cognées des bûcherons pouvant travailler sereinement sous la houlette de leurs protecteurs.

Les années passèrent et Sigmund se surpris à s’ennuyer face à la quiétude des environs. Il repoussa de plus en plus le périmètre de ses rondes avec ses hommes. Les patrouilles se muèrent petit à petit en parties de chasse montée avec ses Veneurs, traquant les plus beaux gibiers du Talabecland dans une forêt qui n’avait plus de secret pour lui, du moins c’est ce qu’il croyait… Un jour, alors que ses valets de limier avaient fait leur rapport et indiqué quelles brisées étaient les plus prometteuses, il avait donné la chasse à un noble cerf aux proportions prodigieuses. Grisé par le frisson de la chasse, il n’avait découvert la supercherie de la bête que trop tard. Cette dernière ne révéla sa terrible nature qu’au dernier moment, alors qu’elle avait fait croire qu’elle était acculée pour mieux leur tendre une embuscade. Des ailes d’un cuir déchiqueté firent leur apparition, tandis que les yeux rouge de la créature suintant d’une envie de meurtres vicieuse purent enfin être aperçus. L’œuvre des dieux sombres à coup sûr ! Révulsé par cette vision cauchemardesque, Sigmund sût qu’il ne pourrait pas lutter contre pareille abomination avec la seule poignée de Veneurs qui l’accompagnait dans sa partie de chasse. Il avait été imprudent à s’aventurer ainsi et il faillit le payer de sa vie ce jour-là. De retour dans la sécurité réconfortante de son foyer, sa bande de fiers cavaliers faisait peine à voir, ne devant sa survit qu’au lourd sacrifice de leurs vénérables montures abandonnées aux crocs du monstre mutant. Les proches de Sigmund virent depuis ce jour s’allumer dans son regarde l’étincelle de la folie. L’intendant venait de goûter à la sensation d’être la proie et il se jura que plus jamais il ne quitterait le rôle du prédateur !

Il sombra dès lors dans une frénésie à vaincre cette bête démente qui lui valut un caractère irascible dont il ne se défie plus jamais. En sa qualité d’intendant, il fit lever une taxe supplémentaire sur le peuple de Hazelhof pour équiper mieux ses Veneurs. David faisait tellement confiance à son intendant qu’il ne s’attardait plus à considérer les détails des comptes de son domaine, s’en remettant depuis longtemps à son discernement. Même après sa mésaventure, le bourgmestre n’avait jamais douté de la capacité de son intendant à surmonter cette nouvelle épreuve. Le peuple, au départ solidaire de la mésaventure de leur protecteur, avait contribué à cet effort pécunier supplémentaire avec abnégation et dévotion. Sigmund utilisa également une partie de ces fonds pour recruter des mercenaires afin qu’ils accompagnent ses parties de chasse et débusquent la monstruosité autrefois aperçue. Malgré les nombreux trophées impressionnants qui venaient s’accumuler de mois en mois pour orner la maison longue des Veneurs, sa véhémence ne désenflait pas. La Bête du Gavaudan, comme le peuple l’appelait depuis cette fâcheuse rencontre au bosquet éponyme, restait introuvable.

L’opinion publique commença à basculer lorsque Sigmund utilisa les mercenaires comme appât lors de ses chasses, leur ordonnant de se déployer de plus en plus loin pour que les bêtes qui rôdaient viennent tenter leur chance avec du gibier plus accessible. Il était dit même qu’il donnait la chasse aux hommes qui refusaient ses ordres lors de ces traques à grande échelle. Avec le temps, des désertions ou des disparitions eurent lieu au sein des mercenaires et même des Veneurs. Personne ne savait dire si ces personnes avaient fuient la folie de leur maître ou s’étaient fait mettre à mort en essayant. On retrouva d’abord des corps déchiquetés tantôt au petit matin, les lendemains où Morrslieb était pleine dans le ciel, tantôt au crépuscule lorsque les bûcherons rentraient de leur dur labeur. Les exploitations forestières virent leur productivité chuter avec ce climat de terreur qui régnait.

Pour la première fois depuis bien longtemps, le bourgmestre revint prendre place plus que quelques jours d’affilée dans son foyer d’origine pour essayer de mieux comprendre le mal qui s’était installé dans la région. Cette histoire de bête du Gavaudan ne pouvait tout simplement être que des racontars, tout comme ces personnes retrouvées sans vie devait être le fruit de l’exagération populaire. David avait l’habitude de voir le peuple amplifier les récits dans la ville de Krugenheim, qui lui était devenue plus familière que son propre lieu de naissance avec le temps qu’il y passait. Le bourgmestre fut d’abord surpris de constater l’ambiance oppressante qui régnait sur toute la région, même jusque dans la longue maison des Veneurs, autrefois chaleureuse et accueillante.

David commençait à s’inquiéter de constater qu’un mal semblait planer sur la bourgade elle-même. C’était une chose que des dangers rôdent en forêt, mais c’en était une autre que son foyer soit meurtri de l’intérieur sans qu’il n’en comprenne l’origine. Qui plus est, son fidèle intendant Sigmund, devenu un ami depuis le temps, était à présent méconnaissable, tant par son physique que par son comportement. Autrefois d’humeur joviale et chaleureuse, il était maintenant froid et cassant, quand ce n’était tout bonnement pas tyrannique avec les serviteurs. David était peiné de voir son ami comme écorché vif intérieurement, et en même temps il admirait sa résilience. Bien peu d’homme aurait survécu à une rencontre aussi terrible qu’avec la bête du Gavaudan ! Le bourgmestre se surpris à envier la détermination qui émanait de son ami et se força à se remettre à ses recherches…

 

                                                  

 

Avec le retour de cet idiot de David, Sigmund se retrouvait en parti entravé dans ses manœuvres pour enfin débusquer cette bête qui l’avait humilié. Il organisa des battues nocturnes contre l’avis de son supérieur avec une aisance à laquelle il ne se serait pas attendu. Mais rien d’extravagant en somme : ce misérable nobliaux, plus concerné par l’argent que les menaces qui rôdaient sur son domaine, ne pouvait pas lutter avec sa propre expérience en terme de politique de sécurité. Encore heureux qu’il n’avait pas le toupet de se mettre en travers de son chemin ! Profitant de la sombre clarté verdâtre de Morrslieb, les battues nocturnes eurent donc lieu. Ses plus fidèles hommes le suivirent dans cette traque exaltante mais ô combien frustrante jusque-là. Ils s’étaient enfoncés de manière toujours plus déraisonnable loin dans les terres, au point d’en être arrivé en lisière de forêt au nord. Là commençait les Collines de Kôlsa, bordant la frontière avec l’Ostermark. Ces collines étaient en grande partie inhabitées mais connues pour les édifices de pierre surnaturels qui en couronnaient de nombreux sommets.

Sigmund distingua le premier une silhouette qui semblait parcourir un sentier reliant ces structures de pierre. D’un hululement de chouette, il donna le signal et ses Veneurs s’élancèrent à sa suite, droit sur l’être mystérieux. La cavalcade faisait gronder un roulement de tonnerre entre les collines avec les sabots des chevaux martelant le sol au galop. Pourtant, ce tapage ne sembla pas émouvoir leur proie qui se retourna pour leur faire face, leur ouvrant grand les bras comme pour les accueillir, le sourire aux lèvres. Il leur restait encore une centaine de pas à parcourir lorsque des hurlements de loups, longs et sinistres, mirent en panique les fier destriers qui freinèrent des quatre fers et stoppèrent tout net leur charge. Trois ombres massives et souples sortirent alors des ombres qui les dissimulaient, de part et d’autre de l’inconnu. Sigmund, qui s’était juré de ne plus jamais jouer le rôle de proie, s’avança pourtant, faisant par là même une magnifique démonstration de maîtrise de sa monture qu’il força à avancer au pas pour braver le défi des bêtes aux gueules écumantes. L’inconnu se présenta sous le nom de Hermann, et lui annonça que Lanshor l’avait prévenu que cette rencontre aurait lieu. Sigmund ne connaissait pas de Lanshor, mais quelque chose vibrait en lui à l’évocation de ce nom. Hermann lui expliqua alors être là pour lui donner le moyen d’atteindre sa quête et enfin pouvoir terrasser la Bête du Gavaudan. Prêt à toutes les extrémités, l’intendant ignora royalement les loups bipèdes qui pourtant l’encerclaient maintenant, comme pour le jauger, et mordit à l’hameçon que venait de tendre à son orgueil l’ermite. Hermann lui révéla alors son plan : mettre en place un culte de Taal au bosquet de Gavaudan, et attirer les faveurs du dieu des espaces sauvages pour enfin donner la traque à la proie qu’il convoitait plus que tout. Il lui suffirait de bénir l’amulette que Hermann lui donna avec le sang de ses trophées de chasse…

 

                                       

 

Le bourgmestre se réjouit de constater que le temps avait fait son œuvre en apaisant la souffrance de son ami. Il avait vu Sigmund mener activement un culte pour Taal depuis plusieurs mois maintenant et trouver enfin la paix intérieure après toutes ces tourmentes. Son intendant avait retrouvé de sa superbe et les mœurs des hazelhofers étaient au beau fixe. David était heureux de voir à nouveau son peuple en pleine cohésion et apaisé. La ferveur dont ils faisaient preuve à satisfaire le dieu des espaces sauvages était même enthousiasmante ! Certes, le gibier pris par les chasseurs était de plus en plus souvent offert au culte et donc ne venait pas remplir les greniers en prévision de l’hiver, mais force était d’admettre que les faveurs de Taal étaient sur eux.

Avant de repartir à nouveau de manière prolongée pour ses affaires commerciales à Krugenheim, David avait tenu à participer à une chasse avec ses gens. Cette fois, la traque les avait mené jusqu’à la tanière d’un ours et le bourgmestre avait failli mouiller ses chausses devant le grizzly qui s’était extirpé de sa grotte. L’ursidé était au mieux de sa forme, fort et gras de longs mois chauds passés à se gaver pour aller bientôt hiberner avec le froid qui commençait à s’installer. Ce mâle adulte, à n’en point douter au vu de sa carrure impressionnante, semblait insensible aux flèches que lui décochaient les valets de limiers venu le débusquer. Il en avait une bonne dizaine d’enfoncée d’une paume seulement au travers de son cuir épais, ne diminuant en rien sa férocité. Pourtant, les chasseurs le harcelaient et tenaient bon autour de lui, tous plus ou moins grièvement blessés, semblants presque revigorés par la mort qui les frôlaient en chaque instant. Il était vrai que David avait remarqué cette nouvelle pratique de scarifications rituelles en l’honneur de Taal chez les chasseurs qui aurait fait s’évanouir de douleur le premier talabeclander venu. Eux, en revanche, semblaient y prendre un plaisir aussi grand que la foi qu’ils vouaient à leur dieu tutélaire.

