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Warhammer Forum

alino225

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  1. Bnjr quel prix tu me fais pr tout ce quil te reste en SM ?
  2. bjr possible d'avoir une photo du predator en métal juste monté ?
  3. Bnjr Mp Land raider 3 MHB et les deux seigneurs et sorcier en armure termi
  4. Bonjour, Je suis intéressé par 1 dread multi fuseur/arme de corps à corps, 8€ la fig predator full canon laser, sous couché Noir, 30€ 2 rhinos (avec divers options), 12€ la fig 2 razorbacks (avec de quoi mettre 4 canon laser jumelés ou 2 bolters lourds jumelés), 18€ la fig stormtalon gunship canon d'assaut jumelé et lance missile, 25€ chapelain armure terminator, 12€ Total 135 euros peut on discuter en inbox ?
  5. Salur a tous la commu, Je travaille sur une nouvelle destinée aux NL. je l'ai commencée il ya deux ans et là je m'y remets avec le confinement. Besoin de vos avis de connaisseurs pour améliorer. A vos claviers Les deux soleils de Malkaris 2 se couchent loin à l’horizon. Ce monde-forge de l’Adeptus Mechanicus, situé dans un désert de la galaxie, est cerné de toutes parts de champs d’astéroïdes ferreux et de quelques exo-planètes riches en alliages. Cette planète est réputée à travers l’ensemble de l’Imperium pour ses réserves minérales et ses usines de production de pièces de vaisseaux et d’armures énergétiques. Entièrement industrialisé et défendu par les armées du Mechanicus, ce monde-forge crée sans cesse de l’équipement nécessaire à la Marine et aux chapitres de l’Adeptus Astartes. Il est constellé de centrales nucléaires crachant leur volutes de vapeur blanchâtre... Et la plus importante de ses infrastructures est son immense réacteur à plasma. Celui-ci se situe au pôle Nord de la planète, installé près d’un océan d’azote liquide, nécessaire à son refroidissement. Il fournit 60% de l’énergie nécessaire aux immenses machineries des usines ainsi qu’aux défenses orbitales. Aucune armée ne peut approcher de la planète sans être repérée et entièrement anéantie par la puissance des armes de Malkaris 2. La « Gloire de l’Omnimessie » est le cœur de ce gigantesque complexe industriel, un temple dédié au Dieu-Machine autant qu’une véritable forteresse. Hérissée de silos à missiles, de canons lasers, de batteries Vengeance et de places fortes Aquila. Des machines de guerre nées de la folle imagination des Seigneurs et des ingénieurs du Mechanicus et des milliers de guerriers humains et skitariis en sont les gardiens. Enfin, comme chaque monde-forge, Malkaris II abrite une Légion Titanique. Les Two Suns, afin d’en assurer la défense et de pouvoir participer aux guerres de l’Empereur. Les Two Suns ne sont pas à proprement parler une compagnie Titanique comme les autres. De par cette image de deux soleils apportant le Lumiere et la Vie sur la planete, ils agissent comme le feraient une famille, ou des jumeaux. Leurs strategies de combat reposent sur une force de frappe rapide, adaptable et dévastatrice. Dans ce cardan de l’espace, certains de ses pilotes sont devenus très respectés après leurs faits d’armes. Durant la derniere guerre Tyranide, deux jumeaux, Arlon et Oceana, à ce qu’on dit aussi compétents que redoutables, auraient, aux commandes de deux Reavers, combattus et vaincu un essaim et son Prince au terme d’une bataille sans merci alors qu’ils défendaient l’entrée de la Gorge du Ciel Bleu sur Barsoum, à 20 année lumières de là. Les détails de l’affrontement n’ont pas été relatés mais ce que nous savons c’est que l’un des jumeaux y a perdu un bras et l’autre un oeil. On dit que depuis ce jour, ils auraient bénéficié de certaines améliorations, béni soit le Dieu-Machine, qui feraient d’eux... Des machines de guerre d’une efficacité telle qu’ils ne sont plus mandatés que sur les théâtres d’opération les plus dangereux. Alors, Les deux soleils de Malkaris se couchaient sur ce bastion d’airain et de technologie… L’un rougeoyant de feu, l’autre, dardant ses derniers rayons violets. Tous deux combattant l’obscurité naissante dans un ballet qui ne cesse de se jouer depuis plusieurs milliards d’années. La nuit et les ténèbres reprenaient leurs droits. Au pôle nord, la neige tombait à gros flocons sur le « Cœur de l’Omnimessie », le gigantesque réacteur à plasma. Il ressemblait à un énorme champignon d’acier et de technologie, s’élevant à plusieurs centaines de mètres de hauteur. Recouvert de cheminées évacuant des vapeurs, de lumières clignotantes et d‘énormes tuyaux d’où pendaient des milliers de stalactites. Il s’étalait sur plus de 10 hectares, longeant l’océan glacé d’azote liquide, dont les émanations laissaient de longs et denses panaches de fumée blanche à sa surface. Silencieux et immobile, froid et effrayant dans toute sa splendeur. En effet, la planète était soumise à des conditions météorologiques extrêmes. La température aux pôles restait inférieure à -200°C, du fait de l’éloignement des soleils et de la faible épaisseur de l’atmosphère. Tandis que sur le reste de la planète, les températures étaient plus douces tout en restant très froides. N’allant jamais au-dessus des –5°C. Ce climat plus clément était créé par des machines de terra-formation datant du Moyen-Age Technologique, afin de permettre le travail à la surface du complexe. Ce dernier était constitué des baraquements des ouvriers, de casernes militaires, des appartements des états-majors et des magus. Ces derniers résidaient dans la plus haute tour de la centrale : « la Flèche Adamantine ». Et au sommet de cette tour se trouvait le cœur astropathique et le centre des communications. Chapitre 1 : Une rencontre inattendue « Si tu as peur de la mort, n’écoute pas ton cœur battre la nuit. Tu cesseras de craindre en cessant d’espérer. » - Prophète Talos, 10ème compagnie. Le techno-prêtre Julius rentrait à ses appartements. En tant que magos responsable de la maintenance du réacteur, il venait de passer une longue journée dans le centre de contrôle. A loguer des ordres, corriger des erreurs et prier l’esprit de la machine. Celui-ci s’était avéré particulièrement féroce aujourd’hui, refusant les prières qui lui étaient accordées en grondant dans l’esprit de Julius. Il pensait à tout cela en marchant dans les coursives menant aux ascenseurs de la Flèche. Les rouages de ses jambes bioniques émettant leur ronflement caractéristique. Il aimait ce son. Il y avait du monde en cette fin de journée. Des techno-adeptes vaquaient à leurs occupations. Des esclaves, lobotomisés ou non, allaient et venaient, laissant flotter dans l’air la douce odeur de l’huile et du cuivre oxydé mêlée à celle, écoeurante, de la sueur humaine. Il décida d’emprunter un chemin détourné. Il s’arrêta devant un sas de sécurité, logua un code et entra dans un long couloir bordé d’une grande baie vitrée. Peu de membres du Mechanicus avaient accès à cet endroit. La baie vitrée donnait une vue imprenable sur les systèmes de refroidissement du Cœur et les serviteurs travaillant sur ceux-ci et, sur le dessus, on pouvait apercevoir la Flèche dans toute sa splendeur. Il se laissa aller à contempler la valse des serviteurs, le bruit des jets de vapeur et des engrenages, le cliquetis des rouages et des machineries, une douce musique pour ses implants phoniques. Puis il remarqua une petite note dissonante dans la mélodie, un ronflement et des cliquètements qu’il n’était pas censé entendre. Il lança ses systèmes d’analyse et essaya d’en déceler la source. Il s’enfonça un peu plus dans le couloir, ses sens biologiques et bioniques aux aguets. Plus il s’enfonçait et plus le ronflement devenait distinct. Il s’arrêta, l’éclairage sur les trente derniers mètres du couloir était coupé, ce qui était techniquement impossible et d’autant plus invraisemblable dans le cœur même du réacteur. Il s’approcha encore, tentant de trouver les circuits de l’éclairage et soudain, il s’arrêta. Il regarda dans les ténèbres puis le grondement enfla. Subitement, deux lentilles s’allumèrent. Rouges et luisantes comme le sang, elles le fixaient depuis l’obscurité. « Donne moi les codes des ascenseurs, humain » La voix était grave et mécanique. Julius était pétrifié, tant d’autorité et de menace en émanaient. Il se trouvait dans une situation que ses cogitateurs peinaient à analyser. « Code d’identification requis, étranger ! Vous n’avez certainement pas de code d’accréditation justifiant votre présence ici ? » logua-t-il en langage binaire. La lumière tressauta. L’espace d’une seconde, Julius put voir ce qui se tenait dans le couloir. Il venait de voir un démon, une abomination du Warp, ici, sur Malkaris… Un crâne grimaçant, des ailes de chauve-souris entourant les yeux. Grand, énorme, engoncé dans une antique armure… bleue ? Ornée d’un aquila brisé. -« Je suis la nuit… Je