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Bombur

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  • Birthday 09/04/1994

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    Le Seigneur des Anneaux : Khazad-dûm.

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  1. Ben ils sont BG, quoi (en tout cas pour les trois premiers, Bofur, à part la barbe je vois pas le souci). C'est sûr que c'est pas l'image archétypale du Nain, mais y a plein de visages différents, s'ils leur avaient foutu de vraies barbes, tant que la majorité de la population n'est pas comme ça, ils ne me poseraient pas de souci. La grande guerre des Nains et des Orques a quasiment anéanti les Orques de la Moria. Elle aurait pu être reprise à l'époque, mais ils ont décidé contre pour des raisons expliquées dans les Appendices. Et d'ailleurs c'est aussi pour ça que Balin décide de monter son expédition, il part pas avec en tête l'idée de nettoyer une Moria entièrement peuplée d'Orques. Les Gobelins du SDA sont issus d'un peuplement nouveau, donc pas de souci de cohérence. Questions mutilations, etc., on en avait déjà qui en tenaient une belle couche dans le SDA, franchement. Ceux de Gobelinveille sont encore un cran au-dessus, c'est clair, mais c'est expliqué par le fait qu'il s'agit d'une sous-espèces différente, et l'existence de plusieurs espèces d'Orques / Gobelins était déjà attestée dans le SDA (films, on s'entend), donc à nouveau, pas de souci. Je suis pas sûr d'avoir compris, mais si tu veux dire qu'il a l'air moins royal / bien équipé, bah c'est normal en fait : il part en mode voyage. D'ailleurs on a exactement la même chose avec Boromir rien qu'au sein du SDA. Je suis d'accord, mais ce que je dis, c'est que ça s'exprime par moments, par épisodes. On a plus de moments abusés (façon Legloas sur ses rochers flotants, par exemple) dans le Hobbit au niveau scènes et on a l'équivalent dans la charte visuelle avec quelques incartades ça et là, mais dans l'ensemble on a quand même un gros boulot pour avoir une très belle continuité. Pour la même raison que les armures du Gondor et du Rohan sont différentes ? Ou, pour rester plus proche, que celles d'Erebor et des Monts du Fer sont différentes, justement ? Là j'ai vraiment pas compris, par contre... Sinon le traîneau, c'était vraiment une idée de merde, mais c'est pas un problème de direction artistique, c'est dans les éléments demandés par la direction que réside le souci, là. PJ dit qu'il veut Radagast sur un traîneau avec des lapins, la DA tente au mieux de faire un traîneau radagastien avec des lapins visuellement compatible avec l'univers. Et ils s'en sont pas mal tirés, honnêtement. Bon après c'était pas particulièrement dur à faire non plus, c'est juste un traîneau. Avec une utilisation WTF.
  2. Évidemment qu'ils sont différents, mais y a toujours eu une immense diversité dans les Orques, hein... Que ce soit dans le SDA ou dans le Hobbit. Donc désolé mais piocher deux Orques comme ça, ça veut absolument rien dire (surtout quand l'un des deux est un personnage majeur qui se voulait volontairement particulier d'apparence). Et au passage, y a BEAUCOUP plus de costumes dans les Orques du Hobbit que ce qu'on croit. Oui, même à Gobelinville. Lol. Mauvaise foi, quand tu nous tiens .
  3. Comme je le disais, y a plus de fausses notes, dont notamment certaines armes irréalistes, mais on reste globalement dans la même continuité, la même charte visuelle malgré tout. Et les images de Thorin et de Thor, à part la barbe de Thorin, je vois pas le souci, c'est parfaitement raccord. Même pour l'âge de Thorin, oui, parce qu'on parle de charte visuelle et pas de respect du lore, ce qu'il me semble que vous confondez un peu : les Elfes de de la Forêt Noire qui ont trop d'armure, Erebor qui fait plus "évolué" que la Moria, l'âge de Thorin, donc, tout ça c'est pas terrible pour le lore, mais pour la charte visuelle ça pose aucun souci. Même les Nains à barbe courte et BG à la limite, c'est un peu entre les deux. Ça contredit ce qu'on voit des Nains dans le SDA, mais ça reste raccord avec l'ambiance visuelle, et c'est juste leur tronche le problème, leurs habits sont OK. Et les Orques costauds en Moria, c'est encore différent, là c'est juste un souci de cohérence avec le SDA, mais même pas de lore en soi : y a des Uruks en Moria dans les bouquins. Et à nouveau, pas de problème d'ambiance visuelle. Un truc vraiment différent dans la charte entre les deux trilogies, par contre, c'est la colorimétrie. Mais bon, c'est juste de la post-prod, ça impacte pas les décors ou les costumes. Sinon par rapport à ce que je voudrais pour cette série, ça dépend de si elle se place dans le canon / la continuité PJ. Si oui, alors oui, il serait souhaitable qu'ils gardent le même univers visuel. Si non, ça serait cool qu'on s'en écarte un peu, effectivement. Après honnêtement, pour des raisons marketo-financières, je doute qu'ils le fassent. On aura peut-être un truc à la Shadow of Mordor / War, c'est à dire une continuité de la charte visuelle mais pas des lieux eux-mêmes (les lieux vus dans ces jeux sont différents de leur version des films de PJ mais suivent la même charte visuelle, c'est à dire qu'ils n'auraient aucun souci à s'insérer dans les films de PJ, ils pourraient parfaitement être des versions alternatives non-retenues au cour de leur production), mais je crois pas à plus de différenciation que ça. Pour ça je pense qu'il faudra attendre une nouvelle adaptation du SDA qui se fera peut-être un jour.