L’hallali fût donné par un Sigmund d’une majesté à couper le souffle. David comprenait maintenant comment son intendant avait obtenu autant le respect de ses Veneurs. Il fonça droit sur le grizzly, lance baissée sur l’encolure de son destrier à qui il fit faire une embardée au dernier instant, esquivant d’un cheveux la large patte qui sifflait vers sa cuisse. Bêtes comme hommes semblaient comme suspendu devant la magnificence du cavalier qui chargeait, époustouflés devant cette grâce et cette célérité. La lance de cavalerie vibra en plongeant sans coup férir sous la clavicule du colosse, l’envoyant s’étaler de tout son long. Le coup aurait été fatal si Sigmund l’avait voulu, mais il avait évité le cœur exprès pour garder la bête agonisante, paralysée par la lance fichée au travers de ses poumons, dans sa colonne vertébrale. De quelques ordres brefs, les Veneurs attelèrent leur trophée à leurs chevaux et se hâtèrent de le rapporter jusqu’à leur autel de Taal au bosquet du Gavaudan. Là, ils entreprirent de dépecer la bête vivante pour « baptiser leur autel » comme ils disaient. David n’arrivait pas à soutenir des yeux ce spectacle sordide, d’autant que la bête essayant vainement de se débattre tandis que les coutelas sectionnaient son épiderme. Le bourgmestre se dit que définitivement, il n’était pas fait pour la chasse et que ces choses étaient faites pour ces hommes aux cœurs plus durs que le sien. Il ne jugeait pas nécessaire pareilles tourmentes pour l’animal, mais il n’osait s’opposer à leurs pratiques religieuses qui avaient cimenté un nouvel ordre sociale dans la région. C’est malgré tout profondément gêné qu’il retourna à ses affaires florissantes auprès du comte à Krugenheim, désireux d’oublier cet épisode traumatisant…

 

                                     

 

Au cours de l’hiver, Sigmund était à nouveau tel ces lions exotiques du zoo d’Atldorf en cage. Il avait retrouvé son humeur irascible car il n’avait plus de trophées à offrir à Taal, l’hiver n’apportant pas beaucoup de gibier à chasser. Il partit consulter l’ermite Hermann et lui demander des comptes vis-à-vis des prétendues faveurs qui devait lui offrir la tête de la bête du Gavaudan, toujours introuvable depuis une année maintenant. Même lorsqu’il empoigna le vieux fou par le col pour le faire parler, les loups-garous n’osèrent défendre leur maître, trop intimidés par l’aura de sombre majesté dégagée par l’intrus. Une lueur de peur, ou de malice, Sigmund n’aurait sût le dire, s’alluma dans le regard de l’ermite. Il lui parla à nouveau de Lanshor et cette fois, Von Sturzkampf compris la supercherie qui l’avais dupé en croyant servir Taal. Mais là où Hermann se trompait, c’est que Sigmund avait une arrogance sans borne et ne se laissa pas déstabilisé par cette simple révélation, car il le savait depuis toujours sans se l’avouer. En effet, il avait déjà offert son âme à Lanshor sans le savoir le jour où il avait survécut à l’attaque de la bête du Gavaudan. Il ne s’était pas contenté de se jurer qu’il ne serait plus jamais la proie plutôt que le prédateur : il avait juré qu’il ne reculerait devant rien pour obtenir la force nécessaire à cela. Dès lors, Lanshor, Shornaal, ou bien encore Slaanesh, peut importait le nom dont on affublait le Prince du Chaos, s’était amusé des vices démesurés de cette âme vagabonde. Il avait alors tantôt attisé ses désirs, tantôt accédé à ses caprices, et s’amusait parfois à constater la suffisance dont faisait preuve son nouveau jouet. En cet instant donc, Hermann compris son erreur à avoir voulu se jouer d’un des favoris de son dieu et compris que c’est lui qui avait été le pion sur ce vaste échiquier divin.

A partir de cet instant, Sigmund pris en main son destin et ramena avec lui Hermann contre sa volonté à Hazelhof. Ses loups écorcheurs durent rester dans les bois sans leur maître et hurlèrent de longs jours durant depuis la forêt alentour. L’intendant de la ville se servi du prétexte que les loups d’Ulric, le dieu de l’hiver étaient sur eux pour les punir. Grâce à la superstition sotte du peuple, il fit donc mettre en place un autel en son honneur au cœur de la maison longue des Veneurs. Là, durant les longs mois d’un hiver plus rude que jamais, un culte journalier fut dispensé par Hermann qui se faisait passer pour un prêtre ulricain. Les dévots devaient venir asperger de leur sang l’autel pourfaire  délivrer leurs terres de la colère d’Ulric. L’ironie de la situation était telle que la crédulité du peuple faisait rire intérieurement Sigmund. Plus ils s’adonnaient aux cultes, plus la fureur d’Ulric semblait redoubler de violence à vouloir châtier le mal impie qui s’emparait du cœur des hommes. Plus le frimas s’intensifiait, et plus les ignares se pressaient d’aller faire leurs offrandes au faux autel d’Ulric.

Le temps qui passait ne faisait qu’effriter de plus en plus le moral des gens qui semblaient pris d’actes compulsifs de débauche, comme pour se réchauffer le cœur à défaut de pouvoir réchauffer leurs chaumières face au courroux glacé du dieu de l’hiver. Sigmund évidemment laissait libre court à ces pratiques déviantes et fût satisfait de voir s’installer l’influence de son dieu tutélaire dans les mœurs des païens qu’il gouvernait. Il était déjà parvenu à faire prêter allégeance au Prince du Chaos à tous ses fidèles Veneurs et valets de limiers. Les quelques récalcitrants avaient finis offerts en tant que sacrifices humains à la gloire de Slaanesh, et s’étaient vu supplicier des manières les plus cruelles et abjectes qu’il soit. L’attention de Shornall se penchait avec délectation au-dessus de ce village en proie aux machinations de son jeune poulain. Il ne tarda pas à Sigmund de se voir récompenser pour son entreprise d’une excroissance souple et sinueuse, tel un tentacule dont il pouvait se servir de bien des manières…

Les sacrifices humains s’intensifièrent alors, parfois maquillés sous la forme de patrouilles dans le blizzard pour revenir avec quelques hommes en moins suite à des « attaques de loups ». Inévitablement, ces fausses patrouilles allaient sacrifier quelques membres sceptiques des pratiques qui se développaient au sein de Hazelhof. Etrangement, le blizzard ne les accablaient pas, comme si Lanshor protégeait ses dévots de l’accablant frimas qui s’abattait partout alentour. Les Veneurs semblaient trouver leur chemin avec aisance envers et contre toute la difficulté qu’il devrait y avoir à évoluer au milieu des congères et autre environnement glacé. D’autres fois, les sacrifices humains avaient lieu de manière innatendue lorsqu’une orgie dans la maison longue, activité devenu fréquente, devenait incontrôlable. Toujours était-il que l’hiver se passa chaleureusement pour certains, tandis que la mort glacée étreignait les plus chanceux, alors que les plus mal lotis voyaient leur âme offerte en pâture à Slaanesh après des jours d’agonie et de souffrances indicible. L’amulette de Hermann palpitait d’un pouvoir de plus en plus palpable à mesure que les sacrifices la gorgeait de force vitale, véritable fanal captant l’attention divine de Shornaal.

 

                                     

 

Ulric parvint à déjouer la malveillante protection qu’offrait Slaanesh à ses dépravés le jour où une fillette, témoin d’un sacrifice humain sauvage et incontrôlé dans les rues du village, s’enfuit dans les bois environnants à en perdre haleine. Le blizzard s’intensifia, la piquant de ses échardes glacées mais l’épargnant relativement néanmoins. Ainsi couverte par les éléments, les fidèles de Sigmund ne purent la retrouver tout de suite. Ils lui donnèrent la traque dans ce maelstrom glaciaire mais le dieu de l’hiver veillait. Ceux qui ne bénéficiaient pas de la protection de leur dieu sombre périssaient en quelques minutes, le corps glacé sur place. La gamine trouva la sécurité après ce qui lui sembla une éternité, en la personne d’un homme qu’elle pris d’abord pour un bûcheron. Le dieu de l’hiver l’avait protégé mais elle était en piteux état. A bien y regarder, quelqu’un de mieux informé aurait pu reconnaître les signes distinctif sur ledit bûcheron pour l’identifier comme un chevalier des Plaines Verdoyantes. Il décida de mener la gamine immédiatement jusqu’à Krugenheim pour la présenter aux autorités compétentes, afin qu’elle leur délivre le message alarmant qu’elle venait de lui partager. C’est ainsi que le chevalier solitaire constata que l’hiver était surtout accablant sur les terres de Hazelhof, mais pas lorsque l’on se rapprochait de Krugenheim. Sa tâche n’en fût que facilitée et il se hâta de la présenter à David après avoir demandé une audience urgente.

Choqué des révélations des atrocités commises dans sa bourgade, David mandata immédiatement les hommes d’armes qui assuraient la protection de sa villa d’aller lever des troupes de volontaires sur le champ pour aller libérer son foyer du mal qui le rongeait. Les hommes rudes de la région avaient pour habitude de se venir en aide lorsque des dangers importants rôdaient. David fut soulagé de voir des centaines de ces bonnes gens rejoindre les troupes régulières de Krugenheim qu’il avait obtenu de la part du comte Manfred von Schirach. Afin de purifier le mal qui était maintenant lourdement enraciné dans toute sa bourgade, il convoqua l’inquisition et l’ordre de Sigmar et leur supplia de lui venir en aide. Vigo Morgenstern, un des répurgateurs les plus zélés de la région, fût sans surprise le plus prompt à s’emparer de cette affaire, mais c’est le père Kristoff qui se vit confier les rênes de l’expédition. Ayant nombre de ses ouailles qui prenaient les armes contre les dieux impies, il tenait à porter le châtiment divin de Sigmar sur leurs suppôts et protéger les justes qui l’accompagnaient. Inévitablement, une cohorte de flagellants fraîchement formée, avec l’ébruitement du mal ayant pris racine à Hazelhof,  vint se joindre à eux. Vigo, le répurgateur, n’en était pas à son coup d’essai et savait qu’il avait quartier libre pour lever toutes forces nécessaires à l’éradication du mal. Il mis à profit une opportunité de taille en la présence de six ogres mercenaires qui venaient d’être débarqués sur les quais de Krugenheim sans solde car  ils avaient dévoré la cargaison qu’ils étaient chargés de protéger jusqu’à bon port. Les colosses furent bien vite enrôlés pour aller débouter les sombres adorateurs, trop heureux de pouvoir déjà se remplir la bourse et manger à leur faim gargantuesque.

Le temps d’organiser autant de guerriers et de canaliser les plus frénétiques des zélotes, le chevalier solitaire, fervant serviteur de Taal, était aller quérir l’aide d’un druide dénommé Rolfgéir. Il témoigna de la fureur d’Ulric qu’il avait vu à l’œuvre, et le druide sût qu’il devait se rendre sur place pour purifier au plus vite le faux autel de Taal qui était une souillure et un affront à la pureté sauvage de son dieu. Il convoqua tous les chevaliers errant au service de Taal dans les environs par le biais de familiers animaux. Cette troupe format rapidement un contingent d’éclaireurs habiles qui ouvrirent la voie aux citoyens et soldats en ordre de marche dès leur sortie de Krugenheim.

 

                                     

 

Hazelhof n’était désormais plus que chaos et anarchie. Un quart de la population avait été sacrifiée sur l’autel de Slaanesh tout au long de l’hiver. Moitié des habitants avaient rejoints l’allégeance de Sigmund, tandis que le peu d’âmes restantes encore non corrompues leur servait de jouets vivants. Les pulsions les plus primitives comme les plus sophistiquées se côtoyaient, dans une écœurante palpitation de corps enchevêtrés à même le sol partout où le regard pouvait se poser. Sigmund, dont l’âme et le corps étaient définitivement dépravés maintenant, relâcha l’étreinte de son tentacule sur le cou d’Hermann. L’ermite s’effondra, suffoquant au sol pour retrouver de l’air dans ses poumons. Ce dernier était devenu le souffre-douleur de l’intendant avec le temps qui passait, qui en avait assez d’attendre après les promesses de puissance qu’avait annoncé le vieux fou. Tel un enfant gâté inconscient des cadeaux qui lui étaient déjà offerts, Sigmund réclamait la tête de la bête du Gavaudan, encore et toujours.

C’est alors que le corps de Hermann fût pris de convulsions tous purent entendre ce qu’il énonçait au travers de sa vision.  Ils devaient se rendre au bosquet du Gavaudan afin de convoquer les forces de leur dieu tutélaire. Là, ses traqueurs démoniaques prendrait en chasse la trace persistante de la bête. Tels étaient les mots du Prince Noir, et rien ni personne n’échappait aux traques de Slaanesh…

Sur le champ, les derniers réticents aux charmes du Prince du Chaos furent emporté dans la neige molle qui commençait à fondre avec la fin de l’hiver. Arrivés au bosquet, les cultistes empalèrent les innocents sur des pieux qui furent dressés sur l’autel dans la clairière. De part et d’autre fut érigé d’autres autels sacrificiels autour desquels Hermann et ses acolytes commencèrent à gesticuler et à psalmodier, implorant Slaanesh de venir les rejoindre dans cette chasse qui s’annonçait excitante. Le voile de la réalité commençait déjà à se déchirer et les Veneurs aux premières loges du spectacle furent balayés par les vents mutagènes du chaos, leurs membres fondant pour se remodeler selon les désirs de leur dieu. Des plaintes d’extases commençaient à parcourir leurs rangs tandis que Slaanesh faisait fusionner leurs membres avec leur propre chair. Les chevaux sous eux s’effondrèrent en un amas de chairs palpitantes tandis qu’un instant plus tard ils se relevaient, refaçonnés à l’image de la perfection du Prince du Chaos. Des vivas et des chants extatiques se faisaient entendre partout dans la clairière. La débauche d’énergie démoniaque agissait telle un phare sur toutes les créatures sensibles à leur présence. On pouvait voir ça et là des parodies grotesques et changeantes d’hommes en armures difformes rejoindre la clairière. Ils répondaient à l’appel de leur dieu et sortaient de leurs tanières et autres antres où ils se terraient d’habitude.

