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Ghiznuk

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  1. Ajout du sujet « Bestiaire » et du sujet « Si chevalerie m’était contée »
  2. GÉANTS traduit de L’Univers du Neuvième Âge Les géants vivent en petits groupes dans les vallées les plus isolées des régions montagneuses. Si leur véritable nature et taille adultes demeurent sources de spéculation et d’effroi, comme nous le savons, les jeunes membres de leur espèce se retrouvent chez tous les autres peuples, dans toutes les régions du monde. Ces jeunes géants sont souvent intégrés dans les cultures de leurs hôtes auxquelles ils s’adaptent à un degré surprenant. Cet attachement au mode de vie autochtone des régions où ils vivent découle certainement de leur nature éminemment sociable et de leur désir de trouver des amis. Comme en attestent de nombreux commandants militaires, cette même amabilité et intelligence puérile rend les géants hautement imprévisibles au combat. Ils peuvent être mus par une loyauté démente, mais sont tout aussi prompts à de catastrophiques colères lorsqu’ils sont fâchés ou ont été blessés. Quant à moi, je considère les géants comme les âmes les plus pures et les plus douces en ce monde cruel. Si je n’ai jamais trouvé la force de coucher par écrit ma propre expérience, il me suffit de dire qu’il s’agissait d’une amitié qui a profondément affecté le cours de ma vie. Le présent ouvrage est à jamais dédié à mon vieux compagnon, Maurice. Ce monde ne méritait pas ta bonté. +++ « Le Cycle des géants » 1. Naissance Les parents élèvent les petits géants dans les montagnes. –> 2 2. Voyage Les jeunes géants ressentent une soif naturelle de découvertes et se mettent à explorer le monde. –> 3 3. Association Les géants rencontrent d’autres êtres qui les traitent bien et nouent des liens d’amitié, s’adaptant à leur nouvelle culture. –> 4 4. Départ Après plusieurs années, le géant s’en va subitement, soit qu’il a perdu son intérêt pour ses nouveaux amis, soit qu’il est à nouveau gagné par la soif de voyage. –> 2 ou 5 5. Retour au pays À partir d’un certain âge, le géant ressent un désir profond de retrouver les siens. Il retourne à son lieu de naissance et fonde une nouvelle famille. –> 1 – Extrait de De Monstri Corporis Fabrica, par Grégoire Kleber
  3. Les crocs derrière le masque Texte de présentation du Conclave vampirique sur le site C’est dans l’ombre des cauchemars de l’humanité que se terre une menace invisible, cachée derrière le masque de la civilisation. Les maîtres de la non-vie, les seigneurs assoiffés de sang, tirent les ficelles, manipulant les morts comme les vivants, menant dans le plus grand secret leurs luttes pour le pouvoir, faisant sortir des armées entières du tombeau. Restez dans la lumière, de peur que vous ne tombiez sous l’emprise du Conclave vampirique. Ranimés par la magie noire, les tués de la veille comme les morts depuis longtemps oubliés se lèvent pour servir. D’épouvantables fantômes hantent les ruines des châteaux abandonnés, d’horribles monstres morts-vivants pourchassent la chair des vivants. Tous autant de pantins qui accomplissent la volonté des seigneurs vampires, les plus dangereuses des créatures de la nuit. ++++++++++ traduction de L’Univers du Neuvième Âge De tous les pouvoirs terrifiants dont disposent les vampires, celui de la nécromancie est le plus connu. Il faut cependant comprendre que les cadavres ne sont pas réanimés par la seule magie. La manipulation d’une telle quantité d’amas de chair ambulants est en effet un tour de force inimaginable, dont seuls les dieux seraient capables. Pour vivre, les morts ont besoin de leurs propres instincts et pulsions : pour cela, une âme doit être insufflée dans la matière. Les morts-vivants mineurs ne requièrent que des âmes simples au comportement correspondant : celle d’un simple animal domestique suffit. Plus complexe l’entité, plus raffinée l’âme requise. Les vampires et autres nécromanciens échangent entre eux des individus de valeur destinés à un usage futur, ou luttent entre eux pour se les arracher. Lorsque le besoin s’en fait sentir, ils peuvent collecter des centaines, voire des milliers d’êtres pour générer des âmes qu’ils pourront manipuler afin de lever leurs armées de serviteurs. Il existe une seconde catégorie de morts-vivants, souvent plus menaçants que tout cadavre réanimé : ce sont