Jump to content
Warhammer Forum

Ghiznuk

Membres
  • Content Count

    769
  • Joined

  • Last visited

Everything posted by Ghiznuk

  1. p. 20 Géant citoyen Le Journal de Gros Pierre Frère Dazra a dit que Gros Pierre devrait écrire un journal. Alors j'écris un journal ici. Aujourd'hui, à l'école, nous avons appris Ashuruk. Ashuruk est très grand, comme Très Grand Pierre, mais plus grand. Ashuruk fait les géants nains et les petits nains. Tous les nains sont parfaits. Gros Pierre est parfait aussi. Gros Pierre pensait que Maman et Très Grand Pierre avaient fait Gros Pierre. Frère Dazra dit qu'ils l'ont fait, mais Ashuruk aussi. Peut-être que Gros Pierre, Ashuruk et Amarad feront Petit Pierre. Aujourd'hui, à l'école, nous avons appris Shamut. Shamut est un taureau géant brûlant. On ne doit pas manger Shamut. Shamut nous aide à combattre. Gros Pierre n'aime pas se battre. Se battre, c'est mal. Amarad a dit. Gros Pierre ne mange plus de taureau maintenant. Aujourd'hui, à l'école, nous avons appris le despote. Le despote est le grand petit nain. C'est l'ami de Shamut, Ashuruk, Lugar et Nezibkesh. Il dit tout ce qu'il faut faire, comme frère Dazra ou Très Grand Pierre. Gros Pierre veut être comme le despote. Aujourd'hui, à l'école, nous avons appris l’armure. L'armure rend solide et brillant. C'est pour se battre. Se battre, c'est toujours mal. Je ne veux pas me battre. Gros Pierre veut être savant, comme frère Dazra. Savant comme Amarad. Aujourd'hui, à l'école, nous avons appris à nous battre. Se battre n'est pas mal en fait. Amarad avait tort. Se battre protège les gens. C'est un devoir. Amarad et Gros Pierre se sont entraînés à se battre. Amarad avait un pistolet. Les pistolets ne sont pas faits pour les doigts de Gros Pierre. Gros Pierre a choisi une arme. C'est un bouclier. Gros Pierre veut protéger les nains. Gros Pierre veut protéger Amarad. Aujourd'hui, à l'école, nous avons appris les ennemis. Les ennemis, c'est mal. Certains sont petits comme des nains, d'autres sont petits comme des taureaux, mais ils sont tous méchants. Les petits nains et les géants nains écrasent nos ennemis méchants. Amarad et frère Dazra et Très Grand Pierre vont aller se battre, dans deux jours. Nous protégeons les nains contre les ennemis. Frère Dazra dit que Gros Pierre est le meilleur géant nain savant. Frère Dazra semble triste. Cela rend Gros Pierre aussi triste. Amarad dit que Gros Pierre peut se blesser au combat. Gros Pierre pas triste si blessé. En colère. En colère comme Très Grand Pierre. Gros Pierre frappe les ennemis. Bloque avec le bouclier. Gagne la bataille. Aujourd'hui, à l'école, nous n'étions pas à l'école. Gros combat aujourd'hui. Gros Pierre est beaucoup blessé. A écrasé des ennemis. Le bouclier est bien. A bloqué les ennemis. Très Grand Pierre avait un marteau. Le marteau était couvert de feu. Très Grand Pierre a brûlé les ennemis. Frère Dazra dit que le feu est sacré. Gros Pierre préfère toujours le bouclier. Le bouclier fait ressembler Gros Pierre à Amarad. Amarad est triste. Elle dit qu’elle a tué un ennemi et elle est triste. Gros Pierre a tué beaucoup d'ennemis. Frère Dazra dit que c'est bien. Amarad dit que Frère Dazra n'a pas toujours raison. Aujourd'hui, à l'école, nous avons appris que frère Dazra a toujours raison. Frère Dazra a toujours raison. Frère Dazra a toujours raison. Frère Dazra a toujours raison. Frère Dazra a toujours raison. Frère Dazra a toujours raison. Aujourd'hui, à l'école, Gros Pierre n'est pas à l'école. Gros Pierre a fui. A sauvé Amarad. Veut protéger Amarad. – Traduction d'un livre géant trouvé à la frontière du territoire des khans
  2. p. 14 Histoire Six mornes années s’écoulèrent dans ce trou abominable. Six années sans soleil, avec rien d'autre que du pain rassis servi par des geôliers qui n'avaient d'autre bonheur que ma propre misère. Seul, jeté dans la fange, dans la privation, sans le moindre espoir, sans le moindre contact avec autrui. J'errais au bord de la folie. Mon esprit était plongé dans ses propres ténèbres profondes. C'est la sixième année (du moins, d'après mes estimations) que j'entendis pour la première fois quelque chose gratter dans les murs. Au début, je crus que ce bruit n'était là rien d'autre que la confirmation de ma propre démence ; d'autant qu'il devenait de plus en plus difficile à ignorer. Enfin, alors que ce crissement se faisait décidément insupportable, j'aperçus bouger les pierres au bas du mur de ma cellule. Elles finirent par céder complètement ; à leur place, j'entrevis un petit tunnel, et un visage couvert de crasse. « Par les dents de Lugar, cracha-t-il. Où suis-je ? » Je me souvenais à peine comment former des mots. Je dus balbutier quelque chose à propos de ma cellule. « Six mois passés à creuser, pour débarquer dans une autre cellule ? » Les yeux de l’être s’emplirent d'horreur, puis de lassitude. Il s'affaissa dans son tunnel, qui n'était guère plus grand que lui. « Je ne pourrai pas faire ça une deuxième fois, dit-il dans un soupir. — Qui êtes-vous ? demandai-je. — Juste un autre prisonnier. Appelez-moi Farak. Aram Farak, cela signifie « prêtre » dans ma langue. — Vous êtes un saint homme. Que faites-vous donc ici ? — C'est sans intérêt. Il y a quelque chose que je dois… raconter. Je ne pourrai pas tenir beaucoup plus longtemps. Quelqu'un doit savoir. » Il me jeta un regard, puis s'affaissa à nouveau. « Je dois tout vous expliquer. Vous en comprendrez alors l'importance. — L'importance de quoi ? — Du sceptre de Zalam », souffla-t-il. Puis il partit, murmurant que c'était trop dangereux, que nous ne devrions nous parler que la nuit, lorsque les gardes seraient moins susceptibles de passer. Ainsi commença ma correspondance avec l'étrange nain. Je ne sais combien de nuits nous nous rencontrâmes. Parfois, c'était moi qui me rendais dans sa cellule, rampant à travers le tunnel, parfois c'était lui qui venait me rendre visite. Je remarquais bien qu'il s'affaiblissait de jour en jour ; mais il insistait pour poursuivre son récit. « Aux premiers jours du monde, entama-t-il la première nuit, mes ancêtres marchaient avec les dieux, et bâtirent maintes villes splendides. Bientôt, nous entrâmes en contact avec d'autres de notre espèce, des nains qui avaient leurs propres terres, à l'ouest. Nos deux peuples avaient beaucoup en commun. L'un comme l'autre, nous tirions un grand orgueil de nos liens de fratrie, de nos prouesses sur le champ de bataille, de notre dévouement à la rigueur de la loi et au redressement des torts. Et, bien sûr, nous partagions le même amour éternel pour l'or et pour les richesses matérielles. Nos peuples signèrent de grands traités, s'unissant en un unique Grand Empire nain qui s'étendait du Grand océan jusqu'à l'Océan austral. C'était l'Âge d'Or. Pourtant, nous ne formâmes jamais vraiment un seul et même peuple. Ceux de l'ouest aimaient leurs mines et abhorraient la magie, affirmant que les vrais nains doivent faire leur travail par eux-mêmes, sans « tricher ». Cette croyance dérive de leur obsession pour la notion de “liberté”. Mais en Orient, nous savons que le pouvoir revêt de nombreuses formes, en particulier le pouvoir que l'on détient sur autrui. Pourtant, nous restâmes attachés à notre union, même lorsque les calamités arrivèrent. De nombreuses horreurs frappèrent les nains, à l'est comme à l'ouest, et l'Âge d'Or prit fin. La première d'entre elles était la Mort. Des terreurs non vivantes nous arrivèrent du sud ; c'est face à leur assaut que Zalam se dressa. On dit qu'elle n'était encore qu'une enfant, dans un village qui se trouvait sur la trajectoire de la destruction. Pourtant, les histoires racontent qu'elle parvient à occire le terrible champion vampire en combat singulier avec rien d'autre qu'un pieu en bois, un éclat arraché aux ruines de sa maison. Elle mena son peuple en direction du nord et attira les morts dans les montagnes, où elle les anéantit tous à la Porte de Zalam : Zalaman-Tekash, dans notre langue. Le règne de Zalam dura moins d'un ann. Car elle marcha en direction de l'Occident pour s’y joindre à la grande armée de l'empire, mais fut tuée lors d'une bataille face à une nouvelle puissance émergente, une cité humaine appelée Avras. Bien qu’il fût mis un terme à ce conflit peu de temps après, l'expansion des humains fut l'une des nombreuses causes de l'effondrement du Grand Empire nain. Nos deux peuples se retrouvèrent coupés l'un de l'autre. De nouvelles catastrophes nous frappèrent : de grandes marées de vermine et d'orques, que nous ne pûmes affronter ensemble. De l'ouest, nulle aide ne vint. Nos parents prétendirent que leurs expéditions de renfort s'étaient perdues en chemin, mais jamais nous n'en vîmes la moindre trace. Ils finirent par croire que nous avions été anéantis. Mais ils avaient tort. Nous tînmes bon. Et le symbole de notre endurance était le sceptre de Zalam. Emblème d'autorité sculpté à même le pieu qui avait vaincu la Mort, manié par notre première grande héroïne, notre salvatrice. Pendant de nombreux siècles, Zalaman-Tekash resta une simple bourgade ; mais elle était bien défendue et jamais ne tomba. Et elle n'était pas le seul site survivant à l'est. Les terres de notre pays avaient été ravagées par d'incessantes années de guerre, pour ne plus former qu'une grande étendue sans vie, dont la dévastation attestait de nos difficultés. Une terre où même les rives des fleuves, cultivées jusqu'à l'épuisement, demeurent stériles à ce jour. Pourtant, nous nous ralliâmes au sceptre de Zalam, et partout où il allait, nos ennemis étaient repoussés. Nous cherchâmes de l'aide là où nous le pûmes. Les autres peuples qui souffraient près de nous, nous les asservîmes et les subjuguâmes, ajoutant leur force à la nôtre, utilisant leurs champs pour remplacer ceux que nous avions perdus dans la Plaine foudroyée (comme on l'appelle désormais), nous servant de leurs corps pour remplacer nos armées perdues. Même aujourd'hui, on compte dans nos terres dix esclaves pour chaque nain. Bien sûr, nous nous tournâmes aussi vers les dieux. Les dieux ont toujours été notre appui le plus sûr ; nous aspirâmes longtemps à partager une plus grande partie de leur pouvoir. C'est ainsi que notre plus grand prophète, Vezodinezh, conçut l'arme ultime de notre peuple. Il l’édifia sous la forme d'une ziggourat, au cœur de la plus grande de nos citadelles, Teviktelet. Son but était d'exploiter l’incommensurable puissance magique du Royaume immortel lui-même. Et en cela, il réussit. À l’apogée de la grande cérémonie à laquelle toutes les forces de l'Orient avaient été conviées afin d'en témoigner, la Machine fut enclenchée. Elle avait été conçue dans le but d'accroître notre pouvoir, mais également afin de proclamer au monde entier que les nains de l'Orient feraient tout ce qu'il faudrait pour pouvoir survivre, que jamais notre flamme ne pourrait être éteinte, que plus jamais nous ne subirions l'humiliation de la