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Guidrion

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À propos de Guidrion

  • Date de naissance 30/03/1990

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    http://
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  • Lieu
    Un hameau de Nordland,Bruxelles

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  • Jeux
    warhammer battle:Empire, mercenaires, Kislev warhammer 40K:Garde impériale
  1. Guidrion

    Numar: une nouvelle Ăšre

    Bonjour Ă  tous. Comme vous avez pu le voir, je me suis absentĂ© pendant un certain temps pour cause de prĂ©paration d'examens. L'Ă©criture a Ă©galement beaucoup freinĂ© mais les vacances vont me permettre d'avancer. La suite ci-dessous concerne toujours Azkar comme vous vous en serez doutĂ©. Autre dĂ©tail, j'ai changĂ© le titre du rĂ©cit qui Ă©tait franchement mauvais(je crois que vous serez d'accord avec moi^^) Sur ce, je vous envois la suite du rĂ©cit: A huit heures, Azkar se mit en route vĂȘtu d’un pantalon simple et d’une tunique brune Ă  col dans lequel il avait dissimulĂ© un vieil automatique Ă  huit coups et trois chargeurs. Il quitta Nastellia Azkar et prit les transports en commun de la ville pour Ă©viter de se faire remarquer. Le quartier Est formait une des banlieues populaires de Selvon. L’endroit n’était pas aussi mal famĂ© que les centres industriels au Sud de la ville mais ils n’en Ă©taient pas loin. C’était le genre de lieu oĂč les habitants sont plus enclins Ă  observer les membres de la garde urbaine ou des maisons que d’obscurs citoyens. Azkar prit malgrĂ© tout la prĂ©caution d’éviter le regard des gens. Cinquante minutes plus tard, il se trouvait en face de l’enseigne ridicule du “gai gaillard”. Il entra et se retrouva dans une ambiance enfumĂ©e et bruyante oĂč l’on pouvait sentir un subtil mĂ©lange de fritures, de cigares numars bon marchĂ© et de Nilk. Il chercha Mensor du regard et la vit accoudĂ©e Ă  une table ronde dans un coin, pensive. Elle portait un tailleur bleu marine et une blouse blanche. Elle semblait pensive. Azkar la rejoignit et s’asit Ă  sa table. Il remarqua Ă©galement Doym qui l’observait dans un coin devant un petit verre de liqueur. - Bonsoir. - Bonsoir, Ilsem. Vous ĂȘtes en avance - Mieux vaut trop tĂŽt que trop tard, non ? Une serveuse s’appprocha d’eux et leur demanda leurs commandes. Mensor lui commanda un cafĂ© et Azkar un verre de Nilk. Une fois la serveuse partie, Mensor se baissa et parla bas pour Ă©viter d’ĂȘtre entendue bien que cela aurait Ă©tĂ© peu probable au vu de l’endroit. - Vous savez pourquoi vous ĂȘtes ici? - Oui, et allons droit au but : que savez-vous sur Versilent? - Peu de choses pour le moment mais il se passe des choses dans une maison qui lui appartient non loin de sa rĂ©sidence. - Quel genre de choses ? - Des camions y passent la nuit. Un de mes informateurs a vu une caisse d’explosif lorsqu’une de leur bĂąche a lĂąchĂ©. - Ils prĂ©pareraient un attentat selon vous? - Non, je crois que c’est plus grave. Vous avez vu le revirement de l’homme? - J’ai cru remarquer, oui
 - Vous aviez aussi remarquĂ© que plus personne n’a vu sa fille depuis un mois? - On m’a dit qu’elle Ă©tait en cure de soin dans le Sud. - C’est faux. Un de mes hommes a vĂ©rifiĂ©, aucun centre de soin n’a reçu Hildegarde Versilent. De plus, on la savait en excellente santĂ© et ancienne militaire. - Vous croyez qu’elle prĂ©pare des attaques pour le compte de son pĂšre? - C’est possible mais je crois que Versilent n’est qu’un pion dans cette histoire. On a vu des hommes venir de diffĂ©rents endroits Ă  cette maison. Des gens d’Altis, de Kulexus, de Bassilk et de Gabrillia. - Bon sang. Ca aurait un lien avec les sabotages? - J’en ai peur
 La serveuse revint et dĂ©posa les commandes sur la table. Ilsem Ă©tait perplexe et inquiet. La serveuse partie, Tatiana se baissa Ă  nouveau. - Je dois rencontrer un indic’ ce soir dans un bar pas loin d’ici. Il a de nouvelles informations sur les personnes impliquĂ©es. Je vous ai contactĂ© pour que vous m’accompagniez. Vous ĂȘtes jusqu’au cou dans cette histoire malgrĂ© vous et je sais que sans vous, la victoire sera bien plus difficile. Azkar sourit, flattĂ© mais toujours sĂ©rieux. - Qu’est ce qui vous fait croire ça? - Une vieille histoire. - Maintenant que vous en parlez, votre visage ne m’est pas complĂštement inconnu. Vous ĂȘtiez militaire sur Secundus? - Oui mais c’est une longue histoire. Nous avons pu nous croiser lors de la bataille contre les Taus. - Possible, en effet. - Le rendez-vous est fixĂ© dans une heure. Vous avez une arme? - Oui. Et je risque gros en la portant. - Vous n’ĂȘtes plus un militaire pour l’état. La rĂšgle de la Honte ne s’applique plus. Ilsem se gratta le menton et rĂ©flĂ©chit un instant. Il Ă©tait encore un peu sonnĂ© Ă  cause de sa destitution, ce qui avait dĂ©teint sur sa concentration. - Vous avez raison
 HĂ©las raison. J’ai un automatique et de quoi tenir une fusillade si ça tourne mal. - Parfait mais je ne pense pas que cela sera nĂ©cessaire. Vous avez soupĂ©? L’estomac d’Azkar rĂ©pondit Ă  sa place. Il n’y avait pas pensĂ© et songeait Ă  prĂ©sent au bon repas qu’il avait ignorĂ©. - Ce n’est pas bien grave. Prenons un repas, ce sera moins suspect si on nous observait. Nous avons encore une heure avant le rendez-vous. Elle rappella la serveuse et commanda un plat typique. Azkar fit de mĂȘme en essayant de rassembler ce qu’il savait. La jeune femme se tut et se montra nerveuse durant tout le repas. Azkar tenta quelquefois d’entamer une conversation un peu plus lĂ©gĂšre pour en apprendre plus sur son Ă©nigmatique interlocutrice. Cette derniĂšre ne lui rĂ©pondait jamais que de vagues rĂ©ponses mettant fin Ă  la conversation. Au bout du quatriĂšme echec, Azkar se tut Ă  son tour et se concentra sur son repas qui Ă©tait Ă  la hauteur du quartier. Azkar regrettait encore plus de ne pas avoir mangĂ© aupravant. Dix heures sonnaient lorsqu’Azkar, Doym et Mensor se prĂ©sentĂšrent devant le Daemonus, un bar peu recommandable oĂč l’indicateur de Mensor les attendait. Mensor Ă©tait nerveuse. La rue Ă©tait inhabituellement calme. Elle savait d’expĂ©rience que cela n’annonçait pas une parfaite soirĂ©e. - Ercklor ? Rester ici avec la voiture et montez la garde. Azkar semblait intriguĂ©. - Vous voulez vous prĂ©senter seule? La jeune femme soupira. - Vous passez trop de temps dans l’armĂ©e. Il faut savoir agir en petit groupe dans une ville. Azkar ne tiqua pas Ă  la remarque et se contenta de la suivre. Mensor entra dans le bar oĂč rĂ©gnait une atmosphĂšre similaire Ă  celle du « gai gaillard » si l’on remplaçait les vapeurs de Nilk et de cigares par celles de substances illicites et d’alcool frelatĂ©. Elle traversa la piĂšce en ignorant les sifflement admiratifs de plusieurs poivrots en manque d’amour et accosta le barman. - Bonsoir. - Vous voulez quoi, ma p’tite dame? - Le temps est Ă  l’orage, non? - C’est pas faux... Le barman regarda le plafond d’un air hagard. Apparement, la consomation de substances en tout genre ne se limitait pas Ă  la clientĂšle. Mensor toqua sur le bar pour lui rappeller leur prĂ©sence. Le barman sortit de sa torpeur en grommelant. Il fit signe Ă  la jeune femme de le suivre Ă  l’arriĂšre. Il empestait l’alcool bon marchĂ©. Azkar et Mensor pĂ©nĂštrĂšrent dans un couloir sombre. Au bout, le barman ouvrit une porte qui donnait sur un second couloir plus dĂ©labrĂ© encore. - Suivez-moi seule. Le gars reste ici. Ilco n’aime pas les inconnus. Azkar voulut protester mais Mensor lui intima de se taire. - Tout se passera bien. Faites le guet. L’ex-commandant soupira et s’adossa contre le mur, la main sur la ceinture non loin de son arme. Mensor et le barman entrĂšrent en refermant la porte derriĂšre eux. Ils firent quelque pas avant qu’une seyma, variante numare de la souris, n’interrompe leur chemin, arrachant un petit cri dĂ©goutĂ© Ă  Mensor. - Vous entretenez l’endroit ? Le barman grommela Ă  nouveau et donna un coup de pied Ă  la petite bĂȘte qui s’enfuit en poussant un cri aigue. Ils poursuivirent le chemin jusqu’à la derniĂšre porte sur la droite du couloir. - Ilco vous attend. - Merci. Mensor apprĂ©ciait de moins en moins la compagnie du tenancier et n’attendit pas un instant de plus pour ouvrir la porte. En un instant, elle se retrouva nez-Ă -nez avec une arme. Elle sentit Ă©galement un canon se presser dans son dos. Elle dĂ©gluttit avec difficultĂ© et regarda l’homme devant elle. Ce n’était Ilco mais un homme Ă  la mine patibulaire aux yeux de chats verts. Il ricanait. - Alors, ma jolie ? On ne sait plus vĂ©rifier ses sources? C’est bĂȘte ça
 Pas vrai, Vald? Le tenancier ricana Ă  son tour. Mensor sentit une main la palper et rejoindre ses parties intimes. Impuissante, elle enragait. - Oui
 C’est trĂšs bĂȘte, ça
 Il va falloir qu’on te raconte ce qui se passe dans ces cas-lĂ . Le tenancier eut un rire mauvais et Mensor sentit la main s’enfonça davantage. Le pervers lui fit un baiser dans le coup, elle se dĂ©gagea comme elle put en poussant un petit « non ! ». Il lui donna un coup de son arme dans le dos qui la fit chanceler. Elle entendit des coups de feu et un rĂąle. Elle sentit Ă©galement la main se raidir. Le barman avait Ă©tĂ© atteint de deux balles Ă  la tĂȘte et s’écroula. Elle regarda dans le couloir. Azkar s’était prĂ©cipitĂ© dans le couloir et courait en tirant sur les agresseurs. - Mensor ! Elle poussa un nouveau cri. L’homme aux yeux de chats l’avait agrippĂ© par le cou et la tenait comme otage, l’arme sur la tempe. Azkar s’arrĂȘta mais brandissait toujours son arme. - LĂąche ton arme ou je la tue! Azkar soupira et allait abaisser son arme lorsqu’il remarqua que Mensor lui faisait signe de rien en faire. L’homme haletait, blessĂ© Ă  l’épaule. Mensor voyait une opportunitĂ© et la saisit. Tout se passa trĂšs vite : elle donna un coup de coude dans la cĂŽte de l’homme, saisit son bras et le fit passer par-dessus lui. A terre, l’homme voulut utiliser son arme mais Mensor sortit la sienne avant qu’il ne puisse reprendre ses esprits. Un claquement suivi d’un Ă©trange bruit de verre cassĂ© retentirent alors que l’homme se figea. Ce dernier Ă©mit des gargouillements Ă©touffĂ©s et se prit la poitrine. Il bavait et son corps se crispait. Cinq secondes plus tard, il se relĂąche et s’écroula au sol, mort. Azkar fixa le cadavre avant de relever les yeux sur Mensor. La jeune femme rechargait son Ă©trange arme avec un sourire de satisfaction sans joie. L’arme faisait la taille de son poing et ressemblait Ă  un boitier Ă  deux canons semblables aux fusils de sniper militaires. Le principe Ă©tait simple : perforation par un tir laser suivie d’une seringue Ă  neurotoxine. « cinq secondes
 Ce chien aurait mĂ©ritĂ© de souffrir plus longtemps ! » Elle tremblait un peu. Des souvenirs de la guerre et de ses horreurs lui revenaient Ă  l’esprit. Elle avait vu tant de cadavres tuĂ©s par cette mĂȘme arme. Quelques instants plus tard, elle sentit la main d’Azkar lui faire baisser son arme. - Mensor? Calmez-vous. C’est terminĂ©. - C’est loin d’ĂȘtre terminĂ©, Azkar! Vous vous voilez la face? Si Ilco n’a pas pu venir c’est que quelqu’un l’a dĂ©noncĂ©. Il avait lui-mĂȘme donnĂ© le lieu de rendez-vous. - Il nous aurait vendu ? L’avait-il fait? Tatiana se posait la question
 Non
 C’était impossible. - Impossible. Ilco a aidĂ© les pro-Numar durant les six lunes de sang et en a trop fait pour que des impĂ©rialistes lui fassent confiance. Autant imaginer un hĂ©rĂ©tique se repentir. - Si vous le dites. Azkar entra dans la piĂšce oĂč s’était trouvĂ© un instant auparavant l’homme aux yeux de chats. Il se figea et abaissa son arme. Tatiana se rapprocha. Elle comprit immĂ©diatement la cause de la surprise d’Azkar. - On dirait que votre Ilco n’était pas un traĂźtre. Un homme gisait contre le mur en face de la porte, un impact de balle sur le front. C’était Ilco. - Bordel, qu’est ce qui s’est passĂ© ? Doym avait vu Azkar et Mensor se prĂ©cipiter en dehors du bar, armĂ©s et lui hurlant qu’il fallait partir. Ils Ă©taient tout trois montĂ©s dans la voiture et Doym avait dĂ©marrĂ© en trombe. Il put clairement voir dans son rĂ©troviseur un homme qui sortait du bar, l’arme au poing, en hurlant des injures. Quelques balles s’incrustĂšrent Ă  l’arriĂšre du vĂ©hicule et brisĂšrent un des rĂ©troviseurs. Avant que Doym ne put tourner pour se mettre hors de portĂ©e, une balle atteignit la vitre Ă  l’endroit oĂč se trouvait la tĂȘte de Mensor. Celle-ci poussa un cri tandis que la balle s’incrusta dans la vitre sans pour autant la traverser. Azkar se retourna vivement et tenta de la calmer. Elle n’avait visiblement pas l’habitude des vitres pare-balles. Au second tournant, de nouvelles balles atteignirent la voiture. Les poursuivants Ă©taient montĂ©s dans une grosse cylindrĂ©e bleu. Au bout de la rue, un membre de la garde urbaine vit le tir et tira sur la voiture avec sa mitraillette. Les balles firent quelques impacts sur le capot sans y faire de dĂ©gats. L’instant suivant, un tireur sortit par une ouverture dans le toit et l’abattit. Azkar en profita pour Ă©galement se placer en position de tir. Il atteignit le tireur Ă  l’épaule et enchaina en tirant le reste de son chargeur vers les roues. L’une d’entre elle atteignit son but et creva le pneu avant droit. La voiture percuta un vĂ©hicule garĂ© Ă  quelques mĂštres tandis que la voiture de Doym passait le coin. Le calme retombait dans la voiture. Mensor reprenait petit-Ă -petit son calme sĂ©vĂšre habituel mais Doym observa que sa main tremblait et qu’elle serrait les dents. Azkar, quant Ă  lui, continuait Ă  regarder dans le pare-brise, l’arme prĂȘte Ă  tirer. Il Ă©tait imperturbable. Doym devinait que cela n’avait pas Ă©tĂ© sa premiĂšre fuite urbaine. Son regard se redirigea vers Mensor qui avait lĂąchĂ© son arme et qui se tenait la main toujours tremblante. Ses yeux exprimaient la confusion. - Azkar? Est-ce qu’ils nous suivent encore? - Je ne pense pas. Nous avons de la chance d’avoir un aussi bon conducteur. - L’Empereur soit loué  Doym ne comprenait toujours pas ce qu’il s’était passĂ© sinon que cela s’était sĂ»rement mal passĂ© au vu de la poursuite qui venait de s’engager. Mensor prit un grand souffle et se tourna vers lui. - Ilco est mort, Doym
 Ces gars-lĂ  sont arrivĂ©s avec d’autres peu aprĂšs qu’on ai trouvĂ© le corps. On a Ă©tĂ© obligĂ© de fuir. - Mort?! Mais c’est impossible ! - Quelqu’un a vendu la mĂšche. Je ne vois aucune autre explication possible. - Mais personne ne savait
 - L’Imperium est plein de ressources et ça m’inquiĂšte. Il faut agir vite. Azkar intervint avec anxietĂ©. - Ce soir? Vous ne pensez pas qu’ils seront un petit peu alertĂ©s? - Non, c’est pour demain soir. J’ai des hommes prĂȘts Ă  nous aider mais j’ai besoin de temps pour les rassembler. - Et j’ai de l’équipement. Des armes en provenance des ateliers de Secundus ainsi que du matĂ©riel d’intervention nocturne. J’ai fait pression il y a longtemps sur mon pĂšre pour que nous constituions une des meilleures armureries du pays. - Si vous le dites
 Mensor semblait ĂȘtre tout sauf impressionĂ©e. Doym soupira. Il avait, lui, de bonnes raisons de le croire. Son frĂšre lui avait parlĂ© des qualitĂ©s des hommes de la maison Azkar et de leur Ă©quipement de pointe. Un court silence s’établit dans le vĂ©hicule. Mensor haussa les Ă©paules. - Bon. Le mieux est que nous nous quittions maintenant que nous avons mis de la distance entre eux et nous. - Bien. Je vais descendre ici dans ce cas. Un de mes hommes vit dans le quartier, il me ramĂšnera. Et de votre cotĂ©, ça ira pour dissimuler une voiture criblĂ©es de balles en pleine ville? Mensor ne lui rĂ©pondit pas et ne lui dit pour salut que « MĂȘme heure demain Ă  la station Endis Serholm. ». Azkar quitta la voiture en soupirant. Cette femme n’était dĂ©cidĂ©ment pas trĂšs sociable. Doym dĂ©marra en trombe, le laissant seul sur le trottoir. Ilsem marcha quelques mĂštres tandis que des nuages se profilĂšrent. Des gouttes de pluie commencĂšrent Ă  tomber. Il resta un instant lĂ  Ă  repasser les Ă©vĂšnements rĂ©cents dans son esprit : Ilco mort, les manigances politiques sa disgrĂące, l’invasion. Ses Ă©tats d’ñme du voyage lui revinrent en tĂȘte. Il n’aurait jamais cru que tout irait si mal lorsque l’Imperium riposterait. Avait-il eu raison ? Cette question l’accompagna tout le long du chemin. Il atteignit rapidement la maison de Christian Sentlis. C’était une maison fort modeste quoique confortable. Elle s’inscrivait dans l’architecture du quartier : des maisons blanches Ă  colombage d’un Ă©tage. Les boiseries Ă©taient faites d’un bois brun clair de la rĂ©gion semblable dans sa texture au merisier bien que cette variĂ©tĂ© fut trĂšs courante et relativement rĂ©sistante. Du plus pur style de l’architecture populaire selvonoise. Ilsem sonna. Quelques instants plus tard, un homme de la quarantaine mal rasĂ© et encore plus dĂ©braillĂ© qu’Azkar en pĂ©riode calme se prĂ©senta Ă  la porte. - Ah. Bonjour chef. Sentlis avait la voix particuliĂšrement rauque et se grattait la poitrine. - Bonjour Christian. Toujours Ă©gal Ă  toi-mĂȘme Ă  ce que je vois. Il bailla en faisant signe Ă  Azkar d’entrer. Ce dernier tapa l’épaule de Sentlis. L’homme Ă©tait dĂ©cidĂ©ment incapable d’un quelconque respect de l’étiquette. Azkar pĂ©nĂštra dans un salon de cĂ©libataire en dĂ©sordre tout ce qu’il y a de plus commun si l’on oubliait le fusil et l’outillage d’entretien sur la table basse. Il s’approcha et prit l’arme. C’était un modĂšle trĂšs rare, et pour cause : les Azkars et leurs alliĂ©s avaient rachetĂ© la seule production avant sa rapide faillite. L’arme Ă©tait un NT40 : un fusil d’infiltration Ă  rĂ©pĂ©tition manuelle. Il avait la forme gĂ©nĂ©rale d’un fusil laser Ă  l’exception que la cellule Ă©nergĂ©tique et sa prise avaient Ă©tĂ© remplacĂ©s par un chargeur Ă  ligne dans lequel on insĂ©rait les munitions. Ces derniĂšres formaient la vĂ©ritable originaltĂ© de l’arme. Elles Ă©taient longue de huit centimĂštres, utilisaient un systĂšme proche des munitions Ă  neurotoxine des snipers militaires, et comprenaient chacune une version allĂ©gĂ©e et simplifiĂ©e de l’ «etouffeur», un petit appareil impĂ©rial supprimant le bruit. Les ateliers de Numares Secundus l’avaient conçu pour Ă©quiper des hommes de main de l’inquisition avant la scission. L’inquisition n’avait pas apprĂ©ciĂ© l’arme et l’avait refusĂ©. Les maisons du Quatuor avaient rĂ©cupĂ©rĂ© l’arme pour Ă©quiper ses hommes. Petit-Ă -petit, seuls les Azkars ont continuĂ© Ă  les utiliser en y apportant des amĂ©liorations : un viseur laser, une lunette compacte de sniper et un emplacement de lampe-torche. - Tu ramenez chez toi ton petit matĂ©riel de travail ? - Votre pĂšre me l’a offert pour service rendu. Il faut bien rĂ©compenser le petit personnel quand il vous sauve des mĂ©chants snipers et autres assassins, non ? - Bien sĂ»r. Azkar reposa l’arme et s’assit dans le fauteuil. - J’ai une mission Ă  te confier. Sentlis s’asseya Ă  son tour, croisa les bras et fixa Azkar avec un regard vaguement intĂ©ressĂ©. - Hier, le SĂ©nat m’a destituĂ© de mon poste de Seigneur-commandant Ă  l’initiative du Praesidorus. J’ai Ă©tĂ© contactĂ© par une personne pensant qu’il s’agit d’un complot. Son nom est Tatiana Mensor. Sentlis lui fit signe de se taire un instant et s’éloigna. Il prit un ordinateur compact sur le buffet proche et revint s’asseoir Ă  sa place. Il l’alluma et pianota quelque chose sur son clavier. Azkar croisa les bras en attendant ses rĂ©sultats. Sentlis fit une moue d’ennui et releva la tĂȘte en direction de l’ex-commandant. - Votre bonne femme n’est pas fichĂ©e. Pour autant que j’en sache, vous auriez trĂšs bien pu l’imaginer en Ă©tant saoul. - L’heure n’est pas aux plaisanteries Sentlis. Elle cache sans doute sa vĂ©ritable identitĂ©. L’essentiel est que j’ai des raisons pour la croire. Cependant, il se trame des choses pour le moment. Azkar poursuivit avec le rĂ©cit des Ă©vĂšnements de la journĂ©e. Sentlis ne semblait l’écouter qu’à moitiĂ© et donnait l’impression d’ĂȘtre plus intĂ©ressĂ© par la bouteille de vin qu’il avait pris sur la table que par ce rĂ©cit. Lorsqu’Azkar eut fini, il haussa les Ă©paules et frappa dans ses mains. - Donc ? Qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? - Demain, nous interviendrons de nuit. Elle ne m’a pas clairement expliquĂ© l’objectif mais ce serait une maison que possĂšderait la maison Versilent non loin de sa rĂ©sidence. Sentlis plongea Ă  nouveau sur son ordinateur en interrompant Azkar qui, cette fois, commençait Ă  en avoir assez de se faire couper la parole. - J’ai quelques rĂ©sultats. J’enverrai des hommes faire des reconnaissances Ă  distance cette nuit. - Parfait, parfait
 Je reprend : tu nous suivras avec ton Ă©quipe d’intervention. Si elle me piĂšge, tu sauras quoi faire mais si elle a raison, un renfort armĂ© pourrait s’avĂ©rer salutaire. Sentlis haussa les Ă©paules en souriant. - C’est vous qui voyez, chef. Tant qu’on me paye
 - Est-ce que tu penseras un jour Ă  autre chose qu’à ton compte en banque ? - C’est pas l’honneur qui me nourrit. Azkar soupira. Pourquoi avait-il fallu que ce soit lui, son meilleur Ă©lĂ©ment. Il donna encore Ă  Sentlis quelques indications pratiques sur ce qui pourrait servir Ă  la filature. Un quart d’heure plus tard, ils sortirent de la maison et partirent pour Nastellia Azkar. Guidrion
  2. Guidrion