les âmes qui résistent à l’attraction du Voile, refusant ou incapables de le traverser. Au lieu de rejoindre l’au-delà, ces esprits conservent une attache dans le Royaume mortel jusqu’à ce qu’ils aient obtenu satisfaction, ou qu’ils en soient bannis. Formant des corps éthérés, ils peuvent traverser les murs comme les armures, aussi mortels que n’importe quelle lame. +++ Un Chasseur vint un beau jour, tôt le matin, « Suivez mes ordres, tenons les vampires au loin ». Les sages scrutèrent les parages, Les fous devinrent festin. « Ils ne respirent, ne mangent, ne meurent, Ne vieillissent – et leur magie est leurre. Mais en plein jour perdent bravoure : Pour les vaincre, choisissez bien l’heure. » « Méfiez-vous : ont don d’asservir, Privez-les du sang qu’ils désirent. Apprenez leurs secrets, leur nature dévoilée, Aux lois du sang doivent obéir. » « Ils n’entreront si point n’invitez, Visez le cœur, coup assuré. Par le fer et le feu, alliés précieux, Frappez ! Ils partiront en fumée. » « Broyez les poussières qui restent, Les grands vents vous en délestent. Enterrez-les, mais veillez : Ils reviendront, gage funeste. » « Protégez-vous, parez-vous à l’instant Des symboles divins, écus brillants. Leur regard fuit tout ce qui est béni, Le salut certain de nos enfants. » – Comptine, « L’étranger vint en ville » +++ Les vampires semblent être des prodiges de magie innée : non contents de maîtriser les Arts les plus courants, ils déploient également de nombreux pouvoirs uniques découlant de leur nature. L’illusion est un facteur commun : je comprends que leur véritable apparence est tout à fait monstrueuse, mais qu’ils ne se trouvent que rarement sans un masque. De nombreux rapports font également état d’une capacité à changer de forme et à contrôler les esprits de façon hypnotique. Leur organisme guérit des blessures plus rapidement que tout autre être mortel, bien que ce pouvoir dépende fortement de leur consommation de sang, la grande Soif qui englobe tout. Les vampires sont souvent comparés à des dieux, tout particulièrement par leurs laquais et sycophantes. Et pourtant, ils démontrent une vive antipathie envers toute divinité ou créature du Royaume immortel. Peut-être que s’étant liés de façon irrémédiable à notre plan mortel, ils ne peuvent appréhender la perspective de traverser le Voile sans en ressentir un sentiment d’horreur. Quelle qu’en soit la raison, ils éprouvent souvent un inconfort en présence de symboles religieux, certains étant même incapables de pénétrer un sanctuaire béni de leur plein gré. +++ Pourquoi parler de « Conclave » ? C’est la plus grande des innombrables énigmes concernant cette soi-disant « aristocratie de la nuit ». Les vampires sont essentiellement des prédateurs solitaires qui protègent jalousement leur terrain de chasse et ne choisissent leurs nouvelles « recrues » qu’avec le plus grand soin. Dans ce cas, pourquoi choisiraient-ils de former une alliance si complexe ? La réponse se perd entre le mythe et l’histoire. Depuis l’Âge de la Mort, des chroniques et des légendes font état de plusieurs évènements au cours desquels cette race de suceurs de sang a fini par être révélée au grand jour en conséquence de ses conflits internes, qui ne pouvaient dès lors plus échapper à l’attention des dirigeants mortels. Pour chaque récit parlant d’un vampire régnant au vu et au su de tous, il en existe deux narrant la manière dont des loges ou des lignées entières ont été exterminées par une alliance des vivants. C’est pourquoi aujourd’hui, à l’insu de la plupart des gens, les vampires composent la société secrète la plus élaborée et la plus fructueuse du monde. Ils exercent leur influence sur les naïfs et les naïves qui leur servent de pions, recrutés parmi les grands et les puissants de ce monde, et emploient les plus nobles des institutions comme couverture pour leurs loges. Ils rivalisent les uns avec les autres pour les positions hiérarchiques, le prestige et l’accès à de nouvelles couches, de plus en plus complexes, de mystère et de savoir interdit. Mais surtout, ils ne permettent jamais que leur présence devienne trop connue, et s’appliquent à semer le doute à ce sujet. La preuve de leur réussite est que, pour la plupart des gens, mes paroles seront prises pour les élucubrations d’un fou. – Ludovico di Capri, Sous la peau, 702 A.S. L’auteur a mystérieusement disparu peu de temps après la