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Le retour des HL


Invité Mr Petch

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Invité Mr Petch

Allez, la suite. Bonne lecture Ă  tous!

(plus court que d'habitude, Feurnard et Impe comprendront pourquoi!)

Tuanahok ne voyait plus rien depuis l’arrivĂ©e Ă  Estijk. Il entendait juste les voix des humains qui se trouvaient dans la rue et sentait le roulis de la carriole sur la voie pavĂ©e. Un instant il sentit qu’on s’arrĂȘtait, mais la charrette dĂ©marra de plus belle. Enfin, on stoppa dĂ©finitivement et cette fois, la cage fut comme transportĂ© su des roues. Les voix de la ville s’éloignĂšrent, Tuanahok percevait l’air iodĂ©e de la mer. Il sentit comme un choc et plus rien, le silence total se fit dans la cage, et le drap Ă©tait toujours posĂ© sur la cage. Le skink attendit un instant pour vĂ©rifier qu’il n’y avait bien personne dans la piĂšce oĂč il pouvait se trouver. Comme aucune voix ne venait Ă  ses oreilles, il entreprit de retirer le drap. Il tira de l’intĂ©rieur un coup sec et la toile tomba au sol. Il observa alors son environnement et conclut, d’aprĂšs l’architecture des lieux qu’il devait ĂȘtre dans une cale de bateau. Ses ravisseurs projetaient-ils de le ramener chez eux, loin de l’autre cĂŽtĂ© de la Flaque ? Cette idĂ©e l’effraya. S’il s’éloignait de la Lustrie, il ne pourrait plus accomplir sa quĂȘte
A moins que la prophĂ©tie de Pahuax, qui le prĂ©venait d’un « contact » avec les humains, ne prĂ©disait en rĂ©alitĂ© ce si long voyage ? Mais pourquoi les Anciens l’emmĂšneraient-ils lĂ -bas ? Tuanahok se mit Ă  hĂ©siter sur sa mission. Cet Ă©vĂ©nement Ă©tait-il prĂ©vu par le dessein des Anciens, faisait-il partie intĂ©grante de leur volontĂ© ou bien le hasard s’était-il mĂȘlĂ© Ă  son aventure l’espace d’un instant, avec les consĂ©quences tragiques actuelles ?

C’est alors que Tuanahok entendit la voix d’un homme. Il se retourna brusquement. Devant lui se trouvait un vieillard humain attachĂ© par des chaĂźnes aux parois de la cale. Son visage Ă©tait sombre, il portait une barbe grise et ses yeux Ă©taient glauques, presque inexistants. Il ne portait qu’un pagne blanc et son corps Ă©tait couvert d’égratignures et de marques de coups. Tuanahok fut Ă©tonnĂ©, car il ne l’avait pas remarquĂ© au dĂ©but, croyant que la cale Ă©tait entiĂšrement vide. Il avait cru l’entendre prononcer quelques paroles mais Ă  prĂ©sent, le vieillard restait silencieux sans mĂȘme regarder le skink, obligeant ce dernier Ă  lui adresser la parole en premier :

« - Qui ĂȘtes-vous ?

Tuanahok avait parlĂ© dans le langage humain dont il avait appris quelques mots avec Marco Colombo. Mais il savait qu’il ne pourrait pas tenir une longue conversation. Aussi Ă©tonnant que cela paraissait, l’humain lui rĂ©pondit en saurien, faisant mĂȘme claquer sa langue dans sa glotte courte pour marquer les intonations :

- Peu importe qui je suis, jeune skink.

- Vous parlez saurien ?

- Et bien plus encore ! Mais toi, que fais-tu ici ?

- Je rĂ©pondrai si vous faites de mĂȘme ?

- D’accord Tuanahok. (le skink sursauta en entendant son nom). Je commence.

Le vieillard se leva et commença à raconter :

- J’ai Ă©tĂ© capturĂ© par ces esclavagistes qui t’ont toi aussi, je suppose kidnappĂ©. J’ignore pourquoi, mais je me retrouve dans ce bateau en ta compagnie. J’ai beaucoup voyagĂ© de par le monde, je connais de nombreuses choses sur plus de sujets que tu ne peux l’imaginer (Tuanahok restait fixĂ© sur les yeux amorphes de son interlocuteur si Ă©trange). Je suis trĂšs heureux de te rencontrer.

- Comment connaissez-vous mon nom ?

- Si je te le disais, tu ne me croirais pas. Et c’est lĂ  toute la difficultĂ© de ta mission
Peux-tu croire Ă  l’impossible ?

Tuanahok ne comprenait rien. Qui Ă©tait cet ĂȘtre fantomatique qui apparaissait si Ă©trangement devant lui ? Et que lui voulait-il ? Mais le skink n’osa pas lui parler. Alors le vieillard continua :

- Je sais que tu es venu ici pour accomplir une mission jeune Tuanahok. Et en cela je peux t’aider. Montre-moi la pierre que tu tiens si prĂ©cieusement dans ta main gauche.

En effet, Tuanahok serrait contre lui la gemme de Tepok. Il la tendit ostensiblement en avant. Le vieillard tenta de se rapprocher malgré ses chaßnes et ajouta :

- Un bien beau joyau
Sais-tu quoi en faire ?

- Non
je ne sais pas.

- Tu ne le sais pas encore ? Tu le sauras Ă  temps alors.

Puis le vieillard se tut, baissant la tĂȘte. Tuanahok resta interdit, regardant le bijou de Tepok. Soudain, il entendit la porte de la cale s’ouvrir et le second Ă  l’Ɠil bandĂ© descendre. Il ne sembla pas remarquer le vieillard. Il se contenta de rĂąler en voyant le drap par terre et le replaça sur la cage. Tuanahok fut de nouveau plongĂ© dans le noir.

Le parcours dans la jungle s’avĂ©rait difficile pour Kitla, Korai et LeĂŻla qui tentait de suivre pĂ©niblement derriĂšre. L’amazone avait quittĂ© la jupe et l’avait chiffonnĂ©e sous le regard rĂ©probateur de LeĂŻla. Elle lui promis donc de le remettre une fois arrivĂ© Ă  Estijk, et ils repartirent. Heureusement, la carriole avait laissĂ© des marques profondes dans le sol humide et il n’y avait aucune difficultĂ© Ă  suivre la piste. Le plus dur Ă©tait de presser le pas, car chaque minute comptait. Korai partait souvent loin devant et les deux humaines le retrouvait alors assis sur un rocher au bord du sentier. Kitla se doutait que le kroxigor ressentait la prĂ©sence de son maĂźtre Ă  mesure qu’ils s’approchaient de la ville. En un aprĂšs-midi, ils arrivĂšrent Ă  Estijk. Kitla se dĂ©pĂȘcha d’enfiler ses vĂȘtements. Mais elle s’inquiĂ©tait pour Korai et fit part de son hĂ©sitation Ă  LeĂŻla. Cette derniĂšre la rassura en lui expliquant tant bien que mal son plan : elles allaient toutes les deux entrer en ville et le kroxigor allait les attendre Ă  la sortie, tapi dans un buisson. Cependant, Kitla douta de cette mĂ©thode. LeĂŻla rĂ©ussit tout de mĂȘme Ă  la persuader que c’était la meilleure mĂ©thode pour entrer en ville. Kitla expliqua donc au kroxigor qu’il fallait rester ici jusqu’à leur retour, qu’elles se contenteraient de faire une visite de repĂ©rage. Korai sembla acquiescer et partit se cacher comme prĂ©vu. Les deux filles partirent dans la ville.

HabillĂ©es comme elles Ă©taient, personne ne les dĂ©rangea, Ă  l’exception de quelques mendiants lubriques et mal intentionnĂ©s. Elles accĂ©dĂšrent ainsi Ă  la place du temple, oĂč se tenait un podium sur lequel se trouvait une immense cage. Une foule immense encombrait la petite place. Kitla comprit vite que ce devait ĂȘtre lĂ  qu’était enfermĂ© Tuanahok, car juste Ă  cĂŽtĂ© se trouvait le gros chef et son second Ă  l’Ɠil bandĂ©. Les deux hommes criaient et gesticulaient, Kitla ne comprenait rien. LeĂŻla lui expliqua sommairement qu’ils annonçaient un « trĂ©sor extraordinaire » qu’ils cĂ©deraient Ă  prix d’or au plus offrant. Kitla dut repousser ses ardeurs guerriĂšres qui la poussait Ă  monter sur scĂšne et massacrer les deux marchands. Entendre dire ça de son ami lui Ă©tait insupportable, mais elle mis de cĂŽtĂ© sa rancƓur et attendit. La harangue continua, et enfin, le second commença Ă  retirer le drap. Apparut alors aux yeux de tous le skink. La foule Ă©mit un extraordinaire cri de stupeur, on entendit des femmes s’évanouir. Pour eux, l’existence des hommes-lĂ©zards n’était qu’une lĂ©gende. Alors le marchand reprit son discours. LeĂŻla semblait absorbĂ©e par ce que disait le gros homme. Puis, on vit dans la foule une main se lever. Le marchand se mit Ă  sourire de toutes ses dents gĂątĂ©es, la somme proposĂ©e devait ĂȘtre rondelette. LeĂŻla sursauta mĂȘme en entendant la voix. Kitla devait rĂ©agir Ă  tout prix. Au hasard, elle leva la main. Voyant son initiative, LeĂŻla cria un prix qui agrandit le sourire du marchand, mais l’autre homme renchĂ©rissait toujours. Alors LeĂŻla fit de mĂȘme. L’échange de cris dura un bon moment, et la joie du marchand se lisait sur son visage boursouflĂ©. LeĂŻla put avoir le dernier mot, l’autre homme se retira en poussant en juron et la foule s’éparpilla.

