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Ghiznuk

[BACKGROUND] LIVRE D'ARMÉE DYNASTIES IMMORTELLES

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p.8
 

Les Royaumes de la Mort
 
Mon voyage au Naptesh
 
– Par Beatrix von Üblingen, magicienne de la Société impériale d'Eichtal

6ejour d'acrobre, 962 A.S.

Quelle chance inouïe ! Je n'arrive pas à y croire. Parmi toutes les personnes que la Société aurait pu choisir pour diriger cette expédition, c'est ma candidature qui a été retenue ! Cette pathétique fouine de van der Grimm était sur le point de défaillir lorsqu'il a entendu proclamer la décision.

Ceci étant mon journal de route, mieux vaut d'emblée expliquer l'objet de ma mission : la Société m'envoie pour une expédition au Naptesh. Le Naptesh ! Le légendaire royaume des Morts, berceau de la civilisation humaine et de l'art de la nécromancie ; ce pays qui a englouti la Croisade perdue et des générations de chasseurs de trésor dans ses déserts sans fin. Les possibilités de recherche son illimitées !
 
Tout a commencé il y a un mois de cela, lorsque la Société a acheté un certain nombre d'artéfacts auprès d'un aventurier du nom de Ferdinand Valdès (dont vous avez certainement déjà entendu parler des exploits). Bien que nos experts aient tout d'abord été dubitatifs quant à sa provenance, un examen minutieux a démontré que les trouvailles de Valdès étaient bel et bien d'authentiques objets funéraires naptéens. La déesse seule sait comment Valdès se les est procuré. Il n'était de toute évidence que très peu communicatif à ce sujet.

Le principal spécimen est un sarcophage doré contenant le corps momifié d'un véritable prince naptéen.

En tant que spécialiste en lettres naptéennes de premier ordre de la Société, vous pouvez imaginer mon enthousiasme lorsque, en déchiffrant les hiéroglyphes sur le sarcophage, je réalisai qu'ils identifiaient le corps qui y était contenu comme étant celui du roi Kharatep, mentionné dans les Chroniques de Temut comme l'un des gardiens des sarcophage de Phatep.

Il n'y avait cependant pas le moindre signe de ce sarcophage parmi le butin que Valdès nous a vendu. Les interrogatoires approfondis avec ses hommes ont eux aussi confirmé qu'ils n'avaient pas vu le moindre objet correspondant à sa description. Nous ne pouvions donc tirer qu'une seule conclusion : si les hommes de Valdès ne l'avaient pas pris, alors le sarcophage doit toujours être là ! Il ne nous a fallu que très peu de temps pour tirer d'eux l'emplacement exact du tombeau et pour mettre sur pied notre propre expédition destinée à le retrouver. À part leur importance historique, ces sarcophages sont considérés comme des artéfacts d'une immense puissance arcanique. J'imagine la tête que feront ces paons vaniteux de Narrenwald lorsqu'ils apprendront que nous possédons l'un d'entre eux ! Ils vont certainement s'en arracher les cheveux.

À l'intention des personnes peu familières avec l'histoire naptéenne, j'ai joint aux pages suivantes un extrait de la légende connue sous le nom du « Long Trépas », qui explique l'origine de ces sarcophages.

À présent, je dois terminer mes préparatifs en vue de mon départ, qui aura lieu dès demain.
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p.11

 

Le Long Trépas

 

Ce qui suit est un extrait de la traduction phare réalisée par Abd al-Latif du Livre des morts naptéen. Elle est reproduite ici en langue impériale avec l'autorisation de la Grande bibliothèque d'Eichtal.

 

Le plus grand de tous les rois du Naptesh fut Phatep, lui qui était assis à la droite des dieux. Sous son règne divin, les étés étaient longs, les récoltes abondantes, et les frontières de l'empire s'étendaient des montagnes à la mer occidentale. Sa reine était Temut la Sage ; ensemble, ils régnaient en harmonie sur les peuples de la vallée et sur ceux du désert.

 

Le vizir de Phatep était Setesh l'Étranger, dont le cœur se durcit de jalousie envers son roi. Il rassembla en secret des individus des maisons cadettes du Naptesh, leur promettant la richesse et le pouvoir une fois que lui-même serait monté sur le trône. On trouvait, à la tête des conspirateurs de Setesh, la reine Nepharet de Hanaphuk. Cette dernière avait toujours éprouvé du ressentiment envers la domination des rois de Tehmet ; elle vit dans le complot de Setesh une chance d'élever sa propre cité au-dessus des autres.