publication de son ouvrage. +++ Les vampires. Suceurs de sang. Pâles gueules. Sangsues. Croquemitaines. Ils ont autant de surnoms que j’en ai tués. Ils se cachent derrière des légendes, ils se fondent sur des racontars pour semer la peur et la confusion. Leur force et leur rapidité sont fatales : mal avisé, le chasseur qui leur fonce dessus tête baissée. La façon la plus sage est de prendre le temps de déceler leur point faible. Ce qui concerne la plupart du temps leurs associés. Je classe ces faiblesses en trois groupes : Les rivaux : tels que d’autres nécromanciens, qui sont comme des vautours tournoyant au-dessus des loups. Là où vous les voyez s’installer, vous pouvez être sûr que le véritable prédateur s’y cache. Ils sont souvent prêts à négocier pour préserver leur propre vie, avant de se carapater et de laisser le Comte subir l’épreuve du feu. Les laquais et autres esclaves : peu de chance de coopération, étant donné qu’ils préfèreront traverser la Mer brisée à la nage plutôt que de dénoncer leurs seigneurs et maîtres. Mais ils ont tendance à être passionnés, au point où cela leur fait tourner la tête, et ils commettent souvent des imprudences. Suivez-les, vous trouverez leur chef. La nourriture : c’est le facteur le plus difficile à employer. Les sangsues se croient toujours trop rusées pour être prises au piège, mais on ne vit pas pendant des siècles et des siècles sans finir par adopter une certaine routine. Si vous parvenez à découvrir quels sont les habitudes et les goûts de votre proie, vous devriez pouvoir la prendre au piège. Correctement équipé, bien entendu. – Malthius Heitmann, chasseur de vampires +++ Les nouvelles lignées sont fondées par les quelques rares individus qui parviennent par eux-mêmes au vampirisme par voie de sombres rituels. Chacune de ces lignées est dotée de traits uniques qui seront transmis à leur progéniture de génération en génération, bien que peu nombreux soient leurs rejetons qui parviendront à égaler en puissance leur fondateur ou fondatrice. Les lignées les plus actives de nos jours sont les suivantes : Sangréal De purs guerriers, qui aspirent aux plus hautes prouesses militaires, s’adonnant souvent à des duels avec les membres de leur propre confrérie. Née en Équitaine, cette lignée s’en tient à son propre code d’honneur, et se délecte de grandes batailles. Stryges Véritables cauchemars, ces vampires se repaissent de la peur qu’ils lisent sur le visage de leur proie. Plus ancienne des lignées, tapie aux marges de la civilisation, elle incarne la peur que les humains ont du noir. Les stryges sont fortement liés à leurs domaines, qu’ils enveloppent de superstitions et de légendes. Lamianes Marionnettistes, manipulatrices, araignées… Avec leur art du subterfuge et leur influence inégalés, ils se nichent souvent comme un cancer au cœur des grands empires. Agissant par l’intermédiaire d’autrui, ne se révélant qu’à l’heure du triomphe, ils emploient la beauté et le charisme comme des armes finement aiguisées. Vétala Nobles même parmi les autres Comtes de la Nuit, ils mettent un accent particulier sur l’hérédité, sans doute parce que leur lignée est une des plus jeunes de toutes. Chacun d’entre eux trouve sa place parmi les aristocrates ou les dignitaires, exerçant un contrôle sur leur domaine de façon plus ouverte et directe que d’autres vampires. C’est leur capacité à commander aux masses qui définit leur règne. – Pantelis Nicolidès, nécromancien et érudit myran
  4. Histoire La Bataille de Camavon 836 A.S. Eugène Delacoupe, huile sur toile, 102 pouces sur 78 Eugène Delacoupe (804-869) était un peintre reconnu de la période avrantique dans les écoles destrienne et æturienne. La Bataille de Camavon est son œuvre de jeunesse ; elle commémore le célèbre combat, traditionnellement daté de l'an 9 A.S., au cours duquel le chevalier rebelle Uther a « vaincu » le puissant Gilles de Raux, Premier Nécroprince du Royaume impérissable et Seigneur éternel des Grands Mystères. Uther fut ensuite couronné premier roi mortel d’Équitaine. Le style de ce tableau a des tendances avrantiques à l'exagération et à l'émotion, avec les feux de la bataille qui illuminent et mettent en valeur le héros humain, se dressant au-dessus du corps gisant de son ennemi sans tête. L’Uther historique provenait d'un duché plutôt éloigné et sans importance du nord de l'Équitaine ; rien ne prouve qu'il