Kitla et LeĂŻla s’approchĂšrent des deux marchands. LeĂŻla se cachait car elle avait peur d’ĂȘtre reconnue. Le gros marchand aboya quelque chose Ă  Kitla pendant que son adjoint ouvrait la cage et mettait les fers Ă  Tuanahok. C’est lĂ  que l’amazone usa toute sa force pour enfoncer violemment sa lame dans le ventre obĂšse de l’homme. Il eut un rictus de douleur. Son second se tourna vers lui, mais l’amazone, plus prompte, lui assĂ©na un coup au bras qui le fit crier. Des gardes armĂ©s apparurent alors de chaque cĂŽtĂ© de la rue. Il fallait faire vite car ils Ă©taient nombreux et encerclaient la place. Kitla dĂ©tacha Tuanahok de ses chaĂźnes et s’apprĂȘta Ă  faire face Ă  l’ennemi.

Les gardes se mirent en position d’attaque tout autour de l’estrade. Kitla Ă©tait prĂȘte Ă  se dĂ©fendre, et Tuanahok se saisit d’un bout de bois comme arme improvisĂ©e. LeĂŻla, quant Ă  elle, Ă©tait un peu dĂ©sarçonnĂ©e. Les trois amis s’apprĂȘtaient Ă  vendre chĂšrement leur peau. Le capitaine des gardes leur cria quelque chose. Kitla eut un mouvement de recul. Soudain, un cri bestial monta du lointain, comme l’éruption d’un volcan. Tous les regards se tournĂšrent vers la rue principale d’oĂč venait le rugissement, bientĂŽt suivi par des cris Ă©pouvantĂ©s. Tuanahok souriait intĂ©rieurement en pensant Ă  ce qui se passait actuellement, car il savait bien sur, et ne fut pas surpris de voir la silhouette imposante de son ami et alliĂ© de toujours, Korai. Kitla et le skink Ă©changĂšrent des regards, l’amazone amusĂ© lança :

« Pour une fois, l’instinct de Korai nous aura servi Ă  quelque chose ! »

Le kroxigor arriva dans la place, et remarqua tout de suite ses compagnons sur l’estrade. Les gardes de la ville remarquĂšrent tout de suite la bĂȘte et malgrĂ© les invectives de leur chef, ils fuirent Ă  toute jambe Ă  l’opposĂ© de Korai qui faisait tourner sa masse en l’air. Il n’eut mĂȘme pas besoin de l’utiliser car le capitaine, devant cette dĂ©bandade soudaine, avait suivi sa compagnie. Le kroxigor alla retrouver ses amis sur l’estrade.

« - Heureux de te revoir, Korai !cria Tuanahok

- Il nous faut trouver un moyen de sortir de cette ville, nota Kitla en se tournant vers Leïla qui semblait vouloir leur indiquer quelque chose. »

En effet, la jeune humaine sauta de l’estrade et courut dans la direction du port, en faisant signe aux trois autres de la suivre. S’enclencha alors une course effrĂ©nĂ©e vers les quais. Les gardes avait en effet repris leurs esprits et suivaient Ă  toute allure les quatre compagnons. LeĂŻla semblait sĂ»re d’elle car elle n’hĂ©sita pas en bifurquant vers la bande de terre ocre qui formait le dĂ©barcadĂšre. Elle sauta brusquement dans un des bateaux, suivi par les trois autres qui cherchaient Ă  Ă©chapper aux gardes. C’était une frĂ©gate de taille moyenne – assez solide pour supporter le poids de Korai – avec deux immenses voiles bombĂ©es. Kitla, Korai et Tuanahok restĂšrent immobile sur le pont principal. Le kroxigor envoya sa hache contre les gardes pour les ralentir. La frĂ©gate chancela un peu, faisant tomber Tuanahok, et le bateau sembla quitter la rive. Les voiles se gonflĂšrent de plus belle, la force du vent faisant avancer l’embarcation sur la mer. Peu Ă  peu, ils s’éloignĂšrent du bord, laissant derriĂšre eux les gardes affolĂ©s.

« - TrĂšs bien, commença Tuanahok, Ă  prĂ©sent, nous allons pouvoir expliquer et comprendre ce qui s’est passĂ©. Tout d’abord Kitla, qui est cette jeune humaine ?

L’amazone rĂ©suma sa rencontre avec LeĂŻla et fit venir la fille pour qu’elle salue le skink. Elle en profita pour expliquer que, connaissant des rudiments de navigations, elle avait entrepris de partir par la mer. Tuanahok la fĂ©licita et elle retourna s’occuper du bateau. Korai alla s’installer dans un coin, laissant seuls Kitla et le skink.

- Donc Kitla, tu me dis que cette fille est l’enfant d’un grand navigateur ? Sais-tu son nom ?

- Non, je l’ignore, nous n’avons communiquĂ© que par signes.

- Mais avec brio, apparemment.

- En effet, entre humaines, nous nous sommes comprises instinctivement.

- Elle m’a l’air d’ĂȘtre quelqu’un de confiance


- Oui, il me semble aussi. Nous pouvons ĂȘtre sĂ»rs d’elle. Mais toi, Tuanahok, qu’as-tu fais aprĂšs ton rapt ?

- On m’a placĂ© dans la cale d’un bateau. LĂ , j’ai rencontrĂ© un Ă©trange vieillard qui m’a parlĂ© de mon destin, et de ma pierre
je ne sais que penser de lui.

- Un vieillard dis-tu ? Avait-il les cheveux gris et le teint pĂąle ?

- Oui.

- Cela me rappelle l’homme qui a surenchĂ©rit lors de ta vente. Son allure fantomatique m’a frappĂ©. Pendant qu’ils Ă©taient tous effrayĂ©s, lui restait de marbre.

- Etrange en effet, si c’est bien lui
 Dans ce cas, je ne comprends plus rien.

- Peut-ĂȘtre n’y a-t-il rien Ă  comprendre
 peut-ĂȘtre cet homme est-il l’incarnation d’un Ancien.

Les yeux globuleux de Tuanahok tournĂšrent dans leurs orbites.

- Kitla, tu es un gĂ©nie ! Je n’y avais mĂȘme pas songé  Tepok
 En effet, maintenant que j’y pense


L’amazone se leva fiùrement et dit :

- Les Anciens sont avec toi, ne l’oublie pas. »

Elle partit de l’autre cĂŽtĂ© du bateau, laissant Tuanahok Ă  ses songes.

Korai se tenait vers la poupe, scrutant l’horizon. Kitla hĂ©sita puis s’assit Ă  cĂŽtĂ© de lui. Elle dĂ©buta la conversation :

« - Je suis heureux de t’avoir connu, Korai. Je te dis ça maintenant car la tournure que prennent les Ă©vĂ©nements me laisse supposer que la quĂȘte de Tuanahok arrive Ă  son terme. Tepok est venu l’aider pour lui indiquer le chemin, sans doute. Mais je sens comme une amertume, un sentiment Ă©trange d’imperfection
Tu n’es pas d’accord ?

Korai grogna doucement.

- Tu as raison
 Mieux vaut ne pas y penser. J’ai promis de servir Tuanahok jusqu’à la fin, je le servirai jusqu’à la fin.

Elle s ‘arrĂȘta de parler et regarda devant elle. C’est alors qu’elle s’écria, faisant sursauter le pauvre kroxigor :

- Là ! Un bateau ! Un énorme bateau, et il arrive sur nous ! »

Elle dĂ©signait une masse sur la mer, un immense navire Ă  la voilure impressionnante et aux marques rouges. L’amazone se leva et courut avertir LeĂŻla.

Modifié par Mr Petch
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Invité Feurnard

J'appellerais ça la suite de la suite de la suite de la suite de la suite de la... on aura compris. A force de dire que tes suites sont géniales, tu ne pourras vraiment plus me croire.

Bon, je me demande si vraiment LeĂŻla et Kitla ne parlent pas le mĂȘme language : elles se comprennent comme deux soeurs... et vendre un skink en pleine rue, en Lustrie !? Ils veulent la mort de la colonie ! Egalement une apprĂ©ciation personnelle du vieillard : Tepok en humain ? :clap: Plus sĂ©rieusement, son attitude m'a rappelĂ© Logos qui s'est fait homme pour parler aux hommes... Ă  mĂ»rir.

Vivement que tu achÚves le récit, que je puisse te féliciter pour une oeuvre complÚte mais qui s'en va un peu dans tous les sens... parce que d'aprÚs la carte, il fait beaucoup de "S", le skink !

Feurnard, le chemin le plus court c'est le mien !

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Invité Thodric le brave

J'attend vivement la suite , Korai va peut etre charger en pleine ville ?

Le pendentif fait t'il apparaitre un guerier extraordinaire????

Pour que je ne me pose plus de question il me faut une suite.

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Invité Ptitfrere

Salut.

Je ne sais quoi dire tellement ton récit est.......arf.......aucun mot ne qualifie un texte d'une telle ingéniosité, beauté et toutes les qualités possibles et innimaginables...