    Numar: une nouvelle Ăšre

    Les bals russes ne sont pas Ă  confondre avec les rĂ©ceptions. Une rĂ©ception pouvait inclure un peu de danse mais pas de façon obligatoire. Les bals Ă©taient par contre grandioses mais moins courants. Par contre les fĂȘtes romaines incluaient des repas au moins trois fois plus longs que celui dĂ©cris ici. Qui plus est, on y voyait des divertissements comme des comĂ©diens, des mimes, des danseuses, des mages ou des poĂštes. Je l'appelle Ilsem uniquement durant les moments oĂč plus d'un Azkar est prĂ©sent. Je relirai encore pour vĂ©rifier et corrigerai le cas Ă©chĂ©ant Voici la suite oĂč on dĂ©couvre enfin le SĂ©nat et quelques joyeusetĂ©s(oooh, le vilain copieur de nom , vous comprendrez en lisant) Chapitre 13: Lutte au sommet Azkar tremblait de nervositĂ© tandis qu’il se trouvait devant l’amphithĂ©atre. Il avait passĂ© la veille et une bonne partie de la nuit Ă  se prĂ©parer Ă  la rĂ©union avec l’aide de son pĂšre et de Valed. En dehors du SĂ©nat et de Selvon, il Ă©tait un des hommes les plus puissants de la planĂšte. A l’intĂ©rieur de la ville, il n’était qu’un magistrat parmi tant d’autres. Versilent Ă©tait plus puissant que lui et il le savait. L’homme, s’il Ă©tait dĂ©terminĂ©, pouvait mĂȘme couper court Ă  toute demande du commandant en invoquant tout simplement son droit de veto. Etre opposĂ© au Praesidorus lui-mĂȘme dans un dĂ©bat au SĂ©nat Ă©tait la pire position pour un politicien. Azkar Ă©tait dans une d’autant plus mauvaise position que la majoritĂ© du SĂ©nat suivrait Versilent sans mot dire. Le champs de bataille politique est un des plus dangereux car c’est une bataille ou la victoire est des plus alĂ©atoires. MĂȘme l’adage “Vaincre ou mourir” ne permet pas au politicien de se prĂ©parer Ă  ce qui l’attend. Azkar se refusa Ă  hĂ©siter un instant de plus. Il monta les marches qui menait Ă  l’amphithĂ©atre et rejoignit son pĂšre et MickaĂŻ Cavalkech, Madrioch les ayant devancĂ© avec sa ponctualitĂ© sans failles et Valed n’ayant pas accĂšs au SĂ©nat. Rapidement, il entra dans le flot bleu roi des capes sĂ©natoriales. Les sĂ©nateurs allaient et venaient, discutant ça et lĂ  avec des amis ou des rivaux. Les sujets de conversation allaient de l’état de logistique sur Altis aux commentaires sur le menu du prochain repas de certains. Ilsem se trouvait Ă  l’entrĂ©e du SĂ©nat surplombant ainsi tout l’amphithĂ©atre. A sa droite se trouvait les siĂšges qu’occupaient par habitude les sympathisant des idĂ©es du Quatuor et le Quatuor lui-mĂȘme. A sa gauche, se trouvait les emplacements qu’aimaient Ă  occuper les pro-imperium. Ces derniers autrefois nombreux avaient perdu le tier de leurs “membres” lors des six lunes de sang. Ceux qui restaient Ă©taient ceux qui avaient choisi la voie de la paix et de la diplomatie pour rĂ©soudre la crise. N’ayant jamais eu aucun crime Ă  leur reprocher, les pro-numars les avaient laissĂ© en paix. La raison qui poussait beaucoup Ă  ce statu-quo pacifique Ă©tait le fait que ces pacifiques impĂ©rialistes calmait souvent le jeu de plusieurs groupes de rĂ©sistance impĂ©riale. D’habitude discrets, ils Ă©taient aujourd’hui joyeux et actifs. Quoi de plus normal au vu de la situation. Sous Azkar, se trouvaient les rangĂ©es qu’occupaient les modĂ©rĂ©s, majoritaires, et les sans-allĂ©geances, trĂšs minoritaires mais sans ennuis. En face d’Azkar et au fond du batiment, Ă  l’endroit oĂč se trouverait la scĂšne de l’amphithĂ©atre, se trouvait les siĂšges des magistrats Ă©lus non-membres de l’armĂ©e. Au centre du SĂ©nat se trouvait la “fosse”, un espace vide bordĂ© des siĂšges des magistrats militaires oĂč les orateurs s’affrontaient verbalement lors des dĂ©bats. Les disgraciĂ©s y prenaient Ă©galement place lorsqu’ils devaient rendre leurs comptes. Azkar et ses deux compagnons se sĂ©parĂšrent. Ilsem rejoignit de son cotĂ© son siĂšge. Son sentiment d’infĂ©rioritĂ© vis-Ă -vis de Versilent se renforçaient Ă  prĂ©sent qu’un mĂštre de hauteur diffĂ©renciait leur emplacement. Un dĂ©tail passablement dĂ©plaisant se prĂ©senta Ă©galement. Avelkhar, le reprĂ©sentant du SĂ©nat se trouvait Ă  la droite de Versilent et lui souriait d’un air mauvais. Azkar soupira et espĂšrait qu’on ne le laisserait pas cracher son venant durant la rĂ©union. Les siĂšges des militaires Ă©taient pour la grande majoritĂ© inoccupĂ© Ă  cause de la crise. Azkar Ă©tait seul avec trois autres hommes: le commandant de l’armĂ©e de l’air, Colyr Landis, le gĂ©nĂ©ral supervisant la station mĂ©galithe, Atos Indore, et enfin un “homme” craint mais silencieux, le chapelain Ciceron des Freedom’s children. Ce dernier Ă©tait complĂštement Ă  l’opposĂ© d’Azkar et inspirait la peur avec sa tranquille somnolence et sa carure dĂ©mesurĂ©e. L’astartes semblait d’autant plus immense qu’il se trouvait lĂ  sans son armure Ă©nergĂ©tique. Il portait une simple tunique beige avec le loup des Freedom’s children sur son torse et une capuche qui amplifiait l’aura de mystĂšre de CicĂ©ron. Bien que sĂ©nateur, il se taisait durant la quasi-totalitĂ© des rĂ©unions et ne parlait que lorsqu’on lui demandait de prendre la parole, c’est-Ă -dire presque jamais. Il ne disait mĂȘme jamais mots pour soutenir ses alliĂ©s: les pro-Numar. Si le maĂźtre du chapitre, nommĂ© tout simplement “le rĂ©formateur”, avait fait partie du Quatuor, alors Quintuor, le chapitre et son reprĂ©sentant Ă©taient maintenant silencieux, attendant l’heure de leur prochaine intervention. Les stentorii annonçÚrent l’ouverture de la rĂ©union. Le brouhaha cessa et les sĂ©nateurs s’assirent. Le Greffier se leva et proclama la sĂ©ance ouverte. - Au nom du trĂšs Saint Empereur et de Numares Prime, nous Ă©couterons aujourd’hui le seigneur commandant militant suprĂȘme des armĂ©es numares, Ilsem Avelor Kn’abelsha Azkar! Seigneur commandant, levez-vous. Le SĂ©nat et par lui tout notre peuple vous Ă©coute. Azkar se leva avec calme se leva bien qu’il crut dĂ©nuer une touche d’hypocrisie dans le ton pourtant trĂšs solennel et sĂ©rieux du Greffier. Il s’avança au milieu de la fosse et entama son discours. - Amis sĂ©nateurs! Je me suis dĂ©placĂ© jusqu’à vous malgrĂ© le danger planant sur nos tĂȘtes pour vous faire part de la vĂ©ritable situation dans laquelle nous nous trouvons. Numar est en danger! Sur Altis, la puissance impĂ©riale est venue Ă  bout de notre flotte sans coup fĂ©rir, a causĂ© un carnage indescriptible Ă  la citĂ©-ruche Delta et a dĂ©truit la ceinture altienne, rĂ©putĂ©e, je vous le rappelle, comme la meilleure dĂ©fense spatiale existante dans le systĂšme aprĂšs la station mĂ©galithe dont le gĂ©nĂ©ral Indore ici-prĂ©sent a la charge. En parrallĂšle, des rĂ©sistants ont sabotĂ© les silos de missiles altiens et le brouilleur de l’astronomican sur Kulexus. Ce sont ces actes, appellĂ©s Ă  se rĂ©pĂ©ter Ă  court terme, qui ont permis notre mise en Ă©chec. GrĂące Ă  la conduite tout Ă  fait hĂ©roĂŻque des milices altiennes, nous avons pu stopper l’invasion dans le Nord de l’Altie majeure. Dans l’Altie mineure, toute une province a Ă©tĂ© vaincu en quelques heures. L’état-major altien n’a d’ailleurs pu ralentir l’invasion que grĂące Ă  l’utilisation de missiles EMP. Nous nous trouvons Ă  prĂ©sent avec plusieurs centaines de kilomĂštres de front Ă  tenir avec un nombre d’homme dĂ©risoire car nous avons du en alouer un grand nombre Ă  l’escorte des convois de ravitaillement et au maintien de la paix dans les zones sinistrĂ©es libres. Qui plus est, la prĂ©sence de vaisseaux combattants dans l’orbite altien nous oblige Ă  faire parvenir le ravitaillement au compte-goutte et Ă  Ă©viter tout rassemblement armĂ© hors des zones dĂ©fendues par des systĂšmes d’interception de missiles. Par consĂ©quent, une victoire dans l’état actuelle des choses me semble difficile voir impossible! C’est pourquoi, je vous demande instament de reconsidĂ©rer votre dĂ©cision de refuser tout envoi de renfort sur Altis. Les pro-Numar applaudirent de mĂȘme qu’à l’étonnement gĂ©nĂ©ral, le Praesidorus. Ce dernier continua Ă  applaudirent plus longtemps que les partisans du Quatuor et s’avança vers Azkar au milieu de la fosse. - Bravo, mon cher Azkar. Bravo
 Quel discours, quel sens de l’argumentation et quelle verve! Mais sachez qu’il faut plus que de beaux mots de militaires pour avoir l’aval du SĂ©nat de Numares Prime! Les six lunes de Sang sont terminĂ©es! Nous n’avons plus besoin d’une dictature militaire! SĂ©nateurs de Numares Prime! Sommes-nous des larbins de l’armĂ©e? Sommes-nous si faible qu’il nous faut suivre les ordres d’un commandant militaire? Sommes-nous le SĂ©nat ou de vulgaires chiens au service des Azkar! Versilent avait montĂ© son ton au fur et Ă  mesure de ses phrases. Sur les derniĂšres questions, modĂ©rĂ©s et pro-ImpĂ©riaux se mirent Ă  hurler de dĂ©sapprobation. Versilent les menait Ă  la baguette en jouant sur leur amour-propre. Les pro-Numar et Velsius Azkar en premier s’étaient levĂ©s Ă  leur tour et hurlaient en direction des autres sĂ©nateurs. Versilent reprit et se fit entendre malgrĂ© le bruit. - Azkar! En tant que Praesidorus, je me refuse Ă  suivre vos fantaisies stratĂ©giques. Vous dĂ©passez les bornes depuis trop longtemps et molester un reprĂ©sentant du SĂ©nat a prouvĂ© votre insubordination si elle Ă©tait encore Ă  dĂ©montrer! Avelkhar poussa un petit rire amusĂ© et regarda Ilsem avec dĂ©lectation. Il savourait sa revanche. - Comment pouvez-vous oser venir ici et contredire la dĂ©cision dĂ©mocratique du SĂ©nat? Comment osez-vous contredire l’état que vous servez! Votre pseudo-gloire vous a montĂ© Ă  la tĂȘte! C’est pourquoi je vous relĂšve de vos fonctions de dirigeant des armĂ©es et ceci Ă  effet immĂ©diat! Les derniers mots du Praesidorus avait causĂ© une telle rĂ©action chez les pro-Numar qu’on en Ă©tait venu aux mains. Azkar s’était retirĂ© juste avant que les pro-Numar ne traversent la fosse, Velsius en tĂȘte, et ne viennent attaquer les partisans de Versilent. Versilent lui-mĂȘme s’était rangĂ© prĂšs de CicĂ©ron, impassible, que personne n’osait approcher. Ilsem Ă©tait sorti abattu et tremblant de rage. Sous le choc, il descendait les marches sans savoir oĂč il allait. Il partait, c’est tout ce qu’il arrivait Ă  rĂ©aliser. Il erra sur une dizaine de mĂštres avant qu’une voix fĂ©minine ne se fasse entendre derriĂšre lui. - Seigneur commandant Azkar? Il se retourna, l’air hagard. La femme qui l’avait accostĂ© devait avoir la trentaine. Elle Ă©tait de grande taille mais restait plus petite qu’Azkar. Elle portait les cheveux longs, bouclĂ©s et bruns avec des mĂšches blondes. Elle avait les yeux vert-gris. Elle portait un tailleur beige et une cape d’épaule comme lui mais ne portait aucune arme de fonction, preuve qu’elle Ă©tait une militaire en disgrĂące. Azkar resta de glace, toujours sonnĂ© de la nouvelle - Vous voulez? ‘Suis plus commandant
 - Mon nom est Tatiana Mensor. Je dĂ©sirerai vous parler un instant. - Dites toujours
 Je ne crois pas que ça pourrait faire empirer ma situation. - Merci. Je suis arrivĂ© de Numares Secundus il y a quelques annĂ©es et j’ai
 - Bienvenue dans le coin
 - Merci. J’ai donc beaucoup suivi ce qui s’est passĂ© au SĂ©nat depuis. Je crois qu’il y a quelque chose qui cloche avec la nouvelle politique de Praesidorus Versilent. - Sans blagues? Merci, j’ai autre chose Ă  faire
 Azkar voulut repartir mais une gifle retentissante le cloua sur place. - Commandant! Je sais que vous ĂȘtes sous le choc mais je suis sĂ©rieuse! Je ne vous parle pas de dĂ©tails personnels ou de rumeurs de bourgeois! Je vous parle de trahison! Azkar se tint la joue. Si il Ă©tait dĂ©jĂ  sonnĂ© depuis la dĂ©cision de Versilent, son Ă©tat ne s’était pas amĂ©liorĂ©. La jeune femme reprit. - J’ai de bonnes raisons de croire qu’il s’est passĂ© quelque chose dans l’entourage de Versilent ou qu’il a fait quelque chose. Azkar restait sans rien dire Ă  l’écouter. - Ecoutez
 Mes sources ne sont pas sĂ©curisĂ©es. Je ne peux pas me permettre de vous en dire plus aujourd’hui. Je vous enverrai quelqu’un pour fixer un rendez-vous. Il vous dira que le temps est Ă  l’orage. S’il ne vous dit rien de tel, congĂ©diez-le immĂ©diatement. - Mais
 - Plus tard, je vous ai dit. Rappellez-vous: “le temps est Ă  l’orage”. La jeune femme partit en laissant une lĂ©gĂšre odeur de lilas derriĂšre elle. Azkar resta plantĂ© sur place sans rien dire en se tenant toujours la joue. - Le temps est Ă  l’orage
 AprĂšs l’agitation au SĂ©nat, Azkar put voir l’agitation Ă  Nastellia Azkar. Velsius, Madrioch, Cavalkech, Valed et Ilsem se trouvaient dans le petit salon et y confĂ©raient avec force. Velsius, qui maintenait une piĂšce de viande sur son oeil au beurre noir, hurlait des injures vis-Ă -vis de Versilent et de son insulte contre les Azkar. - Attendez un peu que je retrouve son immonde faciĂšs de rat! Je m’en vais lui tordre le cou aprĂšs lui avoir arrachĂ© les entrailles! Destituer Ilsem
 vraiment! Anna l’écoutait en insultant “cette garce de Sebialine”, une reprĂ©sentante de Maison conventionnelle pro-Imperium avec qui elle s’était battue. Elle en Ă©tait ressortie avec les cheveux en bataille, des griffures au visage et de multiples bleus. La femme buvait Ă  prĂ©sent cul sec verre sur verre de Nilk et en avait dĂ©jĂ  brisĂ© trois de rage. - Pitié  Parlez moins fort pour l’amour de l’Empereur! Ma tĂȘte
 La voix plaintive de MickaĂŻ Ă©tait Ă  prĂ©sent si faible et gĂ©missante qu’elle ne s’entendait plus au milieu des plaintes. Il Ă©tait allongĂ© sur un sofa et tenait un sac de glace sur sa tĂȘte meurtrie: il avait reçu le Greffier et son ordinateur sur son occiput en tentant de rĂ©tablir la paix dans le SĂ©nat. Il avait ensuite passĂ© l’heure qu’avait durĂ© le “combat” des sĂ©nateurs Ă  gĂ©mir dans un coin Ă  cotĂ© des restes grĂ©sillants de l’ordinateur du Greffier. Ilsem restait prostrĂ© dans un fauteuil, le mĂȘme verre de Nilk qu’il s’était fait servir un quart d’heure auparavant Ă  la main. Valed Ă©tait Ă  ses cotĂ©s. En d’autres circonstances, il aurait ri de bon coeur en regardant les trois membres du Quatuor se plaindre. La destitution d’Azkar lui avait otĂ© toute envie de rire mais il se montrait Ă  prĂ©sent Ă©trangement silencieux. Ilsem prononça soudain ses premiers mots depuis qu’il Ă©tait revenu du SĂ©nat et de sa rencontre avec Tatiana Mensor. - C’est fini
 Cette phrase instaura un silence pesant. Velsius le rompit et tenta de rĂ©conforter son fils. - Non! c’est loin d’ĂȘtre fini. Je peux t’assurer que ça n’en restera pas lĂ . Anna intervint Ă  son tour aprĂšs avoir brisĂ© son quatriĂšme verre. - Ce n’est pas si facile de destituer le dirigeant militaire de Numares Prime et de surcroit, de tout Numar. AprĂšs tout, tu es un des trois magistrats supĂ©rieurs. Cavalkech tenta Ă©galement de rĂ©conforter mais sa voix plaintive aurait donnĂ© envie de pleurer Ă  n’importe quel homme dĂ©primĂ©. - Anna a raison
 On peut demander un recours
 Aaaaah! Ma tĂȘte
 - Je crois que retourner le couteau dans la plaie n’aidera pas Ilsem! Valed avait coupĂ© court aux tentatives de rĂ©confort des trois pĂšres de Maison et semblait Ă©nervĂ©. Son visage semblait avoir hĂ©riter de la sĂ©vĂ©ritĂ© qui faisait Ă  prĂ©sent dĂ©faut au visage meurtri de son pĂšre. Personne ne prĂȘta la moindre attention aux plaintes de Cavalkech et un silence relatif s’instaura. Finalement, ce qui devait arriver arriva: Ilsem craqua et se mit Ă  hurler aprĂšs avoir jetĂ© son verre plein sur le mur au-dessus de Madrioch qui poussa un petit cri apeurĂ©. - Pourquoi a-t-il fait ça! Ce chien n’a pas le droit! Ma stratĂ©gie est le seul moyen de nous sortir de ce foutoir. Je le tuerai s’il le faut! Et ce chien d’Avelkhar avec! Ilsem avait Ă  prĂ©sent renversĂ© la table basse dĂ©jĂ  en piteux Ă©tat. Madrioch avait pris le bras de Velsius, terrorisĂ©e. - Cette bande d’imbĂ©ciles de modĂ©rĂ©s! Une fourmilliĂšre d’imbĂ©ciles! Ils me le payeront aussi. Velsius tenta de calmer son fils. - Ilsem, tu devrais
 - Des chiens! Des fous! VoilĂ  ce qu’ils sont! J’espĂšre que cette Mensor a vraiment de quoi faire tomber cette brochette de dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©s! L’ex-commandant se tut finalement mais resta Ă  cran. Il se laissa tomber dans son fauteuil, donna un grand coup dans l’accoudoir et s’immobilisa finalement. Tous restaient perplexe de cette derniĂšre phrase sauf Anna, toujours terrorisĂ©e, et Cavalkech, toujours gĂ©missant. Valed s’avança. - Qui est Mensor? - Tatiana Mensor, une militaire en disgrĂące de Numares Secundus pour ce que j’en sais
 Elle est venue me trouver aprĂšs ma sortie du SĂ©nat. Elle m’a dit qu’elle savait des choses sur le changement de Versilent. Il se serait passĂ© quelque chose. Elle m’a dit qu’elle me recontacterait pour fixer un rendez-vous. - Tu es sĂ»r que c’est une bonne idĂ©e. - Valed, pour le moment, je suis dĂ©jĂ  en disgrĂące et si le procĂšs de disgrĂące me dĂ©clare coupable, papa pourra pointer aux services sociaux
 Je suis ouvert Ă  n’importe quoi. Valed restait silencieux. Velsius congĂ©dia le dernier domestique encore prĂ©sent et se retourna vers son fils. - Si tu veux agir, fais-le avec discrĂ©tion et n’oublie pas que les gardes de la Maison sont lĂ  pour ce genre de problĂšmes. Mais avant de faire quoi que ce soit, prĂ©viens-nous d’abord. Anna, MickaĂŻ et moi avons l’expĂ©rience des affaires urbaines. Azkar rĂ©pliqua sĂšchement. - J’en ai aussi
 Rappelles-toi “l’Ombre”. - le commissaire Aldreban
 Oui je me souviens
 Le commissaire Aldreban, cerveau de la rĂ©volte numare, avait Ă©tĂ© mĂ©lĂ© Ă  une affaire impliquant les deux frĂšres Azkar durant les six lunes de sang. L’homme avait Ă©tĂ© tuĂ© durant cette histoire mais personne n’en savait plus exceptĂ© les trois Azkar et le cadavre de “l’Ombre”. - Je ne veux pas revivre ça! C’était Valed qui avait criĂ© cette fois. Il avait la larme Ă  l’oeil et quitta la piĂšce. L’affaire de “l’Ombre” durant les six lunes de sang l’avait encore plus marquĂ© qu’Ilsem. Le silence retomba aprĂšs son dĂ©part. Anna recommença Ă  boire, en larmes. L’accĂšs de rage d’Ilsem avait Ă©tĂ© la goutte qui faisait dĂ©border le vase pour elle. Elle avait beau ĂȘtre un pĂšre de Maison noble, elle n’en restait pas moins au fond d’elle-mĂȘme une femme fragile et sensible. Velsius la tranquilisa et voulut adresser un regard de reproche Ă  son fils. Le visage complĂštement abattu d’Ilsem l’en dissuada. MickaĂŻ prit rapidement congĂ© pour se soigner au calme chez lui. Anna resta un peu plus longtemps et partit Ă  son tour lorsque Velsius parvint Ă  lui faire reprendre son calme. Velsius et son fils se retrouvĂšrent seuls. - Tu lui fais confiance? - A qui? - A cette Mensor. - Elle avait l’air sincĂšre en parlant de trahison. Ilsem n’en Ă©tait en fait pas trĂšs sĂ»r. Il ne savait au final rien d’elle et il Ă©tait trop sonnĂ© pour prĂȘter attention Ă  des dĂ©tails. Il n’était sĂ»r que de son nom et de cette phrase “Le temps est Ă  l’orage.”. Velsius n’insista pas davantage. - Je te fais confiance, mon fils. Ilsem ne rĂ©pondit rien et son pĂšre le laissa. L’ex-commandant partit se coucher sans prendre de repas et s’endormit rapidement. Son sommeil fut hantĂ© par le souvenir d’Aldreban et de divers cauchemars. Azkar se leva tard dans la matinĂ©e. Il erra sans but dans la maison en peignoir, les cheveux en bataille et non-rasĂ© pendant une heure. Il eut tout juste le temps de voir Valed partir dans le mĂȘme uniforme impeccable qu’il portait tout les jours. Les deux frĂšres se saluĂšrent mais le coeur n’y Ă©tait pas. Tout deux semblaient morne. Leur pĂšre passa toute sa matinĂ©e dans son bureau Ă  travailler et Ă  tĂ©lĂ©phoner un peu partout dans Selvon avec l’espoir de trouver un squelette de solution. Vers midi environ, on sonna Ă  la porte. Ilsem qui se trouvait non loin partit ouvrir. Il tomba sur un homme tout juste sorti de l’adolescence Ă©lĂ©gamment habillĂ© et dotĂ© d’un charisme certain. Il salua joyeusement Azkar qui maugrĂ©a Ă  son tour un “bonjour” rauque. - Le temps est Ă  l’orage, vous ne trouvez pas? Azkar retourva un peu de vigueur et un semblant de sourire; - Mais la pluie est parfois nĂ©cessaire pour avoir des lendemains plus radieux. Le jeune homme rit. Azkar souriait Ă  prĂ©sent franchement et ouvrit la porte pour faire entrer le jeune homme. - Vous retenez vos citations dites-moi. Ercklor Doym. EnchantĂ©! Monsieur Ilsem Azkar est lĂ ? “Le temps est Ă  l’orage mais le pluie est parfois nĂ©cessaire pour des lendemains plus radieux” Ă©tait le dĂ©but du discours qu’avait fait Ilsem Azkar lors de la proclamation d’indĂ©pendance de Numar. - C’est moi qui ai Ă©crit ce discours. Je suis Ilsem Azkar. EnchantĂ© moi aussi. Doym se rĂ©pandit en excuses aprĂšs s’ĂȘtre remis de sa surprise. Azkar leva la main avec un regard bienveillant. - Ce n’est pas bien grave. Je ne suis pas dans mon meilleur jour aujourd’hui. Mais dites-moi, ne seriez-vous pas parent avec Visors Doym de la Maison Cavalkech? - Euh
 Oui. C’est mon cousin mais je suis pour ma part au service de la Maison usuelle Cid. - Depuis longtemps? - Depuis sa fondation il y a sept ans. N’ayez crainte nous sommes des pro-Numar. L’idĂ©e que le jeune homme fut impĂ©rialiste ne lui avait mĂȘme pas traversĂ© l’esprit. Son amitiĂ© avec Visors dĂ©teignait sur son jugement vis-Ă -vis de Ercklor. Les deux hommes se dirigĂšrent vers le petit salon qui avait Ă©tĂ© longuement nettoyĂ© aprĂšs le passage agitĂ© du groupe. Azkar invita Doym Ă  s’asseoir. - A prĂ©sent, parlez de ce pourquoi vous ĂȘtes lĂ , voulez vous? - Bien sĂ»r. Mademoiselle Mensor vous donner rendez-vous ce soir au restaurant “Le gai gaillard” du quartier est. Elle vous demande de venir en vĂȘtements civils discrets et avec une arme discrĂšte. Le rendez-vous est Ă  neuf heures prĂ©cises. Elle vous attendra dans le restaurant. - Les Azkar sont trĂšs douĂ©s en discrĂ©tion. Ercklor ne semblait pas comprendre la boutade ce qui rappella Ă  Azkar que trĂšs peu pouvaient comprendre ce qu’il voulait dire. Il n’insista pas. Doym prit poliment congĂ©. Azkar le raccompagna Ă  la porte puis partit se prĂ©parer. Il ne parla pas du rendez-vous Ă  son pĂšre de peur de l’inquiĂ©ter.
  3. Guidrion