ait accompli quoi que ce soit d'important avant de rejoindre la croisade de la Sainte à l’Épée flamboyante, profitant largement de la renommée qu’Elle s’était taillée en Orient. L’artiste se plie à la propagande équitaine traditionnelle sur le statut du nouveau roi en tant que champion de la Dame (bien qu'il ait passé la majeure partie de sa vie à fréquenter des puissances étrangères). Rien dans les récits de l’époque ne suggère que le Chevalier d’émeraude ait été présent à Camavon, comme le représente l'artiste, ni qu'une fleur de lys chatoyante soit apparue spontanément sur le bouclier d'Uther. Aussi célèbre que soit le travail de Delacoupe, les meilleures études suggèrent qu'il s’est laissé leurrer par la mythification des grands évènements de l'histoire équitaine. Les archives démontrent que c'est en fait bien à Gilles, Roi Passé et Futur, que revient le mérite de l'édification de cette nation. C'est lui qui a protégé les peuples éparpillés de l’antique Regio Equitatem face aux hordes de la Vermine, qui les a rassemblés en un seul royaume, qui a fondé les traditions chevaleresques et qui a maintenu la paix sur ce territoire, permettant au pays de prospérer pendant les siècles qui ont précédé la naissance d'Uther. Pour une interprétation plus juste et plus honnête du règne de Gilles l'Impérissable, nous recommandons à nos visiteurs libres penseurs d’aller contempler le Triomphe du Roi noir de Péricault, exposé dans la Salle des Cérémonies. – Plaque descriptive d’un tableau présenté au siège de la Guilde des tisserands à Guênac, club de gentilshommes et société fraternelle possédant des loges dans toute la Vétie occidentale
  5. SI CHEVALERIE M’ÉTAIT CONTÉE Guide du Royaume d’Équitaine Traduit du parler équitain en langue moderne par Dieter Frucht, Université d'Eichtal Responsable de la faction : Peter G. Orfanos Chef de l’Équipe background : Edward Murdoch Co-auteurs : Sebastiaan Follens, Charlie Lloyd, Henry P Miller, Edward Murdoch, Peter G. Orfanos, Glenn Patel, Matt Perriss, Alessandro Vivaldi, John Wallis, Calisson Rédaction : Peter G. Orfanos, John Wallis Expertise linguistique : Ghiznuk Mise en page : Kacper Bucki Traduction française : Thraedor, Ghiznuk, Aenoriel Très cher Abou Zafar, En cette heure où tu pars en voyage, plein d’espoir, je profite de l’occasion pour te dispenser ces quelques conseils. Mon neveu, tu évolues à présent dans des cercles dont on chante les louanges. Tes vaillants efforts au nom de notre déesse nouvellement adoptée, notre Dame bénie, t'ont valu de grandes éloges de la part de la Mère Patrie et une invitation de Sa Majesté. Malgré tout, tu es le premier de notre colonie à voyager en Équitaine depuis notre avènement, et cela comporte des dangers. Je suis certain que le roi Henri reconnaîtra en toi la grandeur de nos gens, et notre place au sein du Royaume en sera assurée. Mais tu marcheras dans un véritable nid de vipères des sables, où ton moindre faux pas les verra empoisonner l'oreille de Sa Majesté en ta défaveur. Ce voyage est pour toi l’occasion de te préparer, d’apprendre, de connaître nos correligionnaires aussi bien qu'ils se connaissent eux-mêmes. Je t’offre cette collection de parchemins qui sera pour toi, j’en suis convaincu, la meilleure des armures au cours de cette quête. Porte-la bien, et fais honneur à nos ancêtres. Nos titres peuvent ne pas signifier grand-chose pour les Vétiens aujourd’hui, mais avec le temps, ils apprendront à nous connaître et sauront notre valeur. Va en paix, et que le succès rencontre tes pas. – Mansour al-Hafiz Lettre envoyée au tout nouveau duc d’Équitaine, depuis la colonie de Tahouat en-Ounser
  6. DRAGONS traduit de L’Univers du Neuvième Âge La Société impériale considère les dragons adultes comme les créatures les plus puissantes jamais rencontrées dans le Royaume mortel. Même si certains érudits remettent cette notion en question, il ne fait aucun doute que ces bêtes merveilleuses font partie des atouts militaires les plus recherchés, et jouent un rôle de premier plan dans l’imaginaire collectif d’à peu près toutes les cultures du monde. Les dragons nichent dans toutes les régions du monde ; certaines races sont particulièrement adaptées à un type d’habitat en particulier. Étant donné qu’ils peuvent vivre plusieurs siècles, ils sont pratiquement toujours considérablement plus âgés que leur compagnon humain ou même elfique. Ils