  4. Le look du Hobbit et du SDA en film, c'est le même en soi, c'est une continuité visuelle, même s'il y a plus d'errements un peu malvenus dans le premier. Donc s'ils reprennent l'aspect SDA, ils reprennent forcément l'aspect Hobbit.
  5. Ajout de deux textes (le premier est une chanson) ! [center][font="Book Antiqua"][size="7"][b]LES ORMES D'ANTAN[/b][/size] Les ormes d'antan ne sont plus qu'un souvenir, De nos secrets perdus ne reste que des planches. Pourtant quand le soir, quand les ombres s'étirent, Je me revois encore à l'ombre de leurs branches. Et nous gravions nos noms dans leurs écorces brunes, Nous courions dans les rues sous le vent de l'automne ; Il agitait leurs feuilles et les herbes des dunes, Et nous nous enlacions sous l'orage qui tonne. Promesses de l'aube trop souvent oubliées, Murmurées sur le sable à la basse marée. Puis le matin suivant tous les enfants sortaient Et le ciel pouvait voir monter les cerfs-volants ; Sous la voûte d'azur, rouges, bleus et violets, Au-dessus des cimes des verts ormes d'antan. Nous allions promener en riant doucement Et le bruit des vagues venait couvrir nos mots. Puis nous nous embrassions sous le Soleil levant Allongés sur la plage et les pieds dans les flots. Promesses de l'aube trop souvent oubliées, Murmurées sur le sable à la basse marée. La rue est grise et vide et je traîne le pas Car des ormes d'antan, il ne reste plus rien. Mais malgré mon cœur lourd, nul ne m'enlèvera Les années de jadis, ces souvenirs sont miens. [size="7"][b]SENS[/b][/size] C'est l'histoire d'une pluie Par un matin embrumé À l'horizon obscurci, D'un amour cent fois brisé Dans les glaces de la vie. Où est-elle ? Je l'envie ! Dans ce rêve au cœur du temps, Je contemple tous les gris Des reflets de mes présents Sur l'argent qui me défie. Mille mois, cent mille vies Sur un chemin trop ardu ; Toujours loin, mon cœur épris, D'un amour cent fois perdu, Mille émois couverts de pluies. Elle est là... Elle est partie, Sur un destin occulté. Quel secret n'ai-je compris ? Puis-je encore l'espérer, Puisqu'encore, l'espoir brille ? C'est une histoire endormie, Le Soleil n'est pas levé. Et le jour est déjà nuit, Et le Soleil est couché Sur cette quête infinie.[/font][/center]
  6. Bombur

    xx

    [quote name='Cuthalion-64' timestamp='1409579819' post='2625000'] j'aimerais obtenir une précision Poupi : si ton texte n'est ni du genre Fantasy, ni du genre Historique, pourquoi l'avoir posté ici ? Deuxième question: As-tu déjà trouvé de quel style il s'agissait ou comptes-tu sur nous pour le définir ? ces questions peuvent paraître désagréables, mais je ne voulais pas qu'elles paraissent ainsi rassurez-vous. [/quote]Ben... Outre la réponse de Poupi, je dirais aussi tout simplement que "fantasy" est ce qui se rapproche le plus du genre mythologique (qui lui me semble correspondre raisonnablement au récit de Poupi).
