InvitĂ© Thodric le brave PostĂ©(e) le 15 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 15 mars 2004 Toujours aussi bien . Korai va t'il dĂ©truire la ville? Continu Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
InvitĂ© Mr Petch PostĂ©(e) le 15 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 15 mars 2004 (modifiĂ©) Allez, la suite. Bonne lecture Ă tous! (plus court que d'habitude, Feurnard et Impe comprendront pourquoi!) Tuanahok ne voyait plus rien depuis lâarrivĂ©e Ă Estijk. Il entendait juste les voix des humains qui se trouvaient dans la rue et sentait le roulis de la carriole sur la voie pavĂ©e. Un instant il sentit quâon sâarrĂȘtait, mais la charrette dĂ©marra de plus belle. Enfin, on stoppa dĂ©finitivement et cette fois, la cage fut comme transportĂ© su des roues. Les voix de la ville sâĂ©loignĂšrent, Tuanahok percevait lâair iodĂ©e de la mer. Il sentit comme un choc et plus rien, le silence total se fit dans la cage, et le drap Ă©tait toujours posĂ© sur la cage. Le skink attendit un instant pour vĂ©rifier quâil nây avait bien personne dans la piĂšce oĂč il pouvait se trouver. Comme aucune voix ne venait Ă ses oreilles, il entreprit de retirer le drap. Il tira de lâintĂ©rieur un coup sec et la toile tomba au sol. Il observa alors son environnement et conclut, dâaprĂšs lâarchitecture des lieux quâil devait ĂȘtre dans une cale de bateau. Ses ravisseurs projetaient-ils de le ramener chez eux, loin de lâautre cĂŽtĂ© de la Flaque ? Cette idĂ©e lâeffraya. Sâil sâĂ©loignait de la Lustrie, il ne pourrait plus accomplir sa quĂȘteâŠA moins que la prophĂ©tie de Pahuax, qui le prĂ©venait dâun « contact » avec les humains, ne prĂ©disait en rĂ©alitĂ© ce si long voyage ? Mais pourquoi les Anciens lâemmĂšneraient-ils lĂ -bas ? Tuanahok se mit Ă hĂ©siter sur sa mission. Cet Ă©vĂ©nement Ă©tait-il prĂ©vu par le dessein des Anciens, faisait-il partie intĂ©grante de leur volontĂ© ou bien le hasard sâĂ©tait-il mĂȘlĂ© Ă son aventure lâespace dâun instant, avec les consĂ©quences tragiques actuelles ? Câest alors que Tuanahok entendit la voix dâun homme. Il se retourna brusquement. Devant lui se trouvait un vieillard humain attachĂ© par des chaĂźnes aux parois de la cale. Son visage Ă©tait sombre, il portait une barbe grise et ses yeux Ă©taient glauques, presque inexistants. Il ne portait quâun pagne blanc et son corps Ă©tait couvert dâĂ©gratignures et de marques de coups. Tuanahok fut Ă©tonnĂ©, car il ne lâavait pas remarquĂ© au dĂ©but, croyant que la cale Ă©tait entiĂšrement vide. Il avait cru lâentendre prononcer quelques paroles mais Ă prĂ©sent, le vieillard restait silencieux sans mĂȘme regarder le skink, obligeant ce dernier Ă lui adresser la parole en premier : « - Qui ĂȘtes-vous ? Tuanahok avait parlĂ© dans le langage humain dont il avait appris quelques mots avec Marco Colombo. Mais il savait quâil ne pourrait pas tenir une longue conversation. Aussi Ă©tonnant que cela paraissait, lâhumain lui rĂ©pondit en saurien, faisant mĂȘme claquer sa langue dans sa glotte courte pour marquer les intonations : - Peu importe qui je suis, jeune skink. - Vous parlez saurien ? - Et bien plus encore ! Mais toi, que fais-tu ici ? - Je rĂ©pondrai si vous faites de mĂȘme ? - Dâaccord Tuanahok. (le skink sursauta en entendant son nom). Je commence. Le vieillard se leva et commença Ă raconter : - Jâai Ă©tĂ© capturĂ© par ces esclavagistes qui tâont toi aussi, je suppose kidnappĂ©. Jâignore pourquoi, mais je me retrouve dans ce bateau en ta compagnie. Jâai beaucoup voyagĂ© de par le monde, je connais de nombreuses choses sur plus de sujets que tu ne peux lâimaginer (Tuanahok restait fixĂ© sur les yeux amorphes de son interlocuteur si Ă©trange). Je suis trĂšs heureux de te rencontrer. - Comment connaissez-vous mon nom ? - Si je te le disais, tu ne me croirais pas. Et câest lĂ toute la difficultĂ© de ta missionâŠPeux-tu croire Ă lâimpossible ? Tuanahok ne comprenait rien. Qui Ă©tait cet ĂȘtre fantomatique qui apparaissait si Ă©trangement devant lui ? Et que lui voulait-il ? Mais le skink nâosa pas lui parler. Alors le vieillard continua : - Je sais que tu es venu ici pour accomplir une mission jeune Tuanahok. Et en cela je peux tâaider. Montre-moi la pierre que tu tiens si prĂ©cieusement dans ta main gauche. En effet, Tuanahok serrait contre lui la gemme de Tepok. Il la tendit ostensiblement en avant. Le vieillard tenta de se rapprocher malgrĂ© ses chaĂźnes et ajouta : - Un bien beau joyauâŠSais-tu quoi en faire ? - NonâŠje ne sais pas. - Tu ne le sais pas encore ? Tu le sauras Ă temps alors. Puis le vieillard se tut, baissant la tĂȘte. Tuanahok resta interdit, regardant le bijou de Tepok. Soudain, il entendit la porte de la cale sâouvrir et le second Ă lâĆil bandĂ© descendre. Il ne sembla pas remarquer le vieillard. Il se contenta de rĂąler en voyant le drap par terre et le replaça sur la cage. Tuanahok fut de nouveau plongĂ© dans le noir. Le parcours dans la jungle sâavĂ©rait difficile pour Kitla, Korai et LeĂŻla qui tentait de suivre pĂ©niblement derriĂšre. Lâamazone avait quittĂ© la jupe et lâavait chiffonnĂ©e sous le regard rĂ©probateur de LeĂŻla. Elle lui promis donc de le remettre une fois arrivĂ© Ă Estijk, et ils repartirent. Heureusement, la carriole avait laissĂ© des marques profondes dans le sol humide et il nây avait aucune difficultĂ© Ă suivre la piste. Le plus dur Ă©tait de presser le pas, car chaque minute comptait. Korai partait souvent loin devant et les deux humaines le retrouvait alors assis sur un rocher au bord du sentier. Kitla se doutait que le kroxigor ressentait la prĂ©sence de son maĂźtre Ă mesure quâils sâapprochaient de la ville. En un aprĂšs-midi, ils arrivĂšrent Ă Estijk. Kitla se dĂ©pĂȘcha dâenfiler ses vĂȘtements. Mais elle sâinquiĂ©tait pour Korai et fit part de son hĂ©sitation Ă LeĂŻla. Cette derniĂšre la rassura en lui expliquant tant bien que mal son plan : elles allaient toutes les deux entrer en ville et le kroxigor allait les attendre Ă la sortie, tapi dans un buisson. Cependant, Kitla douta de cette mĂ©thode. LeĂŻla rĂ©ussit tout de mĂȘme Ă la persuader que câĂ©tait la meilleure mĂ©thode pour entrer en ville. Kitla expliqua donc au kroxigor quâil fallait rester ici jusquâĂ leur retour, quâelles se contenteraient de faire une visite de repĂ©rage. Korai sembla acquiescer et partit se cacher comme prĂ©vu. Les deux filles partirent dans la ville. HabillĂ©es comme elles Ă©taient, personne ne les dĂ©rangea, Ă lâexception de quelques mendiants lubriques et mal intentionnĂ©s. Elles accĂ©dĂšrent ainsi Ă la place du temple, oĂč se tenait un podium sur lequel se trouvait une immense cage. Une foule immense encombrait la petite place. Kitla comprit vite que ce devait ĂȘtre lĂ quâĂ©tait enfermĂ© Tuanahok, car juste Ă cĂŽtĂ© se trouvait le gros chef et son second Ă lâĆil bandĂ©. Les deux hommes criaient et gesticulaient, Kitla ne comprenait rien. LeĂŻla lui expliqua sommairement quâils annonçaient un « trĂ©sor extraordinaire » quâils cĂ©deraient Ă prix dâor au plus offrant. Kitla dut repousser ses ardeurs guerriĂšres qui la poussait Ă monter sur scĂšne et massacrer les deux marchands. Entendre dire ça de son ami lui Ă©tait insupportable, mais elle mis de cĂŽtĂ© sa rancĆur et attendit. La harangue continua, et enfin, le second commença Ă retirer le drap. Apparut alors aux yeux de tous le skink. La foule Ă©mit un extraordinaire cri de stupeur, on entendit des femmes sâĂ©vanouir. Pour eux, lâexistence des hommes-lĂ©zards nâĂ©tait quâune lĂ©gende. Alors le marchand reprit son discours. LeĂŻla semblait absorbĂ©e par ce que disait le gros homme. Puis, on vit dans la foule une main se lever. Le marchand se mit Ă sourire de toutes ses dents gĂątĂ©es, la somme proposĂ©e devait ĂȘtre rondelette. LeĂŻla sursauta mĂȘme en entendant la voix. Kitla devait rĂ©agir Ă tout prix. Au hasard, elle leva la main. Voyant son initiative, LeĂŻla cria un prix qui agrandit le sourire du marchand, mais lâautre homme renchĂ©rissait toujours. Alors LeĂŻla fit de mĂȘme. LâĂ©change de cris dura un bon moment, et la joie du marchand se lisait sur son visage boursouflĂ©. LeĂŻla put avoir le dernier mot, lâautre homme se retira en poussant en juron et la foule sâĂ©parpilla. Kitla et LeĂŻla sâapprochĂšrent des deux marchands. LeĂŻla se cachait car elle avait peur dâĂȘtre reconnue. Le gros marchand aboya quelque chose Ă Kitla pendant que son adjoint ouvrait