sont particulièrement remarquables pour leur affinité pour la magie. Tout comme les surnaturels et créatures comparables, les dragons peuvent manipuler la magie sans effort pour produire des effets spectaculaires, tels que leur capacité à voler, leur feu intrapulmonaire, et même parfois quelques sorts qu’ils ont appris d’eux-mêmes. Quand bien même cela paraîtrait biologiquement impossible, toutes les données confirment que ces êtres sont bel et bien par nature des créatures mortelles, composées essentiellement de chair et de sang. +++ Chacun d’entre nous possédait ses propres ressources et avait son propre domaine de recherche spécialisé. Nous aimions nous répéter que nous avions une stratégie ou un plan à long terme, mais tout ce dont je me souviens de nos réunions était que nous échangions des informations tout comme d’autres échangent des pierres précieuses. Oglethorpe nous a parlé de rituels de reproduction aussi violents qu’inoffensifs. Da Quino nous a fait le résumé d’un grimoire occulte qui tentait de catégoriser les trésors célèbres : la plupart des dragons collectionnent l’or et les joyaux, mais beaucoup d’entre eux collectent aussi des objets beaucoup moins familiers ; certaines collections draconiques sont tout à fait ésotériques. Nous avons étudié leur habitude de « sommeiller », qui consiste à passer de longues périodes de dormance et de récupération pouvant s’étendre sur des décennies, particulièrement après avoir subi de graves blessures. Le plus fascinant pour nous était le travail réalisé par Khozemi sur leurs grandes assemblées. Nous fûmes fascinés par ce sujet pendant de nombreux mois. Malgré tous nos efforts, nous ne parvenions pas à établir la périodicité exacte de ces terribles réunions de dragons. Elles se produisent en moyenne une fois tous les cent ans dans chacune des grandes régions du monde. Mais nous comprenions encore moins quel en était le but. S’il paraissait établi qu’elles avaient pour objet la discussion, nous n’avions pas la moindre idée de quoi pouvaient bien discuter ces immenses créatures. Je doute de ce que nous autres, mortels, l’apprenions jamais. Mais le sentiment général parmi notre groupe était que les dragons ont certainement des plans qui dépassent de loin notre compréhension primitive. – Mémoires d’une membre d’un « Club d’appréciation des dragons » +++ Nous ne savons toujours pas si les rumeurs concernant l’œuf de dragon qui serait conservé par la famille régnante de Zmayevatz sont véridiques. Rappelons donc certains faits, sans nous départir de la plus grande prudence. Les dragons n’atteignent leur pleine stature qu’après de nombreux siècles. Les chasseurs d’œufs sont parfois parvenus à contrôler de jeunes dragons pendant dix ans ou plus avant que leur dominance naturelle ne brise tous les liens de domestication. Mes sources abondent toutes dans le même sens : il n’y a qu’une seule manière d’effectivement monter un dragon, et c’est lorsqu’il choisit de son plein gré un partenaire mortel. Ce qui est rare. Les raisons de cette décision restent obscures. La plupart des compagnons ainsi choisis sont des elfes (nous ignorons pourquoi), mais ils ne se limitent pas à cette seule espèce. Qui plus est, on n’a jamais vu de dragons se combattre l’un l’autre hormis ceux qui ont accepté un cavalier. En toute autre occasion, on dit des dragons qu’ils abhorrent les affrontements entre eux. Peu nombreux sont les dragons non associés à un simple mortel qui se mêlent des affaires des peuples inférieurs. Une notable exception à cette règle est l’Empereur du Tsouan-Tan. Je dois cependant souligner le fait que tous les dragons sont des êtres hautement intelligents. Ils sont même capables de parler : on dit d’ailleurs que toute conversation avec l’un d’entre eux est une expérience éprouvante et qui change souvent entièrement la vie de la personne concernée. Ils sont de nature variée, mais ont tous la fierté en commun. En outre, ils sont rarement francs dans leurs interactions. Mon avis en ce qui concerne cette affaire est qu’un jeune dragon sorti de l’œuf serait un énorme atout pour Zmayevatz pour un certain temps, mais qu’au final, il risque tout autant d’entraîner d’irrémédiables pertes à ses possesseurs que de leur profiter. – Rapport au Comte de Coslingen