suis la mort… Et je serais la tienne si tu ne réponds pas ». Le techno-prêtre savait quoi répondre. Mais il ne pouvait pas et il ressentit en cet instant quelque chose qu’il croyait avoir oublié à jamais. Il n’arrivait pas à se souvenir du mot employé par les humains pour décrire cette sensation. Son œil bionique essayait en vain de percer les ténèbres du couloir, son œil humain, écarquillé, laissait couler du liquide lacrymal. Il maudit la faiblesse de sa chair, ne se souvenant plus de l’utilité de ce mécanisme trop biologique. Ses implants vox n’émirent que des grésillements. Le démon bougea, si vite que même l’œil mécanique ne put le suivre et sa gorge fut prise dans un étau glacé, ses jambes mécaniques battant dans le vide. Les yeux et le crâne n’étaient qu’à quelques centimètres de son visage, la lueur rouge des lentilles emplissait sa vision. L’air n’atteignait plus son unique poumon de chair et les pompes du second ronflaient de plus belle pour compenser. -« Je vais t’écorcher lentement,… Méthodiquement, puis je te démonterai pièce par pièce » le démon avait parlé dans un souffle, une promesse de souffrances et de tourments infinis. -« Donne moi ces codes, humain ! » Il grondait maintenant et un arc bleuté éclaira son bras gauche. Une griffe brillante d’énergie descendit lentement le long de la joue de Julius, y laissant une longue estafilade cautérisée instantanément, libérant dans l’air recyclé une odeur de chair brûlée : -« Tu as perdu ta langue, prêtre ? » dit le démon, s’amusant clairement. Les souffrances de Julius furent insoutenables, il donna finalement les codes au démon, utilisant les derniers vestiges de sa raison pour se souvenir de la configuration requise pour utiliser le langage humain. Il n’aspirait plus qu’à abréger ses souffrances. Mais il mourut lentement, crucifié à l’aide de pièces arrachées de son propre corps. Le regard posé sur sa raison de vivre, les machineries du réacteur. -« Premier sang » voxa le démon dans son casque, un sourire carnassier dessiné sur les lèvres. Puis plus sérieusement : « A toutes les escouades, préparez vous à l’assaut. Je viens de vous transférer les codes. Drapez vous de nuit mes frères, l’heure de la guerre a sonné » Un chœur de voix lui répondit : « Ave Dominus Nox » Et il reprit d’une voix empreinte d’excitation contrôlée : « Vision de chasse ». Chapitre 2 Les démons dans la nuit « Le courage nourrit les guerres, mais c’est la peur qui les fait naître. » - Konrad Curze, Primarque de la VIIIème Légion. Harès, frère-sergent de la Première Serre de la 8éme compagnie, attendait, à la fois amusé et dégoûté par les gémissements misérables du techno-prêtre. Il le sentait au plus profond de lui, dans chacun des frissons qui lui parcouraient la peau. Son instinct lui disait qu’il serait bientôt temps d’agir. Infiltrer le monde-forge n’avait pas été aussi compliqué que prévu. L’approche du Deathshadow, le croiseur de combat que la Légion a réquisitionné durant la grande Guerre, avait été masquée par les champs d’astéroïdes et les fortes perturbations auspex engendrées par l’activité des deux soleils. Les adeptes du Méchanicus renégats avaient en outre modifié les modules d’atterrissage de la compagnie, en leur intégrant des systèmes de brouillages orbitaux facilitant une entrée furtive dans l’atmosphère. Ces technologies furtives ont demandé de grands sacrifices pour être obtenues, mais ont aussi apportées de joyeux massacres. -« Hélion, au rapport » -« En position Murmemort, secteur sigma 32, en attente de vos ordres » Harès sourit sous sons casque, son frère n’avait jamais cessé de l’appeler par son titre sur le champ de bataille depuis son accession au rang de Murmemort : commandant de la Première Serre. Et cela remontait à plus de dix mille ans. « Bien, frère… Rejoignez-moi, je sens que le moment est arrivé... » Hélion et le reste de l’escouade étaient postés sur le toit d’un bâtiment, dissimulés au milieu des conduites, des cheminées et des énormes câbles. Il se tenait dans l’ombre, juste au-dessus de la baie vitrée. Il ne pouvait pas voir à travers. Il vérifia encore une fois son narthecium et jura en sentant le froid qui engourdissait ses membres… Son armure avait été modifiée pour résister aux températures extrêmes de la planète et pourtant il avait froid. Il n’y était pas habitué. Une sensation a inscrire et décrire dans ses écrits… il remisa de côté tout ce qu’il ressentait et l’enregistra pour le consigner une fois l’assaut terminé. « Enfin, si j’en sors vivant. » se dit-il en souriant. Il se tourna et son armure détecta ses frères dans leurs cachettes. Les runes de chacun d’entre eux brillaient dans son casque. La plupart d’entre eux conversaient entre eux, il entendait les cliquètements du vox. Ils étaient impatients de commencer le carnage. Il le savait, il le sentait. Il aimait ses frères, autant qu’on puisse aimer un frère prêt à vous trancher la gorge… Mais ils ne pensaient plus qu’à ça, tuer, les plus anciens légionnaires surtout. Lui, ce qu’il appréciait par-dessus tout c’était l’Histoire… La Grande Histoire de l’Humanité. Bien sûr, il remplissait parfaitement ses fonctions de Garde-légion, d’apothicaire. Il aimait son rang au sein de la compagnie. Il aimait se battre et faire couler le sang des adorateurs du Faux-Empereur. Mais il consacrait son temps libre à l’étude de l’Histoire. Surtout pas l’étude du Warp et de ses nombreux aspects, non, il laissait ces choses-là à ses frères corrompus de la Cabale. Il jura encore en pensant à ces maudits sorciers. Il reporta son attention sur l’instant présent. Ils avaient une mission à remplir. « Je descends en premier et j’ouvre la voie, préparez-vous frères ! -Vision de chasse » Aucun ne répondit, mais il savait qu’ils avaient tous compris. Il descendit en s’accrochant aux nombreuses prises présentes sur le mur jusqu’à un niveau plus bas puis il sauta sur la baie vitrée. Il sortit un petit boîtier d’un de ses nombreux étuis, qui cracha un rayon laser quand Hélion appuya sur l’interrupteur. Dirigeant le rayon sur la baie, il y découpa un trou suffisamment grand pour les faire passer ses frères et lui. « Rejoignez moi ! Je descendrais en dernier » Il avait toujours pris le commandement de l’escouade en l’absence de Harès, une sorte de règle intime de la Première Serre. Ils étaient 19 en tout, lui compris. La Deuxième Serre, dirigée par le Murmenuit (frère-sergent) Aerius les accompagnait dans cette mission. Ils étaient presque tous à son niveau maintenant : « Descendez, le Murmemort Harès nous attend. » Ils descendirent en silence, un par un, imposants et terrifiants dans leurs armures bleu nuit. Il ressentit de la fierté, pour ses frères et sa Légion. Dix mille ans… Et ils étaient toujours là. Ils enverraient le Dieu-Cadavre rejoindre les autres Dieux dans le Warp. Une profonde colère s’imprimait dans ses pensées et en réaction son armure lui injecta des stimulants. Il se força à se calmer. Ils étaient tous passés. Il sauta à son tour. Une partie du couloir était éclairée, mais pas l’autre. Les guerriers s’étaient déployés avec une efficacité due aux interminables heures d’entraînement. « Rien à signaler Garde-Légion. » Dit Aerius -« Où est Harès ? » Hélion tourna son regard dans l’ombre du couloir. Son armure ne détecta rien. Il regarda du côté éclairé. Il ne vit rien non plus. Puis il sentit comme une présence au-dessus de lui. Et il fut là. Tombant au milieu d’eux en riant. Ses hauts-parleurs émettant un rire sinistre et métallique. Tous les Night Lords tournèrent leurs armes en direction de la forme qui venait d’apparaître au centre de leur formation. A genoux sur le sol, elle les baignait tous de son regard rouge inquiétant. « Vous vous ramolissez mes frères. J’aurais pu tuer au moins dix d’entre vous avant d’être submergé. Baissez vos armes. » Aucun d’entre eux ne comprenait pourquoi personne n’avait été capable de le repérer avant. Aucun d’entre eux n’osa répondre, pas même Aerius. Il se redressa. Il était plus grand que tous les autres légionnaires du commando. Il avait toujours été charismatique. Son armure était magnifiquement ouvragée. Ornée de serments écrits en nostramien stylisé. Une épaulière représentant le visage d’une femme hurlant au ciel son désespoir. La deuxième présentant la gueule d’un démon hurlant sa haine aux cieux. Il portait son casque de cérémonie, deux ailes encadrant les yeux et dont le visage était peint en blanc, dessinant un crâne. Une énorme griffe énergétique occupait son bras droit et un antique pistolet à plasma orné de serments, de filigranes d’or et de parchemins était accroché à sa jambière gauche. « Tu soignes toujours tes entrées, Murmemort. Au risque de te faire cribler de bolts par tes propres frères, en pleine mission d’infiltration. » Hélion n’avait jamais