la cage et mettait les fers Ă Tuanahok. Câest lĂ que lâamazone usa toute sa force pour enfoncer violemment sa lame dans le ventre obĂšse de lâhomme. Il eut un rictus de douleur. Son second se tourna vers lui, mais lâamazone, plus prompte, lui assĂ©na un coup au bras qui le fit crier. Des gardes armĂ©s apparurent alors de chaque cĂŽtĂ© de la rue. Il fallait faire vite car ils Ă©taient nombreux et encerclaient la place. Kitla dĂ©tacha Tuanahok de ses chaĂźnes et sâapprĂȘta Ă faire face Ă lâennemi. Les gardes se mirent en position dâattaque tout autour de lâestrade. Kitla Ă©tait prĂȘte Ă se dĂ©fendre, et Tuanahok se saisit dâun bout de bois comme arme improvisĂ©e. LeĂŻla, quant Ă elle, Ă©tait un peu dĂ©sarçonnĂ©e. Les trois amis sâapprĂȘtaient Ă vendre chĂšrement leur peau. Le capitaine des gardes leur cria quelque chose. Kitla eut un mouvement de recul. Soudain, un cri bestial monta du lointain, comme lâĂ©ruption dâun volcan. Tous les regards se tournĂšrent vers la rue principale dâoĂč venait le rugissement, bientĂŽt suivi par des cris Ă©pouvantĂ©s. Tuanahok souriait intĂ©rieurement en pensant Ă ce qui se passait actuellement, car il savait bien sur, et ne fut pas surpris de voir la silhouette imposante de son ami et alliĂ© de toujours, Korai. Kitla et le skink Ă©changĂšrent des regards, lâamazone amusĂ© lança : « Pour une fois, lâinstinct de Korai nous aura servi Ă quelque chose ! » Le kroxigor arriva dans la place, et remarqua tout de suite ses compagnons sur lâestrade. Les gardes de la ville remarquĂšrent tout de suite la bĂȘte et malgrĂ© les invectives de leur chef, ils fuirent Ă toute jambe Ă lâopposĂ© de Korai qui faisait tourner sa masse en lâair. Il nâeut mĂȘme pas besoin de lâutiliser car le capitaine, devant cette dĂ©bandade soudaine, avait suivi sa compagnie. Le kroxigor alla retrouver ses amis sur lâestrade. « - Heureux de te revoir, Korai !cria Tuanahok - Il nous faut trouver un moyen de sortir de cette ville, nota Kitla en se tournant vers LeĂŻla qui semblait vouloir leur indiquer quelque chose. » En effet, la jeune humaine sauta de lâestrade et courut dans la direction du port, en faisant signe aux trois autres de la suivre. Sâenclencha alors une course effrĂ©nĂ©e vers les quais. Les gardes avait en effet repris leurs esprits et suivaient Ă toute allure les quatre compagnons. LeĂŻla semblait sĂ»re dâelle car elle nâhĂ©sita pas en bifurquant vers la bande de terre ocre qui formait le dĂ©barcadĂšre. Elle sauta brusquement dans un des bateaux, suivi par les trois autres qui cherchaient Ă Ă©chapper aux gardes. CâĂ©tait une frĂ©gate de taille moyenne â assez solide pour supporter le poids de Korai â avec deux immenses voiles bombĂ©es. Kitla, Korai et Tuanahok restĂšrent immobile sur le pont principal. Le kroxigor envoya sa hache contre les gardes pour les ralentir. La frĂ©gate chancela un peu, faisant tomber Tuanahok, et le bateau sembla quitter la rive. Les voiles se gonflĂšrent de plus belle, la force du vent faisant avancer lâembarcation sur la mer. Peu Ă peu, ils sâĂ©loignĂšrent du bord, laissant derriĂšre eux les gardes affolĂ©s. « - TrĂšs bien, commença Tuanahok, Ă prĂ©sent, nous allons pouvoir expliquer et comprendre ce qui sâest passĂ©. Tout dâabord Kitla, qui est cette jeune humaine ? Lâamazone rĂ©suma sa rencontre avec LeĂŻla et fit venir la fille pour quâelle salue le skink. Elle en profita pour expliquer que, connaissant des rudiments de navigations, elle avait entrepris de partir par la mer. Tuanahok la fĂ©licita et elle retourna sâoccuper du bateau. Korai alla sâinstaller dans un coin, laissant seuls Kitla et le skink. - Donc Kitla, tu me dis que cette fille est lâenfant dâun grand navigateur ? Sais-tu son nom ? - Non, je lâignore, nous nâavons communiquĂ© que par signes. - Mais avec brio, apparemment. - En effet, entre humaines, nous nous sommes comprises instinctivement. - Elle mâa lâair dâĂȘtre quelquâun de confiance⊠- Oui, il me semble aussi. Nous pouvons ĂȘtre sĂ»rs dâelle. Mais toi, Tuanahok, quâas-tu fais aprĂšs ton rapt ? - On mâa placĂ© dans la cale dâun bateau. LĂ , jâai rencontrĂ© un Ă©trange vieillard qui mâa parlĂ© de mon destin, et de ma pierreâŠje ne sais que penser de lui. - Un vieillard dis-tu ? Avait-il les cheveux gris et le teint pĂąle ? - Oui. - Cela me rappelle lâhomme qui a surenchĂ©rit lors de ta vente. Son allure fantomatique mâa frappĂ©. Pendant quâils Ă©taient tous effrayĂ©s, lui restait de marbre. - Etrange en effet, si câest bien lui⊠Dans ce cas, je ne comprends plus rien. - Peut-ĂȘtre nây a-t-il rien Ă comprendre⊠peut-ĂȘtre cet homme est-il lâincarnation dâun Ancien. Les yeux globuleux de Tuanahok tournĂšrent dans leurs orbites. - Kitla, tu es un gĂ©nie ! Je nây avais mĂȘme pas songé⊠Tepok⊠En effet, maintenant que jây pense⊠Lâamazone se leva fiĂšrement et dit : - Les Anciens sont avec toi, ne lâoublie pas. » Elle partit de lâautre cĂŽtĂ© du bateau, laissant Tuanahok Ă ses songes. Korai se tenait vers la poupe, scrutant lâhorizon. Kitla hĂ©sita puis sâassit Ă cĂŽtĂ© de lui. Elle dĂ©buta la conversation : « - Je suis heureux de tâavoir connu, Korai. Je te dis ça maintenant car la tournure que prennent les Ă©vĂ©nements me laisse supposer que la quĂȘte de Tuanahok arrive Ă son terme. Tepok est venu lâaider pour lui indiquer le chemin, sans doute. Mais je sens comme une amertume, un sentiment Ă©trange dâimperfectionâŠTu nâes pas dâaccord ? Korai grogna doucement. - Tu as raison⊠Mieux vaut ne pas y penser. Jâai promis de servir Tuanahok jusquâĂ la fin, je le servirai jusquâĂ la fin. Elle s âarrĂȘta de parler et regarda devant elle. Câest alors quâelle sâĂ©cria, faisant sursauter le pauvre kroxigor : - LĂ ! Un bateau ! Un Ă©norme bateau, et il arrive sur nous ! » Elle dĂ©signait une masse sur la mer, un immense navire Ă la voilure impressionnante et aux marques rouges. Lâamazone se leva et courut avertir LeĂŻla. ModifiĂ© le 16 mars 2004 par Mr Petch Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
Inxi-Huinzi PostĂ©(e) le 16 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 16 mars 2004 C'est vrai que c'est court mais c'est bien! Une petite scene d'action comme on les aime qui en debouche sur une autre! Alors vas y continue @+ -=Inxi=- Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
InvitĂ© Feurnard PostĂ©(e) le 16 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 16 mars 2004 J'appellerais ça la suite de la suite de la suite de la suite de la suite de la... on aura compris. A force de dire que tes suites sont gĂ©niales, tu ne pourras vraiment plus me croire. Bon, je me demande si vraiment LeĂŻla et Kitla ne parlent pas le mĂȘme language : elles se comprennent comme deux soeurs... et vendre un skink en pleine rue, en Lustrie !? Ils veulent la mort de la colonie ! Egalement une apprĂ©ciation personnelle du vieillard : Tepok en humain ? Plus sĂ©rieusement, son attitude m'a rappelĂ© Logos qui s'est fait homme pour parler aux hommes... Ă mĂ»rir. Vivement que tu achĂšves le rĂ©cit, que je puisse te fĂ©liciter pour une oeuvre complĂšte mais qui s'en va un peu dans tous les sens... parce que d'aprĂšs la carte, il fait beaucoup de "S", le skink ! Feurnard, le chemin le plus court c'est le mien ! Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
InvitĂ© Kyryu PostĂ©(e) le 16 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 16 mars 2004 Je doit avouer que plus le recit sera long plus je serait content car sa faitr otujours du bien de lire les suites de ce texte. Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
InvitĂ© Thodric le brave PostĂ©(e) le 16 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 16 mars 2004 J'attend vivement la suite , Korai va peut etre charger en pleine ville ? Le pendentif fait t'il apparaitre un guerier extraordinaire???? Pour que je ne me pose plus de question il me faut une suite. Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
InvitĂ© Ptitfrere PostĂ©(e) le 16 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 16 mars 2004 Salut. Je ne sais quoi dire tellement ton rĂ©cit est.......arf.......aucun mot ne qualifie un texte d'une telle ingĂ©niositĂ©, beautĂ© et toutes les qualitĂ©s possibles et innimaginables... Ptitfrere...sĂ©duit...et nul en français aussi.... Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
