Miles Posté(e) le 24 septembre 2025 Partager Posté(e) le 24 septembre 2025 (modifié) Je me pose la question tient, socialement, le Servage à il cours dans l'Empire de Warhammer V6? Et de TOW? Si oui, dans quelle proportions et comment s'articule il avec l'armée régulières, les milices et les autres occurences martiales? Modifié le 24 septembre 2025 par Miles Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Patatovitch Posté(e) le 25 septembre 2025 Partager Posté(e) le 25 septembre 2025 (modifié) Salut, La définition de sevrage n'est pas partout la même (cf wikipédia). J'imagine que tu évoques des paysans attachés à leur seigneur et sa terre, mais qui ont une personnalité juridique à la différence des esclaves. Je n'ai aucun souvenir d'avoir lu quelque chose en rapport avec ça. Par acquis de conscience, j'ai reparcouru la description de Kreuzhofen dans Sombre est l'aile de la mort où il est question d'un seigneur qui abuse et d'un village. On n'en parle pas. Ce seigneur a des baux liés à ses possessions, pas des serfs. Bref, le servage ne semble pas exister dans l'Empire ou les citoyens semblent libres d'aller et de venir. Même au Kislev, ça me dit rien. Le servage semble un trait exclusif de la Bretonnie. Après, je suis sûr que les seigneurs de Sylvanie ont une vision plus archaïsante du statut juridique de leurs sujets. Modifié le 25 septembre 2025 par Patatovitch Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Zangdharr Posté(e) le 26 septembre 2025 Partager Posté(e) le 26 septembre 2025 Je pense comme le scribe, le servage n'est pas très Empire compatible. Juste dans l'inspiration historique, l'Empire c'est le XVIe siècle et à ce moment là en Europe occidentale le servage a quasiment disparu. C'est un phénomène très lié à la féodalité, du coup logique qu'on le retrouve en Bretonnie. Maintenant, l'Empire est aussi très décentralisé et celui de TOW traverse une période troublé, ce ne serait pas étonnant de trouver des "poches de servage" dans certains coin un peu arriérés et dirigés par des seigneurs peu scrupuleux. Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Aeneas Posté(e) le 26 septembre 2025 Partager Posté(e) le 26 septembre 2025 Je n'ai rien lu qui laisse penser que le servage existe dans l'Empire. Il y a 9 heures, Zangdharr a dit : l'Empire c'est le XVIe siècle et à ce moment là en Europe occidentale le servage a quasiment disparu. C'est plutôt le XVème siècle, mais même à cette époque le servage n'existe plus dans la plus grande partie de l'Europe occidentale. Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Captain Frakas Posté(e) le 27 septembre 2025 Partager Posté(e) le 27 septembre 2025 (modifié) L'inspiration impériale est bien celle du premier quart du xvie siècle depuis au moins la sortie du livre d'armée pour la 4e édition du jeu de batailles fantastiques. Une clef de conversion un peu simpliste de type année du c.i. - 1000 ans = année apr. J.-Ch. fonctionne suffisamment bien à mon avis. La situation du servage est contrastée dans l'Empire historique, y compris aux xve et xvie siècles. Lire : Dans les territoires du sud-ouest de l’Empire, dès le 16e [sic] siècle, le servage avait perdu son importance comme instrument de pouvoir seigneurial et économique. En Bade et en Wurtemberg, par exemple, le serf s’était progressivement mué en sujet et le servage observé tout au plus comme un à côté symbolique. Pourtant, dans certains territoires au long du Rhin supérieur (Wildfang), cette institution constituait encore l’instrument d’un politique visant à l’arrondissement et à l’expansion territoriale. Par ailleurs, sur les grandes propriétés foncières à l’est de l’Elbe, la condition servile des paysans conserva son importance sociale et économique jusqu’au 19e [sic] siècle. https://saintempire.hypotheses.org/publications/glossaire/leibeigenschaft Également : According to Jerome Blum, the rise of serfdom in Eastern Europe in the 15th century, just as serfdom disappeared in Western Europe, is due to the increasing political influence and economic privileges of the nobles in the government, and reduced competition for labour from cities. The increase in the political and economic power of the nobility was caused by the need for noble support from monarchs. In order to gain noble support, monarchs increased nobles' freedom over their peasants, allowing them to increase obligations at will.[4] The cities declined due to the collapse of the Hanseatic League's and Teutonic Order's trade networks and trade disruptions from war. Eastern European nobles started trading directly with the English and Dutch merchants, bypassing the trading cities.[3] This pattern applied in Central and Eastern European countries, including Prussia (Prussian Ordinances of 1525), Austria, Hungary (laws of the late 15th and early 16th centuries), the Polish–Lithuanian Commonwealth (szlachta privileges of the early 16th century) and the Russian Empire (laws of the late 16th and first half of the 17th century). This also led to the slower industrial development and urbanisation of those regions. https://en.wikipedia.org/wiki/History_of_serfdom#Prevalence Selon ma clef de conversion : Prusse ≃ Ostland ; Autriche ≃ Stirland ; Hongrie ≃ Averland Pologne-Lithuanie ≃ Kislev occidental. Russie ≃ Kislev oriental. Voir aussi, d'un point de vue légal : In German history the emancipation of the serfs came between 1770 and 1830, with the nobility in Schleswig being the first to agree to do so in 1797, followed by the signing of the royal and political leaders of Denmark and Germany in 1804.[12] Prussia abolished serfdom with the "October Edict" of 1807, which upgraded the personal legal status of the peasantry and gave them ownership of half or two-thirds of the lands they were working. The edict applied to all peasants whose holdings were above a certain size, and included both Crown lands and noble estates. The peasants were freed from the obligation of personal services to the lord and annual dues; in return landowners were given ownership of 1/3 to 1/2 of the land. The peasant owned and rented the lands that were deeded to the old owners. The other German states imitated Prussia after 1815.