 

                                      

 

Rolfgéir le druide se révéla fort utile pour guider les troupes directement où était rassemblés les cultistes. Sa seconde vue lui permit de repérer les afflux de magie qui convergeaient vers des points bien précis dans la forêt. La cohorte d’impériaux se pressa de couvrir la distance et resta à couvert le temps d’organiser les troupes en ordre de bataille. Le troisième œil du druide lui permit de remarquer que le voile de la réalité s’effaçait déjà face aux imprécations impies. Ils n’allaient pas avoir le temps de se frayer un chemin au travers de cette masse d’adorateurs sur le pied de guerre. Soudain, le destin sourit aux impériaux par l’apparition d’une bête hideuse, contre-nature. Les dépravés donnèrent l’alerte et en une fraction de seconde, un charivari de cri strident siffla dans l’air tandis que tous s’élançaient sur leur proie. Celle-ci fila dans le sous-bois d’un battement d’aile, les Veneurs aux trousses. Au moment où Sigmund jubilait d’excitation à l’idée d’avoir réussi à attirer sa proie pour enfin l’abattre et laver son honneur, un son tonitruant éclata dans la clairière, le stoppant net. Les clairons des soldats réguliers de l’empire donnaient le signal de l’assaut des autels impies. Il fût repris en écho par des cris sortis d’une centaine de gorges des citoyens ayant pris les armes pour venger leurs familles et leurs proches mort entre les mains de ces dégénérés ou ayant succombé à l’appel des dieux sombres…

 

Si Ulric avait dû s’avouer vaincu à l’issue de la saison où il est pourtant le plus fort, il laissait maintenant la place à Taal, son frère. Le printemps n’était pas encore arrivé, mais il n’allait pas laisser plus longtemps s’installer cette souillure du chaos…

 

 

 

 

 

Le rapport narratif de bataille avec photos détaillées arrive ?

A bientôt cher compagnons hobbyistes 

 

Edited by Dellirium

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Et c'est parti !

 

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Le preyton tant convoité par traqueurs joue avec leurs nerfs et les fait tourner en rond, donnant le temps aux troupes de l’Empire de donner l’assaut sur les trois autels sans défense. L’abomination traquée se décide finalement à affronter son destin en prenant place sur la colline aux abords de la clairière.

 

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Les valets de limiers s’élancent tandis que Sigmund presse ses Veneurs de mettre à profit les montures démoniaque que leur dieu vient de leur confier pour cette traque. Le Preyton semble avoir des vues sur les offrandes de l’autel impie proche…

 

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Au centre, les loups écorcheurs entrent dans le bosquet d’arbre, flairant des chairs palpitantes à déchiqueter. Les corrompus d’Hazelhof massés à leurs côtés les suivent, fascinés par la grâce des prédateurs et excités à l’idée du jeu macabre à venir…

 

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Sur l’autre flanc, les traqueurs qui voulaient prendre tenaille le preyton se retrouvent à faire face aux troupes impériales par surprise.

 

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Les adorateurs fanatiques autour des autels ne prêtent pas attention aux Chevaliers des Plaines Verdoyantes discrets qui ont pu s’avancer jusqu’à l’orée d’un bosquet sans être repérés. Les flagellants auront surement permis avec leur tapage à couvrir l’avancée furtive des chevaliers. La vue de l’autel impie entre les arbres finit de les rendre complètement hystériques.

 

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Ulrica, la petite rescapée du village dépravé d’Hazelhof, avait tenu à accompagner les impériaux dans leur vindicte vengeresse. Personne n’avait pu la dissuader de courir pareil danger. C’est ainsi qu’elle fût la première sur la ligne de front, assistant avec une froide fureur aux sordides rituels d’invocations démoniaques auxquels se livrait le sorcier slaaneshi Hermann sur l’autel central. Le père Kristoff embrasa le cœur de ses hallebardiers en donnant sus aux impies tandis que Rolfgéir soufflait une prière pour Taal devant pareils souillures abominables.

 

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Les ogres mercenaires suivirent les ordres de Vigo Morgenstern et s’orientèrent vers l’autel qui leur faisait face tandis que lui-même menait les miliciens révoltés contre l’ennemi. Là aussi les suppôts du Prince Noir étaient obnubilés par leurs sacrifices en cours, un bourreau occupé à traîner une des dernières victimes encore en vie vers l’autel.

 

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Le preyton feinte et s’élance de ses ailes déchiquetées vers les valets de limiers qui savent leur mort certaine s’ils privent Sigmund de son trophée. Ils préfèrent donc se replier hors de portée de la bête monstrueuse afin de l’offrir à leur maître.

 

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Ulrica est dépassée par les hallebardiers du père Kristoff qui se ruent d’un formidable élan jusqu’à l’autel central pour mettre un terme à ces actes contre-nature.

 

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Les impériaux savent que le temps joue contre eux et pressent le pas de partout pour stopper ces sombres manœuvres cabalistiques.

 

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Les premiers échanges magiques ont lieu et voient mourir trois dévots du Prince Noir.

 

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Rolfgéir veille à la protection des chevaliers de Taal tandis que ces derniers décochent une volée à bout portant d’une précision redoutable. Hélas, Slaanesh veille sur chaque autel qui agit tel un fanal irradiant de sa puissance maléfique. Les flèches ricochent sur un champs de force impossible à franchir en apparence… Un seul des projectiles trouvera une faille, coulant au sol un adorateur.

 

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L’assaut centrale se révèle aussi fulgurant que puissant. Le sorcier Hermann est promptement assomé par le père Kristoff qui charge ses hommes de le faire prisonnier pour obtenir des réponses plus tard. L’autel est promptement purifié et disloqué sur le champ par les impériaux.

 

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Une menace a sût être stoppée au centre, l’attaque surprise impériale ayant porté ses fruits. Restait à savoir si le Prince Noir avait encore suffisamment de soutient dans le monde matériel pour apporter une aide plus tangible qui risquait à chaque instant de tout faire basculer…

 

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Sigmund s’élance pour le hallali sur le preyton, ses Veneurs le talonnant. Plus que d’un mépris des ogres proches, c’est d’une incroyable preuve d’égoïsme que faisait preuve ici le nouveau jouet de Slaanesh. Loin de lui déplaire, cela amusait le Prince Noir au plus haut point.

 

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Tout le reste de la ligne des slaaneshi s’élance, avides d’infliger des souffrances si délicieuses à leurs yeux, voir même d'en recevoir tout autant pour les plus pervertis…

 

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L’agitation locale et les sacrifices se poursuivant, Slaanesh envoie toujours plus de troupes pour répondre aux supplications de ses adorateurs. Cinq de ses démons mineurs s’extirpent du warp dans un frissonnement de la réalité qui se retrouve violée par leur présence, apparaissant dans le dos des flagellants.

 

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Le dieu sombre est généreux face aux souffrances délicieuses qui lui sont offertes. Cinq autres démonettes surgissent sur le flanc gauche.

 

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Les sifflets stridents de célébration s’intensifient lorsqu’un volée de javelots fauche deux flagellants.

 

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Les valets de limiers revenus en formation décochent une volée sur les ogres menaçants de perturber les sacrifices au nom de Slaanesh. Un des leurs voit sa grosse masse adipeuse perforée au point de le laisser presque pour mort. Le preyton est impacté par Sigmund…

 

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Le combat se déroule à l’image du général des slaaneshi : à la perfection. Sigmund se joue de la bête et la massacre tout bonnement à lui tout seul. Les Veneurs font faire volte-face à leurs montures fulgurantes tandis que Sigmund remonte en selle après avoir prélevé son trophée tant attendu. La menace des ogres plane sur eux…

 

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Les flagellants se ruent vers les rabatteurs qui ne leur accordent pas l’honneur de les combattre, préférant jouer avec eux en leur lançant une volée de javelots dans leur repli. Aucun n’infligera de blessure plus significative que celles que les hystériques s’inflige déjà eux-mêmes dans leurs délires ! Les chevaliers de Taal engagent les cultistes au corps à corps, comptant sur la bénédiction de leur dieu pour vaincre plus sûrement et rapidement qu’avec leurs flèches…

 

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Les ogres, sur les ordres de Vigo, se jettent sur l’autel pour aplanir toute velléité des slaaneshi à faire encore appel à leur dieu…

 

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C’est à cet instant que les chasseurs impériaux émergent dans la clairière, ayant fini de contourner les positions ennemies !

 

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ère Kristoff voit l’opportunité de porter le courroux divin de Sigmar sur les abominations qui rôdent. D’une prière, il embrase son anneau qui projette un crépitant jet de flamme sur les loups écorcheur qu’il devine rôdant dans les bois. Les flammes magiques vont trouver leurs cibles et les engouffre dans une fournaise qui commence à leur rôtir la peau…

 

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A peine les panaches de fumées dissipées à l’extinction des flammes, Rolfgéir profite de l’agitation de la nature troublée pour donner vie aux arbres. Ces derniers ne laissent pas l’ombre d’une chance aux loups-garous et les disloquent de leurs racines et de leurs branches, leur organisme mutant ne parvenant pas à se régénérer suite aux dommages subis par le feu.

 

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Les chasseurs pressent l’avantage en décochant une volée à bout portant sur les rabatteurs slaaneshi qui se jettaient dans leurs filets. Quatre cavaliers vident les étriers sous les impacts, leurs corps percés de part en part de flèches empennées de noir.

 

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Vigo ira aussi de sa précision au tir faire rendre l’âme à un dévot sombre

 

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De leurs côtés, c’est à l’inverse au corps à corps plutôt qu’au tir que les chevaliers des Plaines Verdoyantes tentent d’éliminer la menace démoniaque qui plane sur la clairière. Malgré leurs prouesse martiale, ils ne parviennent pas à abattre la dernière sorcière absorbée à se mutiler avec des ossements , comme protégée par ses fétiches macabres…

 

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… Mais la perte de ses acolytes fait flancher le rideau immatériel qui la soustrayait aux coups des impériaux, et elle se voit vite raccourcie d’une tête lorsqu’enfin les chevaliers comprennent que les dieux sombre ne peuvent soustraire longtemps leurs fidèles à la colère du juste !

 

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Les ogres quant à eux ont tôt fait d’écraser autel, acolytes et fétiches tous aussi bien les uns que les autres. Ils n’ont pas le temps de se demander s’il pourraient goûter à toute cette pulpe sanguinolente éparpillée partout autour d’eux, déjà l’ennemi est prêt à éperonner ses montures pour se jeter sur eux !

 

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Ce qui ne tarde pas à se produire, avec une charge des démonettes dans leur dos en prime !

 

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L’envie d’en découdre n’est pas en reste au centre avec les slaaneshi qui veulent se venger de leur "splendide" autel dévasté

 

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Tout comme sur le flanc droit où les déchus ainsi que les démons de slaanesh prennent en tenaille les flagellants tombés dans le piège des rabatteurs…

 

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Et en parlant de piège, voici les cultistes de Hazelhof qui prennent à leur tour à revers les chasseurs embusqués en arrivant dans leur dos !

 

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Toutes sortes de dagues et autres objets tranchants sont lancés à bout portant dans le dos des chasseurs qui se font décimer. Pour autant, ces derniers voient avec horreurs que ceux qui les agressent font partie de leurs anciens proches et amis… Il ne fuiront pas sans avoir tenté de libérer leurs âmes de l’emprise du Prince Noir !

 

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Les rabatteurs gardent un flegme blasés après avoir essuyés autant de pertes face aux flèches des chasseurs et s’en vont plutôt regoûter au frisson de la chasse en allant épingler de leurs javelots quatre chevaliers à pied qui tiennent vaillamment les rangs !

 

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Quelques miliciens accompagnant Vigo se font faucher par les volées de flèches des valets de limiers.

 

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Les flagellants n’y tiennent plus ! Des démons s’offrent à eux pour qu’ils puissent faire pénitence ?! Trois des leurs se sacrifient en mettant le feu à leur robe de bure et se jettent sur l’ennemi, inspirant leurs camarades à faire preuve d’une violence toujours plus débridée !

 

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Quatre démons sont renvoyés dans de warp au travers d’une étreinte aussi sensuelle que mortelle avec les fanatiques religieux. Des déchus tâtent également des fléaux des flagellants mais c’est bien trop peu pour pouvoir compenser le poids du nombre. Huit impériaux meurent au total, sans pour autant rompre les rangs car trop heureux de faire preuve de leurs foi fanatique.