InvitĂ© Mr Petch PostĂ©(e) le 16 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 16 mars 2004 Allez, une courte suite que j'ai placĂ© Ă la fin de l'ancienne (vous finissez par avoir l'habitude!). Bonne lecture Ă tous. Mr Petch Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
InvitĂ© Mr Petch PostĂ©(e) le 17 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 17 mars 2004 Kitla fixait la figure de proue de lâimposant navire qui leur faisait face. Elle reprĂ©sentait une sirĂšne Ă©tendant ses bras vers lâocĂ©an, portant deux conques marines sur la poitrine. Surprise par lâexcitation de LeĂŻla, elle lui demanda quelle en Ă©tait la raison. Lâhumaine rĂ©pondit quâelle reconnaissait la caravelle de son pĂšre, et quâils Ă©taient donc sauvĂ©s. Encore fallait-il que le bateau ne renverse pas leur frĂȘle frĂ©gate. LeĂŻla se saisit des cordages pour manĆuvrer la voile et orienter lâembarcation dans un axe judicieux. Korai vint Ă sa rescousse et parvint Ă modifier le chemin de la frĂ©gate pour la protĂ©ger des vagues dĂ©clenchĂ©es par la caravelle. LeĂŻla criait de toutes ses forces et allumait des flambeaux pour signaler sa prĂ©sence aux occupants de lâautre navire. En peu de temps, ils changĂšrent dâembarcation, montant dans lâĂ©norme caravelle par une Ă©chelle de bois. DĂšs quâelle fut sur le pont, LeĂŻla sâempressa de serrer dans ses bras chacun des marins de son pĂšre et de leur faire subir une longue logorrhĂ©e verbale, elle sembla prĂ©senter chacun des trois autres compagnons et parvint Ă persuader les marins de faire entrer Korai. Une ambiance de joie gĂ©nĂ©rale rĂ©gnait sur le pont, tous avaient quittĂ©s leur poste pour accueillir la jeune disparue. Câest alors quâapparut, sortant de sa cabine, celui qui devait ĂȘtre le capitaine de ce navire, et le pĂšre de LeĂŻla. Mais ce ne fut pas elle quâil remarqua en premier, car elle nâen avait pas fini avec les retrouvaillesâŠNon, la premiĂšre chose qui fixa son attention fut Tuanahok, le skink qui venait juste de franchir le bord et rangeait sa dague Ă sa ceinture. Le capitaine lui cria : « - Tuanahok ! Le skink se retourna et dĂ©visagea lâhumain. Ses souvenirs remontĂšrent Ă la surface⊠- Marco Colombo ! Câest toi ! Lâhumain avait du continuer dâĂ©tudier le langage saurien, car il parvenait Ă communiquer avec le skink : - Je ne pensais pas te revoir un jour, TuanahokâŠCela me fait plaisir ! - Et je te ramĂšne ta fille, en plus ! Câest lĂ que Colombo remarqua LeĂŻla qui sâattardait avec un des marins. Voyant son pĂšre, elle lui sauta aussitĂŽt dans les bras et lâembrassa fortement sur la joue. Colombo ajouta : - Eh bien, que de surprises en si peu de temps⊠Ce soir, je vous invite tous Ă un grand banquet ! » Cuisinier, prĂ©pares le vin, la viande et les fruits ! Le reste de la soirĂ©e passa trĂšs vite. Kitla, Korai et Tuanahok furent invitĂ©s Ă la table du capitaine avec LeĂŻla. La scĂšne Ă©tait trĂšs Ă©trange, deux lĂ©zards qui mangeaient en compagnie dâun grand capitaine de la marine estalienne. Ils Ă©changĂšrent plusieurs mots, se comptant mutuellement leurs mĂ©saventures. La rencontre Ă Tlax datait de prĂšs dâun an. Depuis, Colombo Ă©tait rentrĂ© chez lui et avait entrepris de visiter lâisthme au nord quâil connaissait grĂące Ă certains marins nordiques quâils avaient rencontrĂ©s. Il avait amenĂ© avec lui sa fille, LeĂŻla, qui se passionnait dĂ©jĂ pour la marine et les terres lointaines. « - En tout cas, Tuanahok, je ne pensais pas te revoir ici⊠Jâavais dĂ©jĂ entendu parler de ta quĂȘte Ă Tlax, mais je nâimaginais pas quâelle allait mâamener Ă te revoir. Jâen suis heureux. - Moi de mĂȘme, Marco Colombo. Jâai appris bien des choses pendant cette quĂȘte, jâai vĂ©cu bien des aventures, mais le plaisir de revoir un ami est immense. - Quant Ă ma fille, je te promets de veiller sur elle cette fois. Elle a disparu dans une autre colonie de la cĂŽte, Ă Yareyil. Je la cherchais dĂ©sespĂ©rĂ©ment dans tous les ports nordiques qui parsĂšment lâisthme. - Je suis Ă©tonnĂ© de voir tout ces ports. - Je connaissait leur existence, les marins nordiques ont dĂ©couverts bien avant nous la prĂ©sence dâun continent nouveau au sud de lâocĂ©an, cela depuis plus dâun demi-siĂšcle. Ils ont eu tout le temps de sâinstaller ici. Mais ils craignent de rentrer Ă lâintĂ©rieur des terres, ce ne sont que des paysans, pas des aventuriers, comme nous ! Il partit dans un grand rire en disant ça et but dans sa coupe un peu de vin. Tuanahok le regarda en souriant et avala dâun coup le fruit qui se trouvait dans son assiette. Colombo, qui le vin avait un peu enivrĂ©, continua en changeant de sujet : - Et ta quĂȘte ? Sais-tu oĂč aller Ă prĂ©sent ? Le skink hocha la tĂȘte. - Non, malheureusement. Jâignore le chemin Ă prendre. Tout ce que je sais est que je dois trouver le miroir de mon destin⊠Une expression bien trop vague⊠Colombo fronça les sourcils : - Le miroir du destin, dis-tu ? Attends. Il se mit Ă courir hors de la cabine et entra dans une salle attenante. On entendit des bruits de tiroirs qui sâouvrent et se referment, et le capitaine rĂ©apparut rapidement, une feuille Ă la main. Il lâĂ©tendit sur la table en poussant les couverts. Il sâagissait dâune carte de lâisthme. - Regarde bien, jâai pu me procurer cette carte Ă Yareyil par des marins nordiques. Il pointa son doigt sur un point dans lâocĂ©an - Nous sommes ici, venant de Estijk. Nous traversons la petite mer intĂ©rieure quâils nomment mer des serpents. Maintenant observe. Il transporta son doigt sur la terre ferme, en direction du nord oĂč se trouvait la jungle touffue. Il montra une croix au-dessus de laquelle se trouvait des signes incomprĂ©hensibles. - LĂ se trouve un petit lac entre deux falaises. Les nordiques nomment ce lac « lac au destin », car il est dit que ceux qui regardent Ă lâintĂ©rieur voit leur destin devant leurs yeux, et cette vision est tellement atroce, car il voit aussi leur mort, naturellement, quâils meurent bine souvent, ou au moins deviennent fous. Câest peut-ĂȘtre lĂ que tu trouveras ton destin⊠- En effet, câest une hypothĂšse intĂ©ressante. Et de toute façon, je nâen vois pas dâautre. Il ne reste plus quâĂ y arriver. - Pour ça ne tâinquiĂšte pas, jâai mon idĂ©e. Il reprit la carte et montra le symbole dâun village sur la cĂŽte. - Cette ville sâappelle Skeggi. Câest la plus ancienne et la plus grande des colonies nordiques. De lĂ , il est facile dâatteindre le lac au destin, il nâest alors quâĂ quelques jours de marche. Je te propose de te dĂ©barquer Ă Skeggi, puis tu continueras ton chemin Ă travers la jungle. Quâen dis-tu ? - Je ne vois pas dâinconvĂ©nients, et je te remercie de mâaider ainsi. - Tu mâas rendu ma fille, cela compte beaucoup pour moi. - Mais tout le mĂ©rite en revient Ă Kitla ! Lâamazone qui Ă©coutait distraitement la conversation sâĂ©touffa avec sa viande et la cracha. Confuse, elle dit : - Moi ? Mais non⊠Câest trop dâhonneur, Tuanahok. Câest ta quĂȘte etâŠ. Colombo lui posa une main affectueuse sur lâĂ©paule : - Tu as lâĂ©toffe dâune hĂ©roĂŻne, Kitla, je nâen doute pas ! » Tous rirent et le dĂźner se termina ainsi, sur le visage souriant de la jeune amazone. La nuit Ă©tait tombĂ©e, et la lune pĂąle se reflĂ©tait dans les ondes noires de lâocĂ©an, vibrant silencieusement. Tuanahok se trouvait sur le pont, Ă la poupe et contemplait lâatmosphĂšre chaude et calme du soir. Soudain, il entendit un bruissement derriĂšre lui et une ombre se glisser froidement dans son dos. Il se retourna brusquement et observa le pont. Il ne vit quâun marin qui lavait le sol. Cependant, son instinct lui dit dâaller jusquâĂ la proue, de lâautre cĂŽtĂ© de la caravelle. Il courut furtivement, sa silhouette fuyante sâaffichant sur la voile gonflĂ©e, puis arriva Ă la proue. LĂ , il sâarrĂȘta net. Face Ă lui se trouvait, fine et immobile, lâombre dâun tĂ©radon immense aux ailes pliĂ©es contre son corps oblong et sa tĂȘte droite surmontĂ©e dâune crĂȘte. Tuanahok ne vit pas si lâanimal Ă©tait de face ou de dos. Il recula et se plaqua contre la paroi dâune cabine. Puis la bĂȘte Ă©tendit ses ailes et se pencha en avant, baissant la tĂȘte. Il descendit alors du dos du tĂ©radon une ombre vague. Tuanahok comprit tout de suite Ă qui il avait Ă faire⊠Il reconnut la crĂȘte de Feriboatl, et le tĂ©radon nâĂ©tait autre que Kai, sa monture. Tuanahok osa sâapprocher un peu. La tĂȘte de Feriboatl fut Ă©clairĂ©e par un rayon de lune. « - Feriboatl⊠Tuanahok avait chuchotĂ© ce nom dans le silence nocturne. Feriboatl sâapprochait toujours et arriva face Ă lui. - Oui, câest bien