conquête. Pendant un bref instant, nous entrâmes en contact direct avec les dieux. Leur puissance était prodigieuse. C'est alors que nous fûmes changés à jamais. Nous n'étions plus seulement les nains d'acier, ou les nains orientaux. Nous avions touché la Flamme : nous serions dès lors connus sous le nom d'« Infernaux ». Même si la brèche ne resta ouverte que le temps d'un battement de cils, la destruction qu’elle causa est toujours bien visible ; tout comme la source de pouvoir inouï qui se trouve toujours là. En vérité, notre salut nous coûta tout : la vaste armée assemblée, la monumentale cité, le prophète lui-même, tous calcinés en un instant. Toutes nos défenses du nord furent également submergées sous une déferlante de magie et de démons. Et pire de tout, nous avions perdu le sceptre de Zalam, lequel avait été placé sur la Machine pour en servir de figure de proue. Du moins, c'est ce que nous avions cru. Et c'est toujours ce dont ils sont convaincus à Zalaman-Tekash. Mais je sais quelque chose qu'ils ne savent pas. Cette citadelle devint bientôt le plus grand de nos refuges après notre baptême du feu, portée par l'ascension de son puissant despote et législateur, Kemurab, qui fut le premier à porter la Marque. Mais une autre puissance fut fondée au temps de Kemurab : le Temple de Lugar. Lugar était un héros des légendes anciennes, un filou, réputé pour sa ruse juridique. Ses disciples étaient des manipulateurs et des escrocs, des artistes et des marchands, dépouillés de tout pouvoir juridique par Ashuruk aux temps anciens. On disait des cultistes de Lugar qu'ils pouvaient vous vendre votre propre maison en produisant l'acte qui prouvait que vous ne l'aviez jamais possédée, tout en vous en facturant le loyer pour les années d'occupation précédentes. Leurs actions nous valurent une réputation de malhonnêteté parmi les étrangers. Or, pour un lugarite, la malhonnêteté est un art vertueux. Peu de temps après l'ouverture de la Fournaise, alors que nous n'avions jamais été si faibles, nous fûmes assaillis par la horde infinie du monarque gobelin Gorchou. Elle fondit droit sur les murs de Zalaman ; son nombre dépassait l'entendement. Et pourtant, dès le lendemain, le monarque envoya un émissaire annoncer qu’il n'attaquerait pas le pays du puissant Lugar, et lui et sa horde reprirent leur route vers le sud, pour ne plus jamais reparaître. Cette même année, il fut constaté que, dans les parties les plus obscures des nouvelles lois de Kemurab, le nom de Lugar était clairement répertorié aux côtés des trois autres Vanebs. C'est ainsi que le culte fut officiellement découvert comme constituant un Temple, et qu'il bénéficie, depuis lors, des mêmes privilèges que les trois autres. Après cela, le pouvoir militaire et politique de Lugar crût rapidement. Son Temple veilla à ce que le Code de Kemurab fût adopté dans tout le pays. Le soudain et spectaculaire essor de ce culte, dans les années qui suivirent la création de la Fournaise, resta longtemps un mystère. Pourtant, je crois que je peux l'expliquer. Je dus pour cela voyager loin de chez moi, mais j'en ai finalement trouvé la preuve. Le sceptre de Zalam n'avait pas été détruit par la Machine. Il avait été subtilisé par des cultistes de Lugar, et un faux mis à sa place. Je ne sais comment, mais je crois que tous leurs exploits extraordinaires réalisés par eux à cette époque le furent à l’aide du vrai sceptre. Le Sceptre a été retrouvé. Je sais maintenant où il a été pris, où il a été caché et où il a été perdu, même pour les méticuleux archivistes lugarites. Mon enfant, vous devez me croire. Le sceptre de Zalam est un trésor dont la valeur pour les nains infernaux dépasse l'entendement. Je suis mourant, mais vous devez le trouver et le rapporter à Zalaman-Tekash. Ils feront de vous l'humain le plus riche d'Équitaine. Et vous contemplerez les merveilles de cette citadelle – ah…! » Les yeux d'Aram Farak s'assombrirent un long moment. « Quelle glorieuse cité. Ses ziggourats étincelantes, ses murailles imposantes, ses cours d'eau chatoyants ! Ses rues propres, asphaltées, éclairées par des lampadaires à gaz dorés, et ses fabriques qui produisent un flot de merveilles sans fin. Ses grandes bannières flottant comme des flammes vives, arborant l'image du Sceptre brandi par un taureau couronné. La ziggourat d'Ashuruk, où vit la Flamme-monde, symbole de mon peuple, constamment entretenue par les prêtres pour qu'elle ne puisse jamais s'éteindre. Jurez-moi que vous irez là-bas, mon enfant. Jurez-moi que vous y rapporterez le Sceptre ! » Les yeux brillants de Farak se plissaient de douleur. Il toussait horriblement, son corps s'effondrait. « Je le jure », fis-je. Il sourit. « Bien. Je peux mourir, à présent. Mais ce ne sera pas en vain. Rappelez-vous du plan dont nous avons discuté. » Il rendit l’âme une heure plus tard. Suivant le plan qu'il avait conçu, je parvins à distraire les gardes en me cachant dans son cercueil. À mon grand étonnement, cette ruse fonctionna, et après la journée la plus confuse de toutes les six années qu'avait duré mon épreuve, je me retrouvai enfin à l'air libre. C'est alors que débuta ma quête. – Extrait des Mémoires du Comte de Bellatorre
  3. p.12 Arrivée, deuxième partie 11e jour d'ullose Chère Maman, C'est avec une certaine consternation que je vous écris. Ma promesse de vous écrire chaque semaine est en grave péril. Pendant les quelques semaines que j'ai passées à bord du navire corsaire, j'ai pu confier à dame Khezek mes lettres, me fiant à sa propre assurance qu'elles vous les ferait parvenir. Mais je me suis vue dépouillée de tous mes biens lorsque nous avons atteint l'embouchure du fleuve Mibkar avant de le remonter. J'ai dû cacher cette missive, au style lapidaire, dans une couture de ma robe. Je vous promets cependant que j'échapperai à mes ravisseurs, que je transcrirai mes lettres et que je vous les transmettrai. Une baronne ne renie jamais sa parole, quelles que soient les circonstances ; quand bien même elle se retrouve asservie à la suite de ce qu'elle pensait n'être qu'un voyage d'études. La journée d'aujourd'hui a été fort mouvementée. Nous sommes amarrés dans le port de la citadelle de Vanekhash. C'est un endroit imposant ; je pourrais même le dire majestueux, si mon embarcation n'y était pas ancrée parmi d'autres navires esclavagistes. J'aurais aussi été plus favorablement disposée envers son peuple si l'inspecteur du port ne m'avait pas qualifiée de « marchandise de faible valeur ». Quand bien même j'ai été réduite au statut d'objet, je n'en reste pas moins une excellente affaire, puisque je suis dotée d'un corps, d'un esprit et d'une éducation de premier rang, grâce à vous et à Papa. Je suis plutôt confiante concernant le sort qui m'est réservé. Dame Khezek est d'une famille riche, et elle me doit la vie. En effet, c'est grâce au peu d'arandad que je connais que j'ai pu expliquer au capitaine corsaire qu'elle est en fait une naine orientale qui, par hasard, se trouvait en Occident. Elle a déjà été rachetée par ses parents moyennant une forte rançon. Dans la mesure où je serai encore « sur le marché » d'ici demain soir, elle devrait être en mesure de racheter ma liberté pour une somme raisonnable. Votre fille, Olivia –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– 17e jour d'ullose Chère Maman, Une semaine a passé. Je reste invendue, et le capitaine commence à perdre patience. Le sauvetage promis par dame Khezek n'a pas eu lieu, et les autres acheteurs d'esclaves n'ont aucun intérêt pour moi. Ceux qui sont à la recherche de fermiers, de porteurs ou de mineurs ne voient en moi qu'une femme inapte au travail manuel, un avis que je trouve insultant. Je suis issue d'une souche robuste, assez vigoureuse pour battre à la course la moitié des chevaliers de Fuhrberg. Pourtant, de telles affronts sont moins offensants que ces acheteurs à la recherche de serviteurs instruits qui considèrent le fort accent étranger avec lequel je parle leur langue comme un signe d'infériorité mentale. Cela ne fait que sept semaines que j'ai commencé à apprendre l'abzhaghab, et je le parle déjà couramment ! Il s'agit là d'un véritable tour de force linguistique, et aucun d'entre eux n'a l'intelligence de le réaliser. Les terres infernales ont une soif insatiable d'esclaves. Ceux qui travaillent dans les mines forment l'épine dorsale de leur richesse, tandis que les esclaves domestiques fournissent d'innombrables services à leurs maîtres nains. J'ai entendu raconter que des nations entières auraient été traînées, enchaînées, dans les citadelles, en tant qu'exemple pour tous ceux qui refuseraient de leur faire allégeance lorsque celle-ci serait requise. Cependant que moi, Olivia von Fuhrberg, je ne leur serais d'aucune utilité ? Je suis indignée. Je crains que le capitaine n'envisage de diminuer le prix de vente des quelques esclaves qui lui restent suffisamment bas que pour attirer l'attention du « Vautour ». Il se murmure entre les quais qu'il existe un mage cruel, adepte de la Voie sinistre, qui achèterait les esclaves que personne d'autre ne veut, au prix le plus dérisoire qui soit. Dans ce monde de chaînes et d'argent, susciter son intérêt est la plus sûre des condamnations à mort. Dans mes rêves, je le vois déjà tournoyer au-dessus de moi. Il faut que je sois vendue. Je ne peux pas améliorer mon accent du jour au lendemain, mais j'ai réfléchi à un ultime stratagème. Hier, une cargaison d'orques captifs est arrivée. Ceux qui recherchent des manœuvres se les sont rapidement arrachés. Mais devinez lequel a connu le plus franc succès ? Une puissante brute qui a brisé ses chaînes, s'est précipitée sur un des acheteurs et a dû être ramenée au sol. La force est tout ce qu'ils visent chez un ouvrier. Et de la force, j'en ai. Sinon dans mes bras, mon esprit en a à revendre. J'ai passé du temps à user mes chaînes. Maintenant qu'elles sont fragilisées, je pourrais les briser aisément et fuir dans la ville, mais je n'ai nulle part où aller. J'avoue que c'était mon plan initial, mais ma mère n'a élevé qu'un seul imbécile, et il n'est pas ici. J'ai apporté une simple modification à ce projet : je briserai mes chaînes demain, à la première vue d'un acheteur potentiel à la recherche d'un ouvrier. À partir de là, je n'aurai plus qu'à faire en sorte d'accéder à un poste plus prestigieux. Votre dévouée fille, Olivia Postscriptum : après examen approfondi, il est apparu que mon plan était défectueux. La brute qui avait brisé ses chaînes n'avait pas été achetée pour servir en tant qu'ouvrier, mais comme esclave de combat. La force et la férocité sont demandées chez ceux qui transportent la poudre et fraient des chemins aux troupes, mais ces misérables mènent une vie imbibée de laudanum, d'où la pensée, l'espoir et les sensations sont exclus. Je n'ai aucun désir de mettre fin à ma vie dans un brouillard de drogue, même si un tel sort pourrait paraître attrayant au cousin Wilhelm !
