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La menace venue du ciel


sebastus

Messages recommandés

Bonjour messieurs, bonjour mesdames (pour les rares qui me liront ^^).

Même si je ne suis pas nouveau sur le forum, c'est bien la première fois que je viens poster dans cette section, et j'espère que ma contribution vous sera agréable. Je ne verse pas vraiment dans l'original en vous racontant l'histoire d'un régiment de la garde, mais j'espère tout de même vous surprendre un peu ^^

Préface 1 ; Tarissa

L’immense fronton de pierre sous lequel il se trouvait se désagrégea sous un tir d’obus dans un grondement assourdissant. Il perdit brièvement son sens de l’équilibre alors que le sol tremblait, et se retrouva à quatre pattes dans la poussière. Continuer à avancer, continuer à avancer… Malgré ses oreilles qui tintaient suite à cette explosion si proche, il pouvait entendre des bruits autour de lui. Les cris de ses camarades. Les hurlements gutturaux de leurs ennemis. Les obus qui tombaient presque aléatoirement sur ce champ de bataille, causant terreur et destruction. Un bruit de mort… car dans ce futur que nous connaissons si bien, vous et moi, dans ce futur si sombre…

Il n’y a que la guerre.

Sébastian Hague serra piteusement son fusil laser contre lui, et continua de ramper jusqu’à l’abri le plus proche. Enfin, abri… Tout était relatif. Un simple muret de pierre à moitié écroulé, derrière lequel quelques humains se refugiaient en baissant la tête. Les lasers et les munitions solides fusaient tout autour d’eux, heurtant leur maigre protection dans un crépitement de brique et de pierre.

- Mon Capitaine ! hurla une voix dans le bruit assourdissant.

Sébastian releva la tête, puis se releva précipitamment pour progresser plus vite, courbant le dos. Quelques secondes plus tard, il était à l’abri, à côté d’un jeune homme petit aux épaules carrées et eux cheveux bruns cachés par un casque.

- Du calme sergent Teer… je suis là, répondit l’officier, essoufflé

Notre héros s’adossa au muret avec précaution, prenant bien soin de ne pas laisser dépasser sa tête ou une quelconque autre partie de son corps. Ils étaient cinq de son unité près de lui. Où pouvaient bien être les autres ? Il n’en savait fichtrement rien. A vrai dire, il avait d’autres choses en tête pour l’instant. Sauver sa peau, entre autre, car mort il ne pourrait rien pour ses camarades. Leur position faisait l’objet d’un feu nourri, forçant les gardes impériaux à rester blottis à couvert.

- Bon, on va pas s’enraciner là toute la journée ! se plaignit le sergent, en criant pour couvrir les explosions.

Alors que la situation paraissait bloquée, un mur s’effondra à une dizaine de mètres de leur position. La seconde suivante, un leman russ d’une couleur rouge agressive tacheté de noir traversa les ruines à leur droite et s’avança dans un grondement titanesque. Il s’agissait d’un des véhicules du XIVe régiment blindé lourd de Gryphonne IV, qui soutenait leur poussée d’infanterie. Le monstre de cinquante-deux tonnes d’acier poursuivit sa course tout droit en crachant la mort, et écrasa la position des hérétiques en moins d’une minute. La situation tournait à leur avantage.

- Allez les gars, derrière le tank ! exhorta le capitaine.

***

On nous avait briefé avant l’arrivée sur la planète. Sous secteur Gryphonne, à la frange de l’Ultima Segmentum, dans notre petit coin encore sauvage de la galaxie. Encore une fourberie du Chaos, l’Empereur nous en préserve, et les hérétiques avaient pris quelques unes des grandes villes de la capitale du sous secteur. Putain, toute notre économie et celle des planètes environnantes dépendait de Tarissa. C'était la plaque tournante du commerce spatiale dans cette région déserte. Heureusement, la planète n’est pas tombée entièrement, et a pu donné l’alerte.

Ils ont mobilisé vingt-quatre régiments, dont trois de chez nous, des Scélusiens purs et durs, vétérans dans les FDP. On avait tous connus not’ lot de combat. Il faut dire que les orks sont nombreux par ici. Il y avait aussi trois régiments blindés de la planète voisine de Tarissa, Gryphonne IV j’crois bien.