    Numar: une nouvelle Ăšre

    Voici la suite se dĂ©roulant Ă  Nastellia Azkar. Pour les intĂ©rieurs et la rĂ©ception, je me suis beaucoup inspirĂ© des rĂ©ceptions russes lors du XIXĂšme siĂšcle(TolstoĂŻ m'y a bien aidĂ© pour les informations ) tranchant pas mal avec l'inspiration romaine dont fait preuve Numares Prime dans son ensemble. On y dĂ©couvre encore pas mal sur la politique numar et sur les factions politiques de Numares Prime. Petite rĂ©union de famille Ă©galement. J'espĂšre que ca vous plaira. Nastellia Azkar Ă©tait une des belles rĂ©sidences du quartier bourgeois de l’Est de Selvon. Elle se composait d’un parc relativement grand exempt de fleurs aux couleurs vives. Le bon goĂ»t de Numares Prime dictait en effet des jardins alternant espace de pelouse et espace boisĂ©s. Quelques fleurs sombres spĂ©cifiques Ă  Numares Prime Ă©tait permise ainsi que la rose bordeaux, seule variĂ©tĂ© naturelle approchante des fleurs impĂ©riales existant sur la planĂšte. Cette derniĂšre Ă©tait d’ailleurs la seule reprĂ©sentĂ©e dans le parc des Azkar. Le reste se composait d’arbre feuillus et de buisons Ă©pars. La maison en elle-mĂȘme Ă©tait d’une taille modeste mais un grand souci du dĂ©tail y avait Ă©tĂ© apportĂ©. Elle se composait de brique bordeaux et de colonnes de coin ocres. D’assez grandes fenĂȘtres donnait un aspect trĂšs ouvert au batiment. De l’avis gĂ©nĂ©ral, l’endroit Ă©tait agrĂ©able Ă  vivre et confortable mais peu luxueux. Le tout reflĂ©tait au final assez la personnalitĂ© du propriĂ©taire, Velsius Azkar, pĂšre du commandant et pĂšre de la Maison Azkar. Ilsem avait hĂąte de le voir. Doym et Azkar arrivĂšrent en fin d’aprĂšs-midi Ă  la proprietĂ©. L’astre Numar Ă©tait Ă  prĂ©sent bas et le ciel se teintait d’orange. Azkar prit congĂ© de son ami et entra dans la propriĂ©tĂ© en suivant le chemin de pavĂ©, les mains dans les poches. Il Ă©tait heureux d’ĂȘtre chez soi. Une certaine activitĂ© rĂ©gnait sur le flanc nord de la proprietĂ©, la zone rĂ©servĂ©e aux domestiques. Le commandant en fut intriguĂ© mais ne s’en prĂ©occupa pas. Il gravit les quelques marches du perron et entra. Un certain bruit rĂ©gnait dans la maison. Deux domestiques passĂšrent sans mĂȘme remarquer sa prĂ©sence. Azkar se demandait de plus-en-plus ce qu’il se passait. Il chercha quelqu’un de posĂ© pour lui expliquer la situation et lui indiquer oĂč trouver son pĂšre. Son dĂ©sir fut rapidement comblĂ© lorsqu’il tomba sur Alsan, le gĂ©rant de maison. L’homme portait un ensemble noir et un pantalon moulant Ă  des annĂ©es-lumiĂšres des robes impĂ©riales et se tenait droit comme un I dans le petit salon en donnant des ordres aux personnel de maison. L’homme s’exprimait avec une voix trĂšs haute et grave mais trĂšs respectueuse. - Ah, Monsieur! Je suis absolument ravi de vous voir. - Moi aussi, mon cher Alsan. Pouvez-vous m’expliquer ce qui se passe? - Oh. Une simple rĂ©ception, votre excellence. - Ne m’appellez pas ainsi
 - C’est la rigueur pour appeller un Seigneur commandant militant, Monsieur. Votre excellence devrait apprendre davantage l’étiquette. - Mais rĂ©expliquez-moi Ă  nouveau pourquoi vous m’appellez aussi “Monsieur”
 Non! Je m’en passerai
 OĂč est mon pĂšre? - Comme vous voudrez, Monsieur. Votre pĂšre se trouve dans le petit bureau. Prenez garde, il est quelque peu agitĂ©. - Merci du conseil, Alsan. Et rappellez-vous
 - A votre service, votre excellence. - 
 Azkar prit congĂ© du gĂ©rant. S’il Ă©tait irrĂ©prochablement efficace, Azkar avait toujours eu envie de s’arracher les cheveux aprĂšs une conversation avec lui. Il monta Ă  l’étage pour voir son pĂšre. Il entra aprĂšs avoir toquĂ© et reçu pour rĂ©ponse un “Entrez!” plus aboyĂ© que dit. Il trouva son pĂšre faisant les cent pas en vĂȘtement de fonction du SĂ©nat. Il portait une veste bleu, un pantalon bleu trĂšs lĂ©gĂšrement moulant et des chaussures noires. Il portait Ă©galement la mĂȘme cape que le commandant mais sans recouvrir l’épaule. Ses titres aux insignes sur sa poitrine Ă©taient ceux de sa seconde carriĂšre, celle de politicien “pacifique”. Il pouvait donc les afficher en toute libertĂ©. Son Ăąge ne dĂ©pareillait Ă©tonnament pas avec ses vĂȘtements droits de noble. Velsius Ă©tait en effet un homme trĂšs bien conservĂ© se tenant aussi droit que les jeunes gens. Ses cheveux blancs et gris Ă©taient impeccablement coiffĂ©. Son visage sĂ©vĂšre mais amical prĂ©sentait quelques rides mais elles donnaient un aspect solennel Ă  son allure inspirant dĂ©jĂ  un grand respect. Aux cotĂ©s de Velsius se trouvait un autre homme, plus jeune. Il Ă©tait accoudĂ© au bureau et souriait d’un air de calme ironie. Il avait la peau moins bronzĂ©e que la plupart des Numars et portait des cheveux bruns rejetĂ©s sur le cotĂ©. Il portait un uniforme gabriellien noir bordĂ© de pourpre composĂ© d’une veste Ă  col officier fermĂ© d’une fine laniĂšre de cuir et d’un pantalon noir aux coutures recouvertes d’une fine Ă©toffe pourpre. Sa poitrine portait les insignes d’officier supĂ©rieur et une rose bordeaux. Ce dernier dĂ©tail empĂȘchait tout doute sur son identitĂ©. C’était Valed Azkar, le frĂšre d’Ilsem. Ce fut lui qui ouvrit la conversation. - Mais, mais, mais
 Ne serait-ce pas lĂ  mon cher frĂšre? Bienvenue, ĂŽ seigneur commandant militant! Il s’approcha fit une imitation de courbette et se releva avant d’enlacer son frĂšre. - Tu n’as pas changĂ©, Valed. C’est bon de te revoir. Cela fait cinq mois maintenant. - HĂ©las. Valed avait choisi de devenir officier d’étranger et Ă©tait devenu officier supĂ©rieur sur Gabrillia. Il y avait rencontrĂ© un grand succĂšs et y Ă©tait devenu trĂšs populaire tandis que les gens de Numares Prime s’intĂ©ressaient davantage Ă  son pĂšre et Ă  son frĂšre qu’à lui. Velsius s’avança Ă  son tour et son visage se radoucit. - Heureux de te voir, mon fils. - Moi aussi, Papa. Les deux hommes s’enlacĂšrent. Le visage expressif de Velsius exprima Ă  prĂ©sent sa perplexitĂ©. - Que fais-tu lĂ ? Azkar soupira. Il fallait en venir Ă  ce sujet
 - J’ai reçu le message du SĂ©nat, le refus de renfort. C’est absolument inacceptable. - N’est-ce pas? - Qu’est ce qui s’est passĂ© pour que ce genre d’ineptie survienne? - Installes-toi. Toi aussi, Valed. Les trois hommes s’assirent de part-et-d’autre du bureau. Ilsem et Valed regardaient attentivement leur pĂšre. Celui-ci soupira et commença son discours. - Quand le greffier a annoncĂ© l’invasion de la surface d’Altis et ton message de demande de renfort, ca a Ă©tĂ© la panique. Les sĂ©nateurs criaient. Les partisans de la paix avec l’Imperium restaient calme dans leur coin. Dans une guerre, leur manque d’implication dans la lutte contre nous pourriat leur coĂ»ter cher si l’Imperium gagnait. En mĂȘme temps, ils ne demandent qu’à voir repasser Numar sous autoritĂ© impĂ©riale. Versilent a ramenĂ© le silence et fait un discours. Il avait l’air nerveux et peu enthousiaste. Il a dĂ©clarĂ© qu’il Ă©tait inutile de dĂ©pĂȘcher des forces alors que tu Ă©tais sur place avec trois rĂ©giments et que l’armĂ©e altienne Ă©tait lĂ . Il a apparement volontairement omis que de nombreux rĂ©giments altiens Ă©taient stationnĂ©s sur Hostias. Les pro-imperium ont adorĂ©, le manque de rĂ©activitĂ© Ă©tait un bon point pour eux. Les modĂ©rĂ©s ont suivi Versilent et n’avaient plus de modĂ©rĂ©s que le surnom. Madrioch, Cavalkech, moi-mĂȘme et nos alliĂ©s des maisons conventionnelles et usuelles avont tentĂ© de nous opposer mais avec les modĂ©rĂ©s contre nous, nous ne pouvions plus rien faire. La boucle Ă©tait bouclĂ©. - Mais pourquoi cet imbĂ©cile de Versilent a-t-il proposĂ© cette idĂ©e! Il est membre du Quatuor! - Tais-toi! Le Quatuor n’existe pas! La notion de sociĂ©tĂ© secrĂšte dirigeante Ă©tait en effet trĂšs mal vue par la sociĂ©tĂ© de la planĂšte. - Ne crois-tu pas que nous nous sommes posĂ© la question avec Madrioch et Cavalkech? Il n’y a pas d’explications rationnelles car il aurait tout Ă  perdre si nous perdions. Il y a anguille sous roche mais je ne sais rien. Tu devrais aller au SĂ©nat et voir si tu peux en tirer quelque chose. La prochaine rĂ©union se tient aprĂšs-demain. Je ne peux personnellement rien faire sinon profiter de cette rĂ©ception pour faire changer d’avis un maximum de modĂ©rĂ©s. Tu devrais rester ce soir et faire bonne impression. Toi aussi Valed, un autre avis de stratĂšge brillant serait le bienvenu. - Bien sĂ»r, PĂšre. - Bien. Alors Ilsem? Le commandant restait prostrĂ© dans son fauteuil, un rictus de haine sur le visage. Il tenait son responsable. Il rĂ©pondit sĂ©chement Ă  son pĂšre. - Que veux-tu que je fasse d’autres? Altis ne tiendra jamais si on ne dĂ©pĂȘche des troupes. L’Imperium nous aura Ă  l’usure. - Nous verrons. Alsan a surement dĂ©jĂ  prĂ©parĂ© un couvert de plus. J’ai encore Ă  faire. Pouvez-vous me laisser un peu? Les deux frĂšres acceptĂšrent et se retirĂšrent. Ilsem se retourna avant de partir vers son pĂšre. - Une reception pour dĂ©bloquer une situation politique. L’ñge te rend mondain, papa. - Et toi tu ne l’es pas assez. Tout ne se rĂ©soud pas l’arme au poing. Ilsem ne rĂ©pliqua pas et sortit avec son frĂšre. Ils partirent se promener dans le parc d’abord en discutant de la situation puis commencĂšrent Ă  causer de sujets divers et plus lĂ©gers. Ils finirent par rire jusqu’à la tombĂ©e de la nuit et l’arrivĂ©e des premiers invitĂ©s. Ils rentrĂšrent alors un peu Ă  contre-coeur. La rĂ©ception commençait avec faste. Les invitĂ©s remplissaient la salle de rĂ©ception et diffĂ©rents groupes se formaient dans la salle et dans le grand salon. Velsius naviguait entre les groupes en compagnie d’une belle femme de la trentaine. C’était Anna Madrioch, le “pĂšre” de la Maison Madrioch. D’une grande taille, elle Ă©tait mince et souriante. Elle portait les cheveux longs et dĂ©tachĂ©s et semblait rire de tout. Ses beaux yeux Ă©meraudes pardonnait toujours son attitude qui semblait parfois moqueuse. Elle Ă©tait trĂšs populaire auprĂšs des gens de par sa beautĂ© et de par son caractĂšre amical et sympathique. Les ignorants la prenaient souvent pour la charmeuse femme d’un politicien. Combien Ă©taient surpris de dĂ©couvrir en elle la dirigeante cĂ©libataire d’une Maison politique noble. Pourtant, il n’était jamais venu Ă  l’esprit de personne de railler son titre inadaptĂ©. A cotĂ© de Velsius, on aurait pu la prendre pour une fille attentionnĂ©e s’occupant de son pĂšre Ă  la mĂ©moire dĂ©faillante. En rĂ©alitĂ©, Velsius et Anna formaient un duo trĂšs efficace et trĂšs soudĂ©. Ilsem ne put s’empĂȘcher de sourire de voir cette Ă©quipe oeuvrer avec une telle ferveur et sans paraĂźtre ridicule. Il naviguait lui-mĂȘme entre quelques groupes de personnes qu’il connaissait. Valed et lui s’étaient sĂ©parĂ©s. Son frĂšre Ă©tait parti confĂ©rer avec des diplomates gabrielliens et hostiens avec qui il avait plus de chance de convaincre que son pĂšre ou son frĂšre. Ilsem croisa de son cotĂ© un petit homme souriant et corpulent habillĂ© Ă  la bourgeoise: une veste noir sur une tunique blanche et pantalon noir. Il manqua de le bousculer et l’homme souleva son verre pour Ă©viter de le renverser en riant. Sa petite voix reconnaissable fit rire sympathiquement des gens non loins. C’était MickaĂŻ Cavalkech, pĂšre de la Maison Cavalkech. - Ah! Mon cher Ilsem. Cela faisait bien longtemps, dites-moi. Ilsem dominait MickaĂŻ d’une tĂȘte mais n’en Ă©prouvait aucune supĂ©rioritĂ©. L’homme Ă©tait tout ausis important que lui, non de par son titre mais de par son influence. - Trop longtemps. Comment allez-vous? - Bien, bien. Et vous-mĂȘme, mon jeune ami? - Mal. Altis ne m’a pas fait du bien. - En effet
 C’est une bien sale affaire. Votre pĂšre, Anna et moi-mĂȘme essayons de comprendre mais je crains que notre champ d’action ne soit limitĂ© cette fois. - Vraiment? Mais vous ĂȘtes MickaĂŻ Cavalkech! Vous ĂȘtes trop aimĂ© pour ĂȘtre impuissant. - Et Ă  cela je vous rĂ©ponds que vous ĂȘtes Ilsem Azkar, le sauveur de Pianden, le hĂ©ros de Numares Secundus et le hĂ©ros des six lunes de sang! Vous pouvez faire autant que moi sinon plus dans cette affaire. - Vous avez raison
 - Ne prenez pas cet air dĂ©pitĂ©. Nous sommes tout deux devant une situation surprenante mais nous nous en sortirons. Le commandant ne voulait guĂšre le croire mais il ne pouvait trouvĂ© d’arguments. La bonhomie sympathique de Cavalkech y Ă©tant sans doute pour beaucoup. - Quoiqu’il en soit. Je vais vous quitter, je vais aller aider Anna et votre pĂšre. - Bien. Bonne soirĂ©e, mon cher. - Pareillement, mon jeune ami. MickaĂŻ prit congĂ© et se dirigea vers un groupe oĂč un homme droit et sec commençait Ă  se disputer verbalement avec Velsius. Ilsem l’identifia comme le pĂšre d’une obscure maison usuelle dont la seule idĂ©e semblait ĂȘtre de soutenir les idĂ©es des pro-imperium. Ilsem retrouva quelques connaissances et fit un brin de causette avec eux jusqu’à ce qu’on annonce le repas. Velsius Azkar n’avait pas fait les choses Ă  moitiĂ© pour la prĂ©paration de la soirĂ©e. Le repas tenait plus du vĂ©ritable banquet que d’un simple repas. Le tout suivait de plus toutes les rĂšgles de sobrietĂ© que rĂ©clamait le bon goĂ»t. Ilsem soupçonnait Alsan et Anna Madrioch d’avoir organisĂ© cette partie de la soirĂ©e Ă  la place de son pĂšre. MalgrĂ© cela, le repas fut absolument dĂ©licieux. Ilsem l’apprĂ©ciait doublement du fait qu’il avait passĂ© les derniers jours Ă  manger des rations de vol et des rations d’officier, certes mangeables mais bien loin du raffinement d’un repas sur Numares Prime. Durant les deux heures que durĂšrent le repas, Ilsem se concentra d’ailleurs davantage sur son assiette que sur la conversation. Les fragments qu’il en tira Ă©taient d’ailleurs peu intĂ©ressants et centrĂ©s sur des sujets autres que la politique ou les affaires militaires. Les exclamations typiques de bourgeois et les rires hautains de quelques Ă©pouses passablement sotte ne manquĂšrent pas de l’énerver. Son voisin de table, un tout jeune homme, complĂ©tement terrorisĂ© de se trouver Ă  cotĂ© d’un homme si haut placĂ© dans l’armĂ©e, tenta de lier conversation avec lui. Azkar aurait sans doute accepter la conversation si le jeune homme ne bredouillait pas entre deux phrases admiratives et maladroites. Azkar finit par faire servir du Nilk, un fort alcool de grain de Selvon, en quantitĂ© Ă  l’inconnu pour avoir la paix, ce qui ne tarda pas: il se mit Ă  commencer une longue conversation avec sa bouteille aprĂšs trois verres
 AprĂšs le repas, les gens quittĂšrent la table et se dirigĂšrent vers le salon pour les Ă©pouses ou les jeunes non dĂ©sireux de s’intĂ©grer dans les hautes sphĂšres politiques, et vers le fumoir, davantage pour confĂ©rer que pour fumer, pour les hommes et femmes d’importance. Bien que la mixitĂ© soit de mise sur Numares Prime, seul Anna Madrioch et une vieille femme, “pĂšre” d’une Maison conventionnelle peu connue, furent les seules femmes du groupe. Le fumoir se composait de quelques sofas installĂ©s autour d’une table basse de verre et de mĂ©tal. Madrioch, Cavalkech et Velsius Azkar s’installĂšrent sur le sofa central de la piĂšce. Valed et Ilsem s’installĂšrent en compagnie d’un pĂšre de Maison leur Ă©tant favorable sur le sofa Ă  droite du premier. Les autres s’installĂšrent sans tenir compte de leur allĂ©geance ou de leur idĂ©es. Plusieurs semblaient lĂ©gĂšrement Ă©mĂ©chĂ©s. Le pĂšre du commandant offrit une variĂ©tĂ© numare de cigare au goĂ»t situĂ© Ă  mi-chemin entre la violette et la canelle. Quelques personnes en prirent un avant que l’orateur ne mettent fin aux politesses. Il entama un discours subtil sur les dĂ©fauts de la rĂ©thorique du Praesidorus lors de la rĂ©union du SĂ©nat et sur la nĂ©cessitĂ© de soutenir son fils. Un brouhaha s’éleva dans la petite piĂšce. On demanda rapidement au commandant de leur raconter la situation. Ilsem ne se fit pas prier et commença un rĂ©cit des Ă©vĂšnements. Un silence inquiet s’instaura dans la piĂšce au fur et Ă  mesure qu’il parlait. Il ne manqua par contre pas de glisser de subtiles critiques du Praesidorus. - 
 Au final la guerre pourrait ĂȘtre gagnĂ© sans renfort comme le voudrait notre cher Praesidorus si la flotte impĂ©riale ne se trouvait dans l’équation. Avec ses bombardements tactiques, elle empĂȘche tout mouvement important de troupes dans les zones dĂ©nuĂ©es de systĂšmes d’interception de missiles et tout convoi de ravitaillement. La logistique se fait au compte-goutte et demande tant d’escortes que le front s’en trouve dĂ©garni. Le Praesirorus nous dirait alors de dĂ©truire la flotte impĂ©riale mais il oublie que des actes de sabotage et l’attaque surprise des appareils impĂ©riaux ont rĂ©duit la flotte altienne et l’Arrianis Ă  l’impuissance. Elles sont maintenant dispersĂ©s et en attente de rĂ©paration. A prĂ©sent, vous savez qu’au SĂ©nat il vous faudra voter pour l’envoi de renfort si vous ne voulez pas risquer une nouvelle Chute d’Altis et Ă  longue Ă©chĂ©ance, la fin de l’espoir numar! Ilsem s’était emportĂ© dans son discours et son sourire avait disparu de son visage. Quelques conversations en aparthĂ©e commencĂšrent avant de se transformer en un brouhaha dans lequel Velsius et ses deux amis tentaient de mettre de l’ordre. Ilsem quitta la piĂšce sans plus mot dire. Il songeait Ă  sa discussion avec son pĂšre, aux rĂ©actions des sĂ©nateurs. Il partit se coucher en rĂ©flĂ©chissant Ă  ce qu’il allait faire Ă  la rĂ©union du SĂ©nat et en maudissant le traĂźtre Versilent.
  4. Guidrion