moi, jeune Tuanahok. Je dois te parler Ă prĂ©sent. - MeâŠme parler⊠- Oui. Je te suis depuis ton dĂ©part de Tlax et jâai vu ta progression, tes progrĂšs, les efforts que tu avaient dĂ©ployĂ©s. Je suis fier de toi, ta quĂȘte a Ă©tĂ© bien remplie. - Tu veux dire quâelle se termine ? - Tu nâes pas loin dâachever ton aventure, mais les difficultĂ©s ne sont que plus grandes Ă ce niveau lĂ . Ton expĂ©rience te servira pour la suite de la quĂȘte. - Je dois aller au lac du destin ? - Oui, tu as bien devinĂ© Tuanahok, tu dois te rendre au bord de ce lac. Je ne peux tâen dire plus. - Jâai de trop nombreuses questions Ă te poser, Feriboatl. - Et moi, je nâai que peu de temps Ă te consacrer. - Comment as-tu su que jâĂ©tais ici ? - Tu ne sais pas tout de moi, Tuanahok. Si je te suis depuis tout ce temps, ce nâest pas pour rien. AussitĂŽt, un Ă©clair lumineux Ă©claira le visage de Feriboatl lâespace dâun instant. Tuanahok ne put voir nettement ses traits, trop flous et indicibles. Il recula en sursautant, comme effrayĂ©. Feriboatl continua, sa voix sâamplifia Ă©trangement : - Je ne suis pas un simple chevaucheur de tĂ©radon, je ne suis pas un simple prĂȘtre skink⊠- Qui es-tu ? - Je suis ton gardien, ton protecteur, chargĂ© de la bonne marche de ta mission. Câest moi qui tâai aidĂ© lors de ta chute dans la cascade. Câest moi qui ai envoyĂ© Korai te rejoindre Ă Tlanxla et tâaider Ă Estijk. Câest moi qui tâai guidĂ© dans le nĂ©ant. Je veille sur toi pour que tu termines ta quĂȘte. - JeâŠje ne sais pas quoi dire. - Alors ne dis rien ! Feriboatl marcha vers Kai et grimpa sur son dos. Tuanahok restait silencieux Ă lâobserver. Il nâen croyait pas ses yeux. Juste avant de partir, Feriboatl lui cria : - Bonne chance, jeune Tuanahok ! » Puis il disparut au loin, vers lâhorizon. AprĂšs son Ă©trange rencontre, Tuanahok alla sâendormir sur sa couchette et repensa Ă Feriboatl. Il avait bien dâautre questions Ă lui poser, mais sa peur lâavait paralysĂ© sur place. Il aurait voulu savoir pour la gemme de Tepok, pour le vieillard entrevu dans la cale, et pour dâautres choses encore. Mais il demeurait seul, Ă prĂ©sent. Il sâendormit sur lâimage fantastique de Kai aux ailes dĂ©ployĂ©es. Les jours passĂšrent, il en fallait quatre pour se rendre de Estijk Ă Skeggi, et Colombo fit souvent appel Ă Tuanahok. Il souhaitait en apprendre encore sur la Lustrie et les hommes-lĂ©zards. Et en Ă©change, lâestalien le renseignait sur le vieux monde et les peuplades humaines. Un soir, leur conversation fut particuliĂšrement intĂ©ressante et riche dâenseignements pour Tuanahok. Il avait commencĂ© en lui posant cette question : « - Il y a une chose que je ne comprends pas dans votre monde. Il y a toujours un partage entre le bien et le mal⊠Jâai du mal Ă entrevoir ces notions⊠- Le bien est ce qui est juste, honnĂȘte et bon, le mal est ce qui est mauvais, cruel et fourbe. - Mais qui juge de ce qui est HonnĂȘte, de ce qui est Cruel et de ce qui est Bon ? - Personne, chacun se fait sa propre idĂ©e. - Mais alors, une chose peut-ĂȘtre bonne pour lâun et mauvaise pour lâautre ? - Exact. - Chez nous, la distinction se fait simplement entre lâordre et le chaos. Lâordre est ce qui a Ă©tĂ© dictĂ© par les Anciens, le chaos est ce qui ne vient pas des Anciens. Et tout cela est notĂ© sur des tablettes antiques. - Ce sont lĂ deux conceptions trop Ă©loignĂ©es pour nous nous comprenions. Mais cependant, puisque tu croiseras des humains lors de ta quĂȘte, il faut que je tâenseigne que tous ne sont pas bons, et que, mĂȘme si tout cela est prĂ©vu par les Anciens, il peut y avoir du mauvais au sein mĂȘme de lâhumanitĂ©. Apprends Ă te mĂ©fier des autres, cela ne peux que tâaider. Des autres, et de qui que ce soit, mĂȘme ce qui te semble conforme à « lâordre » peut possĂ©der une part chaotique. » Tuanahok ne sut quoi rĂ©pondre et la discussion continua sur la gĂ©ographie de lâEstalie. Mais Tuanahok repensait toujours aux idĂ©es de Colombo en allant se coucher. Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
Inxi-Huinzi PostĂ©(e) le 17 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 17 mars 2004 Bon avec ce que je viens de lire, ca veut dire que cela approche de la fin Mais bon en attendant tout est lĂ ! revelation sur revelation, continue! @+ -=Inxi=- Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
NETHKHAR PostĂ©(e) le 17 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 17 mars 2004 (modifiĂ©) Toujours trĂšs bien.dommage que l'on approche de la fin. Mais bon encore bravo. Ah aussi: Il sentit comme un choc et plus rien, le silence total se fit dans la cage, et le drap Ă©tait toujours posĂ© sur la cage. Comme rĂ©pĂ©tition c'est pas mal! ModifiĂ© le 17 mars 2004 par NETHKHAR Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
InvitĂ© Feurnard PostĂ©(e) le 17 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 17 mars 2004 Ben franchement, chapeau... j'avais envisagĂ© pas mal de solutions mais celle-ci, je ne l'attendais pas... ce cher Marco Colombo ! Comme je reste sans voix, il me suffira de te parler de ta brillante mise en scĂšne, de ton utilisation intelligente de chaque Ă©lĂ©ment : bref, que de l'admiration ! Peut-ĂȘtre juste un peu trop de vitesse lorsque tu dĂ©cris un Ă©vĂ©nement... Enfin bon, voilĂ : il fallait bien que Tuanahock puisse se reposer. Fais-nous une magnifique apothĂ©ose, sans nous laisser sur notre faim ! Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
InvitĂ© Kyryu PostĂ©(e) le 18 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 18 mars 2004 Ce sont lĂ deux conceptions trop Ă©loignĂ©es pour nous nous comprenions Pour moi sa ne va pas et je verais plutot Ce sont lĂ deux conceptions trop Ă©loignĂ©es pour que nous comprenions. Voila sinon ben tout a ete dit, dommage que la fin arrive, mais sa fait plaisir de voir de long texte se terminer. Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
InvitĂ© Mr Petch PostĂ©(e) le 19 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 19 mars 2004 (modifiĂ©) « Skeggi en vue ! » Du haut de son mĂąt, la vigie avait criĂ© lâarrivĂ©e au port et tous les marins Ă©taient agitĂ©s sur le pont. Kitla sâĂ©tait installĂ©e en compagnie de Korai Ă la proue du vaisseau. Tuanahok et Colombo vinrent vers eux. Le marin commença : « - Nous allons bientĂŽt accoster, il va falloir passer inaperçu. Nous allons pouvoir mettre mon plan Ă exĂ©cution. - Et quel est votre plan ? demanda Kitla. - Il est simple. Tout dâabord, vous, mademoiselle, allez vous changer et mettre une des robes de ma fille. Tuanahok et Korai vont pĂ©nĂ©trer dans une caisse censĂ©e contenir des marchandises diverses. Nous la transporterons dans un attelage et nous la mĂšnerons jusquâĂ la sortie de la ville. LĂ , ce sera vous, Kitla, qui lâouvrirez et qui libĂ©rerez vos deux compagnons. - Vous ne nous accompagniez pas dans la jungle ? - Non, malheureusement, jâai encore de trop nombreux voyages Ă effectuer. Mais je ne doute pas de la rĂ©ussite de votre entreprise. Je vous souhaite bonne chance. - Alors bonne chance Ă vous aussi, Marco, fit Tuanahok. » Il lui tendit la main et ils se saluĂšrent Ă la mĂ©thode humaine. Se regardant une derniĂšre fois dans les yeux, Tuanahok vit briller une Ă©tincelle dâadmiration dans le petit Ćil du navigateur. Le skink aura Ă©tĂ© content de rencontrer un tel homme. Ils se saluĂšrent une derniĂšre fois et Tuanahok partit dans la cale, accompagnĂ© par le fidĂšle Korai qui le suivait sans trop rĂ©flĂ©chir. Colombo regarda une ultime fois son ami disparaĂźtre dans le fond du bateauâŠLui aussi aura Ă©tĂ© content de faire la connaissance dâun futur hĂ©ros. Car Ă nâen pas douter, Tuanahok Ă©tait un hĂ©ros. Kitla sâobserva un instant dans le miroir qui ornait le mur de la cabine de LeĂŻla. Elle en comprenait pas pourquoi les femmes de ce continent se laissait diriger par les hommes⊠Peut-ĂȘtre pensait-elle cela car elle avait appris Ă haĂŻr les hommes⊠Elle jeta un Ćil par une sorte de hublot dans le bois et vit Skeggi. Elle eut un Ă©trange pincement en voyant cette ville, mais sans savoir pourquoi. Et pourtant, elle ressentait des ondes Ă©tranges, comme si cette ville faisait partie dâelle-mĂȘme. Elle resta longtemps ainsi Ă contempler le port. Il avait Ă©tĂ© construit rapidement et avec les moyens du bord, mais en plusieurs siĂšcles, les nordiques avaient fait du bon travail. On apercevait le toit dâun immense temple au loin ;lĂ , encore, les