L’opération où ils nous avaient collés s’appelait « libérer la cité ruche ». Hein ? Oui, je sais, ils ont beaucoup d’imagination les tacticiens chez nous. On a perdu de braves gars dans ces saloperies de rues…

Sergent Teer, quartier général.

Voilà, j'espère que ce petit prologue vous aura plu, bien qu'il soit un peu court. La suite sera plus longue, rassurez-vous, ceci est juste une petite mise en jambe, pour avoir quelques avis extérieurs pour pouvoir corriger la suite au plus vite ^^

Voilà, je suis ouvert à tout les avis et toutes les suggestions, du moment que ce soit constructif bien sûr.

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  • 2 semaines après...

PS : désolé pour le double post !

Malgré le manque de réponses, je poste tout de même la suite. Vous ne croyez pas vous débarasser de moi si facilement non ? ^^

Chapitre I

Cela faisait huit heures à présent que l’assaut avait été lancé. Depuis les positions impériales du district Nord de la cité ruche, plus de sept milles gardes impériaux avec leur appui blindé avaient enfoncé les lignes de hérétiques avec la violence si caractéristique du marteau de l’empereur. Deux régiments complets de la garde, le IIIe et VIIe scélusien, avec les lourds leman russ des usines de Gryphonne IV, lancés au travers des rues dans des combats urbains qui s’annonçaient déjà des plus sanglants.

Il remontait la rue

Le capitaine Hague, Sébastian de son petit nom, avait fêté son 42e anniversaire le 645.723, M41 bien sûr. Plutôt grand, car il dépassait le mètre quatre-vingt, c’était un homme d’une carrure tout à fait normal. Il était un homme parmi d’autre, tout à fait banal. Bien sûr, il avait quelques unes de petites spécialités qui le différenciaient malgré tout, mais elle n’était guère à son avantage, que ce soit ses cheveux qui commençaient à se parsemer d’un gris précoce, ou bien la vilaine cicatrice qui lui courait le long de la joue droite. Il se souciait guère de son physique, se contentant seulement de s’entretenir et d’avoir l’air présentable pour ses supérieurs. De toutes façons, depuis son enrôlement dans la garde, il n’y avait plus beaucoup de filles qui auraient pu s’intéresser à lui…

Il avait été nommé capitaine dans la garde impériale dés son enrôlement, près de dix ans plus tôt, en l’honneur de six années passées dans les forces de défenses planétaires, d’un dossier exemplaire et, il fallait bien l’avouer, d’un peu de pistonnage. Comme si on pouvait devenir officier sur un coup de chance… Il fallait mettre toutes les chances de votre côté lorsque vous tentiez le coup. Pourtant, il avait prouvé qu’il méritait ses galons aux cours des combats. Très bon meneur d’homme, charismatique et très social, il faisait en sorte qu’on se plaise dans son peloton, et se faisait respecter sans jamais devoir hausser la voix, ou tout du moins très rarement. Il menait ses soldats avec hargne et détermination, et avait même quelques succès significatifs qui lui avait valu de belles médailles…

Ses camarades l‘entouraient. Il commandait un peloton de près de quarante soldats. La plupart le suivait depuis des années maintenant… Il y avait régulièrement des nouveaux venant des autres escouades, pour remplacer les pertes. Sébastian faisait ce qu’il pouvait pour les intégrer au reste du groupe, mais ces petits bleubites étaient à la place de camarades tombés au combat, et les voir le rendait nostalgique. Ils lui rappelaient pendant un certain temps ces amis qui jamais ne reviendraient. Puis le temps faisait son office, et les souvenirs s’estompaient. Il n’y avait pas vraiment de place pour ça dans les armées de l’Empereur.

- Sergent, allez vérifier le bâtiment à droite, et essayez de le traverser pour prendre une rue parallèle. Je veux qu’on couvre le maximum de terrain possible.

Lanier Teer s’éloigna avec une douzaine d’hommes, qui entrèrent dans les entrailles d’une ancienne boutique de vêtements. Il les vit sécuriser le rez-de-chaussée avec minutie, mais aucun ennemi n’y était embusqué. Sébastian n’aimait pas trop ça.

