Aller au contenu

Oberon

Membres
  • Compteur de contenus

    91
  • Inscription

  • Dernière visite

Visiteurs récents du profil

4 610 visualisations du profil
  1. Oberon

    Mort de John Blanche

    J’ai appris la disparition de John Blanche, et même en sachant qu’il s’était retiré depuis un moment, la nouvelle m’a vraiment secoué. Quel que soit le rapport que chacun entretenait avec son style, il a joué un rôle majeur dans la construction de l’identité visuelle de Warhammer pendant des décennies. C’est une page importante de l’histoire artistique de Games Workshop qui se tourne. Triste nouvelle. Pensées pour ses proches.
  2. Pour celles et ceux qui suivent les Défis Fantastiques depuis longtemps — et les quelques-uns au courant que les premiers volumes trônaient dans les boutiques Games Workshop au début des années 80 — voici un projet qui devrait vous parler. Ulisses Spiele développe actuellement Fighting Fantasy Quest, une adaptation en jeu de plateau du Sorcier de la Montagne de Feu, le tout premier livre‑jeu de la série. Scriptarium s’occupe de la version française : une édition intégrale, entièrement traduite et localisée (cartes, livrets, plateaux, matériel…). Le jeu reprend l’esprit du livre de 1982 : exploration, pièges, monstres, objets, choix tactiques… mais transposés dans un système modulaire pensé pour accueillir, à terme, d’autres aventures de la gamme Défis Fantastiques. La Montagne de Feu n’est qu’un début : la structure du jeu permettrait d’adapter la Forêt des Ténèbres, les Collines Maléfiques, Le Port du Sable Noir, ou même Kharé, la Cité des Pièges. L’éditeur vient de dévoiler la galerie complète des figurines finalisées, et c’est clairement l’un des points forts du projet. On est sur une direction artistique old‑school assumée, très proche des sculptures Citadel/GW des années 80 : proportions lisibles, silhouettes nettes, poses simples mais efficaces, et un vrai parfum rétro qui rappellera des souvenirs à ceux qui ont connu et apprécié l’époque Steve Jackson / Ian Livingstone ainsi que les débuts de White Dwarf. Certaines figurines apparaîtront en plusieurs exemplaires dans la boîte (orques, gobelins, etc.), mais la galerie montre un exemplaire de chaque sculpture. Pour ceux qui préfèrent un aperçu global du jeu, une présentation vidéo en français est également disponible : En parallèle, l’équipe finalise plus de 200 cartes d’objets, avec un travail d’équilibrage en cours. Le late pledge est ouvert, et les stretch goals continuent de se débloquer, notamment les dés gravés qui approchent. Pour suivre le projet ou découvrir la version française : https://gamefound.com/projects/ulisses-spiele/ffq_warlock Un projet qui joue pleinement la carte de l’héritage commun à Warhammer et aux Défis Fantastiques, et qui pourrait intéresser les amateurs de dungeon crawlers et de figurines old‑school.
  3. En effet, la tenue des mômes est un brin anachronique, mais dans ce bon Vieux Monde on n'est pas à ça près ^^
  4. Très cool, ce thread de Patatovitch. J'ai eu plusieurs fois l'occasion de dire du bien du Verrah Rubicon sur ce forum et ça me fait vraiment plaisir de te voir poster à intervalles réguliers. Par ailleurs, l'auteur amateur que je suis a toujours été impressionné par la saga de Peter Bücker et Feetgave, et ce n'est pas histoire de passer la brosse à reluire : c'est juste qu'un vrai bon récit dans les univers de Warhammer et W40K ça fait toujours plaisir à lire et c'est une bonne source d'émulation.
  5. Blues trottoir et W40K ouskiakelaguerre : si on m'avait dit qu'un jour quelqu'un oserait la connexion ^^° Ceci dit, merci : en ce moment, j'aime bien piocher dans les vieux tubes des années 80 et celui-là m'était sorti de l'esprit, alors qu'il est pas mal du tout...
  6. Oberon

    La fierté de Nuln

    Un petit coucou en passant sur le forum, histoire de saluer le travail accompli et t'encourager pour la suite : sens de la narration et de l'intrigue, dialogues concis, respect du background, tout y est. Beaucoup apprécié l'intermède kislevite, très bien amené et conduit de main de maître. Bien aimé aussi l'histoire du père André. Accessoirement, la sortie de The Old World devrait donner un petit coup de pouce au suivi de ton récit, du moins c'est tout le mal que je te souhaite. J'en profite d'ailleurs pour adresser un message amical aux lurkers qui suivent le récit : Kayalias fait le job sans rien demander en retour, je pense toutefois qu'une réaction ou deux ne lui feraient pas de mal, bien au contraire. A vot' bon coeur, m'sieurs dames
  7. Meilleurs Vœux à tous (et à toutes, sait-on jamais )
  8. Oberon

    LA Arabie en pdf ?