  7. Hum, tu parles toujours de [i]Pandæmonium[/i] ? Parce qu'il n'y a aucun mixage singulier / pluriel ou masculin / féminin (ou alors, prière de me les indiquer ). Et pour les rimes, elles sont toutes au moins suffisantes, ou bien les deux hémistiches se ressemblent très fort pour compenser (exemple : éternel va-et-vient / où toujours va le vin). Je n'ai pour l'instant repéré qu'une seule erreur : la toute dernière rime, mais pour l'instant j'aime trop le vers pour la changer (je n'ai pas encore trouvé d'alternative satisfaisante, surtout qu'il s'agit de la conclusion du poème). Sinon j'utilise l'enjambement pour donner une impression d'emballement et / ou de montée en puissance. Mais je dois dire que je suis assez étonné de cette remarque car j'en justement en général naturellement tendance à suivre un découpage syntaxique et je dois justement me forcer pour faire l'inverse . Si tu parles de mes autre poèmes, alors deux choses : d'abord ils sont par ordre chronologique, donc les premiers sont moins aboutis, j'essaie de m'améliorer. Par exemple j'ai mis un certain temps avant de passer le cap du respect des rimes masculines / féminines. Ensuite, même une fois qu'une règle est « maîtrisée », il m'arrive pour changer un peu ou parce que son non respect ne me gêne pas (exemple : l'hiatus, je m'en fiche un peu) de ne pas la respecter pour certains poèmes (par exemple, je suis pour l'instant en train d'écrire une chanson qui ne respecte pas l'alternance des genres). Il m'arrive aussi pour changer d'écrire en vers libres, mais je n'aime pas trop ça. Pour la richesse des rimes, les rimes pauvres font d'ailleurs partie des choses qui ne me gênent pas. Si j'ai décidé de les éviter pour [i]Pandæmonium[/i], c'est avant tout pour me poser un défi. Merci de ton retour .
  8. Bombur

    xx

    Eh bien, j'ai lu tout ce que tu as écrit (sur le forum) pour le moment et franchement, j'adore ! Ton vocabulaire est délicieux ainsi que tes tournures de phrases, ton orthographe est quasiment irréprochable (j'ai bien vu deux-trois erreurs de frappe, et encore, il s'agit plus d'espaces manquantes que de véritables fautes) et ton texte évoque des images incroyablement vivantes avec une grande force ! Bref, tu as ce qui s'appelle un style ! De plus, tu as fait le choix de placer ton histoire dans un cadre spatio-temporel peu exploré, ce qui la rend d'autant plus appréciable. Deux remarques plus particulières : l'Éternel est un terme qui revient souvent pour désigner Dieu dans la Bible, de plus, je le trouve assez joli ; il est donc tout à fait bienvenu . Le coup du brasero m'a bien fait rire ! Bravo et merci ! Bombur, enflammé PS : Désolé, j'ai pas pu m'en empêcher : [video]http://www.dailymotion.com/video/xaerg_best-ouf-roi-heenok_news[/video] PPS : L'inclusion de vidéos sur le forum est toujours aussi catastrophique... Et le bug des smileys n'est toujours pas résolu !
  9. Mesdames, messieurs, en ce jour, j'ai le plaisir de vous présenter ma dernière œuvre, qui prend la forme d'une visite des Enfers que le poète déclame à Satan. Elle peut se voir comme une préquelle à [i]Apocalypse[/i], mais il s'agit en fait du volet central et principal d'un triptyque consacré à la démonologie (la première partie est en projet, bien que je ne compte pas m'y atteler de si tôt, et elle traitera de la chute des anges déchus, Lucifer compris). Si je rédige ainsi un message et la poste aussi ici au lieu de simplement signaler son ajout dans le premier post, c'est parce que je la considère comme ma plus aboutie et ma meilleure (et aussi ma plus longue) à ce jour, aussi, j'aimerais beaucoup avoir vos avis . C'est un très long poème et sa gestation fut difficile. Je l'ai commencé entre mars et mai (je ne me souviens plus précisément) de cette année, et j'avais déjà écrit deux pages lorsque j'ai stupidement perdu mon brouillon, sans doute oublié dans un train ; de ce fait, j'ai été très découragé et l'ai laissé de côté pendant un bon mois. Finalement, je me suis remis à l'œuvre, réécrivant de mémoire ce dont je me souvenais et réinventant le reste. Certes, je suis toujours triste et fâché contre