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  1. Bonjour à tous. Je voudrais vous partager mon récit intitulé Le donjon des mystères, qui fait partie des aventures de Jason l'elfe-nain. Je sors un nouveau chapitre chaque mois. N'hésitez pas à commenter pour me donner votre avis ou vos suggestions. Le cours de l'histoire n'est pas encore figé... Chapitre 1 : À l’aventure compagnons ! « Je suis à la recherche de compagnons pour me rendre au donjon des mystères ! » Interloqué, je levai le nez de ma bière et jetai un œil à l’homme qui venait de parler. Au seul ton de sa voix, je m’étais imaginé un colosse de près de deux mètres, musculeux et au regard torve. Au lieu de cela, je découvris un vieillard de taille moyenne et à la silhouette longiligne. Une interminable barbiche blanche suivait les mouvements de son menton et descendait jusqu’à son nombril. Son vêtement, bien que constitué d’une simple robe et d’un chapeau pointu, n’en restait pas moins de qualité. Des motifs ornementaux cabalistiques se trouvaient brodés par endroits. Le fil vert émeraude utilisé sur un tissu mauve faisait ressortir avec élégance ces signes à la signification obscure pour un non initié comme moi. « Qui parmi vous sera assez valeureux pour rejoindre mon groupe et braver les dangers de cette quête ? Parce que oui, cette aventure ne sera pas sans périls. Nous devrons prendre garde aux pièges, affronter des monstres ! Tout le monde ne reviendra pas… » À nouveau, je fus frappé par ces paroles prononcées d’une puissante intonation, presque menaçante, par cet humain à l’apparence si frêle. Il possédait une prestance qui ne manquait pas de faire forte impression auprès des spectateurs alors même qu’il nous annonçait souffrance et mort. Qui pouvait se révéler assez fou pour accepter ce genre d’offre ? Et d’abord, c’était qui ce gars ? Comme s’il avait lu dans mes pensées, il se présenta alors : « Je me nomme Darken… » À ces simples mots, des murmures de stupeur s’élevèrent. Parmi eux, je crus distinguer « l’empoisonneur ». « … Certains d’entre vous ont sans doute entendu parler de moi, continua-t-il sans prêter attention aux bavardages indiscrets. Vous devez ainsi savoir que je n’en suis pas à mon coup d’essai. J’ai déjà conquis bon nombre de donjons, non moins dangereux. J’ai vaincu des ennemis plus redoutables que vous ne pourriez l’imaginer. J’ai participé à l’émergence de royaumes ! » Son long éloge dit, il scruta l’assemblée qui s’était tue. « Alors, personne ? Je me serais attendu à plus de témérité de la part des Iolcosiens ! » Dans sa main, le bâton de mage qu’il tenait frappa le sol en signe de défi. Je parcourus la salle des yeux. Autour de moi siégeaient une douzaine d’êtres de toutes origines. Tous conservaient leur attention tournée vers l’homme, mais aucun ne paraissait décidé à répondre à sa demande. Ils fuyaient d’ailleurs son regard lorsque celui-ci pointait sur eux. Je détournai les yeux et les reportai sur la chope de bière largement entamée devant moi. Voilà plus d’une heure que je la sirotais en silence. Je savourais chaque gorgée tandis que le liquide se trouvait chaud et s’était éventé. Quelle atrocité ! Mais je n’étais pas en mesure de me plaindre. Les dernières pièces de cuivre que mon père avait daigné m’octroyer, en même temps qu’un coup de pied au derrière ne représentaient plus que peau de chagrin. Je disposais bien encore de la bourse offerte par ma mère en cachette au moment de mon départ, mais j’espérais ne pas avoir à m’en servir. De fait, si je ne voulais pas rentrer chez mes parents honteux, je me voyais dans l’obligation de dénicher une occupation rémunératrice et digne. « J’ai entendu dire que la tour renfermerait une salle remplie d’or et de pierres précieuses ! Relança le mage en guise d’appât. Évidemment, les richesses que nous pourrions trouver lors de notre périple seront réparties de façon égale entre ceux qui auront survécu. » Je me retournai sur mon tabouret. Il avait fait mouche. L’assistance commençait à s’agiter sur son siège, avide de fortune. Le poisson était ferré. « J’en suis ! » Sans grand étonnement, plusieurs voix s’élevèrent alors pour signifier qu’elles feraient partie de l’aventure. Une surprise déclencha néanmoins une série de battements incontrôlables dans ma poitrine : je venais de me résoudre à participer ! Certes, je me trouvais au pied du mur. Sans ressources, je ne disposais pas d’autre choix que de me faire engager pour quelque mission que ce soit. De là à aller crapahuter dans les couloirs sombres et infestés de créatures hostiles d’un donjon… À tout hasard, je regardai autour de moi. Peut-être qu’aucun son n’avait en réalité franchi mes lèvres ? Ou peut-être que personne n’avait entendu ? Hélas, devant les yeux moqueurs fixés sur moi, je compris que ma langue n’avait pas remué dans le vide. « Bien ! Messieurs, dames, je vous propose que nous nous retrouvions demain matin ici même. Nous partirons avant l’aube. Ne soyez pas en retard, nous ne vous attendrons pas. » Avec un sourire de contentement, l’homme finit par déserter les lieux, et les discussions interrompues un peu plus tôt purent reprendre bon train. Un grand gaillard qui s’était levé avec convoitise à l’annonce de la récompense de quête et avait manifesté son adhésion à la mission au même titre que moi, ne me quittait pas des yeux. Sa musculature laissait peu de place au doute : c’était un combattant. Il mesurait pas loin de deux mètres. Son visage oblong aux arêtes saillantes présentait des cicatrices d’anciennes blessures, dont l’une qui lui avait arraché une partie du nez. Cela lui donnait un aspect mauvais et le rendait particulièrement laid. L’air narquois sur la figure, il délaissa sa tablée pour venir à ma rencontre. De ses larges épaules, il se fraya sans mal un passage entre les serveuses aux plateaux bien remplis et s’approcha du bar où je me tenais accoudé. Je feignis l’ignorance tandis qu’il me toisait sans vergogne. « Alors comme ça tu veux participer à l’aventure le nabot ? Finit-il par lâcher. — J’suis pas un “nabot” ! — Quelqu’un qui fait un mètre douze, chez moi, on appelle ça un nabot ! — D’abord, je mesure un mètre cinquante ! Ça fait de moi un nain plus grand que la moyenne, dis-je fier. Et je ne suis pas un nain, je suis un elfe-nain ! — Un elfe-nain ? » Contre toute attente, il s’esclaffa. Mes paroles ne me semblaient pourtant pas si drôles. Durant des secondes qui me parurent une désagréable éternité, il pouffa. Les bruits qu’il émettait me firent penser à ceux d’un auroch poilu en train de cracher des bourres de laine. À cette image, je fus tenté de l’imiter, mais je m’abstins. Pour l’obliger à cesser, mon côté nain s’apprêta à casser sur son crâne mon verre de bière. Tant pis pour le breuvage devenu de toute façon tout juste buvable. Mais, ma moitié elfe parvint à retenir son geste et je me contraignis à attendre impatient qu’il stoppe ses dérangeants vagissements. « J’ai jamais rien entendu d’aussi ridicule ! reprit-il, de minuscules larmes aux coins des yeux. Quoiqu’il en soit, je veux pas apercevoir ta sale tête demain matin le minus ! aboya-t-il en me crachant au visage son haleine chargée d’alcool. — Il ne me semble pas qu’il ait limité l’accès aux seuls humains écervelés, lançai-je en manière de défi. — De quoi tu me traites