 

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Au centre, les hallebardiers bien inspirés par le père Kristoff stoppent net l’élan de la charge des slaaneshi. Ces derniers en profitent tout de même sournoisement pour se jeter autant que possible sur le chaman Rolfgéir et le tailler en pièces. Les impériaux déplorent cette perte mais accentuent tout de même leur poussée pour disperser les ennemis. Ils sont alors atterrés de constatés que ceux-ci ne cèdent pas de terrain, trop heureux de goûter à des sensations aussi fortes que la mort et les blessures impitoyables du champ de bataille… Les hallebardiers se voient maintenant empêtrés dans un âpre combat d’usure tandis que les cris d’extases jaillissent dans des râles d’agonies et que les ennemis les étreignent langoureusement tandis qu’ils s’affaissent sur leurs lames…

 

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Le flanc gauche n’offre guère meilleur spectacle : les démonettes sautent sur le dos des ogres et les lassèrent pour les achever après la charge violente des Veneurs avec leurs fouets animés. Trop vives pour les lourdauds, une seule finira quand même par retourner dans le warp après avoir été écrasée dans la chute d’un des ogres. Deux colosses essayent de prendre pour cible Sigmund, sans effet : le Prince Noir gâte généreusement son petit protégé qui ne peut être atteint, tant il irradie des attentions de son dieu tutélaire.

 

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Les balourds sont mis en déroute et rattrapés promptement par Sigmund et son escorte qui les taillent en pièces. Tout le groupe commence à exsuder d’une saturation de dons impies grâce à leurs offrandes d’âmes à leur dieu.

 

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Vigo tient à faire ramener les pieds sur terre à ces êtres coupables d’hérésie et de débauche. Il s’élance avec les miliciens tel un seul homme pour interrompre les forfaits de Sigmund.

 

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A l’opposée des affrontements, les chevaliers de Taal se replacent dans la forêt protectrice pour continuer de harceler les cavaliers.

 

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Les chasseurs font volte-face pour libérer les pauvres âmes égarées qui naguère furent leurs proches, toute possibilité de raisonnement vaine. S’ils ne voulaient pas revenir dans le droit chemin, il était de leur devoir de les abattre…

 

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La situation pour chacun des partis est précaire et tout semble encore possible…

 

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Hélas, les flèches bénies de Taal ne trouve qu’un seul cavalier sur leurs chemins

 

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Les traits des chasseurs restent assez peu ajustés au vu de l’horreur de devoir abattre sa propre famille…

 

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La poche de résistance des flagellant finis de rompre sans causer le moindre mal cette fois parmi les infidèles. Les déchus se retournent alors vers le centre encore tenu par les hallebardiers et le général adverse…

 

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Le Prince Noir continue de protéger ses champions qui peinent maintenant à combattre, engagés par autant de combattants qui se jettent littéralement sur eux les armes aux poings. Sigmund relève le défi de Vigo et reste intouchable tandis qu’il blesse son adversaire bien plus démuni…

 

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Et pourtant… la vaillance des impériaux change la donne et brise le moral de l’élite ennemie ! Les vapeurs d’extase laissant place à l’incertitude, les Veneurs préfèrent se replier pour reprendre l’avantage par la suite si possible. Vigo ne parvient néanmoins pas à exploiter cette brèche et piétine avec ses troupes qui manquent de rigueur militaire.

 

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Les déchus se lancent dans une charge désordonnée mais la masse d’appendices et de griffe fini par impacter le cœur de l’armée impériale !

 

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Les rabatteurs font fi des risques que la forêt représente pour leur manœuvre, trop orgueilleux, et chargent les chevaliers. Un cavalier et sa monture finiront empalé sur des branches basses tandis que le second de Sigmund commet également un écart qui lui est presque fatal.

 

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Les cultistes s’abandonnent corps et âme à Slaanesh et renient toujours plus leurs origines, se ruant sur leurs anciens compagnons qu’ils arrosent copieusement d’armes de jet…

 

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Les démonettes se jettent sur les miliciens, ne résistant pas à écorcher quelques âmes de plus, tandis que les Veneurs se rallient sur les ordres de Sigmund et vont se préparer à une charge de flanc… Les valets de limiers contournent par l’autre flanc et se mettent à l’orée du bosquet pour préparer leurs traits.

 

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Le combat fratricide tourne court et les fidèles impériaux sont passés au fil de la lame dans leur fuite désespérée.

 

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Les rabatteurs fauchent les nobles âmes tandis que les chevaliers se sacrifient pour emporter dans leur tombe un des lieutenants de l’ennemi…

 

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Le pêché d’orgueil frappe encore les suivants de Slaanesh qui voient les démons mineurs de leur dieu s’évanouir et la ténacité impériale tenir bon dans l’épreuve terrible qu’elle traverse…

 

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Hélas, l’équilibre instable fini de basculer avec les déchus qui inondent le régiment du général impérial au centre sous un raz de marée de tentacules et de griffes, prélevant un tribu excessivement important. Les soldats rompent les rangs et sont exécutés sadiquement dans leur fuite. Le père Kristoff au moins n’aura pas souffert, étant le premier a avoir succombé face à cet assaut implacable et vicieux.

 

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Vigo tente alors le tout pour le tout en donnant la charge sur Sigmund et le restant de sa garde rapprochée. Mais ce dernier, faisant preuve de snobisme, ira jusqu’à lui refuser le combat et se replier. L’élan du repli le verra quitter la clairière pour ne jamais revenir…

 

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Vigo lui donnera alors la chasse, conscient qu’il ne pourra certainement pas sauver les vies des pauvres hères l’ayant suivi bravement dans sa tâche d’éradiquer le mal si prégnant au sein de l’Empire… L’avenir ne saurait que lui donner raison…

 

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FIN DE LA BATAILLE

Résultat : victoire des cultistes !

 

Conséquences de la bataille :

-          Vigo a survécu et constitue un témoin clé qui peut permettre aux impériaux d’organiser mieux leurs défenses contre l’ennemi intérieur, à condition qu’il puisse délivrer son message…

-          Le sorcier de Slaanesh Hermann a été capturé puis libéré et n’est donc plus aux mains des impériaux. Ils perdent ici un moyen crucial d’avoir des informations pour frapper au cœur de l’organisation des cultistes.

-          Les autels sacrificiels ont tous été détruits avant même l’apparition de démons plus importants. Il n’y aura donc pas d’incursion démoniaque pour épauler les cultistes.

-          Slaanesh est capricieux et ses pions tout autant. La fuite du champ de bataille par Sigmund ne signifie rien. Il peut tout aussi bien être parti massacrer une famille de viticulteurs car leur vin n’est pas à son goût, ou bien continuer de faire de la chasse à courre de manière insouciante. Ou encore avoir été transformé en enfant du chaos… Personne ne peut compter sur pareils individus, aussi n’y a-t-il aucune conséquence logique à cet acte de fuite. Sa présence plus loin dans la campagne est totalement réservé au hasard.

 

 

 

Voilà, et à très vite pour la bataille suivante ! ? 

 

 

 

 

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Posted (edited)

Et comme vous l'avez peut-être deviné, j'avais du retard dans le traitement de mes rapports de bataille, donc sans plus attendre, la suite avec seconde bataille et son intro !

 

2ème bataille : Le Relais Sanglant

 

Jörg Schmidt était depuis 8 ans à la tête des patrouilleurs de l’artère centrale du Talabecland. Connue sous le nom de la Route de la Vieille Forêt, cet itinéraire reliait Talabheim au Stirland en ligne droite, traversant le comté dans sa largeur. C’était une portion névralgique du transit de marchandises et de personnes désireuses de voyager au cœur du Talabecland de la manière la plus sûre qu’il soit, contournant les Collines Farlic qui étaient un véritable vivier de brigands et autres coupe-jarrets en tous genres. Ces collines étaient tellement mal famées que les hautes autorités du comté avaient dû équiper un véritable contingent de patrouilleurs en faction constante le long de cette route, afin de protéger les précieuses cargaisons des marchands circulants ici. L’infestation de brigands était cyclique dans cet endroit, corrélée aux vagues de faillites dont souffraient aléatoirement les petits marchands talabeclanders qui peinaient à s’aligner sur les prix des concurrents des comtés limitrophes. Ruinés, ils en étaient réduit à vivre de brigandages pour subvenir aux besoins de leurs familles en détresse… Rien qui n’aurait pu émouvoir Jörg Schmidt, ayant déjà prouvé sa valeur maintes et maintes fois en faisant appliquer avec zèle le décret émis par les hautes autorités de Talabheim pour ramener l’ordre en ces lieux.

Les deux premières années de sa prise de fonction, en tant que capitaine des patrouilleurs, l’avaient vu affronter plus que son lot de vauriens depuis longtemps installés dans les environs. Il avait fait face à de nombreuses embuscades qu’il avait à chaque fois déjoué avec plus ou moins de dommages collatéraux. En raison de cette épuration difficile et suite à une attaque nocturne particulièrement sanglante sur le bivouac de ses hommes, Jörg ordonna que les quartiers des patrouilleurs seraient dès lors basés à Lieske, qui devint donc un relais de cochers fortifié, avec une vraie garnison complète de soldats en faction jour et nuit. Petit à petit, Jörg parvint à pacifier la région et à repousser les brigands profondément dans les Collines Farlic, qui restait toujours une zone de non-droit en son centre. Les années qui suivirent ne furent pour autant pas moins âpres, car lorsque les brigands étaient amoindris, il semblait y avoir toujours une nouvelle menace telle que les hommes-bêtes ou encore des peaux-vertes pour interdire tout repos au capitaine et à ses hommes. Avec le temps, les Patrouilleurs de la Vieille Forêt était devenu synonyme d’affectation de punition pour toute recrue talabeclander trop turbulente voir retorse aux enseignements militaires. C’est ainsi qu’en quelques années, Jörg s’était retrouvé finalement avec une bande de lascars peu enviable à mener. Son zèle était parvenu à maintenir un semblant d’ordre et de cohésion dans les rangs, mais cela sapait ses forces. Bientôt, il organisa des simulacres de procès en conviant les civiles de Lieske à officier en tant que jurés pour statuer du sort malfrats qu’ils parvenaient à capturer vivant lors des escarmouches inlassables qu’ils traversaient. Il remarqua vite le goût prononcé du maréchal ferrant et du tavernier pour les exécutions sommaires expéditives. C’était bien-sûr le capitaine qui officiait en tant que juge et bourreau, et il était pour le coup soulagé de pouvoir résoudre les choses simplement de la sorte, sans perte de temps.

Les années passèrent, voyant un Jörg Schmidt de plus en plus aigri officier son rôle de capitaine, à la tête d’une bande de soldat que l’on aurait pu prendre pour des loubards, si ce n’était les livrées du Talabecland qu’ils portaient qui rappelaient leur appartenance aux forces de l’ordre du comté. Tous, à leur manière, étaient contents de se retrouver au cœur des combats. Ses soldats semblaient tendre à apprécier donner la mort voir même faire preuve de sadisme pour certains. Jörg, lui, était soulagé de ces moments où la seule chose qui comptait était sa lance tendue droit sur le cœur de l’ennemi, la foulée de son cheval dont il sentait le poitrail se gonfler entre ses cuisses serrées sur sa selle, les pieds bien calés dans ses étriers. Tout lui semblait alors plus simple : tuer ou être tuer. Le frisson qui le parcourait alors le grisait, et avec les années qui passaient, cette recherche du frisson ne fit que croître…

Un an en arrière, alors que le manteau de l’hiver commençait à draper de blanc toute la région, Jörg avait vu revenir une de ses patrouilles avec seulement deux hommes encore en vie, et dans un piètre état, sur la bonne douzaine qu’il avait envoyé en mission initialement. Les deux survivants étaient en réalité agonisants et succombèrent à une fièvre délirante certainement due à un poison fulgurant. Leurs rapports avaient été contradictoires et d’aucune utilité pour Jörg. N’acceptant pas qu’une quelconque menace ait pu à se point avoir raison de ses hommes, le capitaine impétueux était parti sur le champ, à la tête d’une vingtaine de ses plus solides gaillards, décidé à rappeler qui était le maître de ces lieux. Malgré toute sa hargne, il n’avait pas su dominer la marmaille de gobelins de la nuit piaillant et gesticulant qu’il avait retrouvé sur le lieu de l’embuscade. Ils étaient nombreux, ce qui ne représentait pas un défi si significatif que cela. En revanche, les deux trolls de pierre qui évoluaient parmi eux avaient été une bien vilaine surprise qui avait balayé la vie de quatre impériaux dès l’engagement du combat. Jörg n’avait pas été touché par les premiers échanges, faisant appel à toutes ses prouesses martiales. Il était parvenu à se désengager du combat en se taillant un chemin sanglant parmi les peaux-vertes nasillards et évité de peu la volée de flèche qui avait tenté de le faucher dans sa fuite.