    Le projet Arabie du Warfo ! Voilà qui ne nous rajeunit pas... Un grand merci à toi pour le scan, Dreadaxe ^^
  9. Oberon

    Décors de Lapin Rouge

    Beau travail, réalisé en famille qui plus est ! Chapeau !
  10. Le choix des toitures bicolores est curieux mais a au moins le mérite de l'originalité. Autrement, c'est du bon boulot, rien à redire ^^
  11. Impressionnant ! Je viens seulement d'apprendre la triste nouvelle : j'aimais beaucoup les articles de Sire Lambert et sa disparition m'a filé un coup de blues (ainsi qu'un coup de vieux), comme à tant d'autres ici...
  12. CHAPITRE 7 Le feu avait gagné l’ensemble des huttes, illuminait la clairière et défiait la sombre canopée. Un épais voile grisâtre flottait dans l’air, au sein duquel on voyait à peine s’agiter les malinkés. Keïta se passa les mains sur le visage. Résigné, abattu, il se laissa tomber à genoux. Il avait survécu durant tant d’années pour enseigner aux malinkés la crainte du tabou, le respect des esprits, et les détourner de la vallée de Gaoul... Mais les hommes n’apprennent jamais. Un jour ou l’autre, tous répètent les erreurs de leurs ancêtres. Comme un Sékou triomphant émergeait d’entre les volutes de fumée et s’avançait sur lui, machette à la main, un éclat sinistre dans son visage, Keïta comprit quel était son sort et l'accepta. N’esquissant aucun geste de fuite ou de défense, il se contenta de courber l’échine et d'attendre la fin. Il ne resta bientôt plus rien à brûler. Les malinkés, enorgueillis de leur exploit, hurlaient à tue-tête des chants guerriers en abandonnant la clairière. Passant en file indienne devant le cadavre décapité du féticheur, certains l’insultaient, d’autres lui crachaient dessus. Tout au fond de la clairière, un lambeau de chemise lui recouvrant la bouche et le nez, Cort guettait leur départ. Il avait cru sa dernière heure arrivée lorsque les indigènes s’étaient mis en tête d’incendier le village entier, le forçant à battre en retraite dans la forêt, dissimulé parmi les enchevêtrements de lianes tortueuses, semblables à des serpents. Comme le dernier des guerriers venait de disparaître, Cort se faufila parmi les volutes tourbillonnantes, piétinant un mélange visqueux de cendres et d’huile noire, ignorant la légère démangeaison qui commençait à lui courir dans les mains. Parvenu à l’orée de la jungle, il entrevit à nouveau les torches des indigènes et esquissa un mince sourire. La voilà, ma porte de sortie hors de cet enfer... à condition de ne pas me faire prendre bêtement. Deux jours pour quitter la vallée, deux autres pour rejoindre la côte et le comptoir de Miranda. Une fois embarqué sur l’Arabella, planquer l’or, faire profil bas, rien dire à personne, jusqu'au retour en Estalie. J’en connais qui n’hésiteraient pas à me tomber dessus s’ils savaient ce que je ramène à bord ! FIN
  13. CHAPITRE 6 Sékou alla jusqu’à l’un de ses compagnons d’armes, lui arracha sa torche des mains, la brandit à la vue de tous, et marcha droit sur les premiers débris de hutte. Il inclina dessus la flamme dansante, jusqu'à ce qu'une fumée âcre se dégage du bois humide et pourri. Le feu tardait cependant à prendre et Sékou, secoué par une toux sèche, les yeux larmoyants, dut insister avant que de minuscules flammèches sautillantes ne consentent à consumer ce qu’il restait de l’habitation. Sékou incendia une seconde hutte, puis une troisième, et il revint aux guerriers. « Ormazd a dit de jeter les incroyants et les blasphémateurs dans le feu. Obéissez ! » Les hommes s’ébrouèrent, comme tirés d’un mauvais rêve. Ils s’étaient attendus à voir leur chef tomber raide mort, englouti par le sol ou réduit en pièces par quelque sinistre créature. Or il se tenait toujours debout, et les huttes incendiées démentaient les anciennes superstitions. Leurs craintes dissipées, tous, jusqu’au plus timoré, pénétrèrent dans le village et imitèrent Sékou, gagnant peu à peu en assurance, à mesure que les flammes s’intensifiaient. Seul, Keïta demeurait à