le gnome ? répliqua-t-il en tapant du poing sur le comptoir. — Il n’a rien à voir avec un gnome ! » Il venait de poser sur mon torse un index menaçant quand il fut interrompu. Cette voix ! Féminine, légèrement aiguë. Je l’avais déjà entendue. Elle avait accompagné les nôtres à l’instant de l’acceptation de la mission. Je me remémorai alors les dernières paroles du mage employeur : « messieurs, dames, je vous propose que nous nous retrouvions demain matin ici même… ». Elles suggéraient sans ambiguïté la présence d’une femme. Tous deux nous tournâmes vers celle qui venait de parler. Je dus baisser le regard. « C’est pas vrai, voilà qu’une naine s’en mêle ! railla l’homme. — Je ne suis pas une naine, je suis une lutine, rectifia-t-elle sans animosité. Et maintenant, je crois que vous devez aller vous coucher. » Elle effectua un étrange mouvement du poignet qui sembla hypnotiser le guerrier. « Quoi ? Qu’est-ce que… oui, je commence à avoir sommeil ! » L’homme, sans demander son reste, fit volte-face et retourna s’attabler avec ses compagnons de beuverie. Puis, sous leurs yeux grands ouverts, sa tête tomba comme une masse dans son assiette, et il se mit à ronfler. Satisfaite, la lutine grimpa sur le tabouret à côté du mien et commanda un verre de lait… Quelle curieuse créature ! Elle ne mesurait pas un mètre. Elle ressemblait à une jeune humaine d’à peine six ou sept ans. Seule sa tête, légèrement disproportionnée par rapport à son corps, affichait des traits plus âgés et permettait de la distinguer de cette autre race. J’en rencontrais une pour la première fois. « Je m’appelle Séraphine Mains fines, m’annonça-t-elle après avoir avalé une longue gorgée de sa boisson blanche. — Ah, t’es tisserande ? — Mais non, c’est mon nom : Séraphine Mains fines. Et toi ? — Je suis Jaaranisson Tête d’enclume. — Jaa… — Jaaranisson Tête d’enclume ! — Jaaranisson, répéta-t-elle bredouillante. Quel drôle de prénom pour un nain ! — C’est parce que je ne suis pas un nain. » Elle m’observa d’un œil dubitatif. « Tu présentes pourtant de nombreux traits physiques caractéristiques de cette race. Tu es petit… — Je suis plus grand que toi ! grognai-je. — … Trapu… — Je suis musclé, nuance ! — … Et irascible. En fait, il ne te manque que la barbe ! Comment se fait-il que tu n’en aies pas d’ailleurs ? Tous les nains ont une barbe ! — C’est ce que je me tue à vous expliquer ! Je ne suis pas un nain ! Tiens, regarde ! » Je coinçai mes cheveux roux derrière mon oreille droite et lui présentai cet appendice. « Ben quoi ? Dit-elle sans comprendre mon manège. — Tu ne remarques rien ? — Hormis que tu as plus de cire dans l’oreille qu’il n’y en a sur une bougie, non. — Mais non, pas ça ! Elles sont pointues ! » La lutine se pencha vers moi comme si cela pouvait faire une différence. « Non, elles ne le sont pas. — Mais bien sûr que si ! — Admettons… Qu’est-ce que ça fait ? — Ça montre que je suis un elfe-nain. — Un elfe-nain ? Ça existe ça ? — Bah oui, la preuve, répondis-je en écartant les bras. — Je pensais que les elfes et les nains ne s’entendaient pas très bien. — Pourquoi ? — Bah, sans vouloir te vexer, les elfes sont plutôt du genre hautain et les nains bourrus. Les deux ne font généralement pas bon ménage. — Je ne sais pas… Hormis mon père et ma mère, je n’en ai pas rencontré beaucoup. Et eux ne se disputent jamais ! Faut dire que ma mère se montre très arrangeante en toute occasion… Au fait, c’est toi qui as fait ça ? » D’un doigt potelé, je désignai le grand dadais désormais esseulé à sa table, la tête toujours dans son ragoût de sanglier. « Je le trouvais un peu trop arrogant ! se justifia-t-elle. — Comment t’as fait ? T’as versé un truc dans son assiette ? — Ben non ! Je lui ai jeté un sort de sommeil ! — Parce que t’es magicienne ? — Quoi, tu n’avais pas deviné ? » Elle sauta à bas de son tabouret et tourna sur elle-même. « Quoi ? T’as fait tomber quelque chose ? l’interrogeai-je sans comprendre à quoi tout cela rimait. — Mais non, tu ne vois pas ma tenue ? » Je la détaillai. Elle portait des bottes de cuir marron qui montaient jusqu’à ses genoux, une robe blanche qui elle s’arrêtait au-dessus, et une longue cape rouge maintenue par une broche en forme d’œil recouvrait ses épaules. Sur sa tête reposait un chapeau pointu de la même couleur. « Alors ? insista-t-elle. — J’sais pas moi, j’y connais rien en frusques ! J’suis pas tisserand moi ! — Et moi non plus ! explosa-t-elle. Je suis magicienne ! — Pas la peine de s’énerver, suffisait de le dire. Ça ne serait pas plutôt Séraphine la susceptible ? La chambrai-je. — Bah et toi alors, qu’est-ce que t’es ? » Tandis qu’elle s’installait à nouveau sur son siège, je descendis du mien. Moqueur, je reproduisis son petit manège. « T’es un guerrier ? — Bah non, pourquoi tu penses ça ? — Tu portes une épée courte au côté. — Oh, ça ? Rien à voir, c’est juste pour faire plaisir à mon paternel. Essaie encore ! » Elle demeura silencieuse un moment, se tenant le menton en signe de grande réflexion. « Je m’avoue vaincue, je ne sais pas, conclut-elle finalement. — Quoi ? Cela me semble pourtant évident ! Annonçai-je en décrochant un trousseau de clefs de ma ceinture et en les faisant tinter sous son nez. — Qu’est-ce que c’est ? — Ben, des clefs ! — Oui, je vois bien que ce sont des clefs, mais en quoi sont-elles censées m’indiquer ton rôle dans la mission ? — Je suis un voleur ! m’exclamai-je désappointé. — Un voleur ? — C’est bien ça m’dame. — Avec des clefs ? — Malin ! — Tu ne devrais pas plutôt avoir des limes, des griffes, des pinces ou des trucs du genre pour crocheter les serrures par exemple ? — Pff, c’est de la perte de temps ! En plus, j’ai jamais réussi à me servir de tous ces trucs. Au moins avec une clef tu ne te prends pas la tête. — OK, et ça fait longtemps que t’es un voleur ? — Ce sera ma première mission ! — Tu m’en diras tant… Et toutes ces clefs, elles viennent d’où ? Ce sont des passes universels qui permettent d’ouvrir toutes sortes de verrous ? — Oh ça ? Non, ce sont toutes les clefs que j’ai récupérées chez mes parents ! Il y a celle du buffet, du coffre à bijoux de maman, de la forge de papa… lui révélai-je en les lui montrant une à une. — Par la barbe de Sarouine, je crois qu’il me faut un verre ! Tavernier, une bière pour moi et remettez la même à mon ami l’elfe-nain. C’est moi qui régale ! » À ces paroles si douces à mes oreilles, je me sentis revigoré. « Alors, qu’est-ce qui amène une magicienne dans le coin ? repris-je après avoir dégusté une bonne rasade de ce nectar si suave sur mon palais. — Sans doute comme tout le monde : la soif de l’aventure ! — Oui, bien sûr… — Et toi ? — Oh, pareil… Et sinon, tu en as déjà fait beaucoup des donjons comme ça ? — Disons que j’ai pas mal étudié les ouvrages qui traitent de ce genre de constructions. C’est fascinant de découvrir tout ce qui est mis en œuvre pour attirer les badauds. Les concepteurs promettent fortune et gloire à ceux qui parviendront à franchir tous les obstacles et ressortir vivants… — C’est ton premier ? — Oui. Mais si tu crains pour ta vie, tu n’as aucun souci à te faire puisque nous voyagerons avec Darken. — D’ailleurs, c’est qui lui ? — Quoi, tu ne connais pas Darken l’empoisonneur ? — Je devrais ? — Bien sûr ! Il a conquis des donjons, vaincu des ennemis