    Numar: une nouvelle Ăšre

    Bonjour Ă  tous. J'ai avec moi la suite du rĂ©cit(vu que j'ai beaucoup Ă©crit et que vous n'aviez pas eu l'air d'aimer avoir plus de 10 page sĂ  al fois, je spoterai en plusieurs fois Ă  quelques jours d'intervalle). Cette partie-ci du rĂ©cit change complĂ©tement d'ambiance et pour cause, ca se passe sur une autre planĂšte. Vous pourrez y dĂ©couvrir quelques petites choses fort intĂ©ressantes. A un moment(lors du premier paragraphe, en fait), vous pourrez vous demander si je ne me suis pas inspirĂ© de l'Ă©toile de la mort ou du Libra(voir gundam wing pour ceux qui connaissent): ce n'est pas le cas et ceux qui le croiront sont des fans en puissance (grand bien leur en fasse d'ailleurs, ce sont ). Cette partie(partie 2) sera en fait consacrĂ©e principalement Ă  Azkar et Ă  ce qui se passe derriĂšre la dĂ©cision Ă©trange du SĂ©nat. Vous y aurez de l'action(promis ) et des rebondissements intĂ©ressants... enfin, j'espĂšre. Par contre, attention, il y a pas mal de noms mais seuls ceux qui reviennent plusieurs fois sont importants. Sur ce, bonne lecture Ă  tous Une semaine de transit spatial. VoilĂ  ce que rĂ©colta Azkar pour rejoindre Numares Prime. La flotte impĂ©riale flottant en orbite d'Altis, il devait Ă  prĂ©sent voyager dans une discrĂšte navette civile. MalgrĂ© sa puissance impressionnante, elle n'atteignait pas la vitesse des vaisseaux de combat tels que l'Arrianis, capables de faire la navette entre Altis et Numares Prime en une journĂ©e. A l'intĂ©rieur de l'appareil, Azkar bouillait de rage. Il Ă©tait d'une humeur infecte depuis qu'il avait reçu l'ordre du SĂ©nat. Il avait brisĂ© tout ce qui pouvait l'ĂȘtre dans le Bunker en hurlant des insanitĂ©s sous le regard atterĂ© et apeurĂ© de Nash et Adrian. Il leur avait donnĂ© l'ordre de rejoindre leur poste Ă  Delta et Ă©tais parti pour Numares Prime le jour mĂȘme en faisant fi de ses obligations auprĂšs d'Algerian et des autoritĂ©s altiennes. Il oublia de mĂȘme les affaires de la faction Tershev. Peu lui importait dĂ©sormais, sans un assaut d'une armada altienne, une victoire serait stratĂ©giquement difficile et indescriptiblement coĂ»teuse en hommes et en matĂ©riel. "Mais comment mon pĂšre a-t-il pu laisser le SĂ©nat prendre une telle dĂ©cision sans m'en parler?" pensa-t-il. Mais plus que la rĂ©action de son pĂšre, qui au final ne permettait pas de prendre les dĂ©cisions, ce qui l'inquiĂ©tait vraiment, c'Ă©tait de savoir qui s'Ă©tait opposĂ© Ă  l'idĂ©e alors que le SĂ©nat Ă©tait majoritairement hostile Ă  l'Imperium. Il Ă©chafauda hypothĂšse sur hypothĂšse durant toute la durĂ©e du voyage. Son sommeil Ă©tait lĂ©ger et agitĂ©. Son appĂ©tit avait disparu et il se montrait aigri avec tout l'Ă©quipage et les passagers de la navette. Son humeur maussade s'amĂ©liora un peu lorsqu'ils arrivĂšrent enfin en vue de Numares Prime. La planĂšte s’offrait Ă  sa vue au travers des hublots: majestueuse et goruillante d’activitĂ©. Sa planĂšte natale prĂ©sentait en effet l’avantage commercial de former la capitale de tout Numar, autant dans le secteur de la politique et de la diplomatie que dans le secteur boursier, florissant dans tout le systĂšme. Sa position dans l’échiquier des forces lui permettait donc d’oublier sa position parfois dĂ©savantageuse de premiĂšre planĂšte du systĂšme stellaire de Numar. Azkar contemplait sa planĂšte mais il ne voyait pas cet aspect des choses. Son esprit se focalisait sur l’élĂ©ment militaire et la stupiditĂ© hautaine de la dĂ©cision du SĂ©nat. Il ne regardait soudain plus que les dĂ©fenses de la planĂšte: une ceinture d’astĂ©roĂŻdes armĂ©s de plus petite taille que celle d’Altis, la lune Altarus abritant le petit chapitre des Freedom’s children et la station MĂ©galithe. Cette derniĂšre Ă©tait le joyau technologique des dĂ©fenses de la planĂšte: une station orbitale en croix Ă  quatre branche, chacune surmontĂ©e d’une sphĂ©re Ă©quipĂ©e de missiles d’interception et d’un gĂ©nĂ©rateur de bouclier. Au centre sur la face tournĂ©e vers la planĂšte, se trouvait “l’aiguille”, une structure allongĂ©e et Ă©lancĂ©e abritant les rĂ©acteurs d’équilibrage. Vers l’extĂ©rieur se trouvait la structure du canon MĂ©galithe: un gigantesque canon Ă  plasma d’une puissance de plusieurs mĂ©gatonnes, capable de disloquer un vaisseau de ligne impĂ©rial en un tir Ă  puissance maximal mais incapable de tirer Ă  rĂ©pĂ©tition. Autant de dĂ©fense jugĂ©e stratĂ©giquement imprenables. Azkar se surprit Ă  sourire de dĂ©sillusion. On rĂ©putait la ceinture altienne presque imprenable: elle Ă©tait tombĂ©e intacte aux mains de l’Imperium sans mĂȘme pouvoir enclencher son alarme. Pire, les deux tiers de ses installations gisaient Ă  prĂ©sent en miettes dans l’orbite d’Altis. - Et si c’eut Ă©tĂ© nous? Aurions-nous fait mieux ou ne sommes-nous guĂšre plus que des lĂąches savourant notre Ă©loignement? Son humeur devint encore pire qu’avant la vision de sa planĂšte. Il n’en pouvait plus d’attendre les mains liĂ©es. Il voulait des rĂ©ponses ou du moins, trouver un responsable Ă  haĂŻr. L’astroport Ă©tait noir de monde. Personne ne remarqua l’arrivĂ©e non-officielle d’Azkar. D’autant plus que ses insignes Ă©taient cachĂ©s: l’écharpe de deuil recouvrait son Ă©pĂ©e de fonction et sa cape d’épaule bleu roi, signe de sa fonction d’état, recouvrait ses insignes militaires et son pistolet de fonction. La raison Ă  cela Ă©tait que sur Numares Prime, la guerre Ă©tait considĂ©rĂ© comme une honte. Les militaires ne pouvaient parader sans cacher leurs armes ou leur fonction. Les officiers membres du SĂ©nat devaient porter l’écharpe de honte sur la lame dĂ©corative qu’on leur offrait Ă  leur accession Ă  l’armĂ©e. Les soldats Ă©lus Ă  des postes dirigeants devaient quant Ă  eux cacher leurs insignes et le pistolet ouvragĂ© frappĂ© du blason de leur fonction Ă  l’aide de leur cape, cape qui Ă©tait le signe des sĂ©nateurs disposant d’une fonction. Azkar ne faisait pas exception Ă  la rĂšgle: peu importe sa gloire acquise sur le champ de bataille, il ne pouvait pas l’afficher ici. Cette fois, Azkar vit cela comme un avantage: se faire accoster par des gens l’admirant l’aurait encore davantage Ă©nervĂ©. Il se mĂ©la donc Ă  la foule dans laquelle tant de types de personnes Ă©taient reprĂ©sentĂ©s qu’un militaire y passait inaperçu. De plus, la peur du soldat Ă©tait une idĂ©e depuis longtemps oubliĂ©e aussi bien Ă  Selvon, capitale de Numares Prime, que dans toutes les villes de la planĂšte. Les gens ne s’écartaient du chemin que pour laisser passer les soldats des forces urbaines, reconnaissables Ă  leur redingote bleu roi et Ă  leur beret bleu ciel, ou les gardes des maisons d’état. Le commandant traversa ce flot humain pour quitter l’immense spatioport. A l’extĂ©rieur s’étendait la majestueuse citĂ© millĂ©naire conservĂ©e par ceux qui refusaient les systĂšmes d’urbanisation hĂ©gĂ©monique impĂ©riaux. La citĂ© mĂ©langait d’immenses batiments de plexiglas et d’acier abritant les pouvoirs commerciaux de Numares Prime, les basiliques aux dĂŽmes de marbre et aux immenses colonnades dĂ©corĂ©s des pouvoirs judiciaires, les quartiers d’habitation en brique beige et finalement, au centre de la citĂ©, la plus grande merveille architecturale de toute la planĂšte: le SĂ©nat de Numares Prime. Il reposait sur une plateforme haute d’une centaines de mĂštres. Les batiments qui le composaient Ă©taient fait en marbre ou de la mĂȘme architecture que les batiments commerciaux. Tous Ă©taient tournĂ©s vers le centre de la plateforme dans un plan parfaitement symĂštrique. Au centre de la structure se trouvait une grande place et le siĂšge de rĂ©union du SĂ©nat: un Ă©norme amphithĂ©atre protĂ©gĂ© par un dĂŽme de plastacier et surmontĂ© par une statue d’or, celle du fondateur de la citĂ©. Les historiens impĂ©riaux restent encore Ă  ce jour Ă©tonnĂ©, autant que peuvent l’ĂȘtre des hommes convaincus de la supĂ©rioritĂ© de leur culture, de voir de telles constructions conçues sans l’aide directe de l’Imperium. Les Numars, eux, les considĂ©raient comme le symbĂŽle de la puissance de leur union dĂ©jĂ  ancienne bien qu’il ne fut jamais utilisĂ© comme argument de supĂ©rioritĂ© vis-Ă -vis de l’Imperium: capable de bien plus de par ses moyens dĂ©fiant l’imagination. Azkar Ă©tait habituĂ© Ă  cet endroit: il y vivait depuis sa plus tendre enfance et sa position de fils d’une maison politique l’y aidait car elles seules, seules avec les autres Maisons de Numares Prime et les diplomates, avaient un accĂšs libre Ă  la fameuse plateforme. Il y avait cotoyĂ© les puissants de Numares Prime, ceux qui l’étaient encore et ceux qui avaient choisi de mourir pour l’Imperium et Terra. Ses sombres idĂ©es lui revinrent Ă  nouveau. Il imaginait cette citĂ© si ancienne dĂ©truite Ă  cause de la folie d’une gĂ©nĂ©ration. Il se demandait si tout cela valait la peine. Voir la stupiditĂ© de la dĂ©cision de ceux qui les dirigeaient l’amenait Ă  se demander s’il n’était pas aussi stupide qu’eux, si tout ceci n’était pas vain, si il ne sacrifiait pas tant de vies et de courage pour un espoir utopique. - Commandant? Commandant Azkar? C’est vous? Cette voix le sortait de son questionnement macabre. L’homme qui l’avait interrompu Ă©tait un homme d’une des maisons politiques nobles, la maison Cavalkech comme l’indiquait son uniforme: une redingote pourpre et antracite marquĂ© du signe de sa maison, la main de fer. Les Cavalkech Ă©taient parmi les plus anciens et les meilleurs alliĂ©s de la maison Azkar. Le commandant avait eu plus d’une fois l’occasion de confĂ©rer avec ses membres. Celui-ci Ă©tait un des lieutenants des gardes de la maison et leur homme de confiance. Il rĂ©pondait au nom de Visors Doym Son visage jeune et innocent n’inspirait d’ailleurs que de la confiance chez ses interlocuteurs. Azkar et lui s’enlacĂšrent, salut de rigueur entre membres de maisons alliĂ©s. Le mĂ©contentement disparu un instant du visage d’Azkar et il sourit Ă  son ami. - Commandant. C’est bon de vous voir mais que faites-vous lĂ ? Je vous pensais sur Altis. - Visors, combien de fois t’ai-je dit de m’appeller Ilsem
 J’arrive d’Altis. Le jeune homme semblait surpris de sa rĂ©ponse. - Mais la guerre est loin d’ĂȘtre finie. Pourquoi ĂȘtes-vous sur Numares Prime? - Tu ne sais donc pas? Je croyais que toute la ville en parlerait
 Doym semblait de plus-en-plus perplexe. - Mais parler de quoi? - Le refus de renforts! Le SĂ©nat m’a refusĂ© tout renforts sur Altis. - Vraiment? C’est impensable! - En effet
 Je suis ici pour connaĂźtre la raison de ce refus. - Je ne pourrais vous l’expliquer: les mĂ©dias ont connu de nombreuses dĂ©faillances techniques ces jours-ci et ni le SĂ©nat, ni le Praesidorus n’ont fait d’annonces publiques sur la situation actuelle. Quoiqu’il en soit, je peux vous dĂ©poser Ă  Nastellia Azkar si vous voulez. Nous discuterons sur le chemin. - VoilĂ  une idĂ©e. Vous avez un vĂ©hicule. - Bien sĂ»r. Les instituts de recherches que nous soutenons sont trĂšs gĂ©nĂ©reuses avec nous. Doym et Azkar marchĂšrent quelques mĂštres avant de rejoindre un parking oĂč se trouvait une voiture semblables aux vĂ©hicules officiels des sĂ©nateurs: une voiture Ă  roues bleu roi aux formes arrondies et dĂ©corĂ© de deux barres d’argent formant un angle partant du haut du capot, sĂ©parant en trois le pare-brise et cerclant le toit. Sur le capot, en lieu et place de l’aigle Ă  une tĂȘte de Numares Prime, se trouvait le symbĂŽle du centre de recherche Solivors spĂ©cialisĂ© dans les bioniques et dans l’informatique. Azkar sourit d’envie. - Par l’Empereur, Solivors ne se refuse rien. Doym eut un petit rire. - C’est vrai. Le pĂšre de notre maison, MickaĂŻ Cavalkech, nous a souvent dit qu’étant donnĂ© que nous ne pouvions soutenir qu’une activitĂ© en plus de nos revenus fonciers, il faut agir avec discernement et non pas en fonction de ses valeurs. Numares Prime avait en effet instaurĂ© un systĂšme d’occupation des classes sociales trĂšs spĂ©ciales et unique en son genre: si le peuple Ă©tait libre de faire ce qu’il voulait de sa vie, les maisons ne pouvaient faire ce qu’elles voulaient. Il existait cinq sortes de maisons: les Maisons judiciaires, les Maisons commerciales, les Maisons politiques usuelles, les Maisons politiques conventionnelles et les Maisons politiques nobles. Les Maisons commerciales(allant des armateurs de vaisseaux spatiaux aux petites association d’artisans) dirigeaient les activitĂ©s commerciales mais Ă©taient interdit d’activitĂ©s politiques ou judiciaires ainsi que d’activitĂ©s agricoles. Les Maisons judiciaires dirigeaient la justice mais ne pouvaient compter que sur les revenus de leur fonctions de juges, notaires et avocats. Les maisons politiques des trois types pouvaient se prĂ©senter Ă  des postes politiques, diriger des domaines agricoles pour des revenus supplĂ©mentaires(mais de façon limitĂ©e) et devaient investir un pourcentage de ses revenus dans un centre de recherche scientifique. Le reste de leurs revenus Ă©tait formĂ© de leur salaire, au demeurant trĂšs Ă©levĂ©, de sĂ©nateur, toute activitĂ© commerciale ou libĂ©rale leur Ă©tant strictement interdite. Numares Prime attachait une importance immense Ă  l’intĂ©gritĂ© et au respect des rĂšgles. Toute maison ayant un membre les transgressant devait prouver que seul ce membre Ă©tait fautif ou ĂȘtre destituĂ©e de ses droits. Pour palier Ă  ce systĂšme trĂšs dur, toute famille pouvait former une Maison Ă  la seule condition de faire le tri de ses activitĂ©s. Les Maisons politiques nouvellement formĂ©es avaient Ă©galement la condition de prĂ©senter un programme clair de leur politique mais en contrepartie, recevait les mĂȘmes moyens que toute autre Maison pour ses campagnes Ă©lectorales. Des analystes politiques impĂ©riaux n’avaient pas manquĂ© de critiquer ce systĂšme social divisant considĂ©rablement la puissance des citoyens et la confiance qu’ils pouvaient avoir dans ce systĂšme. Le fait qu’une Maison ne soit pas une famille mais une famille entourĂ©e de personnes de diffĂ©rents mĂ©tiers “adoptĂ©s” n’arrangait pas les choses. MalgrĂ© cela, le systĂšme n’avait jamais montrĂ© de rĂ©els dĂ©fauts et le SĂ©nat avait rĂ©ussi ainsi Ă  tenir tĂȘte Ă  l’Imperium, pacifiquement dans le passĂ© puis militairement lors de la rĂ©volte. Azkar faisait partie de la Maison noble Azkar, maison populaire mais non dominante. Ils avaient toujours privilĂ©gie des idĂ©es, des modes de travail et des personnes sĂ»res. Leur famille investissait dans le domaine du dĂ©vellopement spatial depuis sa fondation. Ce n’est depuis que Numar Ă©tait indĂ©pendant que l’institut de recherche Syke avait pu devenir prospĂšre car libre des lourdes contraintes impĂ©riales. Contrairement Ă  la Maison Cavalkech, ils n’avaient pas encore reçu de cadeaux de la part de Syke. - Syke Ă©tait bien un choix stratĂ©gique mais certains choix se justifient dans le futur. - Alors profitez un moment de la justification du nĂŽtre, voulez-vous? - Je ne me ferai pas prier. Azkar monta dans l’élĂ©gant vĂ©hicule et s’installa Ă  l’arriĂšre avec Doym qui disposait de son propre chauffeur, un autre garde de la maison. Azkar ne put s’empĂȘcher de sourire en regardant sa situation: un commandant militant suprĂȘme, dirigeant thĂ©orique de toutes les armĂ©es numares, se serait retrouvĂ© vulgaire piĂ©ton si un lieutenant d’une Maison n’avait daignĂ© l’emmener dans sa voiture avec chauffeur
 La voiture dĂ©marra en trombe et s’élança sur les grands boulevards de Selvon. Azkar se tourna vers Doym. - Mais dis-moi, Visors. Tu n’as eu donc aucun Ă©cho de la rĂ©union du SĂ©nat de la part de MickaĂŻ Cavalkech? - Aucun, sinon qu’il est passablement Ă©nervĂ© depuis la semaine passĂ© mais on ne le voit plus tellement. Il passe son temps Ă  Nastellia Azkar avec votre pĂšre et le pĂšre de la Maison Madrioch. - Le Praesidorus ne se joint-il pas Ă  eu? - Etonnament non. Ni lui ni aucun membre de la Maison Versilent n’a eu de contact avec d’autres membres du “Quatuor”. Le Quatuor Ă©tait le nom que donnait les gardes des Maisons aux partisans des idĂ©es de la rĂ©bellion. Il Ă©tait formĂ© de quatre Maisons: la Maison Azkar, populiste et populaire dans l’armĂ©e, la Maison Madrioch, trĂšs liĂ©e aux Maisons commerciales et reprĂ©sentant des idĂ©es de la haute-bourgeoisie, la Maison Cavalkech, excessivement populaire pour ses idĂ©es mĂ©langeant socialisme et libĂ©ralisme,(toutes trois nobles) et enfin, la Maison Versilent, trĂšs apprĂ©ciĂ©e par les Maison modĂ©rĂ©es majoritaires au SĂ©nat et par la bourgeoisie, dont le pĂšre, Desmond Versilent, Ă©tait le Praesidorus, le reprĂ©sentant suprĂȘme de l’autoritĂ© de Numares Prime. Les Maisons Azkar et Cavalkech Ă©tait considĂ©rĂ©s comme les cerveaux du Quatuor, non pas par leur importance mais leur implication: les Azkar avaient l’armĂ©e Ă  leur cotĂ©s et Ă©taient les plus actifs lorsqu’il s’agissait d’appliquer la doctrine numare. De leur cotĂ©, les Cavalkech agissait de maniĂšre trĂšs subtile et rĂ©pandait les idĂ©es numares de façon non-officielles, utilisant sa popularitĂ© pour se rallier les foules en toutes circonstances. Versilent et Madrioch les avaient rejoint plus tard pour la sympathie qu’ils inspiraient dans leurs classes sociales “favorites”. La Maison Versilent tentait de se donner une image de dirigeant(volontĂ© normale pour la Maison abritant le chef de l’état) de la rĂ©bellion mais Ă©tait plus influencĂ©e par les idĂ©es des trois autres membres que vĂ©ritablement dirigeant. La Maison Madrioch s’était peu-Ă -peu dĂ©sintĂ©ressĂ© des rĂ©unions du SĂ©nat pour s’intĂ©resser aux rĂ©unions des chefs du Quatuor et formait Ă  la fois un conseiller apprĂ©ciĂ©, le caractĂšre trĂšs sympathique de son pĂšre y Ă©tant pour beaucoup, et un militant pacifique. Azkar n’apprĂ©ciait pas l’idĂ©e que la Maison Versilent dĂ©cide de jouer cavalier seul. Doym ne pouvant lui en dire davantage, la conversation s’orienta sur des sujets moins sensibles et moins importants. MalgrĂ© cela, Azkar y prit beaucoup de plaisir et se dĂ©rida considĂ©rablement. Sa mĂ©lancolie du voyage avait Ă  prĂ©sent fait place Ă  un Ă©tat d’esprit plus optimiste. Cette partie est un peu plus courte que ce que je vous envoie d'habitude mais si j'avais pris plus long, j'aurai brisĂ© le rythme du texte.
  5. Guidrion

    Numar: une nouvelle Ăšre

    le dispatching des soldats dĂ©pendaient sous l'Imperium de l'adeptus munitorum et sous numar, du haut-commandement. Le gouvernement ne contrĂŽle pas directement des choses si mineures. Tous agissent sous les ordres du gouvernement mais la faction Tershev n'est pas officielle et reste du domaine de la rumeur pour la plupart comme tu peux le voir Ă  un moment dans le texte. Algerian est le gĂ©nĂ©ral du TIR actuel. Il est considĂ©rĂ© par la faction Tershev comme leur ennemi vu que son pĂšre a Ă©tĂ© la cause de la destitution de VersacrĂšs. Ses partisans sont simplement des soldats sympathisant Ă  ses idĂ©es. Ils sont des soldats de Numar au mĂȘme titre que ceux de la faction Tershev. Ce ne sont que des tendances diffĂ©rentes. Il n'ont rien Ă  voir avec l'Imperium.
  6. Guidrion

    Numar: une nouvelle Ăšre

    Mise-à-jour Bon, j'ai tenté d'améliorer le rapport sur la faction Tershev en le complétant et en retirant quelques fautes. En le relisant, je me demande vraiment comment j'ai pu le bacler à ce point... J'espÚre que ca vous plaira et que ce sera plus compréhensible
  7. Guidrion

    Numar: une nouvelle Ăšre

    Je n'avais pas remarquĂ©. Je ferai plus attention pour Ă©viter la confusion Vraiment? Je retaperai cette partie-lĂ  dĂ©s que j'aurai le temps. En fait, cette faction n'Ă©tait pas prĂ©vu Ă  la base mais en mĂȘme temps le trio Nachen-Atlarh-AckaĂŻ non plus(comme quoi). Je vais essayer de reprĂ©ciser ça dans mon esprit et d'ensuite clarifier voire rallonger la partie la concernant. Quelle partie ne comprends-tu pas? La totalitĂ©, ses objectifs, son histoire, son rĂŽle dans l'histoire? Ca m'aiderait:) Tu n'imagines mĂȘme pas
  8. Guidrion