Ptitfrere...séduit...et nul en français aussi.... :D

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Invité Mr Petch

Kitla fixait la figure de proue de l’imposant navire qui leur faisait face. Elle reprĂ©sentait une sirĂšne Ă©tendant ses bras vers l’ocĂ©an, portant deux conques marines sur la poitrine. Surprise par l’excitation de LeĂŻla, elle lui demanda quelle en Ă©tait la raison. L’humaine rĂ©pondit qu’elle reconnaissait la caravelle de son pĂšre, et qu’ils Ă©taient donc sauvĂ©s. Encore fallait-il que le bateau ne renverse pas leur frĂȘle frĂ©gate. LeĂŻla se saisit des cordages pour manƓuvrer la voile et orienter l’embarcation dans un axe judicieux. Korai vint Ă  sa rescousse et parvint Ă  modifier le chemin de la frĂ©gate pour la protĂ©ger des vagues dĂ©clenchĂ©es par la caravelle. LeĂŻla criait de toutes ses forces et allumait des flambeaux pour signaler sa prĂ©sence aux occupants de l’autre navire. En peu de temps, ils changĂšrent d’embarcation, montant dans l’énorme caravelle par une Ă©chelle de bois.

DĂšs qu’elle fut sur le pont, LeĂŻla s’empressa de serrer dans ses bras chacun des marins de son pĂšre et de leur faire subir une longue logorrhĂ©e verbale, elle sembla prĂ©senter chacun des trois autres compagnons et parvint Ă  persuader les marins de faire entrer Korai. Une ambiance de joie gĂ©nĂ©rale rĂ©gnait sur le pont, tous avaient quittĂ©s leur poste pour accueillir la jeune disparue. C’est alors qu’apparut, sortant de sa cabine, celui qui devait ĂȘtre le capitaine de ce navire, et le pĂšre de LeĂŻla. Mais ce ne fut pas elle qu’il remarqua en premier, car elle n’en avait pas fini avec les retrouvailles
Non, la premiĂšre chose qui fixa son attention fut Tuanahok, le skink qui venait juste de franchir le bord et rangeait sa dague Ă  sa ceinture. Le capitaine lui cria :

« - Tuanahok !

Le skink se retourna et dĂ©visagea l’humain. Ses souvenirs remontĂšrent Ă  la surface


- Marco Colombo ! C’est toi !

L’humain avait du continuer d’étudier le langage saurien, car il parvenait Ă  communiquer avec le skink :

- Je ne pensais pas te revoir un jour, Tuanahok
Cela me fait plaisir !

- Et je te ramĂšne ta fille, en plus !

C’est là que Colombo remarqua Leïla qui s’attardait avec un des marins. Voyant son pùre, elle lui sauta aussitît dans les bras et l’embrassa fortement sur la joue. Colombo ajouta :

- Eh bien, que de surprises en si peu de temps
 Ce soir, je vous invite tous Ă  un grand banquet ! » Cuisinier, prĂ©pares le vin, la viande et les fruits !

Le reste de la soirĂ©e passa trĂšs vite. Kitla, Korai et Tuanahok furent invitĂ©s Ă  la table du capitaine avec LeĂŻla. La scĂšne Ă©tait trĂšs Ă©trange, deux lĂ©zards qui mangeaient en compagnie d’un grand capitaine de la marine estalienne. Ils Ă©changĂšrent plusieurs mots, se comptant mutuellement leurs mĂ©saventures. La rencontre Ă  Tlax datait de prĂšs d’un an. Depuis, Colombo Ă©tait rentrĂ© chez lui et avait entrepris de visiter l’isthme au nord qu’il connaissait grĂące Ă  certains marins nordiques qu’ils avaient rencontrĂ©s. Il avait amenĂ© avec lui sa fille, LeĂŻla, qui se passionnait dĂ©jĂ  pour la marine et les terres lointaines.

« - En tout cas, Tuanahok, je ne pensais pas te revoir ici
 J’avais dĂ©jĂ  entendu parler de ta quĂȘte Ă  Tlax, mais je n’imaginais pas qu’elle allait m’amener Ă  te revoir. J’en suis heureux.

- Moi de mĂȘme, Marco Colombo. J’ai appris bien des choses pendant cette quĂȘte, j’ai vĂ©cu bien des aventures, mais le plaisir de revoir un ami est immense.

- Quant Ă  ma fille, je te promets de veiller sur elle cette fois. Elle a disparu dans une autre colonie de la cĂŽte, Ă  Yareyil. Je la cherchais dĂ©sespĂ©rĂ©ment dans tous les ports nordiques qui parsĂšment l’isthme.

- Je suis étonné de voir tout ces ports.

- Je connaissait leur existence, les marins nordiques ont dĂ©couverts bien avant nous la prĂ©sence d’un continent nouveau au sud de l’ocĂ©an, cela depuis plus d’un demi-siĂšcle. Ils ont eu tout le temps de s’installer ici. Mais ils craignent de rentrer Ă  l’intĂ©rieur des terres, ce ne sont que des paysans, pas des aventuriers, comme nous !

Il partit dans un grand rire en disant ça et but dans sa coupe un peu de vin. Tuanahok le regarda en souriant et avala d’un coup le fruit qui se trouvait dans son assiette. Colombo, qui le vin avait un peu enivrĂ©, continua en changeant de sujet :

- Et ta quĂȘte ? Sais-tu oĂč aller Ă  prĂ©sent ?

Le skink hocha la tĂȘte.

- Non, malheureusement. J’ignore le chemin à prendre. Tout ce que je sais est que je dois trouver le miroir de mon destin
 Une expression bien trop vague


Colombo fronça les sourcils :

- Le miroir du destin, dis-tu ? Attends.

Il se mit Ă  courir hors de la cabine et entra dans une salle attenante. On entendit des bruits de tiroirs qui s’ouvrent et se referment, et le capitaine rĂ©apparut rapidement, une feuille Ă  la main. Il l’étendit sur la table en poussant les couverts. Il s’agissait d’une carte de l’isthme.

- Regarde bien, j’ai pu me procurer cette carte à Yareyil par des marins nordiques.

Il pointa son doigt sur un point dans l’ocĂ©an

- Nous sommes ici, venant de Estijk. Nous traversons la petite mer intĂ©rieure qu’ils nomment mer des serpents. Maintenant observe.

Il transporta son doigt sur la terre ferme, en direction du nord oĂč se trouvait la jungle touffue. Il montra une croix au-dessus de laquelle se trouvait des signes incomprĂ©hensibles.

- LĂ  se trouve un petit lac entre deux falaises. Les nordiques nomment ce lac « lac au destin », car il est dit que ceux qui regardent Ă  l’intĂ©rieur voit leur destin devant leurs yeux, et cette vision est tellement atroce, car il voit aussi leur mort, naturellement, qu’ils meurent bine souvent, ou au moins deviennent fous. C’est peut-ĂȘtre lĂ  que tu trouveras ton destin


- En effet, c’est une hypothĂšse intĂ©ressante. Et de toute façon, je n’en vois pas d’autre. Il ne reste plus qu’à y arriver.

- Pour ça ne t’inquiĂšte pas, j’ai mon idĂ©e.

Il reprit la carte et montra le symbole d’un village sur la cîte.

- Cette ville s’appelle Skeggi. C’est la plus ancienne et la plus grande des colonies nordiques. De lĂ , il est facile d’atteindre le lac au destin, il n’est alors qu’à quelques jours de marche. Je te propose de te dĂ©barquer Ă  Skeggi, puis tu continueras ton chemin Ă  travers la jungle. Qu’en dis-tu ?

- Je ne vois pas d’inconvĂ©nients, et je te remercie de m’aider ainsi.

- Tu m’as rendu ma fille, cela compte beaucoup pour moi.

- Mais tout le mérite en revient à Kitla !

L’amazone qui Ă©coutait distraitement la conversation s’étouffa avec sa viande et la cracha. Confuse, elle dit :

- Moi ? Mais non
 C’est trop d’honneur, Tuanahok. C’est ta quĂȘte et
.

Colombo lui posa une main affectueuse sur l’épaule :

- Tu as l’étoffe d’une hĂ©roĂŻne, Kitla, je n’en doute pas ! »

Tous rirent et le dĂźner se termina ainsi, sur le visage souriant de la jeune amazone.

La nuit Ă©tait tombĂ©e, et la lune pĂąle se reflĂ©tait dans les ondes noires de l’ocĂ©an, vibrant silencieusement. Tuanahok se trouvait sur le pont, Ă  la poupe et contemplait l’atmosphĂšre chaude et calme du soir. Soudain, il entendit un bruissement derriĂšre lui et une ombre se glisser froidement dans son dos. Il se retourna brusquement et observa le pont. Il ne vit qu’un marin qui lavait le sol. Cependant, son instinct lui dit d’aller jusqu’à la proue, de l’autre cĂŽtĂ© de la caravelle. Il courut furtivement, sa silhouette fuyante s’affichant sur la voile gonflĂ©e, puis arriva Ă  la proue. LĂ , il s’arrĂȘta net. Face Ă  lui se trouvait, fine et immobile, l’ombre d’un tĂ©radon immense aux ailes pliĂ©es contre son corps oblong et sa tĂȘte droite surmontĂ©e d’une crĂȘte. Tuanahok ne vit pas si l’animal Ă©tait de face ou de dos. Il recula et se plaqua contre la paroi d’une cabine. Puis la bĂȘte Ă©tendit ses ailes et se pencha en avant, baissant la tĂȘte. Il descendit alors du dos du tĂ©radon une ombre vague. Tuanahok comprit tout de suite Ă  qui il avait Ă  faire
 Il reconnut la crĂȘte de Feriboatl, et le tĂ©radon n’était autre que Kai, sa monture. Tuanahok osa s’approcher un peu. La tĂȘte de Feriboatl fut Ă©clairĂ©e par un rayon de lune.