redoutables… — … et participé à l’émergence de royaumes, oui, j’avais bien compris son laïus. Mais pourquoi on l’appelle l’empoisonneur ? — C’est son domaine de prédilection en tant que mage. — Quoi ? — Ceux qui maîtrisent la magie n’utilisent pas tous les mêmes sorts. Certains choisissent de se spécialiser. Par exemple, un nécromant sera un expert en manipulation des morts. Les élémentaux eux ne se servent que de sortilèges liés à l’eau, au feu, etc. On trouve aussi des illusionnistes, comme moi, et des empoisonneurs comme Darken. J’ai entendu dire qu’il serait venu à bout d’une armée entière de gobelins juste avec un nuage toxique ! — Oh… Alors t’es une prestigi… Une prestita… — Une prestidigitatrice, oui ! — Ça sert à quoi en fait ? — Comment ça, ça sert à quoi ? s’emporta soudain Séraphine. Tu le sauras si tu survis suffisamment longtemps ! — Allez, faut pas s’énerver ! » Je fis signe à l’aubergiste de remplir à nouveau nos verres. Puis, une fois nos gobelets pleins, je le levai : « À une association qui je suis sûr, sera longue et fructueuse ! » ⁂ « Par tous les dieux d’Ohorat, non ! » Était-ce un rêve ? « Jaa… son ! Réveille-toi, vite ! » Une détestable petite voix hurlait, hystérique à mon oreille. Sans prendre la peine d’ouvrir un œil, j’optai pour un repli stratégique : je me retournai sur ma couche. L’agréable chaleur du soleil déjà haut dans le ciel vint me chatouiller le visage… Sans toujours daigner m’éveiller, je fronçais les sourcils et réfléchis une seconde à cette simple pensée. Le soleil déjà haut dans le ciel… Cette fois-ci, je me réveillai. De la station couchée, je passai d’un bond à celle debout. Un léger étourdissement me prit, mais je réussis à conserver mon équilibre. Une soirée bien arrosée ne pouvait venir à bout d’un nain ! Devant moi, Séraphine s’agitait comme un moustique que l’on cherche à écraser. Elle bondissait d’un coin à l’autre de l’étable où nous avions trouvé refuge pour la nuit. Elle rassemblait ses affaires qui se trouvaient éparpillées sur le sol. D’une main, elle ramassa son manteau, prenant tout juste le temps de l’épousseter pour retirer la paille qui s’y était accrochée avant de l’enfiler. D’une autre, elle récupéra son chapeau pour l’enfoncer sur son crâne. Ses cheveux ébouriffés témoignaient de la dure nuit passée dans le foin. Toute cette effervescence me fit de nouveau tourner la tête. Je tentai de me remémorer la soirée de la veille. En compagnie de ma nouvelle amie, nous avions veillé tard tout en partageant quelques chopes de bière… « Mais dépêche-toi un peu ou ils vont partir sans nous ! »
  2. La fierté de Nuln est un roman que j'ai en tête depuis plus de dix ans. La trame de base n'a jamais évolué, mais s'est enrichie de réflexions personnelles et de références culturelles glanées au travers des années. L'histoire se déroule dans l'univers de Warhammer battle pour plus de commodité. Vous ne trouverez pas ici de surenchère magique ou de bataille rangée, mais des destins individuels et surtout, surtout, une aventure collective. La fierté de Nuln Partie 1 : Une noble quête Chapitre I : ce que disent les cartes Au premier abord, l'empilement de cartes usées semblait disposé de manière parfaitement aléatoire. En y prêtant un œil plus attentif, un habitué des tripots aurait aisément déchiffré l’ordre dans le désordre. Les couleurs constituaient des tierces franches, tandis que les motifs complétaient paires et autres brelans. Au-dessus de chaque petite pile, ressortaient des jetons de couleur, représentant le gain espéré ou la perte à venir, selon le talent ou la chance des joueurs. Un rustre au visage buriné s'écria : « Flibustier prend tierce de rois ! ». Ces paroles avinées déclenchèrent un véritable coup de tonnerre à la table qui fut aussitôt secouée de plusieurs coups de poings. Les jetons s'envolèrent à hauteur de torche, puis retombèrent en pluie de couleurs, s'éparpillant dans toute la salle. Le vainqueur les ramassa méticuleusement, prenant un soin tout particulier, auquel certains donnent le nom d’« avidité », à les glisser dans une bourse déjà bien garnie. Une fois le remplissage terminé, le vainqueur tapota le gain qui pendait au chaud dans la doublure de son veston. C'est à cet instant qu’un joueur décida de se manifester. Accoudé à un coin de table, il avait la peau mate, des traits fins et une mâchoire étonnamment fine pour un homme. Une tignasse bouclée, sombre et non entretenue recouvrait son crâne. Son état de négligence physique s'accordait à l’établissement et aux joueurs mal famés qui le fréquentaient. Un détail dénotait cependant : les brodequins usées de l’armée impériale qu’il conservait aux pieds ; tranquillement accoudé, il fumait la pipe. — Paire de Cavaliers éperonnent flibustier, marmonna-t-il en inspirant le voluptueux poison. Les autres joueurs, trop occupés à s’écharper ou à se lamenter de l’argent perdu, comme on pleure un proche parent n’entendirent pas un mot. — Cavalier éperonne flibustier, répéta le fumeur d’une voix haute et claire qui recouvrit le brouhaha. Joignant le geste à la parole, il révéla ses cartes. Les autres joueurs n’en croyaient pas leurs yeux. En approchant ils se rendirent à l’évidence : les éperons apparaissaient nettement, malgré la graisse qui recouvrait les cartes. Un cavalier en sus complétait la tierce et sonnait la fin de la partie. Pour les perdants cela ne changeait pas grand-chose au résultat final, à l’inverse du premier vainqueur qui ne comptait pas laisser filer sa mise. — La partie est finie, il fallait te manifester avant, persiffla-t-il en refermant ses griffes sur le gain qui ne lui appartenait déjà plus. — Si je m’étais manifesté cinq minutes plus tôt, je n’aurais pas eu le plaisir de te voir amasser les jetons à ma place, brocarda l’autre. — Eh les autres ! fit le mauvais perdant en s’adressant à l'attroupement que la querelle naissante avait constitué. Vous allez laisser un étranger me menacer et rafler votre mise ? Voyant que cet argument ne faisait mouche, il poursuivit tout bas: — Un étranger… ou un rebus de l’armée, dit-il en pointant les brodequins du vainqueur. Un bâtard aux ordres qui porte encore les souliers de ses maîtres. Une grogne générale s’éleva ; loin de faire l’unanimité, des insultes fusèrent à l’endroit de l’étranger. — Tu as cinq secondes pour me remettre le contenu de ta bourse, prévint-t-il. — Et sinon quoi ? — Tu ne joueras plus jamais aux cartes ni à quoi que ce soit d’autre. L’étranger cracha une nappe de fumée et, d’un bond vif, se leva l’épée hors du fourreau. Bien vite, d’autres dagues furent tirées, à commencer par celle du mauvais perdant. L’homme souriait de ses dents noires, satisfait d’avoir repris l’avantage. L’étranger ne semblait nullement effrayé par cette assemblée de coupe-jarrets. Son aplomb désarçonnait. A mi-chemin entre certitude et imprudence, il approcha sa lame au plus près du visage de son opposant, prêt à lui inculquer le respect à coup de balafres. Il n'en eut cependant pas l'occasion, car la porte de la taverne s'ouvrit à la volée, manquant de briser les gonds. Par l’entrebâillement, on distinguait une cohorte de soldats. L’un d’entre eux appela : « Le capitaine Heckel ! ». Personne ne répondit. Tous les joueurs de cartes et les buveurs qui étaient auparavant prêt à rosser l’étranger