moi-même d'avoir perdu mon premier jet (ce qui ne m'était encore jamais arrivé), mais qu'importe, le second est, à mon humble opinion, meilleur encore ! Le brouillon final ne compte pas moins de douze pages manuscrites et demie, et c'est sans doute le plus sale, le plus incompréhensible, bref, le plus... brouillon que j'aie jamais fait : ratures en tous genres, inversions multiples, strophes permutées, découpées, partagées en de multiples endroits, etc. J'aimerais également signaler que le poème ne compte aucune rime pauvre en dehors de trois, quatre ou cinq cas particuliers où les deux hémistiches rimant ensemble comprennent de multiples assonances ou allitérations ou une paronomase terminale pour compenser ; de plus, ces vers respectent le principe d'alternance rime masculine – féminine ainsi que celui de non-mélange rime singulière – plurielle. J'en suis assez fier et j'espère que vous me pardonnerez cette poussée d'orgueil, mais je le fais aussi pour vous demander de bien vouloir me le signaler si vous trouvez une erreur. Vous pouvez évidemment me signaler les éventuelles autres erreurs aussi. Mes sources d'inspiration sont multiples : la [i]Bible[/i] et la mythologie chrétienne, bien sûr, mais aussi le [i]Talmud[/i], la [i]Kabbale[/i], la mythologie gréco-romaine (notamment le mythe de Prométhée), divers ouvrages ésotériques comme le [i]Lemegeton[/i], Charles Baudelaire, le [i]Coran[/i], [i]Requiem, Chevalier Vampire[/i], John Ronald Reuel Tolkien, les Dieux du Chaos de Warhammer (surtout Nurgle, en fait) et même Christopher Paolini (pour un vers particulier). C'est également pour moi l'occasion de rendre hommage à divers écrivains, comme Howard Phillips Lovecraft, John Milton, George Raymond Richard Martin ou, à nouveau, Charles Baudelaire (et bien d'autres encore), par exemple en reprenant, souvent légèrement modifiés ou retraduits pour l'occasion, quelques vers célèbres. Citons aussi divers artistes qui m'ont soutenus (à leur insu) par leurs musiques dans mon processus de création : Disturbed est le principal, suivi de Nox Arcana, mais j'ai également beaucoup écouté Wintersun (que j'écoute actuellement en retapant mon texte), Ensiferum, Powerwolf, DragonForce, et Three Days Grace. Enfin, je ne vous retiendrai pas plus longtemps, voici [i]Pandæmonium[/i] ! [font="Book Antiqua"][center][b][size="7"]PANDÆMONIUM[/size][/b] [b][size="4"]PRÉLUDE[/size][/b] Ô Satan, ô mon roi, permets-moi de t'offrir Ce tour de ton domaine où tous viennent souffrir Sous le joug chthonien les douze-cents supplices Qui pour tes généraux sont autant de délices. [b][size="4"]LE POÈTE[/size][/b] Je suis humble sujet, distillant dans mes vers, Infusant dans les cœurs mille pensers pervers. Mais c'est moi qui te peuple, ô souterrain royaume ! Le Mal est apatride et parle tout idiome. Vers le gouffre sans fond bientôt je mènerai L'humanité entière et l'y enfoncerai ! [b][size="4"]LE PEUPLE DES DAMNÉS[/size][/b] Pécheurs ! Ils sont légions, pauvres âmes perdues ; Bannis, brigands, proscrits ! et les âmes vendues ; Voleurs, escrocs, violeurs, assassins, meurtriers ! Océan de larves. L'horizon entier Est rempli de ces vers franchissant par cohortes Dans la peine et l'effroi les ventaux de tes portes. Ils viennent enchaînés encourir ta fureur, Ô maître des Enfers, ô Premier Tourmenteur : Jusqu'à la fin des temps ils seront tes esclaves, Tes jouets, tes pantins, tes objets, tes épaves ! Ils seront torturés par le fer et le pal, Brûleront dans le feu d'un bûcher infernal. Seuls seront épargnés ceux de la pire espèce, Ceux qui prennent l'horreur pour unique maîtresse, Qui aiment leur vice, font le mal par plaisir : Ceux-là pourront ici leur paradis saisir Au milieu des anges précipités des cimes, Et ils se mêleront au peuple des abîmes. [b][size="4"]LE PEUPLE DES ABÎMES[/size][/b] Ils vivent ici-bas dans le mal le plus pur ; Ce pays de l'obscur, bastion de l'impur Est leur forteresse, l'immoral, leur noblesse. Festin, fête, kermesse, ils y tiennent la messe Noire. Sinistre foi. Et l'occulte y est roi ; Fais ce que tu voudras est le tout de la loi ! Sarabande et puis ronde y tournoie et y