Les hérétiques étaient organisés, et savaient lâcher du terrain pour se regrouper et mieux se défendre. Il ne s’agissait pas de fanatiques avec l’écume aux lèvres, incapables de tenir correctement une arme. La plupart savaient se battre assez correctement, l’Empereur seul savait pourquoi. L’explication la plus plausible était sans doute que, comme il s’agissait de la cité ruche la plus grande de la planète, il y avait les troupes d’élites du chaos. Des anciens membres des forces de défenses planétaires sans doute. La résistance dans les autres villes étaient beaucoup moins féroces d’après les rapports. Evidemment, c’était à eux de se taper ce que l’ennemi avait de mieux…

L’officier radio Sovran traversa les rangs et remonta jusqu’à Sébastian.

- Capitaine ! Le colonel sur la 3 !

Le concerné saisit le combiné qu’on lui tendait. Bien sûr, il avait une oreillette, mais elle ne pouvait servir qu’au communication courte portée. Les bâtiments de la ruche étaient bien trop épais, aussi la coordination entre les différents pelotons se faisait par radio longue portée. De lourdes radios qu’un soldat devait trimballer sur son dos au travers des balles et des obus… Mais il s’agissait d’objet indispensables à la stratégie globale.

- Colonel ? Oui, mon Colonel. Oui. Je… Non, mon colonel. On est…

Il déplia la carte sur le dos de l’officier radio (ils sont multifonctionnels ces hommes là !). Sébastian était toujours étonné à quel point il était difficile d’utiliser une carte tactique et un téléphone en même temps…

- On est entre le repère 1/157 et 2/157. On continue à avancer mon colonel ? On a des unités sur le flanc ? Non, mon colonel, je ne suis pas un « péteux » et je « ne fais pas dans mon froc », je n’ai pas envie d’avancer avec les flancs à découverts…

Il était toujours surpris de découvrir à quel point le langage du colonel Coppice pouvait être fleuri parfois !

- Comment ça on est en retard sur les autres ? Mais… Oui, mon colonel. On se dépêche.

Il coupa la communication, puis répartit rapidement ses ordres. La colonne impériale reprit son avance le long de la rue.

***

Par l’Empereur, qu’est-ce que c’est que ces choses ?

Lazaelle, district sud.

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Hey, bonsoir ^_^ !

Bien que la construction de ton texte me semble "anarchique", le récit et la narration très cinéma sont plutôt réussis.

Tes passages sont un peu courts mais bon, le contenu est bon! :skull:

A très bientôt pour la suite (mais que va t'il se passer?)

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Chapitre II

L’assaut poursuivait son cours, et pour l’instant tout se passait comme le prévoyaient les tacticiens impériaux, ce qui était plutôt une bonne chose à vrai dire. La résistance se faisait féroce dans certaines zones, et les combats se déroulaient rues après rues, pièces après pièces, mètres après mètres. L’appui blindé faisait en général taire toute opposition, les hérétiques n’étant que très peu armés face au marteau de l’empereur. Des quartiers entiers étaient pulvérisés par les obus, puis aplanis par les chenilles de ces monstres, dieux et machines.

Sur les flancs du peloton de nos héros progressait de façon parallèle une petite escouade d’une douzaine d’hommes. Il s’agissait du sergent Teer et de ses camarades, qui remontaient en petite foulée un boulevard désespérément vide. Tous portaient le treillis bleu tigré noir des régiments scélusiens, visiblement taillés pour le combat urbain. Le gouvernement de Scelus, à savoir le gouverneur planétaire Duin, avait convenablement équipé ses soldats… Chaque homme et femme du régiment portait avec lui tout ce dont il pourrait éventuellement avoir besoin dans son paquetage dorsal, du guide du fantassin impérial si traditionnel aux tubes charges (si explosifs). Le meilleur ami du soldat provenait aussi de Scelus, un fusil laser impérial suivant fidèlement les plans millénaires de l’Imperium. Il avait une crosse en métal peu confortable, mais une puissance ajustable et une cadence de tir appréciable en mode automatique. Il était teint d’une couleur grise passe partout, avec une magnifique Aquila d’argent chromé entre le canon et le chargeur.