    Numar: une nouvelle Ăšre

    Bonjour Ă  tous. Voici donc la suite du rĂ©cit et le dĂ©but de la seconde partie du roman. Vous verrez ici la situation se complexifier. J'espĂšre que vous n'aurez pas de mal avec la liste de noms qui commence Ă  devenir longue. Sur ce, bonne lecture Ă  tous. note: les TombĂ©es sont l'Automne altien Partie 2: La bataille intĂ©rieure Chapitre 12: Luttes intestines - Quel temps! On se croirait aux TombĂ©es... En effet, le major AckaĂŻ avait des raisons de se plaindre. Le ciel bleu de sa rĂ©gion Ă©tait devenu gris et froid. Un poĂšte aurait dit qu'il reflĂ©tait l'Ăąme des soldats mais le rĂ©aliste comprenait que seul la poussiĂšre des dĂ©combres Ă©tait responsable de cette dĂ©primante grisaille. Le sergent Nachen s'appuya sur le contrefort de la fraĂźche tranchĂ©e et parla de sa voix calme et fataliste. - Nous sommes de toute façon ici pour combattre, pas pour nous plaindre, je crois. - Nachen... Pas d'excĂšs inutiles de zĂšle, je te prie... - Je vous taquine Narrio... AckaĂŻ soupira avec amusement: Nachen Ă©tait tellement attachĂ© au protocole militaire qu'il Ă©tait incapable de tutoyer un supĂ©rieur ou de se faire appeller par son prĂ©nom. Sa courte rĂ©flexion fut stoppĂ©e par Atlarh qui s'approchait en les appellant avec un sourire qui ne la lachait plus depuis la fin de l'Ă©pisode de la Triade. Dans sa distraite bonne humeur, elle manqua de s'Ă©taler de tout son long en bousculant un soldat du TIR peu commode. Ce dernier grommela en voyant son insigne de sergent et partit sans mot dire. Sans prĂȘter une grande attention Ă  l’incident, Atlarh aborda ses deux amis avec sympathie malgrĂ© le fait que son sourire se soit attenuĂ©. AckaĂŻ rĂ©pondit au sourire de la jeune fille qu’il trouvait bien plus chaleureuse depuis que leur mission s’était terminĂ©e. - Tu m’as l’air bien heureuse, Tania. - Ce n’est pas ça, j’ai des nouvelles intĂ©ressantes. Plus timide que respectueuse du protocole, Tania ne pouvait non plus se rĂ©soudre Ă  tutoyer AckaĂŻ et encore moins l’appeller par son prĂ©nom. - Des soldats numars sont arrivĂ©s pour nous renforcer. C’était Azkar qui dirigeait le transfert
 Le sourire d’AckaĂŻ disparut aussi vite qu’il Ă©tait arrivĂ©. - Azkar! Encore un de ces politiques qui s’attribuent toute la gloire malgrĂ© leur incompĂ©tence
 Nachen s’avança et tenta de calmer les dangereuses ardeurs du major. - Narrio, je comprend votre idĂ©e mais cet homme n’est pas le dernier venu non plus. - Il charge comme un imbĂ©cile au milieu de ses troupes mais il se pavane devant le gouvernement pendant que nous, les vrais soldats, on croupit dans des tranchĂ©es! Devant l’énervement grandissant d’AckaĂŻ, Nachen haussa Ă  son tour le ton. - D’autres que vous auraient critiquĂ© un gĂ©nĂ©ral restant derriĂšre les lignes. - Un gĂ©nĂ©ral ne peut se permettre de risquer sa vie. Peu importe ce que pense la troupe, la fin justifie les moyens. - Vraiment? N’est-ce pas ce que nous autres, membres de la coalition numare, reprochons Ă  l’Imperium? Les deux hommes se toisaient Ă  prĂ©sent avec hostilitĂ©. Atlarh, muette de peur d’envenimer les choses, ne savait plus oĂč se mettre et voulut s’eclipser pour Ă©viter de se faire prendre Ă  tĂ©moin. Son don lui avait enseignĂ© que la discrĂ©tion vaut parfois mieux qu’une encombrante vĂ©ritĂ©. Elle essaya donc de reculer discrĂštement avant de se heurter Ă  quelqu’un. Elle se retourna vivement et reconnut un soldat du TIR numar, les nouveaux arrivĂ©s
 - Excusez-moi,mademoiselle. L’homme parlait un bas gothique empreint de sonoritĂ©s qui ressemblaient Ă  celles du haut gothique mais dans une version plus grave. Il semblait un peu bourru, sans doute un effet de sa barbe brune lĂ©gĂšrement hirsute, mais sympathique. - Il n’y a pas de mal
 Ce qui Ă©tait vrai,dans un sens: la rencontre avait eu l’avantage de distraire les deux soldats de leur diffĂ©rent d’avis. - Connaissez-vous le major AckaĂŻ? On le demande ainsi que les sergents Nachen et Atlarh. AckaĂŻ s’avança en mettant doucement Atlarh de cotĂ©. - C’est nous. Qui nous demande? - Vous le dire ne dĂ©pend pas de moi. Je vous prie de me suivre. Cela prendra une heure tout au plus. - Bien. Le petit groupe suivit le soldat jusqu’aux nouveaux baraquements. Ils s’approchĂšrent d’un bunker de communication prĂ©fabriquĂ© gardĂ©s par deux hommes en armure carapace aux couleurs des rĂ©giments du commandant Azkar. AckaĂŻ ne put s’empĂȘcher d’imaginer l’officier qu’ils allaient voir Ă  l’image de l’idĂ©e qu’il se faisait du seigneur commandant: hautain, prĂ©cieux et ambitieux. AprĂšs quelques mots Ă©changĂ©s entre leur guide et les gardes dans cette langue proche du haut-gothqiue qu’avait notĂ© Atlarh, on les fit entrer avec politesse. La salle manquait d’éclairage et son mobilier se limitait Ă  des caisses d’équipement de transmission, une table, quelques chaises pliables et un homme assis sur l’une d’elles. L’homme Ă©tait basanĂ© et avait une coiffure brune bouclĂ©e. Il portait un costume brun d’officier. Sans ses Ă©paulettes d’officier de l’état-major numar, on aurait pu le prendre pour un soldat de bureau parmi tant d’autres. Il lisait les informations d’une plaque de donnĂ©es, nonchalement assis sur sa chaise. Il se leva et vint serrer la main de Nachen et d’AckaĂŻ et embrassa celle d’Atlarh avec une grande politesse. Sans formes de cĂ©rĂ©monie, il les invita Ă  s’asseoir. Il reprit sa place et joignit les mains en regardant ses interlocuteurs. - Votre transfert s’est-il bien passĂ©? Les trois compagnons laissĂšrent le major prendre la parole, les deux sergents ayant devinĂ© que c’était au plus haut gradĂ© de s’exprimer pour eux. - Fort bien mais je ne pense pas que ce soit pour cela que vous nous ayez demandĂ© de venir. - Direct. J’apprĂ©cie. Et bien, sachez qu’on parle beaucoup de votre mission et de votre Ă©chappĂ©e pour le moins hĂ©roĂŻque mais Ă©trange dans les hautes sphĂšres. L’activitĂ© psychique dĂ©tectĂ©e Ă  l’aĂ©roport Sud inquiĂšte. Aucun autre fait psychique n’ayant Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©, d’aucuns craignent qu’un hĂ©rĂ©tique ou un psyker de niveau alpha ne rĂŽde et agisse de façon isolĂ©. Atlarh pĂąlit et baissa la tĂȘte. - Nous n’avons rien remarquĂ©. L’homme pouffa de rire un instant avant de relever la tĂȘte en souriant. - Ah, mon cher AckaĂŻ. Nous savons tous que vous mentez. Un satellite a photographiĂ© un Ă©clair d’énergie vert frapper des ImpĂ©riaux non loin de votre appareil. MĂȘme un imbĂ©cile myope et sourd aurait remarquĂ© quelque chose. Maintenant, couvrez-vous quelqu’un ou agissez-vous par mĂ©pris du TIR. Je vous rappelle que vous ĂȘtes aussi numar que moi. Pour ceux qui aiment la logique, nous sommes tous des Numars vivant dans le systĂšme numar, Altien et Numarus, notre nom dĂ©suet, ne sont que nos prĂ©noms en quelque sorte. AckaĂŻ Ă©tait dĂ©sarçonne par l’attitude de l’homme. MĂ©langeant en une rĂ©plique ses soupçons, un interrogatoire dissimulĂ© et un cour de gĂ©ographie humaine, les rĂ©elles intentions de ce dernier demeuraient floues, voire incomprĂ©hensibles. Il semblait vouloir jouer avec eux. Il jeta un regard en coin Ă  Atlarh. Elle hocha la tĂȘte affirmativement. Son regard s’était obscurci. Manifestement, elle avait fait appel Ă  ses capacitĂ©s. - Je ne couvre ni hĂ©rĂ©tiques ni personne qui puisse reprĂ©senter un danger pour Altis autant que pour la coalition. Il s’attendait Ă  voir l’officier s’énerver, les menacer mais il n’en fit rien. Il posa ses mains sur la table et continua Ă  parler calmement. - Si vous le dites. Peu m’importe en fait. AckaĂŻ s’attendait Ă  tout sauf Ă  ça. - Ce qui m’intĂ©resse vraiment c’est ce que vous transportiez: la bombe. Altis a toujours aimĂ© l’armement atomique, surement parce que votre atmosphĂšre dissipe mieux les radiations et que vos techniques de nettoyage sont efficaces mais cela n’a jamais plu Ă  Numar. La puissance nuclĂ©aire ne nous a jamais plu en fait. Les radiations, sa puissance Ă©tonnante pour un prix rĂ©duit Ă  notre Ă©poque
 Tout cela a fait que la coalition est contre le dĂ©vellopement de ces armes. Nous avons autorisĂ© Altis Ă  conserver ses ogives mais plus Ă  effectuer des recherches nouvelles sur elles. - Mais
 - Et Ă  prĂ©sent, nous avons dĂ©couvert dans un message du TIR altien qu’une ogive expĂ©rimentale a Ă©tĂ© sauvĂ©e d’un arsenal de la Triade! L’homme s’était Ă©nervĂ© et imposait silence Ă  AckaĂŻ, toujours confus. - Le pire est qu’à prĂ©sent toutes traces officielles de cette communication ont Ă©tĂ© effacĂ©es des archives. Nous savons donc qu’il s’est passĂ© quelque chose mais nous ne pouvons plus le prouver Ă  prĂ©sent aux yeux des autoritĂ©s compĂ©tentes. Heureusement, votre gouvenrement a omis un dĂ©tail: vos noms. Vos noms n’ont jamais Ă©tĂ© effacĂ© des archives et les tĂ©moins des forces numars vous ont reliĂ© Ă  cet Ă©vĂšnement. Je veux donc savoir tout ce que vous savez. Si vous ne coopĂ©rez pas, je n’aurai d’autres choix que de vous dĂ©noncer pour haute trahison et les activitĂ©s psychiques dĂ©tectĂ©es n’arrangeront pas votre cas. Le silence tomba. AckaĂŻ joignit les mains sur son visage et rĂ©flĂ©chis quelques instants. Il rompit ensuite le silence devenu pesant. Atlarh semblait terrifiĂ©e, Nachen restait interdit. - Nous ignorions tout de notre mission. Nous devions juste rĂ©cupĂ©rer l’équipement de valeur sur place. Un officier qui nous a rĂ©cupĂ©rĂ© nous a avouĂ© officieusement que le haut-commandement ne voulait pas que ca s’ébruite. Les documents concernant le prototype ont brĂ»lĂ© sauf deux plaques de donnĂ©es qu’Atlarh a emportĂ© par mĂ©garde. Le haut-commandement les a dĂ©truit pour ce que nous en savons
 L’homme se radouçit un peu. - Je vois... Et bien, je vais devoir vous demander la plus grande discrĂ©tion concernant cette affaire. MalgrĂ© tout, je vais vous demander de donner toutes les informations que vous pourriez encore dĂ©couvrir au sergent Lateran. C'est l'homme qui vous a conduit ici. Il nous transmettra les informations. Sachez que les ordres que je vous donne sont supĂ©rieurs Ă  votre chaĂźne de commandement. J'espĂšre que vous saisissez le danger de ce qu'il se passerait si vous parlez Ă  vos supĂ©rieurs de ce qui s'est dit ici. Vous pouvez disposer. Les trois Altiens Ă©changĂšrent un regard avant de partir l'air inquiet. En ressortant, Atlarh se rapprocha du major. - Pourquoi ne leur avez-vous pas dit que j'avais conservĂ© une des plaques de donnĂ©es? - Je ne leur fais pas confiance. Pour ce que j'en sais, ils pourraient trĂšs bien ĂȘtre au service de l'Imperium. J'ai l'impression qu'il ne faudrait en parler qu'Ă  des officiers haut-placĂ©s sĂ»rs. Trop de gens ont l'air de courir aprĂšs cette bombe. En plus ce type me semblait louche. Nachen se gratta le menton en rĂ©flĂ©chissant. - Il me rappelle quelqu'un. - Si vous le dites... Dans le bunker, la tension Ă©tait retombĂ©e et deux hommes Ă©taient rentrĂ©s. Adrian se servit un cafĂ© tandis que le colonel Nash prit place sur une chaise, l'air fatiguĂ©. Il avait faibli depuis sa blessure au bras lors de la rĂ©volte sur l'Arrianis. - Qu'en est-il des ces Altiens? Ilsem Azkar se retourna, l'air satisfait de lui mais pas joyeux pour autant. - Ils ne savent pas grand chose mais apparement, la faction extrĂȘmiste de l'armĂ©e altienne manoeuvre correctement et protĂšge bien ses arriĂšres. Je leur ai donnĂ© un contact et des avertissements. Je crois qu'il nous sera utile de garder un oeil sur eux. Qui sait ce qui peut arriver? - Et s'ils le dĂ©noncent, votre contact? - Lateran est la seconde identitĂ© de ce brave Morrus, un spĂ©cialiste de l'infiltration au service de la maison Azkar depuis dix ans. Lateran est un soldat qui n'apparait que trois heures par jour ou sur demande. Le reste du temps, sa barbe postiche et ses lentilles de contacts retournent dans le paquetage du soldat Morrus et il ressort lunettes et uniforme de troupier pour tromper les gens qui le connaissent. Personne d'autre qu'eux ne connaitra jamais un Lateran durant cette guerre. - Ce n'est pas un peu lĂ©ger? - Il a eu une formation d'acteur et est trĂšs douĂ© pour diffĂ©rer ses attitudes. Lateran et Morrus n'ont que leur teint et leur coiffure rĂ©glementaire en commun. - Si vous le dites... Adrian posa deux tasses de cafĂ© sur la table et s'assit Ă  son tour en buvant la sienne. - Vous leur faites confiance? - C'est encore difficile Ă  dire, Adrian. Le major a l'air trĂšs mĂ©fiant. La jeune fille semble avoir trop peur des rĂ©percussions pour faire confiance Ă  qui que ce soit. Quant au dernier, j'ai l'impression que c'est celui qui se sent le moins impliquĂ© mais qui en sait surtout le moins. Pour tout dire, je crois qu'il assume le fait que cette affaire le dĂ©passe. - Vous semblez l'admirer. - Du tout, il m'a juste l'air d'ĂȘtre un bon soldat peu ambitieux. - N'est-ce pas justement ce que vous admirez? Azkar et Adrian se sourirent mutuellement. La conversation s'acheva sur un dĂ©bat court mais amusĂ© entre les trois hommes sur les caractĂ©ristiques d'un bon soldat. Le commandant se sentit plus lĂ©ger, chose qu'il apprĂ©ciait tout particuliĂšrement depuis le dĂ©but des troubles. Un soldat entra dans le bunker pour apporter un nouveau rapport. Son entrĂ©e brisa quelque peu l'ambiance dĂ©tendue de la salle. Azkar le remercia et le congĂ©dia. Il soupira avant de se remettre Ă  la tĂąche. Il lut les quelques lignes d'introduction du rapport. - C'est le rapport de Crell sur la faction Tershev de l'armĂ©e altienne. Nash manqua de renverser sa tasse de stupeur. - Vous avez demandĂ© un rapport sur une faction extrĂȘmiste Ă  un soldat qui Ă©tait membre de l'armĂ©e altienne il y a peu. - J'ai demandĂ© Ă  un agent de la Doctrine de vĂ©rifier ses allĂ©geances sous couvert d'une histoire de transfert de dossier. Le rĂ©giment du TIR altien dont il faisait partie Ă©tait des loyalistes fidĂšles Ă  Algerian. Le psyker a mĂȘme dĂ©couvert qu'il avait perdu deux amis d'enfance dans un accrochage entre les deux groupes pendant les trois lunes de sang. - Quel rapport Ă  cette pĂ©riode? Je ne suis pas familier Ă  l'histoire altienne. Je faisais partie des troupes de maintien dans la paix dans les zones sinistrĂ©s sur Numares Secundus Ă  l'Ă©poque. - La faction extrĂȘmiste opĂ©rait plus violement que les autres rĂ©giments. Il y a eu une altercation entre deux rĂ©giment pro-numar lors de l'attaque d'un point de rĂ©sistance important. Les extrĂȘmiste ont perdu. - Comment en sont-ils arrivĂ©s lĂ ? - Tershev, alors colonel de rĂ©giment renommĂ©, voulait faire bombarder la zone malgrĂ© la demi-douzaine d'otages des impĂ©rialistes. C'est Ă  ce moment que Tershev a commencĂ© Ă  prendre de l'avancement dans la faction jusqu'Ă  la diriger. - Je comprend mieux mais si ce Tershev est bien le dirigeant de cette faction, qu'attendons-nous pour le supprimer? - Il n'y a pas de preuves et ses hommes sont prĂȘt Ă  supprimer tout tĂ©moin prĂȘt Ă  parler. Qui plus est, il est beaucoup plus discret que ses agents. La majoritĂ© des gens croient que la faction Tershev est un fantasme imaginĂ© par impĂ©rialistes dĂ©sireux de crĂ©er du dĂ©sordre. Mais Ă  prĂ©sent, venons-en au fait pour rĂ©capituler ce que nous savons. Nash se tut et but une gorgĂ©e de sa tasse de cafĂ©. Adrian s'accouda Ă  la table, l'air intĂ©ressĂ©. Azkar entama la lecture du rapport. "La faction Tershev s'est créée il y a trente ans lors de la derniĂšre rĂ©volte de l'archipel de Sanassovh. Elle Ă©tait alors dirigĂ©e par un soldat d'Ă©lite devenu colonel, Mansar VersacrĂšs. Adepte des armes lourdes, les tactiques principales de son corps d'armĂ©e furent le bombardement massif autant aĂ©rien que naval. Son plan incluait Ă  terme de dĂ©truire le port clandestin des rebelles, peu nombreux mais trĂšs bien armĂ©s, avec une des bombes atomiques dont disposait encore la flotte. Le colonel de la seconde armĂ©e sur le terrain, Selim Algerianus, le pĂšre du gĂ©nĂ©ral Algerian encore porteur du suffixe noble, a rapportĂ© l'affaire Ă  l'AssemblĂ©e. Cette derniĂšre, dĂ©jĂ  peu encline Ă  utiliser la puissance atomique, avait reçu de nombreuses pressions des membres de la coalition. Il est Ă  noter que le comissariat impĂ©rial n'Ă©tait pas de cet avis mais lĂ  n'est pas la question. VersacrĂšs fut dĂ©mis de ses fonctions et un assaut aĂ©rien rĂšgla la question de la rĂ©volte. Le colonel refusa d'abandonner ses rĂȘves de gloires et avait trouvĂ© de nombreux partisans du radicalisme stratĂ©gique. Il tenta de crĂ©er un rĂ©seau sympathisant lors de son procĂšs en cour martial pour une autre affaire. Il ne fut pas acquittĂ© mais le rĂ©seau s'Ă©tait créé. Des tracts se sont rapidement mis Ă  circuler sur le laxisme lĂ©ger du gouvernement en matiĂšre de stratĂ©gie. L'idĂ©e d'augmenter les pouvoirs des troupes a sĂ©duit de nombreux hommes et des sympathisant de l'idĂ©e créÚrent des rĂ©giments entiĂšrement constituĂ© de membres de la faction. C'est Ă  cette Ă©poque que de nombreux membres de l'adeptus munitorum chargĂ©s de la rĂ©partition des rĂ©giments furent assassinĂ© ou se "suicidĂšrent". VersacrĂšs mourut il y a quinze ans mais la faction lui survĂ©cut. On parle de nombreuses rĂ©unions stratĂ©giques sous couvert de diners mondains. La faction utilisa Ă©galement les fiascos militaires de forces gouvernementales lors de la Chute, la guerre contre les Taus. MalgrĂ© tout, leurs plans ne furent jamais impliquĂ©s. Plus tard, un soldat fut remarquĂ© lors des rĂ©unions: Doyle Tershev. CultivĂ©, charismatique et excellent orateur, beaucoup apprĂ©ciaient sa finesse politique et ses mĂ©thodes militaires trĂšs proches de celles de VersacrĂšs. Tershev devint vite le favori des gradĂ©s de la faction. Arriva la rĂ©volte numare et l'altercation entre le rĂ©giment de Tershev et un de ceux du corps d'armĂ©e d'Algerian. Tershev Ă©tait alors encore commandant de rĂ©giment. Il combattit aux cotĂ©s des pro-numars. C'est durant la derniĂšre semaine de la bataille altienne qu'il devint. Cet Ă©vĂšnement mit l'homme au sommet de la direction de la faction. beaucoup voyaient en lui une rĂ©incarnation de feu VersacrĂšs. Il accĂ©da rapidement aux Haut-commandement mais les partisans d'Algerian et des modĂ©rĂ©s empĂȘchĂšrent son accession aux plus grandes fonctions. Le TIR d'Altis est d'ailleurs considĂ©rĂ© par les membres de la faction comme leur ennemi en tant que "larbins d'Algerian". A part l'altercation lors des trois lunes de sang, on n'a recensĂ© depuis que des bagarres d'ivrognes entre soldats des deux factions." - C'est la fin du rapport de Crell sur le passĂ© de la faction.- Votre Crell a l'air bien informĂ©. - Le bouche Ă  oreille va vite sur Altis et Crell avait de nombreux amis. Quoiqu'il en soit, si nous savons que la faction est dangereuse. Mais Ă  prĂ©sent, il est clair qu'elle veut profiter des troubles pour prendre le pouvoir sur Altis. Ce sont des fous ambitieux et dĂ©sireux de crĂ©er un absolutisme militaire. Mais cette affaire de bombe expĂ©rimentale me semble ĂȘtre ce dont nous avons besoin pour purifier Altis. Qui plus est, retrouver cette bombe serait une bonne chose. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Le regard de Nash devint encore moins sympathique et son attitude se referma davantage. - Vous comptez l'utiliser? - Non mais cela fera perdre la crĂ©dibilitĂ© de la faction Tershev aux yeux de plusieurs de ses membres. Nash lui signala qu'il Ă©tait rassurĂ© et voulut prendre congĂ© pour prendre ses quartiers Ă  la ruche Delta. Il rassemblait quelques dossiers lorsque le poste Ă©metteur-rĂ©cepteur de la salle signala une transmission. Adrian et Azkar se dirigĂšrent vers le poste de transmission. Nash les imita. Le petit Ă©cran de l'appareil indiqua que le message Ă©tait une transmission astropathique Ă©mise depuis Numares Prime. "Enfin des nouvelles du SĂ©nat!" ne put s'empĂȘcher de s'exclamer Azkar. Il plaça une boutade sur la lenteur des procĂ©dures d'envoi de renfort tandis que l'appareil lançait l'impression. Adrian la prit et la lut. Il poussa un juron et frappa la table. Il passa le message Ă  son supĂ©rieur qui en comprenait plus son Ă©nervement. Il souriait Ă  moitiĂ© en lisant le message. - Qu'est ce qui peut bien ĂȘtre aussi Ă©nervant... Quoi?!! Son sourire disparut et son teint passa du livide au pourpre. - Les imbĂ©ciles! Si seulement je pouvais me trouver en face de celui qui a rĂ©digĂ© ce rapport, je le tuerais! Nash lĂącha ses dossiers et tenta de calmer Azkar. - Mais bon sang, qu'est ce qui peut vous Ă©nerver Ă  ce point? - Lisez! Nash prit le papier et lut tandis que le commandant se mit Ă  hurler toutes les injures de son rĂ©pertoire et Ă  donner de grands coups de pied dans les murs. "Par dĂ©cision du SĂ©nat aprĂšs dĂ©bat sous huis clos, le gouvernement de Numares Prime et par lui la coalition numare rejette la demande du seigneur commandant militant des armĂ©es numare Ilsem Azkar d'un envoi massif de troupes sur Altis ou de toutes autres formes de renforts." EDIT: v1.2, amĂ©lioration du rapport de Crell sur la faction Tershev Guidrion
  9. Guidrion