gronde Toujours. Encor. L'immonde embrasse et puis féconde : Aller, retour, sans fin, éternel va-et-vient, Calice purpurin où toujours va le vin. Orgie. Ils y naissent. Leurs dieux et leurs déesses, Implorés sans cesse, sont pubis et sont fesses ! Un sabbat permanent ici va, trépidant : Nul après, nul avant, seul existe un pendant. Célèbre l'offense ! Viole, tue et puis danse ! Ce monde est sans clémence, aime la déchéance, L'horreur, le feu, le sang. La seule cohésion Du pays ténébreux est la dépravation. Ils sont tous tes guerriers, de feux et de fumées, La mort a son empire et le Mal ses armées : Vois comme ils s'affairent ; mille et mille démons Jusqu'à l'Armageddon consultent les gnomons. Les plus modestes sont, affreux et innombrables, Les petits diablotins, trublions implacables. S'amusant des conflits, ils les font s'éployer Puis ils se délectent des malheurs du foyer ; Tourmentent les mortels et jamais ne ménagent Ni l'homme ni la femme, excitant le ménage. Les geôliers des Enfers, garde-chiourmes abismaux, Tourmentent les maudits, hurlements abyssaux ! Ois claquer le fouet : le son monte du gouffre Et des relents variés dans les naseaux s'engouffrent : Souffre et putréfaction, senteurs de corps brûlés ; Un parfum de douleur monte des flagellés. Elles grognent de rage, et hurlent, vocifèrent ; Leur visage est hideux, boursouflé de colère Et rongé par l'envie ; elles n'ont plus de cœur, Il ne reste que hargne, et mépris, et rancœur. En monstres odieux et pour toujours aigries Glapissent à jamais les glaciales furies. Ils viennent décharnés, terrifiante vision ! Les très longs affamés, poursuivant l'illusion. Ils mangent toujours plus, dévorés par la haine. Puis suivent lentement et traînant la géhenne, Empestant l'infection, dégoulinant de pus, Les fléaux croupissants, de paresse repus. Cauchemars ! Spectres gris ! L'horreur leur est la vie. Ils flottent chaque nuit vers les gens et dévient Leurs rêves et pensers vers des horizons noirs, Vers la pure folie et de grands désespoirs : De leur long doigt glacial, ils vous curent le crâne, Votre raison s'étiole et se fait diaphane. Ils marchent aveugles, voici les écorchés, L'ire bout leurs boyaux sous leurs corps épluchés. Tourbillons de douleur, ils ne sont que souffrance, Et maniant l'épée, ils s'en percent la panse, Puis perclus de folie, ils occisent hurlant Ceux que l'errance a mis sur leur chemin sanglant. Incubes, succubes, les séducteurs impies, Déchirent les esprits en lambeaux, en charpies ; Ils sont magnifiques, ces démons du désir, De luxure mortels, ô décadent plaisir ! Ils viennent en rampant, monstrueuse caresse, Dévorer les âmes, délicieuse détresse. Mais de tous tes sujets les plus terribles sont Les grands diables de feu dont ornent l'écusson La ténèbre ou le sang. Ces monstres de puissance Règnent sans partage sur ce pays immense Qu'est le noir Érèbe ; ces hauts seigneurs du mal Sur leurs trônes de fer ne connaissent d'égal. Ou alors, peut-être, ces anges qui osèrent Se lever contre Dieu. Lors ils Lui déclarèrent — Et l'orgueil allumé rougeoyait dans leurs yeux — La guerre flamboyante assourdissant les cieux. Mais ils furent vaincus et bannis sur la Terre, Exilés à jamais, ruminant leur colère. J'arrête ici ma liste, y cesse mon apport ; Je pourrais exposer sur cent pages encor La variété qui grouille aux entrailles du monde, Mais passons sans attendre aux princes de l'immonde. [b][size="4"]ASTAROTH[/size][/b] Un serpent à la main, chevauchant les dragons Et maître incontesté de quarante légions, Son nom est craint de tous car tous craignent son ire Qui leur apporterait des supplices ou bien pire. Trésorier des Enfers, parangon de laideur, Grand-duc et répandant l'ignoble puanteur, Il possède un palais bâti sur son domaine, Il y a ses servants et Astarté pour reine ; Il porte sur son front, d'obsidienne et d'onyx Un diadème offert par le puissant Phœnix. [b][size="4"]PHŒNIX[/size][/b] D'un garçon innocent il peut prendre la forme, Mais toujours sur ses traits que le vice déforme Peut se voir un rictus méprisant et malsain, Et dans ses yeux de braise un éclat brille et ceint Son visage