  7. p.1 LE IXe ÂGE BATAILLES FANTASTIQUES SPLENDEUR ET EFFROI Guide des Elfes noirs p.2 LE IXe ÂGE BATAILLES FANTASTIQUES SPLENDEUR ET EFFROI Guide des Elfes noirs Auteurs principaux : Daniel Eugui, Scott Jones Responsable de la faction : Marko Lukić Chef de l’Équipe background : Edward Murdoch Co-auteurs : Henry P Miller, Alessandro Vivaldi Relecture : John Wallis Mise en page : Kacper Bucki Traduction française : Nitch, Mad Otter, Thraedor, Ghiznuk, Ænoriel Première édition, avril 2021 p.3 Rapport de mission – Inquisiteur Première classe Elmar Lorca CLASSIFICATION : SUB-ROSA – À DESTINATION DE : ÉTAT-MAJOR 948 AS, le 27 damose La situation qui prévaut à Avranne est celle d’une scène de guerre. Les forces de la république du Dathen ont provoqué des dégâts considérables et les habitants se sont réfugiés dans les villages des collines environnantes, mettant à rude épreuve les infrastructures locales. Edmund Readwalde, Comte d’Avranne, a accepté l’offre d’aide impériale. Je crois que c’est en partie pour hâter une réaction de la part de la Cour d’Équitaine, le comte y étant en disgrâce (source locale). Nous estimons que sa coopération avec Aschau est une tentative de tirer parti de la paranoïa de la Couronne à l’égard des motivations impériales dans la région. Nous conseillons de maintenir cette approche. Les forces ennemies ont recouru à la tactique caractéristique des Daebs. Des témoins oculaires ont rapporté avoir vu se lever un brouillard soudain et impénétrable provenant de la mer, duquel ont émergé des masses flottantes, de la taille de maisons. Il est probable que les elfes avaient préalablement effectué une mission de reconnaissance des lieux ; ils ont fait preuve d’une surprenante intelligence des routines de la gardes, du fonctionnement de la ville et des horaires des marées locales. L’attaque a été précédée par des éclaireurs, vraisemblablement des Capes noires. Nous supposons que ces agents se sont fait passer pour des marchands arandais lors des dernières semaines dans le but de recueillir des renseignements. Des personnes inconnues prétendant venir de Celeda Ablan (source locale) ont en effet été aperçues dans la ville. Cependant, mes contacts au sein de la flotte marchande des Hautes Lignées affirment ne pas connaître d’individus correspondant à leur description, ni leur navire (source fiable). Cette action à Avranne est d’autant plus inquiétante qu’on a rapporté ces dernières semaines des activités suspectes similaires le long de la côte impériale. Elles présentaient les mêmes caractéristiques que celles décrites ci-dessus. Plus troublant encore, les forces qui se sont abattues sur la ville sont commandées par une aristocrate daèbe dont la réputation n’est plus à faire (nom de code : « Rose noire »). C’est une soldate remarquable ayant suivi une formation militaire conventionnelle par choix, et qui est encore plus redoutable dans le domaine de l’espionnage. Nos renseignements actuels suggèrent qu’elle aurait pu infiltrer les échelons supérieurs de la Cour des Hautes Lignées avant sa nouvelle prise de fonction. Nous ne sommes pas encore parvenus à identifier les individus susceptibles d’être sous son emprise. Nos agents au sein de la sphère diplomatique d’Aldan ont été informés de la situation ; nous nous attendons à recevoir d’autres nouvelles prochainement. Rose noire est influente au sein de la faction sénatoriale « Mère-Patrie » dont l’étoile s’élève à Rathæn. Cette faction constitue une menace existentielle pour l’ensemble de la Vétie, particulièrement pour Sonnstahl. La mémoire elfique remonte en effet à des temps immémoriaux, et mes recherches suggèrent que de nombreux membres de la faction « Mère-Patrie » ressassent encore leur défaite en Vétie à l’époque de la fondation de l’Empire. J’ai demandé à mes agents dans le secteur nord de prêter une attention particulière à toute activité maritime. L’Inquisition recommande que tous les commandants de garnison reçoivent l’ordre de redoubler de vigilance et de s’assurer que les infrastructures et les services locaux soient en mesure de prêter leur concours à une mobilisation rapide. Cette affaire est maintenant de la plus haute priorité. Veuillez vous attendre à recevoir d’autres rapports. J’ai joint à cette missive plusieurs documents, fruits de mes recherches, susceptibles de vous intéresser. Sunna Libera Nos ! E. Lorca Postscript : le Comte semble disposé à jouer le rôle d’informateur de l’Inquisition. Je recommande de suivre ce contact de très près.