  4. p. 8 Arrivée Extrait du journal de l'ambassadeur Bao Feng-tseu 6e jour de fébruar Vanekhash entreprit de m'impressionner bien avant que je ne parvinsse en vue de ses murailles. Le mastodonte d'acier qui tirait une douzaine de voitures le long de la route de l'Acier était clairement construit pour inspirer le respect… ou la crainte. La mécanique infernale que je contemplai en ce jour où je partis pour Vanekhash était haute de plus de deux fois la taille d'un homme, et était bien plus longue et plus massive encore. Toutefois, jamais une simple description de ses dimensions ne pourrait rendre justice à un tel engin. Il portait des armes de siège qui n'auraient pas détonné sur un navire de guerre. Une fumée sombre, qui sentait la magie et le souffre, s'élevait entre les plaques d'acier noirci richement décorées. Il en irradiait une chaleur qui se fit de plus en plus forte à mesure qu'il se rapprochait de la « gare » où je l'attendais. Par contraste, les voitures elles-mêmes étaient d'une rare opulence. Mon compagnon, Tsiang Jou, fut surpris de découvrir qu'il pouvait sans peine s'y tenir debout, malgré le fait qu'il se trouve lui-même être un grand kilin ailé. Une des voitures contenait un orchestre au grand complet, qui jouait de grands hymnes destinés à noyer le rugissement de la machine. Je fus informé de ce que sa présence faisait partie intégrante des opérations habituelles, et qu'il ne s'agissait pas là d'un luxe déployé exprès dans le but d'impressionner l'ambassadeur que je suis.La musique en était habilement interprétée, mais un peu trop dure à mon goût ; je blâme en cela le trop grand nombre de surfaces et de cordes métalliques. Ces mélodies s'interrompirent sitôt que nous émergeâmes des tunnels de la première étape, éblouis par la lumière du jour. Loin en-dessous de nous, les eaux d'une rivière scintillaient. D'un côté de ce pont vertigineux entre deux montagnes, se dressait une tour de guet, qui faisait face à une tour en touts points identique, de l'autre côté du chasme. C'est alors que retentit un hurlement tel que jamais n'en ont produit les poumons de la moindre créature vivante. Sommées par cette alarme stridente, les machines s'arrêtèrent. Autour de nous résonnaient des cris, que je ne compris que trop bien : nous étions attaqués ! Tous les nains de ma voiture partirent se joindre au combat. Chacun se mouvait avec une précision toute militaire. Toujours prompt à l'action, Jou s'élança immédiatement, ouvrant le côté du train tout en me hissant sur son dos d'un même mouvement. Nous nous élevâmes loin dans le ciel, alors même que des dizaines de guerriers nains vêtus d'acier affluaient en grand nombre de l'arrière du train. La machine elle-même ébranla les voitures, gronda, et franchit le pont à toute allure, chargeant à la tête de sa garde rapprochée. Je vis à présent à l'œuvre la pleine puissance de son armement : une sorte d'entonnoir torsadé se mit à vomir un flot de flammes brûlantes qui inondèrent la tour de garde opposée d'une huile surchauffée qui s'accrochait et incendiait tout ce avec quoi elle entrait en contact. De ce brasier, bondit un féroce khan ogre, armé d'un couperet de la taille d'un homme. Il fonça tête baissée, suivi de son escorte composée d'une douzaine d'ogres. Ils se retrouvèrent submergés d'une déferlante incandescente qui leur noircit la peau, y faisant éclater de nombreuses ampoules. Cela ne ralentit en rien leur avance, sauf pour les quelques malchanceux qui chancelèrent et tombèrent dans le vide. Une grêle de ferraille s'abattit sur les gardes de la locomotive, rebondissant sans heurts sur leur armure. Elle fut suivie de balles qui ne frappèrent leurs cibles qu'avec à peine plus de succès. Les ogres tenaient la tour de guet à l'extrémité du pont. De cette position, ils faisaient pleuvoir les projectiles sur le train et sur les défenseurs de la tour opposée. Ces derniers ripostèrent posément, tirant et rechargeant de derrière les créneaux, ces derniers étant conçus de sorte à ce que chaque côté du pont ait une ligne de tir sur l'autre. Les armes des ogres avaient beau mordre dans l'acier de la Mécanique infernale, le colosse noir restait impassible. Seul le khan, avec sa puissance surhumaine, parvient quelque peu à fendre la carapace d'acier. Un autre de ses acolytes tomba sous les roues, broyé par les mouvements d'avant en arrière de la machine. Le commandant ogre grogna, mais continua à haranguer les siens et à abattre son arme de part et d'autre, comme pris de fièvre. Ce faisant il hurlait, à l'attention de ses ennemis : « Vous paierez le péage, comme tous les autres ! » Et du tunnel derrière nous surgit une immense silhouette. Elle se hissa sur l'engin et, d'un bond, plongea dans la cohue, ses longs cheveux ondulant dans la brise. À travers la fumée qui se dispersait peu à peu, on discernait les protagonistes. La géante dominait le khan autant que lui-même dominait les nains. Couverte d'une épaisse armure, elle arborait l'uniforme de la Garde d'acier de Zalaman. D'un revers de la main, elle jeta nonchalamment l'un des ogres dans le précipice, avant de fondre sur le khan lui-même. Ce faisant, elle poussa un terrible cri de guerre, dont le contenu peut se traduire approximativement par « Pas de resquilleurs ! Les billets doivent être présentés sur simple demande ! » Une requête difficile à ignorer, lorsqu'elle émane d'une telle autorité. Avec un grognement de rage, le khan se détourna de la mécanique impassible pour se tourner vers la géante. La lame mordit l'acier de ses jambières et, contre toute attente, le traversa. Le sang jaillit en une gerbe de fines gouttelettes rouges qui éclaboussèrent le visage de l'ogre. De douleur, son adversaire tomba un genou à terre, manquant de choir. Les guerriers ogres derrière leur chef gloussèrent, et redoublèrent de vigueur. Mais alors, la géante se fendit brusquement. D'un revers féroce, elle envoya le khan valdinguer contre les créneaux. Il les défonça de sa masse, et glissa le long de la falaise, pour aller s'écraser sur les rocs, loin en contrebas. Il se fit un silence de mort. Les ogres qui tenaient encore tête à la mécanique prirent la fuite, poursuivis par la géante claudicante. Ils parvinrent néanmoins à se réfugier tant bien que mal dans les rochers derrière la tour. L'assaut avait été refoulé. Les ogres se retirèrent à grande vitesse, retournant à leurs montagnes. Les nains reprirent la tour de guet, où ils découvrirent sans doute les cadavres de la garnison précédente. La géante qui avait renversé le cours de la bataille fut soignée avec tendresse, traitée comme une héroïne, une compagne d'armes. J'avais cru les nains infernaux incapables d'une telle compassion. Je sais à présent qu'il ne s'agissait que de préjugés. La géante était l'une des leurs. En l'examinant de plus près, je remarquai, sur la nuque de l'énorme femme, une marque rouge en forme de flamme stylisée – le même symbole que j'avais vu marqué sur plusieurs nains à bord du train. J'appris plus tard que ce « baiser de la Fournaise » est appliqué à tous les Infernaux libres lorsqu'ils atteignent l'âge adulte. C'est cette marque qui les distingue en tant que citoyens à part entière. Si aucune nation ne peut survivre sans connaître l'art de la guerre, ce qui m'a véritablement impressionné est la vue que je contemplai lorsque nous sortîmes d'un autre long passage souterrain. Les ziggourats de Vanekhash se dressaient au-dessus de nous, massives, tandis que la locomotive remontait les flancs de la montagne. Les feux à leur sommet luisaient comme un deuxième soleil au milieu du nuage de fumée qui, comme une deuxième nuit, s'accrochait aux rues en contrebas. J'aperçus de nombreux bâtiments fort imposants, dont la magnifique gare qui était notre destination finale, aussi grande qu'un palais. Mais plus loin, mon regard s'attarda sur une vaste étendue de masures de petite taille qui, des berges du fleuve Mibkar, s'étendaient au loin sur la plaine. Même à une telle distance, je pouvais facilement discerner la densité et la crasse de ces structures chétives. Il est vrai que chez nous aussi, au Tsouan-Tan, on trouve dans certaines villes des quartiers de miséreux, mais les nôtres sont loin d'avoir l'air aussi sordides. Une fois arrivés sur les quais de la gare, je fis la rencontre de Zhabi, personnage courtois que j'ai rapidement identifié comme étant mon homologue, bien qu'il se soit simplement présenté comme étant « mon guide » dans la citadelle. Il lui manque un morceau de nez. Mon regard dut s'attarder sur ce défaut, car il m'expliqua, désinvolte : « Oh, ça. Un souvenir de mon service militaire. C'est peu esthétique, mais vous devriez voir ce que j'ai fait du visage de l'orque qui m'a porté ce coup. » Zhabi m'a rapidement amené à un endroit d'où je pourrais avoir une meilleure vue de la route de l'Acier, et m'a fait visiter les enclos où sont parqués leurs engins. « J'ai entendu dire que l'avant-poste de votre côté se trouve sous la terre ? Ce n'est pas l'idéal pour apprécier pleinement la route de l'Acier dans toute sa splendeur. Ce ne sont pas nos engins qui font d'elle un joyau technique, mais c'est la voie elle-même. La précision, la parfaite interconnexion des commutateurs et des aiguillages, merveilles d'ingénierie, voilà où réside son véritable génie. S'il n'y avait qu'un seul train sur la route, ce serait simple ; mais ils sont nombreux, et ils voyagent dans les deux sens. Et tout cela est bien rangé, ordonné… La forme ultime de locomotion. » J'en convins poliment. Nous poursuivîmes notre promenade. Je vis des soldats faire l'exercice ; je croisai un géant portant une armure plus raffinée que celle de la Garde impériale de Long-tsing ; je vis l'hôtel des monnaies frapper des montagnes de pièces d'or et d'argent. Je vis aussi les jardins suspendus, que je trouvai étonnamment petits. Il s'agit d'une simple terrasse en gradins sur laquelle s'affaire une multitude d'ouvriers de toutes sortes d'espèces, occupés à prendre soin de cultures que je ne pus m'empêcher de comparer défavorablement aux nôtres. Si la structure en elle-même est frappante, sa fertilité, en revanche, est loin de l'être. Quoi qu'il en soit, elle reste une efficace démonstration de force. J'ai tenté d'en savoir plus sur les chantiers navals, sachant que Vanekhash est située là où le fleuve rencontre la route de l'Acier. Mon guide courtois m'a emmené sur un élégant boulevard, le long duquel était amarré un imposant mastodonte blindé. Il s'agissait clairement d'une manière de détourner mon attention, car je ne vis nulle part les rustres marchands et esclavagistes qui, je le sais, viennent de tous les pays du monde y commercer. Ce ne fut pas la seule occasion où, alors que je tentais de mieux m'imprégner de la ville, je me vis poliment détourné de ses quartiers les moins présentables. Après avoir rapidement passé en revue toutes ces visions éblouissantes, on m'amena aux appartements qui m'avaient été assignés par le Despote. « Malheureusement, le despote Sakhem été appelé hors de nos murs pour des affaires urgentes, et ne sera pas de retour avant une semaine, m'informa Zhabi. Le début des négociations se fera sous ma tutelle ou sous celle d'un autre vizir. Cela vous donnera plus de temps pour vous acclimater. En attendant, profitez bien de votre suite diplomatique. Nous espérons que nos serviteurs répondront à toutes vos exigences. » La suite s'est conformée au même étalon d'excès que tout le reste. Mes quartiers personnels étaient situés au sommet de la ziggourat, surveillés par une petite armée de soldats locaux ainsi que par ma propre garde d'honneur. La principale salle de réunion, cependant, était légèrement plus proche du centre, reliée aux autres ziggourats par des passerelles couvertes. On ne pourrait trouver meilleure allégorie de toute cette société et de la place que j'y occupe : je me tenais loin au-dessus de la masse des misérables que j'apercevais sous mes pieds, sans jamais avoir besoin de descendre dans les rues pour me mêler à eux. De son côté, Zhabi n'avait rien à craindre : les serviteurs se montrèrent parfaitement courtois et respectueux. Ils savaient comment s'adresser correctement à moi, « maître Bao » sans que je n'eusse besoin de le leur rappeler. Quant au cuisinier… Ah, le cuisinier… Son art pourrait le voir recommandé pour la Cour impériale. Il me servit des plats irréprochables, qu'aucune autre ambassade n'avait jamais tenté de me proposer. Leurs saveurs, indubitablement composées avec une admirable maestria, me ramenèrent au pays. Même mon plat préféré s'y trouvait. Après le dîner, j'ai siroté mon thé, perdu dans mes pensées. Zhabi avait été infailliblement courtois et poli : un hôte parfait. Il avait aussi clairement démontré qu'il en savait bien plus sur moi que moi sur lui ou que sur sa culture ; en diplomatie, cela équivalait à une menace voilée. Il me fallait me rattraper, de peur de déshonorer l'Empire.