comprirent qu’il était temps pour leurs lames de regagner le fourreau. « Le capitaine Heckel ! » héla-t-on de nouveau. Aucune réponse ne vint. Soudain, un homme d’âge mûr à la stature imposante devança la colonne. Ses hommes s’écartèrent automatiquement à son passage, comme le font les oiseaux au contact de l’homme. Le chef retira son heaume, qu’un faucon argenté surplombait à son sommet. Une courte barbe grise tombait de son menton et ses yeux bleus, scrutateurs se mirent à balayer les recoins les plus sombres de la bâtisse. — De la ruelle, il m’a semblé entendre querelle. Alcool et jeux, le proverbe dit oui, mais jamais ensemble. Qu’importe, nous sommes au courant des exactions commises ici, au-delà des jeux prohibés. Nous fermerons l’établissement en temps et en heure, mais nous sommes en guerre et avons d’autres chats à fouetter. Tavernier, mes soldats ont soif, je vous prierai de leur servir votre meilleure contribution à l’effort de guerre. Quant aux dépravés qui préfèrent noyer leurs jours ici, plutôt que défendre nos murs, sortez de mon champ de vision. Le tavernier en question ne souhaitant pas finir aux fers accepta cette proposition de mauvaise grâce et servit plusieurs pintes aux soldats surpris, mais réjouis. Bon nombre d'individus peu recommandables quittèrent immédiatement les lieux, sans croiser le regard rapace du sénéchal. L'homme aux brodequins, voyant son gain filer, tenta discrètement de lui enjoindre le pas. Pas assez discrètement au demeurant, puisqu’un bras d'acier lui barra la route. — Capitaine, inutile de vous dérober, c’est pour vous que je suis venu. Asseyez-vous et écoutez ce que j’ai à vous dire. Le gradé possédait une poigne vigoureuse, étonnante pour son âge ; ainsi, son captif n’eut d’autre choix que d’obtempérer. Il s’assit sur un tabouret à l’assise instable et collante. Du bois vermoulu émanaient de désagréables relents de bière. — Capitaine Heckel, veuillez cesser cette mascarade. C'est ainsi que vous faites fructifier votre dernier solde ? Au royaume des faquins, des ivrognes et des crapules. N'avez-vous pas mieux à faire en ces temps troublés ? —Je prends ce que la vie me donne, sénéchal, ironisa le Capitaine, las mais nullement inquiet d’être démasqué. — Méfiez-vous de vos paroles mon garçon. La sympathie que j'ai jadis éprouvée à votre égard ne saurait tolérer votre irrespect. — Pardonnez-moi Sénéchal, quel est le motif de votre venue ? Et pourquoi cette fanfare digne d'une chasse au sectateur ? —Vous ne croyez pas si bien dire, Heckel. Le Capitaine pâlit. Il avait lancé ces paroles en dilettante sans s’imaginer qu’elles trouveraient un écho grave à la venue du Sénéchal. Il but une grande rasade, sans soif. Lorsqu'il reposa le récipient à demi vide, son visage ne s’était pas décrispé. —Qui y-t-il Capitaine ? s’inquiéta sincèrement le Sénéchal. —Ce n’est rien… Tandis que le Capitaine cherchait à justifier la raison de son trouble, de bien sinistres souvenirs, du temps de ses premiers services refaisaient surface, dans la toile de son esprit. *** -HECKEL ! HECKEL ! La voix puissante du Sénéchal Strauss vint repêcher la conscience égarée du Capitaine dont le regard brouillé tarda à retrouver éclat. Il but une nouvelle lampée et réalisa avec déception que son verre était déjà vide. —Avez-vous entendu ce que j'ai dit, Capitaine ? Trouvez La fierté de Nuln et je vous restituerai dans le corps d’armée de votre choix, pourquoi pas le cercle intérieur. —On peut quitter une femme plusieurs fois mais par l’armée. Je ne l’ai pas désertée pour la réintégrer. Plutôt être jeté en cellule, on y trouve plus de liberté et on y mange certainement mieux, maugréa le Capitaine. —Je ne suis ni venu vous chercher dans ce gourbi pour entendre vos lamentations ni pour vous mettre aux arrêts. Heckel, vous êtes un combattant talentueux, doublé d’un excellent meneur d’hommes. Vos états de services sont exemplaires. —Ils ne le sont pas tous, corrigea Heckel. —Par Sigmar, nul n’est irréprochable. Cessez de vous mentir Heckel, cessez de vous cloîtrer dans ces tavernes minables, entouré des malandrins que vous aviez autrefois juré d’éradiquer. —A l'exception de vous, ils sont de meilleure compagnie que bon nombre de gradés, ne trouvez-vous pas ? Le Sénéchal soupira, las de ces provocations. —Nous avons besoin de vous. Derrière nos murs vous ne la percevez pas, mais la guerre gronde comme la houle. Bien avisé sera celui capable de prédire quand elle déferlera. Nos oracles et nos ingénieurs rendent un avis universel : lorsque les forces du Chaos frapperont, nous serons balayés. Votre mission est susceptible de nous conférer un avantage décisif. —Et si j’échoue ? —Vous aurez fait ce pour quoi vous êtes né : servir et défendre l’Empire. Des dizaines de milliers de vie sont en jeu, nous avons une chance de les sauver, ne la laissez pas filer par cet égoïsme autodestructeur qui vous tient lieu d’œillères. Lorsque vous verrez de nouveau, il sera trop tard et vos faits d’armes compteront bien plus qu’un déshonneur. Heckel fit tourner sa chope vide sur elle-même. —Sénéchal, comment m’avez-vous retrouvé ? demanda-t-il, pensif. —Rien de plus simple, dans nos rues criminelles vous répondez au doux sobriquet de « La Puterelle aux brodequins ». A mon tour de vous poser une question. Vous prétendiez vouloir abandonner l’armée. Alors pourquoi avoir conservé un signe distinctif de votre ancienne appartenance, si ce n’est un attachement profond à nos valeurs ? Je connais votre gout pour la provocation, mais si vous aviez vraiment voulu disparaître, alors vous l'auriez fait sans laisser le moindre indice. Le Sénéchal ponctua son affirmation par un sourire amical. Se sachant coincé, Heckel ne répondit pas. Le regard intense du Sénéchal croisa le sien pour la dernière fois, puis il se leva, rappela à lui ses soldats qui lui emboîtèrent le pas sans émettre la moindre protestation. —Demain dès l’aube, aux portes de la ville, Heckel. Certains soldats n’avaient pas terminé leur bière. Du coin de l’œil, le Capitaine laissé pour compte surprit l’air mauvais du tavernier qui essorait un verre. Dans l’expression de son visage, Heckel comprit qu’il devait déguerpir au plus vite. Il connaissait les ruelles de la ville mieux que les rats. Il arpenta les coupe-gorges à la recherche d’une taverne accueillante et, après s’être soulagé contre une façade, jeta son dévolu sur l’une d’entre elle au badigeon un peu moins décrépi que les autres. Il contourna un ivrogne qui le dévisageait de son œil torve et en ouvrant la porte, il fut assailli par une forte effluve d’alcool mêlée à de la sueur. Sur une estrade à proximité des meilleurs buveurs, se trémoussaient des danseuses en tenue légère. Heckel se souvint et vit repasser la scène du joueur de cartes devant ses yeux. Le misérable s’était carapaté emportant avec lui les jetons convertissables en écu. En fouillant dans ses poches, il retrouva quelques pièces, sans doute assez pour se dégoter la danseuse la plus grassouillette et enquiller quelques pintes. Il s’enivra jusqu’à une heure avance de la nuit et, alcool aidant, se remémora au comptoir les paroles du Sénéchal. « Vous êtes né pour servir l’Empire ». —Il se trompe, pensa-t-il. Je ne suis pas né pour cela, mais s’il faut se détruire ici ou là, ça ne m’est d’aucune préférence.