vraiment aimé cet aspect de la personnalité d’Harès. Il prenait toujours les choses à la légère et aimait démontrer sa supériorité aux hommes sous ces ordres. « Calme toi Hélion, je m’échauffais tout simplement. Tu sais que je ne peux pas m’en empêcher » ajouta-t-il sur le canal privé de son frère. « Mes frères nous allons pouvoir commencer la mission. Première Serre, avec moi, nous allons rejoindre les ascenseurs. Deuxième Serre vous connaissez votre objectif. Hélion, une fois que toi et les hommes d’Aerius serez arrivés près de la salle de contrôle, attendez notre signal. Fils du Haunter, commençons la Chasse ! » Ils répondirent tous par des prières dédiées au Primarque des prieres aux Dieux Sombres et des affirmations impatientes. Harès pouvait sentir leur dévotion, leur impatience aussi et la façon dont leur comportement changea en l’espace d’une seconde le fit sourire. Ils avaient longtemps attendu durant le saut à travers le Warp. Chassant des membres de l’équipage et s’entraînant sans arrêt pour cette mission cruciale. Ils étaient prêts à commencer le massacre. Leurs premiers objectifs étaient simples. Ils devaient détruire le centre de communications et tuer les astropathes. Dans le but d’empêcher les communications entre le réacteur, la forteresse du Méchanicus et l’espace. Les deux escouades se séparèrent dans les coursives maintenant vides et silencieuses. Les emplissant du ronflement d’une vingtaine d’armures énergétiques. Harès s’arrêta et se retourna vers Hélion : « Bonne chasse frère, que les ténèbres te guident » « Nous sommes les ténèbres Murmemort » dit Hélion serrant le bras de son frère par les poignets à la manière des guerriers. Harès se retourna vers son escouade : « Karan, Furion passez devant » Le groupe de guerriers s’élança silencieusement. Ils avaient attendu une heure tardive de la nuit. Ils progressèrent rapidement, ne rencontrant pas d’opposition et s’arrêtèrent où le couloir s’élargissait. Au-delà, se trouvait une grande salle bien éclairée, les ascenseurs. Karan leva son poing fermé, la colonne s’arrêta. « Murmenuit, deux myrmidons. Devant l’entrée des ascenseurs. » « Je m’en occupe, Karan. Tous les autres préparez-vous à vous déployer » Harès sortit de l’ombre. Les deux gardes mécaniques réagirent instantanément, levant leurs armes meurtrières. La tête du premier disparut dans une explosion de plasma. Le second tira. Mais Harès était déjà en mouvement, chargeant son ennemi à une vitesse ahurissante, ses lourdes bottes cognant le sol de plastacier. Sa griffe énergétique activée, il arriva au contact. Il passa sous le coup horizontal de scie tronçonneuse du myrmidon et dans un mouvement ascendant, l’empala de bas en haut. Déchirant son torse mécanique, grillant ses circuits et machineries internes. Il s’écrasa aux pieds de Harès, le corps fumant et crépitant d’électricité. L’action n’avait pas duré plus de 5 secondes. Que c’était bon de sentir l’adrénaline du combat courir à nouveau dans ses veines. De ressentir la puissance que lui procurait son corps génétiquement modifié. L’escouade s ‘était déployée de façon à couvrir tous les angles de la pièce. Le tir manqué du myrmidon avait éventré le mur, élargissant l’entrée du couloir. S’il était resté sur place, il aurait été pulvérisé sur le champ. Ils étaient face à deux énormes portes d’ascenseurs. « Dercius, Daemon, les codes » Les deux légionnaires interpellés s’approchèrent et tapèrent les codes sur les claviers, le restant des Soldats en alerte. Les portes des ascenseurs s’ouvrirent dans de longs sifflements. Ils étaient énormes, assez grands pour laisser entrer une vingtaine de Space Marines. « Dercius, Karan, Furion et Atos avec moi, nous allons visiter le centre radio. Daemon, Aalstor, Kratos, Lexus et Faenor dans le second ascenseur. Occupez vous des astropathes. Dercius et Daemon, placez des bombes à fusion dans les ascenseurs ! Vous les ferez exploser lorsqu’on en redescendra. Tous les autres, armez des grenades IEM. » Chaque groupe entra dans l’ascenseur qui lui était attribué. L’ascension débuta. Les salles n’étaient pas censées être gardées mais toutes les précautions devaient être prises. La salle des communications se situait au 115ème étage de la Flèche, le cœur astra au 120ème. L’ascenseur dans lequel se trouvait Harès arriva à destination en émettant un avertissement sonore. Les portes s’ouvrirent en chuintant. La pièce était d’environ 40 mètres de diamètres. Equipée de moniteurs, de cogitateurs et d’écrans. Une cinquantaine de serviteurs étaient occupés à leurs tâches. Certains encore humains vérifiant le travail et les informations données par ceux qui ne faisaient qu’un avec leur station de travail. Harès repéra immédiatement le techno-prêtre. Assis et connecté à son trône de commandement en plein centre de la pièce. En état de transe apparente. Tout d’abord personne ne les remarqua puis, le bruit des grenades tombant et roulant au sol alerta l’attention de certains d’entre eux, qui tournèrent la tête. Ils n’eurent pas le temps de réaliser ce qui se passait. Les grenades explosèrent coupant instantanément l’ensemble des moniteurs et rendant inutilisable tout le matériel de la pièce. Les 5 Night Lords sortirent de l’ascenseur. Puis dans une explosion de fureur, les bolters donnèrent de la voix. Plongeant le centre des communications sous une tempête de balles explosives. Les crânes explosaient, les torses étaient percés de part en part, la salle était remplie des hurlements des adeptes pris au piège et alors, faisant rugir épées tronçonneuses et lames énergétiques, la Serre chargea. D’un seul mouvement, Harès trancha une tête et découpa un adepte en deux. Dercius et Karan étaient sur le flanc gauche donnant de furieux coups de droite et de gauche, mettant en pièces tous les serviteurs sur leur chemin. Atos et Furion avançaient sur le flanc droit, lâchant un déluge de bolts sur les adeptes terrifiés. L’odeur écoeurante du sang se mêlait à celles de la sueur et des déflagrations assourdissantes, rendant l’air irrespirable. Le combat fut court et totalement inintéressant. Tuer des serviteurs n’avait rien d’exaltant, c’était juste… plaisant. Il n’en restait plus aucun de vivant dans la pièce. Des viscères et des membres jonchaient le sol ici et là et il y avait tant de sang que le sol était glissant. Seul restait le techno-prêtre, immobile sur son trône. L’interruption de la transe l’ayant laissé paralysé mais conscient de ce qui se passait. Harès s’approcha de lui : « Ton monde va tomber, magus… Ton Dieu-cadavre périra de nos mains. Et les forges de votre planète si accueillante vont nous y aider… » Il rapprocha lentement ses griffes du torse mécanique du prêtre, lui laissant le temps de comprendre ce qui allait lui arriver. Il les enfonça centimètre par centimètre, savourant la sensation de ses armes perforant le métal comme du vulgaire parchemin. Le techno-prêtre essaya de parler mais aucun son ne sortit de ses implants, ses yeux bioniques ne pouvaient même pas exprimer la souffrance qu’il ressentait… « Regarde-nous bien, nous sommes la dernière chose que tu vois. Mais rassure toi, ton monde te survivra. » La chaleur des griffes le liquéfiait de l’intérieur. Il convulsait et son torse mécanique était virait au rouge, crépitant et émettant de la vapeur. Les yeux révulsés dans une parodie d’expression humaine. Un tir de plasma à bout portant mit fin à la vie de l’homme-machine. Le centre des communications était en leur possession. « Dercius, où en êtes vous ? » le vox émit un claquement puis il entendit des rires sadiques et des cris souffrances. « La situation est sous contrôle Murmemort Harès. Aucun d’entre eux n’enverra plus jamais de message, astropathique ou non. » Harès avait toujours bien aimé Dercius efficace et franc. Même s’il prenait trop de plaisir à torturer ses victimes, chose qui avait déjà engendré des pertes de temps inutiles.. Mais il ne pouvait pas le lui reprocher, ça avait toujours été dans la nature de la Légion. Il gardait toujours Atos et Furion à ses côtés. Ces deux là traînaient une rivalité datant de l’Hérésie. Tout deux doués d’un don de précision au bolter incroyable. Lui même ne pouvait être aussi efficace. Tout du moins les égalait-il. Ils se querellaient souvent, en venaient parfois aux mains. Mais se complétaient toujours à merveille sur le champ de bataille. Mais il était sûr que ça finirait mal. « Descendez Dercius, nous allons prêter main forte à la Deuxième Serre. Notre mission ici est terminée. » Il passa sur le canal de la Deuxième Serre. « Hélion, Aerius ? » « -En position Murmemort -Feu vert, insufflez la terreur dans leurs cœurs ! » Hélion accusa réception de l’ordre et se retourna pour faire face à Aerius. Depuis que les deux Serres s’étaient séparées, ils avaient progressé