  5. Remerciements En sus de sa noble et généreuse Altesse, le Prince de Ligulia, le traducteur voudrait remercier Herr Schmutenberg ainsi que toute l’équipe des Presses universitaires d’Ullsberg de l’avoir soutenu tout au long de ce projet, culmination de toute une vie consacrée à l’étude de la littérature infernale. Merci aussi à l’inestimable aide du Pr Bartoli pour ses retours et commentaires sur mon brouillon, sans laquelle j’aurai retranscrit « latuk » par « genou » à la place de « coude », pour ne citer qu’une des innombrables erreurs de la première version. Comme toujours, je suis éternellement redevable à ma merveilleuse femme ainsi qu’à mes enfants, dont les inlassables encouragements sont tout ce qui m’a permis de persévérer malgré les critiques pernicieuses et malveillantes de savants de moindre acabit. – L. H.
  6. Tablette XII Admirez Lugar le Triomphant Il a acquis une grande … La couronne … à lui … … tous les peuples Les richesses … monde entier Tous les juges … devant lui [sept lignes manquantes] Le peuple … à lui « Comment pouvons-nous servir Lugar ? » Mais lorsqu’ils vinrent Dans sa chambre Ils la découvrirent vide Lugar n’avait aucun désir de richesse Lugar ne voulait pas du pouvoir Qui lui avait été donné Lugar était … voyage Pour de long jours … … d’Ashuruk [deux lignes manquantes] … la flamme de la royauté … d’Ashuruk Il chercha … [le reste de la tablette est brisé]
  7. Tablette XI [neuf lignes manquantes] … comme les vagues de l’océan Sans le moindre répit … Durant douze fois douze nuits et douze jours Il plut. Les eaux submergèrent Les champs et les habitations Elles submergèrent Les villes et les murailles Elles noyèrent le Ponant Dans ses profondeurs L’inondation recouvra le pays Et pourtant, la pluie ne cessa pas. Kibotesh préserva Les armes de son peuple Au plus haut point de la ziggourat Il gardait … … continuait de monter. Durant tout ce temps, Lugar Était dans une autre contrée Il vint au roi Ennemi et dit : « Ashuruk, roi des rois, cherche À éteindre la flamme du peuple. « Le peuple requiert une nouvelle flamme « Nous utiliserons votre flamme pour raviver La grandeur du royaume que nous avons perdu. » Le roi des ennemis répondit à Lugar : « Tu ne peux disposer de notre flamme à ta guise. » Lugar dit au roi des ennemis : « Vous n’avez pas de flamme. « Une flamme appartient au peuple. « Vous n’êtes pas le peuple. « Le véritable peuple vous demande de vous acquitter De votre dette envers lui. « Nous avons saisi votre flamme À titre de légitime garantie « Ces documents démontrent Les bases légales justifiant une telle procédure « Les dieux sont mes huissiers. » Lugar prit la flamme de l’ennemi. Il prit les flammes du monde Il revint au royaume Lorsque Kibotesh pensa son heure venue Il repoussa l’inondation Avec la Flamme-Monde Il la plaça au cœur De la ziggourat Les dieux virent ce que Lugar avait fait Ils pleurèrent de regret pour Avoir éteint la première flamme Ils s’inclinèrent devant La Flamme-Monde Ils adoptèrent une immense convention La convention fut rédigée de la main De Lugar Les dieux la cosignèrent en trois exemplaires La convention les obligeait à protéger La Flamme-Monde pour l’éternité Il y avait encore d’autres choses Stipulées dans la convention Que les dieux ne lurent pas.
  8. Tablette X Ashuruk, le roi des rois Était mécontent Il n’aimait pas … … leurs fortes voix Il s’impatienta … Il parla … [dix-sept lignes manquantes] Un grand décret. Et tous les dieux durent faire Un vœu de silence Que personne ne sache Ce qui allait leur arriver. Lugar vint aux dieux, Il leur dit : « Pourquoi vous réunissez-vous pour discuter Et sans expliquer à personne ce dont vous avez parlé ? « C’est que vous avez fait vœu de silence « Nonobstant, je possède ici une tablette Attestée par Ashuruk, faiseur de lois, « Une assignation à produire chaque preuve Et toute pièce à conviction « Vous devez présenter à la cour Tout signe de conspiration « Vous devez dire au Grand Juge Ce qui a été gardé secret. » Lugar lia Ashuruk à sa Propre parole Les dieux dirent à Lugar Ce qui avait été décrété. Et Lugar vint à Kibotesh. Il ne pouvait pas répéter Les informations confidentielles de la cour. Il ne s’adressa donc pas au roi. Lugar s’adressa au coude du roi. « Coude de Kibotesh, tu dois Te préparer « De grandes calamités Se préparent pour ton royaume « Tu dois élever Une ziggourat de haute taille « Tu dois entreposer tes richesses Et tes armes à son sommet. » Le roi répliqua : « De quelle taille dois-je bâtir … » « Dix fois … coudées » Le roi s’enquit de … … l’agencement de la … extérieure Les … devaient être d’exactement … … crénelages … bitume … [quarante-sept lignes manquantes] Et Kibotesh construisit la ziggourat Conformément à ces instructions.
  9. Tablette IX Lugar était en Runalla Il était piégé Dans le Monde-du-dessous Il vivait sous terre Toute chose était sombre Il n’y avait pas la moindre trace de magie Il désira être à nouveau Au-dessus du sol Il alla vers Reshal Celle qui est la Mort incarnée Le visage de Reshal était comme un crâne, Ses défenses lui rentraient dans les yeux Elle faisait … se recroqueviller de peur Elle … vent glacial … Elle aspirait … magie … désespoir … [trois lignes manquantes] Lugar parla à Reshal en Runalla : « Pourquoi suis-je ici, ô déesse ? « Pourquoi tes ordres ne sont-ils Pas obéis ? « Pourquoi ta parole n’est-elle Pas respectée ? » Reshal tourna son terrible Visage vers Lugar Elle lui demanda de lui expliquer Ce qu’il voulait dire Lugar répliqua à Reshal : « Je suis déjà venu en Runalla, « Tu m’as ordonné D’en partir pour toujours « J’y suis pourtant de nouveau, Et contre mon gré. « Comment les ordres de Reshal Peuvent-ils être ignorés ? » Reshal cria de colère : « Je t’ordonne de rester, Lugar ! « Tu es venu dans mon domaine « Et tu ne retourneras Plus jamais à la surface ! » Lugar répondit à Reshal : « Voici la tablette que tu as Signée de ta propre main. « En voici le témoin et le Timbre du notaire. « Ceci est ton ordre, Que je sois exilé de Runalla « Aucun autre ordre ne peut Défaire ce que tu as écrit. » Reshal était liée par sa propre parole Elle renvoya Lugar Il revint à la surface Il alla voir les dieux Targuk, le gardien de la porte Des dieux, refusa de le laisser passer Lugar dit à Targuk : « Pourquoi refuses-tu de me laisser Rentrer dans mon propre domaine ? » Targuk dit à Lugar : « Ceci est le domaine des dieux, Tu ne peux entrer. » Lugar dit à Targuk : « Qu’est-ce qu’un dieu ? » Targuk répondit à Lugar : « Un qui possède la vie éternelle » Lugar dit à Targuk : « J’ai été banni de Runalla Pour l’éternité « Je ne peux mourir J’ai donc la vie éternelle « Je suis un dieu « Laisse-moi passer. » Et Targuk lui Permit d’entrer Car il voyait que Lugar Était un dieu
  10. Tablette VIII Le roi Kibotesh s’arracha Les cheveux jusqu’à ce que sa tête saigne Il se saisit de sa grande couronne et la projeta Au sol Et la piétina. Il s’enfonça les ongles Dans la peau de son visage Ses dents devinrent des défenses Qu’il lima avec son épée Il martela le lit du mort de ses poings Il se fracassa le nez Sur le sol marbré Il se battit les cuisses De son sceptre Il erra dans le pays Ne portant que des peaux d’animaux Sa barbe défaite et négligée Il erra au travers de son palais Toute la nuit, se lamentant jusqu’aux cieux Il ordonna que le corps de Lugar Soit traité avec les huiles les plus raffinées Et serti des Gemmes les plus grosses Il plaça le corps dans un Cercueil de marbre et de jade Il plaça le cercueil Sur un bûcher d’or Il plaça le bûcher au Centre d’une … pyramide Et il empila les richesses du royaume Autour de la pyramide Il mit le feu à la pyramide Il décréta un deuil de quatre fois Quatre ans Kibotesh dit à … « Maintenant, je sais que moi aussi Je suis mortel, et j’ai peur … » [six lignes manquantes] Kibotesh s’en alla sur … Il fut attaqué par des lions, Qu’il tua, et il porta leurs peaux Il voyagea jusqu’aux montagnes Du bout du monde La voie était gardée par des scorpions géants, Qu’il tua Il entra dans un grand tunnel Jusqu’au jardin des dieux Le passeur des dieux lui fit Traverser les eaux de la Mort. … l’Érudit, le seul nain … vie éternelle L’Érudit lui parla d’une fleur qui … [quatre lignes manquantes] Kibotesh trouva la fleur … rend la jeunesse Mais sur le chemin du retour, elle fut Volée par un serpent qui passait par là.
  11. Tablette VII Gantar se présenta à nouveau par-devant les dieux Elle hurla d’une terrible angoisse Elle déchira ses vêtements et brisa Sa hache contre le mur Elle s’époumona de toute sa rage : « En vérité, les avocats sont les créatures Les plus misérables de toute l’existence ! » Les autres dieux acquiescèrent devant Une telle sagesse. Dans sa furie, Gantar poursuivit : « Montrons-lui notre colère, À celui qui se fait appeler Lugar ! « Que notre jugement lui soit Défavorable « Envoyons-le dans le Monde-du-dessous À jamais ! » Les dieux approuvèrent. Ils lancèrent un grand sort de mort Sur Lugar, leur héros. Ils le châtièrent de chaque Terrible maladie Ils lui en infligèrent des centaines Et des centaines. Kibotesh convoqua vaillamment Des soigneurs de chaque contrée. Mais aucun ne put sauver son puissant ami. Et Lugar fut emmené Dans le Monde-du-dessous.