  8. p.4 INTRODUCTION Un atlas authentique ne peut être qu’un simple recueil de cartes et une description de terres plus ou moins lointaines : il cherche à faire l’inventaire de la totalité du monde. Et quel meilleur sujet, de ce point de vue, que les peuples qui l’habitent ? Dans le présent ouvrage, j’expose un assemblage de mes propres notes et d’extraits écrits par d’autres auteurs que j’ai acquis au fil de mes recherches. J’ai cherché à réunir des pièces présentant un intérêt particulier ou des informations notablement éclairantes au sujet des nombreuses puissances et races qui luttent pour le contrôle du monde, ou du moins pour l’influencer. Certains auteurs qualifient le Neuvième Âge d’« Âge de l’Humanité ». On ne peut en effet nier le fait qu’au cours des siècles qui se sont écoulés depuis que Sunna est venue reprendre Avras — véritable symbole de la grandeur humaine en Vétie —, notre race est sortie de l’ombre de ses aînées, plus vieilles, plus grandes et plus fortes. Cela est vrai en maintes régions et contrées. Mais, en vérité, cet âge n’appartient ni à une seule nation, ni à une seule race. De fait, le trait peut-être le plus marquant de notre époque est l’intensification des communications et des relations entre des peuples vivant aux quatre coins du monde. Ces interactions sont tout aussi souvent pacifiques que violentes. Aucune année de cet âge ne s’est écoulée sans que n’éclate l’une ou l’autre guerre sur chaque continent. Les humains, race dite ascendante, passent leur temps à guerroyer entre eux dans toute la Vétie et au-delà, même s’ils sont tout aussi prompts à s’allier face à leurs ennemis communs : la terrible menace de la steppe et des Désolations à l’est, les armadas elfiques venant de l’ouest, et les morts-vivants, la vermine et les serviteurs des Dieux Sombres endéans nos propres frontières. En outre, les nations humaines ont beau se targuer d’avoir acquis les marques de la civilisation, peu d’entre elles peuvent affirmer avoir complètement pacifié les tribus barbares de bêtes, d’orques, de sylvestres et de sauriens qui occupent des pans entiers de leur territoire. Ces menaces sont présentes en tout lieu où les humains ont posé le pied, c’est-à-dire partout dans le monde. Car à peu près toutes les grandes factions de notre époque sont des puissances mondiales, même si elles ne sont pas toutes organisées de façon si centralisée que les elfes des Îles blanches, à la tête d’un empire sur lequel, dit-on, le soleil ne se couche jamais. Nous avons entendu parler de colonies vermineuses en Silexie, sans doute établies là il y a bien longtemps par des individus cachés dans les cales de grands navires, ayant rompu tout lien avec leur Avras ancestrale, mais s’accrochant toujours vraisemblablement à des versions déformées de leurs mythes fondateurs. Les ogres, dont la force se trouve dans les montagnes et les steppes d’Augée, fondent également de modestes mais irréductibles royaumes sur d’autres continents, où ils apprennent les coutumes autochtones sans pour autant mettre de côté certains éléments inaliénables de leur propre nature. Les gobelins, dit-on, disposent d’un réseau d’espionnage extrêmement complexe, englobant le monde entier, leurs « jardins » se transmettant des informations qui leur confèrent un incroyable pouvoir de prescience. La stratégie gobeline, rusée, coïncide souvent avec une résurgence de leurs alliés de toujours, les orques, capables de débouler presque n’importe où en grand nombre et sans le moindre signe avant-coureur. Tant les seigneurs vampires que les agents des dynasties immortelles parcourent le monde, tentant en secret de diriger le cours des vies mortelles. Tous