[13] https://en.wikipedia.org/wiki/History_of_serfdom#Germany À noter à ce propos de l'Empire des jeux de rôle et de batailles fantastiques : « L'esclavage est le lot subi par des millions de personnes [sic] sur le Vieux Monde[ ]; il peut revêtir l'apparence du service domestique, des travaux forcés ou du servage aux champs. Il y a beaucoup de formes d'esclavage qui sont illégales, mais le servage est rarement contrôlé dans la plupart des régions. [...] Dans le Vieux Monde, certaines personnes sont asservies par les tribunaux, pour non-paiement de dettes ou délits similaires. [...] Les [e]sclaves du Vieux monde sont généralement bien traités, travaillant souvent avec des [d]omestiques rémunérés et partageant leurs conditions de vie. » (WJRF, 1986, p. 104.) À propos de l'esclavage, plus spécifiquement, dans l'Empire historique : ... the notion of slavery and slave owning was well established in early modern Germany, and there was a considerable amount of legal literature and ample traditions that fully accepted enslavement. To arrive at legal definitions of slavery, German law practitioners and scholars turned to practical applications of Roman law known as usus modernus pandectarum. There was a consensus that Germans could not become another’s property in the sense of the Roman servus, but this did not extend to slaves brought into the empire or to non-Christian captives. The latter could be enslaved in reciprocity (iure retorsionis). Sometimes the rightful enslavement of “Turks” was employed to argue the legitimacy of enslaving so-called “heathen” Africans as well. [...] The vast majority of enslaved persons in early modern Germany found themselves labeled “Moors” or “Blacks.” The German term “Mohr” (“Moor”) was an umbrella term applied to anyone considered dark-skinned by German contemporaries. [...] Slave status also often remained masked by other forms of servitude and dependency. Most enslaved were employed as servants, and the work they did—whether it entailed hauling water or waiting on their masters in embroidered liveries—did not differ from that of other servants. What set them apart was their visibility: Those considered dark-skinned or “Black” by early modern Germans possessed unique representational value, with their bodies communicating a message regarding their masters’ cosmopolitan elegance, wealth, and status. Their alterity was emphasized visually by clothing them in generic “oriental” accoutrements. In the registers, calendars, and payrolls of early modern courts, these prestigious servants are listed as “Court Moors” or “Chamber Moors.” They usually seem to have received wages, and their positions could bring a measure of respectability, influence, or even power within the court hierarchy. Others were assigned to various other functions like runner, messenger, lackey, groom, etc., which were often staffed with representative foreigners. Still others marched as trumpeters, drummers, or oboists (hautboists) with court processions and served in military units... Josef Köstlbauer, « Slavery in the Holy Roman Empire ». https://link.springer.com/chapter/10.1007/978-3-031-13260-5_15 Modifié le 2 octobre 2025 par Captain Frakas Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Miles Posté(e) le 2 octobre 2025 Auteur Partager Posté(e) le 2 octobre 2025 (modifié) Bon, donc, à priori, pas de servage directement ou au sens le plus ferme... Noté! Tient, c'est marrant je me dit qu'une persistance tardive du servage en Stirland pourrais expliquer le retard économique de la Province par rapport au reste de l'Empire... Modifié le 2 octobre 2025 par Miles Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Patatovitch Posté(e) le 9 avril Partager Posté(e) le 9 avril Tiens, j'ai lu récemment le tome 1 de Fortune de France de Robert Merle (transformé en série sur Fr3 a priori). ça se passe en France (si!) au XVIe siècle, juste avant les Guerres de religion. C'est très documenté et le background socio-culturel est assez transposable à notre univers préféré. L'histoire est centrée sur une petite baronnie. Les rapports économiques entre nobles et non-nobles et sociaux entre maîtres et serviteurs sont assez détaillés. En quelques mots, les "employés" du maître - même les artisans qualifiés- sont payés une misère. Ils dépendent du maître pour la nourriture et le logis (qui vient en plus de la paye) et des avantages en nature qu'il peut leur accorder (un droit de chasse par ex.). S'ils ne vont pas ailleurs, c'est qu'ailleurs, c'est être indépendant et être indépendant, c'est être à la merci du moindre aléa : brigands, mauvaise récolte, maladie, blessure, etc. Le maître est une sorte d'assurance maladie/chômage/vie pour les serviteurs. Autre fait à mon avis remarquable est qu'ils sont très peu nombreux pour une baronnie assez riche : une dizaine. La défense d'un château dépend principalement de ses murs : même les femmes tirent à l'arquebuse ! Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Aeneas Posté(e) le 18 avril Partager Posté(e) le 18 avril (modifié) Le 09/04/2026 à 19:41, Patatovitch a dit : La défense d'un château dépend principalement de ses murs En effet, un château pouvait, généralement, être efficacement défendu par peu de monde. La plupart des châteaux étaient pris par ruse, réddition "à l'amiable" ou siège. Il faut aussi comprendre qu'un château médiéval c'est une "maison", une maison fortifiée, la résidence d'un seigneur, contrairement à une forteresse ou une citadelle qui étaient des garnisons. Un château c'était donc à la fois une résidence fortifiée et le siège d'un pouvoir politique et économique. Modifié le 18 avril par Aeneas Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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