  12. Tablette VI Lorsque Gantar vit le puissant Kibotesh Elle tomba furieusement amoureuse Du grand roi Gantar s’exclama envers Kibotesh : « Viens à moi Ô magnifique seigneur ! « Marions-nous et terrassons Ensemble nos ennemis. « Je t’offrirai de l’or, Du marbre et du jade, « Je te ferai roi du monde entier, Toi qui es puissant ! » Kibotesh s’adressa à Gantar la Furieuse. « Ton offre est Extrêmement tentante, ma chère « Je suis très attiré par toi, ainsi Que par toutes les femmes « Et j’adorerais être le roi Du monde entier « Mais je suis bien trop effrayé À l’idée d’épouser Gantar la Furieuse « … tu as piégé ton dernier mari Dans le Monde du dessous … toujours vivant « Le mari d’avant … Tu l’as éventré … « Et celui d’encore avant … En lombric. « … avant cela … [cinq lignes manquantes] « … J’ai déjà un grand ami, Il s’appelle Lugar « Et il m’a informé de ce que Ton contrat de mariage Présente des termes extrêmement défavorables. » Gantar la Furieuse était très remontée Elle parla à Shamut : « Donne-moi ton plus puissant taureau Afin que je puisse tuer Kibotesh. » Shamut dit à Gantar : « Je ne souhaite pas que tu Tues Kibotesh « Il a accompli de nombreuses Et impressionnantes prouesses guerrières. » Gantar dit à Shamut : « Si tu ne me donnes pas ton Plus puissant taureau « Je défoncerai ton enclos « Et j’enverrai tes créatures Détruire le monde entier. » Shamut donna son plus Puissant taureau à Gantar. Il était de la taille d’une ville Un seul renâclement de la bête suffisait À ouvrir dans le sol un trou Assez grand pour engloutir tout un royaume. Elle le dirigea sur Kibotesh Mais trouva Lugar à la place. Lugar dit à Gantar : « Disposes-tu d’un permis valable pour La possession de cet animal ? « Dans le cas contraire, Je me dois de saisir cette créature et D’en notifier les autorités compétentes. »
  13. Tablette V Gantar la Furieuse Vint à Runalla, le Monde-du-dessous Elle allait rendre visite à sa cousine sous-germaine Reshal, maîtresse de Runalla Pour réclamer la rétrocession de Huzid, son bien-aimé Elle pleura et hurla de colère Elle vint aux portes de Runalla Le pays tremblait sous le poids de sa rage Gantar tonna de toute sa voix : « Laisse-moi entrer Ou je détruis les portes « Je les défoncerai Et les morts s’en échapperont « Et le monde entier sera dévoré. « Rends-moi Huzid, mon grand amour, Que j’ai tué dans ma rage. » Reshal vint aux portes de Runalla Et dit à Gantar : « Ne brise pas les portes, Cousine sous-germaine « « Tu peux entrer en Runalla, Le pays dont personne ne sort. » Et elle ouvrit les portes Pour Gantar, et Gantar descendit sous terre. Comme elle passait les portes, Reshal s’adressa à nouveau à Gantar : « Donne-moi ton armure Et tes armes Car telle est la loi de ce pays. » Gantar remit à Reshal Ses armes et son armure. Reshal tira sa hache et tua Gantar, dans les halls de Runalla. Après que Gantar fut descendue Dans les limbes, La mort marchait sur le monde Les humains piétinaient Le peuple sans retenue La maladie se propageait À toute la surface de la terre Des vagues de barbares déferlaient Sur le peuple comme l’océan. Les dieux étaient remplis de chagrin. Ashuruk parla : « Nous devons envoyer un … à Runalla « Qu’il contraigne Reshal à nous retourner Gantar Afin … puissent survivre. » Lugar … [dix lignes manquantes] Il parla à Reshal : « Ma cliente n’a nul besoin De répondre à vos questions « Vous l’avez séquestrée Sans juste motif « Vous la gardez ici contre sa volonté « Car aucun vrai nain ne souhaiterait Vivre sous terre « Vous avez échoué à présenter la moindre preuve À son encontre « Vous relâcherez Gantar Sous ma protection « Conformément à la loi Divine CDLXII « Paragraphe 18.3(i) « Ou j’en référerai À votre dieu tutélaire. » Reshal prononça maintes Malédictions à l’encontre de Lugar Elle lui intima de quitter Runalla Lugar s’adressa de nouveau à Reshal : « Signez simplement cette tablette, Et je disparaîtrai d’ici à jamais « Tout en emmenant la déesse avec moi. » Reshal, déesse de la mort, Signa la tablette de Lugar. Elle libéra Gantar de Runalla. Lorsque Gantar et Lugar revinrent À la surface Le pays explosa de triomphe Il y eut une onde puissante Et de nombreux ennemis furent renversés. Et le peuple survécut. Et aucun vrai nain ne souhaita Vivre sous terre.
  14. Tablette IV Lugar dit à Kibotesh : « Nul besoin de craindre la mort « Si ta place dans l’histoire est assurée. « Partons donc à l’aventure Afin d’obtenir la gloire éternelle. « Dans la … habite un monstre. Le puissant Sezurut « Sa force … un mammouth « Ses yeux … « Comme un roc, ses griffes … « Des dents comme un gniark « Il surplombe même … « Allons vaincre Ce terrible Sezurut « On parlera de nous Dans les légendes futures « Ils l’inscriront sur des tablettes Qui dureront deux fois trois Âges « Et nous ne mourrons pas. [2 lignes manquantes] Les héros partirent Pour un long voyage Ils traversèrent des pics gelés Le glorieux Samtar Leur envoya des blizzards Ils firent un feu dans leur camp Ils arrivèrent à un désert sans fin Lugar invoqua de l’eau du sol Il montra à l’eau des contrats Prouvant indubitablement Que la place de l’eau Était dans son outre Ashuruk leur envoya du feu Mais … détrempé Ils atteignirent l’océan noir Du formidable Yutuluk Ils défrichèrent la forêt … Un coracle, quinze … … grain lisse, non verni … Quatre de haut, vingt-sept Coudées de pourtour Un modèle classique, Avec une touche personnelle. Six planches par coudée, douze … … Dix-neuf clous à chaque extrémité … des coins biseautés … des à-plats joints … queues d’aronde Il employa une entretoise pour tenir le … [Vingt-neuf lignes manquantes] Superbes finitions sur l’extérieur Et la figure de proue. Ils naviguèrent à travers l’océan Et atteignirent le pays de … Ils se tenaient à l’orée du pays. Une route filait bien droit, dans … D’ondulantes collines … De l’herbe verte et des bourdons. Et une brise gentillette. C’était vraiment plaisant. Ils s’aventurèrent à l’intérieur du pays. Il y eut un terrible rugissement Une grande ombre s’abattit sur eux, La terreur atteignit leurs cœurs Lugar dit à Kibotesh : « Ne tremble pas car puissant Nous sommes, d’esprit et de corps. « Nous avons toujours fait face À nos ennemis « Nous dominerons le monstre et Ramènerons sa tête. » Sezurut s’adressa à Lugar et à Kibotesh : « Vous pensez me tuer ? « Je vais briser vos corps Les enchaîner dans la plus profonde fosse « Misérables gueux Vous ne reverrez jamais le soleil « Imbéciles, vous êtes moins que des vers « Dont je disposerai ! « Battons-nous donc, puants que vous êtes. » Lugar dit à Sezurut : « Attends ! Nous ne sommes pas là pour te tuer. « Quiconque a ainsi parlé A calomnié et sera puni Autant que la loi le permet. « J’ai ici une tablette signée Par les autorités compétentes « Elle prouve que nous sommes amis, « Nous aimerions t’aider À atteindre ton plein potentiel « Savais-tu que quiconque se sépare de sa tête « Vivra bien plus longtemps Que ceux dont la tête est en place ? « Si tu ne me crois pas, Je peux communiquer ces informations à un autre monstre. » Lugar sourit, l’honnêteté Se lisait sur son visage Sezurut pris les documents. Il en étudia chaque ligne. En lut même le plus petit mot. Chaque lettre brillait, immaculée. Sezurut dit à Lugar : « Je ne dois point tarder ! « Ôte-moi donc la tête, ami, Afin que longtemps je vive encore. » Et sa tête vers Lugar baissa. Lugar le décapita Et ils s’en retournèrent vers leur ville.
  15. Tablette III Kibotesh et Lugar s’en allèrent Dans des contrées sauvages Le roi cherchant Des signes favorables des dieux Il se coucha dans la poussière Et accepta le sommeil Au milieu de la nuit S’éveilla et s’écria : « Quelque chose de terrible s’est-il produit ? Pourquoi suis-je si perturbé ? Pourquoi mes muscles tremblent-ils ? Lugar, mon ami, j’ai fait un rêve, J’ai vu de grands chars de métal noir Fonçant comme les ouragans Sur une voie de métal Remplis de fumée et de magie Ils se mouvaient sans attelage Et ils venaient droit sur moi. » Lugar dit à Kibotesh : « Ce sont des présages favorables. Ces chars sont La force du peuple Ils viennent vers toi Car tu es leur meneur. » Le jour suivant, ils s’en allèrent Encore et toujours plus loin Le roi cherchant Des signes favorables des dieux Il se coucha dans la poussière Et accepta le sommeil Au milieu de la nuit S’éveilla et s’écria : « Quelque chose de terrible est-il arrivé ? Pourquoi suis-je si perturbé ? Pourquoi mes muscles tremblent-ils ? Lugar mon ami, j’ai fait un rêve, Les puissants taureaux de Shamut Descendaient en ce monde Partout piétinaient le peuple Puis devenaient le peuple Le sang des opprimés Coulait dans les rues Leurs sabots M’ont fracassé la tête, l’ont réduites en morceaux. » Lugar dit à Kibotesh : « Ce sont des présages favorables Les taureaux sont un don Des dieux à ton égard S’ils te fracassent la tête en fragments, C’est pour accroître l’étendue de tes pouvoirs. » Le jour suivant ils s’en allèrent Encore et toujours plus loin Le roi cherchant Des signes favorables des dieux Il se coucha dans la poussière Et accepta le sommeil Au milieu de la nuit S’éveilla et s’écria : « Quelque chose de terrible s’est-il produit ? Pourquoi suis-je si perturbé ? Pourquoi mes muscles tremblent-ils ? Lugar, mon ami, j’ai fait un rêve, Une éruption terrible Un feu vivant s’avançait Détruisant le royaume De viles créatures rôdaient sur les terres Toute bonne chose brûlée Et une voix qui m’appelait et disait : Kibotesh, tu périras ! » Lugar dit à Kibotesh : « Ce sont de bons présages L’éruption est ta gloire, Le feu, ta force. Le pays détruit n’est pas le nôtre Mais celui de nos ennemis. Car le vrai peuple s’accroîtra et prospérera. »
  16. Tablette II Les dieux entendirent Les lamentations du peuple Ils virent La puissance de Kibotesh Ils virent Sa force indomptée Ils virent La souffrance du peuple Les dieux décrétèrent la venue D’un second héros Un qui pourrait tempérer Le pouvoir de Kibotesh Un qui pourrait protéger Le peuple de ses passions Ashuruk prit une tablette Dans la grande bibliothèque des dieux Il prit l’argile et le lança Dans la chambre des bureaucrates. Dans l’office, il créa Lugar, plus grand des héros Né du débat, doté D’une grande intelligence par les dieux Il ne connaissait rien si ce n’est Registres et comptes-rendus de scribes Ses jours remplis De comptabilité et d’étagères de tablettes. Un assistant scribe le trouva Dans la chambre des archives Il amena Lugar À la flamme du peuple. Lugar vit le feu. Il ne passa plus Tous ses jours dans les bureaux. Il se présenta devant le roi. Lugar dit à Kibotesh : « Vous avez excédé Les limites de votre puissance Vous violez Votre autorité constitutionnelle Les lois d’Ashuruk Prohibent l’abus de pouvoir. » Kibotesh … grande rage Il fit appel … devant chaque tribunal [3 lignes manquantes] … ses possessions … défense légale Mais la contestation de Kibotesh fut rejetée Le courroux de Kibotesh s’estompa Lugar et Kibotesh conclurent Une entente et bientôt devinrent grands amis.