Débordant de rage, il était rentré à Lieske en sachant qu’il allait devoir laisser proliférer cette vermine tout l’hiver, dans l’attente de renforts qu’il allait difficilement obtenir de la part de sa hiérarchie. L’utilisation presque impossible des routes lorsque Ulric règne en maître durant sa saison allaient encore allonger le temps avant de pouvoir donner sus à cette racaille verte. C’est alors qu’il y eut irruption d’un groupe curieux dans l’enceinte de Lieske. Il s’agissait d’un homme formidablement bâti, accompagné de quelques molosses écumants et de quatre colossales ogres qui semblaient lui servir de garde du corps. Jörg jura bruyamment à l’attention de Dieter qui les avaient laissé entrer par le grand porche sans son consentement, ne jugeant pas utile de connaître l’avis de son capitaine quant à l’intrusion de potentielles grosses sources d’ennuis à l’intérieur de l’enceinte du relais fortifié. L’incompétence crasse de ces moins que rien dépassait l’entendement du capitaine maintenant ulcéré. La tension ne fit que monter lorsque les ogres roulèrent des épaules comme pour s’échauffer, faisant quelques moulinets de leurs prodigieuses armes à deux mains, aussi hétéroclites que démesurées…

Jörg, en tant que responsable de la garnison de Lieske, faisait office de haute autorité en ces murs et posa ses conditions : leur serait accordé quartier gratuitement pour tout l’hiver s’ils remplissaient une mission de mercenariat sur le champs. Il s’empressa de rajouter que cette offre couvrait les frais de gîte mais pas de couverts, une fois mieux considéré les ogres du groupes qui devaient manger autant qu’une petite armée à eux seuls… L’étranger présenta sa troupe comme étant les Molosses de Taarkhan le Rouge, et qu’il acceptait tant que le sang coulerait. Jörg fut décontenancé par cette dernière précision mais n’en laissa rien paraître. A vrai dire, il s’était pas sûr de comprendre si la condition de ce Taarkhan s’appliquait à la seule mission proposée à l’instant, ou à toute la durée de l’hiver… Il se disait que décidemment, Lieske attirait vraiment tous les détraqués sanguinaires du Talabecland, si ce n’était plus !

Le revanche fût brève et expéditive contre les gobelins qui festoyaient sur les dépouilles des combats récents. L’approche aussi bien de Jörg que de Taarkhan ne souffrirent d’aucune subtilité. Une charge simple, frontale et furieuse vint rapidement à bout des peaux vertes, réduisant à l’état de pulpe tout ce qui se trouvait sur le chemin des Molosses de Taarkhan. Le capitaine compris d’où il tenait ce titre de « le Rouge » lorsque les combat prirent fin : Taarkhan était littéralement couvert de la tête aux pieds d’hémoglobine et semblait plus que jamais dans son élément. Les Molosses prirent d’ailleurs les têtes de leurs ennemis en guise de trophées, ce qui n’offusqua pas Jörg qui voyait là un bon moyen de justifier les frais de mercenariat dont il allait devoir répondre à sa hiérarchie.

 

                                                       

 

Les longs mois d’hiver commencèrent alors, et le capitaine Schmidt n’était pas au bout de ses surprises… Tout d’abord, il vit les ogres bricoler à première vue une sorte d’enclos grossier, pour ne pas dire grotesque, certainement pour leur molosse avait-il d’abord pensé. Mais quel ne fût pas sa surprise lorsque bientôt dans les jours suivants retentirent des glapissements et des aboiement terribles tandis que les chiens de combats étaient introduits par deux dans ledit enclos, afin de livrer des combats, souvent à mort. Les résidents du relais y virent rapidement un intérêt pour égayer leurs longues journées d’hiver ennuyeuses et commencèrent à organiser des paris autour de ces joutes. Jörg désapprouvait ces pratiques mais n’osaient y mettre un terme, tant que le groupe de Taarkhan s’occupaient entre eux et ne faisaient pas plus de grabuge. Bientôt, un véritable réseau de paris s’organisa de lui-même, et la soif de sang n’arrêtait d’augmenter chez les joueurs. Un rixe éclata lorsqu’un jour, plusieurs parieurs ruinés ne pouvait plus rembourser leurs dettes. Le sang commença à couler dans ce début d’hystérie, et c’est Taarkhan qui parvint à canaliser la fureur des fauteurs de troubles de la pire des manière : il projeta deux des personnes ruinées dans l’arène improvisée et lança à leurs pieds deux petits coutelas. Après un bref silence glacé, des acclamations surexcitées s’élevèrent et rapidement, on pût assister au premier combat à mort entre deux hommes  dans l’arène de Lieske. Le premier d’une longue série…

Jörg fut d’abord interdit devant pareil spectacle, car il n’avait toujours pas les troupes suffisantes pour bouter Taarkhan et ses ogres hors du relais fortifié, encore moins de pouvoir croiser le fer avec eux et espérer en ressortir vivant. Puis, à force de tapage dans l’arène de fortune, la curiosité morbide pris le dessus sur bon nombre des loubards sous les ordre du capitaine, qui allèrent s’adonner à ces divertissements sanglants. Dieter fût d’ailleurs le premier à rentrer dans l’arène pour un combat alors qu’il n’avait aucune dette à son actif, juste désireux de faire verser le sang. C’en était trop pour Jörg qui fût celui qui le rejoins dans l’arène, ne sachant pas trop pourquoi il faisait cela… Puis le voile rouge tomba sur son esprit et il lui sembla être spectateur de son propre corps. Il se vit combattre tel un possédé, se jetant littéralement sur son adversaire. Il n’était qu’un tourbillon de violence pure. Dieter était tout bonnement dépassé par ce déchaînement de fureur qui se déversait sur lui. Lorsque Jörg retrouva le contrôle de son corps, il brandissait à bout de bras, bien haut, une tête tranchée devant une foule en délire, du sang ruisselant sur son visage. Taarkhan accueilli à la sortie de l’arène un Jörg groggy, encore un peu perdu, et traça un motif particulier de son index sur son front ensanglanté, lui souhaitant la bienvenue parmi les Molosses de Taarkhan le Rouge.

 

                                                        

 

Dès le début de la fonte des neiges, Jörg mandata plusieurs coursiers pour aller porter des colliers d’oreilles de gobelins en guise de preuve aux différents garnisons alentours. Il exigeait urgemment d’eux des troupes fraîches à mettre à sa disposition, pour regarnir ses effectifs qui avaient subi de nombreuses pertes à cause des peaux vertes, bandits et autres dangers qui rôdaient. Il conviait à quiconque mettrait en doute ses paroles de venir constater par eux-mêmes la pile de crânes « ennemis » qu’il érigeait dans la cour intérieure de Lieske pour « étayer ses dires ». Le soutient militaire fût maigre, comme s’y était attendu le capitaine, aussi envoya-t-il une autre missive à destination du Comte Manfred von Schirach, résidant à Krugenheim. Jörg savait que le Comte était un trésorier et marchand avant tout, et que seul le langage de l’or pouvait lui faire obtenir gain de cause. C’est ainsi qu’il proposa un marché que le Comte Manfred von Schirach ne pouvait refuser : vider ses geôles de leurs occupants et lui envoyer comme recrues pour « continuer à pouvoir préserver la sécurité des routes commerciales du Comte ». Était également présent comme cadeau avec la lettre les oreilles des trolls vaincus au début de l’hiver. La réponse ne se fît pas attendre, et avant même que la neige n’ait disparue du paysage, un véritable contingent de délinquants de toutes sortes étaient escortés à Lieske.

Officiellement, ils étaient tous volontaires pour des missions d’intérêts généraux afin de faire réduire leurs peines. En réalité, ils espéraient tous trouver un moyen de s’évader au cours de ce transfert. Ce fût en effet le cas de quelques-uns, mais la plupart parvinrent à bon port, et leur nouvelle « cellule » ne manqua pas de les surprendre. Etrangement, même sans être une prison, Lieske semblait les retenir captif entre ses murs, tels des papillons attirés inexorablement par la lumière. Ou plutôt que Lieske, il semblait émaner en permanence une pulsion sourde de pure violence libératrice depuis la personne de Taarkhan. Ils comprirent vite qu’ici, la loi du plus fort était assurément la meilleure garantie de survie, et très vite, la pile de crâne se mit à grandir au centre de la cour intérieure, les combats dans la fosse battant leur plein.

 

                                                       

 

Les mois qui suivirent virent les effectifs de bagnards se renouveler en permanence au sein de Lieske, mais les autorités n’en avaient cure car Jörg apportait ce qu’il avait promis dans sa part du marché : des routes plus sécures que jamais ! Qui plus est, le Comte se félicitait de cette démarche car les frais d’entretient de ses geôles diminuaient, et il lui semblait même que le taux de délinquance commençait à chuter. Cela lui paraissait trop beau pour être vrai…

Tandis que la pile de crânes enflait, certains des sous-produits de la société se voyaient recyclés de la plus honorable des manières au sein de Lieske, là où ils pouvaient faire preuve d’un don inattendus pour une brutalité et une férocité bienvenue. Il commença à émerger des champions de la fosse, invaincus face à des adversaires aussi nombreux que divers. Le divertissement ultime à Lieske étant devenu de faire des prisonniers lors des patrouilles, pour rapporter des combattants plus exotiques que les continuels raclures de la société que vomissaient les prisons alentours. Ces champions de la fosse étaient les plus zélés des patrouilleurs, faisant des rondes toujours plus loin afin de trouver enfin des adversaires à la hauteur de leur capitaine. Jörg était devenu plus taciturne qu’à l’accoutumée, voir morose depuis que Taarkhan l’avait baptisé de la rune de sang. Il se refusait à accepter ce qu’il était devenu, sorte de bête humaine folle de rage lorsque sa conscience se rétractait au fond de son âme, s’il en avait encore une… Et pourtant, cette sensation de puissance brute coulant dans ses veines et son cœur était ce qu’il avait toujours secrètement chéri intérieurement depuis qu’il avait embrassé la carrière de militaire de l’Empire. Il traversait en ce moment même une tourmente face à sa propre conscience, la culture de laquelle il était issue, qui l’avait conditionné à haïr toute forme du chaos. Mais la puissance à laquelle il avait goûté sous l’influence de Taarkhan était tout simplement trop enivrante, trop crue et trop réelle pour réussir à y résister… Mais il le devait ! Il conserverait son honneur, il serait à la hauteur de son rang de capitaine et laverait la souillure qui commençait à s’emparer de lui !

Après avoir réfléchi à comment s’émanciper de cette spirale infernale, Jörg ne voyait pas d’autre moyen que de tuer cet apôtre de malheur de Taarkhan. Durant un sempiternel combat à mort dans l’arène de Lieske, le sang se mettait à nouveau à battre aux tempes du capitaine en perdition, tandis que l’hémoglobine coulait à flot entre les belligérants. Il ne voulait pas à nouveau perdre le contrôle et commettre une exaction de plus au noms des dieux impies, aussi il se jeta par surprise sur le prêtre du massacre pour utiliser contre lui toute cette force qui le traversait. Malgré les incroyables compétences martiales de Jörg, tuer à mains nues un troll lui aurait semblé une tâche plus aisée. La paire de haches qui pendait l’instant d’avant à la ceinture de Taarkhan sembla se téléporter dans ses mains tellement ses réflexes étaient foudroyants ! D’un rire tonitruant, il para toutes les bottes de l’épée du capitaine vengeur avec une aisance déconcertante. La contre-attaque de ses deux cognées ne se fit pas attendre, et la puissance qu’imprimait le dévot de Khorne à ses armes pris de court Jörg, qui fût promptement soulevé de terre par la violence des coups qu’il tentait maladroitement de parer. C’était comme voir un enfant se faire corriger par un adulte. Que lui avait-il pris de s’en prendre à un individu qui était littéralement un véritable fanal de son dieu impie ? Il était doté d’une force contre-nature qui tenait plus du démon que de son enveloppe charnelle qui suggérait un humain…

Taarkhan ne semblait pas s’émouvoir de cette tentative de trahison, simplement appliqué à faire comprendre au malotru ce qu’il en coutait de croiser le fer avec un digne représentant du dieu des crânes. Il lâcha ses haches pour mieux administrer la leçon avec ses poings, les abattant en rafales que Jörg ne pouvait contenir. Les horions pleuvaient et l’impériale tenait à peine sur ses pieds, le corps meurtri là où les poings rageurs du prêtre avaient fait mouche, faisant plus mal que si on l’avait molesté à coups de masses. Taarkhan saisi alors le capitaine déchu et, le soulevant de terre sans peine visiblement, il suivit une soudaine intuition et projeta Jörg dans la fosse de l’arène. L’altercation entre les deux figures principales de Lieske n’avait pas échappé au publique autour de la fosse qui s’était peu à peu détourné des combats y faisant rage pour voir ce combat de haut vol. Le prêtre du massacre s’approcha alors de la fosse et tonna :

-          Khorne ! Juge cet être et voit s’il est digne de toi ! Qu’il meurt parmi les faibles ou se soumette totalement à toi et sorte victorieux de cette épreuve !