  3. Bonjour à tous, Je recherche un livre pour offrir, afin de faire découvrir le fluff de Warhammer 40'000. Ce serait destiné à une personne ne connaissant pas l'univers, afin qu'elle le découvre, sans être rebutée par des aspects complexes d'initiés, tout en prenant plaisir à sa lecture. Il s'agirait donc d'un roman, tout du moins une fiction (pas de livre de règles). Mes critères portent principalement sur la difficulté et sur l'aspect "initiatique" d'un tel texte ; je chercherais ensuite idéalement un livre concernant l'Imperium, probablement avec des Spaces Marines et/ou des Soeurs de bataille. Ainsi, je m'adresse à vous, peuple du Warfo, dans ma quête initiatrice, et vous remercie d'avance pour toutes contributions ! Prometheus
  4. Bonjour a tous. Excusez moi si je ne suis pas dans la bonne section. Une petite promo sur les romans warhammer pour ceux que ça intéresse https://www.humblebundle.com/books/multilanguage-tales-warhammer-2020-black-library-books?linkID=&mcID=102:5e277b0634821f716b094c59:ot:59e8e70e1c7d4cd39adaa64e:1&utm_source=Humble+Bundle+Newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=2020_01_22_multilanguagetaleswarhammer2020blacklibrary_bookbundle&linkID=&utm_content=cta_button
  5. Bonjour, Je viens vers vous suite à une petite trouvaille samedi à la FNAC !! J'ai pu trouver un livre regroupant le tome 1, 2 et 3 de l'heresy d'horus !!! Cela s'appelle Horus heresy collection. J'avais déjà entendu dire qu'un omnibus était sortie dans le passé. Ma question aujourd'hui est de savoir s'il est prévue que le reste de la série sorte sous ce format ? Ont-ils prévue de réimprimer les livres de la série ? Ou juste les 3er tome juste pour faire saliver et obliger ensuite à passer en e-book … Personne à la FNAC n'a su me répondre. Personnellement je trouve ça bizarre de sortir ce genre de bouquin sans proposer de suite papier mais bon, je m'attends à tout ... Merci pour vos réponses ^^
  6. Voici l'introduction à une campagne narrative dans l'univers 40K que je prépare avec des amis pour dans quelques mois. ++ASSAUT SUR KYLIX++ Quelques années après la 13ème Croisade Noire menée par Abaddon le Fléau, l'Imperium tente de reprendre le contrôle du système Pandorax sévèrement touché par une invasion démoniaque sur la planète Pythos. Après plusieurs mois de batailles spatiales autour de la Planète Gaea et de ses précieux champs d'adamantium, la fotte impériale sort victorieuse malgré de lourdes pertes. En effet, les Red Corsairs présents dans le secteur ne se rendirent pas sans combattre, harcelants les vaisseaux de l'Amiral Adamann et menant de nombreuses opérations de sabotages et ralentissant l'avancé de la fotte. L'assaut fût donnée sur Gaea, l'Astra Militarum écrasa la garnison ennemie en moins de deux semaines de combat. Présageant une ruse de l'ennemi, la compagnie des chevaliers gris, appuyée par la 43ème et la 11ème compagnie des dark angels et commandés par l'inquisiteur ++FICHIER MANQUANT++ décidèrent de rester sur place et d’enquêter sur la planète récemment conquise. Malgré la désapprobation de l'Amiral, celui-ci consenti à laisser plusieurs vaisseaux de combat en orbite au dessus de Gaea pour la protection de l'inquisiteur et des astartes. C'est donc avec des forces amoindries que la 67ème flotte prie le cap pour Kylix, la dernière planète du système Pandorax qui ne répondait toujours pas aux demandes des astropathes impériaux depuis bientôt 3 ans... « Toujours aucune réponse de la planète je présume ? -Négatif Amiral, dois-je demander aux astropathes d'essayer une nouvelle fois d'établir le contact ? -Ce ne sera pas nécessaire, nous serons vite fixés. » L'amiral Adamann se tenait devant la baie d'Observation du Vulture of stars et scrutait l'espace en direction de la planète Kylix dont les anneaux d’astéroïdes n'allait pas tarder à se dessiner. Il regarda dans le reflet de l'épaisse vitre et vit les traits tendus qui marquaient le visage de son interlocuteur qui manipulait nerveusement son système de communication. Le vieux Lord Amiral hésita entre un discourt abrupte pour ramener son subalterne sur la voie du courage ou un ton paternel pour calmer ses angoisses, mais il se ravisa, lui aussi éprouvait un étrange sentiment de doute qui le rongeait depuis plusieurs jours et n'avait pas dormis depuis, il n'avait pas le cœur à engager la conversation, ni l’énergie d'ailleurs, il n'avait pour ainsi dire plus aucune force et sentait de plus en plus le besoin d'aller se reposer avant d'arriver sur cette planète qui hantait ses nuits depuis plusieurs semaines. « Quand arriveront-nous aux abords de l'orbite de Kylix capitaine ? -Dans un peu moins de 8 heures Amiral. -Très bien, je vais dans mes quartiers, veillez à ce que l'on ne me dérange pas. -La réunion avec les chefs d'état-major aura lieu dans 6 heures, avez vous quelques directives à donner aux équipages en votre absence ? - Profitez-en pour lancez un nouveau scan de la planète et essayer de vous accorder un peu de repos, vous faites peur à voir Tervius. » Le jeune capitaine regarda son supérieur traverser la baie d'observation avant de disparaître dans une coursive. Il se replongea aussitôt sur les données qui affluaient sur son écran de contrôle, son œil bionique balayait l'écran à une vitesse qui l'impressionnait lui-même, il n'était pas encore habitué à partager son existence avec un cervomoteur qui lui faisait vibrer la tempe, aussi le réglage de sa prothèse auditive était mal réglé, il préféra couper l'alimentation de ses implants ainsi que de son écran. Avant d'aller voir un des agents du méchanicum qui pullulaient dans les ponts inférieurs, il contempla le vide de l'espace et apprécia cet instant de silence. Tervius savait que ce n'était que le calme annonçant une nouvelle tempête, mais il s’octroya un bref instant de répit comme lui avait conseillé l'Amiral, le 762ème scan de cette planète muette pouvait bien attendre quelques minutes de plus... Le répit ne fût que de quelques minutes, une lumière rouge clignotait sur son système radio, indiquant un appel urgent, Tervius ralluma ses appareils : « Capitaine Tervius, vous êtes demandé d'urgence à votre poste de commandement. Un Message crypté provenant de Gaea. C'est si urgent que ça ? Vous ne pouvez pas le transférer au Commandant en second ou à l'Amiral ? Si il s'agit de l'inquisition je ne suis même pas certain d'avoir les accréditations requises pour pouvoir le lire. - L'Amiral et le Commandant en second sont indisponibles actuellement, l'accréditation est de niveau « rubis », il faut que ce message soit traité immédiatement, mais je ne peux pas le transférer sur votre moniteur portatif, c'est un niveau de cryptage trop élevé. - Très bien j'arrive tout de suite. Terminé. » Le capitaine Tervius contempla une dernière fois le vide spatiale à travers l'immense hublot, il mit un genou à terre et ft le signe de l'aquila sur sa poitrine et murmura « l'Empereur protège » avant de poser sa main encore valide sur sa cuisse qui l'était beaucoup moins afin de l'aider à se relever. Il était quasiment debout quand la secousse qui parcouru le vaisseau comme un spasme lui scia les jambes et le ft tomber lourdement au sol, le sol continuait de vibrer alors que le bruit sourd des explosions se faisait entendre de manière de plus en plus assourdissante dues à des explosions en chaîne provenant de plusieurs parties du Vulture of stars, une dernière détonation plus terrible encore que toutes les autres ft vibrer tout le corps de Tervius qui en eut le souffle coupé. Se relevant avec difficulté, il tituba jusqu'à la porte de sortie de l'observatoire tout en réinitialisant ses implants, sa radio ne fonctionnait plus mais la faute ne venait pas de l'appareil, les communications devaient avoir été coupé. Il remontait les coursives de sa démarche gauche à la lumière des éclairages