  17. Tablette I Lui qui a vu tant de choses Je le rendrai célèbre dans tous les pays Plus grand des dirigeants Plus excellent des rois Plus beaux des nains Sa couronne aussi imposante que sa barbe Sa hache aussi large qu’un taureau Impressionnant de perfection Majestueux dans sa gloire Formidable dans sa suprême … [11 lignes manquantes] Il éleva les murs de … … le grand temple Il décréta … de la plus haute ziggourat Il lança nombre de sorts dévastateurs Il détruisit tous ses ennemis Son peuple cria aux dieux : « Kibotesh est trop puissant ! « Nul ne peut s’opposer à son pouvoir ! « Il prend tout ce qu’il désire ! « Il détruit tout sur son passage ! »
  18. L’ÉPOPÉE DE KIBOTESH Une merveilleuse découverte littéraire parvenue jusqu’à nous depuis l’antique civilisation naine Première traduction complète par Ludwig Horschluss Maître de conférences en archéologie orientale Humblement dédicacée à son plus illustre mécène Son Altesse le Prince de Ligulia Presses universitaires d’Ullsberg, 950 A.S. Introduction au texte L’épopée de Kibotesh est largement considérée comme étant la première œuvre littéraire naine. Bien que ce long poème relate de nombreux évènements fantastiques, sa propre histoire n’en est pas moins remarquable. Le nom de Kibotesh est déjà présent parmi certains des documents les plus anciens retrouvés durant les fouilles de sites qui formaient jadis la partie orientale du Grand Empire nain. La quasi-totalité des cités naines n’ayant pas été construites dans les montagnes furent détruites durant les Âges de la Ruine, bien avant que les nains orientaux ne développassent cette culture dite « Infernale » que nous leur connaissons. Non seulement on trouve dans ces documents ancestraux des références à Kibotesh, un nom attribué à un puissant dirigeant, mais on y trouve aussi mentions de ses « hymnes ». Il semblerait que les récits de Kibotesh et de ses aventures faisaient partie intégrante du patrimoine des nains orientaux. Nous possédons même une tablette comportant les archives précises d’une série de documents contenant le « Cycle de Kibotesh en 20 parties ». Une autre mentionne un poème nommé la « Complainte de Kibotesh et de Gantar ». Et pourtant, ces découvertes montrent que s’il a existé un grand nombre de versions du mythe de Kibotesh, nous n’en connaissons qu’une seule aujourd’hui : l’Épopée en douze tablettes présentée dans cet ouvrage. La découverte d’une œuvre littéraire si parfaitement préservée, sans qu’on ne lui connaisse la moindre autre retranscription, est pour le moins déroutante, surtout lorsque l’on sait que toutes les autres versions ont disparu au cours des dernières décennies à la suite d’étranges incidents survenus au sein des bibliothèques infernales. Les scientifiques sont pourtant unanimes : ces nouvelles tablettes sont authentiques. Elles ont été trouvées lors de fouilles à Tel-Imeni, empilées au milieu de documents similaires en argile cuite au four. Leur état de conservation était correct, bien qu’elles montrassent les dégâts habituels dus au temps : coins cassés, texte parfois effacé. La langue et l’écriture runique correspondent exactement à l’époque, jusqu’aux traces typiques des stylets dont l’emploi a été abandonné peu après la rédaction de ces tablettes. Pour faire court, il est totalement inimaginable qu’il s’agisse de contrefaçons, tant le talent nécessaire à cela défierait toute crédibilité. Le journal du Pr Pétanque, qui supervisa l’opération, fait état de la visite de nains d’un temple infernal voisin, venus sur le site au moment de la découverte desdites tablettes, lesquels mirent généreusement leurs connaissances à contribution afin de confirmer de manière formelle l'authenticité de la découverte. Malheureusement, la page du journal du professeur où aurait pu figurer de quel temple ces nains étaient venus a été mystérieusement arrachée. Quoi qu’il en soit, avec l’accord de la citadelle locale, Pétanque conserva des copies en plâtre de ses découvertes, tandis que les originaux restèrent chez les nains. Inutile de dire que de nombreux éléments de l’Épopée de Kibotesh sont surprenants pour beaucoup d’érudits en archéologie infernale. La tablette nº 12 en particulier, surnommée « Tablette hérétique », a fait hausser de nombreux sourcils tant en Vétie que dans les Plaines foudroyées. Le lecteur en jugera par lui-même. Les sections manquantes, effacées ou intraduisibles sont notées « … » – L. Horschluss Le 7 d’itar
  19. DIRECTIVES DE CONCEPTION : NOUVEAU ROYAUME D'ÉQUITAINE Bonjour à vous, Seigneurs et Dames de l'Équitaine ! J'arrive, porteur de nouvelles fantastiques ! L'Équipe règles et l’Équipe background nous ont remis les directives devant présider à la conception de notre nouveau Livre d’armée Équitaine ; je pense que vous serez tout aussi enthousiaste à leur égard que la été son Équipe communauté d’armée ! Nous vous encourageons tous et toutes à nous faire part de vos avis concernant ces directives, dans la discussion afférente sur le forum (lien : https://www.the-ninth-age.com/community/index.php?thread/58116-koe-lab-guidelines/&pageNo=1) : dites-nous ce que vous aimez, ce que vous n’aimez pas, tout en veillant bien entendu à rester noble et courtois dans vos propos. Nous avons également ouvert un deuxième fil de discussion où vous pouvez nous faire part de vos souhaits et vœux les plus chers, de vos propres idées en termes de règles et de mécanismes, etc. (lien : https://www.the-ninth-age.com/community/index.php?thread/58117-koe-lab-ideas-for-rules-and-mechanics/&pageNo=1) L’Équipe règles serait enchantée de prendre connaissance de v.otre avis, n’oubliez pas de venir y laisser un message sitôt que vous aurez fini de lire le présent avis !) . Et maintenant, sans plus tarder… DIRECTIVES DE CONCEPTION POUR LE NOUVEAU LIVRE D'ARMÉE : ROYAUME D'ÉQUITAINE 1. COMPOSITION DE L'ARMÉE L'armée du Royaume d'Équitaine est l'armée du Neuvième Âge qui est la plus centrée sur la cavalerie. La cavalerie est l'épine dorsale de l'armée ; il est rare de voir une armée équitaine sans unité de cavalerie. Cette armée a accès à une grande variété d'unités de cavalerie. Les chevaliers doivent être orientés vers le combat et les dégâts. La majorité d'une armée équitaine normale se compose de grandes unités de cavalerie de taille Standard (grandes pour ce type d'unité), appuyées par des unités d’infanterie, de cavalerie de Grande taille et de bêtes. La partie « chevaliers » de l'armée est l'une des meilleures lorsqu'elle est en charge. C’est au corps à corps que l'armée marque la plupart de ses points. Cette armée ne se concentre que peu sur la technologie, et davantage sur la superstition et la magie. Les champions d'unité peuvent être plus que de simples champions, sans pour autant être de véritables chefs. S'il y a une cavalerie monstrueuse, il ne faut pas que la bête montée vole la vedette au chevalier qui la monte. Les entrées du Livre d'armée peuvent être réparties en 5 grandes sous-factions : a. Les chevaliers forment le cœur de l'armée ; ils devraient constituer environ 45 % du Livre d'armée. Hautement spécialisés, et également les meilleurs du jeu à ce qu’ils font. Les chevaliers vont de la cavalerie de base à la cavalerie volante, en passant par l’élite de l’élite. b. Les Ordos comptent des unités de soutien et des machines de guerre qui confèrent des bonus de synergie, et représentent environ 30 % du Livre d'armée. c. Les milites sont des unités d’archers et de paysans en armes, et comptent pour environ 20 % du Livre d'armée. d. La catégorie « Fées » comporte des éléments mystiques et les guerriers sanctifiés ; peu d’unités, mais hautement personnalisables afin de représenter divers êtres surnaturels. Elle représente environ 15 % du Livre d'armée. e. Enfin, les irréguliers sont des hors-la-loi, des mercenaires et des aventuriers, ainsi que les Chevaliers de la Quête, soit environ 15 % du Livre d'armée. 2. STYLES DE JEU Les principaux styles de jeu pour le Royaume d’Équitaine devraient être : a. « Full cavalerie » : Une armée de combat rapide structurée autour de nombreuses unités de cavalerie (nombreuses petites unités, nombreuses unités moyennes, petit nombre de grosses unités) à la charge puissante. Cette armée gagne grâce à des charges combinées. b. « Armes mixtes » : Un mélange de cavalerie et d'infanterie. La cavalerie inflige la plupart des dégâts, avec l’infanterie en guise de soutien (chair à canon, tir, bourbiers, enclumes). Cette armée l'emporte en combinant habilement ces différents types d'unités. c. « Cirque volant » : Similaire à la liste « Full cavalerie ». Moins de punch au combat en moyenne qu'une liste de cavalerie pure, mais une capacité de manœuvre clairement supérieure. Cette armée l’emporte en choisissant habilement ses combats. Les styles suivants ne devraient PAS être disponibles pour le Royaume d’Équitaine : a. Liste orientée dégâts à distance / tir défensif. Les armées comptant essentiellement sur le tir pour infliger des dégâts, pour lesquelles les chevaliers servent essentiellement à contrôler le terrain afin d’assurer la sécurité des tireurs, doivent être découragées ou fonctionner de façon suboptimale. Limiter le nombre total de tirs que l'armée peut infliger (pas plus de 20 % des points d’une armée équitaine peut faire des attaques à distance). b. Évitement. Les armées jouant à fond la carte de l’évitement ne devraient pas être concevables, c'est un style de jeu interdit aux chevaliers. Remarque : cela signifie que les armées de type « Cirque volant » doivent avoir d’importantes limites à leur capacité de manœuvre, et toujours marquer la plupart de leurs points au corps à corps. c. Nombreuses petites unités d’infanterie d. Armées sur le thème des fées. La partie « Fées » de l'armée ne peut jamais en former l’épine dorsale, et ne devrait pas être disponible dans la catégorie « Base ». 3. NOTES SUR LA COMPOSITION RACIALE 3.1. HUMAINS L'Équitaine est une faction humaine, avec des humains aux caractéristiques standard. Son armée se compose de paysans de piètre valeur, mais aussi des individus les plus puissants que compte l'humanité. Les chevaliers devraient être supérieurs à l’humain moyen ; cette supériorité peut être exprimée par une certaine combinaison de règles spéciales, d'équipement et de caractéristiques légèrement meilleures (c.-à-d. pas seulement des statistiques physiques élevées). Les milites ne bénéficient pas d’une très bonne formation militaire. Cela devrait être représenté par des statistiques, des équipements ou des règles sensiblement inférieures. Ils ne doivent pas être au même niveau que les autres humains (ex. : moins bonne Off, Déf ou Dis). Toute modification apportée aux unités de paysans de base actuelles devrait se faire vers le bas. Les Ordos et les irréguliers tombent entre les milites et les chevaliers pour ce qui est des caractéristiques. Les individus sanctifiés peuvent obtenir des caractéristiques et des capacités surhumaines (mais toujours inférieures à celles du Seigneur élu en matière de combat). Ils doivent être très rare, et se cantonner essentiellement aux personnages. 3.2. SURNATURELS On trouve toutes sortes de surnaturels en Équitaine, des plus humbles pixies aux grosses créatures monstrueuses. Il existe également une sélection de montures surnaturelles accessibles à certains personnages et aux fées. Ces surnaturels ont des traits similaires à ceux des Légions démoniaques. 3.3. MONTURES Les chevaliers d’Équitaine utilisent des races de chevaux plus vigoureuses que la plupart des autres factions. Ces chevaux sont grands, forts et rapides. L’Équitaine utilise également d'autres montures, comme le pégase ou l’hippogriffe. Il n’y a pas de créatures non montées (les Équitains tuent les monstres ou les montent, mais ne se promènent pas avec eux). Quelle que soit la monture, c’est le chevalier dessus qui prime sur la bête. La monture est secondaire, son principal rôle est de porter le chevalier. L’Équitaine a un large choix de montures de personnage. Il faut envisager de nouvelles montures féériques. Éviter les montures gigantesques. 