    Numar: une nouvelle Ăšre

    Merci de vos encouragements J'avoue, ce n'est pas trÚs fin. Mais le peu de temps qu'a duré l'alerte indiquait plutÎt que les rebelles avaient perdu. Si les traßtres numars avaient été en trÚs grand nombres(ce qui est impossible au vu de la loyauté du TIR, les rebelles seront généralement les marginaux ou des proches faussement repentis des commissaires impériaux), ils auraient lancé la rebellion en vol. Remarque trÚs pertinente en tout cas J'avoue ne pas saisir ton propos.
  10. Guidrion

    Numar: une nouvelle Ăšre

    Bonjour Ă  tous, En un mot comme en cent: voici la suite du rĂ©cit(et oui, je ne m'Ă©tend pas toujours sur ma vie personnelle^_^). RĂ©sumĂ© des Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents: le commandant Azkar prend contact avec le commandement d'Altis et dĂ©couvre la situation peu reluisante des forces de la coalition. Il prend la dĂ©cision d'appeller le gĂ©nĂ©ral Algerian pour s'informer de la suite des Ă©vĂšnements. Dans cette suite, vous verrez pas mal de personnages nommĂ©s bien que la plupart de ceux-ci seront secondaires voire anecdotique et si certains vous semblent efficaces pour des personnages secondaires, c'est voulu: pourquoi les protagonistes principaux sont toujours les seuls Ă  ĂȘtre efficaces? Pour le reste, il s'agit de la fin du chapitre et de la vĂ©ritable fin de la premiĂšre partie du rĂ©cit, j'ai nommĂ© l'invasion. Sur ce, je vous souhaite une excellente lecture:) Une dizaine de minutes passĂšrent aprĂšs qu’Adrian eut renoncĂ© Ă  calmer les deux hommes. Il avait interrompu sa derniĂšre tentative lorsqu’une coupure survint. L’appareil sous tension Ă©mit quelques bruits avant de se couper. Adrian voulut prĂ©venir Azkar et Crell mais ceux-ci ne purent passer outre leur diffĂ©rent et continuĂšrent leur Ă©change qui ne semblait plus vraiment avoir de liens avec la situation militaire. Impuissant, il soupira avant de chercher la cause de la panne. Il ne mit pas longtemps avant de comprendre que l’alimentation Ă©tait en cause. L’Arrianis avait apparement placĂ© l’appareil en distribution Ă©nergĂ©tique de survie, preuve que les techniciens avaient rĂ©ussi Ă  trouver un compromis. - Mon commandant? Je pense que la transmission sera problĂšmatique. Les deux hommes se calmĂšrent pour Ă©couter Adrian. Crell se laissa retomber dans son fauteuil en maugrĂ©ant et se retourna, dĂ©sireux de profiter de cette trĂȘve pour reprendre son calme. Azkar s’approcha d’Adrian. - Quel est le problĂšme? - L’alimentation est coupĂ©. Je pense que les techniciens ont placĂ© le vaisseau sous distribution Ă©nergĂ©tique de survie. - Vous ne pouvez pas dĂ©river du courant? - Je voudrai bien mais je suis lieutenant des transmissions, pas technicien
 Azkar frappa du pied avec un grognement d’insatisfaction. Il rĂ©flĂ©chit avant de saisir son intercom et rĂšgla le haut-parleur de l’appareil. - Sergent Envy? Avez-vous rĂ©ussi Ă  sortir Almodeus de la discussion? - J’ai rĂ©ussi mais ca n’a pas Ă©tĂ© simple. Est-il nĂ©cessaire? - Affirmatif. Faites-le venir ici au plus vite. C’est urgent! - Compris, terminĂ©! Il ne fallut que quelques minutes pour voir arriver le jeune sergent et le technaugure. Envy arriva le premier Ă  bout de souffle tandis qu’Almodeus trottinait pesament derriĂšre lui, ses bioniques s’entrechoquant en produisant un fort bruit de mĂ©tal. En d’autres circonstances, il aurait pu apparaĂźtre comme risible mais le coeur n’y Ă©tait pas. Un silence encadrait le bruyant concert mĂ©tallique du technaugure. Adrian s’éloigna rapidement de l’appareil et partit s’asseoir sur un siĂšge plus Ă©loignĂ©. Azkar passa outre les politesses pour expliquer clairement Ă  ce dernier ce qu’il attendait de lui. - Technaugure Almodeus? L’alimentation de cette radio a Ă©tĂ© coupĂ©e et sans elle, nous perdons un temps trĂšs prĂ©cieux. Pouvez-vous me rĂ©parer cela? Le technaugure s’approcha de la machine sans mot dire, avec sa froideur habituelle. Il s’accroupit et vĂ©rifia quelque donnĂ©es inscrites sur le cotĂ© de l’appareil. DĂ©s qu’il eut touchĂ© la machine, son air froid le quitta, Ă  croire que s’occuper des machines Ă©tait la seule chose qui importait pour lui. Une attitude somme toute trĂšs caractĂ©ristique de l’adeptus mechanicus mais cette sorte de fanatisme avait toujours effrayĂ© autant Adrian. Azkar quant-Ă -lui ne s’était jamais exprimĂ© sur l’homme. - Cette radio ne se trouve pas dans le circuit de survie. Elle ne semble pas avoir subie d’avaries. Je devrai pouvoir facilement arranger cela. - Parfait. Le commentaire d’Azkar se perdit dans le silence. Almodeus ne prĂȘta pas un instant attention Ă  lui. Il sortit un cĂąble d’un de ses bioniques et le connecta Ă  l’arriĂšre de l’appareil. De mĂȘme, il sortit un engin ressemblant Ă  un auspex et le relia au cĂąble. L’engin s’alluma et Almodeus commença Ă  pianoter dessus. Quelques minutes plus tard, l’écran du transmetteur se ralluma et Almodeus afficha un sourire triomphal. - GagnĂ©. Vous avez besoin d’autre chose? - Non. Azkar fĂ©licita le technaugure et tenta vainement de l’aider Ă  se relever. MalgrĂ© ses efforts, le technaugure n’oscilla mĂȘme pas et ce dernier ne semblait rien remarquer. Il se releva soudain avec une Ă©tonnante facilitĂ© en manquant de frapper Azkar avec son Ă©quipement dorsal. Le commandant esquiva avec surprise d’une façon un peu ridicule ce qui fit sourire Adrian. Le technaugure ne remarqua rien de la scĂšne et partit sans mot dire, avec la satisfaction du travail accompli sur le visage. Envy le suivit sans rien ajouter. Peu de temps aprĂšs, l'appareil Ă©mit un signal sonore indiquant qu'on tentait d'entrer en contact avec eux. Azkar ordonna avec un sourire Ă  Adrian d'Ă©tablir la liaison. Adrian fut heureux de revoir son supĂ©rieur ainsi: il semblait reprendre son sang-froid tout comme Crell qui avait repris sa place dans le petit groupe. Le jeune homme s'exĂ©cuta prestement et une image apparut d'abord brouillĂ©e puis de plus en plus nette. Le visage grave et las du gĂ©nĂ©ral altien apparut. - Je suis heureux de vous revoir en vie, Ilsem. On vous croyait disparu. - Je suis Ă©galement heureux de vous revoir, Eudamus, mais je crains que nous manquions de temps pour les politesses. Quel est la situation depuis le rapport zĂ©ro-quatre PPAM. - Notre front semble se stabiliser. Aucune action ennemie n'a Ă©tĂ© engagĂ©. Les missiles EMP ont accompli leur mission avec succĂšs. Je crois que les ImpĂ©riaux seront paralysĂ©s quelques temps mais ils ont du prĂ©voir que nous utiliserions ces armes et ont du prĂ©parĂ© des armes non-Ă©quipĂ© Ă©lectriquement. - C'est probable. Pensez-vous que nous pouvons les vaincre avec les effectifs prĂ©sents. - J'en doute. Leurs forces nous sont trĂšs supĂ©rieurs et si nos armĂ©es se dĂ©placent trop loin des structures clĂ©s ou dans une zone sans couverture anti-bombardement, l'ennemi disposent d'un avantage de taille: leur flotte. Nos vaisseaux sont quasiment tous en mauvais Ă©tat. Leurs actions prĂ©liminaires dans la ceinture n'aurait pas pu mieux fonctionner avec les effctifs qu'ils avaient. La guerre d'usure est notre meilleure option mais les citoyens perdront trop vite leur moral si on leur dit de se dĂ©brouiller seuls. - Je pourrai tenter de partir sur Numares Prime pour demander une action armĂ©e d'envergure. Si nous pouvons convaincre de dĂ©bloquer une intervention lourde et au mieux, une aide des Freedom's Children, notre victoire est assurĂ©e. - C'est presque Ă©tonnant que les ImpĂ©riaux n'y ait pas pensĂ©. Mais vous n'avez pas Ă  partir sur Numares Prime. L'assemblĂ©e altienne a dĂ©jĂ  envoyĂ© une demande sur votre planĂšte. Par contre, je doute que les Freedom's Children soient les plus adaptĂ©s Ă  cet assaut... - Sans eux, je doute que l'idĂ©e de notre sĂ©cession aurait rĂ©ussi. Les Spaces marines ont quelque chose de rassurant pour leurs alliĂ©s mĂȘme si c'est un chapitre en nombre restreint et aussi peu belliqueux que ceux-ci... - Quoiqu'il en soit, j'ai envoyĂ© quelques appareils pour rĂ©parer votre engin et pour vous ramener en transit sur une des stations de Bassilk. On vous demandera ensuite de rejoindre avec quelques troupes le centre de commandement de Delta pour une mission de maintien de la paix par demande express de l'assemblĂ©e. Pour le reste, nous sommes relativement condamnĂ©s Ă  attendre la rĂ©ponse du SĂ©nat numar mais la rĂ©ponde devrait vite arriver. Azkar s'emporta, surpris par une tĂąche aussi dĂ©risoire pour un officier supĂ©rieur de son rang. - Une mission de maintien de la paix? Mes troupes sont des combattants, pas des policiers surtout dans une zone telle qu'une citĂ©-ruche. - C'est une application du protocole militaire en cas d'invasion. Les zones urbaines importantes touchĂ©es par une attaque doivent passer sous contrĂŽle de la coalition pour Ă©viter la surcharge de tĂąches pour l'Ă©tat en Ă©tat de guerre. Je n'y peux rien mais vous pouvez dĂ©lĂ©guer des officiers. - Bien... Je tenterai de convaincre le colonel Nash et le lieutenant Darlis. Ce sont des hommes de confiance. Adrian Ă©carquilla les yeux en entendant son nom. Il voulut protester gestuellement mais Azkar lui intima l'ordre de se taire pour le moment. - Bien. Le colonel Nash a dĂ©jĂ  travaillĂ© sur Altis lors de la victoire sur les Taus par la Grande Armada. J'ai eu affaire Ă  lui auparavant. - C'est parfait. En tout cas, je dois vous prĂ©ciser que notre activitĂ© ne pourra pas prendre effet immĂ©diatement. Mes rĂ©giments sont en mauvais Ă©tat aprĂšs la bataille que nous avons menĂ©. Qui plus est, ils sont Ă©quipĂ©s pour des combats orbitaux, pas pour el combat au sol. Leur rééquipement prendra au moins deux jours, sans compter le temps de transfert sĂ©curisĂ© vers Altis - Je transmettrai cette information Ă  l’AssemblĂ©e mais la perte de la Triade et de la rĂ©gion nord de l’Altie mineure les a mis Ă  cran. Ordonnez le rééquipement immĂ©diatement pour prĂ©venir tout problĂšmes. Malheureusement, je dois vous laisser Ă  prĂ©sent. On m’a transfĂ©rĂ© au commandement du front sud. - TrĂšs bien. Nous en reparlerons dĂ©s mon arrivĂ©e sur Altis. L'Empereur vous garde. - Faites attention Ă  vous, Azkar. L'image se brouilla Ă  nouveau pour disparaĂźtre encore une fois. Azkar s'asseya calmement dans son fauteuil en soupirant. Adrian coupa le systĂšme visuel et se tourna vers son supĂ©rieur. Celui-ci avait Ă  prĂ©sent le regard perdu dans le vide. L'espace d'un instant, il se crut revenu Ă  sa premiĂšre campagne Ă  son service. Il revoyait le jeune et fringuant Azkar sortir des Ă©prouvantes batailles de Numares Secundus fatiguĂ© et dĂ©sillusionnĂ©. Il le revit se morfondre aprĂšs la victoire de Pianden, assis dans les ruines au milieu des cadavres. Ce flasch disparut aussi vite qu'il Ă©tait apparu et il revit Ă  nouveau un Azkar fatiguĂ© mais rĂ©solu. Il tenta de le rĂ©conforter - Vous vous sentez bien, mon commandant? - Oui, ça ira. C'est la fatigue... Crell fit un petit bruit mĂ©prisant en entendant cela mais n'en rajouta pas, visiblement calmĂ©. Un silence pesant s'instaura entre les trois hommes. Il s'Ă©coula un quart d'heure avant que les appareils des stations de Bassilk ne se supendent Ă  l'Arrianis. Azkar partit vers le quai qui lui avait Ă©tĂ© assignĂ© avec son Ă©quipe de commandement restreinte composĂ©e du colonel Nash des troupes de choc, informĂ© de sa nouvelle tĂąche, d'Adrian Darlis, des deux Altiens Crell et Jark, de l'honni reprĂ©sentant Avelkhar, du major Vincent commandant les vĂ©hicules et du lieutenant-colonel Elric, un homme discret dirigeant l'infanterie sur le terrain. L'Ă©quipage non-nĂ©cessaire et une grande partie des troupes quittĂšrent Ă©galement leurs postes pour ĂȘtre ramenĂ©s sur Bassilk et de lĂ , vers leur nouvelle mutation. Un brouhaha impressionnant s'entendait au travers des couloirs. MalgrĂ© cela, seuls dans leur couloir de transfert, le groupe de commandement parlait peu. Avelkhar se contentait de ruminer dans son coin. Le major, le colonel et le lieutenant-colonel discutait Ă  voix basses sur l'Ă©tat stratĂ©gique que leur avait transmis Altis. Les deux Altiens bavardaient avec le sourire. Adrian se taisait autant qu'Azkar qui regardait les diffĂ©rents hommes pour patienter. Finalement, un appareil se rattacha Ă  leur quai et quelques instants aprĂšs, des soldats de Bassilk sortirent du sas pour accueillir les officiers. Les trois soldats portaient tous un uniforme rouge sang, une armure de torse couleur cuivre et une arme relativement volumineuse. Azkar, en sa qualitĂ© de passionnĂ© d’armement, les identifiat comme des S-2 arbalĂ©trier. Une mitraillette semi-lĂ©gĂšre Ă©quipĂ©e d’un lance-grenade Ă  fragmentation qui prĂ©sentait le dĂ©faut de mal gĂ©rer le recul et le poid de l’arme lors des tirs. En tir automatique, l’arme avait la facheuse tendance de relever le canon Ă  chaque tir. Hormis ce dĂ©faut qui ne se prĂ©sentait plus dans des zones de faibles pesanteur, le S-2 prĂ©sentait l’avantage d’ĂȘtre facile Ă  entretenir, peu coĂ»teux et trĂšs fiable. Des caractĂ©ristiques Ă  l’opposĂ© des trois autres modĂšles de sa catĂ©gorie. MalgrĂ© cela, ils ne furent jamais introduit dans les armements de la garde impĂ©riale et ne furent utilisĂ©s Ă  Ă©chelle militaire que sur les stations orbitales de Bassilk. Pour le reste, les soldats de Bassilk ressemblaient en tout points Ă  leur compatriotes d’Altis avec leurs cheveux blonds et leur teint pĂąle. MalgrĂ© leur mĂȘme origine, chacun put remarquer l’absence d’estime entre les deux Altiens et les gardes de Bassilk. Azkar, ni aucun autre Numar, n’avait jamais compris la raison de l’animositĂ© entre les habitants de ces deux planĂštes malgrĂ© le fait que tous Ă©taient altiens. Un politicien altien dĂ©clara un jour qu’il pensait que, du fait que les stations de Bassilk n’abritaient que des professionnels sous contrats limitĂ©s, les “Silks”, comme on les surnommaient, considĂ©rait leur passage dans les stations comme une sorte de mise au placard. On ne le vit plus jamais sur la scĂšne politique altienne. Un des Silks portant les insignes de sergent s’approcha d’Azkar et le salua. - Seigneur-commandant Azkar! Je suis le sergent Aquilae. Je vous prie d’entrer dans le vaisseau. Nous vous escorterons jusqu’à la station A6 Thesshane. Une navette de transfert vous y attend pour vous ramener sur Altis. - je vous remercie et
 Qu’est ce que ca veut dire? Des dĂ©tonations d’armes retentirent, rapidement suivit par les claquements d’armes lasers. Les hommes prĂ©sents sortirent leur arme, surpris. Un signal rouge s’alluma au-dessus du sas, la porte du vaisseau se referma de l’autre cotĂ© du sas et l’alarme retentit dans tout le vaisseau. Azkar tenta de se faire comprendre auprĂšs du sergent silk en criant pour passer outre le bruit de l’alarme. - Ne peut-on pas quitter le vaisseau? Le Silk lui demanda de rĂ©pĂ©ter par signes. Azkar haussa encore le ton. - Ne peut-on pas quitter le vaisseau avec les navettes? Je n’ai plus le droit de me mĂ©ler Ă  une bataille! - Impossible! Nos navettes sont bloquĂ©s tant que les censeurs des quais signalent des combats! Il faut patienter! - Il y a un combat! Je ne peux pas patienter! Azkar tenta d’allumer son intercom pour contacter le sergent Envy qui se trouvait dans le quai d’à cotĂ© Ă  sa demande. - Envy! C’est quoi ce bordel? - On est attaquĂ©, les Silks ont ouvert le feu. On a voulu riposter mais des gars d’ici ont commencĂ© Ă  nous tirer dans le dos. Ils veulent
. La liaison s’acheva sur un horrible cri d’agonie. Azkar frappa du pied en grognant de rage. - Merde! Ces salopards d’impĂ©riaux ont gagnĂ© des gars partout! Aquilae tenta d’intervenir timidement. - C’est impossible! Nos services sont surveillĂ©s et
 - Et Envy est mort par l’action d’un saint? PrĂ©parez-vous au combat et dites-moi des choses utiles! Le Silk tenta de rĂ©pondre mais ne put rien dire. Il blĂ©mit. Azkar devina que le sergent n’avait sans doute jamais dĂ» affrontĂ© autre chose que des mouvements de colĂšre d’ouvriers dĂ©braillĂ©s. - Vos hommes ont-ils tous des lance-grenades sur leur arme? - Oui
 Mais c’est trop dangereux d’en utiliser si prĂšs d’un quai. On risque une dĂ©pressurisation. - Alors priez ce en quoi vous croyez pour que ce ne soit pas un commando suicide! - Commandant! Ils arrivent! Ce cri vint cette fois du colonel Nash. Des Silks et quelques Numars en uniforme de l’infanterie Ă©taient apparus au bout du long couloir. Nash s’agenouilla pour prĂ©parer ses tirs. Azkar, Vincent et Elric ouvrirent le feu, leur arme de service Ă  bout de bras. DĂ©s les premiers tirs lancĂ©s, Avelkhar, terrorisĂ©, se mit Ă  courir vers la porte du vaisseau en couinant comme un goret. Crell, Adrian et Jark, sans armes, durent se rĂ©soudre Ă  suivre le fuyard pour laisser leur place aux soldats Silk. Leur puissantes armes lachĂšrent de bruyantes rafales. L’avertissement de Nash avait permis aux hommes d’Azkar de tirer les premiers mais des tirs ennemis fusĂšrent rapidement sur eux. Des tirs de S-2 atteignirent la lourde armure d’Aquilae qui s’en tira sans dommages et d’un jeune Silk, moins chanceux, qui s’écroula, blessĂ© au ventre, en appellant sa mĂšre. Une salve de laser fusa en direction d’Azkar et de Vincent. Les deux hommes se jetĂšrent Ă  terre. Azkar sentit un rayon lui labourer le cotĂ© et entendit les borborygmes d’étouffements de Vincent, touchĂ© Ă  la gorge. Azkar riposta d’un tir et, distanguant mieux ses assaillants, abattit un Silk qui rechargait son arme sans s’ĂȘtre mis Ă  couvert. Un autre attaquant silk, touchĂ© au bras et Ă  la jambe, se crispa et appuya sur mĂ©garde sur la dĂ©tente de son lance-grenade en tombant. La grenade explosa sur le plafond en tuant trois hommes dont les derniers Silks. Les Numars vĂ©tĂ©rans montrĂšrent plus de rĂ©sistance et d’habiletĂ©. Ils parvinrent Ă  tuer le sergent Aquilae et Ă  blesser griĂšvement Nash au bras avant que le dernier d’entre eux ne s’écroulent. Azkar, Elric et le Silk survivant avancĂšrent en direction du bout du couloir en longeant les murs. Ils purent discerner que leurs assaillants avaient comptĂ© quatre Silk et sept Numars dont un sous-officier qu’Azkar reconnut comme l’un de ceux qui avaient menĂ© l’assaut d’infanterie. Elric lui dĂ©signa Ă©galement d’un geste la radio aux insignes du commissariat impĂ©rial, symbĂŽle de la rĂ©sistance impĂ©riale sur les planĂštes du systĂšme numar, sur certains d’entre eux. Ils avaient du les utiliser pour contacter en douce des rĂ©sistants dans les stations de Bassilk. Tous portaient Ă©galement une fine bande de tissu blanc autour du bras, enroulĂ© Ă  la va-vite. Sans doute un signe de ralliement lors de l’attaque. Elric s’approcha du coin du couloir et jeta un coup d’oeil. Il se rĂ©tracta rapidement, juste avant que deux rayons de laser ne fusent du couloir. Il tira en coin deux balles de son automatique qu’il ne quittait jamais avec un calme sĂ©vĂšre et professionel. Azkar effectua une roulade pour quitter son couvert et leva son arme. Il l’abaissa et se releva en voyant le Numar qui Ă©tait arrivĂ© au soln tuĂ© de deux balles dans la tĂȘte. Il regarda Elric qui se contentait recharger son arme en regardant les environs. Il Ă©tait trĂšs impressionnĂ© par la compĂ©tence de son subordonnĂ© et lui adressa un sourire de respect. Aucun autre assaillant n’arriva et les quelques rafales qui se faisaient encore entendre se turent. Un silence complet suivit lorsque l’alarme s’éteignit. AprĂšs avoir rĂ©inspectĂ© les environs, Azkar saisit son intecom, le rĂšgla sur la frĂ©quence gĂ©nĂ©rale des sous-officiers et se mit Ă  lancer un message en boucle. - Ici le commandant Azkar, si vous m’entendez, rĂ©pondez! Rapport des pertes. Personne ne rĂ©pondit durant les premiĂšres secondes. Secondes qui parurent extrĂȘmement longue au commandant. Finalement une voix retentit dans l’intercom. - Commandant! Ici le sous-lieutenant Nihin au quai quatre. Nous avons subi une attaque. Trois morts dans nos rangs. Nous avons inspectĂ© et nous avons trouvĂ© les quais trois et cinq en plein combat. Des Silks et des nĂŽtres ont commencĂ© Ă  nous tirer dessus. On les a tous Ă©liminĂ©. Je crois qu’il doit y avoir une quarantaine de morts. Les lieutenants-colonels Tuck, Narial et Agis et les capitaines Suralh et Militis sont morts. Le second capitaine Coppoy est gravement blessĂ© mais il survivra. - Merci, sous-lieutenant.Faites appellez le munitorum pour faire Ă©vacuer les blessĂ©s et les morts. Envoyez-en nous aussi. Le major Vincent est tombĂ© ainsi que deux Silks. Dites-leur de se dĂ©pecher: le colonel Nash a besoin de soins rapides. Il doit partir avec nous le plus vite possible. TerminĂ©. - Bien reçu! La liaison s’acheva sans autre forme de politesse. Azkar et ses deux compagnons repartirent vers le sas oĂč gĂ©missait Nash tandis que Jark lui prodiguait les premiers soins. Avelkhar Ă©tait revenu et regardait les cadavres et la blessure de Nash avec une moue de dĂ©goĂ»t. Azkar arriva et s’approcha du colonel pour le soutenir. Adrian s’avança vers lui. - Commandant? C’est fini? - Non, mon cher Adrian. C’est loin d’ĂȘtre fini. Cette maudite guerre ne fait que commencer. Guidrion, qui rientise pour une fois
  11. Guidrion