« - Feriboatl


Tuanahok avait chuchotĂ© ce nom dans le silence nocturne. Feriboatl s’approchait toujours et arriva face Ă  lui.

- Oui, c’est bien moi, jeune Tuanahok. Je dois te parler Ă  prĂ©sent.

- Me
me parler


- Oui. Je te suis depuis ton dĂ©part de Tlax et j’ai vu ta progression, tes progrĂšs, les efforts que tu avaient dĂ©ployĂ©s. Je suis fier de toi, ta quĂȘte a Ă©tĂ© bien remplie.

- Tu veux dire qu’elle se termine ?

- Tu n’es pas loin d’achever ton aventure, mais les difficultĂ©s ne sont que plus grandes Ă  ce niveau lĂ . Ton expĂ©rience te servira pour la suite de la quĂȘte.

- Je dois aller au lac du destin ?

- Oui, tu as bien devinĂ© Tuanahok, tu dois te rendre au bord de ce lac. Je ne peux t’en dire plus.

- J’ai de trop nombreuses questions à te poser, Feriboatl.

- Et moi, je n’ai que peu de temps à te consacrer.

- Comment as-tu su que j’étais ici ?

- Tu ne sais pas tout de moi, Tuanahok. Si je te suis depuis tout ce temps, ce n’est pas pour rien.

AussitĂŽt, un Ă©clair lumineux Ă©claira le visage de Feriboatl l’espace d’un instant. Tuanahok ne put voir nettement ses traits, trop flous et indicibles. Il recula en sursautant, comme effrayĂ©. Feriboatl continua, sa voix s’amplifia Ă©trangement :

- Je ne suis pas un simple chevaucheur de tĂ©radon, je ne suis pas un simple prĂȘtre skink


- Qui es-tu ?

- Je suis ton gardien, ton protecteur, chargĂ© de la bonne marche de ta mission. C’est moi qui t’ai aidĂ© lors de ta chute dans la cascade. C’est moi qui ai envoyĂ© Korai te rejoindre Ă  Tlanxla et t’aider Ă  Estijk. C’est moi qui t’ai guidĂ© dans le nĂ©ant. Je veille sur toi pour que tu termines ta quĂȘte.

- Je
je ne sais pas quoi dire.

- Alors ne dis rien !

Feriboatl marcha vers Kai et grimpa sur son dos. Tuanahok restait silencieux à l’observer. Il n’en croyait pas ses yeux. Juste avant de partir, Feriboatl lui cria :

- Bonne chance, jeune Tuanahok ! »

Puis il disparut au loin, vers l’horizon.

AprĂšs son Ă©trange rencontre, Tuanahok alla s’endormir sur sa couchette et repensa Ă  Feriboatl. Il avait bien d’autre questions Ă  lui poser, mais sa peur l’avait paralysĂ© sur place. Il aurait voulu savoir pour la gemme de Tepok, pour le vieillard entrevu dans la cale, et pour d’autres choses encore. Mais il demeurait seul, Ă  prĂ©sent. Il s’endormit sur l’image fantastique de Kai aux ailes dĂ©ployĂ©es.

Les jours passĂšrent, il en fallait quatre pour se rendre de Estijk Ă  Skeggi, et Colombo fit souvent appel Ă  Tuanahok. Il souhaitait en apprendre encore sur la Lustrie et les hommes-lĂ©zards. Et en Ă©change, l’estalien le renseignait sur le vieux monde et les peuplades humaines. Un soir, leur conversation fut particuliĂšrement intĂ©ressante et riche d’enseignements pour Tuanahok. Il avait commencĂ© en lui posant cette question :

« - Il y a une chose que je ne comprends pas dans votre monde. Il y a toujours un partage entre le bien et le mal
 J’ai du mal Ă  entrevoir ces notions


- Le bien est ce qui est juste, honnĂȘte et bon, le mal est ce qui est mauvais, cruel et fourbe.

- Mais qui juge de ce qui est HonnĂȘte, de ce qui est Cruel et de ce qui est Bon ?

- Personne, chacun se fait sa propre idée.

- Mais alors, une chose peut-ĂȘtre bonne pour l’un et mauvaise pour l’autre ?

- Exact.

- Chez nous, la distinction se fait simplement entre l’ordre et le chaos. L’ordre est ce qui a Ă©tĂ© dictĂ© par les Anciens, le chaos est ce qui ne vient pas des Anciens. Et tout cela est notĂ© sur des tablettes antiques.

- Ce sont lĂ  deux conceptions trop Ă©loignĂ©es pour nous nous comprenions. Mais cependant, puisque tu croiseras des humains lors de ta quĂȘte, il faut que je t’enseigne que tous ne sont pas bons, et que, mĂȘme si tout cela est prĂ©vu par les Anciens, il peut y avoir du mauvais au sein mĂȘme de l’humanitĂ©. Apprends Ă  te mĂ©fier des autres, cela ne peux que t’aider. Des autres, et de qui que ce soit, mĂȘme ce qui te semble conforme Ă  « l’ordre » peut possĂ©der une part chaotique. »

Tuanahok ne sut quoi rĂ©pondre et la discussion continua sur la gĂ©ographie de l’Estalie. Mais Tuanahok repensait toujours aux idĂ©es de Colombo en allant se coucher.

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Toujours trĂšs bien.dommage que l'on approche de la fin. :D8-s^_^:zzz:

Mais bon encore bravo. :zzz::zzz:

Ah aussi:

Il sentit comme un choc et plus rien, le silence total se fit dans la cage, et le drap était toujours posé sur la cage.

Comme répétition c'est pas mal!

Modifié par NETHKHAR
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Invité Feurnard

Ben franchement, chapeau... j'avais envisagé pas mal de solutions mais celle-ci, je ne l'attendais pas... ce cher Marco Colombo !

Comme je reste sans voix, il me suffira de te parler de ta brillante mise en scĂšne, de ton utilisation intelligente de chaque Ă©lĂ©ment : bref, que de l'admiration ! Peut-ĂȘtre juste un peu trop de vitesse lorsque tu dĂ©cris un Ă©vĂ©nement...

Enfin bon, voilà : il fallait bien que Tuanahock puisse se reposer. Fais-nous une magnifique apothéose, sans nous laisser sur notre faim !

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Invité Kyryu
Ce sont là deux conceptions trop éloignées pour nous nous comprenions

Pour moi sa ne va pas et je verais plutot

Ce sont là deux conceptions trop éloignées pour que nous comprenions.

Voila sinon ben tout a ete dit, dommage que la fin arrive, mais sa fait plaisir de voir de long texte se terminer. :P

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Invité Mr Petch

« Skeggi en vue ! »

Du haut de son mĂąt, la vigie avait criĂ© l’arrivĂ©e au port et tous les marins Ă©taient agitĂ©s sur le pont. Kitla s’était installĂ©e en compagnie de Korai Ă  la proue du vaisseau. Tuanahok et Colombo vinrent vers eux. Le marin commença :

« - Nous allons bientÎt accoster, il va falloir passer inaperçu. Nous allons pouvoir mettre mon plan à exécution.

- Et quel est votre plan ? demanda Kitla.

- Il est simple. Tout d’abord, vous, mademoiselle, allez vous changer et mettre une des robes de ma fille. Tuanahok et Korai vont pĂ©nĂ©trer dans une caisse censĂ©e contenir des marchandises diverses. Nous la transporterons dans un attelage et nous la mĂšnerons jusqu’à la sortie de la ville. LĂ , ce sera vous, Kitla, qui l’ouvrirez et qui libĂ©rerez vos deux compagnons.

- Vous ne nous accompagniez pas dans la jungle ?

- Non, malheureusement, j’ai encore de trop nombreux voyages Ă  effectuer. Mais je ne doute pas de la rĂ©ussite de votre entreprise. Je vous souhaite bonne chance.

- Alors bonne chance à vous aussi, Marco, fit Tuanahok. »

Il lui tendit la main et ils se saluĂšrent Ă  la mĂ©thode humaine. Se regardant une derniĂšre fois dans les yeux, Tuanahok vit briller une Ă©tincelle d’admiration dans le petit Ɠil du navigateur. Le skink aura Ă©tĂ© content de rencontrer un tel homme. Ils se saluĂšrent une derniĂšre fois et Tuanahok partit dans la cale, accompagnĂ© par le fidĂšle Korai qui le suivait sans trop rĂ©flĂ©chir. Colombo regarda une ultime fois son ami disparaĂźtre dans le fond du bateau
Lui aussi aura Ă©tĂ© content de faire la connaissance d’un futur hĂ©ros. Car Ă  n’en pas douter, Tuanahok Ă©tait un hĂ©ros.

Kitla s’observa un instant dans le miroir qui ornait le mur de la cabine de LeĂŻla. Elle en comprenait pas pourquoi les femmes de ce continent se laissait diriger par les hommes
 Peut-ĂȘtre pensait-elle cela car elle avait appris Ă  haĂŻr les hommes
 Elle jeta un Ɠil par une sorte de hublot dans le bois et vit Skeggi. Elle eut un Ă©trange pincement en voyant cette ville, mais sans savoir pourquoi. Et pourtant, elle ressentait des ondes Ă©tranges, comme si cette ville faisait partie d’elle-mĂȘme. Elle resta longtemps ainsi Ă  contempler le port. Il avait Ă©tĂ© construit rapidement et avec les moyens du bord, mais en plusieurs siĂšcles, les nordiques avaient fait du bon travail. On apercevait le toit d’un immense temple au loin ;lĂ , encore, les infrastructures du port Ă©tait complexe et permettait de charger et dĂ©charger les marchandises. Enfin, une muraille faisait le tour de la ville pour la prĂ©munir d’un Ă©ventuel danger. Encore plus loin la jungle, forĂȘt vierge impĂ©nĂ©trable et qui ne sera jamais apprivoisĂ©e. Les arbres dominaient tout l’espace et l’extraordinaire Ă©tendue de la jungle montrait sa domination. Tout n’était qu’arbres tropicaux, et Skeggi faisait office d’oasis. DĂ©jĂ , la chaleur des cĂŽtes perturbait le doux air marin et venait faire transpirer les marins de Colombo.