Où pouvait bien se trouver l’ennemi ? Une chose était sûre, si le sergent ne trouvait pas quelque chose sur lequel se défouler, il allait finir par péter son câble, et ce de façon très rapide. On ne pouvait pas vraiment dire que c’était un homme patient, et il avait besoin de temps à autre de libérer ses instincts de tueur, presque de psychopathe. Pas vraiment un homme recommandable… Pourtant, il était très sympathique la plupart du temps. Un paradoxe qui pouvait parfois mettre mal à l’aise ! Il fallait faire constamment attention à ses propos avec un tel personnage, qui pouvait partir d’un seul coup de coup dans un délire frénétique. Un bon guerrier, à la santé mentale fragile. Un garde impériale en somme… Malgré ses états de service tout à fait respectables et ses prouesses au combat, il n’avait jamais pu dépasser le grade de sergent à cause de cela. Heureusement, il allait pouvoir calmé ses pulsions très bientôt, il le savait.

Au détour d’une rue, ils tombèrent sur une groupe de combattants ennemis. Les deux camps, d’abord surpris, se jetèrent l’un contre l’autre dans une frénésie guerrière, directement au corps à corps. Teer poussa un cri entre l’exultation et la rage en abattant une machette longue comme un bras sur le casque d’un adversaire (subtil, n’est-ce pas ?). Il ne se souciait plus vraiment de ce qu’il tuait, faisant juste attention à ne pas taper ce qui portait les couleurs de son régiment. Enfin pour ce dernier point, il essayait, une bavure était si vite arrivée… Près de lui, le soldat Sunder fut éventré sauvagement par ce qui ressemblait à une longue baïonnette. Le sergent dégaina son pistolet à canon court, un vieux modèle automatique à munitions solides qui avait connu des jours meilleurs, et tira à bout portant plusieurs balles dans le ventre de l’agresseur, qui trépassa aussi sec dans une gerbe de sang vert. Un tir de laser lui brûla la cuisse, mais il en fallait bien plus pour arrêter un telle machine de mort. A ce niveau là, il avait presque plus d’adrénaline que de sang dans les veines !

- Renvoyez ces enfoirés dans le waaaaaarp ! hurla-t-il à pleins poumons.

***

Plusieurs centaines de mètres et des poussières plus à leur gauche, la colonne du capitaine Sébastian poursuivait son avance. Ils ne savaient rien du combat sanglant auquel participait le sergent Teer et ses hommes. Ils se contentaient d’avancer, sans résistance apparente… Chose étrange d’ailleurs. Ils avaient rencontré la plus féroce résistance au début de l’assaut, puis ici, plus rien. Il ne les avait pas déjà tous tuer tout de même ? Il savait que le secteur dans lequel ils se trouvaient serait peu défendu, mais tout de même…

Son éclaireuse personnelle, le soldat Elber Lazaelle, se trouvait au devant de la colonne. A elle le charmant devoir d’ouvrir la voie aux autres… Elle s’en acquittait pourtant avec tous les honneurs. Jeune femme d’à peine 23 ans, elle était petite et maigre, avec une épaisse tignasse noire qui gagnerait à être convenablement coiffée. Ellen'était pas Scélusienne, au contraire de la majorité du régiment . Elle était née sur une petite lune qui orbitait autour de Scélus. Répondant du charmant nom de Mittri, elle était parfaitement habitable en dépit de quelques particularités. Entre autre, la rotation du système solaire faisait que cette lune était dans l’ombre de Scélus plus des trois quarts du temps. Sans doute était-ce pour cela que ses habitants avaient tous une peau pâle, et des yeux bleus qui voyaient extrêmement bien dans la nuit.

Mittri était très peu peuplée. Sa population était essentiellement composée de mineurs, et ne dépassait pas plusieurs dizaines de milliers d’habitants. La vie n’était pas facile là bas. Outre le manque de soleil qui causait de nombreuses dépressions, les mines de la lune renfermaient des monstres peu commodes (et cela sans aucun euphémisme). Des fois, ils sortaient même de leurs grottes le soir, lorsque la nourriture se faisait rare. On les nommait les tzals, et leur menace était sous estimée par le gouvernement. Certes, il y avait quelques morts de temps en temps, mais cela ne gênait pas tant que ça l’extraction des minerais. Toute cette histoire ne valait pas vraiment le coup qu’on envoi des troupes sur place… Au bout d’un moment, les fréquentes purges qu’ils tentaient étant infructueuses, les habitants apprirent tout simplement à « disparaitre » lorsque le besoin s’en faisait sentir, comme des fantômes. Ceci expliquait sans doute pourquoi les rares mittriens engagés dans la garde ou dans les FDP étaient placés officiellement dans le rôle d’éclaireurs (après avoir vérifié un minimum leurs capacités bien sûr). Peu social, ils restaient en général en marge des autres soldats du régiment, et devenaient vite le bouc-émissaire du régiment du fait de leur isolement. On les surnommait peu affectueusement les « têtes de lune ».