rapidement. S’enfonçant toujours plus profondément sous le complexe pour atteindre la salle de contrôle du réacteur. Ils avaient dû éliminer quelques gardes et serviteurs pour arriver jusqu’à l’entrée d’une salle plus grande. Défendue par une douzaine de gardes skitariis physiquement modifiés. La plupart d’entre eux avaient des armes greffées à la place des bras et leur musculature impressionnante n’était sûrement pas naturelle. Ils étaient postés de sorte à couvrir toutes les entrées et aucun d’entre eux ne paraissait décidé à relâcher son attention. Hélion sourit de manière inquiétante. Ce combat allait être intéressant et sûrement sanglant. Aerius s’adressa à la Serre : « Escouade Ghost, activez le mode furtif. Chacun d’entre vous choisit une cible et se place dans son dos. Garde-Légion, restez en retrait avec l’escouade Nox. Lorsque nous déclencherons l’attaque vous chargerez. En position ! -« Compris Aerius, nous attendons. -Essaye de ne pas te faire tuer. » ajouta-t-il en ricanant sur le canal privé. Il coupa la connexion. Aerius et l’escouade Ghost s’avancèrent et disparurent dans un miroitement. Il était toujours aussi impressionné de voir cette technologie à l’œuvre. Par un système de réfraction lumineuse, les frères équipés d’armures ghosts pouvaient se rendre invisibles pendant environ cinq minutes. Mais ils ne pouvaient utiliser cette capacité qu’une fois toutes les quatre ou cinq heures car ce système était extrêmement exigeant en énergie. « Escouade Nox », dit Hélion sur le canal approprié « Préparez vous. Le Primarque veille sur nous. » Les quatre légionnaires restèrent silencieux. Ils avaient compris. Lui-même se saisit de son épée-tronçonneuse et laissa la délicieuse décharge d’adrénaline précédant chaque bataille l’envahir. Il n’aurait pas su dire quelles cibles ses frères s’étaient choisis, dissimulés par le système furtif de leurs armures. Et soudain, ils réapparurent. Cinq skitariis périrent immédiatement, déchirés par les lames et les bolts des Ghosts. Hélion s’élança. Suivi de près par l’escouade Nox Ils chargèrent en silence et se joignirent à la mêlée, essuyant des tirs appuyés de la part des hommes bioniques. Deux tirs de skitariis atteignirent frère Kaelus, l’un lui désintégra la tête malgré la protection de son casque et l’autre lui arracha la jambe en dessous du genou. Dans un geste vengeur, Hélion décapita l’abherration qui avait tiré, laissant une longue traînée de sang et d’huile sur le mur derrière eux. Deux balles ricochèrent sur son plastron et il fit un pas de côté, esquivant une scie tournant à plein régime. Il trancha le bras mécanique et tira deux bolts à bout portant dans la bouche de la créature, répandant sa cervelle sur son armure. Deux membres des Nox se battaient à un contre deux dans le fond de la pièce. Ils étaient un tourbillon de lames. Bougeant à une vitesse extraordinaire. Parant les coups, ripostant et esquivant les attaques des gardiens. Leurs armures portaient les traces de nombreux coups et la peinture était éraflée en de nombreux endroits. Hélion se porta à leur aide et tira une rafale de bolts dans l’arrière du crâne d’un skitarii. Sa tête fut réduite en pulpes et il s’effondra. Le Nox, maintenant à un contre un, fit pleuvoir un déluge de coups vengeurs sur son ennemi et lui ouvrit finalement l’abdomen de gauche à droite en un orion de sa lame hurlante. La chaine de la tronçonneuse arrachant et déchiquetant ses intestins et arrachant ses engrenages. Ils aidèrent leur frère à massacrer ses deux adversaires et se jetèrent à nouveau dans la mêlée, leur haine renouvelée et leur soif de sang pleinement éveillée. Un membre des Ghosts fut littéralement écrasé contre le mur par un boulet énergétique, manié par le plus gros des skitariis. Son armure n’était plus qu’une carcasse remplie de bouillie. Dans un hurlement de défi, Aerius vida son chargeur dans le dos de la bête… Cela n’eut aucun effet. Tenant son épée à deux mains, il porta un coup horizontal qui s’enfonça dans le corps immense jusqu’à mordre dans la colonne vertébrale. La bête hurla de douleur, un hurlement presque humain, et abattit son fléau en direction d’Aerius en se retournant. Fracassant le mur une nouvelle fois. Ce dernier fut forcé de laisser son épée où elle était plantée et esquiva le coup d’un bond en arrière. Les deux adversaires, maintenant face à face se tournaient autour. Le skitarii boitait fortement et du sang coulait du trou béant dans sa hanche. Poussant un cri de haine il chargea le Night Lord. Celui-ci, ayant anticipé cette action futile effectua une roulade qui le fit se relever derrière son ennemi. Libérant son épée dans le même mouvement. Avant que l’autre n’ait pu se retourner, il porta un coup d’estoc qui le transperça de part en part. les dents de son arme éjectant des lambeaux de chair et des esquilles d’os sur son armure. Enfin, le cœur transpercé et un poumon déchiré, l’énorme skitarii s’écroula. L’affrontement était terminé. Les corps des gardes morts jonchaient le sol de la pièce ainsi que ceux de deux Night Lords. « Au rapport ! » ordonna Aerius. -« Un mort et un blessé léger pour Nox, Aerius. Un mort pour Ghosts » répondit Hélion. « Bien, soignez le blessé et remplissez votre office Garde-Légion ». Une fois les glandes progénoïdes récupérées le commando continua sa progression à travers le couloir en face d’eux. Ils débouchèrent, au bout d’une centaine de mètres, sur une sorte de hangar d’environ 200 mètres de long et 70 mètres de large. Damus entra en premier. Il fut pulvérisé par un déluge de tirs de bolter lourd. « Contact ! » Hurla Aerius -Reculez dans le couloir ! A couvert ! » Les sept guerriers restant reculèrent instantanément. En bon ordre. Les tirs continuaient à heurter les bords de l’entrée du hangar. « Qu’est-ce-que c’est que ça ?! » cria Hélion sur le vox pour se faire entendre. « Je ne sais pas mais ça a l’air gros. Et c’est très lourdement armé… » répondit le sergent, appréciant clairement la situation. -« Tu trouves ça amusant ?! » demanda Hélion, furieux. -« Oui, assez. Je ne l’avais jamais apprécié de toutes façon. Sa vie aura au moins servi à sauver la notre. » « Murmemort, ici Aerius. -je t’écoute Aerius -nous rencontrons une forte résistance à l’entrée d’un hangar. Nous sommes proches du centre de contrôle. Il est très probable que nous ayons affaire à un dreadnought. » -Bien compris, frère. Déclenchement de la Métaforce, annihilez-le. -A vos ordres Murmemort » Aerius coupa la liaison et partit dans un grand rire transmis sur le vox des escouades Nox et Ghosts. -« Qu’y a t il de si drôle encore ? demanda Hélion - Plan Métaforce, écartez vous de l’entrée du couloir je vais lancer la balise. A mon ordre Hélion tu lanceras deux grenades. » -Maintenant !! Hélion lança les deux grenades à fragmentation en même temps qu’Arius lançait la balise de téléportation à haute fréquence. Les grenades explosèrent avant même d’avoir touché le sol, déclenchées par les bolts. Ils entendirent la balise tomber, rouler quelques secondes puis une lumière verte aveuglante illumina le couloir. Dans un hurlement à terroriser un démon du warp, le métabrutus Drakkar se matérialisa. Faisant immédiatement feu de son autocanon lourd et avançant irrémédiablement vers sa cible. Prêt à la réduire en miettes à coup de pinces énergétiques. Aussitôt que l’attention du Dreadnought ennemi fut accaparée par Drakkar les deux escouades entrèrent dans le hangar. Prenant soin de rester à couvert et à bonne distance du combat titanesque qui se déroulait. Hélion s’adossa contre une immense caisse, l’escouade Nox à ses côtés et jeta un regard vers les deux belligérants. Le Dreadnought ennemi était un énorme sarcophage de la couleur du métal. Portant les armoiries du Méchanicus . Le rouage et le crâne figuraient sur ses armes et sur le centre de son blindage. A la place de ses jambes il se déplaçait sur deux énormes trains chenillés et était équipé de pas moins de quatre bras portant des armes différentes. Une énorme lame tronçonneuse, une scie hurlante, le bolter lourd qui avait éradiqué Damus et une sorte de lance-flammes lourd. Drakar quant à lui était un parfait exemple des capacités des techmarines du chaos à associer la technologie, les pouvoirs du Warp et la biologie en une machine-démon de destruction parfaite. Mesurant plus de 5 mètres de haut, protégé par d’épaisses plaques blindées boulonnées à même ses muscles disproportionnés. Elles étaient du bleu sombre de la nuit, parcourues d’éclairs blancs. Deux grandes ailes de chauve souris couleur rubis ornaient ses épaulières, rehaussée du blason des Night Lords. On voyait clairement la tête du frère Drakkar hurlant toute sa haine et sa douleur à la face du marcheur Martien. Le blindage épais de son torse était frappé de l ‘étoile à huit