 

Setesh et les conspirateurs élaborèrent un plan. Lorsque Phatep voyagea par la mer pour converser avec les petits hommes des montagnes, un splendide banquet fut organisé à la cour de Nepharet pour célébrer son retour. Au moment où les voiles blanches de son vaisseau furent aperçues à l'horizon, Setesh expliqua que le roi ne devrait être amené au palais qu'après la tombée de la nuit, pour que personne ne le vît venir ou partir.

 

Une fois la table du banquet disposée, le roi siégeant à la place d'honneur, Nepharet demanda à ses servantes de lui amener un coffre merveilleux, orné d'or et de lapis-lazuli. Nepharet à la bouche sucrée expliqua aux convives qu'elle l'offrirait au premier de ses invités capable de s'y glisser complètement.

 

L'un après l'autre, les invités de Nepharet essayèrent et échouèrent, se plaignant qu'ils ne parvenaient pas à rentrer dans le coffre. Finalement, grisé par le vin, le roi fut convaincu de se plier lui aussi à cet exercice.

 

Dès le moment où Phatep s'agenouilla dans le coffre, les hommes de main de Setesh lui refermèrent le couvercle sur la tête. Tirant leurs épées, ils transpercèrent le coffre de part en part, frappant encore et encore, jusqu'à ce que leurs lames dégoulinassent du sang du roi. Nepharet et les conspirateurs burent le sang qui s'écoulait du coffre, espérant par là obtenir une mesure de sa force divine.

 

C'est le moment que choisit le traître Setesh pour sortir des ombres. Il commanda à ses disciples de découper le corps de Phatep en neuf morceaux. Chacun de ces morceaux serait scellé dans un sarcophage doré et emporté loin du palais de Nepharet afin de dissimuler toute preuve de son crime.

 

Setesh reviendrait à Tehmet pour y monter sur le trône en annonçant que le vaisseau du roi s'était perdu en mer. Il emportait avec lui le cœur du roi, sachant que c'est dans cet organe que résidait la vraie divinité de Phatep.

 

Mais Setesh ignorait qu'un de ses disciples, Tekhamun le Reviré, rongé par la culpabilité, ne supportait déjà plus le goût du sang royal sur sa langue. C'est pourquoi lors de son voyage de retour, Tekhamun jeta le coffre contenant la tête de Phatep dans le grand fleuve Napaat, qui l'emporta jusqu'aux pieds de la reine Temut. Celle-ci avait reçu les messages de Setesh lui demandant de se joindre à sa cour ; elle connaissait maintenant toute l'étendue de la traîtrise du grand vizir. Brandissant la tête de son défunt mari en tant que preuve, elle rallia à elle toutes les familles aînées du Naptesh contre l'usurpateur, et l'empire fut déchiré par une guerre fratricide. Au début, il semblait que Setesh ne pourrait pas triompher de Temut et de ses alliés : leurs richesses étaient plus grandes, leurs armées plus puissantes. Setesh, cependant, avait volé le cœur du roi et, avec lui, le pouvoir des dieux.

 

Setesh ouvrit les portes du monde du dessous, rappelant les morts de leur repos pour qu'ils combattissent à nouveau pour lui. Les armées de Temut furent repoussées. La guerre fit rage pendant des années, empoisonnant les terres de l'empire. Des villes furent rasées, des villages incendiés. Partout, il n'y avait plus que mort et chagrin. Dégoûtés par ce qu'il était advenu de leur enfant préféré, les dieux tournèrent le dos au Naptesh. Une terrible sécheresse changea en poussière les champs fertiles du Naptesh, tandis que les traîtres qui avaient bu du sang de Phatep furent touchés par une malédiction de soif éternelle. Mais l'armée de Setesh continuait à se battre, ne nécessitant ni boisson, ni nourriture, ni ombre.

 

Après de longues années de massacres, Temut parvint à contraindre Setesh à se placer lui-même à la tête de son armée dans la plaine de Takhat. Les deux armées s'affrontèrent sous le soleil de plomb, tandis que l'usurpateur et la reine légitime se cherchaient mutuellement au milieu de la mêlée.

 

Une fois face à face, ils luttèrent jusqu'à tomber tous deux, chacun ayant infligé à l'autre un coup mortel. Tandis qu'ils gisaient ensemble, mourant, Setesh se moqua de Temut. Je ne crains pas la mort, lui dit-il, car je suis moi-même le maître de la mort. Mais lorsque ton heure sera venue, ton âme deviendra un sujet en mon royaume.