Lazaelle était la tête de lune officielle du troisième peloton du second régiment. L’adaptation avait été difficile au début, et elle avait bien failli jeter l’éponge. Heureusement, les soldats sous le commandement de Sébastian n’étaient pas si méchants, et elle avait fini par gagner leur respect. Finalement, elle se trouvait bien ici, elle avait même quelques amis, elle qui était d’un naturel plus que timide. Bien sûr, il y avait quelques raclures qui continuait de l’emmerder, mais elle faisait parti de la Garde, elle savait se protéger seule. Quand les choses dégénéraient trop, le capitaine Hague intervenait, et il rétablissait toujours l’ordre. Il avait quelque chose en plus dans la voix, ce qu’on appelle le charisme sans doute, et tous finissaient par obéir.

Ce dernier vint à la hauteur de l‘éclaireuse, lui tendant un schéma tactique de la ville sur papier fin.

- Je n’aime pas ça, Laza. Il n’y a pas d’ennemis… Pars en avant, et regarde s’il y a des embuscades, tu veux bien ? Tiens, prend cette carte.

Elle prit dans ses doigts pâles le papier qu’il lui tendait, et partit en avant sans un mot, répondant par un simple hochement de tête. Aimant bien la taquiner sur sa timidité, il lui fit un clin d’œil malicieux, et sourit en la voyant rougir.

Elle devança rapidement ses camarades, progressant rapidement mais de façon prudente dans les rues dévastées de la cité. Les dégâts étaient toutefois moins importants ici que dans d’autres quartiers qu’ils avaient traversés. La plupart des murs étaient même encore debout, même si ce n’était pas le cas des fenêtres.

Elle avait progressé d’un peu plus de cinq cents mètres lorsqu’elle aperçut une forme un peu plus loin dans la rue. Un ennemi surement, car seul le troisième peloton attaquait par ce côté, et ses camarades étaient tous derrière elle… Elle tira une petite longue vue de son sac, et regarda à nouveau la silhouette. Elle écarquilla les yeux quand elle la vit en détails. La jeune femme sortit l’Aquilla en argent accrochée à une chaine qu’elle avait à son coup, et l’embrassa pieusement.

- L’Empereur nous protège… murmura-t-elle.

***

Qu’est-ce qu’on a buté comme hérétique ce jour là.

Sergent Teer, campement.

Je vous remercie de vos réponses ^^ C'est agréable de savoir que notre travail est suivi, et très encourageant !

Juste en passant, le fait que la plus grande partie du texte soit en italique vous dérange-t-il ?

Elanion, pourquoi dis-tu que le texte semble un peu anarchique ? Je pense voir ce que tu veux dire (a savoir que les différentes parties/paragraphes manque de liaisons logiques, ce qui fait qu'on à l'impression de sauté du coq à l'âne), mais j'ai du mal à le voir dans le texte. Peut être pourrais-tu developpé ton propos pour que je puisse arrangé ce défaut ? Mon seul est de m'améliorer (et de vous offrir une bonne lecture, bien entendu ^^)

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  • 2 semaines après...

Chapitre III

Lazaelle poursuivait son avance. Le mutant avait disparu de son champ de vision, mais elle en gardait encore des frissons. Elle ne connaissait rien au chaos, et elle s’en félicitait d’ailleurs. Elle tentait de chasser cette vision atroce de son esprit, récitant des psaumes protecteurs en espérant qu’Il l’entende.

Elle longeait les murs d’une ancienne usine telle une ombre, un fantôme. Dans l’obscurité d’une petite échoppe un peu plus loin, elle vérifia son plan. Il devait y avoir une intersection dans une centaine de mètre, après un virage. Là bas, elle fouillerait les bâtiments aux alentours pour prévenir tous risques d’embuscade, et elle attendrait le reste de la colonne. Elle n’avait rencontré aucun ennemi jusque là, à part la silhouette lointaine d’un mutant, et tant mieux pour elle d’ailleurs. Mais le capitaine Hague avait raison, c’était inquiétant toute cette histoire.