les êtres vivants tremblent à l’idée de devoir affronter les armées implacables qu’ils déploient pour accomplir leurs insondables desseins. Même les nains, qui forment la plus immuable et inflexible des races, entreprennent continuellement de longs périples entre leurs forteresses en Vétie, en Taphrie et dans les pics des Jötuns, renforçant leur adhésion à une culture commune, tandis que leurs cousins orientaux, qui dominent la Plaine foudroyée d’une main de fer, maintiennent leurs propres comptoirs commerciaux dans la Mer médiane, en Taphrie et au-delà. Les elfes se sont divisés en trois grandes factions, cherchant chacune à étendre son influence aussi loin que possible à la surface du monde. Les elfes des Hautes Lignées et ceux de Silexie restent les deux plus grandes puissances maritimes, possédant des villes, des plantations, des bastions et des centres de recherche sur de nombreux rivages exotiques. Si les humains se sont récemment lancés dans l’aventure coloniale, les elfes maîtrisent l’art de l’empire depuis des millénaires. Pendant ce temps, leurs cousins aînés, qui vivent dans la Sylve, maintiennent leur pouvoir divin dans la forêt de Wyscan, mais emploient une mystérieuse et archaïque magie arboricole pour se projeter dans les autres grandes forêts et jungles du monde, rappelant leur primauté aux tribus sylvestres locales. Tout comme il existe d’innombrables tribus et royaumes humains vivant en toute indépendance en de nombreuses contrées — la plupart méconnues des érudits vétiens —, on rencontre également des groupes de nains, d’elfes et d’autres races vivant en de lointaines terres barbares, sans le moindre contact avec les grandes puissances que sont les Forteresses, les Citadelles infernales, le Trône de perle ou les Trônes d’obsidienne. Au vu de ce foisonnement et de cette diversité de cultures et de peuples, la désolante ubiquité de la guerre paraît inévitable. La plupart des races conservent une méfiance et une répugnance innées des autres, et il est rare de voir plusieurs d’entre elles partager un même territoire ou vivre côte à côte en toute harmonie. Rare, mais certainement pas inouï. De nombreuses grandes métropoles abritent une population merveilleusement bigarrée : penons pour exemple le ghetto gobelin de Zmayevatz, les marchands nains de Guênac, l’ambassade arandaise à Aschau, la redoute des mercenaires ogres à Myra , et même le barrio saurien de Port-Roig. Mais la palme du cosmopolitisme revient bien entendu à la cité où le présent âge a été inauguré : la sainte ville d’Avras, « Joyau de l’humanité », qui accueille en son sein un nombre incalculable de voyageurs, artisans, commerçants, soldats et espions de toutes les races imaginables, de sorte que les humains eux-mêmes s’y trouvent en minorité dans plusieurs quartiers. Son symbolisme s’est peut-être transcendé : il s’agit désormais d’une grandeur qui dépasse la seule humanité. Elle est l’incarnation même du Neuvième Âge. – Un Nouvel Atlas du IXe Âge, par Johannes Strabo
  9. Hello ! @Magnan XXIII Les fiches sont-elles à jour pour les Elfes noirs et les Nains infernaux ? Y a de la demande
  10. L'ÉPOPÉE DE KIBOTESH Aujourd'hui, nous sommes fiers de vous présenter l'Épopée de Kibotesh, une merveilleuse découverte littéraire parvenue jusqu’à nous depuis l’antique civilisation naine, traduite en français ! 36 pages de pur plaisir littéraire, au fil desquelles nous suivons le grand roi nain Kibotesh et son conseiller, Lugar. N'hésitez pas à nous faire part de vos retours ! ? Lien vers le portail des téléchargements du Neuvième Âge : LIEN Lien de téléchargement direct : LIEN
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