infrastructures du port Ă©tait complexe et permettait de charger et dĂ©charger les marchandises. Enfin, une muraille faisait le tour de la ville pour la prĂ©munir dâun Ă©ventuel danger. Encore plus loin la jungle, forĂȘt vierge impĂ©nĂ©trable et qui ne sera jamais apprivoisĂ©e. Les arbres dominaient tout lâespace et lâextraordinaire Ă©tendue de la jungle montrait sa domination. Tout nâĂ©tait quâarbres tropicaux, et Skeggi faisait office dâoasis. DĂ©jĂ , la chaleur des cĂŽtes perturbait le doux air marin et venait faire transpirer les marins de Colombo. Kitla quitta ses pensĂ©es et sortit de la cabine, rĂ©ajustant machinalement un pli de sa robe. Le dĂ©barquement sâĂ©tait bien passĂ©, Kitla faisait trĂšs attention Ă la caisse qui contenait Tuanahok et Korai. Ce quâelle craignait le plus Ă©tait que le kroxigor, comme Ă son habitude, veuille sortir et dĂ©truise la caisse de lâintĂ©rieur. Mais tout se passa bien. Elle sâengagea avec son attelage dans la rue principale qui quittait la ville. Colombo la suivit un moment pour lui donner des conseils, puis dut rapidement partir. « Je vous souhaite une derniĂšre fois bonne chance, Ă vous tous. » Il sâĂ©loigna, un dernier sourire sur ses lĂšvres. Kitla resta Ă lâobserver partir au coin de la rue. Tous les hommes nâĂ©taient pas haĂŻssables, tout compte fait. Enfin, elle partit le long de la rue vers la sortie de la ville. Skeggi Ă©tant entourĂ© de murailles, les allĂ©es et venues Ă©taient trĂšs contrĂŽlĂ©es. Un garde avait Ă©tĂ© installĂ© Ă la porte qui donnait sur la jungle. Kitla arrivait, conduisant lâattelage. Le garde sâavança vers elle, surpris par la grosse caisse qui se trouvait derriĂšre son dos, et lui demanda : « - OĂč allez-vous comme ça, demoiselle ? Kitla ne sut trop quoi rĂ©pondre. Le garde Ă©tait arrivĂ© Ă son niveau et sa tĂȘte arrivait juste au niveau de ses cuisses cachĂ©es par la longue robe. Robe sous laquelle se trouvait aussi un poignard. Elle jeta un coup dâĆil dans les environs. Il y avait du monde tout autour de la porte et les maisons nâĂ©taient pas trĂšs loin. Se battre nâĂ©tait donc pas une bonne solution. Lâamazone nâayant pas compris la question du garde, elle mit au point un fin stratagĂšme. Sâapprochant du garde, elle prit un air plaintif et une moue boudeuse. - Voyons, mademoiselle, je ne peux pas vous laisser passer, il me faut une raison. Mais Kitla Ă©tait dĂ©cidĂ©e Ă se servir de la carte de la sĂ©duction. Elle souleva doucement les plis de sa robe pour laisser apparaĂźtre sa cuisse bronzĂ©e. - Mademoiselle, ne mâobligez pas Ă appeler les gardes⊠Kitla insista encore plus, renforçant son regard douloureux. Le garde hĂ©sita. La fille Ă©tait bien mignonne, mais les ordres Ă©taient les ordres. Et pourquoi ne lui rĂ©pondait-elle pas ? Et que contenait cette caisse ? Il hĂ©sitait encore plus. AprĂšs tout, si elle voulait aller se faire tuer dans la jungle, câĂ©tait son droit. Il recula et alla ouvrir la porte. - Allez-y, câest mon jour de bontĂ© » Disant cela, il vĂ©rifia que nul membre du conseil de la ville nâĂ©tait Ă proximitĂ©. Kitla le remercia en lâembrassant sur son crĂąne dĂ©garni. Tous les hommes ne sont pas haĂŻssables, se dit-elle, mais tous sont corruptibles ! Kitla amena lâattelage encore quelques temps sur le chemin qui sâenfonçait dans la jungle, regardant sans cesse en arriĂšre jusquâĂ voir disparaĂźtre sous les arbres les pierres ocres des murailles de Skeggi. Elle sortait du monde des humains et retournait dans sa jungle sauvage et cruelle. Mais le monde des hommes nâĂ©tait-il pas bien plus cruel que le sien ? Elle descendit de lâattelage. Colombo lui avait dit de laisser les chevaux en libertĂ©, ils iraient dâeux mĂȘmes jusquâau murailles de Skeggi et il les rĂ©cupĂ©reraient ensuite. Elle dĂ©tela donc les rennes et dĂ©tacha la caisse. Sortant sa dague, elle coupa les cordes qui maintenaient en place la caisse. La lourde plaque de bois tomba au sol dans un grand fracas et la tĂȘte massive de Korai apparut dans lâobscuritĂ© de la caisse. Il sourit de toutes ses dents jaunes Ă Kitla et poussa un immense grognement. Sans doute Ă©tait-il heureux de retrouver la lumiĂšre du jour. Tuanahok arriva juste aprĂšs, essuyant sa cape de plumes. « - Eh bien Kitla, le plan de Colombo a parfaitement marchĂ©, nous voilĂ sortis de la jungle, sain et sauf. Nous nâavons plus quâĂ suivre le chemin jusquâau lac, et lĂ -bas, je suis certain de dĂ©couvrir le fin mot de mon histoire. Les Anciens ne mâont pas amenĂ©s ici pour rien, tout de mĂȘme ! Kitla lui rĂ©pondit en riant : - Qui peut dire leur volontĂ© ? Nous le saurons une fois lĂ -bas, mais pour le moment, marchons, la route est encore longue. » La procession habituelle reprit son ordre de marche. Tuanahok en tĂȘte, puis Kitla, et enfin Korai qui fermait la marche en grognant. Le skink conservait prĂ©cieusement la gemme de Tepok dans sa besace. Il vĂ©rifiait Ă chaque instant quâelle y fut bien. Aucun incidents notables ne vint perturber les cinq jours de marche jusquâau lac. A lâexception peut-ĂȘtre dâune nuit oĂč Tuanahok faisait le guet⊠Ce soir-lĂ , le skink se tenait, une sarbacane Ă la main, Ă la chaleur des flammes de son feu de bois. Il guettait lâarrivĂ©e dâĂ©ventuels intrus ou de dâanimaux sauvages. Soudain, il entendit un bruit en provenance dâun des buissons, puis une ombre se faufila dans les mĂ©andres de la jungle. Il se leva et marcha prudemment jusquâau buisson. PrĂȘt Ă tirer une salve de projectiles, il attendit de distinguer nettement la face de lâintrus. La lune ne luisait pas dans le ciel, et la nuit Ă©tait particuliĂšrement sombre. Il dut approcher prĂšs pou enfin voir lâidentitĂ© de lâespion. Il Ă©mit un petit cri aigu de surprise. Il sâagissait du vieillard. Le vieillard dĂ©jĂ entrevu dans la cale du bateau. « - QuiâŠqui ĂȘtes-vous ? demanda Tuanahok Ă voix basse. Le vieillard se retourna lentement et ne parut pas surpris de parler avec le skink. Il lui rĂ©pondit : - Peu importe qui je suis, sache juste que je suis sur ton chemin. - Etes-vous Tepok ? Le vieillard parut cette fois plus surpris, il fronça les sourcils et sâavança vers le skink : - Tepok ? Il plaça ses mains le long de son cou long et fin, puis articula nettement : - Peut-ĂȘtre, en effet. Peut-ĂȘtre suis-je ton dieu venu te tester. Tuanahok resta silencieux et observa le vieillard partir dans les profondeurs de la jungle. Il caressa la gemme de Tepok. Il crut un instant la voir briller fortement alors quâaucune lumiĂšre ne parvenait dans la clairiĂšre. Il retourna enfin Ă son poste. ModifiĂ© le 19 mars 2004 par Mr Petch Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
InvitĂ© Ptitfrere PostĂ©(e) le 19 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 19 mars 2004 Encore !!! Encore !!! Encore !!! J'adore, j'attends avec grande impatience la suite et je me demandais aussi si aprĂšs Tuanahok tu continuerai d'Ă©crire (dis oui, dis oui...) et si oui (c'est logique !!) sur quel hĂ©ros ?! Ptitfrere...trop impatient Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
Choan PostĂ©(e) le 19 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 19 mars 2004 NON d'une pipe en terre !!!!!! J'ai tout lue !! j'ai enfin reussi a vous ratrapper ! oula j'en avais marre de me coucher a minui tous les soirs B) ! En tout cas ton histoire est exellente et tu raconte hyper bien !!! . Tu sais quoi ? Tu m'as donnĂ© envie de jouer les hommes lezards !!! ! BRAAVOOOO !!!! bye l'ami ! continu comme ca youpiiiiii ! Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