    Numar: une nouvelle Ăšre

    Les Taus ont envahi Numar avant la scission. Les planÚtes de Kulexus, Numares Secundus et Altis ont été fortement attaqué. Une grande partie d'Altis a été sous occupation pendant plusieurs mois avant que les armées conjugées de la coalition numare batte l'agresseur. C'est pendant cette guerre qu'Azkar a connu Adrian et est devenu célÚbre en détruisant l'ennemi sur Numares Secundus puis en prenant part à la victoire altienne. C'est un fait à retenir. La guerre contre les Taus joue un rÎle important dans l'histoire et plusieurs intrigues. Il faut aussi savoir que les Taus restent présent aux frontiÚres du systÚme et lance souvent des assauts contre le systÚme. La raison vous sera révélée en temps voulu(mais pas dans ce récit-ci hélas) J'espÚre avoir bien répondu à ta question^^
  12. Guidrion

    Numar: une nouvelle Ăšre

    Bonjour Ă  tous, Alors, voilĂ  un passage moins combattif mais qui fait le point sur la situation. Par contre, n'hĂ©sitez pas Ă  vous rĂ©fĂ©rer au codex impĂ©rialis(cherchez le topic du mĂȘme nom dans ce mĂȘme forum science-fiction) pour vous y retrouver. Pour ceux qui se poseront la question, non deux soldats n'ont pas Ă©tĂ© racontĂ© ce qu'ils ont vu(ca leur a sauvĂ© la vie aprĂšs tout) et la vraie bravoure est parfois Ă  peine mentionnĂ©e dans une ligne de rapport militaire(cherchez bien le "clin d'oeil")... Par contre, il me vient une question: l'EMP existe-t-il dans l'impĂ©rium? Si non, est-il envisageable qu'une planĂšte le dĂ©velloppe sans se faire rĂ©ellement remarquer(pas au sens comploteur du terme) par l'adeptus mechanicus/munitorum ou les ordos inquisitoriaux?(j'essaye de rendre ce rĂ©cit cohĂ©rent au maximum avec le fluff officiel) merci d'avances de vos rĂ©ponses Je vous poste cette partie-ci pour Ă©viter de surcharger la mise-Ă -jour et pour ne pas couper en morceux la suite qui va ĂȘtre importante pour la mise en place de la deuxiĂšme partie du rĂ©cit. Sur ce, bonne lecture(et j'essayerai de faire plus vite pour la prochaine mise-Ă -jour) Chapitre 11: DĂ©route Le centre de commandement de l’Arrianis, Ă  prĂ©sent immobilisĂ©, grouillait d’activitĂ©. Des dizaines de techniciens du TIR et les technoprĂȘtres d’Almodeus se querellaient au sujet de la rĂ©paration du vaisseau et des ordinateurs. Almodeus souhaitait que l’on cesse toute activitĂ© qui puisse nuire Ă  l’esprit de la machine et qu’on contacte Kulexus ou Bassilk pour une rĂ©paration organisĂ©e tandis que ses adversaires voulaient Ă  tout prix rĂ©parer les dĂ©codeurs des transmissions astropathiques qui avaient cessĂ© toute activitĂ©s peu aprĂšs la sortie du warp. Rapidement, des soldats, des officiers et l’Altien Jark se mĂ©lĂšrent Ă  la foule, faisant empirer la discussion avec leur requĂȘtes de rĂ©paration rapide. Au milieu de cette tourmente, trois personnes se trouvĂšrent impuissant Ă  rĂ©gler la situation: Azkar, Adrian et le lieutenant Crell. Azkar faisait les cents pas en maugrĂ©ant et en pressant une compresse sur une blessure Ă  la tĂȘte, Adrian le suivait pour le calmer et prendre ses ordres tandis que Crell, complĂštement Ă©tranger aux techniques et procĂ©dures numares, se contentait de se reposer sur les restes du siĂšge de commandement d’Azkar en lançant des idĂ©es en l’air. - Pourquoi ne pas demander aux astropathes de nous communiquer les informations directement? - Les informations sont codĂ©es. Vous tenez vraiment Ă  donner nos directives d’état-major aux impĂ©riaux sur un plateau d’argent? - Non mais
 - Si ils sont capables de pirater nos systĂšmes radio pour diffuser des sons anti-psykers, ils peuvent s’occuper des transmissions astropathiques. Adrian s’avança Ă  son tour quoiqu’avec un ton moins assurĂ© que celui de Crell. - Et si nous utilisions les dĂ©codeurs portatifs? Azkar poussa un long soupir et secoua la tĂȘte. - Nous sommes en pleine invasion. Les systĂšmes aussi simples d’utilisation sont interdits
 Je suis le seul Ă  en avoir un et ses capacitĂ©s sont limitĂ©s. Il doit y avoir plusieurs centaines de dĂ©pĂšches. - Vous avez raison
 - Mais, Adrian, je me fous royalement d’avoir raison: je veux nous sortir de ce merdier. Il s’arrĂȘta un instant comme pour souligner ses paroles puis reprit d’une voix forte pour ĂȘtre entendu de tous. - Et je voudrai d’abord nous sortir de celui-ci! C’est pas un peu bientĂŽt fini, oui? Non, mais je suis vraiment entourĂ© de bras cassĂ©s! - Dont vous ĂȘtes le commandant
 La boutade d’Avelkhar fit quelques rires mais la rĂ©action d’Azkar refroidit les ardeurs de tous. Le commandant hors de lui s’était ruĂ© sur Avelkhar et l’avait projetĂ© au sol d’un direct en plein visage. Un lourd silence s’abattit autour de lui alors qu’il se mit Ă  hurler rageusement sur Avelkhar. - Vous croyez vraiment que c’est le moment d’essayer de me rabaisser? L’Imperium nous attaque. On a perdu notre meilleure dĂ©fense, une ville est presque entiĂšrement rasĂ©e et notre vaisseau amiral est hors-service! Au vu de votre rĂŽle, vous devriez nous aider plutĂŽt que de semer la zizanie! Rendez-vous utile ou je vous garantis que vous n’aurez pas assez de votre vie pour rĂ©parer les dĂ©gats
 Avelkhar ne rĂ©pondit rien, se releva et quitta la salle dans le silence le plus complet. Peu aprĂšs, le bruit reprit comme si rien ne s’était passĂ©. Azkar soupira et appella un jeune soldat proche. - Sergent Envy? Quelle est notre position. - Nous sommes en orbite de Bassilk. Les outils de navigations ont pu dĂ©terminĂ© que nous nous trouvons Ă  une quarantaine de kilomĂštres de la station orbitale d'exploitation numĂ©ro quatre. Les radars n'ont dĂ©tectĂ© aucun mouvement de vaisseaux avant de rendre l'Ăąme Ă  leur tour. - Avons-nous un moyen d'entrer en communication avec eux? - Au vu de la distance, les radios de communication planĂ©taires devraient ĂȘtre en mesure de marcher. - Bien. Crell? Adrian? Venez avec moi. Sergent Envy, essayez de sortir Almodeus de ce foutoir et dites-lui de me rejoindre dans la salle de transmission. Il pourra surement se rendre utile. - Ce sera fait, mon commandant. Le jeune homme partit en vitesse et tenta de se frayer un chemin dans la foule plus bruyante que jamais. Azkar quitta le centre de commandement suivi de Crell et d'Adrian. Le jeune Numar semblait assez anxieux. Crell le remarqua et tenta, en vain, de le dĂ©rider durant le trajet. Azkar ne dit pas un mot tout du long. Son esprit Ă©tait encombrĂ© de pensĂ©es aussi diverses que sombres. Au bout de quelques minutes, ils rejoignirent une salle non loin du complexe des psyker et des astropathes. La salle Ă©tait relativement petite. Le plafond semblait avoir reçu des impacts extĂ©rieurs rĂ©cents. Sa position dans l’appareil suggĂšra Ă  Azkar que les Ă©tages supĂ©rieurs avaient du recevoir des impacts violents lors des combats de la ceinture altienne. Il n’y prĂȘtat aucune attention et se dirigea vers les appareils. - Adrian? - Oui, commandant? - Vous avez reçu une formation pour ces unitĂ©s de communication, non? - Oui mais j’espĂšre que les stations de Bassilks n’ont pas changĂ© de frĂ©quence depuis ma mutation dans les communications astropathiques. - Faites mais si ca ne fonctionne pas, ne trainez pas pour nous prĂ©venir. Le temps est prĂ©cieux Ă  prĂ©sent. Adrian s’avança visiblement peu sĂ»r de lui et mis l’appareil sous tension. Des instructions lui parvinrent en gothique. Il les suivit Ă  la lettre. AprĂšs deux minutes de ce manĂšge, l’appareil lui demanda de patienter. Cette pause fut marquĂ©e par un silence tendu et pesant. Peu aprĂšs, une voix humaine lui rĂ©pondit. - Centre de commandement des forces securitaires de Bassilk. Identifiez-vous, s’il vous plait. Adrian sentit une certaine tension dans la voix. Quoi de plus normal dans cette situation? - Vaisseau Arrianis, lieutenant Adrian Darlis du commandement suprĂȘme de Numar, Ă©tat-major du seigneur-commandant Azkar. Azkar commença Ă  taper des doigts sur le pupitre en se tenant nerveusement le front. - Votre code correspond mais selon les dĂ©pĂȘches, l’Arrianis a disparu durant un incident warp. Cette fois, Azkar perdit patience et arracha le micro des d’Adrian. - Regardez sur vos radars bandes d’imbĂ©ciles? Vous avez un vaisseau numar Ă  quarante kilomĂštres d’une de vos stations! Mettez-moi en visuel que je vous montre si je suis disparu avec mon vaisseau! Un silence s’établit tandis que Crell et Adrian restait interdit devant la colĂšre d’Azkar. Adrian le savait capable de perdre patience mais il l’avait rarement dans un tel Ă©tat. AprĂšs quelques instants, une image brouillĂ©e sur laquelle apparaissait un homme en uniforme rouge et en armure couleur cuivre tenant un intercom sur son oreille. Azkar reprit d’une voix moins forte mais ne semblait pas s’ĂȘtre calmĂ©. - Vous voyez que le commandant Azkar n’a pas Ă©tĂ© tuĂ©! Maintenant, voici mes ordres, comme le veut le protocole en cas d’invasion si vous vous posiez la question! Je veux recevoir l’ensemble des actions de l’ennemi aprĂšs sa sortie du warp ainsi que les actions engagĂ©es contre eux par l’AssemblĂ©e altienne et le TIR d’Altis. Transmettez sur le canal secondaire tout les rapports concernant les dĂ©gats et les pertes humaines. Cela fait, prĂ©parez une liaison astropathique non codĂ©e sous surveillance niveau magenta avec le centre de commandement du gĂ©nĂ©ral Algerian. Et envoyez immĂ©diatement un vaisseau de rĂ©paration et des navettes de transports vers notre position. - D’autres ordres mon commandant? - Aucun mais dĂ©pĂ©chez-vous! - A vos ordres! L’image se brouilla davantage avant de se couper. MalgrĂ© tout, des donnĂ©es commencĂšrent Ă  arriver et Ă  ĂȘtre transcris sur papier. Azkar frappa sur le pupitre d’impatience. - Par le TrĂŽne d’or! MĂȘme ça ne fonctionne pas! - Les donnĂ©es sont lĂ  non? - Je sais Crell mais le plus important dans une telle situation, ce sont les coms, ou les contacts visuels dans notre jargon si vous ne le saviez pas. On n’a que peu de suretĂ© dans des transferts de ce genre. Le visuel permet un minimum de confiance. - Avec ce genre d’ennemi? - Ces canals visuels fonctionnent avec des ondes radios. L’imperium est trop loin pour les capter et les transmettre aussi si vite. Avec des relais, les documents peuvent par contre ĂȘtre piratĂ© et Ă©changĂ© assez vite mais Bassilk est une zone trop surveillĂ©e pour que ca atteigne un tel niveau. - Alors pourquoi vous inquiĂ©tez-vous? - Parce que je pensais la mĂȘme chose de la ceinture altienne
 Crell se tĂ»t et tenta de chercher un secours auprĂšs d’Adrian. Malheureusement, ce dernier restait focalisĂ© sur son pupitre et pianotait sur les multiples touches et boutons poussoirs de l’appareil. Il renonça au dialogue, apparement futile pour les deux Numars concentrĂ©s Ă  leur tĂąche, et se plongea dans son fauteuil, aussi impuissant que fatiguĂ©. AprĂšs quelques minutes, les fichiers sortant de l’appareil atteignirent une taille respectable et un signal de fin de transmission s’enclencha. - La transmission des dĂ©pĂȘches est terminĂ©e. Je vous lis les donnĂ©es? - Pas de questions stupides, Adrian. Le temps nous manque. Adrian s’empara alors du paquet de feuilles et entama sa lecture mĂ©thodique sous l’oreille attentive d’Azkar, soudainement redevenu trĂšs calme mais toujours tendu. - Rapport des activitĂ©s spatiales, zĂ©ro- quatre PPAM(post-passage alerte magenta): les forces impĂ©riales ont dĂ©pĂ©chĂ© trois vaisseaux, une escadrille de deux croiseurs Firestorm menĂ©s par un cuirassĂ© gothic. AprĂšs la retraite des vaisseaux, les appareils ont entamĂ© un bombardement stratĂ©gique de la ceinture. Les astĂ©roĂŻdes amĂ©nagĂ©s et la totalitĂ© des batteries dĂ©fensives, privĂ©s de protection, ont Ă©tĂ© dĂ©truits en un total de deux salves massives. Des mouvements de cette flotte ont Ă©tĂ© repĂ©rĂ© vers l’orbite de la planĂšte. Des vaisseaux de dĂ©barquements ont Ă©tĂ© lancĂ© en direction de l’Altie mineure nord et de la Triade. Aucun signe de bombardement orbital. La retraite reste sans pertes supplĂ©mentaires hormis des impacts mineurs sur notre cuirassĂ© gothic et la disparition de l’Arrianis. Azkar maugrĂ©a Ă  l’écoute de cette derniĂšre information mais ne dit rien, dĂ©sireux d’entendre la suite. Adrian prĂ©vint le commandant de l’état de la suite des rĂ©ceptions. - Les rapports suivants sont l’ensemble des rapports de l’état-major Altien. Tout s’enchaĂźne trop vite pour donner des informations globales valables. Azkar ne rĂ©ponrit rien mais fit signe Ă  Adrian de continuer. - Rapport des actions ennemies au sol, zĂ©ro-deux PPAM: dĂ©barquement du gros de forces non-identifiĂ©es dans la pĂ©riphĂ©rie d’Antwers, rĂ©gion nord de l’Altie mineure. Les villes d’Okholm et de Larissia ont subi des assauts incendiaires Ă  grande Ă©chelle et un dĂ©barquement d’assauts de forces lourdes de mĂȘme type que le corps d’armĂ©e prĂ©-citĂ©. Rapports font Ă©tat d’un dĂ©barquement de blindĂ©s non-identifiĂ©s dans la pĂ©riphĂ©rie d’Assadal. Tentative de dĂ©barquement dans la rĂ©gion de Vassakh. Destruction de tout les appareils en vol par les dĂ©fenses du massif. DĂ©barquement des rĂ©giments germahst dans la Triade, principalement dans le parc est. Affrontements avec la milice dans les environs du parc. Ruche Delta dĂ©truite Ă  vingt pour cent. Etat des pertes actuelles(estimation): ennemi, cinq-mille morts; civil, cent-mille morts(population restante sĂ©curisĂ©e); miliciens, cent morts; forces altiennes, quarante-trois morts et cent blessĂ©s(rĂ©gion de Vassakh). Crell se leva soudainement de son siĂšge, paniquĂ©. Ses yeux reflĂ©taient l’horreur et la consternation. - Cent-mille civils? Comment c’est possible? Ces salopards d’impĂ©riaux sont de vrais bouchers! Azkar se leva et prit Crell par les Ă©paules. Celui-ci se dĂ©gagea avec rage. - Calmez-vous, Crell! Nous parlons ici d’estimation. Et oui, nous faisons face Ă  des bouchers capables de dĂ©clencher des gĂ©nocides Ă  grande Ă©chelle pour le bien de leur nation, des bouchers dont nous faisions partie il y a encore peu de temps. Mais pour le moment, en nous dĂ©tournant de notre concentration, vous risquez de nous faire perdre plus d’hommes Ă  court terme! Crell saisit son supĂ©rieur et plongea son regard haineux dans le sien. - Ils sont en train de tuer mes compatriotes. Azkar perdit patience et gifla Crell pour lui faire reprendre ses esprits. Crell s’écroula de tout son poid dans le fauteuil derriĂšre lui en se tenant la joue. Il semblait sonnĂ©. - Et moi, j’essaye d’en sauver en agissant vite! Alors calmez-vous! Ne recevant pas de rĂ©ponses, Azkar considĂ©ra l’incident comme clos et se tourna vers Adrian, impressionnĂ© par la tournure des choses. - Reprenez Adrian, et dĂ©pĂȘchez-vous! Le jeune homme bredouilla quelques paroles d’affirmation avant de reprendre sa lecture. - Rapport des actions alliĂ©es au sol, zĂ©ro-deux PPAM: dans l’Altie mineure, les armĂ©es de Vassakh ont activĂ© leur systĂšme de dĂ©fense Ă  la totalitĂ© de ses capacitĂ©s. Des escadrilles de combat mixtes ont commencĂ© Ă  quitter leur bases dans tout le continent. La mobilisation gĂ©nĂ©rale Ă  effet immĂ©diat a Ă©tĂ© ordonnĂ©e et commence sa mise en application. La garnison d’Antwers s’est retranchĂ© dans les usines de la citĂ© dans un dernier carrĂ©. La transmission radio est coupĂ©e et la liaison psychique ne donne aucune rĂ©ponse. La garnison d’Assadal, en infĂ©rioritĂ© numĂ©rique et tactique, a fait Ă©vacuĂ© les derniers civils par voie aĂ©rienne et a commencĂ© une retraite ainsi que les tactiques de terre brulĂ©e. Dans l’Altie majeure, la lĂ©gion d’honneur et les rĂ©giments rĂ©guliers ont Ă©tabli des positions au sud de la Triade et sĂ©curisent la ruche Delta. La milice de la Triade a Ă©tĂ© briefĂ© par le stratĂšge urbain avant sa fuite. Le parc est, les archives de l’AssemblĂ©e altienne et l’arme nuclĂ©aire expĂ©rimental de l’arsenal sud ont Ă©tĂ© dĂ©finis comme cibles
 - Arme nuclĂ©aire expĂ©rimentale?! Et en plus dans un arsenal urbain?! Ces imbĂ©ciles du commandement altien ont repris ces travaux interdits par la convention! J’espĂšre pour eux que ces miliciens rĂ©ussiront. Risquer de laisser une arme pareille en sĂ©curitĂ© moyenne! Quels pauvres fous! Azkar frappa Ă  nouveau son siĂšge et pesta avant de demander Ă  Adrian de reprendre la lecture des rapports. Ce dernier reprit son - Ont Ă©tĂ© dĂ©finis comme cible. La FNA a dĂ©pĂ©chĂ© l’AS mithridate et trois croiseurs dans le port de la Triade avec ordre de lancer un tir de barrage. Ordre a Ă©tĂ© donnĂ© au TIR de se mobiliser dans le nord de la Triade et de saboter tout les points de passages et de prĂ©parer des positions de combats aux points stratĂ©giques. - Par l’Empereur! Ils ont vraiment donnĂ© au TIR, un rĂŽle de troupe du gĂ©nie? Je n’ai pas lancĂ© cette rĂ©forme pour la voir mal utiliser. - Je croyais que chaque seconde comptait? Vous ne les perdez pas en vous plaignant? La rĂ©partie de Crell fit tiquer Azkar qui lui jeta un regard noir avant de maugrĂ©er et d’indiquer Ă  Adrian de continuer. Ce dernier parlait d’une voix moins assurĂ©e, visiblement inquiet de voir Azkar et Crell perdre leur sang-froid en mĂȘme temps et dans un moment aussi critique. - Rapport des actions ennemies, zĂ©ro-quatre PPAM: identification du rĂ©giment inconnu comme Ă©tant membres du cent-soixante-deuxiĂšme vadagarien. Destruction de la garnison d’Antwers. Prise des villes d’Okholm et de Larissia. Coupure du point d’évacuation de la garnison d’Assadal et encerclement de la citĂ©. Signes d’une installation de base avancĂ©e dans la pĂ©riphĂ©rie d’Antwers. Tentative avortĂ© d’assaut blindĂ© sur les murailles de la rĂ©gion de Vassakh, front stabilisĂ© Ă  une centaine de kilomĂštres et aux frontiĂšres rĂ©gionales. En Altie majeure: dispersion des forces repĂ©rĂ©es dans l’ensemble de la citĂ©. Lancement d’une couverture aĂ©rienne impĂ©riale et prise en chasse des appareils de la milice. Destruction de l’arsenal sud, assaut majeur dans la zone de l’AssemblĂ©e, combat dans le parc est, activitĂ© psychique puissante et d’origine inconnue dans l’aĂ©roport sud et assauts sur tout les points de rĂ©sistance actifs. Tirs d’artillerie avortĂ© sur la flotte. Sortie de l’ennemi, identifiĂ© comme Ă©tant les quinziĂšme et vingt-troisiĂšme burkosien soutenu par le cent-vingtiĂšme d’artillerie burkosien. Echec de percĂ©e au nord comme au sud de la citĂ©. Front stabilisĂ© sur les premiĂšres positions Ă©tablies par les diffĂ©rents corps d’armĂ©e. Etat des pertes actuelles(estimation): ennemi, cinq-mille morts; civil, cent mille morts, mille deux-cent disparus; miliciens, six-cent morts; forces altiennes, sept-cent morts(ensemble de l’Altie mineure), cent blessĂ©s(rĂ©gion de Vassakh) et vingt-cinq Avengers. - Rapport des actions alliĂ©es, zĂ©ro-quatre PPAM: autorisation de tir des missiles E.M.P. sur les villes prises en Altie mineure. DĂ©placement des premiĂšres forces mobilisĂ©es dans la ligne de front. Retraite de la flotte en Altie majeure pour regroupement. Mission de rĂ©cupĂ©ration de l’arme nuclĂ©aire rĂ©ussie, Ă©quipe rĂ©cupĂ©rĂ©e par la flotte. DĂ©cernement du grade de major au lieutenant AckaĂŻ et de celui de sergent aux soldats Nachen et Altarh pour bravoure exceptionnelle. Mutation des miliciens rescapĂ©s dans le front sud. Vote de l’état d’urgence militaire prioritaire par l’AssemblĂ©e et autorisation de l’usage du centre de commandement mobile lĂ©viathan et vote de la tolĂ©rance zĂ©ro dans les quartiers dĂ©vastĂ©s de la ruche Delta. Annonce officieuse de la dĂ©couverte d’un vaisseau pouvant ĂȘtre l’Arrianis dans l’orbite de Bassilk. Azkar soupira Ă  cette - Officieuse? Il leur faut une analyse de combien de temps pour se dire qu’un vaisseau avec marquĂ© en grand “Arrianis” dessus pourrait peut-ĂȘtre l’Arrianis? Quel merdier
 Cinq villes perdues en quatre heures de combat. Les impĂ©riaux ont fait encore mieux que les Taus. Et pendant que l’armĂ©e est en dĂ©route, ils offrent des promotions!Il y a encore des dĂ©pĂȘches? - Plus aucune. On ne peut qu’attendre la transmission avec le gĂ©nĂ©ral Algerian. - Vous ne nous disiez pas que chaque seconde comptait, commandant? La boutade acheva de briser les restes de calme que tentait de prĂ©server Azkar. - Crell, c’est assez! Fermez-la ou c’est la cour martial pour insubordination! Les minutes suivantes passĂšrent longuement pour Adrian, impuissant devant la dispute puĂ©rile des deux hommes. Il croisa les bras et chercha, sans trop savoir pourquoi il y tenait tant, dans les dĂ©pĂȘches des donnĂ©es de la ruche Delta. Guidrion, qui rapportise
  13. Guidrion

    Numar: une nouvelle Ăšre

    C'est un bug que je n'ai jamais pu expliquĂ©. Parfois, mon traitement de texte sucre un mot. Parfois c'est pendant le copier-coller. Quoiqu'il en soit, je vais relire tout ça et corriger. La fille en question est, vous(les habituĂ©s de 40k) l'avez devinĂ©, une psyker. Un psyker est un individu aux capacitĂ©s psychiques dĂ©velloppĂ©s(pouvant ĂȘtre multiple). La magie existe dans 40k mais c'est un privilĂšge des dĂ©mons et du chaos. Pour plus d'informations: consulte Taran Pour l'avion: c'est un appareil civil de transport de personnes et en relisant bien le passage, tu remarqueras qu'ils ne sont mĂȘme plus une vingtaine au moment de la fuite.
  14. Guidrion