de secours tandis que son appareil auditif amplifiait le son de l'alarme qui résonnait sur les parois métalliques, le son lui était insupportable et il se résigna à éteindre l’alimentation de cet implant. Lorsqu'il ne fût plus gêné par le son amplifié des sirènes, Tervius discerna un son qu'il n'avait pas pu entendre jusque là mais qui lui déplu d'une toute autre manière: des tirs. Une fusillade avait lieu quelque part à bord du vaisseau accompagnée de nouvelles explosions, et des cris... Lorsqu'il arriva dans la salle de commandement, le timonier qui gardait l'entrée fut frapper d'un mélange de soulagement et de crainte à la vue du capitaine, la mine sombre de ce dernier et ses sourcils froncés ne laissaient entrevoir qu'un infime partie de son œil encore valide, telle l'unique meurtrière d'une forteresse inébranlable. « Rapport d'avarie. Dit-il sèchement en tendant la carabine avec laquelle il s'était frayé un passage au timonier apeuré. –17 explosions ont touché le système de refroidissement des moteurs principaux, le système de communication interne, plusieurs quartiers d'équipages et la baie d'embarquement. Le système automatisé du vaisseau a brouillé le signal avant que d'autres charges n'explosent, ont en a trouvé plusieurs dans les soutes à munitions, actuellement l'ennemi tentait de s'approcher ce celles-ci peut-être pour les activer manuellement mais on les a contenu au pont 6-A, les dernières poches de résistance ne devraient pas tenir plus longtemps. Et nos boucliers ne sont efficaces qu'à 50%. » Tervius ne disait rien, aucun muscle de son visage ne trahissait l'ombre d'une émotion, penché sur un écran de contrôle, il parcourait des dizaines de rapports plus catastrophiques les uns que les autres. Il ne savait pas combien de temps il parviendrait à contenir ses craintes et ses angoisses, mais il devait se contenir au risque de voir sa panique, aussi justifiée soit-elle, se propager comme la stupidité d'un clan orkoïde. « Où sont l'Amiral et le Commandeur ? Demanda-t-il sans lever le nez de son écran. Le silence qui suivit sa question lui ft sentir ses entrailles se tordre de douleur. - Les quartiers d'équipages de tous le haut commandement ont tous été détruit dans l'explosion. Le commandant en second a été tué dans la fusillade. Tervius étouffa ce qui pouvait s'apparenter à un cri d'horreur. Il leva doucement la tête. - Vous êtes en train de me dire que je suis le plus gradé à la tête de ce carnage timonier ? Avec un léger sourire au milieu de son visage balafré. Celui-ci ne savait pas quoi répondre, son attitude traduisait une grande gène mais surtout un besoin viscéral de ne pas rester sans rien faire. - Bon on va pas rester planter là à attendre qu'une autre catastrophe vienne entraver les projets que nous réserve l'Empereur de l'Humanité. Au boulot ! Il faut me rétablir les communications interne en priorité, on va d'abord s'occuper de ces enquiquineurs avant de s'attaquer à ce pourquoi on a traversé la galaxie, c'est à dire d'envoyer des hérétiques au cimetière ! Intérieurement, Tervius savait qu'il ne pourrait pas jouer la comédie indéfiniment. Et je veux savoir comment cette bande de salopards à fait pour investir NOTRE vaisseau amiral ! » Tous le personnel présent dans la salle de commandement acquiesça et se replongea dans leurs écrans de contrôle, le capitaine ôta son pardessus qui lui pesait sur les épaules à causes des chargeurs qui encombraient ses poches, il profita aussi que tous le monde soit occupé pour pousser un profond soupir. Il leva les yeux vers le siège vide de l'Amiral Adamann, c'était sa place maintenant, il s'en approcha et posa respectueusement son pardessus à l'endroit où son feu supérieur y déposait le sien. Lorsqu'il se retourna pour contempler ce qui resté de l'équipage afférer à leurs taches, il vit le timonier tenant toujours maladroitement la carabine qu'il lui avait confié le regarder fixement comme si il ne croyait pas ce qu'il venait de voir. Tervius lui acquiesça un clin d'oeil complice et s'assit au poste de commandement du Vulture of stars, il fût pris d'une envie soudaine d'aller vomir. Ce n'est que quelques minutes plus tard que les communications furent rétablis, les rapports des affrontements dans les ponts inférieurs se mêlaient aux comptes-rendus de pertes humaines tout aussi désastreux. Lorsque la liaison radio avec le reste de la flotte fût rétablis à son tour, les mauvaises nouvelles continuaient de s'amonceler. D'autre vaisseaux avaient subi des attaques et des sabotages, notamment les transporteurs de troupes des régiments de la garde impériale dont les générateurs à Champ de Geller étaient rendus hors d'usage, sans cette protection, les croiseurs stellaires étaient vulnérable à la moindre tempête Warp pour pourrait survenir, les démons de l'immaterium pourrait aller et venir comme bon leur semble et massacrer les équipages. La situation semblait désespérée mais Tervius n'avait pas l'intention que la flotte subisse un nouvel échec sous son récent commandement. Il ordonna une conférence d'urgence avec les généraux des troupes qui s'étaient préparés depuis de longues semaines à l'invasion de la planète Kylix, ceux-ci était sceptiques car la flotte n'avait pas la puissance de feu pour appuyer un assaut au sol. Cependant Tervius leur rappela que rester aux abords de Kylix avec plus de la moitié de ses vaisseaux sans Champ de Geller relevait de la folie. La récente attaque avait prouvé la présence et la volonté de l'ennemi qui se terrait dans le secteur, le reste de la flotte et le Seigneur Inquisiteur restés sur Gaea ne pourraient venir à temps, sans compter qu'il était impossible de les joindre dans l'état actuel des choses... Durant leur conférence, l'escorteur Night Dagger explosa dans l'espace silencieux sous l'effet d'une charge dissimulée dans son important stock de munitions, amenant le nombre de perte pour la journée précédent l'assaut à plus de 80 000 morts. Malgré le caractère critique de la situation, les généraux de l'Astra Militarum se rangèrent à l'avis du jeune capitaine et décidèrent de lancer l'assaut. La planète Kylix était recouverte à 86% d'eau, l'unique continent recelait de métaux précieux et comptait également de grandes fermes aquatique, un monde agricole qui vivait de la pêche et de la culture intensive des algues visant à subvenir aux besoins de tous le système Pandorax. La planète était entourée d'épais anneaux d’astéroïdes, mais ce n'était pas le seul objet qui gravitait autour d'elle : La station Sirona II, un spatio-port gigantesque qui servait à la fois de zone d'échange et de base de défense planétaire, avait la forme d'un anneau de métal brun bardé de canons. C'était le point d’intérêt capital pour s'assurer la prise de l'ultime planète de ce système. La flotte impériale avait vu sa puissance de feu réduite de 60% à cause de sa scission pour protéger Gaea et des divers actes de sabotages survenus quelques heures auparavant. Le récemment nommé Commodore Tervius décida de s'emparer de la station et de se servir de son armement pour appuyer au mieux l'assaut à la surface de la planète. Les derniers vaisseaux en état de combattre serait assigner à la protection ce qu'il restait de la flotte dans l'hypothèse d'une possible attaque à revers comme leurs ennemis n'en avait que trop souvent l'habitude. A l'approche de Sirona II, celle-ci fît donner de la voix à ses batteries d'artilleries, les boucliers du Vulture of Stars tinrent bon et celui répliqua de toute sa puissance mais la forteresse orbitale ne subit que peu de dommage, ses systèmes défense étaient parés aux affrontements de cette ampleur. Tervius emmena la flotte hors de portée des armes de la station et eut la confirmation qu'un puissant brouillage psychique empêchait de scanner la structure de cette petite lune de métal qui lui opposait une