distance, impuissant, bras ballants, l’œil empli de terreur. Vieillard chenu auquel plus personne ne prêtait attention et dont les incantations s'étaient réduites à des balbutiements désespérés. Pourtant, le féticheur les avait prévenus de ce qu’il était advenu des villages encerclant la vallée, chaque fois que les hommes avaient violé le tabou. Ceux qui Rongent demeuraient dans l’eau, la terre, et l’air même de la clairière. Il n'en n'avait pas toujours été ainsi. Il y a longtemps, très longtemps, un homme blanc était venu dans la vallée de Gaoul. Un prêtre étrange, missionnaire d'un étrange dieu. Les peuples Sudrons le craignaient et le haïssaient. L'homme prétendait les guérir de leurs maladies, soulager leurs souffrances... mais partout où il passait, il laissait un sillage d'épidémies et de pestilence. L'homme blanc disait que c'était pour le bien des Sudrons. Qu'il leur fallait se préparer à la venue de son Dieu. Pour ces peuples animistes, le mot "Dieu" n'avait aucun sens. Pas plus que le nom du Dieu en question, Nurgle. Alors les Sudrons s'étaient unis, pour la première fois de leur histoire. Ils avaient traqué l'homme mauvais, jusqu'à l'acculer au coeur de la vallée de Gaoul, et l'avaient mis à mort dans la clairière. Ils croyaient s'en être débarassé pour de bon. Mais il avait laissé sa marque, une malédiction frappant quiconque s'aventurait dans la clairière : Ceux qui Rongent. Sékou et ses hommes pouvaient bien réduire le village en cendres, invoquer Ormazd, ils ne seraient pas épargnés pour autant. Ils allaient regagner leurs maisons, célébrer leur victoire auprès de leurs familles, et peu après... les vers apparaîtraient. Le mal passerait d’homme à homme. En quelques semaines, des tribus entières seraient éradiquées. Keïta le savait. Keïta l’avait vu. Ceux qui Rongent n’épargnaient personne, pas même les innocents.
  14. CHAPITRE 5 Cort pressa le pas et gagna bientôt l’orée de la jungle, préoccupé par la manière dont il allait s’y prendre pour quitter la vallée et retrouver son chemin jusqu'au comptoir de Miranda. Il s’immobilisa comme des cris et des chants guerriers retentirent au loin, suivis de peu par la lueur vacillante de torches apparaissant par intermittence entre les arbres. Embate, avec des renforts ? Impossible. Qu’est-ce que ça veut dire... Cort n’attendit pas de voir le visage des nouveaux venus et rebroussa chemin à vive allure. Ses yeux bondirent d’un point à l’autre de la clairière, à la recherche d’une cachette. Courant tel un animal traqué parmi les huttes délabrées, il finit par se rabattre sur celle située tout au fond de la clairière et s’agenouilla derrière ses vestiges. Les chants se rapprochaient. Tendant l’oreille pour saisir le dialecte employé, Cort reconnut une variante du malinké. Dans le même temps, plusieurs silhouettes émergèrent de la jungle. Le grand guerrier robuste qui ouvrait la marche lui était désagréablement familier. Autrefois second couteau de Tundé, Sékou avait tenté et réussi le coup de force contre son maître. Un fanatique de premier ordre, propageant le culte mazdéen vers les Nouvelles Côtes à grands coups de machette, soumettant sur son passage les peuples Nkomis et Oroungos. Il lui avait mis plus d’une fois des bâtons dans les roues, moins en raison du trafic d’esclaves auquel Cort se livrait, qu’une hostilité atavique à toute négociation avec les Blancs. En somme, rien de bon à attendre de ce gaillard-là... La présence de Keïta à ses côtés était d’autant plus surprenante que les deux étaient censés être des ennemis jurés. Le vieux prêtre animiste avait l’air fatigué, plus usé par les ans que jamais. Silhouette boitillante, escortée étroitement par les guerriers de Sékou le contraignant à avancer, le petit homme aux cheveux poivre sel conservait malgré tout une aura mystérieuse. Prenant pied dans la clairière, Sékou se retourna vers la vingtaine de combattants, restés en retrait et qui fixaient le sol noir d’un air craintif. Il les jaugea du regard, ses yeux comme sur le