branches du Chaos. Et des inscriptions en Nosramien stylisé contaient les victoires de cet ancien guerrier de la sombre VIIIème Légion. Ils étaient à bonne distance l’un de l’autre, se tirant dessus. Les douilles de l’autocanon lourd de Drakkar tombaient à ses pieds en une pluie de métal brûlant, ses balles arrachant des morceaux de blindage fumants à la carapace du Dreadnought. Mais celui-ci aussi arrosait Drakkar d’un déluge de bolts explosifs blessant la machine-démon aux points de jonction de ses plaques. Puis le dreadnought s’avança de quelques mètres et noya Drakkar sous un énorme jet de prométhéum brûlant. Faisant monter la température de la salle d’une quarantaine de degrés. Hélion ne voyait plus Drakkar, noyé dans les flammes vomies par le lance-flammes. Les Night Lords continuèrent à avancer profitant de cette accalmie et croyant leur soutien lourd mort. Mais dans un hurlement de défi, Drakkar sortit des flammes en chargeant, chacun de ses pas enfonçant le sol de plastacier. Du liquide brûlant s’accrochait à son armure et à sa chair laissant derrière lui une traînée de flammes et de fumée. On aurait dit un Dieu de la guerre en pleine charge. Ses émetteurs crachant son cri de guerre à pleine puissance : - « La nuit éternelle est là pour toi raclure de machine du Faux-Empereur ! » Il percuta le flanc du dreadnought qui s’était déjà à demi-retourné, pensant son ennemi vaincu. Le faisant glisser de quelques mètres et entamant sa coque. Ses chenilles crissant sur le métal dans une plainte assourdissante. La pince énergétique de Drakkar sectionna le bras tenant le bolter, qui tomba à terre lourdement et son épaulière enfonça le flanc du sarcophage. Des morceaux de céramite volèrent dans les airs et la tronçonneuse s’activa. Drakkar para le coup avec sa pince, le champ énergétique violet brisa les dents de la lame hurlante dans sa rotation. Il tira une salve d’autocanon dans le trou percé par son épaulière, y créant des explosions qui rendirent inutilisables les chenilles de la machine ennemie. Mais dans un dernier élan, l’antique guerrier balança sa scie circulaire dans un arc destiné à trancher les jambes de Drakkar. Il fit un pas en arrière mais sa cuisse gauche fut profondément entaillée, son armure et ses muscles ouverts comme du papier. Il s’affaissa, rugissant de rage. Le dreadnought mit en joue son lance-flammes pour l’achever. Subitement, Drakkar prit appui sur sa jambe valide et tout en se relevant il repoussa l’arme de son ennemi vers le haut, l’enserrant dans sa pince. Le lance-flammes éructa son jet de feu vers le plafond et l’autocanon donna le coup de grâce, éventrant la coque d’adamantine à bout portant, mettant à nu les câbles et les servomoteurs et les détruisant dans de grandes explosions. Drakkar était devenu dément il criait, frappait broyait les restes de son ennemi sans cesser de tirer. On pouvait voir les restes du vieux guerrier connecté à son sarcophage de métal. Drakkar se sait de lui, l’arracha de son réceptacle brutalement et fourra la tête millénaire du guerrier de l’Empereur Maudit dans sa bouche ornée de crocs. Aerius voyait le dreadnought brisé et démantelé, il se dit que c’était le bon moment. Ils avaient réussi à aller jusqu’à la sortie du hangar et ils avaient attendu la fin du combat. Lui et ses hommes étaient à couvert derrière des caisses et des bidons, le poste de contrôle n’était plus qu’à quelques mètres. Il réactiva la balise et la lança une nouvelle fois en direction de la machine-démon enragée. Un nouvel éclair aveuglant engloba la scène, laissant entrevoir le kaléidoscope perturbant du Warp et un Night Lord apparut. Mais celui-là était différent. Son armure était magnifiquement ornementée, rehaussée de sculptures de démons hurlants et de crânes en bronze. De la fumée s’échappait de leurs gueules en de fin volutes et leurs yeux bougeaient, comme s’ils étaient vivants… De vieux parchemins pulsant d’une sombre énergie plus noire que le Vide pendaient à sa ceinture. Le casque était surmonté de grandes cornes d’airain et la couleur des lentilles changeait sans arrêt reflétant tout le spectre lumineux en quelques secondes. Le crâne de Nostramo était apposé sur le plastron, ses yeux dérangeants semblaient inspecter la pièce. Il avait une armoirie étrange sur l’épaulière gauche : une pyramide supportant un œil grand ouvert. Il n’avait qu’une seule arme visible un long bâton d’os parcouru d’éclairs d’énergie noirs terminé par un orbe mystérieux, qui tournait lentement sur lui-même. Alistar était le membre de la Cabale affilié à la mission. Et la sienne était très précise. En effet, Alistar et Drakkar étaient de « très vieux amis » se dit Aerius en ricanant. Drakkar était sorti de sa folie furieuse et regardait Alistar. -« Toi ! Maudit traître tu oses te présenter devant moi ?! Je vais te broyer ! » Avant même qu‘il n’ait fait un mouvement, Alistar agita son bâton et des entraves noires comme la nuit enserrèrent les membres et l’arme de la machine. -« Calme toi Drakkar » dit calmement le sorcier. « Tu m’as déjà défié une fois et regarde ce qui est advenu de toi… » il n’y avait pas de malice dans les paroles du sorcier, il exposait juste un fait. -« Je te détruirais Alistar, au nom des Dieux Sombres, au nom des Milles batailles que j’ai menées, je me vengerais ! » -« Ne le prends pas comme ça mon ami. Allez rentrons… » Drakkar banda ses énormes muscles pour tenter de se libérer, il se débattit de toutes ses forces mais les liens ne cédèrent pas. « JE TE BOUFFERAIS SALE CREVURE ! » Il disparut, Il n’avait suffit que d’un mot au sorcier. Alistar se tourna vers Aerius. -« Murmenuit, la flotte attend votre signal et le rapport de votre commandant - Bien, répondit Aerius, la centrale sera bientôt sous notre contrôle. Le dégoût était clairement décelable dans sa voix. -A bientôt frère, ne faillissez pas. -Le Primarque nous guide, nous ne faillirons pas Changelombre. » Il disparut dans un éclair de lumière, laissant derrière lui une forte odeur d’ozone. Aerius se tourna vers ses hommes : -« Allez les Serres, on bouge ! » Il s’élança, conscient du bruit de bottes de ses compagnons qui lui emboitaient le pas. Après avoir éliminé le dreadnought, prendre le contrôle de la salle de commandement fut un jeu d’esclave. La salle était tellement bien blindée que ses occupants n’avaient entendu aucun son du combat qui venait de se dérouler. Quand Aerius et les deux escouades entrèrent, ce fut un vrai carnage, un vrai « bon carnage ». Ils prirent leur temps, tous les occupants de la pièce furent d’abord écorchés, puis éventrés pendant qu’Aerius lançait la procédure d’arrêt de toutes les machines, ce qui rendrait toutes les batteries de défenses orbitales et terrestres inutilisables. De même que les systèmes de détection, et vu que les astropathes étaient déjà tous « pacifiés », Aerius adorait ce terme, la flotte pourrait entrer en jeu et porter un grand coup à la Forteresse. Il ricana en son for intérieur en pensant aux mélodies de massacre à venir. La VIIIeme serait donc libre de prendre possession de ce monde-forge dont elle a tant besoin. Cette campagne allait être sanglante et glorieuse. Le dernier signal qui fut envoyé par le centre de contrôle du réacteur allait peut-être sonner le glas de ce giron de l’Empereur-cadavre. Chapitre III L’invasion. « Il existe trois sortes d’intelligence : l’intelligence Humaine, l’intelligence artificielle et la stratégie militaire » Roboute Guilliman, Primarque des Ultramarines Le Tech-Magus Archibald vaquait à ses occupations. Ce qui veux dire qu’il était relié par une centaine de câbles greffes à son corps, au niveau de nœuds nerveux et des multiples connectiques qui parcouraient le peu de chair qu’il lui restait. Contrairement aux autres Tech-Magus, Archibald aimait secrètement ce côté humain qu’il avait tout fait pour conserver. Malgré l’ablation de ses organes sensoriels, il s’était attelé à fabriquer et s’implanter des détecteurs de saveurs, de senteurs et de toucher à la pointe de la technologie. Il ne voulait pas oublier ces sensations. Quelle extase de se connecter au système et de sentir ce frisson d’adrénaline l’envahir. Celui-ci était encore d’origine. C’est bien grâce à ce côté humain que son travail le passionnait tant : Responsable de la Sécurité Systèmes de la Forteresse. Autant dire qu’il avait une responsabilité importante. Et seule son envie de protéger les autres l’avait mené vers cette branche du log. Il était sur ce monde Forge poour protéger les Serviteurs du Dieu-Machine et de L’Empereur, Entité qui ne font qu’une selon Archibald. Il avait décidé de dédier sa vie et 98% de son corps à la Protection de la forteresse de Malkaris et des trésors Technologique. Et jamais aucun hérétique…. Dans sa transe il se crispa, un signal inconnu