4. ÉQUIPEMENT Les chevaliers équitains portent communément la lance de cavalerie ; d'autre part, tous les chevaliers peuvent se permettre une armure lourde et un caparaçon. L'armure de plaque est rare. Non disponible pour les troupes (c’est-à-dire tout ce qui se trouve hors de la section « Personnages »). Elle peut être disponible pour les personnages, mais sans que cela n’élève trop leur puissance globale (une meilleure protection doit être compensée par une moins bonne capacité d’attaque, mobilité, capacité de commandement, etc.). Le Livre d’armée pourrait envisager une ou deux armes uniques, propres à un chevalier, pour certains chevaliers spécialisés. Les paysans sont réputés pour leur maitrise de l’arc long et de l’arbalète, mais n’ont pas de formation ni d’équipement de combat digne de ce nom (accès limité, voire inexistant, aux Enchantements de bannière). 5. MOUVEMENT La vitesse de mouvement de la cavalerie équitaine est moyenne comparée à celle des autres factions. Vu qu’elle bénéficie de races de chevaux plus vigoureuses, la cavalerie équitaine peut être plus rapide que celle de l’Empire, en particulier lors des charges. Le mouvement latéral de la cavalerie est généralement assez faible. Le mouvement pour l'infanterie humaine est généralement très faible. Caractéristiques d’humains moyens (notamment, nettement plus lents que l'elfe moyen) et peu ou pas d'outils permettant d’augmenter fortement ces caractéristiques. L'infanterie n'est pas destinée à suivre les chevaliers. 6. DÉPLOIEMENT SPÉCIAL Le Royaume d’Équitaine a quelques petites astuces pouvant être utilisées en matière de déploiement spécial, essentiellement des unités d’Avant-garde et d’Éclaireurs, là où cela est approprié, en fonction du type d’unité. Les chevaliers ne participent pas à ces petites ruses ; les capacités de déploiement spécial de l'armée sont moyennes. Certaines fées peuvent avoir un déploiement spécial unique, associé au terrain et à certains types de terrain en particulier. 7. COMMANDEMENT La capacité de commandement globale est moyenne à tous points de vue, qu'il s’agisse de la portée ou de la valeur de Discipline. Les chevaliers sont beaucoup plus disciplinés que les milites, tandis que les Ordos se situent à mi-chemin. Les unités spécialisées (telles que les irréguliers, les fées, ou les chevaliers libres) devraient pouvoir plus s’étaler sur la table que leurs homologues chez l’Empire (agir hors de la bulle de Discipline), à peu près au même niveau que leurs homologues elfiques à cet égard. Les milites doivent opérer dans la bulle de Discipline (Général / liens féodaux). Le caractère féodal de l’armée devrait être représenté par le biais de la Discipline : les unités du bas de l’échelle hiérarchique gagnent des bonus de Discipline des unités supérieures. Exemple : Pour leur Discipline, les milites comptent fortement sur l'inspiration d'en haut (ex. : chevaliers féodaux ou Ordos). Livrées à eux-mêmes, les milites sont des couards qui quitteront rapidement le champ de bataille sitôt que les tourneront mal. Les fées sont des surnaturels ; à ce titre, elles suivent les mêmes règles de Discipline que les surnaturels typiques : Discipline élevée, forte autonomie. Ils travaillent très bien tout seuls et n'ont pas besoin, ni à se soucier, d’un commandement féodal. Ils peuvent toutefois être liés aux Damoiselles. 8. PERSONNAGES L'héroïsme est un thème important de la faction du Royaume d’Équitaine. Cela devrait se traduire à la fois par des options de personnages puissants et nombreux, celles-ci ne provenant pas nécessairement de la catégorie « Personnages »*. Les personnages sont des combattants forts avec des styles de combat souvent très spécialisés (par exemple, fait des charges puissantes, mais est inutile quand il ne charge pas, ou est un excellent pourfendeur de monstres, mais inutile contre les hordes, etc.). Les personnages combattants ont des caractéristiques similaires à celles de leurs homologues chez l’Empire, mais tout en étant clairement avantagés du point de vue des règles et de la personnalisation. *Il peut y avoir des figurines assimilables à des personnages en-dehors de la section « Personnages », dotées de caractéristiques de niveau élevé, voire d’un socle d’une taille importante, mais sans pour autant avoir autant d’options de personnalisation (pas d'objets spéciaux, choix d’équipement et de monture restreint, etc.). Il resterait cependant acceptable d'avoir accès à un petit nombre de différentes options. Ces « personnages non-Personnages » ne devraient pas pouvoir se joindre à des unités, et ne devraient pas pouvoir devenir Général ni Porteur de la Grande Bannière. En termes de jeu, ces figurines solo devraient être considérés comme l’équivalent de « petits monstres ». 9. MAGIE La magie du Royaume d’Équitaine consiste avant tout à protéger et à aider les alliés (améliorations). Elle n’a pas pour principal objet le fait d’infliger des dégâts ou des pénalités à l’adversaire. Le Royaume d’Équitaine ne dispose pas de lanceurs de sorts particulièrement puissants. Les Ordos sont également connus pour leurs capacités de guérison. En-dehors de la magie druidique, les capacités de guérison seront fortement limitées, du même ordre de puissance que l’Attribut du Druidisme. Les capacités de guérison de l’Équitaine devront être très clairement inférieures à celles des morts-vivants : pas plus d’1 PV regagné par tour, applicable uniquement à certains types d’unité tels que les personnages, et/ou uniquement pour récupérer des PV, jamais pour ressusciter. 9.1. ORAISONS Les oraisons sont des incantations simples, des sorts simples, plus simples que des Sorts liés ; garder cela à l’esprit lors de leur conception. Leur effet devrait également être relativement mineur (même niveau de puissance que les Attributs de la Voie), tout en étant aussi distinct que possible de celui des bénédictions et des ordres de l’Empire. Envisager la possibilité de ne pas nécessité de jet de lancement. 9.2. ACCÈS AUX VOIES DE MAGIE Chamanisme, Divination et Druidisme. Le Sort héréditaire devrait être une amélioration. De façon général, la magie du Royaume d’Équitaine vise à donner des bonus à ses alliés, pas à infliger des dégâts ou des pénalités à l'ennemi. De plus, les unités ou personnages associés aux Quins ont un accès limité à la Sorcellerie, ne dépassant pas le niveau Adepte (et à aucune autre Voie). 10. TIR L'armée a accès à des tirs de faible force et de force élevée (machines de guerre). Le tir de cette armée est généralement statique et à longue distance. Pas de poudre noire. La puissance des tireurs ne devrait pas être supérieure à celle de leurs homologues impériaux (même lorsqu’on ferme les yeux sur les ordres et les ingénieurs). Comme cette faction ne devrait pas avoir accès à des armées structurées autour du tir, le nombre total de tireurs doit rester limité ; par exemple, en plaçant toutes les entrées de tireurs dans la même catégorie, avec une limite faible, tout en permettant toujours de déployer deux trébuchets afin de ne pas mettre de figurines au rebut. Pour cette raison, la partie « tir » de l'armée ne devrait pas être élargie de manière significative par rapport à aujourd’hui. 11. CORPS À CORPS Le noyau d'une armée équitaine normale est constitué de chevaliers qui sont assez bons à tout niveau, capable de faire de bonnes charges mais aussi de tenir bon lors des manches de corps à corps suivantes (même si les chevaliers ne constituent pas nécessairement à eux seuls la Base de l’armée). Par rapport aux chevaliers du Royaume actuel, il faudrait réduire la puissance de charge et augmenter leur puissance de meulage (tout en rendant la charge bien meilleure que le meulage). Ces chevaliers devraient pouvoir désormais être déployés en unités de grande taille, notamment par le recours à la formation de lance (voir plus bas). En outre, le Livre d’armée contient plusieurs unités de chevaliers hautement spécialisées selon un aspect particulier (meulage, charge puissante, charge longue, mobilité, garde du corps, etc.). Pour ces chevaliers, il est préférable d'utiliser des unités de plus petite taille. La charge la plus dévastatrice devrait être assez puissante pour représenter une menace réelle, mais pas assez puissante pour contrecarrer complètement les faiblesses normales des unités de chevalier (les grands unités de « bourbiers » devraient toujours pouvoir absorber la charge). Le Royaume d’Équitaine ne devrait pas devenir une armée simpliste de type « cliquer pour attaquer », avec de très longues charges de chevaliers qui détruisent tout sur leur passage. À l’échelle du jeu, l’armée « Full cavalerie » devrait faire partie des trois meilleures armées du jeu en ce qui concerne les dégâts des charges. L'armée devrait également être inférieure à la moyenne en ce qui concerne le meulage. Les capacités de combat des milites sont médiocres. Ils ne sont pas sur le champ de bataille pour infliger des dégâts. Leur but principal est de jouer le rôle de bourbier, de contrecharge, de chair à canon, ou d’aider de toute autre manière qui soit les chevaliers à obtenir des combats avantageux et à éviter les combats désavantageux. 12. DÉFENSE Les principales défenses du chevalier sont son armure et sa foi. Les Ordos ne comptent que sur leur foi, tandis que les milites n’ont que leur grand nombre. Même si cette armée compte des unités de Base avec Arm 5, elle ne devrait pas avoir accès à des unités avec Arm 6. Les personnages ont quant à eux un accès facile à Arm 6, et les Magiciens peuvent porter une Armure légère. La foi se traduit par des sauvegardes spéciales ; les personnages y ont un accès facile. 13. SYNERGIES Les chevaliers et l'infanterie devraient être en mesure de se soutenir mutuellement, principalement en partageant leur Discipline et en facilitant la démoralisation des unités ennemies. Les unités des Ordos soutiennent principalement la cavalerie par leurs oraisons. À part la Discipline et les oraisons, il n’y a pas vraiment d'autres synergies dans l’armée : les « charrettes à buffs » ou les personnages qui confèrent des capacités aux unités qu’ils rejoignent devraient être très peu présents. Ceci est un point de différenciation majeure entre l’Équitaine et l’Empire, vu que l’Empire repose fortement sur les synergies, alors que les unités équitaines sont fortes en soi, surtout en ce qui concerne les personnages. 14. GRANDS THÈMES Il devrait y avoir un mécanisme s’appliquant au niveau de l’ensemble de l'armée, qui utilise la prière et la foi pour appuyer l'armée. Ce ne doit pas nécessairement être une Ægide 5+. On pourrait aussi envisager un bonus de Discipline de mouvement, ou toute autre règle spéciale. L’Équitaine est une terre imbibée de magie, ce qui devrait être représenté dans les règles (fées, bénédictions, oraisons, sort héréditaire, saints hommes…). Il est possible de constituer des listes d’armée composées principalement de paysans, mais elles ne devraient pas être très répandues, et devraient se jouer de façon suboptimale. Les armées de paysans pourraient toutefois faire l'objet d'un supplément. 14.1. FORMATION EN LANCE Les chevaliers de cette faction (pas nécessairement tous les chevaliers) peuvent avoir accès à une formation unique, semblable à la formation en lance actuelle. Cette formation doit : a. Donner plus de possibilités aux chevaliers, qui pourraient donc être déployés selon différentes formations. b. Rendre plus viables les armées structurées autour des chevaliers, quelle que soit leur taille c. Permettre à plusieurs chevaliers de mieux combiner leurs charges (par exemple, avec un front d’unité plus étroit) 14.2. LES FÉES ET LE LIEN À LA TERRE Les fées sont des êtres surnaturels. Elles forment une partie de l'armée qui est séparée des humains ordinaires. Elles ont leurs propres seigneurs et dirigeants, et poursuivent des intérêts qui leur sont propres. Elles devraient constituer une partie mystérieuse de l'armée, qui fonctionne de façon très différente du reste. Les unités de fées ont un puissant lien avec la nature et avec la terre magique de l'Équitaine, ce qui peut se traduire par des déploiements spéciaux, une gestion différent de la discipline, etc. 14.3. VERTUS CHEVALERESQUES Les vertus chevaleresques (excellence, abstention, générosité, justice, valeur, honneur, foi…) forment un thème important pour les chevaliers de l'armée. Les chevaliers doivent se battre de façon honorable et faire preuve de courage, et éventuellement subir des conséquences négatives en cas de non-respect de ces principes. Ce thème pourrait être utilisé pour améliorer les personnages (vertus) ou en tant que règle de figurine s’appliquant à l'ensemble de l'armée.