InvitĂ© Mr Petch PostĂ©(e) le 20 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 20 mars 2004 Ouf.... VoilĂ l'avant-derniĂšre partie des avnetures de Tuanahok. Bonne lecture Ă tous! A lâaube du cinquiĂšme jour, ils approchĂšrent enfin de lâemplacement tant attendu du lac au destin. Cependant, sa situation Ă©tait telle quâil ne purent le voir. En effet, il devait se trouver dans un creux de terrain, encadrĂ© par dâimpressionnantes falaises de calcaire blanche. Le tout formait un immense cratĂšre, un gouffre sans fond. Car mĂȘme en sâapprochant au bord de la falaise, le lac, engoncĂ© dans lâĂ©crin blanc des falaises, Ă©tait toujours invisible. Certains nordiques disaient quâil sâagissait de la bouche dâun volcan Ă©teint depuis des siĂšcles et que la vĂ©gĂ©tation avait envahi, dâautre racontaient plus simplement que câĂ©tait une entrĂ©e vers les limbes chaotiques. Dans tout les cas, peu osaient sâen approcher et les trois compagnons durent marcher Ă travers la jungle car aucun sentier nâexistait. Mais lorsquâils arrivĂšrent enfin, Ă©puisĂ©s, au bord des falaises, Tuanahok contempla le paysage. « - Nous voilĂ enfin ! cria-t-il. Il pencha sa tĂȘte : - Comme nous lâa dit Colombo il est impossible de voir le lac pour le moment. Il faut descendre. - La falaise a lâair abrupte, fit remarquer Kitla. Il va falloir utiliser des cordages. - Oui, je pense que ce ne sera pas trop difficile. - Je lâespĂšre. » Kitla se pencha Ă son tour au bord de la falaise : - Câest incroyable comme câest profond, on ne parvient mĂȘme pas Ă apercevoir la moindre parcelle de terre. Je me demande siâŠ.. Elle coupa net sa phrase et poussa un effroyable cri de terreur en reculant de plusieurs pas, tombant Ă la renverse sur le dos. Tuanahok se hĂąta de la rejoindre : - Que se passe-t-il, Kitla ? Korai commençait Ă grogner en lançant son museau en lâair, reniflant les lieux. Il aboya sauvagement. Kitla, encore sous le choc, articula : - Un monstre⊠jâai vu une figure, une forme volante qui montait des profondeurs⊠Elle⊠Mais elle nâeut pas le temps dâachever sa phrase, car surgit du gouffre le monstre en question. Il sâagissait dâun long serpent portant un bec crochu et une parure de plumes qui lui formaient de larges ailes multicolores. Il dominait par sa taille les plus hauts arbres de la jungle et son cri strident devait pouvoir sâentendre Ă plusieurs lieues de distance. Tuanahok comprit tout de suite Ă qui ils avaient Ă faire : - Le Coatl ! Le lĂ©gendaire serpent Ă plumes dĂ©vouĂ©s Ă Tepok. Le gardien du labyrinthe maudit du dieu indicible. Je crois quâil nous reproche dâĂȘtre entrĂ© sur le domaine de son maĂźtre. DĂ©jĂ , Kitla avait repris ses esprits et se relevait en sortant sa dague. Korai Ă©tait comme paralysĂ© par la vision de la crĂ©ature. Tuanahok, quant Ă lui, reculait sous le regard perçant du Coatl. Dans ses yeux se lisait des flammes violettes ou mauves, pupille Ă©carlate et luisante. Ses ailes gigantesques fouettaient lâair dans de grandes brassĂ©es de vent qui faisaient trembler les feuilles solides des arbres alentour. Sur son bec crochu se voyait un peu du sang des ennemis qui avaient du arriver jusquâau gouffre. Les serres griffues qui croissaient sur sa chair Ă©cailleuse Ă©taient aussi grandes que le crĂąne dâun stĂ©gadon. Tuanahok hĂ©sita et marchait toujours en arriĂšre, foudroyĂ© du regard. Kitla prit son courage Ă deux mains et sâĂ©lança contre la bĂȘte. De lĂ oĂč elle se trouvait, elle pouvait lui trancher la queue. Courant Ă toute vitesse, elle sâapprĂȘta Ă brandir sa dague quand elle fut brusquement arrĂȘtĂ©e dans son Ă©lan. Elle sentit une immense douleur au ventre et, crispant ses mains sur sa poitrine, vit lâĂ©norme dard caudale du Coatl en travers de son abdomen. Le sang commençait dĂ©jĂ Ă affluer tout autour et, dans une gerbe dâhĂ©moglobine qui propulsa Kitla quelques pas en arriĂšre, le dard se retira de la plaie, ensanglantĂ©. Lâamazone chuta au sol, les bras en croix, le regard inexpressif. Une plaie bĂ©ante se voyait au milieu de son ventre et elle perdait dâĂ©normes quantitĂ©s de sang. Sa bouche Ă©tait Ă moitiĂ© ouverte et crachait le liquide vital. Sa peau bronzĂ©e palissait de minutes en minutes. Tuanahok remarqua de suite au cri quâelle poussa que Kitla Ă©tait en grand danger. Voyant son Ă©tat grave, il cria son nom aussi fort quâil put. Mais le Coatl Ă©tait toujours lĂ , et bien vivant lui. Korai ne bougeait pas, fascinĂ© par la crĂ©ature divine. Alors Tuanahok prit conscience de ce quâil devait faire. Piochant dans sa besace, il se saisit instantanĂ©ment de la gemme de Tepok et la brandit en direction du Coatl. Lâanimal poussa un autre cri encore plus strident et Ă©tendit ses ailes. Puis il fonça tĂȘte baissĂ©e vers Tuanahok. MalgrĂ© son agilitĂ©, le skink ne put Ă©viter les serres du Coatl. Le serpent Ă plumes le saisit fermement et retourna dans le gouffre. Ils disparurent tous les deux dans le cratĂšre. « Le cri du Coatl ! Il sâest rĂ©veillĂ© ! » Lâagitation rĂ©gnait Ă Skeggi. Le jour ne sâĂ©tait pas encore levĂ© quand tous avaient entendu le cri du Coatl, lâanimal mythique des lĂ©gendes locales. Les soldats se rĂ©unirent sur la place de la ville. Leur capitaine, Olaf Ansson, resplendissant dans son armure luisante, sâapprocha de la foule des curieux sortit des maisons. « - Calmez-vous et rentrez chez vous. Nous allons Ă©tudier sans tarder la situation. Mais tous avaient bien trop peur du cri du Coatl, et personne ne bougea. Ansson sâen doutait, lui mĂȘme tremblait dans son armure. Il retourna auprĂšs des soldats. - Le Coatl ne se rĂ©veille pas pour rien. Quelquâun lâa rĂ©veillĂ©. Qui Ă©tait de garde Ă la porte ses derniers jours ? Un des soldats leva timidement la main. - Câest moi, capitaine Ansson. Le capitaine le regarda droit dans les yeux et lui demanda de sa voix forte : - Avez-vous vu quelquâun sortir de la ville lors de ces derniers jours ? Le soldat hĂ©sita⊠Bien sur, il avait vu quelquâun sortir de la ville. Quelquâune plus prĂ©cisĂ©ment. La jeune demoiselle qui transportait cette Ă©norme caisse. Dâautant plus quâil avait vu les chevaux revenir seuls dans la journĂ©e. Il savait que sâil le disait, il serait exĂ©cutĂ© sur place. Mais dâun autre cĂŽtĂ©, cette information pouvait ĂȘtre capitale pour la ville. Alors, refrĂ©nant sa voix dĂ©sarticulĂ©e, il balbutia : - Oui⊠Une jeune fille⊠Elle transportait une caisse dans une carriole. Les chevaux sont revenus seuls ensuite avec la carriole. - Une caisse ? Que contenait-elle ? - Je ne sais pas⊠Elle ne mâa rien dit. - Elle ne vous a rien dit ? Et vous lâavez laissĂ© sortir ? - OuiâŠ. Le soldat Ă©tait devenu atrocement pĂąle. Il attendait la sentence. Mais le capitaine Ansson se contenta de lâobserver du coin de lâĆil. - En temps normal, je vous aurais exĂ©cutĂ© sur place, pour lâexemple. Mais lĂ , vu les circonstances, je pense quâil vaut mieux attendre. En revanche, vous participerez Ă lâexpĂ©dition de recherche. - LâexpĂ©dition de recherche, Ă©ructa le soldat qui, retrouvant ses rougeurs en se croyant sauvĂ© palissait de plus belle. - Oui. Je dois organiser une expĂ©dition jusquâau lac au destin. Il sây passe des choses qui nous concernent. Nous devons affronter notre destin. » Le capitaine, triomphale, quitta la place et se dirigea vers un temple oĂč lâattendait un prĂȘtre portant une longue robe blanche. Ses deux mains Ă©taient croisĂ©es sur son ventre. « - Vous avez entendu, maĂźtre Jidjâijk ? fit en entrant Ansson. - Oui, rĂ©pondit dâune voix Ă©trangement posĂ©e le prĂȘtre. Le cri du Coatl. - Veuillez me relire ce quâil est dit Ă ce propos dans la prophĂ©tie de Fanâdok. Le prĂȘtre sortit de sa poche un rouleau de papier quâil dĂ©plia et lut : - « En lâan 605 aprĂšs lâĂšre de la construction, le Coatl du lac au destin sâĂ©veillera de son sommeil millĂ©naire pour accueillir un ĂȘtre Ă©lu des dieux venu du sud. Il atteindra le lac pour accomplir son destin et nul ne pourra entraver sa route. » - Nous y sommes. Un Ă©lu des dieux. A Estijk, au sud, on a rapportĂ© quâun lĂ©zard, et mĂȘme deux, accompagnĂ©s par deux filles humaines, avaient semĂ©s la pagaille en ville. Cela fait trop de coĂŻncidences. Sans doute un de ces lĂ©zards, et dans ce cas, nous nâavons rien Ă y faire. Et pourtant⊠- Pourtant ? - Pourtant, je crois quâil faut quand mĂȘme y aller. Peut-ĂȘtre nâest-ce que de la curiositĂ©. - Non, je ne crois pas, lui rĂ©pondit le prĂȘtre. Il vaut mieux que vous restiez en dehors des affaires des dieux, et sĂ»rement encore plus en dehors des affaires des dieux de ces lĂ©zards, dont nous ne savons rien. - Vous devez avoir raison. » Le capitaine Ansson quitta le temple et rejoignit ses hommes. Un instant, il crut voir le prĂȘtre prendre une apparence reptilienne, mais ce ne devait ĂȘtre que lâĂ©clat du soleil naissant Ă lâhorizon. Kitla restait lĂ , Ă©tendu, expirant ses derniĂšres forces. Elle sentait tout son corps partir dans les airs, tout tourbillonnait autour dâelle, la jungle, le ciel, les oiseaux, le soleil orange qui se levait. Elle nâavait mĂȘme pas mal, la douleur ne parvenait plus Ă son cerveau. Elle ne sentait que ses yeux pleurer ses derniĂšres larmes. Dâun seul souffle, elle prononça ses ultimes paroles : « TuaâŠtuanahok⊠» Korai sortit de sa paralysie pour voir Kitla agoniser devant ses yeux. Son Ăąme fruste lui permit tout de mĂȘme de comprendre la situation. Il courut vers elle, lĂąchant son arme, et se pencha sur son visage. Les yeux de la jeune amazone Ă©tait inexpressifs. Il expira son souffle chaud sur la face glacĂ©e de Kitla, mais sans succĂšs. Soudain, entendant un grand bruit derriĂšre lui, il se retourna lentement. Un tĂ©radon vint se poser prĂšs de lui. Un skink sauta du dos de la bĂȘte. Feriboatl annonça : « Me revoilĂ , Korai ! » Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