Elle reprit son avance, seulement il n’y avait nulle trace d’intersection devant elle. C’était même plutôt l’inverse : elle se trouvait dans un cul de sac ! Elle regarda à nouveau le schéma tactique que lui avait donné le capitaine. Impossible de se tromper… Elle était persuadée d’avoir pris le bon chemin, et elle se perdait rarement en général, surtout en pleine bataille. La réponse la plus plausible était que les cartes étaient tout simplement obsolètes. Maintenant, une question se posait : que faire ? En bon soldat, elle se dit tout d’abord qu’elle devait attendre ici qu’on lui communique d’autres ordres. Seulement, en explorant un peu, elle pourrait peut être trouver une autre issue…

Alors qu’elle se questionnait sur la marche à suivre, elle entendit un bruit. Son premier reflexe fut de se jeter à couvert dans l’encadrement de la porte la plus proche. Elle attendit quelques secondes, limitant sa respiration pour tenter de mieux entendre. Un grattement, quelque part dans la tour d’habitation à sa droite. Serrant contre elle son fusil laser, elle décida d’aller voir ce qui se passait. Cela ne la rassurait pas vraiment, mais c’était son travail envers ses camarades et l’Empereur, aussi s’en acquitterait-elle avec les honneurs, dussent-ils être posthumes.

Elle accrocha sa lampe torche au port de sa baïonnette, et entra dans le bâtiment. Il y faisait très noir faute d’éclairages, car tout ce quartier était privé de courant depuis le début de la guerre. Balayant les ténèbres avec sa lumière, elle trouva la cage d’escaliers et, enjambant les restes d’un vieux divan, elle commença son ascension. Elle ne nota rien de suspect au premier étage, mais le grattement se faisait plus fort, accompagné de couinements étranges. La source se trouvait surement au second palier. Il y eut un craquement, et un cri. Un cri d’humain, et un autre, plus étrange, à la limite de l’animal. N’écoutant que son courage, Lazaelle était à deux doigts de filer à l’eldar. Seulement, elle ne pouvait pas fuir ainsi, elle devait accomplir son devoir. Elle monta en petite foulée l’escalier qui menait au second étage. Comme pour la palier précédent, il y avait un long couloir avec des portes de part et d’autre qui menait aux logements d’anciens citoyens de l’Imperium. Une seule de ses portes était ouverte, éventrée pour être plus précis, et pendait encore mollement à ses gonds. Elle se mit à couvert près de l’ouverture, reprenant un peu son souffle, puis entra, fusil levé.

La scène qu’elle vit aurait pu sortir tout droit de ses cauchemars. Au centre de cet appartement dévasté, il y avait le mutant qu’elle avait vu plus tôt, en train de festoyer avec les restes d’un homme qui ressemblait à présent plus à un sandwich pour alien qu’à autre chose. Ce monstre était horrible : accroupi près de son repas, il avait des jambes arquées, un crâne bulbeux étrangement allongé, et une deuxième paire de bras, terminés par des longues pinces, lui était sortie des épaules. Son corps semblait avoir été recouvert d’une épaisse carapace, car lorsque la mittrienne lui tira dans le dos, seule une large éraflure noire apparue sur la chitine blafarde. La bête se retourna vivement, et une langue démesurée sortit de la bouche aux crocs pointus, venant s’enrouler fermement autour du canon du fusil laser. L’éclaireuse resta agrippée à son arme (c’est-ce qu’on lui avait toujours appris à l’école militaire), mais sentait qu’elle commençait à lui glisser des mains.

Elle tira deux coups supplémentaires en essayant de ne pas céder à la panique. Le premier toucha le mur du fond sans effet notable, mais le second laser toucha la créature à l’œil droit. Un glapissement inhumain envahi la pièce alors que le monstre rétractait sa langue en reculant, surpris et furieux. Il recula, et ses muscles se bandèrent tel ceux d’un félin près à bondir. Lazaelle posa un genoux à terre et régla la puissance de son arme sur le maximum. Elle ne pensait à rien d’autre sur l’instant présent qu’à sa survie, un sentiment fort humain. Alors que le mutant déployait et jambes et traversait la pièce d’un seul bond, elle tira un unique coup qui vida une bon quart de son chargeur d’un seul coup. Le laser fusa vers le monstre, le toucha dans ce qui aurait du être sa pommette et lui grilla une bonne partie du cerveau. Le corps sans vie poursuivit son vol, et atterrit dans un bruit mou sur la jeune femme qui venait de l’abattre.