  20. LE PATCH 2021 EST LÀ !!! Compagnons du Neuvième Âge il est enfin temps pour notre mise à jour d'équilibrage annuel ! Pas trop tôt ! Ce patch devrait être utilisé pendant la majeure partie de l'année 2021, même s'il y aura certainement une petite mise à jour dans quelques semaines pour corriger les fautes de frappe et potentiellement modifier les valeurs les plus aberrantes de l'équilibrage (le cas échéant). #NeuvièmeÂge Cette année, la mise à jour d'équilibrage a été élaborée d'une manière légèrement différente de ce que nous faisons auparavant. Il y a deux raisons à cela : – Il y a eu beaucoup moins de tournois joués cette année. Nous avons donc moins de données que d'habitude. – Nous avons eu un large écho de vos commentaires sur l'état du jeu, d'après lesquels les figurines uniques avaient commencé à dominer le jeu. En raison de ces deux facteurs, l'Équipe règles a décidé que cette année, nous allions utiliser la mise à jour pour commencer à résoudre le problème nº 2 ci-dessus. Une analyse plus approfondie de ce problème a toutefois révélé que ce ne sont pas seulement les figurines uniques qui posent problème, et que toutes les figurines uniques ne posent pas problème. Au contraire, la véritable préoccupation de la plupart des joueurs semblait être qu'on ne voit pas assez de lignes de bataille bien alignées. Cela signifie que cette mise à jour a pour but d'encourager « en général » les unités d'infanterie de taille moyenne et grande et les options qui les appuient, au détriment général des cowboys (personnages solo rapides), des monstres, de l'utilisation excessive d'unités de taille minimale, des troupes légères et des autres unités qui ne correspondent pas à cet objectif de lignes de bataille rangée. Cependant, un patch d'équilibrage est forcément limité, et ne permet pas de résoudre tous les problèmes. – Nous sommes encore à l'ère de la 2e édition « Gold ». Ce qui signifie que les règles ne peuvent plus changer. Nous nous sommes strictement interdit de toucher au Livre de règles ; de leur côté, les Livres d'armée qui ne sont pas en bêta et le Recueil arcanique ne peuvent connaitre des changements de règles que dans des circonstances exceptionnelles. Nous ne pouvons changer que ce qui concerne uniquement la construction de l'armée : les points, les limites de duplication, les restrictions d'Objets spéciaux, etc.). Le but de ces limites auto-imposées est de garder inchangées les règles sur la table de je : la façon dont une certaine unité fonctionnait avant le patch restera identique à la façon dont cette unité fonctionnera après le patch. Personne ne devra apprendre de nouvelles règles pour l'armée d'un adversaire. – Nous avons atteint un assez bon équilibre externe dans l'ensemble sur le jeu. La différence de niveau de puissance entre la faction la plus forte et la plus faible est ténue ; la compétence des joueurs a vraiment un effet beaucoup plus important sur le résultat d'une partie que le classement de sa faction. Nous pensons qu'il est important de préserver cela. Si nous changions trop de choses d'un coup, nous risquerions de faire des erreurs qui pourraient bouleverser l'équilibre externe. – Nous devons également admettre que certains joueurs apprécient un style de jeu plus « escarmouche », et que pour certaines factions, c'est un style de jeu prévu. Nous ne voulons pas faire en sorte qu'il devienne extrêmement ardu, voire impossible, de gagner en employant ce style de jeu. Pour toutes ces raisons, nous nous sommes fortement limité dans nos attentes de modification du méta-jeu par ce patch d'équilibrage. Cette mis à jour ne va définitivement pas forcer toutes les armées à jouer les mêmes batailles standardisées entre unités massives. Notre objectif est d'augmenter le nombre d'armées ou de parties décrites comme de « vraies lignes de bataille », mais pas que cette configuration domine complètement le méta-jeu. Pour cette raison, vous verrez des changements assez réduits, et vous ne verrez pas de changements de prix sur l'ensemble des entrées qui correspondent à ce style de jeu. En termes très généraux, la mise à jour des Livres d'armée s'est faite de la manière suivante : – Les données ont été recueillies auprès de nombreuses sources, tant externes qu'internes. Les principales sources de données sont les sondages (tant pour la communauté ouverte que pour un panel de joueurs de haut niveau) et les données issues des tournois. – Les données sur l'équilibre externe (performance des différentes factions) nous ont permis d'établir un classement de puissance relative : GdDS, HLE et KO en haut de classement, EdS, ES et FN en base de classement, et toutes les autres factions entre les deux. – Les données sur l'équilibre interne (performance des différentes entrées au sein d'une même faction) nous ont permis de déterminer quelles entrées sont sous-utilisées et lesquelles sont sur-utilisées. –Nous avons aussi cherché à déterminer quelles sont les entrées susceptibles d'encourager le style de jeu souhaité (lignes de bataille rangée) et lesquelles le découragent. Ceci a été pris en compte en plus de l'équilibrage interne pour chaque entrée. – Nous avons combiné les données « internes » et « externes ». Nous avons utilisé une échelle mobile permettant de définir le niveau à partir duquel une unité peut être considérée comme « surperformante » ou « sous-performante », ce qui nous a permis de comprendre de combien il fallait augmenter ou diminuer le prix que chaque unité. Ces seuils ont été influencés par de la position de l'armée au classement de l'équilibrage externe. –En gros, cela veut dire que : –– Les armées très performantes obtiennent plus de grosses augmentations de points sur leurs entrées sur-utilisées, et moins de petites diminutions de points sur leurs entrées sous-utilisées. –– Et vice versa pour les armées peu performantes. –Une dernière vérification vise à supprimer les modifications aberrantes. Les modifications apportées au Recueil arcanique obéissent à des règles légèrement différentes de celles des Livres d'armée. Nous nous sommes permis d'apporter de petits ajustements aux sorts, même s'ils ont réellement une incidence sur les règles jouées pendant le jeu, telles que la valeur de lancement, la portée, le numéro du sorts, etc. Nous avons généralement essayé de limiter ces changements à un seul aspect de chaque sort, dans la mesure du possible. Il y a tout de même eu quelques changements plus importants, notamment dans Pyromancie nº 5 (modifié pour rendre cette Voie de Magie moins dépendante du type d'adversaire affronté) et dans Sorcellerie nº 6 (qui était très peu impressionnant pour un sort réservé aux Maitres). Les modifications apportées aux Objets spéciaux courants suivent une approche similaire à celle des Livres d'armée, en essayant généralement d'encourager un style de jeu axé sur les lignes de bataille rangée. À présent nous vous demandons de regarde ces nouveaux livres, de jouer des parties, et de voir si vous pouvez y trouver de nouvelles combinaisons intéressantes ou des unités à essayer, et d'informer les membres des Équipes de soutien à la faction (« ACS ») de ce qui vous plait et de ce qui ne vous plait pas. Des discussions dédiées à chaque faction seront ouvertes dans leurs sections de forum respectives. Comme d'habitude, comptez sur nos héroïques équipes de traducteurs pour publier cette mise à jour dans nos différentes langues ! La sortie en français, espagnol et russe a déjà eu lieu. L'allemand, le chinois, le polonais et le russe devraient suivre prochainement. Vous pouvez télécharger la totalité des documents du Neuvième Âge parus en français, tous rassemblés dans un seul zip : LIEN Ou bien vous rendre sur le portail des Téléchargements pour télécharger chaque document un par un : LIEN
  21. correction présentation Elfes noirs : Les elfes noirs sont l'âpre reflet de leurs cousins. La même grâce, la même beauté, le même talent… mais le détachement des Hautes Lignées tourné au mépris, le caprice des Sylvestres tourné à la cruauté. Ce sont des pirates et des pillards sans pareils ; on ne compte plus les communautés côtières tombées sous leurs lames vicieuses et leur ingénieuse artillerie. Les survivants se trouvent rapidement condamnés à ramer à bord de leurs galères, à moins qu'ils ne soient vendus pour servir des fins beaucoup plus sombres. Leur société forgée par la guerre a été encore plus façonnée en ce sens par le conflit éternel qui les oppose à leurs cousins des Hautes Lignées, une guerre qui retrace ses origines jusqu'à la séparation des elfes, il y a des milliers d'années, sans que le moindre signe d'apaisement ne pointe à l'horizon. Même les dieux des elfes qui composent leurs saintes trinités ont chez eux adopté une connotation plus sinistre : nombreux sont les rescapés des flottes noires à mentionner de sanglants rituels. Quelles que soient les racines de ce conflit, leurs répercussions n'ont pas fini de retentir, même aujourd'hui. Et vu la longévité des elfes, peut-être s'en trouve-t-il encore qui se remémorent ces événements et conservent à ce jour d'antiques rancœurs.
  22. LE NINTH SCROLL 23 EST LÀ ! Avec un léger retard d'un mois dû au changement improvisé de rédac'chef, mais avec une toute nouvelle mise en page magnifique de notre ‘nflq’ national ! (oui, c'est son nom) Dans ce numéro, vous découvrirez : – Plein de spoilers du futur nouveau Livre d'armée Marée de Vermine ! – Pleins feux sur le Recueil de scénarios, avec : « Carnage » et « Tonneau de bière » ! – Un concours de peinture de figurines Tabletop Miniatures Solutions ! – La suite de la BD de Chevalier Rouergue ! – Une nouvelle série de questions-réponses de la part du Sage concernant l'univers du Neuvième Âge (on y parle notamment des Ensorceleurs du Chaos, des Chevaliers d'Équitaine et de la Résistance à la magie) – Un nouveau rapport de la campagne narrative « Saisir le Voile » – Atelier peinture : la rouille – Un appel à votre soutien pour présenter le Neuvième Âge à la SPIEL ! – Présentation d'armée (GdDS) : le clan du Serpent du Péché – Présentation d'armée (GdDS) : la tribu du Corbeau rouge – Les nouvelles figurines de Nains infernaux de chez Avatars of War ! Et surtout, le tout premier épisode de notre série «Le Choix des armes » (eh oui !) : les Guerriers des Dieux Sombres de ‘Sassy Al’, les Forteresses naines de ‘Casimir the Swede’, les Elfes sylvestres de ‘Clemred’, et les Khans ogres de ‘JWilliams4’ ! Retrouvez-le (en anglais) sur le portail des Téléchargements au lien suivant
  23. DES NOUVELLES DU NOUVEAU LIVRE D'ARMÉE MARÉE DE VERMINE 1 Message par ‘ValorUnbound’ (Oregon), Équipe de conception Marée de Vermine Notre équipe de conception du nouveau Livre d’armée Marée de Vermine a à cœur de vous tenir informés de notre progression. Cependant, il faut comprendre qu’avec un modèle de conception agile, tout ce que nous vous présentons aujourd’hui risque fort de changer avant la publication, une fois que nous aurons une meilleure vue de la manière dont toutes nos propositions interagissent et fonctionnent ensemble. L’idée à présent est de pouvoir communiquer avec vous, chère communauté, à intervalles réguliers. Vos retours nous aideront à valider nos concepts et à leur appliquer les ajustements qui s’imposeront. Lorsque nous avons discuté entre nous de ce que nous voulions vous partager, nous avons eu du mal à définir la priorité, vu que mis à part les directives devant guider la conception du nouveau LA, vous ne savez encore rien de nos projets. Par exemple, j’imagine que si je vous disais comme ça que les futurs Rats d’armes n’auront plus que Discipline 2 et perdent En sécurité dans la foule, j’imagine que ça vous fera tous hurler. Mais parce qu’il faudrait également que je vous dise que vos Dictateurs (que nous n’avons pas encore complètement fini de travailler) auront désormais une Présence imposante agissant à 36″ avec une Discipline de 10. C’est juste un exemple fictif des dangers que nous avons envisagés lorsque nous avons commencé à réfléchir à la meilleure manière de vous communiquer l’état de nos travaux. Parce que si vous ne savez pas d’emblée tout ce que l’équipe a en tête, il n’y aurait aucun intérêt à vous présenter une unité isolément. C’est pourquoi aujourd’hui, nous allons vous présenter une règle que vous pourrez comprendre directement à partir de ce que vous savez déjà. Vous savez déjà que la Marée de Vermine devrait être une armée consistant de plusieurs gros blocs d’infanterie. Mais voilà : lequel parmi vous n’a jamais raté une charge simplement parce que l’arrière de son bus de Rats d’armes cognait une unité alliée qui l’empêchait de faire sa Roue ? Ne me dites pas que je suis le seul à qui ce problème arrive régulièrement ? Et je ne joue jamais plus de deux blocs ! Alors que nous voulons en voir au moins trois ou quatre par armée en moyenne ! Imaginez le bazar… Alors voici une petite règle d’armée que nous voulons introduire, en espérant régler ce souci : Règle d’armée nº1 (nom à définir) – Règle universelle. Une unité entièrement constituée de figurines avec cette règle peut ignorer les figurines alliées de taille Standard lorsqu’elle fait un Mouvement simple, une Marche forcée ou un Mouvement de charge, en suivant les conditions et restrictions suivantes : – Le front de l’unité qui se déplace ne peut jamais être superposé au Rectangle limite d’une autre unité. – À la fin de son déplacement, l’unité doit se conformer à la Règle du pouce d’écart. – À la fin de son déplacement, toute unité dont le Rectangle limite s’est superposé à une autre unité subit X touches de Force 3 et de Pénétration d’armure 0, où « X » est égal à son nombre de rangs. Comme certains d’entre vous avez du mal avec les noms provisoires qui pourraient donner telle ou telle impression concernant nos intentions, j’ai délibérément décidé de ne vous donner qu’un nom on ne peut plus vague afin de favoriser la discussion sur le mécanisme. La formulation de la règle pourrait elle aussi certainement être améliorée, mais vous voyez le point. Son but principal est d’éviter les abus. La plupart des unités de l’armée auront cette règle, qui devrait grandement faciliter la manœuvre des gros blocs d’infanterie qui formeront le cœur de l’armée de la Marée de Vermine. Venez en débattre sur le forum : lien
×
×
  • Create New...

Important Information

By using this site, you agree to our Terms of Use.