InvitĂ© Mr Petch PostĂ©(e) le 20 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 20 mars 2004 Et voilĂ la fin ! Tuanahok distinguait enfin le lac dans lâobscuritĂ© du gouffre. Il sentait sa surface onduler. Le Coatl ne lâavait pas lĂąchĂ© et sans doute lâamenait-il en bas, au lac, pour accomplir sa destinĂ©e. Tuanahok voyait les falaises de calcaire dĂ©filer Ă toute allure devant ses yeux. Il repensait Ă Kitla quâil avait laissĂ© lĂ -bas, presque morte. Il repensait Ă Korai qui lâavait tant aidĂ©. Il repensait Ă Huatl, son maĂźtre Huatl qui lâavait Ă©duquĂ© pendant de longues annĂ©es. Pauvre Huatl⊠Que devenait-il Ă Tlaxtepok ? Tuanahok le voyait entourant ses mares sacrĂ©es et donnant des ordres aux jeune skinks qui lâaidait dans sa tĂąche. Il repensait Ă lui, allait-il le revoir un jour. Soudain, il ne sentit plus le vent de la vitesse filer le long de sa crĂȘte. Il avait ralenti, le Coatl allait se poser. Le serpent Ă plumes sâarrĂȘta Ă proximitĂ© du lac et dĂ©posa Tuanahok. Puis il repartit en criant le long des falaises. Tuanahok se retrouva seul. Il regarda au-dessus de lui. On ne voyait quâun petit bout du ciel, il semblait si loin. Et pourtant, le lac fournissait la lumiĂšre nĂ©cessaire pour Ă©clairer le gouffre. Tuanahok observa autour de lui la vĂ©gĂ©tation grimpante qui garnissait tout le gouffre, des lianes gigantesques, des palĂ©tuviers aux racines immenses. Enfin, il se risqua Ă observer dans le lac. Il hĂ©sita longuement, mais finit par le faire. Il sâaccroupit tout dâabord Ă la surface et pencha sa tĂȘte doucement. Il ne vit que son reflet. Juste son impassible visage de saurien qui souriait. Il promena sa main Ă la surface du lac pour en modifier le mouvement. Rien ne changea, son visage se troubla juste naturellement, entraĂźnĂ© par les ondes douces et claires. Au bout dâun bon moment, rien nâavait changĂ©. Tuanahok se demanda si ce lac Ă©tait bien magique. Puis, il commença Ă entrevoir le fond du lac, les rochers bleutĂ©s qui couvraient le sol. Etrange, lâonde nâĂ©tait pas si pure auparavant. Son image avait disparu et il voyait nettement tout le fond du bassin. Il voyait quelques poissons blancs nager, des algues bouger. Tout Ă©tait net. Il poussa un cri en voyant une longue figure blanche lovĂ©e dans un creux de la roche. Le vieillard Ă©tait lĂ . Il lâattendait. Alors Tuanahok quitta sa cape de plumes la dĂ©posa sur le bord, et plongea dans lâonde claire. Le contact de lâeau sur sa peau la rafraĂźchit un peu, il se sentait bien dans son Ă©lĂ©ment. AprĂšs quelques brasses habiles il atteignit le fond. Devant lui se trouvait, immobile comme une statue, les deux yeux fermĂ©s, le vieillard. Tuanahok sâapprocha de lui et lâhumain ouvrit grands ses paupiĂšres pour laisser apparaĂźtre ses pupilles glauques. « - Je tâattendais, Tuanahok. - Vous ĂȘtes bien Tepok ? Le vieillard occulta sa question et continua : - Tu dois accomplir ton destin et je vais tâaider en cela. Reste ici et observe. Le vieillard fit de grands gestes avec les mains. Il se dessina alors sur la paroi une sorte de miroir qui reflĂ©tait le visage effarĂ© de Tuanahok. - Regarde bien. Le vieillard fit de nouveau quelques passes avec ses mains. Le reflet du miroir changea et Tuanahok vit alors les diffĂ©rentes Ă©tapes de son voyage, le dĂ©part de Tlaxtepok, lâarrivĂ©e Ă Tlax, la rencontre avec Colombo, le sauvetage de Korai, la rencontre avec les camĂ©lĂ©ons, lâattaque des amazones et la perte du kroxigor, la rencontre avec les amazones, la transe dans le temple de Tepok, le voyage au fil de lâeau jusquâĂ Tlanxla, le nĂ©ant, Pahuax, Estijk, Skeggi, et enfin les falaises de calcaire et lâattaque du Coatl. Lâimage sâarrĂȘta sur le visage souffrant de Kitla. Tuanahok tremblait. Il avait accompli tout ce long pĂ©riple, mit en danger ses amis, et parvenait Ă prĂ©sent Ă la fin du chemin. Il se tourna vers le vieillard qui semblait le regarder et demanda : - Et que dois-je faire maintenant ? - Suis-moi. » Le vieillard se retourna et entra dans un creux de la roche, il se dĂ©plaçait en survolant le sol, comme un fantĂŽme. Tuanahok le suivit dans la cavitĂ©. Ils quittĂšrent le lac et retrouvĂšrent lâair libre. Au bout dâun couloir se trouvait une grande salle humide Le vieillard y entra et sâinstalla de lâautre cĂŽtĂ© dâune plaque ronde montĂ©e sur un piĂ©destal. Tuanahok se tint devant lui. Il attendit les paroles du vieux. - Tu trouves face Ă un choix. Sans doute nâignores-tu pas que ton amie est en train de mourir, lĂ -haut. Elle est agonisante. Je te laisse le choix : tu peux aller la sauver, avec tes connaissances mĂ©dicinales, ou bien me suivre et continuer ta quĂȘte. Bine des choses tâattendent encore. Tuanahok fut surpris. Le choix que lui proposait Tepok Ă©tait presque impossible Ă dĂ©finir. Dâautant plus quâil nâĂ©tait pas sur de pouvoir soigner Kitla. - Vous ĂȘtes cruel ! Le vieillard eut un sourire de contentement. - Regarde ce qui tâattend si tu suis ta quĂȘte. Etendant les bras, il fit apparaĂźtre lâimage du skink commandant Ă une immense armĂ©e, entourĂ© dâor et de richesses. Mais Tuanahok, la voix chevrotante demanda : - Est-ce lĂ ce que veulent les Anciens ? Est-ce vraiment lĂ mon destin ? CâestâŠcâest impossible. - Et pourtant, tu dois choisir, Tuanahok ! - Il doit bien y avoir un autre choix. Le skink regarda autour de lui. Tout Ă©tait assombri, les murs Ă©taient teintĂ©s dâun bleu violacĂ©. Il fixa dans les yeux le vieillard. Il remarqua alors un rictus de cruautĂ© au coin de ses lĂšvres pĂąles. Une cruautĂ© toute humaine, quâil ne connaissait pas chez les lĂ©zards. Il se souvint des paroles de Colombo : « Apprends Ă te mĂ©fier des autres, cela ne peux que tâaider. Des autres, et de qui que ce soit, mĂȘme ce qui te semble conforme à « lâordre » peut possĂ©der une part chaotique. » - Si ! cria-t-il. Il y a un autre choix ! Promptement, il se saisit de la gemme de Tepok restĂ©e dans sa besace et la lança Ă toute vitesse vers le vieillard. Elle tournoya sur elle-mĂȘme dans lâair et vint se ficher dans le front de lâhumain qui sâeffondra au sol. Il avait criĂ© et chutĂ©, mais bientĂŽt se releva pour faire face au skink. Il portait dans ses yeux autrefois blancs et opaques les marques des flammes rouges de la colĂšre. - Tu ne tâen tireras pas comme ça ! Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous et meurs ! » Le vieillard, dont lâapparence avait changĂ©e pour celle dâune sorte de grand monstre mauve sauta sur Tuanahok. Le skink eut juste le temps de lâĂ©viter et de rouler sur le cĂŽtĂ©. Il se cogna Ă la paroi de la grotte mais parvint Ă se relever. Il se prĂ©cipita vers la sortie pour fuir face Ă son ennemi. Puis il se reprit. Peut-ĂȘtre nâĂ©tait-ce pas lĂ une attitude digne dâun hĂ©ros. Toute la grotte Ă©tait devenue entiĂšrement noire et seule les deux figures de Tuanahok et de son ennemi se faisaient face. Le skink Ă©tait dĂ©semparĂ©, il courait dans le nĂ©ant Ă la recherche dâune solution. Il repensa Ă la pierre de Tepok. Celle-ci semblait avoir affectĂ©e le dĂ©mon. Peut-ĂȘtre Ă©tait-elle dangereuse pour lui. Malheureusement, il lâavait jetĂ© et perdue dans la grotte. Alors quâil se morfondait encore sur son sort, il eut lâidĂ©e de regarder tout de mĂȘme dans sa besace. Le miracle se produisit : la gemme sây trouvait. Cette fois, il ne la lança pas, il la tendit vers le dĂ©mon. Il sentit comme une force le traverser et il prononça des paroles quâils ne comprenaient pas. Il vit simplement le visage de son ennemi se tordre et crier de douleur. Dans une gerbe Ă©clatante, le dĂ©mon disparut Ă lâintĂ©rieur de la gemme. La lumiĂšre revint dans la grotte. Tuanahok Ă©tait lĂ , immobile, Ă attendre. Il allait remonter mais attendait, car il se doutait que quelque chose (ou plutĂŽt quelquâun) allait arriver. Il finit par attendre les battements dâailes de Kai. Il ne se retourna pas. Feriboatl arriva et se posa devant lui : « - Je vois que jâarrive trop tard, Tuanahok. Tu