résistance féroce et soudaine. Les radars de la flotte impériale retentirent lorsque de nombreux bombardiers et chasseurs arborant d'atroces symboles sortirent de la barrière d'astéroïdes, les escorteurs ouvrirent le feu avant même que l'Amiral n'ait eut le temps d'ordonner la riposte et les chasseurs impériaux sortirent des soutes du vieux croiseur pour permettre à la flotte de se mettre à l'abris en engageant un ennemi supérieur en nombre. Lorsque les astropathes informèrent Tervius de perturbations psychiques et du risque de l'apparition d'une tempête Warp qui pourrait engloutir les vaisseaux incapables d'activer leurs Champs de Geller, celui-ci ordonna l'assaut prématuré sur Kylix, vu la gravité de la situation, aucun des généraux de l'Astra Militarum ne discutèrent son ordre. Toutes les armes de la flotte se braquèrent sur la planète et lorsqu'ils furent positionner au dessus de l'unique continent ils déversèrent un déluge de feu et d'acier pour accompagner les vaisseaux qui amorçaient leur descente à travers les tirs qui provenaient de la surface. Lorsque l'espace de la réalité se fissura au milieu des vaisseaux de l'Imperium, deux croiseurs s'éventrèrent, des flammes jaillirent de leurs entrailles et leurs débris s’abattirent sur une frégate qui explosa à l'impact. Leurs carcasses se tordaient sous l'influence néfaste de la tempête. Des formes grossières glissaient le long de la coque et dévoraient les corps qui flottaient dans l'espace en flamme. L'Amiral Tervius observait la scène depuis le poste de commandement tout organisant sa riposte. L'un des transporteurs, le Vaillance, n'avait pas pus larguer sa cargaison de précieux guerriers voués à la défense de l'humanité, son Champ Geller avait tenu bon mais il ne résisterait pas longtemps si il restait à proximité de la tempête. La Flotte s'écarta de l'orbite de Kylix et de la tempète Warp qui engloutissait les débris des vaisseaux de la flotte impériale tandis que Sirona II continuait sa révolution et ouvrit le feu une nouvelle fois, ravageant la coque du Vulture of Star dont les boucliers commençaient à céder. La flotte entama alors une manœuvre périlleuse visant à ce que le Vaillance puisse lancer un abordage sur la station orbitale, appuyé par le Vulture of Stars et l'escorteur Damocles Fury. Ils amorcèrent leur avancé implacable, la proue blindée du Vulture of Stars déviait la plupart des tirs ennemis, l'escorteur s'écarta pour donner à ses armes de flancs la possibilité d’asséner un puissant tir de barrage mais la forteresse qui semblait ne subir aucun dommage répliqua de son canon Nova coupa en deux l'escorteur impérial comme si c'était un morceau de bois pourri. Le Vaillance fonça de toute sa puissance à travers la carcasse en flamme qui se disloquait lentement au grès des explosions de ses compartiments. Le Vulture of Stars envoya une salve de torpilles meurtrières qui sembla se briser comme les vagues sur un rocher, mais lorsque la structure ennemis ouvrit le feu une nouvelle fois avec son canon Nova, celui-ci rata sa cible, les secousses dus à l'explosion des torpilles avait peut-être déréglaient ses systèmes d'armement. Une escadrille de transporteurs escortée par une dizaine de chasseurs sortirent des soutes du Vaillance à la manière d'un essaim de frelons sortants de leur ruche. Tervius fît mettre son vaisseau en protection du transporteur lourd qui portait bien son nom et encaissa une salve de tir ennemi qui lui était destiné, les boucliers du vaisseau amiral risquaient de céder. Par la baie d'observation, Tervius vît les transporteurs perforer le blindage de la petite lune de métal grâce à leurs charges à fusion. Les troupes de choc de 13ème Régiment d'infanterie de Malsh, « les chiens de Khel », allaient tenter le tout pour le tout pour faire taire les armes de la station orbitale. Il fallait rejoindre le reste de la flotte hors de portée de Sirona II même si le Vaillance avait encore dans ses soutes plus de 100 000 soldats de la garde impériale prêts à en découdre, ils devraient attendre une autre opportunité pour venir prêter main forte à ceux qui avaient eus la chance de passer au travers des tirs de DCA ennemis et qui se retrouvaient sans appui ni renfort sur la surface de Kylix. Voici l'introduction à une campagne narrative dans l'univers 40K que je prépare avec des amis pour dans quelques mois. La campagne se déroulera en deux parties, l'une avec des batailles 40K classiques et une campagne narrative Kill Team pour suivre les actions des petits commandos qui tentent de prendre le contrôle de la station orbitale qui pourrait faire pencher la balance quand aux combats qui se trament à la surface (mais pas que) de Kylix.
  7. Bonjour à tous. J'espère pas me tromper d'endroit pour parler bouquin, et que le sujet n'a pas encore été traité. Le roman Sombre Imperium est enfin sorti en France, après quand même 8 mois de retard environ sur la sortie anglaise d'origine, coïncidant avec la sortie de la V8 et la boîte de jeu Dark Imperium. Pas mal de choses intéressantes sont à tirer de cette histoire. (D'ailleurs, je me demande si l'auteur, Guy Haley, a tout pouvoir pour créer ce fluff ou s'il suit des lignes directrices de Games Workshop) De quoi parle ce roman du coup? Attention, ça va spoiler sévère. Je vais placer des liens vers le Lexicanum anglophone pour que les lecteurs puissent regarder quelques images et des détails. -> Le point de vue principal est celui de Roboute Guilliman. http://wh40k.lexicanum.com/wiki/Roboute_Guilliman Primarque des Ultramarines, s'est fait égorger par Fulgrim-Démon http://wh40k.lexicanum.com/wiki/Fulgrim en 121.M31 lors de la bataille de Thessala, et a été placé en stase sur Macrage, d'où il a été réveillé/ressuscité par des Ynnari (nouvelle faction Eldar) peu de temps après la Chute de Cadia (cf la trilogie de Livres de Jeu Gathering Storm) et l'ouverture de la Grande Faille / Cicatrix Maledictum. Il a été confronté à un peu de tout : Nurgle essayait de le retenir en Ultramar, il a fini par lancer la Croisade Terrane pour rejoindre Terra, qui a été attaquée par Magnus http://wh40k.lexicanum.com/wiki/Magnus et ses Thousand Sons et a dû plonger dans le Maelstrom, où Kairos Fateweaver et les Red Corsairs ont fini par les capturer et les emprisonner dans une des Forteresses Noires. Libérés par Cypher http://wh40k.lexicanum.com/wiki/Cypher et des Harlequins, ils ont combattu un démon majeur de Khorne et sont passés dans un portail pour arriver sur Luna, où Magnus les a suivi. La bataille qui s'en est suivi a été remportée lorsque des Sœurs du Silence ont fait fuir le Primarque-Démon. Une fois sur Terra, il est allé voir l'Empereur, puis a commencé la réorganisation de l'Imperium. Il est désormais la plus haute autorité de l'Imperium après l'Empereur, et du coup est la plus haute autorité capable de parler et de commander. Apparemment, Khorne a essayé d'envahir Terra, Guilliman l'a repoussé. Puis il a lancé la Croisade Indomitus http://wh40k.lexicanum.com/wiki/Indomitus_Crusade , renforcée par les forces Primaris développées et gardées en stase depuis 10000 ans par Belisarius Cawl http://wh40k.lexicanum.com/wiki/Belisarius_Cawl, un individu du Mechanicus. = Note importante : Guilliman est profondément déçu, voire blessé, par l'entrevue avec l'Empereur. Ce dernier l'a accueilli non pas comme un père accueille son fils aimé, mais comme s'il retrouvait un outil depuis longtemps perdu. Oui, l'Empereur n'aime personne. -> L'action se passe à la fin de cette Croisade Indomitus. Guilliman et ses forces ont libéré un monde et il en fait un Triomphe (comme le Triomphe d'Ullanor à l'époque, vous voyez le défilé de milliards de troupes de la Grande Croisade, qui a aussi été un tournant de celle-ci). Guilliman s'adjoint dans sa suite un prêtre, censé remplacer un défunt prédecesseur. Il choisit le Frater