Kitla quitta ses pensées et sortit de la cabine, réajustant machinalement un pli de sa robe.

Le dĂ©barquement s’était bien passĂ©, Kitla faisait trĂšs attention Ă  la caisse qui contenait Tuanahok et Korai. Ce qu’elle craignait le plus Ă©tait que le kroxigor, comme Ă  son habitude, veuille sortir et dĂ©truise la caisse de l’intĂ©rieur. Mais tout se passa bien. Elle s’engagea avec son attelage dans la rue principale qui quittait la ville. Colombo la suivit un moment pour lui donner des conseils, puis dut rapidement partir.

« Je vous souhaite une derniÚre fois bonne chance, à vous tous. »

Il s’éloigna, un dernier sourire sur ses lĂšvres. Kitla resta Ă  l’observer partir au coin de la rue. Tous les hommes n’étaient pas haĂŻssables, tout compte fait. Enfin, elle partit le long de la rue vers la sortie de la ville.

Skeggi Ă©tant entourĂ© de murailles, les allĂ©es et venues Ă©taient trĂšs contrĂŽlĂ©es. Un garde avait Ă©tĂ© installĂ© Ă  la porte qui donnait sur la jungle. Kitla arrivait, conduisant l’attelage. Le garde s’avança vers elle, surpris par la grosse caisse qui se trouvait derriĂšre son dos, et lui demanda :

« - OĂč allez-vous comme ça, demoiselle ?

Kitla ne sut trop quoi rĂ©pondre. Le garde Ă©tait arrivĂ© Ă  son niveau et sa tĂȘte arrivait juste au niveau de ses cuisses cachĂ©es par la longue robe. Robe sous laquelle se trouvait aussi un poignard. Elle jeta un coup d’Ɠil dans les environs. Il y avait du monde tout autour de la porte et les maisons n’étaient pas trĂšs loin. Se battre n’était donc pas une bonne solution. L’amazone n’ayant pas compris la question du garde, elle mit au point un fin stratagĂšme. S’approchant du garde, elle prit un air plaintif et une moue boudeuse.

- Voyons, mademoiselle, je ne peux pas vous laisser passer, il me faut une raison.

Mais Kitla était décidée à se servir de la carte de la séduction. Elle souleva doucement les plis de sa robe pour laisser apparaßtre sa cuisse bronzée.

- Mademoiselle, ne m’obligez pas à appeler les gardes


Kitla insista encore plus, renforçant son regard douloureux. Le garde hĂ©sita. La fille Ă©tait bien mignonne, mais les ordres Ă©taient les ordres. Et pourquoi ne lui rĂ©pondait-elle pas ? Et que contenait cette caisse ? Il hĂ©sitait encore plus. AprĂšs tout, si elle voulait aller se faire tuer dans la jungle, c’était son droit. Il recula et alla ouvrir la porte.

- Allez-y, c’est mon jour de bontĂ© »

Disant cela, il vĂ©rifia que nul membre du conseil de la ville n’était Ă  proximitĂ©. Kitla le remercia en l’embrassant sur son crĂąne dĂ©garni. Tous les hommes ne sont pas haĂŻssables, se dit-elle, mais tous sont corruptibles !

Kitla amena l’attelage encore quelques temps sur le chemin qui s’enfonçait dans la jungle, regardant sans cesse en arriĂšre jusqu’à voir disparaĂźtre sous les arbres les pierres ocres des murailles de Skeggi. Elle sortait du monde des humains et retournait dans sa jungle sauvage et cruelle. Mais le monde des hommes n’était-il pas bien plus cruel que le sien ? Elle descendit de l’attelage. Colombo lui avait dit de laisser les chevaux en libertĂ©, ils iraient d’eux mĂȘmes jusqu’au murailles de Skeggi et il les rĂ©cupĂ©reraient ensuite. Elle dĂ©tela donc les rennes et dĂ©tacha la caisse. Sortant sa dague, elle coupa les cordes qui maintenaient en place la caisse. La lourde plaque de bois tomba au sol dans un grand fracas et la tĂȘte massive de Korai apparut dans l’obscuritĂ© de la caisse. Il sourit de toutes ses dents jaunes Ă  Kitla et poussa un immense grognement. Sans doute Ă©tait-il heureux de retrouver la lumiĂšre du jour. Tuanahok arriva juste aprĂšs, essuyant sa cape de plumes.

« - Eh bien Kitla, le plan de Colombo a parfaitement marchĂ©, nous voilĂ  sortis de la jungle, sain et sauf. Nous n’avons plus qu’à suivre le chemin jusqu’au lac, et lĂ -bas, je suis certain de dĂ©couvrir le fin mot de mon histoire. Les Anciens ne m’ont pas amenĂ©s ici pour rien, tout de mĂȘme !

Kitla lui répondit en riant :

- Qui peut dire leur volonté ? Nous le saurons une fois là-bas, mais pour le moment, marchons, la route est encore longue. »

La procession habituelle reprit son ordre de marche. Tuanahok en tĂȘte, puis Kitla, et enfin Korai qui fermait la marche en grognant. Le skink conservait prĂ©cieusement la gemme de Tepok dans sa besace. Il vĂ©rifiait Ă  chaque instant qu’elle y fut bien. Aucun incidents notables ne vint perturber les cinq jours de marche jusqu’au lac. A l’exception peut-ĂȘtre d’une nuit oĂč Tuanahok faisait le guet


Ce soir-lĂ , le skink se tenait, une sarbacane Ă  la main, Ă  la chaleur des flammes de son feu de bois. Il guettait l’arrivĂ©e d’éventuels intrus ou de d’animaux sauvages. Soudain, il entendit un bruit en provenance d’un des buissons, puis une ombre se faufila dans les mĂ©andres de la jungle. Il se leva et marcha prudemment jusqu’au buisson. PrĂȘt Ă  tirer une salve de projectiles, il attendit de distinguer nettement la face de l’intrus. La lune ne luisait pas dans le ciel, et la nuit Ă©tait particuliĂšrement sombre. Il dut approcher prĂšs pou enfin voir l’identitĂ© de l’espion. Il Ă©mit un petit cri aigu de surprise. Il s’agissait du vieillard. Le vieillard dĂ©jĂ  entrevu dans la cale du bateau.

« - Qui
qui ĂȘtes-vous ? demanda Tuanahok Ă  voix basse.

Le vieillard se retourna lentement et ne parut pas surpris de parler avec le skink. Il lui répondit :

- Peu importe qui je suis, sache juste que je suis sur ton chemin.

- Etes-vous Tepok ?

Le vieillard parut cette fois plus surpris, il fronça les sourcils et s’avança vers le skink :

- Tepok ?

Il plaça ses mains le long de son cou long et fin, puis articula nettement :

- Peut-ĂȘtre, en effet. Peut-ĂȘtre suis-je ton dieu venu te tester.

Tuanahok resta silencieux et observa le vieillard partir dans les profondeurs de la jungle. Il caressa la gemme de Tepok. Il crut un instant la voir briller fortement alors qu’aucune lumiùre ne parvenait dans la clairiùre. Il retourna enfin à son poste.

Modifié par Mr Petch
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Invité Ptitfrere

Encore !!! Encore !!! Encore !!! :P:-x

J'adore, j'attends avec grande impatience la suite et je me demandais aussi si aprÚs Tuanahok tu continuerai d'écrire (dis oui, dis oui...) et si oui (c'est logique !!) sur quel héros ?!

Ptitfrere...trop impatient :P

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NON d'une pipe en terre !!!!!! :-x J'ai tout lue !! j'ai enfin reussi a vous ratrapper ! oula j'en avais marre de me coucher a minui tous les soirs B) !

En tout cas ton histoire est exellente et tu raconte hyper bien !!! :-x .

Tu sais quoi ? :P Tu m'as donné envie de jouer les hommes lezards !!! :-x !

BRAAVOOOO !!!! :P

bye l'ami ! continu comme ca youpiiiiii !

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Invité Mr Petch

Ouf.... VoilĂ  l'avant-derniĂšre partie des avnetures de Tuanahok. Bonne lecture Ă  tous!

A l’aube du cinquiĂšme jour, ils approchĂšrent enfin de l’emplacement tant attendu du lac au destin. Cependant, sa situation Ă©tait telle qu’il ne purent le voir. En effet, il devait se trouver dans un creux de terrain, encadrĂ© par d’impressionnantes falaises de calcaire blanche. Le tout formait un immense cratĂšre, un gouffre sans fond. Car mĂȘme en s’approchant au bord de la falaise, le lac, engoncĂ© dans l’écrin blanc des falaises, Ă©tait toujours invisible. Certains nordiques disaient qu’il s’agissait de la bouche d’un volcan Ă©teint depuis des siĂšcles et que la vĂ©gĂ©tation avait envahi, d’autre racontaient plus simplement que c’était une entrĂ©e vers les limbes chaotiques. Dans tout les cas, peu osaient s’en approcher et les trois compagnons durent marcher Ă  travers la jungle car aucun sentier n’existait.