 

Setesh rendit alors son dernier souffle, et Temut réalisa l'atroce vérité de ses dires. Elle implora les dieux du Naptesh de l'épargner, et ils accédèrent à sa requête. Les portes du monde du dessous furent scellées à jamais, y enfermant Setesh, qui devint un dieu dans sa propre prison.

 

Mais les habitants du Naptesh furent à leur tour condamnés à ne jamais connaître la paix dans les chambres de l'au-delà, errant dans ce monde avec les morts sans repos.

 

C'est ainsi qu'il advint que le royaume du Naptesh devient le royaume des Morts. Les vivants qui demeuraient dans ces terres hantées prirent bientôt la fuite, leurs champs transformés en cendres par la malédiction des dieux.

 

Seuls restèrent les quelques nobles incapables d'abandonner la fière histoire de leurs ancêtres. Entourés de leurs serviteurs morts, ils s'enfermèrent dans leurs palais d'albâtre et de marbre jusqu'à ce que la mort vînt les trouver. Alors leurs laquais morts-vivants les embaumaient conformément à l'antique coutume avant de les mettre au tombeau, pour attendre des âges durant que Setesh le Renégat fût détruit et la route du paradis, rouverte.

 

Jusqu'à ce jour, ils attendent.

 

– Différentes versions de ce mythe ont été trouvées dans les Annales de la mer de Poussière et dans les plus vieilles catacombes d'Avras

 

Il existe également des documents attestant d'une autre version découverte par les croisés équitains sous les formations rocheuses de la côte septentrionale du Naptesh, connues sous le nom de « Colonnes de Har-Khowarp » ; ces inscriptions taillées dans la roche ont malheureusement été détruites sur ordre du clergé sunniste (B. v. Ü.)

 

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p.13
 

Arrivée en Taphrie

 

27ejour d'acrobre, 962 A.S.

Le trajet fut fort long, mais nous avons enfin débarqué à Port-Reynaud, sur la côte septentrionale de Taphrie. Je ne serai certainement pas fâchée de faire mes adieux à notre vaisseau, la Gloire de Sunna – le Baquet tangueur aurait été un meilleur nom. Je ne me suis jamais sentie aussi mal de toute ma vie.

Port-Reynaud fut fondé en tant que point d'arrivée pour les croisés, et ça se voit. Les grandes fortifications qui enserrent le port et la citadelle sont de loin plus impressionnantes que la ville en elle-même.

Heureusement, nous n'avons nul besoin de rester ici très longtemps : juste le temps de rassembler quelques guides, gardes et bêtes de somme pour notre expédition dans le désert. Günther s'est chargé du recrutement : notre équipe est presque au complet. Peu de locaux semblent prêts à nous aider. Peut-être est-ce compréhensible étant données les circonstances, mais j'aimerais tant qu'ils puissent dépasser le cadre étroit de leurs craintes superstitieuses. Ma foi, s'ils ne veulent pas travailler, c'est leur problème !

Günther Helmgart
Chef de nos porteurs. Employé de la Société impériale, costaud et fiable, son expérience nous a été très utile jusqu'ici. Je crains cependant que la chaleur ne commence à lui peser.

Johannes Grünstein
Érudit de l'université de Narrenwald, spécialiste de l'histoire antique. Il me paraît singulièrement inutile, mais maître Aldebrand a insisté pour que nous le prenions avec nous. Il prétend avoir quelques connaissances en hiéroglyphes naptéens. En attendant, il mâche tant de qat qu'il ne peut s'en passer une journée, sous peine de se mettre à trembler continuellement.

Gilles d'Auvigne
Un type plutôt maussade, qui nous a rejoints récemment en tant que chef de nos gardes. Günther l'a trouvé sur les quais. Il dit avoir participé à la dernière croisade – ce qui est parfaitement plausible, au vu de ses cicatrices.

Abdoullah ben-Rahil
Le chef de nos guides. Il affirme bien connaître les tribus du désert et pouvoir nous faire traverser les sables en toute sécurité – même s'il a fallu lui promettre une forte somme pour le convaincre de nous accompagner une fois que nous lui avons expliqué notre destination. Personnellement, je ne serais pas étonnée d'apprendre que sa peur était feinte. C'était certainement une tactique de marchandage très efficace.
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