Jörg se relevait péniblement en contrebas, et il pris alors conscience qu’il était face à… un ogre ! D’ordinaire, les ogres de Taarkhan ne faisaient des combats dans la fosse que si des adversaires suffisamment divertissants s’y trouvaient. Khorne devait vraiment vouloir le mettre à l’épreuve pour que le destin l’ai amené à cette situation grotesque… L’ogre se redressait déjà de toute sa hauteur, finissant de mâcher ce qui devait être un biceps de l’infortuné qui s’était retrouvé à l’affronté en combat singulier avant lui. Un craquement d’os dans la bouche de l’ogre résonna dans le silence surnaturel de l’arène, tout le monde alentour attentif pour ne pas perdre le moindre détail de l’épreuve divine que venait de lancer leur mentor. Le front du capitaine se mit à le brûler, comme s’il se trouvait soudainement la tête enfouie dans une marmite en ébullition. La douleur était atroce, indicible, au-delà de toute imagination. Elle menaçait de le faire basculer dans la folie, le faisant se lacérer le visage de ses ongles dans une tentative délirante de chasser le mal qui l’accablait soudain. L’ogre n’existait plus, les alentours s’effaçaient, plus rien de son environnement ne comptait…

Alors c’était ainsi, il allait donc disparaître parmi les faibles et les ignorés de l’Histoire ? Il avait affronté toutes ces épreuves pour finir dans l’estomac d’un ogre ? Il s’était donné tout ce mal pour un Empire qui lui avait tourné le dos, alors même que chaque jour il risquait sa vie pour lui ? Il aurait ainsi donc donné sa vie pour si peu ? Afin que des lâches puissent se terrer dans leurs palaces pour jouir de la sueur et du sang des héros morts pour les protéger bêtement ? Pour voir ces décadents mener à leurs pertes les braves soldats dévoués pour de ridicules questions administratives ? Il en était hors de question…

Soudainement, Jörg rouvrit les yeux et hurla tout en s’arrachant les chairs du visage :

-          DU SANG POUR LE DIEU DU SANG !

Les lambeaux de chairs arrachés de son front tombèrent et, au travers du liquide carmin qui jaillissait, on pouvait distinguer une rune rougeoyante qui pulsait faiblement d’une lueur sinistre. L’ogre, qui était resté goguenard devant l’apparente fragilité du capitaine à terre auparavant, était maintenant décidé à en découdre et se ruait sur lui. Il fût pris de court par son adversaire qui se propulsa à sa rencontre et se jeta entre ses jambes. Ramassant au passage la hache qui reposait à côté du corps à moitié dévoré du précédent infortuné, il bondit sur ses pieds dans le dos de l’ogre, trop balourd pour rivaliser en vitesse avec cet adversaire qui semblait avoir le diable au corps. En un bond, il était déjà revenu sur les talons de son adversaire grotesque et lui tranchait un jarret tout net. Roulant sur le côté pour éviter un balayage maladroit de la massue de l’ogre, il entrepris de tourner autour de son adversaire et de le mutiler à mort. Le voile rouge sur son esprit n’existait plus. C’était maintenant partie intégrante de lui, il évoluait en harmonie avec cette énergie brute qui le transportait. Son esprit était lucide, ses muscles en feu, et son cœur ne vibrait plus que pour le carnage. A l’issue du combat, il ne restait de l’ogre qu’une masse sanguinolente et tressautante, son incroyable résilience ne laissant pas la vie s’échapper si vite que ça de sa carcasse disproportionnée. Jörg offrit en personne un premier crâne de choix à son dieu…

 

                                                       

 

L’abandon de son âme pour les faveurs du dieu du sang avait constitué un tournant majeur dans les plans de Jörg. Il fit envoyer des messagers à l’attention du Comte Manfred von Schirach pour l’avertir qu’il allait devoir organiser des manœuvres militaires afin de pacifier la récente agitation qui régnait dans les environs. Le relais fortifié n’officiait dès lors plus en tant que relais mais réellement comme une garnison retranchée. Le « danger » devait servir de prétexte pour que l’Ensanglanté ait le temps de préparer une véritable force armée tout en gardant éloignés les témoins non désirables. Il savait qu’il avait peu de temps avant que la nouvelle allégeance de Lieske ne soit démasquée…

Le Comte Manfred von Schirach prit connaissance des missives du capitaine Schmidt avec un air circonspect. Certes, au départ, le comte avait compris ce qui motivait le capitaine dans sa demande atypique à propos des prisonniers. Il manquait d’hommes pour tenir des armes, alors il avait bien fallu trouver un moyen pour y remédier. Mais maintenant, il était question de cesser les activités de relais de poste car la région connaissait une trop grande menace. Non pas que ce relais lui apportait une capacité logistique incroyablement indispensable pour ses affaires commerciales. Il avait simplement besoin d’être présent à la Cour des Comptes à Talabheim d’ici quelques semaines et bénéficier de ce service à cette occasion lui aurait été agréable. De plus, voir un peu les gaillards sortis des geôles qu’il avait réussi à reconvertir lui aurait été d’un grand divertissement. Il y avait certes quelques bruits qui courraient de combat de chiens clandestins à Lieske, mais que voulez-vous ? Lorsque vous dirigez de rustres personnages, il faut bien leur permettre de s’adonner à leurs occupations barbares qui les caractérise…

 

                                                       

 

Deux semaines plus tard, le comte devait annuler sa présence à la Cour des Comptes pour cause d’un hiver précoce qui rendait difficile les voyages sur de longues distances. Ce n’était pas impossible, mais le comte rechignait à quitter son confort pour aller passer un temps interminable loin de ses affaires florissantes à Krugenheim. Les exportations de bois rare provenant des environs de Hazelhof se passaient bien et il voulait finir de convaincre ces négociants reiklanders qui étaient sur le départ de lui acheter quelques encore quelques réserves de plus. Au moins, les négoces fluviales le long du Stir restaient florissantes, à l’inverse de la route de la Vieille Forêt. On colportait des rumeurs comme quoi quelques hommes fous s’en prendrait aux voyageurs de passage ces derniers temps. Des histoires à dormir debout de voyous écumants comme s’ils avaient la rage, courant après les calèches qui leur échappaient tels des bêtes sauvages. Certains allaient même jusqu’à dire que ces grotesques apparitions portaient sur eux les livrées du Talabecland. Les gens ne savent plus comment s’occuper de nos jours, à inventer de telles balivernes…

 

                                                       

 

Les semaines d’hiver passaient mais ces rumeurs persistaient. Certes, le bouche à oreille amplifie toujours le récit car les gens veulent se donner de l’importance. Mais quelque chose mettait mal à l’aise le comte à ce sujet. Il avait bien demandé par courrier aux autres garnisons s’ils rencontraient pareils dangers qui rôdaient vers leurs secteurs, mais rien de semblable n’était constaté. Il était même étonné de la différence entre les rapports des autres postes et ceux du capitaine Schmidt. Il adressa des recommandations aux capitaines alentours pour s’organiser afin que les effectifs militaires de Lieske voient une relève prendre leur place à la sortie de l’hiver. Si la situation était à ce point difficile pour la garnison qui y résidait, il serait de bon ton de les soulager…

 

Un péquenaud vivant dans la forêt venait maintenant affabuler des choses concernant un mal qui aurait gagné l’esprit de tout le village de Hazelhof. Il en voulait pour preuve la gamine qu’il avait sauvé en plein blizzard deux jours auparavant. Le comte Manfred était sur le point de faire châtier cet impudent lorsque celui-ci révéla son rang de chevalier des Collines Verdoyantes par le biais du sceau qu’il arborait. N’osant se faire mal voir auprès de l’ordre du chevalier, il mobilisa immédiatement un contingent de troupes régulières en faction à Krugenheim. Le bourgmestre de ce village, David von Hazelhof, organisa le reste des préparatifs pour aller secourir ses concitoyens. Comment était-ce possible que tout un village succombe aux tentations des dieux impies en même temps ?

 

                                                       

 

Deux jours plus tard, le répurgateur zélé Vigo Morgenstern, qui était parti avec cette force armée, était le seul survivant à revenir de tout le contingent dépêché initialement. Ces histoires qui semblaient être les pires sornettes seraient donc vraies ? Il fit son rapport à l’Untersuchung et au Comte , qui furent alarmés par ce à quoi il avait assisté. Des démons, des cultistes des dieux sombres au grand jour, qui prennent le contrôle de tout un village depuis l’intérieur ? Comment une telle folie pouvait-elle avoir lieu en plein cœur de l’Empire ?! Une délégation d’escorteurs, pistoliers et de chevaliers en armure fût mise sur pied dans les plus bref délais pour rejoindre Talabheim au plus vite afin de demander un soutient militaire conséquent et immédiat. Le comte Manfred savait qu’il ne serait pas pris au sérieux si il envoyait simplement un courrier par pigeon, cela prendrait trop de temps à faire réagir les autorités compétente pour une telle crise. Un mal s’emparait en masse des citoyens du comté, et il fallait agir vite si l’on voulait que la situation revienne sous contrôle. Vigo pris la tête de ces hommes et parti sur le champ.

 

Au troisième jour de chevauchée, la délégation de Vigo Morgenstern croisa à mi-chemin entre Hermdorf et Lieske un contingent militaire qui allait relever la garnison en faction dans l’ancien relais fortifié. Mené par un prêtre de Sigmar, ces hommes semblaient superstitieux et jetaient des regards en tous sens, comme si une quelconque chimère tout droit sortie de leur imagination allait se ruer sur eux à tout moment. Le répurgateur savait qu’il ne pourrait pas couvrir plus de distance pour aujourd’hui que de simplement s’arrêter à Lieske alors il escorta les régiments de troupes régulières afin de ménager leurs montures et rassurer les soldats inquiets. Il envoya tout de même un groupe de pistoliers avertir de leur venue afin de s’assurer qu’ils auraient des montures fraîches et bouchonnées pour toute sa troupe à l’aube pour repartir.

Des aboiements de chiens se rapprochant se faisaient entendre, aussi les pistoliers bifurquèrent vers ce qui semblait être des patrouilleurs de Lieske. Les pistoliers reçurent pour seule réponse à leurs salutation de la main une volée de javelots qu’ils esquivèrent de justesse en se repliant à brides abattues. Visiblement, les dires étaient plus que vrai : les soldats de Lieske étaient devenus fous à lier ! Le chef des pistoliers déchargea son arme en l’air pour donner l’alerte.  Vigo entendit les détonations et pris les devants, beuglant ses ordres pour mettre en ordre de bataille la colonne de soldat qu’il accompagnait.

 

 

La bataille du Relais Sanglant avait commencée…

Edited by Dellirium

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A l'occasion de cette bataille, nous avons expérimenté une manière de jouer artisanale qui ajoute un brin de piquant pour le déroulement de parties à format assez réduit comme cette partie. Les armées respectives sont divisées chacune en 2 groupes qui s'activent aléatoirement en tirant une carte sur une pioche où sont rassemblées les 4 cartes pour le total de 4 groupes à activer. Chaque groupe correspond à un rassemblement de guerriers cohérent, dans mon cas :
    - 
le groupe de Taarkhan, sortant du relais de Lieske, comportant les 24 maraudeurs de khorne avec fléaux + 23 maraudeurs de khorne avec doubles armes de base et bannière de rage + 20 cultistes (les civiles du relais férus de paris sanglants)

- le groupe de Jörg Schmidt, de retour d'une patrouille sanglante, comportant 5 cavaliers maraudeurs + 5 cavaliers maraudeurs d'élite + 10 chasseurs maraudeurs avec javelots et boucliers + 3x 5 chiens + 4 ogres du chaos armes lourdes + 1 char maraudeur (je voulais m'imprimer une calèche avec deux maraudeurs écumants dessus mais je n'ai pas eu le temps avant la bataille, alors j'ai pris en proxy un char classique)

 

Mon adversaire suivra le même principe, en ayant d'un côté le groupe de Vigo Morgenstern, destiné à lui offrir une escorte rapide (donc tous les cavaliers) pour aller délivrer son message, et de l'autre côté la relève de Lieske mené par le prêtre de Sigmar (donc tous les piétons).