Mais lorsqu’ils arrivĂšrent enfin, Ă©puisĂ©s, au bord des falaises, Tuanahok contempla le paysage.

« - Nous voilà enfin ! cria-t-il.

Il pencha sa tĂȘte :

- Comme nous l’a dit Colombo il est impossible de voir le lac pour le moment. Il faut descendre.

- La falaise a l’air abrupte, fit remarquer Kitla. Il va falloir utiliser des cordages.

- Oui, je pense que ce ne sera pas trop difficile.

- Je l’espĂšre. »

Kitla se pencha Ă  son tour au bord de la falaise :

- C’est incroyable comme c’est profond, on ne parvient mĂȘme pas Ă  apercevoir la moindre parcelle de terre. Je me demande si
..

Elle coupa net sa phrase et poussa un effroyable cri de terreur en reculant de plusieurs pas, tombant Ă  la renverse sur le dos. Tuanahok se hĂąta de la rejoindre :

- Que se passe-t-il, Kitla ?

Korai commençait à grogner en lançant son museau en l’air, reniflant les lieux. Il aboya sauvagement. Kitla, encore sous le choc, articula :

- Un monstre
 j’ai vu une figure, une forme volante qui montait des profondeurs
 Elle


Mais elle n’eut pas le temps d’achever sa phrase, car surgit du gouffre le monstre en question. Il s’agissait d’un long serpent portant un bec crochu et une parure de plumes qui lui formaient de larges ailes multicolores. Il dominait par sa taille les plus hauts arbres de la jungle et son cri strident devait pouvoir s’entendre à plusieurs lieues de distance. Tuanahok comprit tout de suite à qui ils avaient à faire :

- Le Coatl ! Le lĂ©gendaire serpent Ă  plumes dĂ©vouĂ©s Ă  Tepok. Le gardien du labyrinthe maudit du dieu indicible. Je crois qu’il nous reproche d’ĂȘtre entrĂ© sur le domaine de son maĂźtre.

DĂ©jĂ , Kitla avait repris ses esprits et se relevait en sortant sa dague. Korai Ă©tait comme paralysĂ© par la vision de la crĂ©ature. Tuanahok, quant Ă  lui, reculait sous le regard perçant du Coatl. Dans ses yeux se lisait des flammes violettes ou mauves, pupille Ă©carlate et luisante. Ses ailes gigantesques fouettaient l’air dans de grandes brassĂ©es de vent qui faisaient trembler les feuilles solides des arbres alentour. Sur son bec crochu se voyait un peu du sang des ennemis qui avaient du arriver jusqu’au gouffre. Les serres griffues qui croissaient sur sa chair Ă©cailleuse Ă©taient aussi grandes que le crĂąne d’un stĂ©gadon. Tuanahok hĂ©sita et marchait toujours en arriĂšre, foudroyĂ© du regard.

Kitla prit son courage Ă  deux mains et s’élança contre la bĂȘte. De lĂ  oĂč elle se trouvait, elle pouvait lui trancher la queue. Courant Ă  toute vitesse, elle s’apprĂȘta Ă  brandir sa dague quand elle fut brusquement arrĂȘtĂ©e dans son Ă©lan. Elle sentit une immense douleur au ventre et, crispant ses mains sur sa poitrine, vit l’énorme dard caudale du Coatl en travers de son abdomen. Le sang commençait dĂ©jĂ  Ă  affluer tout autour et, dans une gerbe d’hĂ©moglobine qui propulsa Kitla quelques pas en arriĂšre, le dard se retira de la plaie, ensanglantĂ©. L’amazone chuta au sol, les bras en croix, le regard inexpressif. Une plaie bĂ©ante se voyait au milieu de son ventre et elle perdait d’énormes quantitĂ©s de sang. Sa bouche Ă©tait Ă  moitiĂ© ouverte et crachait le liquide vital. Sa peau bronzĂ©e palissait de minutes en minutes.

Tuanahok remarqua de suite au cri qu’elle poussa que Kitla Ă©tait en grand danger. Voyant son Ă©tat grave, il cria son nom aussi fort qu’il put. Mais le Coatl Ă©tait toujours lĂ , et bien vivant lui. Korai ne bougeait pas, fascinĂ© par la crĂ©ature divine. Alors Tuanahok prit conscience de ce qu’il devait faire. Piochant dans sa besace, il se saisit instantanĂ©ment de la gemme de Tepok et la brandit en direction du Coatl. L’animal poussa un autre cri encore plus strident et Ă©tendit ses ailes. Puis il fonça tĂȘte baissĂ©e vers Tuanahok. MalgrĂ© son agilitĂ©, le skink ne put Ă©viter les serres du Coatl. Le serpent Ă  plumes le saisit fermement et retourna dans le gouffre. Ils disparurent tous les deux dans le cratĂšre.

« Le cri du Coatl ! Il s’est rĂ©veillĂ© ! »

L’agitation rĂ©gnait Ă  Skeggi. Le jour ne s’était pas encore levĂ© quand tous avaient entendu le cri du Coatl, l’animal mythique des lĂ©gendes locales. Les soldats se rĂ©unirent sur la place de la ville. Leur capitaine, Olaf Ansson, resplendissant dans son armure luisante, s’approcha de la foule des curieux sortit des maisons.

« - Calmez-vous et rentrez chez vous. Nous allons étudier sans tarder la situation.

Mais tous avaient bien trop peur du cri du Coatl, et personne ne bougea. Ansson s’en doutait, lui mĂȘme tremblait dans son armure. Il retourna auprĂšs des soldats.

- Le Coatl ne se rĂ©veille pas pour rien. Quelqu’un l’a rĂ©veillĂ©. Qui Ă©tait de garde Ă  la porte ses derniers jours ?

Un des soldats leva timidement la main.

- C’est moi, capitaine Ansson.

Le capitaine le regarda droit dans les yeux et lui demanda de sa voix forte :

- Avez-vous vu quelqu’un sortir de la ville lors de ces derniers jours ?

Le soldat hĂ©sita
 Bien sur, il avait vu quelqu’un sortir de la ville. Quelqu’une plus prĂ©cisĂ©ment. La jeune demoiselle qui transportait cette Ă©norme caisse. D’autant plus qu’il avait vu les chevaux revenir seuls dans la journĂ©e. Il savait que s’il le disait, il serait exĂ©cutĂ© sur place. Mais d’un autre cĂŽtĂ©, cette information pouvait ĂȘtre capitale pour la ville. Alors, refrĂ©nant sa voix dĂ©sarticulĂ©e, il balbutia :

- Oui
 Une jeune fille
 Elle transportait une caisse dans une carriole. Les chevaux sont revenus seuls ensuite avec la carriole.

- Une caisse ? Que contenait-elle ?

- Je ne sais pas
 Elle ne m’a rien dit.

- Elle ne vous a rien dit ? Et vous l’avez laissĂ© sortir ?

- Oui
.

Le soldat Ă©tait devenu atrocement pĂąle. Il attendait la sentence. Mais le capitaine Ansson se contenta de l’observer du coin de l’Ɠil.

- En temps normal, je vous aurais exĂ©cutĂ© sur place, pour l’exemple. Mais lĂ , vu les circonstances, je pense qu’il vaut mieux attendre. En revanche, vous participerez Ă  l’expĂ©dition de recherche.

- L’expĂ©dition de recherche, Ă©ructa le soldat qui, retrouvant ses rougeurs en se croyant sauvĂ© palissait de plus belle.

- Oui. Je dois organiser une expĂ©dition jusqu’au lac au destin. Il s’y passe des choses qui nous concernent. Nous devons affronter notre destin. »

Le capitaine, triomphale, quitta la place et se dirigea vers un temple oĂč l’attendait un prĂȘtre portant une longue robe blanche. Ses deux mains Ă©taient croisĂ©es sur son ventre.

« - Vous avez entendu, maĂźtre Jidj’ijk ? fit en entrant Ansson.

- Oui, rĂ©pondit d’une voix Ă©trangement posĂ©e le prĂȘtre. Le cri du Coatl.

- Veuillez me relire ce qu’il est dit Ă  ce propos dans la prophĂ©tie de Fan’dok.

Le prĂȘtre sortit de sa poche un rouleau de papier qu’il dĂ©plia et lut :

- « En l’an 605 aprĂšs l’ùre de la construction, le Coatl du lac au destin s’éveillera de son sommeil millĂ©naire pour accueillir un ĂȘtre Ă©lu des dieux venu du sud. Il atteindra le lac pour accomplir son destin et nul ne pourra entraver sa route. »

- Nous y sommes. Un Ă©lu des dieux. A Estijk, au sud, on a rapportĂ© qu’un lĂ©zard, et mĂȘme deux, accompagnĂ©s par deux filles humaines, avaient semĂ©s la pagaille en ville. Cela fait trop de coĂŻncidences. Sans doute un de ces lĂ©zards, et dans ce cas, nous n’avons rien Ă  y faire. Et pourtant


- Pourtant ?

- Pourtant, je crois qu’il faut quand mĂȘme y aller. Peut-ĂȘtre n’est-ce que de la curiositĂ©.

- Non, je ne crois pas, lui rĂ©pondit le prĂȘtre. Il vaut mieux que vous restiez en dehors des affaires des dieux, et sĂ»rement encore plus en dehors des affaires des dieux de ces lĂ©zards, dont nous ne savons rien.

- Vous devez avoir raison. »

Le capitaine Ansson quitta le temple et rejoignit ses hommes. Un instant, il crut voir le prĂȘtre prendre une apparence reptilienne, mais ce ne devait ĂȘtre que l’éclat du soleil naissant Ă  l’horizon.