Matthieu, qu'il juge un peu moins débile que ceux qui font une crise de démence en sa présence (mais qui reste un fanatique qui va se flageller pour se punir de certaines pensées). Il a beau ne pas aimer l'ecclésiarchie, il sait qu'il doit faire avec, donc... Pendant l'organisation du Triomphe, Uriel Ventris http://wh40k.lexicanum.com/wiki/Uriel_Ventris (que je connais grâce aux romans de Graham McNeill) l'informe que les forces de Nurgle attaquent Ultramar. Suite au Triomphe, Guilliman délite la Croisade, distribue les forces en fonction des besoins, les Primaris rejoignent les Chapitres qui leur avaient été assignés (ou créés), et retourne en Ultramar avec une force qui reste conséquente. = Note : Certaines explications me donnent l'impression que les Ultramarines peuvent donner des ordres à leurs Chapitres successeurs, ou que ceux-ci ont tendance à avoir leur forteresse-monastère quelque part dans le Royaume d'Ultramar. = Autre chose : Belisarius Cawl a créé une sorte de "copie" de sa conscience dans une zone spéciale du vaisseau principal de Guilliman. On est pas loin d'une Intelligence Artificielle. Cette chose semble échanger des informations à distance avec le vrai Cawl, pour ensuite pouvoir entretenir Guilliman. Cawl semble essayer de reproduire la technologie des Pylônes Nécrons pour avoir une arme capable de créer des ponts entre les deux parties de l'Imperium séparés par la Cicatrix Maledictum. Cawl demande également à plusieurs reprises à devenir le Fabricator-Général de Mars, ce que Guilliman refuse catégoriquement (déjà parce qu'il dirige l'Imperium et ne peut pas imposer un chef au Mechanicus, ensuite parce que Cawl est à la limite de l'Heretek et ne pourrait que provoquer un schisme dans le Mechanicus). = Enfin : Lors des batailles spatiales, certains vaisseaux sont vaincus mais peuvent être réparés pour être renvoyés au combat. Guilliman a refusé au Mechanicus de le faire avec les vaisseaux ennemis (Chaos) malgré que ces engins ont 10.000 ans et sont différents des modèles du M42, tout simplement à cause du risque trop élevé de corruption. Il a même dû faire des exemples (c'est à dire je suppose exécuter quelques Technoprêtres un peu trop zélés) -> Dans le même temps, on suit quelques chapitres un Garde Imperial (ou Auxiliaire Ultramarin, qu'on devrait développer pour montrer autre chose que des figurines de Cadians) qui a eu le droit à quelques temps de repos sur Iax, un monde calme d'Ultramar pour récupérer de ses blessures avant de retourner au front. En effet, Ultramar reste assiégé par le Chaos, et en particulier par Nurgle. Plusieurs mondes se sont faits détruire à coups de zombies de la peste. = Note : Il est dit lors de cette sous-intrigue que les démons du Chaos sont officiellement décrits comme étant des Xenos. Et les troupes humaines ont dû combattre quelques Marines de la Peste. Il s'avère par la suite que plusieurs des gardes en repos sont en fait souillés et n'ont pas été repérés. Celui qu'on suit se voit avec horreur se transformer en un porte-peste (dommage pour lui, parce qu'il était intéressant à suivre). Iax est alors assaillie par des légions de démons de Nurgle. On est en 111.M42 -> Le troisième point de vue est celui d'un des Primaris Ultramarines, le Capitaine Felix (qui est le 11ème capitaine des Ultramarines du coup) qui fait partie de la Croisade. On nous explique que les Primaris de la Croisade sont officiellement rattachés à des Chapitres, même s'ils ne les ont pas encore rencontrés, et sont rassemblés en une force nommés Ecus Gris, mêlant par exemple un Dark Angel, un Space Wolf et plusieurs Ultramarines. Felix agit donc sur le dernier monde de la Croisade, avant le Triomphe, puis sur un monde du Royaume envahi où il trouve une création de Mortarion donnant plus de puissance aux forces de Nurgle dans cette guerre contre Ultramar (entre autres, ce truc transforme les humains en zombies et renforce la possibilité pour les démons de rester dans l'univers matériel) -> Une fois rentré à Macragge, Guilliman réitère son ordre de rassembler le Royaume d'Ultramar, censé être composé de Cinq Cent Mondes, puisque beaucoup ont acquis leur indépendance au cours des 10000 ans, et qu'il avait déjà donné cet ordre à son réveil. Mais bon, les Gouverneurs ne veulent pas céder leur pouvoir, même à un demi-dieu ressuscité et la seule source d'espoir dans la galaxie. Il en profite pour subdiviser le Royaume en cinq parties : http://wh40k.lexicanum.com/wiki/Ultramar . - Calgar dirige toujours les Ultramarines et Macragge, - Konor sera dirigée par le Premier Capitaine des Ultramarines Severus Agemman, - Andermung par le Second Capitaine Portan du Chapitre Genesis - Protos par le Capitaine Balthus des Doom Eagles - Vespator par Felix, seul Primaris de ce groupe, et c'est une zone qui souffre encore des invasions de la Flotte-Ruche Kraken (combien de temps avant ?) = Remarquez qu'il donne une fois de plus des postes importants pour le Royaume d'Ultramar à des représentants des Chapitres Successeurs. Même s'il s'en défend, il les dirige presque comme une Légion. Après on peut pas lui en vouloir, au moins il peut mieux organiser les choses ainsi. -> Un Chapitre nous présente Mortarion-Démon http://wh40k.lexicanum.com/wiki/Mortarion , discutant avec Typhus et le démon majeur, formant à eux trois le trio dirigeant les forces de Nurgle contre Ultramar. Typhus déclare être ouvertement dédié à Nurgle et avoir ses faveurs, tandis que Mortarion prétend ne pas avoir succombé au Chaos (même s'il le sert). Mortarion détient la machine principale, qui dirige sans doute les autres machines perturbant Ultramar. Au sommet de cette machine, il détient l'âme de son père-xenos http://wh40k.lexicanum.com/wiki/Warlord_of_Barbarus un personnage dont j'ai donc découvert l'existence. -> L'histoire se termine avec Felix et Guilliman, qui détruisent une autre machine et combattent un démon. Au passage, le Frater Matthieu qui l'accompagne survit miraculeusement et déclare que l'Empereur le protège. Il demande à Guilliman quelques détails sur son entrevue avec l'Empereur. Guilliman ment en disant que l'Empereur les aime. Enfin, Guilliman est déterminé à affronter Mortarion sur un autre monde. Que tirer comme informations de ce roman? - Déjà il est plutôt bien écrit (et bien traduit), et agréable à lire. - Ensuite, c'est le premier roman qui nous montre les pensées de Guilliman depuis sa résurrection. Pour moi c'est d'ailleurs le plus important personnage du M42 à suivre. Il dirige l'Imperium, au dessus des Hauts Seigneurs qui prétendent parler au nom de l'Empereur. En même temps, il est assez désabusé, autant par l'Empereur que par l'Imperium qu'il découvre, avec l'Ecclésiarchie complètement tarée et à côté de sa propre plaque, des Hauts Seigneurs complètement incapables de penser à autre chose qu'à leurs profits personnels etc. - C'est du coup une préquelle aux évènements de la V8, à commencer par la boîte de base Dark Imperium, les autres boîtes Premier Sang et Sans Peur, sans compter la Campagne de Konor (dont j'aimerais bien trouver un débriefing officiel, ou qu'ils fassent un bouquin pour résumer… ce genre de trucs) - J'ai essayé de mettre en avant dans mon résumé quelques informations qui me paraissaient intéressantes ou importantes. - J'espère qu'ils vont pas se contenter de dire "maintenant qu'on est passé au M42 que vous réclamez depuis plus de 10 ans, on va reprendre la stagnation". (au fait, j'ai le Codex de la Treizième Croisade Noire, j'ai entendu dire qu'à l'époque de cette campagne Cadia avait été bien défoncée… Reste qu'ils ont mis 10 ans à intégrer cela au fluff…). Et pour finir. J'espère que cette lecture (j'ai mis plusieurs heures à tout rédiger) vous aura plu et qu'il n'y a aucune raison de fermer ou supprimer ce sujet. Bonne journée.
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