venait d’être loggé. Il avait été camouflé comme un signal ami émis vers l’espace, mais Archibald était en poste depuis plus de 300 ans, il « était » littéralement le système de connexion, en un millieme de seconde il emnvoya une alert dans l’ensemble de la Forteresse. Et tout juste avant que les systémes de communication à longues protées ne soient coupés, il eut le temps d’envoyer un signal unique signal d’alerte intrusion inter-système. Mais alors que toutes les lumières s’éteignaient, alors que tous les principaux de communicationn se taisaient les uns les autres, que les serviteurs, les adminstrateurs humains et sitariis tentaien de comprendre ce qui passait, un cri semblant provenir des tréfonds de Warp traversa le réseau dans une vague de folie, de haine, de peur et de plaisir… L’agonie… les nombreux serviteurs, techno-mages et techno-adeptes qui étaient encore connecés directement à la toile de la Forteresse et du Réacteur commencèrent à voxer de concert, le niveau de leurs hauts-parleurs au maximum. Ils se contortionaient tels des possédés leurs membres de fer et de chair se brisant comme de vulgaires morceaux de plastic. Leurs yeux et objectifs étaient éjectés de leurs orbites comme des balles de bolters, s’écrasant dans des giclées de métal et de fluides visqueux, Et ils changèrent. les serviteurs de chair fusionnant avec les machines en des parodies abjectes de formes connues. Dans toute la Forteresse, ce fut le début du Chaos. Harès était heureux. Il avait entendu le hurlement de ces pantins se changer pour devenir la meilleure version d’eux-mêmes, grâce à ce « virus » fourni par la Cabale. Cela leur ferait gagner du temps et occuperait l’attention des défenseurs. Ils allaient maintenant passer à la Seconde phase du plan. Il voxa, « Murmemort Harès, au rapport. -Ici le Commandant Glacenuit, Murmemort Harès avons-nous terminé la phase 1 ? -Commandant, nous contrôlons la salle de contrôle et avons détruit les principaux ascenseurs d’accès aux étages de communication. Le réacteur est désactivé mais pas endommagé. Le « virus » concocté par Alistar a été diffusé et je me suis bien amusé. -Bien Harès, tu n’es pas là-bas pour t’amuser. Déclenchement de la phase 2, on se rejoint au spatioport. Ave Dominus Nox, leur mort vient du Ciel. Il coupa sèchement la communication. Harès et ses deux escouades avaient déjà fait sauter les ascenseurs, et ils se dirigeaient maintenant vers le spatio-port. Dans les coursives et couloirs tentaculaires qui partaient du réacteur, c’était le désordre total. Les ténèbres quasi totales, l’électricité qui projette des ombres sur les murs formant des formes et images étranges, les sons des sirènes qui hurlent la fin des temps. C’était une incroyable mélodie pour les oreilles de Harès qui entendait cette musique depuis plus de 10 000 ans. iIs avançaient sans rencontrer de résistance, des corps étaient laissés, ça et là, témoins de la brutalité des monstres mutants. On entendait quelque fois des bruits lointains de mastication et d’os que l’on brise. Ils parcoururent environ 1km puis arrivèrent devant un énorme sas menant au ahngar de stockage et chargement qui donnait sur l’extérieur. Le hangar était énorme, jonché de débris de plastacier, de grues désarticulées, d’engins de transports renversés. A peine les 10 Légionnaires passèrent l’entrée du hangar que les tirs de laser commencèrent à fuser dans leur direction : L’un d’entre eux traversa l’articulation de l’armure de Delcius de part en part… ce dernier éclata de rire en se mettant à couvert. « Tous à couvert voxa Harès - Les Astartes sont entraînés et ils prirent vite leurs positions à couvert, dans les ombres… Daemon, estimation du nombre d’ennemis en présence -Murmenuit, une centaine à vue d’œil. De la Garde Impériale et des skitariis. Les rayons laser fusaient dans tous les sens et on pouvait entendre cracher une mitrailleuse lourde. El champ de bataille s’étendait sur une centaine de mètres devant eux, « Première Serre, que les festivités commencent : Dercius, Karan, Furion et Atos contournez-les par la gauche. Daemon, Alastor, Kratos, Lexus et Faenor vous allez par la droite. Quant à moi, je dois prendre de la hauteur » dit-il d’une manière sinistre. Les Traîtres connaissent bien le style de combat de leur commandant, chacun s’exécuta et la Serre se mit en marche pour apporter la mort. Harès s’était servi d’une des énormes poutres en acier trempé pour atteindre l’enchevêtrement de traverses en plastacier, de plateformes de chantier et de câbles au plafond. Ici il était dans son élément. De son point de vue il voyait la position de ses frères en cours d’encerclement grâce à leurs runes et enfin, il pouvait mieux voir ses proies. Daemon avait vu juste. Il y avait une centaine d’ennemis. La Garde impériale tenait des positions de tir au pistolet laser et à l’arme lourde. Tandis qu’une trentaine de skitariis équipés d’armes de corps à corps toutes plus sympathiques les unes que les autres. Harès sentit l’excitation grandir dans son bas-ventre amélioré. Les skitaaris progressaient vite au millieu des ruines , sans savoir qu’il n’y avait rien en face d’eux. Le groupe de droite se trouvait à couvert, derrière la carcasse d’un énorme engin de transport. Plus loin se trouvaient des barricades et une vingtaine de Gardes Impériaux qui semblaient prêts à tenir leur position. Un Commissaire hurlait des ordres et exhortait ses hommes à rester concentrés. « Murmemort, Dercius et la Première Griffe en Place. Demande autorisation d’engager le combat et de creér une diversion. -Accordée, » Dans un hurlement, Les 4 Nightlords sortirent de leur couvert et firent hurler leurs bolters crachant la mort sur la barricade. Deux gardes tombèrent sur le Champs mais ils répliquèrent férocement. Les balles d’une mitrailleuse lourde ricochèrent sur l’armure de Karan qui en réponse lança une grenade à fragmentation dans son élan. L’explosion fit voler le côté gauche de la barricade en poussière ainsi que la mitrailleuse lourde. Ils continuaient leur avancée implacable. Arrivés à 20 mètres de leurs adversaires, une boule de plasma émergea subitement de la fumée et traversa de part en part l’armure d’Atos, Laissant au millieu de sa puissante poitrine un trou béant et fumant. Ce dernier, dans un élan de rage, parcourut les 20 derniers mètres en quelques pas et arracha la tête du Commissaire à mains nues avant de s’effondrer, face contre terre et tête arrachée sanglante dans le gantelet. Voyant cela les 3 autres membres de l’escouade foncèrent sur ce qui restait de la défense du flanc gauche. Ils ne firent qu’une bouchée des gares restants et il se retournèrent pour attende leurs prochains ennemis, les skitariis. « Karan, Furion, en position de tirs, ils ne vont pas tarder. » voxa Dercius à ses coéquipiers » Ceux-ci arrivaient déjà, de vraies brutes génétiquement et mécaniquement modifiées. Ils arrivaient tel un déluge de rage et de fureur pour venger l’affront qui leur avait été fait. Certains portaient des épées tronçonneuses et des mitrailleuses, d’autres tiraient au laser en balançant des scies circulaires dans les airs dans leur charge et d’autres encore étaient équipés de quatre bras armés de fusils laser, mitrailleuses et boulet énergétique. Les trois Nightlords ouvrirent le feu sur la masse au bolter. Deux tirs de plasma surgirent des profondeurs du plafond. Un Skitarii s’effondra, la tête carbonisée, et un autre explosa dans une gerbe de flammes et de pièces de métal brûlantes quand le plasma atteignit le prometheum du Lance-Flammes. Une dizaine de skitariis proches disparurent dans les flammes purificatrices de l’Empereur-Cadavre. Les autres se rapprochaient de l’escouade qui continuait à tirer méthodiquement sur la masse pour économiser leur munitions. D’autres skitariis tombèrent mais l’un d’entre eux réussit à s’approcher assez prêt pour enrober Karan de flammes dévorantes, ce dernier était occupé avec un groupe de 5 guerriers qui étaient presque sur eux. Harès tomba des cieux dans un hurlement de démon et sa griffe énergétique transperça la tête, le cerveau et les cartes mères du skitarii, le renvoyant au néant. Dercius et Furion saisirent leur épée tronçonneuse et chargèrent dans la mêlée pour achever la bande de skitariis restants. Harès leur emboîtait le pas avec sa griffe énergétique et son pistolet à plasma. S’ensuivit un tourbillon de fureur, le cri des lames sur le métal, l’explosion des boulets de plasma, le crépitement des canons lasers et les os qui craquent. Furion et Dercius ne pensaient qu’à venger leurs frères disparus, et récupérer les bonnes pièces de leurs armures. Leurs 10000 ans d’expérience leur permirent de facilement prendre la main et éliminer à eux seuls une dizaine de skitariis tandis qu’Harès se laissait emporter par sa