 

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Les pistoliers étant partis à la rencontre de la patrouille se retrouvent pris au dépourvu face à des troupes rapides et hostiles, mais heureusement elles aussi surprises. Les escorteurs, au centre, tirent parti de leur expérience et leur réactivité les fait couvrir une partie de la distance les séparant de l'ennemi pour déjà être en position de tir. Les pistoliers l'autre côté commencent un mouvement de débordement du flanc adverse

 

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C'est décontenancé que les impériaux voient se ruer sur eux toutes les âmes qui vivent dans Lieske. La rigueur martiale garde cependant le dessus, et les fiers soldats s'apprêtent à luter contre l'engeance qui s'est emparé de leurs anciens concitoyens

 

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Les pistoliers sur ce flanc sont dans un sacré guêpier...

 

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Taarkhan prouve son influence maligne en attisant le coeur de ses hommes d'une fureur indicible qui les pousse en avant tels des fous écumants. Même les civiles sont sous son influence et vont faire rempart de leurs corps pour couvrir les flancs des guerriers et gêner le contournement des pistoliers

 

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Vigo Morgenstern, à la tête de son escouade de chevaliers, ne se laisse pas intimider pour pareil infortune de fouler au pied un nid de cultistes imprévu et met en ordre de charge sa garde rapprochée, bien décidé à utiliser la rage aveugle de l'ennemi contre lui-même. Les pistoliers viennent presser le flanc tenu par les civiles tandis que les autres forces montées restent stationnaires pour mieux ajuster leurs premières salves

 

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La décharge des arquebuses à répétition des escorteurs ne fauchent que deux âmes souillées, les balles trouvant mal leurs cibles malgré leur application à viser...

 

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Tandis que Vigo laisse son instinct guider sa mire et parvient à blesser à l'épaule l'apôtre malfaisant en face, manquant de peu la tête !

 

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Les civiles dérangés subissent le feu de l'ennemi sans se démonter, trop habitués à voir le sang couler pour s'émouvoir de trois vies fauchées

 

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Les pistoliers vaillants tiennent position et déchargent leurs armes, mais la tension de la situation se fait sentir : seul un cavalier d'élite mord la poussière

 

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Et c'est comme si ces coups de feu donnaient le départ aux ennemis en face. Les deux groupes de molosses convergent sur les pistoliers qui espèrent pouvoir avoir le temps de tirer sur les cavaliers en face. Malheureusement, la manœuvre se trouve être plus longue que prévue, et les cavaliers ennemis filent déjà vers une autre cible tandis que les chiens encerclent les jeunes nobles  et s'en prennent aux jarrets de leurs monture, les poussant à lutter pour survivre, le temps de la retraite révolu. Les ogres gardent un semblant d'ordre et envisagent de traverser le bosquet d'arbres pour aller sus à l'infanterie qu'ils entendent derrière. Les cavaliers et les chasseurs corrompus contournent les pistoliers aux prises avec les molosses, décidés à augmenter la pression sur l'ennemi.

 

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Jörg presse sa garde d'élite de foncer vers les escorteurs. Il ne sait que trop bien l'enfer de plomb que peuvent déchaîner ces tireurs chevronnés. Les chiens partis devant pour le couvrir face aux arquebusiers en retrait, il profite de cet instant pour lancer une salve de javelots qui ne vont faire vider les étriller qu'à un seul vétéran en face

 

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Les cavaliers écumants ne parviennent pas à épingler un seul pistolier en face, manquant même de peu d'embrocher un de leurs molosses d'un javelot mal ajusté !

 

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Fort de leur nombre, les bêtes de guerre parviennent à prendre le dessus, mais les jeune nobles entendent forger leurs noms dans la légende en tenant tête dans cette situation désespérée !

 

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Les archers halflings sont assez refroidi par cette surprise de tomber dans un affrontement majeure plutôt que de simplement rentrer dans la garnison au chaud pour griller des saucisses. C'était le but de cette manœuvre qui devait être une balade de santé en plein air, une sortie entre amie pour changer d'air et passer le temps en dehors de leur caserne habituelle... Et bien non, décidément celà n'allait pas se passer comme ça, et leurs estomacs dans les talons, n'ayant rien mangé depuis au moins trois heures de marche, ils décochent une volée bien peu inspirée qui ne tue que un fou furieux. Le reste des troupes impériales à pied progressent vers l'ennemi tandis que les arquebusiers tirent sur les chiens filant vers eux mais n'en abattent qu'un seul.

 

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Vigo presse ses chevaliers de charger avant que l'ennemi ne puisse se retrancher derrière la clôture qui borde la route. Ils font tous preuve d'un talent équestre digne des premiers Unberogens et franchissent l'obstacle sans encombre avec leurs lourds destriers carapaçonnés, impactant l'ennemi violemment. Les escorteurs gardent la tête froide et cette fois épaulent pour mettre en joue le chef ennemi et son escorte. Le sergent des escorteurs ajuste la mire de son long fusil du Hochland sur une lueur rougeoyante ornant le front du chef ennemi, parfaite pour offrir une cible de choix. Ce dernier, en maître équestre, fait brusquement changer l'allure de son destrier qui trompe en partie l'ajustement du tir adverse, mais insuffisamment pour complètement se soustraire au projectile meurtrier. Jörg sent alors sa mâchoire exploser son l'impact de la balle qui vient finir dans son cou, proche de la jugulaire. Mais ce n'était que les prémices de la véritable salve qui retentit alors, les multiples coups de feu crépitants en rafale, déchiquetant les gardes du corps de Jörg de part et d'autre de lui, une balle venant l'achever en plein cœur !

 

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La poudre noire donne encore de la voix du côté des pistoliers qui finissent de contourner les civiles pour les cribler de balles au passage. S'en est trop pour eux qui ouvrent les yeux sur leur incapacités à rivaliser avec pareil ennemi. Ils s'enfuient à toute jambes, laissant derrière eux six des leurs agonisants. De l'autre côté, les pistoliers, contre toutes attentes, se défont des molosses qu'ils mettent en fuite !

 

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Vigo provoque l'hérétique en duel d'un cri de défi mais n'a pas le temps de reprendre son souffle que Taarkhan s'est déjà frayé un chemin jusqu'à lui et tranche les postérieurs de son cheval en un revers magistrale. Le répurgateur a beau avoir connaissance des aberrations que savent créer les dieux sombres, force est d'admettre qu'il est surpris par la puissance de ce suppôt de Khorne. Projeté à bas de sa monture, il roule sur lui-même pour échapper à la seconde lame de son adversaire qui le manque de peu. Mais Vigo a à peine le temps de se redresser sur ses pieds qu'il se fait déjà cueillir d'un coup d'estoc prodigieux qui le traverse de part en part. Paralysé de douleur, il ne peut que assister impuissant  à sa propre décapitation par un Taarkhan rugissant de contentement devant cette offrande à son dieu. Une lueur vive, comme émanant des yeux même du prêtre du massacre semble alors manifester le contentement de Khorne qui récompense son dévot. Autour de lui pourtant, il n'en va pas de même ! La charge de la cavalerie lourde a balayé les rangs des fanatiques, leurs lourdes amures les protégeant de la pluie de coups qui s'abat sur eux en retour. Un seul chevalier se fait submerger par cette violence débridée tandis que moitié des ennemis est décimée...

 

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La ligne des adorateurs de Khorne semble un bref instant vaciller, mais retenti alors le cri de guerre de Taarkhan, décuplé d'énergie divine, ravivant la fureur de Khorne coulant dans les veines de ceux qui l'entoure, promettant que le sang, d'où qu'il provienne, coulera ! L'étendard béni par le prêtre du massacre est agité plus vivement encore, et les soldats écumants se rassemble autour pour perpétuer le massacre à la gloire de leur dieu !

 

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Les berzerkers écumants équipés de fléaux profitent de cette opportunités et se ruent sur la cavalerie lourde qui n'a pas réussi à percer la ligne !

 

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Même les civiles ne peuvent se réprimer de répondre à l'appel du massacre de leur mentor. Ils se reprennent et retournent vers l'ennemi.

 

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Les prières sanglantes de Taarkhan sont entendues mais le prêtre de Sigmar fait appel également à son dieu pour en contrer les effets.

(à WAP, les 6 génèrent un dé de magie gratuit lancé immédiatement en plus dans le jet, et ainsi de suite. Avec 3 Dés initialement ici, j'obtient 6+5+2 (+4 grâces aux 4 PV infligés précédemment par Taarkhan) soit 17, plus le dé bonus obtenant 6 et encore un 2 après, pour un total de 25. Mon adversaire obtiendra 32 ? le frisson de ces jets improbables qui peuvent t'envoyer aussi facilement dans les royaumes du chaos ?

 

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Les chevaliers se retrouvent à perdre moitié des leurs à leur tour. Avec l'énergie du désespoir, ils tentent de s'acharner sur le meurtrier de leur général mais ne parvient à aucun moment à le surclasser. Submergés, ils prennent la fuite. Malheureusement, l'élan de la charge profitant aux berzerkers, les lourds chevaux caparaçonnés ne parviennent pas à s'extraire assez vite et sont tous massacrés dans leur tentative

 

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C'est un coup dur pour l'Empire, mais la situation est précaire pour les adorateurs de Khorne qui présentent leurs flancs avec le cœur de leurs forces en plein centre. Les hallebardiers lancent une charge combinée sur les molosses pour pouvoir les enfoncer et aboutir dans le flanc du gros des forces ennemies...

 

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Les molosses refluent face à pareille menace et se soustraient ainsi aux manœuvres impériales, préservant les flancs des berzerkers par la même occasion !

 

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Les arquebusiers ayant encore une fenêtre de tir parviennent tout de même à tuer trois corrompus.

 

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Les chasseurs se rabattent sur les pistoliers ayan fini d'abattre les chiens de guerre et en tuent deux. Les chiens ralliés resserrent vers le dernier survivant.

 

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Les cavaliers d'élite ne résistent pas plus à l'appel du sang et foncent dans une charge inconsidérée dans le flanc des hallebardiers juste devant eux

 

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de l'autre côté du bosquet, les cavaliers sanguinaires font de même, frontalement avec les soeurs de sigmar. Le masascre est total, la fureur dominant piété dans un affrontement déséquilibré. Les ogres finissent de franchir le bosquet, menaçant les épéistes accompagnant le prêtre de sigmar.

 

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La férocité de l'ennemi déborde les soeurs de sigmar qui sont massacrés tandis qu'elles tentent de se replier vers leur prêtre. La poursuite viendra faire impacter les cavaliers dans le flanc des épéistes. Les deux cavaliers fous furieux restent engagés au corps à corps, parvenant à dominer l'ennemi de peu mais sans toutefois le faire fuir au vu du poids du nombre.

 

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Les halflings voyant que la situation devient de plus en plus désespérée pour l'Empire, ils s'appliquent et leurs flèches trouvent quatre ennemis sur leurs trajectoires.

 

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Le combat s'éternise avec les cavaliers d'élite fous furieux. L'un mort la poussière mais le dernier est bien décidé à offrir toujours plus de sang pour son dieu et refuse de rompre le combat !

 

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L'impact de la cavalerie légère est cette fois moins à son avantage face à un régiment complet de guerriers en armures. La fureur du juste rétabli la justice en fauchant presque autant de corrompus en vengeance des fidèles tués. Le dernier survivant, pas aussi fanatique que son homologue d'élite, rompt les rangs et fuis les combats pour ne plus revenir. Peut-être Sigmar lui a-t-il ouvert les yeux sur la duperie sanguinaire qui s'était emparé de lui ?

 

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Le pistolier seul zigzague entre les menaces, contournant les chiens et mettant le plus possible de distance entre lui et les chasseurs qui semblent décidés à le prendre pour cible. L'escouade de pistoliers encore intacte, elle, va se placer sur le flanc de la charette menée par deux corrompus.

 

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Le crépitement caractéristique des détonations d'armes à feu retenti à l'unisson, et tout l'équipage est déchiqueté par les balles, l'attelage s'embalant avec ce vacarme pour finir par se retourner dans une ornière en bord de route.

 

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Taarkhan rejoint les berzerkers armés de fléaux pour embraser le coeur de toujours plus de corrompus. Les régiments poussent leur avantage sus à l'ennemi.

 

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Les prières pour Khorne sont entendues et cette fois, elles déjouent la vigilance de Sigmar qui ne parvient pas à les contrer. Les troupes de Taarkhan se voient enfiévrées et leur sang bouillonnant les pousse toujours plus loin, mais c'est encore trop peu pour impacter les hallebardiers coincés par le dernier cavalier survivant.