Kitla restait lĂ , Ă©tendu, expirant ses derniĂšres forces. Elle sentait tout son corps partir dans les airs, tout tourbillonnait autour d’elle, la jungle, le ciel, les oiseaux, le soleil orange qui se levait. Elle n’avait mĂȘme pas mal, la douleur ne parvenait plus Ă  son cerveau. Elle ne sentait que ses yeux pleurer ses derniĂšres larmes. D’un seul souffle, elle prononça ses ultimes paroles :

« Tua
tuanahok
 »

Korai sortit de sa paralysie pour voir Kitla agoniser devant ses yeux. Son Ăąme fruste lui permit tout de mĂȘme de comprendre la situation. Il courut vers elle, lĂąchant son arme, et se pencha sur son visage. Les yeux de la jeune amazone Ă©tait inexpressifs. Il expira son souffle chaud sur la face glacĂ©e de Kitla, mais sans succĂšs. Soudain, entendant un grand bruit derriĂšre lui, il se retourna lentement. Un tĂ©radon vint se poser prĂšs de lui. Un skink sauta du dos de la bĂȘte. Feriboatl annonça :

« Me revoilà, Korai ! »

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Invité Mr Petch

Et voilĂ  la fin !

Tuanahok distinguait enfin le lac dans l’obscuritĂ© du gouffre. Il sentait sa surface onduler. Le Coatl ne l’avait pas lĂąchĂ© et sans doute l’amenait-il en bas, au lac, pour accomplir sa destinĂ©e. Tuanahok voyait les falaises de calcaire dĂ©filer Ă  toute allure devant ses yeux. Il repensait Ă  Kitla qu’il avait laissĂ© lĂ -bas, presque morte. Il repensait Ă  Korai qui l’avait tant aidĂ©. Il repensait Ă  Huatl, son maĂźtre Huatl qui l’avait Ă©duquĂ© pendant de longues annĂ©es. Pauvre Huatl
 Que devenait-il Ă  Tlaxtepok ? Tuanahok le voyait entourant ses mares sacrĂ©es et donnant des ordres aux jeune skinks qui l’aidait dans sa tĂąche. Il repensait Ă  lui, allait-il le revoir un jour. Soudain, il ne sentit plus le vent de la vitesse filer le long de sa crĂȘte. Il avait ralenti, le Coatl allait se poser. Le serpent Ă  plumes s’arrĂȘta Ă  proximitĂ© du lac et dĂ©posa Tuanahok. Puis il repartit en criant le long des falaises. Tuanahok se retrouva seul.

Il regarda au-dessus de lui. On ne voyait qu’un petit bout du ciel, il semblait si loin. Et pourtant, le lac fournissait la lumiĂšre nĂ©cessaire pour Ă©clairer le gouffre. Tuanahok observa autour de lui la vĂ©gĂ©tation grimpante qui garnissait tout le gouffre, des lianes gigantesques, des palĂ©tuviers aux racines immenses. Enfin, il se risqua Ă  observer dans le lac. Il hĂ©sita longuement, mais finit par le faire. Il s’accroupit tout d’abord Ă  la surface et pencha sa tĂȘte doucement. Il ne vit que son reflet. Juste son impassible visage de saurien qui souriait. Il promena sa main Ă  la surface du lac pour en modifier le mouvement. Rien ne changea, son visage se troubla juste naturellement, entraĂźnĂ© par les ondes douces et claires. Au bout d’un bon moment, rien n’avait changĂ©. Tuanahok se demanda si ce lac Ă©tait bien magique. Puis, il commença Ă  entrevoir le fond du lac, les rochers bleutĂ©s qui couvraient le sol. Etrange, l’onde n’était pas si pure auparavant. Son image avait disparu et il voyait nettement tout le fond du bassin. Il voyait quelques poissons blancs nager, des algues bouger. Tout Ă©tait net. Il poussa un cri en voyant une longue figure blanche lovĂ©e dans un creux de la roche. Le vieillard Ă©tait lĂ . Il l’attendait. Alors Tuanahok quitta sa cape de plumes la dĂ©posa sur le bord, et plongea dans l’onde claire.

Le contact de l’eau sur sa peau la rafraĂźchit un peu, il se sentait bien dans son Ă©lĂ©ment. AprĂšs quelques brasses habiles il atteignit le fond. Devant lui se trouvait, immobile comme une statue, les deux yeux fermĂ©s, le vieillard. Tuanahok s’approcha de lui et l’humain ouvrit grands ses paupiĂšres pour laisser apparaĂźtre ses pupilles glauques.

« - Je t’attendais, Tuanahok.

- Vous ĂȘtes bien Tepok ?

Le vieillard occulta sa question et continua :

- Tu dois accomplir ton destin et je vais t’aider en cela. Reste ici et observe.

Le vieillard fit de grands gestes avec les mains. Il se dessina alors sur la paroi une sorte de miroir qui reflétait le visage effaré de Tuanahok.

- Regarde bien.

Le vieillard fit de nouveau quelques passes avec ses mains. Le reflet du miroir changea et Tuanahok vit alors les diffĂ©rentes Ă©tapes de son voyage, le dĂ©part de Tlaxtepok, l’arrivĂ©e Ă  Tlax, la rencontre avec Colombo, le sauvetage de Korai, la rencontre avec les camĂ©lĂ©ons, l’attaque des amazones et la perte du kroxigor, la rencontre avec les amazones, la transe dans le temple de Tepok, le voyage au fil de l’eau jusqu’à Tlanxla, le nĂ©ant, Pahuax, Estijk, Skeggi, et enfin les falaises de calcaire et l’attaque du Coatl. L’image s’arrĂȘta sur le visage souffrant de Kitla. Tuanahok tremblait. Il avait accompli tout ce long pĂ©riple, mit en danger ses amis, et parvenait Ă  prĂ©sent Ă  la fin du chemin. Il se tourna vers le vieillard qui semblait le regarder et demanda :

- Et que dois-je faire maintenant ?

- Suis-moi. »

Le vieillard se retourna et entra dans un creux de la roche, il se dĂ©plaçait en survolant le sol, comme un fantĂŽme. Tuanahok le suivit dans la cavitĂ©. Ils quittĂšrent le lac et retrouvĂšrent l’air libre. Au bout d’un couloir se trouvait une grande salle humide Le vieillard y entra et s’installa de l’autre cĂŽtĂ© d’une plaque ronde montĂ©e sur un piĂ©destal. Tuanahok se tint devant lui. Il attendit les paroles du vieux.

- Tu trouves face Ă  un choix. Sans doute n’ignores-tu pas que ton amie est en train de mourir, lĂ -haut. Elle est agonisante. Je te laisse le choix : tu peux aller la sauver, avec tes connaissances mĂ©dicinales, ou bien me suivre et continuer ta quĂȘte. Bine des choses t’attendent encore.

Tuanahok fut surpris. Le choix que lui proposait Tepok Ă©tait presque impossible Ă  dĂ©finir. D’autant plus qu’il n’était pas sur de pouvoir soigner Kitla.

- Vous ĂȘtes cruel !

Le vieillard eut un sourire de contentement.

- Regarde ce qui t’attend si tu suis ta quĂȘte.

Etendant les bras, il fit apparaĂźtre l’image du skink commandant Ă  une immense armĂ©e, entourĂ© d’or et de richesses. Mais Tuanahok, la voix chevrotante demanda :

- Est-ce là ce que veulent les Anciens ? Est-ce vraiment là mon destin ? C’est
c’est impossible.

- Et pourtant, tu dois choisir, Tuanahok !

- Il doit bien y avoir un autre choix.

Le skink regarda autour de lui. Tout Ă©tait assombri, les murs Ă©taient teintĂ©s d’un bleu violacĂ©. Il fixa dans les yeux le vieillard. Il remarqua alors un rictus de cruautĂ© au coin de ses lĂšvres pĂąles. Une cruautĂ© toute humaine, qu’il ne connaissait pas chez les lĂ©zards. Il se souvint des paroles de Colombo : « Apprends Ă  te mĂ©fier des autres, cela ne peux que t’aider. Des autres, et de qui que ce soit, mĂȘme ce qui te semble conforme Ă  « l’ordre » peut possĂ©der une part chaotique. »

- Si ! cria-t-il. Il y a un autre choix !

Promptement, il se saisit de la gemme de Tepok restĂ©e dans sa besace et la lança Ă  toute vitesse vers le vieillard. Elle tournoya sur elle-mĂȘme dans l’air et vint se ficher dans le front de l’humain qui s’effondra au sol. Il avait criĂ© et chutĂ©, mais bientĂŽt se releva pour faire face au skink. Il portait dans ses yeux autrefois blancs et opaques les marques des flammes rouges de la colĂšre.

- Tu ne t’en tireras pas comme ça ! Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous et meurs ! »

Le vieillard, dont l’apparence avait changĂ©e pour celle d’une sorte de grand monstre mauve sauta sur Tuanahok. Le skink eut juste le temps de l’éviter et de rouler sur le cĂŽtĂ©. Il se cogna Ă  la paroi de la grotte mais parvint Ă  se relever. Il se prĂ©cipita vers la sortie pour fuir face Ă  son ennemi. Puis il se reprit. Peut-ĂȘtre n’était-ce pas lĂ  une attitude digne d’un hĂ©ros.