    Numar: une nouvelle Ăšre

    Bonsoir et bonne annĂ©e Ă  tous MystĂšre, mystĂšre mais tu as une partie de la rĂ©ponse dans cette suite. Cette partie se fit attendre car les examens, les fĂȘtes, le remaniement du dĂ©but et un manque d'inspiration momentanĂ© pour cette partie furent prĂ©sent. Enfin, tout est bien qui continue bien(car je dois ĂȘtre entre le quart et le tier du livre). Donc voici la suite et fin de ce chapitre et de la dĂ©fense de la Triade. Au menu: de la suspicion, du combat semi-bourrin, un zeste d'humour probablement pas drĂŽle et une fuite en avion avec une joulie bombinette nuclĂ©aire Ă  bord . J'en ai fini avec les miliciens tout seul dans leur coin: on peut dire que le "prologue" est fini car j'ai introduit tout les personnages qui constitueront les protagonistes de la suite de l'histoire. J'espĂšre qu'elle vous plaira. Sur ce, bonne lecture! Le groupe Ă  prĂ©sent puissament Ă©quipĂ© quittait avec prudence le hangar. Nachen ferma la marche. Ce dernier tenait entre ses mains un dĂ©tonateur et un long cable. Une fois le groupe suffisament loin, il racorda le fil au dĂ©tonateur et pressa l’interrupteur. L’instant suivant, une immense dĂ©flagration balaya l’arsenal et les batiments aux alentours. L’onde de choc projeta les miliciens au sol tandis que d’immense volutes de fumĂ©es s’élevaient dans les airs. D’autres dĂ©flagrations suivirent au grĂ© de l’explosion progressive des diffĂ©rents arsenaux sĂ©curisĂ©s sous l’effet de l’intense chaleur. Une explosion bleutĂ©e apparut parmi les autres dĂ©flagrations, signe d’une explosion d’un quelconque appareil sophistiquĂ©. Une fumĂ©e Ăącre, lĂ©gĂšrement turquoise et chaude commença Ă  s’étendre sur le sol et Ă  progresser en direction des miliciens. Tout en se protĂ©geant le visage, AckaĂŻ se mit Ă  aboyer des ordres Ă  ses hommes, manifestement inquiet. - Reprenez l’avancĂ©e si vous ne voulez pas crever asphyxiĂ©s! Nous partons pour l’aĂ©roport! En rĂ©alitĂ©, le lieutenant avait davantage peur du fait que la chaleur ou les fumĂ©es ne puissent dĂ©rĂšgler quelque chose dans l’appareil qu’il transportait que de ces fumĂ©es elle-mĂȘme. Il leva les yeux. Nachen, qui fixait le compteur geiger de son auspex, avait visiblement les mĂȘmes inquiĂ©tudes. Atlarh quant-Ă -elle avait les yeux perdus dans l’admiration de l’explosion. Ses yeux semblaient ĂȘtre devenu vitreux et blanchis. Il secoua la tĂȘte en tentant de reprendre ses esprits. Il s’approcha d’elle et lui prit l’épaule. Elle sursauta et poussa un petit cri. Elle secoua la tĂȘte en se frottant les yeux. AprĂšs quelques secondes de cette cĂ©rĂ©monie Ă©trange, elle se retourna et s’adressa d’un ton mĂ©lĂ© de gĂȘne et d’anxietĂ©. - Je
 Je rejoins immĂ©diatement le groupe de tĂȘte. Elle tenta de partir mais le bras d’AckaĂŻ la retint. Son air Ă©tait devenu trĂšs grave et l’ambiance inquiĂ©tante qu’offrait l’avancĂ©e lente et silencieuse de la fumĂ©e turquoise le rendait peu rassurant. - Que se passe-t-il, jeune fille? - Je
 Rien! Vous ne comprendriez pas
 - Vous mentez
 Pour le moment, je vous laisse tranquille mais n’espĂ©rez pas vous en tirer aussi facilement. Maintenant: courez! Atlarh ne se fit pas prier plus longtemps et dĂ©tala sans attendre son supĂ©rieur. Ce denrier jeta un dernier coup d’oeil Ă  la fumĂ©e avant de partir Ă  son tour Ă  toute vitesse. Le groupe progressa pendant dix minutes dans des allĂ©es encombrĂ©es de dĂ©brits projetĂ©s par l’explosion. Bien que l’arsenal ait terminĂ© de dĂ©montrĂ© la puissance de ce qu’il contenait, le vacarme n’avait fait que doublĂ©: la flotte avait apparement repris un tir de barrage massif et semblait avoir reçu des renforts. Des coups de canons et des bruits de combats semblaient Ă©galement provenir des quartiers gouvernementaux et de l’Aquodoss. La fumĂ©e moins compacte de l’endroit les miliciens se trouvaient laissait apparaĂźtre des avions de combat. Plusieurs volaient de maniĂšre peu assurĂ©e. Cet Ă©tat de fait laissa AckaĂŻ penser que quelques miliciens avaient rĂ©cupĂ©rĂ©s des appareils militaires abandonnĂ©s pendant la fuite dans l’aĂ©roport proche. Un grand appareil bleu Ă  la forme effilĂ©e, un des avengers altiens, survola les miliciens qui poussĂšrent des acclamations de victoire et applaudirent Ă  tout rompre. Des hurlements de fureur leur succĂ©dĂšrent tandis qu’un chasseur thunderbolt impĂ©rial le prenait en chasse et tirait des missiles sur sa proie. Le lieutenant tenta de ramener l’ordre en tirant quelques coups en l’air. Les quelques hommes qui l’entendirent ralliĂšrent les derniers spectateurs et reprirent la marche. Soudain, Atlarh s’élança au devant de ses compagnons et jeta deux grenades dans l’allĂ©e qu’ils allaient emprunter. Un groupe de Germahsts qui venait d’arriver les reçut de plein fouet. Une demi-douzaine des leurs s’écroulĂšrent, criblĂ©s de fragments de mĂ©tal. La scĂšne des avions avait dopĂ©s les miliciens qui ouvrirent le feu Ă  leur maximum de puissance. Les munitions conventionnelles tuĂšrent trois impĂ©riaux. Les autres moururent dans le brasier qu’était devenu l’allĂ©e suite aux tirs de plasma. AckaĂŻ s’était joint au mouvement et avait, non sans fiertĂ©, abattu un des soldats de son fusil. La courte euphorie retombĂ©e, des chuchotements s’élevĂšrent et les regards se tournĂšrent vers Atlarh. Sans son intervention, le groupe entier serait tombĂ© dans une embuscade. La jeune fille commençait manifestement Ă  paniquer. - Je
 J’avais entendu des voix! Les hommes se contentĂšrent de la rĂ©ponse malgrĂ© que plusieurs considĂ©rĂšrent comme difficile d’entendre des voix Ă  cette distance. AckaĂŻ, quant-Ă -lui, Ă©tait plus que sceptique. Cette affaire devenait de plus en plus Ă©trange et l’attitude d’Atlarh ne l’était pas moins. Nachen lui tapota l’épaule. - Chef? On devrait repartir. Le temps est un peu un luxe ces jours-ci
 - Vous avez raison mais dĂ©s que nous serons en sĂ©curitĂ©, je veux faire la lumiĂšre sur Atlarh. - Quelle lumiĂšre? - Repartons, je vous expliquerai en chemin. Le lieutenant siffla pour ordonner la reprise de la progression. Il replaça son fusil en position de tir et prit la tĂȘte du groupe. Peu aprĂšs, le radio le rejoignit pour obtenir ses informations. - Alors, lieutenant? - Ah! Vous ĂȘtes lĂ . Ne vous arrĂȘtez pas: si elle est dangereuse, je ne veux pas Ă©veiller ses soupçons. - A vos ordres. - Bien. Vous ne trouvez pas Ă©trange qu'elle nous ait fait changĂ© de route juste avant qu'on ne se fasse bombarder? Qu'elle parle toute seule? Qu'elle jete des grenades sur un ennemi avant qu'il n'arrive alors qu'il est inrepĂ©rable? - Vous avez dĂ©jĂ  entendu parlĂ© de l'intuition fĂ©minine? - Je ne suis pas d'humeur Ă  rire! - Vous avez raison. - DĂ©s que nous serons dans un transport, je la mets aux arrĂȘts et je la confie Ă  la Doctrine. - Elle nous a sauvĂ© la vie. - Taisez-vous! L'aĂ©roport n'est pas sĂ©curisĂ© et il est tout prĂšs. Nachen ne rĂ©pondit rien. Son supĂ©rieur, manifestement de mauvaise humeur, n'abandonnerait pas. Il se surprit Ă  avoir de la compassion pour l'avenir sombre d'Atlarh. La traversĂ©e des ruelles qui sĂ©paraient encore le groupe de l'aĂ©roport se passa rapidement et sans encombres. InquietĂ© par cette absence de surveillance, AckaĂŻ envoya deux de ses hommes en Ă©claireur et garda Atlarh en vue. De plus en plus, il la soupçonnait de quelque chose. Tout devenait bien trop Ă©trange Ă  son goĂ»t, lui qui se plaignait de la simplicitĂ© de sa mission
 Les minutes qui suivirent furent silencieuses et tendues. Les hommes se dĂ©plaçaient nerveusement en pointant leurs armes dans les zones d’ombre. Soudain, une explosion retentit en provenance de l'aĂ©roport. Elle suscita un Ă©moi rapide et violent parmi les miliciens. Plusieurs crurent Ă  une attaque et se mirnet Ă  couvert. Un des sergents disciplinaires tenta de calmer un milicien particuliĂšrement agitĂ©. Ce dernier s'Ă©nerva et pointa son fusil laser en direction du sous-officier. Le sergent, passablement excĂ©dĂ©, pointa Ă©galement son arme en direction de son subordonnĂ©. La tension monta. Les deux hommes restaient silencieux et se jetaient des regards furieux. AckaĂŻ tenta de ramener l'ordre pour Ă©viter d'ameuter les Germahsts mais les deux miliciens ne se calmĂšrent pas. AckaĂŻ s'approcha alors des fauteurs de trouble et donna un coup de crosse au milicien. L'homme s'effondra en se tenant la nuque. Il releva la tĂȘte pour voir le sous-officier lui pointer son fusil en plein front. - Pour acte d'insubordination au combat, la sentence est l'exĂ©cution. Le claquement de laser qui suivit plongea l'assitance dans un profond malaise. Un cri Ă©touffĂ©, celui de la jeune Atlarh, fut la seule chose qui brisa un tant soit peu le silence avant le retour des Ă©claireurs. Les deux miliciens s'approchĂšrent d'AckaĂŻ sans voir le cadavre dĂ©pouillĂ© de ses insignes rĂ©glementaires. Ils paraissaient tout deux assez inquiets. - Rapport! Le plus grand des deux miliciens, un jeune homme blond Ă  l'air un peu simple, s'emporta et commença une description avec forces gestes et dĂ©tails. - L'aĂ©roport est gardĂ© par une unitĂ© impĂ©riale. On en a comptĂ© Ă  peu prĂšs une vingtaine. Certains ont l'air de troupes d'Ă©lite et ils ont un lance-missile. On les a vu descendre le dernier Avenger qui restait sur la piste. - Mauvais ça... Leur position? Ils sont retranchĂ©s ou Ă  dĂ©couvert? Le second Ă©claireur, un petit homme brun avec de petites lunettes foncĂ©es et la trentaine passĂ©e, s'avança et prit le relai de son Ă©quipier. - Ils ont apparement volĂ© un camion militaire et s'y sont positionnĂ©s. Le jeune Ă©claireur l'interrompit de sa voix forte. - Ces ordures ont peints des crĂąnes sur nos insignes! Il faut leur faire payer cette insulte! AckaĂŻ s'impatienta et lui rĂ©pondit d'un ton sec et autoritaire. - Vous voulez foncer tĂȘte baissĂ©e sur une position dĂ©fendue par un adversaire plus nombreux et mieux Ă©quipĂ©? A moins que vous ne soyez suicidaires, je vous prierai de vous taire Ă  prĂ©sent. Le jeune homme ne rĂ©pondit rien et baissa la tĂȘte. AckaĂŻ se tourna vers l'autre Ă©claireur. - Bien, poursuivez. - Ils sont positionnĂ©s devant la porte des hangars or l'aĂ©roport est entourĂ© de grilles Ă  dĂ©couvert et le batiment d'accueil a Ă©tĂ© bombardĂ©. On ne pourra pas s'infiltrer donc. Heureusement, enfin si l'on peut dire, l'Avenger que les impĂ©riaux ont abattu s'est Ă©crasĂ© sur un batiment qui s'est Ă©croulĂ© dans une rue proche. Les dĂ©combres sont assez gros et un incendie produit assez bien de fumĂ©e. Ce n'est pas l'idĂ©al mais le couvert est suffisant pour avoir un avantage. - Je vois. Bien, miliciens! Approchez! Le plan sera le suivant: nous allons suivre nos Ă©claireurs jusqu'Ă  un couvert. LĂ , ceux qui disposent d'un lance-missile dĂ©truiront le camion des impĂ©riaux. Ca devrait les dĂ©sorganiser. A ce moment-lĂ , nous les mitraillerons pour empĂȘcher toute reformation qui pourrait nous ĂȘtre fatale au vu de leur supĂ©rioritĂ© stratĂ©gique. Ensuite, nous devrons progresser rapidement jusqu'au hangar. A ce moment-lĂ , je dĂ©lĂšguerai le commandement Ă  Nachen qui a une bonne connaissance de la zone. A prĂ©sent, allons-y et veillez Ă  vous faire silencieux. Si ils nous repĂšrent avant notre attaque, nous serons dans la merde jusqu'au cou. AckaĂŻ redressa son paquetage en tremblant Ă  l'idĂ©e de ce qui se passerait si les impĂ©riaux parvenaient Ă  tirer un missile trop prĂšs de sa charge. Il prit la tĂȘte du groupe en dĂ©glutissant avec difficultĂ©. Il fit signe Ă  Nachen d’approcher. - Tenez Atlarh Ă  l’oeil et maintenez-la Ă  l’arriĂšre. Si elle est avec l’ennemi, elle risque de faire Ă©chouer l’assaut. - Elle sait ce qu’on transporte: vous croyez qu’elle prendra ce risque? - Tout est possible chez ces tordus d’impĂ©riaux. - C’est pas vraiment un argument
 AckaĂŻ poussa un long soupir. - Nachen? - Oui? - Fermez-la et faites ce que je vous dis. Nachen ne rĂ©pondit rien et partit en levant les yeux au ciel. Le lieutenant n’y prĂȘta aucune attention et fit signe d’avancer. Le groupe progressa rapidement dans les jusqu’à ce qu’ils aperçurent les Ă©boulis mentionnĂ©s par les Ă©claireurs. AckaĂŻ signa Ă  ses hommes de s’abaisser et de se taire. Il fit Ă©galement signe Ă  un milicien porteur de lance-missile de s’approcher. Le milicien s’approcha rapidement. - Venez avec moi et silence. Il signa ensuite Ă  ses hommes d’avancer discrĂštement. Il partit suivi du milicien. Le groupe ne tarda pas Ă  les suivre bien que son mouvement fut moins rapide. Les deux hommes atteignirent des dĂ©brits imposants et distinguĂšrent la position germasht au travers de la fumĂ©e. Le lieutenant sortit ses jumelles et observa la zone plus en dĂ©tail. Le camion Ă©tait trĂšs Ă  dĂ©couvert et les impĂ©riaux patrouillaient autour. Il se retourna et vit son groupe positionnĂ© derriĂšre lui. Il leur fit signe de se prĂ©parer au mitraillage. Il prit le lance-missile des mains du milicien et visa. Le missile traqueur partit en sifflant pour frapper le camion de plein fouet. Le vĂ©hicule explosa et ses dĂ©brits se renversĂšrent lourdement en blessant une dizaine des impĂ©riaux sans que ceux-ci ne puissent rĂ©agir. A cet instant, AckaĂŻ se leva et se mit Ă  hurler en ouvrant le feu. - Feu Ă  volontĂ©! Massacrez-moi ces ordures! Une premiĂšre salve frappa les impĂ©riaux en en tuant quatre. Les survivants tentĂšrent de riposter mais les salves altiennes se succĂ©dĂšrent sans un instant de rĂ©pit. Les Germashts couraient en tout sens en tentant de riposter. La vue se brouilla sous l’effet de la chaleur dĂ©gagĂ©e par les sphĂšres de plasma. Les survivants de moins en moins nombreux s’était Ă  prĂ©sent immobilisĂ©s de douleur. Leur position n’était plus Ă  prĂ©sent qu’un brasier faisant fondre petit-Ă -petit les tissus et les armures. Trois tirs mal assurĂ©s parvinrent Ă  sortir de la zone de barrage et l’un d’eux frappa un milicien Ă  la gorge. Celui-ci s’écroula en suffoquant. Le tir redoubla d’intensitĂ©, frappant le dernier impĂ©rial si brutalement que le pauvre homme se liquĂ©fia sous la chaleur des tirs concentrĂ©s de plasma et de fuseur. AckaĂŻ se leva et fit avancer son groupe sans autre forme de cĂ©rĂ©monie. Ils contournĂšrent le brasier et ouvrir un passage au fuseur dans le grillage. - Nachen, prenez le commandement et passez votre radio Ă  quelqu’un d’autre. Un milicien aida le radio Ă  se dĂ©faire de son Ă©quipement et le passa sur son dos. Il leva les yeux vers AckaĂŻ qui continuait Ă  donner ses ordres. - Contactez la flotte sur la frĂ©quence septante-sept point onze. Ordonnez-leur de ne pas abattre un appareil Ă  immatriculation altienne se dirigeant vers leur position. Maintenant, foncez! Le groupe ne se fit pas davantage prier et coura, Nachen en tĂȘte en direction des hangars. Ils arrivĂšrent rapidement Ă  un hangar d’apparence dĂ©suete. Un appareil avec une lampe de couleur verte leur indiqua qu’il continait un appareil. Nachen y entra son code civil. La porte du hangar s’ouvrit lentement mais un cri retentit en arriĂšre du groupe. AckaĂŻ tourna le regard. Plusieurs escouades de Germashts Ă©taient apparues Ă  l’entrĂ©e et se dirigaient vers eux. Par chance, la distance qu’ils devaient parcourir Ă©tait importante et leur Ă©quipement les ralentissait. - Nachen, magne-toi! - Je fais ce que je peux. La porte s’ouvrit finalement et le groupe s’engouffra dans le hangar. Les lumiĂšres s’allumĂšrent laissant apparaĂźtre un vieux petit avion civil Ă  rĂ©actions. AckaĂŻ se figea sur place. - OK! C’est une blague? - Vous croyez que c’est le moment de plaisanter? - Ce truc date d’il y a plusieurs siĂšcles et marche encore avec du fuel! - On l’entretient et il vole! Vous savez piloter? - Oui mais
 - Parfait, le systĂšme est le mĂȘme que sur les appareils standards. Sans attendre sa rĂ©ponse, Nachen prit son supĂ©rieur par la manche et l’emmena dans l’appareil. L’intĂ©rieur Ă©tait sombre mais il n’en prit pas compte et continua Ă  tirer AckaĂŻ dans la cabine. Une fois Ă  l’intĂ©rieur de la cabine, il se posa sur un siĂšge et connecta son intercom pour donner ses ordres. - Miliciens! Montez dans l’appareil et placez-vous en positionde tir Ă  la porte. Pas de lance-missile, vous risquez de nous tuer pendant la fermeture automatique. Vous devrez couvrir notre dĂ©collage. - Ca ne va pas marcher, ca ne va marcher
 - AckaĂŻ, c’est fini ces enfantillages? - On va tous crever, on va tous
 - Mais la ferme, bon sang! Tandis que les deux hommes se querellaient, Atlarh arriva Ă  bout de souffle. AckaĂŻ se retourna violement. - Que faites-vous lĂ ? Vous devriez nous couvrir! - Un tir de laser m’a brĂ»lĂ© la main droite. Je peux plus tirer et l’ennemi approche! AckaĂŻ se retourna en maugrĂ©ant et prit les commandes de l’engin. - PrĂ©parez-vous au dĂ©collage
 AckaĂŻ appuya sur un bouton mais l’appareil ne bougea pas. Il jura et recommença. A nouveau, aucune rĂ©action. Nachen s’impatienta. - Pourquoi vous ne dĂ©marrez pas? - Ca ne fonctionne pas. - Vous ĂȘtes sur que c’est le bon bouton? - C’est Ă©crit: allumage des moteurs! Atlarh s’inquiĂ©ta Ă  son tour. - Les Germahsts se rapprochent de plus en plus! Nachen fronça les sourcils, intriguĂ©. - Les Germashts? Mais c’est quoi? AckaĂŻ l’interrompit en s’énervant. - Les appareils n’ont plus d’énergie: c’est pour ça qu’il n’y a pas de lumiĂšre! On est foutus! Les trois soldats commencĂšrent Ă  paniquer avant qu’Atlarh ne se reprenne et s’avance vers le panneau de contrĂŽle. AckaĂŻ voulut la retenir mais ce qu’il veut le figea. La jeune fille plaqua sa main sur l’appareil. Ses yeux devinrent entiĂšrement blanc et son corps sembla dĂ©gager du froid. Les deux hommes restĂšrent muet de stupeur devant ce spectacle insolite, fascinant mais surtout terrifiant. Soudain, un arc d’énergie bleutĂ©e la parcourut et frappa le panneau de contrĂŽle qui s’illumina instantanĂ©ment. L’éclairage s’alluma et les rĂ©acteurs se firent entendre. La jeune fille s’écroula sur le sol, Ă  bout de souffle. - DĂ©marrez vite
 AckaĂŻ et Nachen, encore sous le choc, s’exĂ©cutĂšrent sans rien rĂ©pondre. L’appareil se mit en branle et se plaça sur la piste. Pendant ce temps, les impĂ©riaux avaient atteint leur portĂ©e de tir et quelques tirs de laser commencĂšrent dĂ©jĂ  Ă  fuser en direction de l’avion. La riposte des miliciens en tua quelques uns mais les pertes Ă©taient dĂ©risoires. AckaĂŻ, qui assistait impuissant Ă  ce combat, hurla dans son interphone d’intensifier le tir tout en mettant son appareil en position. - Tirez mais tirez bon sang! On aura pas d’autres chances! Descendez-moi ces ordures! Il sentit alors Atlarh s’appuyer sur son siĂšge et sentit Ă  nouveau cette sensation de froid. Il vit soudain un Ă©clair frapper les rangs Germashts. L’onde de choc dispersa les soldats en quelques instants. L’ennemi terrifiĂ© dispersa les rangs et commença Ă  fuir de toutes parts. Quelques inconscients tentĂšrent de reprendre le tir mais en vain. La riposte des miliciens cessa tandis que la porte se refermait. L’appareil, enfin en place, dĂ©colla rapidement et sortit de la portĂ©e des armes impĂ©riales. Nachen et AckaĂŻ Ă©clatĂšrent de rire et se serrĂšrent la main. AckaĂŻ donna le pilotage Ă  Nachen et se tourna vers Atlarh qui respirait bruyament et se tenait la poitrine. - Ma chĂšre Tania, vous nous avez sauvĂ©s! Mais comment avez-vous
 Atlarh! La jeune fille venait de s’évanouir et gisait sur le sol, pĂąle comme la mort mais un faible sourire aux lĂšvres. Vous ne faites que pĂ©nĂ©trer le cotĂ© obscur de la Force(comment ca, je suis hors-sujet?). SOuvenez-vous bien de toute les connaissances que vous avez faites. Guidrion, qui relativise
  15. Guidrion

    Numar: une nouvelle Ăšre

    Bonjour Ă  tous, Petit up pour signaler que le premier chapitre(et bientĂŽt le second) a Ă©tĂ© entiĂšrement remaniĂ© pour mieux s'intĂ©grer avec le style que j'ai acquis aprĂšs m'ĂȘtre habituĂ© Ă  l'Ă©criture L'ancien texte est toujours bien prĂ©sent. Moins que prĂ©vu et aussi d'une façon diffĂ©rente La suite arrive! Guidrion, qui remanie
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