 

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Le pistolier survivant est abattu sans ménagement par les chasseurs.

 

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Les ogres chargent les impériaux qui se montrent vaillants ! Ils tiennent bon et rendent les coups.

 

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Mais s'en est trop pour le cavalier forcené qui voit le brouillard de la fureur aveugle se dissiper devant ses yeux. Sigmar aurait-il eut raison momentannément ici aussi de la corruption de cet âme ?

 

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Mais Taarkhan reprend les choses en main et donne sus à l'ennemi qui se retrouve dans la tourmente face au surnombre.

 

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Le carnage est total, les corps démembrés éparpillés dans la mêlée.

 

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C'est plus que ne peut gérer la vaillance impériale qui cède et se fait hacher menue dans sa fuite. Taarkhan, encore récompensé par son dieu pour ce sang versé en abondance, se rue sur les arquebusiers tandis qu'il fauche les hallebardiers survivants.

 

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Mais le courroux de Sigmar n'a pas dit son dernier mot ! Les prières du dieu au marteau son cette fois entendue et domine celles de Khorne. Un ogre est tout bonnement consumé tout entier sur place, englouti dans les flammes de la vertue que mande le prêtre de Sigmar. La poignée d'épéiste avec lui met en pièce un deuxième ogre tandis que le dernier prend les jambes à son cou et se repli dans le bosquet proche. Cette ouverture permet  au prêtre de Sigmar et ses hommes d'enfoncer le flanc des berzerkers et de tenter le tout pour le tout. Le prêtre de Sigmar défie le prêtre du massacre de venir affronter le jugement divin. Défie auquel Taarkhan met vite un terme en massacrant l'impérial, étant impossible de rivaliser avec un élu de Khorne gorgé de faveurs démoniaques. Les bretteurs font tout de même de leur mieux pour accentuer la pression, en vain...

 

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Les arquebusiers rompent les rangs tandis que les épéistes fuient également et échappent de peu à leurs poursuivants...

 

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Les cultistes qui tentent de réduire la distance avec les halflings, plus accessibles, perdent encore des leurs sous les projectiles mais tiennent le cap.

 

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Les pistoliers tentent de briser les chasseurs mais cette fois leurs tirs sont peu efficace, n'arrachant la vie que d'un de leurs.

 

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Le contre-coup ne se fait pas attendre et les chasseurs parviennent contre toute attente à engager les nobles impériaux au corps à corps. Les projectiles fusent de toute part tandis que la distance s'efface entre protagonistes, sans faire le moindre mort. Tout va se jouer mano à mano.

 

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Mais le poids du nombre fait pencher la balance en faveur des chasseurs qui brisent le moral des pistoliers. Ces dernier ne parviendront pas à échapper aux crocs vicieux des molosses de guerre à leurs trousses.

 

FIN DE LA BATAILLE

Résultat : victoire des cultistes !

 

Conséquences de la bataille :

-          Vigo n'a pas survécu pour délivrer le message, la réactivité de l'Empire pour réagir à hauteur de la menace s'en voit handicapée.

-          Taarkhan, en tant qu'élément déclencheur de la corruption de Khorne qui s'est emparé de Lieske, n'a pas été fait prisonnier : encore des indices qui échappent aux impériaux pour pouvoir frapper au cœur du dispositif ennemi qui visiblement envoi depuis longtemps des corrupteurs au travers de la région pour mettre le feu au poudres...

-          La position du Comte Manfred von Schirach se voit malmenée car il apparaît comme étant connecté aux agissements de la communautés de Lieske. Il se peut que l'inquisition ait des questions à lui poser quand à son influence dans deux manœuvres militaires récentes assez conséquentes et qui se sont soldées par des massacres complets sans réels témoins fiables pour attester de ce qu'il se passe sur le territoire sous sa juridiction...

 

 

 

 

 

Voilà, et à très vite pour la bataille suivante ! Cette fois, on verra Nurgle rentrer en jeu. Les mots clefs seront : cordon sanitaire et mouvements de panique ? Je vous met l'intro narrative dès que je l'ai finie ? 

 

Edited by Dellirium

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Très beau début de campagne ! Bravo !

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Je découvre le sujet. C'est vraiment bien écrit on est bien transporté mais ça reste mesuré. Le genre de textes d'ambiance que GW ne sait plus écrire. La progression dans le chaos est lente et insidieuse, ça change.

 

Bref un grand bravo. Je vais m'attaquer au second CR avec plaisir ! 

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Hey @Grush, quel plaisir de te revoir traîner sur mes rapports 😄 Merci, ça fait plaisir de voir ton message, et visiblement, ton exhumation de post ramène le sujet en lumière, haha. Mais comment tu es retombé là dessus !? C'était planqué des pages en arrière depuis 3 mois sans activités 🤣 D'ailleurs, je suis en préparation de mes bandes de pestiférés, et des sorties de modèles STL récents me font encore repousser cette bataille sanitaire car je veux absolument avoir l'occasion de mettre en scènes ces figurines que je vais imprimer et peindre :wub: C'est dur de se rapprocher du niveau des productions de notre cher @Zugrub, surtout niveau modélisme, alors je compense avec la narration. Mais je me force à peindre, rien que pour ce premier affrontement, j'avais peint tous les  cultistes, les autels et encore en plus les Veneurs de Slaanesh sur montures démoniaques, une production hors norme par rapport à mes habitudes 😅

 

Merci @icarius, tes mots me touchent :blushing: Je suis très satisfait car c'est exactement ce que je recherchais, donc content de voir que les regards externes ressentent ce que j'ai voulu retranscrire. J'espère que le deuxième affrontement sera à ton goût ! J'ai remanié plusieurs fois certains détails qui me chiffonnaient, j'espère que la lecture ne s'en fera pas ressentir :wink: Pour cet affrontement j'ai peints les maraudeurs de khorne à double armes de base mais j'avais oublié de peindre une figurine pour Taarkhan, la honte d'avoir une figurine à peine sous-couchée au milieu du régiment que j'ai le mieux peint jusque là 😔

 

Il reste encore plein de péripéties prévues dans cette campagne en tout cas, et je préfère prendre mon temps pour atteindre un rendu global qui a de la gueule. Nouveaux tapis de jeu sur-mesure, nouvelles figurines exprès pour chaque bataille, je n'arrête pas les efforts croyez moi ! Afin de donner un aperçu de la suite, voici grosso modo le carnet de route :

 

- bataille 1 : Slaanesh se manifeste parmi des civils

  • conséquence évitée : qu'une armée de démons ne se déverse depuis le centre de l'Empire, évitant une menace bien pire que de simples cultistes. Le vainqueur de cet affrontement orientait en partie où l'affrontement final pouvait se passer : siège de Krugenheim par les cultistes ou siège du repaire du champion de la ruine qui orchestre les exactions des cultistes.

- bataille 2 : Khorne corrompt des militaires (je met un spoil pour ne pas gâcher la surprise de l'issue de l'affrontement Icarius :wink:)

 

  • Révélation

    conséquence évitée Le vainqueur de cet affrontement orientait en partie où l'affrontement final pouvait se passer. Aucun doute possible, il y aura donc le siège de Krugenheim par les cultistes pour l'affrontement final. Si Vigo avait au moins réussi à en réchapper, son alerte aurait pu être entendue et faire parvenir des renforts pour la garnison de Krugenheim, au vu de la prise de conscience du danger qui rôdait. Malheureusementce renforcement des positions impériales n'aura pas lieu à temps.

- bataille 3 : Nurgle rentre en action pour briser les reins des impériaux avec les maladies avant le repli dans leurs places fortes face à cette explosion au grand jours des cultes de partout

  • scénario : un pontife de Sigmar se révèle être complètement corrompu par Nurgle et a répandu les miasmes de son dieu partout en rase campagne au fil de ses pèlerinages ("le corps du christ de Sigmar" qu'il disait !) auprès de ses ouailles. Un pan entier de la population locale de Tauer se tourne vers le Père des Afflictions de peur de mourir, tandis que la maladie fait des ravages. Le Comte de Krugenheim déclare la loi martiale immédiatement et établi des cordons sanitaires autour des réserves de nourritures sans quoi l'épidémie et la famine vont tout ravager d'ici aux prochaines récoltes car nous sommes au sortir de l'hiver, la population étant au bord de la guerre civile dans la panique ambiante. Le but des cultistes est de marquer des points en faisant franchir à leurs unités (potentiellement) contaminées le cordon sanitaire pour corrompre les ressources. On aura donc un genre de scénario "Percée" avec quelques ajustements, un potentiel surnombre côté cultistes du fait des échecs précédents de l'Empire, les ralentissant dans leur compréhension du mal, mais la loi martial les voient déployer leurs meilleurs unités pour protéger les vivres
  • Conséquences de l'affrontement : si les forces de Nurgle ont réussi à contaminer les réserves, un barème s'appliquera pour voir les effets sur la garnison de Krugenheim pour les prochaines batailles. Les cultistes de Tzeentch ne seront pas épargnés car Nurgle a un malin plaisir à contrecarrer les plans de son rival :devil:

- bataille 4 : Tzeentch intervient de l'intérieur d'une place forte pour éviter un long siège où les forces des cultistes seraient trop faible pour tenir dans le temps

  • scénario : deux bourgeois, dandys excentriques et avides de pouvoir ont vendu leurs âmes sans le savoir au travers de leurs ambitions dévorantes. Désormais pantins du Grand Conspirateur, ils se retrouvent impliqués dans une tentative de l'ouverture des portes depuis l'intérieur de Krugenheim qui s'est retranchée en voyant converger vers elle des bandes armées. Le siège n'a a proprement parlé pas encore commencé, les troupes impies misant sur l'ouverture des portes par les traîtres éparpillés dans la ville. Siège oblige, la loi martiale règne dans les murs dans la ville, et chaque culte de Tzeentch émerge, éparpillés dans tous les quartiers, et converge vers la porte principale devant laquelle commence à s'amasser leurs alliés. Des patrouilles impériales risquent de les détecter à tous moments, aussi les cultistes doivent redoubler de prudence afin que l'alarme ne soit déclenchée le plus tard possible et que leur objectif soit atteignable face à des garnisons entières de soldats de métier !
  • Conséquences de l'affrontement : La bataille finale de l'assaut sur Krugenheim commencera avec les portes ouvertes ou non selon la réussite des plans insondables de Tzeentch. Mais les chaoteux n'auront pas le loisir de s'attarder à construire des engins de siège car un contingent impérial est déjà en chemin, donc ils doivent se précipiter, quoi qu'il en coûte.

- bataille 5 : assaut sur la ville par les cultes unifiés sous la bannière d'un champion de la ruine qui tirait les ficelles depuis le départ et faisait rentrer en activité chaque culte un à un. J'hésite pour cette bataille à faire réapparaître les unités survivantes des batailles précédentes, mais comme jusque là il y a eu à chaque fois pas mal d'unités survivante niveau chaos et aucune niveau empire, je ne pense pas. Peut-être juste une unité emblématique de chaque, pour le clin d'oeil. A voir. J'aurais aimé l'idée de faire une liste en mode VRAI chaos universel, avec les hommes-bêtes qui sortent en petits groupes des bois et se rallient sous la bannière du champion du chaos universel, mais mon adversaire en a tellement peu et sans aucune peinture que je crois que ça va jurer ave le reste.

  • scénario : bataille de siège. Les règles de Bain de Sang dans les Badlands seront utilisées, les options possible entre le défenseur et l'assaillant déterminés selon les résultats des précédentes batailles. Il faudra marquer un maximum de point de destruction de l'intérieur de la ville, les points de victoire classiques n'ayant pas tant un impact majeur car les dieux sombres se moquent des pertes de leurs pantins, seul compte la destruction de leurs ennemis. Je vais m'inspirer aussi du scénario du livre General's Compendium qui propose un affrontement de siège suivi d'une bataille dans les rues pour dévaster une ville.

 

S'il y a des intéressés, je peux m'atteler à rédiger les intro narratives des batailles futures comme ce sont des secteurs et personnages différents à chaque fois. Ca permettra de faire patienter tout un chacun comme ça ^^

 

A plus chers lecteurs

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Merci pour le spoil, j'ai pas encore commencé à lire le second rapport. Mais je vais me lancer bientôt promis!!

En tout cas c'est bien qu'un projet de campagne puisse se combiner avec un projet modélisme. C'est parfois comme ça que ça avance le plus vite (enfin toutes proportions gardées!).

 

 

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