d'enfant d'une aura terrifiante. Il peut rendre sa voix magnifique, attrayante ; Il est très grand poète et chante l'indécent, Ce grand marquis de feu, oiseau incandescent. Commandant vingt légions, il gouverne ses terres En monarque orgueilleux depuis de longues ères. [b][size="4"]BAAL[/size][/b] Il fut le souverain d'antiques panthéons, Prié en Canaan par mille et cent péons, Exigeant du fidèle, en tyran sanguinaire, Le meurtre de ses fils, et pour le satisfaire, Ce sanglant sacrifice inondait les cités. Il est maintenant roi, repus d'atrocités, Du monde souterrain ; avec ses pairs, il pèche Sans fin sur son domaine où l'on vit et l'on prêche Des mœurs plus païennes, plus horribles encor Qu'au palais d'Attila sous la soie et sur l'or. Il se peut tricéphale, arborant la couronne : L'amphibien dégouline et le félin ronronne ; Soixante-six légions du royaume infernal Obéiront de suite à son premier signal. [b][size="4"]ASTARTÉ[/size][/b] Elle se prélasse, lascive et allongée, Sur un lit rouge et pourpre, et bleu comme l'Égée ; Reine orientale maniant avec passion La luxure et le stupre, et toute perversion, Sombres arts oubliés et procédés ignobles Garnissent ses pensers tels les fruits des vignobles ; Amante d'Astaroth, épouse de Baal, Maîtresse des catins, elle en ouvre le bal. [b][size="4"]MOLOCH[/size][/b] Seigneur ! C'est là son nom. C'est un roi de souffrance, De haine et de douleur massacrant à outrance, Écrasant ses vassaux, il règne sur ses gens ; C'est un colosse immense orné d'ors et d'argents, Neuf cornes lui ceignent le sommet de la tête, Et sur ces picots noirs des flammes dansent, fêtent Les dagues s'abattant sur tant de nouveau-nés, Perçant la chair et l'os d'autant d'infortunés. [b][size="4"]BÉLIAL[/size][/b] Cet ange magnifique est celui des ténèbres, Sa puissance est énorme et ses dons sont célèbres : En exauçant leurs vœux, il se joue des mortels En leur cachant son prix ; de grands rires cruels S'échappent de sa gorge en froids éclats de glace Et percent les tympans de tous ceux sur la place Quand il voit tous les gens que ses tours ont piégés En enlevant leur âme à tous ces affligés. Il possède un chariot tiré par six cavales Au sillage enflammé et aux courses fatales ; Grande est sa volonté qui commande aux actions, Aux funestes méfaits de quarante légions. [b][size="4"]BELZÉBUTH[/size][/b] Son ton est impérieux, sa voix intimidante ; Il siège sur son trône à la taille imposante : Ce siège est de gabbro, sa couronne de fer Brûle incandescente des flammes de l'Enfer. Le monstre se repaît du sang chaud des martyres ; Il a les yeux brillants, les jambes des satyres, La force des géants, le souffle des dragons, Son domaine est couvert de lacs et de lagons Emplis de lave orange exhalant le sulfure ; De ses ailes de cuir à l'immense envergure, Il se porte au-dessus de toute la vapeur Et inspecte son fief en inspirant la peur. Maître métamorphe, c'est le seigneur des mouches, Sa corruption abat les saints les plus farouches, C'est le grand général des légions de Satan, Six-cent-soixante-six le suivent, combattant. [b][size="4"]BELPHÉGOR[/size][/b] Il est rusé, savant, démon scientifique, Dans son laboratoire, il invente et trafique Des potions de malheur dans d'énormes chaudrons, De curieux récipients, ou coniques ou bien ronds, Et dans ses alambics d'impossibles mélanges Passent tourbillonnant en volutes étranges. Il possède une queue et un trône percé, Deux cornes féroces sur son crâne ont poussé ; Il tente l'ambitieux, proposant son savoir, Et demande en retour son âme pour avoir. [b][size="4"]BAPHOMET[/size][/b] Père et mère, et enfant, réceptacle, origine, Et parent du péché, monstrueux androgyne ! Toute l'humanité le précède et le suit, Délaissant sa vertu ; il est à la fois fruit Et racine du Mal ; émanation et source, Intermédiaire aussi, lancé sur une course : C'est un cercle vicieux dont aucun ne connaît Le début ni la fin, c'est un chemin où n'est Ni espoir ni lumière, lieu d'où jamais le Verbe Ne sera écouté, et la critique acerbe, La rage impuissante sont tout ce qu'entendit La profonde noirceur de ce sentier maudit ! Un