joie en éventrant les guerriers de l’Empereur comme de vulgaires morceaux de papier, lâchant quelques tirs de plasma quand son ballet le lui permettait. Une vraie tornade de mort. En vingt secondes 80 soldats de du Dieu-Cadavre avaient péri. Soudain, Daemon ouvrit le canal de com : « Murmemort, on engage le groupe de droite. Nous sommes en position, il sont focalisés vers votre combat et on a pu les contourner. On ne va en faire qu’une bouchée. -engagement autorisé, Ave Dominus Nox » Dans les ténèbres du hangar dévasté des tirs de lasers et de bolters s’élevèrent sur le flanc droit à environ 60 mètres. Les cris des soldats attaqués de dos laissaient entendre qu’ils avaient affaire à des démons qui ont surgi dans leur dos. Des explosions retentirent, les flashs de lumière illuminant par intervalles le hangar. Harès et les deux survivants de la première griffe se dirigèrent vers le sas d’accès à l’extérieur pendant que la Deuxieme terminait le travail. En 10 minutes, une centaine de défenseurs de l’Impérium périrent des mains de 8 fils félons du Dieu Cadavre. Dans l’ensemble, le Murmemort était satisfait du déroulement de la mission. Ils avaient essuyé des pertes mais rien d’irremplaçable pour la Huitième. Il entra les codes du sas et alors une vision parfaite se fit devant lui : Au loin, dans l’horizon glacé, il pouvait voir les colonnes de feu des frappes orbitales qui terminaient d’éradiquer les défenses les plus puissantes de la Forteresse. On voyait de minuscules traînées de feu tomber du ciel, comme des braises échapées du foyer : les pods de débarquement des unités d’assaut et des hordes mutantes de la Cabale passaient à l’assaut de la Forteresse. Les Frappes orbitales faisaient briller le ciel des couleurs du warp. Le Spatioport était une immense zone plane possédant de multiples accès. Il était entouré d’une muraille de plastacier parsemée de tours de guets hérissés de canon ! ils étaient tous désactivés. Et il se trouvait pile au centre du grand Océan d’azote liquide. Certains modules de débarquement avaient déjà atteri et d’autres continuaient à tomber. Les Stormravens antiques parcouraient le ciel, quadrillant la zone et massacrant tous les Loyalistes à découvert. Les frères et mutants débarqués entraient aussitôt dans la danse en envoyant le plus d’âmes possibles à leurs Dieux Dévoyés. Au-dessus du Spatioport, majestueux et terrifiant, enveloppé d’un nuage de fumée Noire et orné d’un crâne aux ailes de chauve-souris sur la proue, le destroyer Deathshadow surplombait le spatioport de sa puissance. Elancé et orné de canons lasers, son réacteur luisant du feu ardent d’un soleil. Un vaisseau de taille conséquente sortit des cales du destroyer pour se diriger vers la surface. Il ressemblait assez un être vivant de loin. Ces animaux un Peu mystiques que les loyalistes appellent les dragons. Le vaisseau était vivant. Des yeux de feu, une mâchoire fumante. Il possédait de grandes ailes d’airains qui se confondaient avec la couleur du ciel et son corps était large et fuselé. 4 Pattes ornées de griffes énergétiques lui servaient à atterir et se déplacer au sol. Le hellblade amélioré du Commandant Glacenuit. Une machine-démon à l’Image de son maître. Monstrueuse, rusée, dévastatrice. Les chevaliers du chaos de la maison Nighthaunt : trois machines mi-vivantes, mi-mortes, dont les lumières et reflets laissaient à penser que même le warp n’avait pas une emprise complète sur ces monstres de métal. On disait que leurs dégâts de bataille se réparaient d’eux-mêmes après chaque conflit et que leurs conduits et cervo-moteurs fonctionnaient non pas avec des huiles mais avec le sang des vivants massacrés et sacrifiés. Cette maison de Chevaliers-Fantômes combattait avec la Huitième sur les pires théâtres d’opérations depuis des millénaires et pourtant, leur cuirasse ne porte aucune griffure, aucun impact, et ils n’ont aucun équipage connu : ni pour le pilotage, ni pour les réparations. Les vaisseaux porteurs approchaient avec les béhémoths, ils tanguaient telles des poupées démoniaques dans le vent. Le hellblade se posa en douceur sur le spatioport du Réacteur. Le dragon poussa un rugissement de métal. Une rampe d’accès apparut dans son flanc et une passerelle se déploya. Toute une nuée de serviteurs nus à la peau blanche et translucide débarqua et forma une haie d’honneurs. Leurs nez , leurs bouches et leurs oreilles étaient cousues. Mais incroyablement, ils entonnèrent des chants dédiés au Chaos et Glacenuit et sa suite apparurent. Dans le centre de contrôle Aerius et Héljon attendaient leurs ordres. Ils avaient verrouillé les accès et attendaient. Ils répétaient des prières démentes et des lithanies de mort. Le vox crépita, et il sembla qu’un bloc de glace venait de craquer : « Aerieus, Helion, ici votre Commandant. Les tech-magus de notre Légion vont prendre possession de la salle de contrôle : remontez sur le spatioport. La troisième phase du plan va commencer. Le respirateur de Galahad fonctionnait encore. Une fissure dans sa visière laissait entrer un filet d’air glacé qui durcissait le sang qui coulait sur son visage. Il était en train d’effectuer des travaux sur les conduites extérieures de la principale usine de manufactures de Malkaris quand l’enfer s’était abattu sur eux. Il n’avait pas eu le temps de bien comprendre ce qu’il se passait. Il arrivait difficilement à faire parvenir un filet d’air dans son système respiratoire et son oeil encore valide regardait vers les cieux : Tombant du ciel comme un Dieu déchu, un titan Warlord Bleu comme la nuit et orné de rouge sanguin venait de se poser dans une explosion de glace et d’azote liquide. Il se redressa sur ses jambes bardées d’airain et de canons, son heaume en forme de crâne émacié et agrémenté de longs crocs énergétiques luisants de force, semblait sourire à un dieu invisible et un son si fort qu’il fit trembler le sol comme un vulgaire trémis fut émis par le Seigneur de la guerre venu de la nuit des temps. DRACULA venait d’arriver sur le champ de bataille dans une grand gerbe d’azote liquide et de vapeur de fumée blanche. Il mesurait une trentaine de mètres de haut, son champ de force brillant d’un rouge malsain sous les rayons des deux soleils. Son regard vide n’était que ténèbres, celles de batailles éternelles, sa cuirasse ressemblait aux écailles d’une bête à sang froid et luisaient comme la peau des reptiles au soleil. Il était hérissé de canons dont les gueules ressemblaient aux visages déformés de femmes hurlant de douleur. Galahad pleura, il ne pouvait bouger un seul de ses membres, il sentait sa vie s’enfuir par cette fissure vers l’extérieur ainsi que son âme, L’énorme machine aspirait son sang et son esprit, comme si il l’invitait à passer avec elle, l’éternité, et dans un dernier râle, il fut à jamais oublié. La Commandant Glacenuit était grand et étonnament fin pour un Space Marine du Chaos. Son armure semblait refléter le paysage aux alentours et laissait apparaître de temps à autre un visage fantomatique à sa surface. Les lentilles de son heaume étaient d’un bleu plus profond que la glace. Sa cuirasse arborait des épaulières en formes d’ailes de chauves-souris, tout comme son casque, des runes Nostramiennes changeantes et fluorescentes en parsemaient les plaques de malédictions bénites. Formant comme des éclairs qui traversaient son corps élancé. Ses deux gantelets luisaient du champ de force de deux énormes griffes énergétiques et il n’arborait absolument aucune arme à distance. Autour de son cou pendait une chaîne en métal Nostramien à laquelle étaient accrochées quatre têtes fraîchement coupées, le sang à la base de leur cou complètement séché par les températures extérieures et leurs yeux exorbités aussi brillants et dur que des diamants. La légende disait qu’avant chaque combat, le Commandant prenait la tête de ses quatre serviteurs préférés du moment afin d’honorer les Dieux du Chaos équitablement. L’étoile à huit branches ornait son plastron et il possédait des réacteurs dorsaux. Lui et sa suite descendaient de la passerelle en direction du Murmemort Harès. Et quelle suite, deux de ces créatures ressemblait à des ghoules avec leur peau verte blaffarde et cousue en certains endroits, cependant l’une était une sorte de brute énorme dot les os de la colonne vertébrale ressortaient dans son dos pour former une colonne de piques mortels. Ses bras pendaient presque jusqu’au sol et d’une taille disproportionée étaient sertis de griffes acérées et luisantes en os. Son visage ressemblait à un assemblage de visages cousus les uns aux autres tandis que des cervo-moteurs tournaient à plein régime et à ciel ouvert en lieu et place de son cerveau. Tandis que la petite horreur, elle, était rachitique, mais dotée d’un troisième œil malsain au milieu du