Toute la grotte Ă©tait devenue entiĂšrement noire et seule les deux figures de Tuanahok et de son ennemi se faisaient face. Le skink Ă©tait dĂ©semparĂ©, il courait dans le nĂ©ant Ă  la recherche d’une solution. Il repensa Ă  la pierre de Tepok. Celle-ci semblait avoir affectĂ©e le dĂ©mon. Peut-ĂȘtre Ă©tait-elle dangereuse pour lui. Malheureusement, il l’avait jetĂ© et perdue dans la grotte. Alors qu’il se morfondait encore sur son sort, il eut l’idĂ©e de regarder tout de mĂȘme dans sa besace. Le miracle se produisit : la gemme s’y trouvait. Cette fois, il ne la lança pas, il la tendit vers le dĂ©mon. Il sentit comme une force le traverser et il prononça des paroles qu’ils ne comprenaient pas. Il vit simplement le visage de son ennemi se tordre et crier de douleur. Dans une gerbe Ă©clatante, le dĂ©mon disparut Ă  l’intĂ©rieur de la gemme. La lumiĂšre revint dans la grotte.

Tuanahok Ă©tait lĂ , immobile, Ă  attendre. Il allait remonter mais attendait, car il se doutait que quelque chose (ou plutĂŽt quelqu’un) allait arriver. Il finit par attendre les battements d’ailes de Kai. Il ne se retourna pas. Feriboatl arriva et se posa devant lui :

« - Je vois que j’arrive trop tard, Tuanahok. Tu as brillamment accompli seul ta mission.

- Ma mission ? Ma mission était de tuer ce démon ?

- Il s’agissait d’un dĂ©mon dangereux, en effet. Mais vaincre ce dĂ©mon n’était que l’ultime Ă©preuve. Il devait t’apprendre Ă  penser et Ă  rĂ©flĂ©chir sur le monde.

- Il y a une chose que je ne comprends pas. Cet ĂȘtre, fait-il lui aussi parti du dessein des Anciens ? Ai-je accompli un exploit ou une Ă©preuve dictĂ©e par la volontĂ© des Anciens ?

- Qu’en sais-je
 Je ne suis que leur serviteur !

Feriboatl rit en voyant son protégé, puis il continua :

- Viens, tu as encore un dernier miracle à accomplir avant de repartir. »

Feriboatl et Tuanahok montĂšrent sur Kai, et le tĂ©radon s’élança en avant. Il traversa la grotte, nagea dans l’eau du lac et remonta le gouffre Ă  toute allure.

Kai dĂ©posa Tuanahok sur les falaises. LĂ , Korai attendait sur un rocher. Kitla Ă©tait toujours Ă©tendue sur le sol, mais semblait respirer. Tuanahok s’approcha d’elle et observa sa plaie. Il diagnostiqua, se remĂ©morant les conseils de Huatl.

« J’ai besoin de quelques herbes. Une infusion lui fera supporter la douleur. »

Il lui toucha le visage, passant sa main fine dans les cheveux roux de l’amazone. Il vit alors son regard s’allumer, comme par miracle. Il se tourna vers Feriboatl qui lui souriait.

« Je te l’avais dit ! dĂ©clara-t-il simplement »

Puis il disparut dans le ciel bleu, laissant lĂ  Kai, qui attendit sagement.

Kitla se réveilla :

« - OĂč suis-je
 Que s’est-il passĂ© ? Oh ! Tuanahok ! Tu es là


- Oui, et nous nous apprĂȘtions Ă  rentrer Ă  Tlaxtepok. DĂ©pĂȘche-toi, la route est encore longue ! »

Huatl nettoyait consciencieusement les rebords sales des mares de pontes. Il grogna un coup aprĂšs ses employĂ©s, et continua son mĂ©nage. C’est lĂ  qu’il vit apparaĂźtre, sortant d’un fourrĂ©, Tuanahok. Il n’en crut pas ses yeux. Son cher Tuanahok Ă©tait de retour depuis deux annĂ©es d’absence ! DerriĂšre lui arrivĂšrent Korai et une humaine. Un tĂ©radon aux larges ailes vint accompagner leur arrivĂ©e. Huatl courut vers son protĂ©gĂ© :

« - Tuanahok ! Te voilà ! Je suis si content que les Anciens aient daigner te rendre à moi !

- Ils l’ont daignĂ©s, en effet. Moi aussi je suis content de te revoir, et de revoir Tlaxtepok

- Tu as du vivre des aventures extraordinaires, lĂ -bas !

- En effet, tu ne crois pas si bien dire


Le skink sourit. Il entendit Kai se poser prĂšs de lui. Un instant, par-dessus l’épaule de Huatl, il entraperçu l’ombre claire d’un grand skink. La vision ne dura qu’un court moment. Huatl coupa le silence :

- Eh bien, hĂ©ros, il y a beaucoup de travail qui t’attend ! Les Ɠufs ne vont pas Ă©clore comme par enchantement ! »

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Invité voivode borkor

Bravo pour la fin. Et quel rapidité pour l'écrire! Moi j'aurais du mal à écrire pendant 2 heures pour arriver à ce niveau là... :D

Moi ça me done plein d'idées d'histoires la tiennent sur les quelles bien enchainer...

Tu vas continuer à écrire? Si oui j'aimerais bien une histoire parlant de feriboatl....ce mystérieux ange gardien.

J'ai juste une petite remarque: ce serais encore mieux si il y avait plusde suspene et de mystÚre pour que ce soit un texte digne des plus grands écrivains et la si tu veux je suis sur que t'arrivera à les faire éditer ^_^

Encore bravo pour ces textes. :blink:

voivode borkor

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Invité Feurnard

Parce que vous croyez que j'ai oubliĂ© ? Et Oyanotec, alors ?! Mais il va nous l'Ă©crire, cette histoire ! Et Asurear nous prĂȘtera sa cave s'il le faut !! :D

Feriboalt, je verrais mal comment le rendre intéressant, sachant que Petch s'attaque à des personnages faibles (sauf pour Koraï).

Bon, je t'ai dit ce qui me plaisait et ce qui me plaisait moins :

- la description du démon, un peu bùclée

- la bataille, vraiment bùclée

- Kitla qui semble de trop Ă  la fin...

- on ne dérange pas un skink pour tuer un "simple" démon !

A force de vouloir nous surprendre, tu risques de dĂ©naturer ton texte. Souviens-toi de toujours la structure comme tu le sens et, mĂȘme si tout le monde a dĂ©jĂ  devinĂ© la fin et tous les Ă©vĂ©nements qui s'y produiront, tiens-toi Ă  celle-ci !

Mais malgrĂ© cette cinglante critique, je tiens Ă  raffirmer mon respect pour Petch car il parvient toujours Ă  nous fournir de longs textes rĂ©flĂ©chis et bien tenus, avec souvent des descriptions... suggestives (la jungle, les temples, les populaces lĂ©zardiennes,...). Bref, un dĂ©paysement Ă  la violence du Vieux Monde. Ca n'est pas donnĂ© Ă  tous d'atteindre sa maĂźtrise et, mĂȘme si son premier texte (il faut le dire) surpasse celui-ci, Petch ne peut qu'ĂȘtre dĂ»ment fĂ©licitĂ© ! ^_^

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Invité Mr Petch

Bon alors en vrac:

- Merci Ă  tous pour m'avoir chaudement motivĂ© pendant toute la durĂ©e du rĂ©cit. Vous ĂȘtes un public qui me donne envie de continuer !

-

A force de vouloir nous surprendre, tu risques de dĂ©naturer ton texte. Souviens-toi de toujours la structure comme tu le sens et, mĂȘme si tout le monde a dĂ©jĂ  devinĂ© la fin et tous les Ă©vĂ©nements qui s'y produiront, tiens-toi Ă  celle-ci !

On en a déjà parlé, et tu sais en effet que la trame de ce récit n'était pas trÚs claire. Tout les défauts qui tu as remarqué (à juste titre!) le sont à cause de ce manque de rigueur sur la trame.

-

J'ai juste une petite remarque: ce serais encore mieux si il y avait plusde suspene et de mystÚre pour que ce soit un texte digne des plus grands écrivains et la si tu veux je suis sur que t'arrivera à les faire éditer

Je prends note! Suspens et mystĂšre Ă©taient, il est vrai, plus absents dans ce rĂ©cit, de mĂȘme que la psychologie des persos. Je m'y attelle pour plus tard.

- fastsnake, je ne sais pas comment te remercier pour cette carte (j'ai jamais réussi à insérer une image dans une réponse... :D ). Pour l'explication, Tlax n'est pas sur la carte, il se trouve un peu au-dessus de Huatl. Le petit marais est le marais des caméléons, le plus grand celui des amazones, le grand fleuve central est l'Amaxone. Au nord, au niveau du Brésil, se trouve Pahuax et encore plus haut Skeggi.

- en fait si, je sais comment te remercier: en écrivant un autre texte. J'héistes entre continuer "les contes de l'oasis", commencé il y a un bout de temps et abandonné, ou continuer avec mes lézards. Dans ce cas, il me semble qu'il y ait un plébiscite pour Oyanotec, le caméléon...En tout cas, comptez sur moi pour revenir faire des siennes dans la séction récits !

Mr Petch, avec ses remerciements sincĂšres !

Edit: mention spĂ©ciale Ă  Zara s'il vient Ă  passer, c'est lui le patron ici, quand mĂȘme !

Modifié par Mr Petch
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En fait tout le monde a adorĂ© Oyanotec mais vu qu' il parle peu, ça va pas ĂȘtre facile de faire des dialogues avec lui.

Mais on compte sur toi pour nous admirer une fois de plus.

Sinon, le démon, c' était un démon de Tzeentch, non ???

Parceque vu la description donnée et celle du Coatl, on aurait pensé à ça.

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