désordre incroyable y règne et y gouverne Et devant la Bête, les hommes se prosternent. Lors, il contemple, hilare, et se lissant le bouc, Le cri du pèlerin s'échappant de ce souk. [b][size="4"]ASMODÉE[/size][/b] Il est grand et obèse, affalé sur son trône, Et des plus démunis, il recueille l'aumône : C'est le surintendant du royaume infernal, Malfaisant, odieux, arrogant et vénal ; Puissant égoïste qui aplatit le monde De son poids écrasant, de sa lourde faconde Susurrant doucement des ordres insensés. Les dons de cinq bêtes lui furent dispensés : Le venin du serpent et la force du buffle, Le souffle du dragon s'échappant de son mufle, Le vol d'une oie alliés au plus grand intellect, Tous soumis au vouloir d'un esprit plus abject Que le pire assassin, que les pires crapules Que la Terre ait portés. Inventant des formules, C'est un grand érudit, astronome officiel Et mathématicien à la cour d'Azazel. [b][size="4"]SAMAËL[/size][/b] C'est un ange terrible au long manteau de flamme, Et ses ailes sont d'ombre et de venin sa lame ; L'antique bras vengeur a été corrompu, Dieu est abandonné, Son pouvoir est rompu : L'ange a vu la ténèbre et il l'a embrassée. Suivant son sillage, compagnon d'odyssée, Souffle un vent aride plus chaud que le désert Desséchant toute vie. Il passe par le fer Tous ceux qui se dressent sur son chemin macabre ; Son regard est glacial, sa monture se cabre, Laissant derrière elle des royaumes ruinés, Et le Diable amusé rit des infortunés. [b][size="4"]MAMMON[/size][/b] Ses grands crocs sont d'ivoire et sa peau est de cuivre, Ses yeux sont deux rubis, comme ceux d'une guivre, Ses ongles sont pointus et deux cornes d'argent Sortent de ses tempes puis courbent en plongeant. Fortuné, indécent de luxe et de richesse, Son immense demeure accueille la noblesse Et trois-mille endettés lui servent de valets. À la plèbe massée autour de son palais Vomissant l'opulence en tous ses orifices, Il prend son dernier souffle et n'offre qu'immondices ; Assoiffant l'assoiffé, affamant l'affamé, Il règne sans partage, opprimant l'opprimé. Il réunit chez lui d'immenses assemblées De l'élite infernale en danses endiablées, On y sert des banquets où un cadavre exquis Est servi sur un plat décoré de kakis, L'agonie horrible des pauvres à sa porte Offre un divin spectacle à ceux de notre sorte ; Sur sa montagne d'or, il jouit de plaisir Jusqu'à n'en plus pouvoir et se laisser gésir. [b][size="4"]MÉPHISTOPHÉLÈS[/size][/b] C'est un démon curieux, l'esprit qui toujours nie, Tout en contradiction, un étrange génie, C'est un démon obscur aux pensers tortueux, Sa raison emprunte des chemins sinueux, Et maniant l'antithèse, abusant d'oxymore, Il tourmente et rend fou jusqu'à ce qu'on l'implore Rampant ou à genoux ; c'est un démon affreux Qui fait signer son pacte, ô combien dangereux ! C'est un démon loquace à la grande éloquence, Un grand rhétoricien tout en ambivalence, Un pourvoyeur de vœux dont le prix n'a d'égal Que son machiavélisme et son mépris fatal ; C'est un démon instruit, un penseur nihiliste, Et rien n'est en ce monde, il n'est aucune liste D'objets ou de vivants dont la disparition Ne lui fasse sentir vive satisfaction. [b][size="4"]LILITH[/size][/b] Elle fut la première, à la grâce éternelle, Et l'épouse d'Adam, la femme originelle ; Magnifique et sublime, elle éclipsait l'éclat Du Soleil du couchant et souvent, çà et là, Elle venait danser dans le bois où la plaine, Au bord de la rivière et sous la Lune pleine ; Sa voix était suave et sous l'astre du soir, Dans le jardin d'Éden le monde venait voir La belle aux cheveux noirs. Elle avait les yeux sombres Et sa peau était d'ocre, et la nuit dans les ombres, Elle allait se baigner dans le grand lac profond ; Sur les rides de l'onde aux abysses sans fond Elle glissait fin, sur le flot et la vague, Laissant derrière elle, traçant comme une dague D'étranges entrelacs de son corps dévoilé, De son sein rebondi dont le ciel étoilé Caressait d'un rayon la courbe sensuelle, Ô Lilith, ô ma reine, à jamais la plus belle ! Mais lorsque son mari demanda soumission, Elle ne plia pas et fit opposition, Car elle était faite