front. Des connectiques entraient dans ses tempes et étaient reliées à des amplificateurs warps greffés à l’arrière de son crâne. Cette créature portait une toge bleu nuit bordée de liserés sanguins en Nostramien. Aussi incroyable que cela puisse paraître ces deux monstres ne formaient qu’une entité, le Dr Jekhyde. Un spécialiste des technologies de réanimation, de la non-vie et de la reproduction de la légion. Derrière eux venait une femme. Ou plutôt, quelque chose qui fut une femme. Sa longue chevelure d’or tombait en cascade sur une armure finement ouvragée d’un rouge sang éclatant, ornée de roses, de fleurs, et d’arabesques ésotériques. Elle avait le visage aussi blanc que le marbre et aussi délicieux que la plus belle des déesses humaines… Mais comme pour contrebalancer cette beauté parfaite. Ses yeux n’étaient que deux cavités sans fond et vides. Laissant entrevoir les chairs pourries. Son sourire énigmatique, porté par de délicieuses lèvres carmines encadrées de canines aussi polies que l’Ivoire et tranchantes que l’épée achevaient de poser le tableau d’un démon Inommable : la Bloody Lady. Dans son dos on pouvait voir dépasser la poignée d’une épée à deux mains dont le pommeau représentait deux amants s’enlaçant, la femme semblant embrasser l’homme dans le cou. Elle avançait d’un pas sensuel et maîtrisé. L’absence de ses yeux ne semblait pas la gêner. Ils dépassèrent la haie d’honneur et Harès emboîta le pas de son Commandant qui se dirigeait fermement vers l’énorme module de commandement qui venait d’atterir sur le spatioport. Le commandant ne lui avait adressé aucun mot ni aucun regard. la Bloody lady lui avait, comme à son habitude envoyé un baiser de la main, tandis que les deux entités du Dr le lorgnaient d’un oeil mauvais. Ils passèrent le sas d’entrée et arrivèrent rapidement dans une salle remplie de cogitateurs et serviteurs automatisés traitant des informations et envoyant des ordres et différents forces présentes sur le terrain. « Sorcier Charmicael, affichage de la carte tactique de la planète et point global de la situation » Un sorcier en armure apparut en face du commandant, de l’autre côté du panneau d’affichage. Il était en armure de Librarian et et son casque possédait e grandes cornes d’airain enroulées, sur son épaulière droit, la pyramide et l’oeil qui la surplombait, indiquaient son grade. D’un geste de la main il fit apparaître une image hollographique de la planète et de ses insatllations. « Commandant Glacenuit, Le Réacteur et les batteries de défense sont à nous. La Forteresse est neutralisée et assiégée, les mutants sont à l’intérieur, cependant les guerriers de ce Cadavre d’Emprereur résistent. Dracula a pris possession de la manufactures de pièces d’armures énergétiques, accompagné de sa garnison de blindés lourds. Ils forment une muraille de défense imprenable. Le spatioport nous appartient complètement et la Maison Nighthaunt ainsi que la Deuxieme Serre ont été déployés plus au Sud pour prendre possession des manufactures de pièces de vaisseaux. Ils seront assistés par vingt autres Serres de Frères de la Huitième, une division de blindés du Deathshadow : la GhostGuard, composée d’une vingtaine de machines-démons dévastatrices pour tenir les éventuels renforts à distance et d’un millier de mutants et esclaves qui leur serviront de chair à canon. Pour l’instant aucun signe des Two Suns, ça ne saurait tarder, je crois que DRACULA sera heureux et pourra se refaire une jeunesse, enfin autant que peut l’être un Titan Warlord possédant une volonté propre. Dernier détail. Il est possible que l’un des magus de ce soi-disant Dieu-Machine ait réussi à envoyer un message inconnu juste avant de rejoindre nos rangs. -Charmicael, trouvez-moi la destination de ce message. Ou je vous renvoie auprès de votre formateur des Thousand Sons, je pense qu’il n’appréciera pas l’attention. Vous savez ce qui arrivera », dit-il avec un sourire malsain dans la voix. « Contactez vos frères, synchronisez les serviteurs et redémarrez les systèmes de défense orbitaux le plus rapidement possible. Car peu importe à qui est destiné ce message, ils vont venir. N’oubliez pas d’y ajouter les modifications de codes prévues à cet effet. » Glacenuit porta les mains à son heaume, le décrocha d’un mouvement sec et laissa apparaître une longue chevelure soyeuse, lisse et blanche comme neige. Son visage était froid, très lisse et parcouru de veines sombres. Il avait les traits fins et sophistiqués, un nez pointu, les lèvres rouges formant deux traits préoccupés. Mais l’aspect le plus saisissant étaient ses yeux. Deux blocs de glace aussi bleus et perçants que ses griffes énergétiques. Et en ce moment ces yeux fixaient directement Charmichael. « Il sera fait selon vos ordres Commandant. « Commandant puis-je me permettre ? » La plus petite des deux Ghoules venait de parler d’une voix d’outre-tombe. Sifflante et grinçante tel un murmure donné sur un lit de mort. Sans attendre de réponse il enchaîna : « Je dois commencer mon travail au plus vite Commandant, afin d’assurer l’approvisionnement en armure pour votre projet, surtout si vous voulez qu’on y apporte les modifications dont nous avons parlé. -Jekhyde, les manufactures d’armure et le laboratoire qui y est associé sont à vous. Mais le Frère Alistar de la Cabale sera votre « partenaire » afin de vous « aider » dans votre tâche. Me suis-je bien fait comprendre ? -Oui, Commandant, très clairement souffla la créature » son troisième œil s’ouvrit subitement. La brute se déplaça beaucoup plus rapidement qu’on aurait pu le croire au regard de sa stature et fit face au Commandant : -N’oubliez pas que nous avons un accord, Commandant. -Oh mais je n’oublie pas mon cher Dr, je n’oublie pas. Remplissez votre part du contrat. Et je remplirais la mienne. » La brute fit demi-tour et sortit en compagnie de sa moitié sans un regard pour les autres occupants de la salle. Bloody Lady laissa échapper un rire crystalin, elle semblait s’amuser. « Harès, je veux que tu ailles sécuriser les manufactures de pièces d’armure énergétique. Prends trente Serres avec toi, s’il y a une contre-attaque, elle commencera là-bas. Bloody Lady, tu l’accompagnes. Tu c onnias, ta mission, pas de quartier. La concernée se tourna vers Harès et lui envoya un autre baiser du bout des doigts. Le vide de ses yeux et son sourire énigmatique réussissaient à faire ressentir à Harès des choses qu’il croyait n’avoir jamais connues… le malaise ? -Commandant, à vos ordres. - Quant à moi, je me charge de capturer cette Forteresse une bonne fois pour toutes et de massacrer tous ces suppôts de l’Empereur pour envoyer leurs âmes pourrir dans les tréfonds du Chaos. Et nous avons besoin de main-d’œuvre. Charmichael, prévenez votre frère Alistar de l’arrivée du Commandant Harès et de ses trente Serres. - A vos ordres Commandant, la Cabale sera prête à les recevoir. - Bien, j’attends un rapport concis sur le message envoyé nous devons savoir ce qui vient, ou qui vient. Nous devons contrôler complètement ce monde en moins de douze heures. Prévenez tous les Murmenuits et les cspitaines d’artillerie. Feu à volonté et aucune pitié » Sans attendre de réponse il remit son casque et prit la direction de la sortie. Harès et la Bloody Lady lui emboîtèrent le pas. Harès se dirigea vers son Stormraven de commandement qui venait de se poser tandis que le Commandant remontait dans le ventre de sa machine-démon, dans un torrent de flammes, le dragon décolla et prit la direction des colonnes de fumées résultant du bombardement orbital. 300 Légionnaires attendaient en rang sur le spatioport, Au garde-à-vous, bolters contre la poitrine, il remonta le rang, passant devant chacun d’entre eux. Soudain il s’arrêta, fit face à l’un de ces Légionnaires et le décapita d’un revers de sa griffe. Le corps resta debout quelques secondes. Aucune goutte de sang ne coula, puis il s’effondra. Aucun des légionnaires n’avait osé bouger. Harès fit un pas en arrière et voxa dans leurs casques. « Suivez mes ordres, honorez le Primarque, Honnissez le faux-Empereur. Guerriers de la Huitième, à vos vaisseaux. » Il embarqua dans le Dominus Nox, suivi de près par la Bloody lady qui avait ramassé la tête coupée et léchait avidement le cou ouvert. Tous deux prirent place dans le monstre de métal tandis que les réacteurs vrombissaient de puissance et crachaient le feu alors que la bête prenait son envol dans l’air glacé et maintenant corrompu d’un Monde-Forge dédié aux Démons et à la Mort. Harès contacta le démon-pilote de son vaisseau : -Ave Dominus Nox, Archenor, en route pour les manufactures ! Chapitre 4 : Les Manufactures de Pièces de Vaisseaux. « Un saut warp calme, n’a jamais fait de bon naviguateur » auteur inconnu
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