as brillamment accompli seul ta mission. - Ma mission ? Ma mission Ă©tait de tuer ce dĂ©mon ? - Il sâagissait dâun dĂ©mon dangereux, en effet. Mais vaincre ce dĂ©mon nâĂ©tait que lâultime Ă©preuve. Il devait tâapprendre Ă penser et Ă rĂ©flĂ©chir sur le monde. - Il y a une chose que je ne comprends pas. Cet ĂȘtre, fait-il lui aussi parti du dessein des Anciens ? Ai-je accompli un exploit ou une Ă©preuve dictĂ©e par la volontĂ© des Anciens ? - Quâen sais-je⊠Je ne suis que leur serviteur ! Feriboatl rit en voyant son protĂ©gĂ©, puis il continua : - Viens, tu as encore un dernier miracle Ă accomplir avant de repartir. » Feriboatl et Tuanahok montĂšrent sur Kai, et le tĂ©radon sâĂ©lança en avant. Il traversa la grotte, nagea dans lâeau du lac et remonta le gouffre Ă toute allure. Kai dĂ©posa Tuanahok sur les falaises. LĂ , Korai attendait sur un rocher. Kitla Ă©tait toujours Ă©tendue sur le sol, mais semblait respirer. Tuanahok sâapprocha dâelle et observa sa plaie. Il diagnostiqua, se remĂ©morant les conseils de Huatl. « Jâai besoin de quelques herbes. Une infusion lui fera supporter la douleur. » Il lui toucha le visage, passant sa main fine dans les cheveux roux de lâamazone. Il vit alors son regard sâallumer, comme par miracle. Il se tourna vers Feriboatl qui lui souriait. « Je te lâavais dit ! dĂ©clara-t-il simplement » Puis il disparut dans le ciel bleu, laissant lĂ Kai, qui attendit sagement. Kitla se rĂ©veilla : « - OĂč suis-je⊠Que sâest-il passĂ© ? Oh ! Tuanahok ! Tu es là ⊠- Oui, et nous nous apprĂȘtions Ă rentrer Ă Tlaxtepok. DĂ©pĂȘche-toi, la route est encore longue ! » Huatl nettoyait consciencieusement les rebords sales des mares de pontes. Il grogna un coup aprĂšs ses employĂ©s, et continua son mĂ©nage. Câest lĂ quâil vit apparaĂźtre, sortant dâun fourrĂ©, Tuanahok. Il nâen crut pas ses yeux. Son cher Tuanahok Ă©tait de retour depuis deux annĂ©es dâabsence ! DerriĂšre lui arrivĂšrent Korai et une humaine. Un tĂ©radon aux larges ailes vint accompagner leur arrivĂ©e. Huatl courut vers son protĂ©gĂ© : « - Tuanahok ! Te voilĂ ! Je suis si content que les Anciens aient daigner te rendre Ă moi ! - Ils lâont daignĂ©s, en effet. Moi aussi je suis content de te revoir, et de revoir Tlaxtepok - Tu as du vivre des aventures extraordinaires, lĂ -bas ! - En effet, tu ne crois pas si bien dire⊠Le skink sourit. Il entendit Kai se poser prĂšs de lui. Un instant, par-dessus lâĂ©paule de Huatl, il entraperçu lâombre claire dâun grand skink. La vision ne dura quâun court moment. Huatl coupa le silence : - Eh bien, hĂ©ros, il y a beaucoup de travail qui tâattend ! Les Ćufs ne vont pas Ă©clore comme par enchantement ! » Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
InvitĂ© voivode borkor PostĂ©(e) le 20 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 20 mars 2004 Bravo pour la fin. Et quel rapiditĂ© pour l'Ă©crire! Moi j'aurais du mal Ă Ă©crire pendant 2 heures pour arriver Ă ce niveau lĂ ... Moi ça me done plein d'idĂ©es d'histoires la tiennent sur les quelles bien enchainer... Tu vas continuer Ă Ă©crire? Si oui j'aimerais bien une histoire parlant de feriboatl....ce mystĂ©rieux ange gardien. J'ai juste une petite remarque: ce serais encore mieux si il y avait plusde suspene et de mystĂšre pour que ce soit un texte digne des plus grands Ă©crivains et la si tu veux je suis sur que t'arrivera Ă les faire Ă©diter Encore bravo pour ces textes. voivode borkor Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
Inxi-Huinzi PostĂ©(e) le 20 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 20 mars 2004 Nooooooon, on se rapproche iremediablement vers la fin C'est bien alors Ă la fin je veux une suite ! Comme ca la fin s'en est plus une ! @+ -=Inxi=- Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
InvitĂ© Feurnard PostĂ©(e) le 20 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 20 mars 2004 Parce que vous croyez que j'ai oubliĂ© ? Et Oyanotec, alors ?! Mais il va nous l'Ă©crire, cette histoire ! Et Asurear nous prĂȘtera sa cave s'il le faut !! Feriboalt, je verrais mal comment le rendre intĂ©ressant, sachant que Petch s'attaque Ă des personnages faibles (sauf pour KoraĂŻ). Bon, je t'ai dit ce qui me plaisait et ce qui me plaisait moins : - la description du dĂ©mon, un peu bĂąclĂ©e - la bataille, vraiment bĂąclĂ©e - Kitla qui semble de trop Ă la fin... - on ne dĂ©range pas un skink pour tuer un "simple" dĂ©mon ! A force de vouloir nous surprendre, tu risques de dĂ©naturer ton texte. Souviens-toi de toujours la structure comme tu le sens et, mĂȘme si tout le monde a dĂ©jĂ devinĂ© la fin et tous les Ă©vĂ©nements qui s'y produiront, tiens-toi Ă celle-ci ! Mais malgrĂ© cette cinglante critique, je tiens Ă raffirmer mon respect pour Petch car il parvient toujours Ă nous fournir de longs textes rĂ©flĂ©chis et bien tenus, avec souvent des descriptions... suggestives (la jungle, les temples, les populaces lĂ©zardiennes,...). Bref, un dĂ©paysement Ă la violence du Vieux Monde. Ca n'est pas donnĂ© Ă tous d'atteindre sa maĂźtrise et, mĂȘme si son premier texte (il faut le dire) surpasse celui-ci, Petch ne peut qu'ĂȘtre dĂ»ment fĂ©licitĂ© ! Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
InvitĂ© fastsnake PostĂ©(e) le 20 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 20 mars 2004 voilĂ une carte en remerciement de ton aide pour mon rĂ©cit... mais je comte sur toi mr petch, les prochains rĂ©cits tu me critiques aussi ! Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
InvitĂ© fastsnake PostĂ©(e) le 20 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 20 mars 2004 skeggi est tt au nord... j'ai po trouvĂ© de carte centrĂ© non pas sur la lustrie mais le nouveau monde... dsl. Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
InvitĂ© Mr Petch PostĂ©(e) le 20 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 20 mars 2004 (modifiĂ©) Bon alors en vrac: - Merci Ă tous pour m'avoir chaudement motivĂ© pendant toute la durĂ©e du rĂ©cit. Vous ĂȘtes un public qui me donne envie de continuer ! - A force de vouloir nous surprendre, tu risques de dĂ©naturer ton texte. Souviens-toi de toujours la structure comme tu le sens et, mĂȘme si tout le monde a dĂ©jĂ devinĂ© la fin et tous les Ă©vĂ©nements qui s'y produiront, tiens-toi Ă celle-ci ! On en a dĂ©jĂ parlĂ©, et tu sais en effet que la trame de ce rĂ©cit n'Ă©tait pas trĂšs claire. Tout les dĂ©fauts qui tu as remarquĂ© (Ă juste titre!) le sont Ă cause de ce manque de rigueur sur la trame. - J'ai juste une petite remarque: ce serais encore mieux si il y avait plusde suspene et de mystĂšre pour que ce soit un texte digne des plus grands Ă©crivains et la si tu veux je suis sur que t'arrivera Ă les faire Ă©diter Je prends note! Suspens et mystĂšre Ă©taient, il est vrai, plus absents dans ce rĂ©cit, de mĂȘme que la psychologie des persos. Je m'y attelle pour plus tard. - fastsnake, je ne sais pas comment te remercier pour cette carte (j'ai jamais rĂ©ussi Ă insĂ©rer une image dans une rĂ©ponse... ). Pour l'explication, Tlax n'est pas sur la carte, il se trouve un peu au-dessus de Huatl. Le petit marais est le marais des camĂ©lĂ©ons, le plus grand celui des amazones, le grand fleuve central est l'Amaxone. Au nord, au niveau du BrĂ©sil, se trouve Pahuax et encore plus haut Skeggi. - en fait si, je sais comment te remercier: en Ă©crivant un autre texte. J'hĂ©istes entre continuer "les contes de l'oasis", commencĂ© il y a un bout de temps et abandonnĂ©, ou continuer avec mes lĂ©zards. Dans ce cas, il me semble qu'il y ait un plĂ©biscite pour Oyanotec, le camĂ©lĂ©on...En tout cas, comptez sur moi pour revenir faire des siennes dans la sĂ©ction rĂ©cits ! Mr Petch, avec ses remerciements sincĂšres ! Edit: mention spĂ©ciale Ă Zara s'il vient Ă passer, c'est lui le patron ici, quand mĂȘme ! ModifiĂ© le 20 mars 2004 par Mr Petch Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
Alith Anar PostĂ©(e) le 20 mars 2004 Partager PostĂ©(e) le 20 mars 2004 En fait tout le monde a adorĂ© Oyanotec mais vu qu' il parle peu, ça va pas ĂȘtre facile de faire des dialogues avec lui. Mais on compte sur toi pour nous admirer une fois de plus. Sinon, le dĂ©mon, c' Ă©tait un dĂ©mon de Tzeentch, non ??? Parceque vu la description donnĂ©e et celle du Coatl, on aurait pensĂ© à ça. Citer Lien vers le commentaire Partager sur dâautres sites More sharing options...
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