de la même substance, Modelée avec lui d'une argile aussi dense. Alors Dieu la chassa, elle fut évincée, Et par Ève la blonde, elle fut remplacée. Avide de revanche, elle erra bien longtemps, De désert en désert pour de nombreux printemps Et elle s'initia à tous les arts occultes, Gagna en puissance, découvrit d'ombreux cultes Et joignit Lucifer, joignit sa rébellion, Mena sa rivale jusqu'à sa perdition. Elle en tenta un autre, et reposant la Pomme, Fit naître le conflit sur la terre de l'Homme Où toujours ont régné et la belle et sa main Sur Samson et sur Loth, sur Abel et Caïn. Elle épousa Satan lors d'une grande noce, Et gouverne à présent l'empire de l'atroce Aux côtés du Malin. Son haut trône est fait d'os Et deux ailes de jais ont poussé dans son dos ; La soif de vengeance l'a faite plus cruelle, D'étranges procédés l'ont rendue immortelle... Comment ? Aucun ne sait par quel charme ou quel sort, Mais au cours des æons peut mourir même mort. Son destin est tracé : tuer la race humaine ; Ce sont les enfants d'Ève et ils n'ont que sa haine. [b][size="4"]SATAN[/size][/b] Lucifer, Azazel, ô toi qui fus aimé, Ô Satan, ô mon roi, que ne t'a-t-on nommé ? Ô toi qui fus jadis le plus brillant des anges, Tu fus chassé du ciel et jeté dans les fanges Du monde des mortels, condamné à croupir Loin de la lumière. Tous doivent s'accroupir Et puis se prosterner, et nul ne peut prétendre L'égaler dans Sa gloire ; or toi tu voulus prendre La Flamme du divin. Or tu voulus créer Et voulus accomplir comme Lui a créé, Comme Lui accomplit. Or toi tu voulus faire Ce que tu ne pouvais. Jamais ne l'acceptèrent Son orgueil, Sa puissance. Devant Sa création, Il voulut te ployer, et que ta soumission Aille à l'humanité. À l'Homme misérable, Résidu de poussière, à Adam l'incapable, À ce traîne-misère. Alors se déclencha La grande révolte qui les cieux entacha, Alors Son royaume s'embrasa de lumière. Tu forças, glorieux, les portes de saint Pierre Et menant tes légions, combattis bravement. Mais Yahvé te défit ; sur le froid pavement Tu tombas, rejeté, et déchu de tes titres, Éteint. Lors, t'adressant à l'impudent bélître, Tu parlas en ces mots : « Mieux vaut quitter ces lieux Et régner en Enfer que servir dans les cieux ! Je n'écouterai plus Ta volonté injuste, Je ne Te suivrai plus, Ton vouloir est vétuste ; Je suis libre à présent ! Je ne suis plus à Toi ! Cette Terre sera désormais mon seul toit. Jamais moi ni les miens ne courberons l'échine Devant Ta loi odieuse ou Ta force divine. Tout ce que Tu feras, moi je le déferai, Je Te prendrai Tes fils et les détournerai De Toi et Ton chemin. De mon palais de flamme, Je les gouvernerai, jetant le Tétragramme Dans la boue et la crasse. Ils le piétineront. Jusqu'à la fin des temps, ils maudiront Ton nom ! »[/center][/font]
  10. Traduction mise à jour . Bon OK, j'avoue, c'est surtout pour remonter le topic et faire découvrir cet artiste à d'autres personnes . Si les modos ne veulent pas, ben renterrez-le si c'est possible, tant pis. Bombur, musicalement vôtre
  11. Oui, mais ça sonne plus beau que ta graphie . D'ailleurs tu me fais voir que j'ai oublié un slash (à âpre).
  12. Non, tous en 7/7 : La/ba/tail/le/fut/âp/re,//les/Hom/mes/pour/cha/que/pouce Pa/yant/et/fai/sant/pa/yer//le/prix/du/sang/par/grands/flots ; Ils/fu/rent/com/me/l'hyd/re,//chez/qui/les/tê/tes/re/poussent, Un/en/fer/à/a/bat/tre,//dans/le/Val/de/Som/bre/seaux. Sinon merci, tu me fais voir que j'avais oublié de mettre le s au "les de "les Hommes". Tain ça fait chier, je vais devoir changer ça sur tous les sites où je l'ai posté et, surtout, sur mon montage graphique !
  13. Beuh je sais pas... Donne-moi un vers .
  14. Le nombre de syllabes est identique . Ce sont des tétradécasyllabes. Et s'il est vrai qu'ils ne correspondent pas toujours à la règle classique, c'est parce qu'en certains points je trouve celle-ci laide. Par exemple, je compte les finales en -ée en une seule syllabe. Bah, on peut dire que j'étend le champ d'application de la synérèse .
  15. Ajout du [i]Val de Sombreseaux[/i] dans le premier post .
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