point de lancer des éclairs, puis s’emporta brusquement. « Qu’est-ce que je vous ai dit au village ? Que vous n’aviez aucune raison d’avoir peur, ni de cette vallée ni de ce lieu. Il n’y a pas de tabous, pas de fétiches. Il n’y a qu’Ormazd ! Ormazd a pouvoir sur toutes choses ! Il se moque des égarés et des démons ! Alors, cessez de trembler ! En dehors d’Ormazd, vous n’avez ni protecteur, ni secoureur ! » Les intonations agressives, plus que le cœur du discours, firent mouche, et plusieurs guerriers, bombant le torse, s’avancèrent bravement. Keïta s’interposa alors de son corps frêle et noueux, et leva les mains en signe d’apaisement. « Soyez raisonnables, partez. Les esprits de la clairière ne demandent rien d’autre que le respect de leur sol sacré. Ne les mettez pas en colère... je vous en supplie ! N’oubliez pas ce qui est arrivé aux derniers à avoir transgressé le tabou : les esprits leur ont envoyé Ceux qui Rongent, et il ne reste plus trace de leur passage sur cette terre. Minyoo vya kuua ! » L’incantation, gutturale, menaçante comme un grondement de tonnerre, réveilla le fond de superstitions sommeillant en chacun des malinkés et effraya les plus incertains. Sékou grogna en réalisant que le féticheur sapait son autorité sur ses guerriers fraîchement convertis. « Paroles de vipère. Mensonges et tromperies. Ne vous laissez pas abuser par ce vieillard, il cherche juste à vous faire peur. Il n’y a rien à craindre ici, sinon les démons qui sont dans vos cœurs. Je vais vous montrer, moi, ce qu’il faut faire ! »
  15. CHAPITRE 4 « Lâche-moi, bordel, lâche-moi !!! » jurait Cort, sans pouvoir s'arracher à l'étreinte. Tundé, bouche béante, le corps secoué de spasmes violents, bredouillait des mots incohérents. « Huhhh.... Je les sens... A l’intérieur... Plein, plein... - M’en fous ! Lâche mon putain de bras ! - Veulent sortir... Veulent... Peux pas.... Peux paaaaaaaaghhh !!!! » La baudruche humaine enfla une ultime fois, jusqu’à atteindre le point de rupture. Cort perçut une série de crépitements comme Tundé craquait de tous côtés. Les oedèmes et ganglions à la surface de son corps crevèrent l’un après l’autre, telles des bulles de savon, et vomirent d’interminables boisseaux de vers grouillants, grappes obscènes se déversant lentement jusqu’au sol. Il lui en sortait du nez, des oreilles, du coin des yeux. Les globes oculaires, sans cesse repoussés plus en avant, sous la pression des vers, finirent par jaillir de leurs orbites, retombant sur les joues comme deux gros grains de raisin gélatineux. Cort demeura bouche béée devant l’intarissable fleuve blanchâtre, couleur de pus, qui prenait son lit dans le cadavre éclaté... et orientait instinctivement son cours vers l’être vivant le plus proche. Dans un gémissement, Cort rampa pour s’éloigner, traînant après lui la dépouille de Tundé. Cort se redressa, agrippa les doigts serrés du mort et les tordit jusqu’à ce qu’ils se rompent comme du bois sec, l’un après l’autre. Alors seulement il parvint à dégager son poignet, bondit sur ses pieds et se rua hors de la case dont il s’éloigna à grandes enjambées nerveuses, le visage blafard marqué d’un rictus de dégoût, s’effaçant à mesure que lui revenait sa fortune nouvelle. Calme-toi... Ce ne sont que des vers... Foutrement dégueulasses, ça oui, mais rien que des vers. Le plus important, c’est l’or. Tu es riche, mon gars, riche ! Cependant, il ne pouvait s’empêcher de se retourner, jetant des coups d’œil inquiets en direction de la case. Qu’est-ce que tu crois, au juste ? Ils ne vont pas se mettre à déferler derrière toi, se lancer à ta poursuite, ou je ne sais quoi. Des cons de vers parasites, voilà tout. Tundé aura été infecté en buvant l’eau de la mare : presque tous les nègres du pays en attrapent aux points d’eau croupie. Seulement, là, c’était... foutre dieu, c’était immonde ! Pas étonnant qu’il n’y ait plus personne dans le coin !
×
×
  • Créer...

Information importante

By using this site, you agree to our Conditions d’utilisation.