- Ca n’arrive qu’à moi… murmura-t-elle pour elle-même, fataliste, bloquée sous quatre-vingt kilos de mutant.

Elle passa la minute suivante à tenter de se dégager du cadavre, le faisant glisser sur le côté. Elle parvint finalement à se relever difficilement, le gilet pare-balle recouvert de fluide corporel vert qui n’était surement pas le sien. L’odeur était suffisamment infecte pour lui donner la nausée. Quelle journée ! Alors qu’elle tentait de se nettoyer un peu en se frottant avec les rideaux de la fenêtre la plus proche (ce n’était pas comme s’ils servaient encore à quelqu’un !), elle vit qu’elle n’était toujours pas seule dans l’habitation.

***

Le groupe de Sébastian fit jonction avec celui du sergent Teer à une intersection. Ce dernier vint faire son rapport. Lorsque le capitaine le vit approcher, il remarqua que l’homme était couvert de sang, et que ce n’était pas le sien (tout du moins dans sa majorité).

- Sergent, une petite explication peut être ? fit-il en haussant un sourcil.

- Oh, rien de plus qu’une petite rencontre fortuite… fit le concerné de manière très évasive.

- Je vois. Combien ?

- Une dizaine, environ deux cents mètres dans cette direction.

Avisant un brancard au milieu du groupe, Sébastian poursuivit :

- Pertes ?

- Sunder est mort. On a deux blessés graves, et un léger… Il s’arrêta un instant et continua, d’un ton presque content. Aucun prisonniers.

Hague hocha la tête, puis le renvoya avec ses hommes en tête de colonne. Aucun prisonniers… Les ordres étaient clairs, il fallait purger la ville, et tuer tout le monde. Aucune pitié n’était accordée aux hérétiques, si ce n’était celle d’abréger leurs souffrances.

La colonne impériale poursuivait son avance dans la grande avenue, une grande rue d’au moins une dizaine de mètres de large et longue de plusieurs kilomètres, et qui n’était pourtant qu’une petite artère de l’immense cité ruche. Les pavés étaient jonchés de carcasses et de voitures d’honnêtes citoyens impériaux, à présent morts ou en fuite. Comment avaient-ils pu en arriver là ? C’étaient ces pourritures d’hérétiques, qui rongeaient Son empire comme un cancer, et qui ne cesserait que lorsque l’humanité serrait anéantie.

Perdu dans ses pensées, il manqua de percuter un mur qui se dressait devant lui. Relevant le nez à temps, il se stoppa net. Implacable, un grand mur de pavés se dressait face à lui. Qu’est-ce que c’était encore ? Regardant autour de lui, il remarqua qu’il se trouvait dans un cul-de-sac. Pourtant, lui et ses hommes auraient dû se trouver devant une intersection ici ! Il appela son officier radio :

- Sovran, apporte moi les cartes !

L’homme arriva en trottinant, son unité radio sautant sur son dos au rythme de ses petites foulées. Il approcha de son officier supérieur, déplia une carte stratégique du quartier, et commença à l’examiner silencieusement. Il jetait de rapides coups d’œil autour de lui, cherchant le noms des rues. Finalement, il se tourna vers Sébastian :

- Mon colonel, je viens de regarder les cartes, je pense que c’est officiel à présent.

- Quoi donc ?

- On est paumé, mon colonel !

***

Capitaine, les choses ne sont pas toujours telles que l’on peut le croire.

Katherine, campement.

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Surtout continue !!

Je pense que je ne pourrais pas me passer du sergent Teer... Il est si sympathique...

Sérieusement, le style est très bon est bien imagé. Il y a du suspense, de l'humour de l'action... Il ne reste plus qu'une histoire d'amour pour plaire aux filles et tu devrais pouvoir en faire ton métier... :shifty:

Bonne chance pour la suite

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Voilà la suite ^^ Désolé pour le retard, mais la vraie vie n'attend pas !

Chapitre IV

Lazaelle pointa son fusil laser devant elle dans une posture très professionnelle. Elle avait entendu du bruit, elle en était sûre… Elle venait de descendre un mutant, peut être avait-il un petit copain ? Elle calma sa respiration, et se fit plus attentive aux bruits de la pièce…

Là. Derrière cette porte. Une sorte de halètement, presque le souffle rauque d’un animal blessé. L’ouverture était fermée par une fine porte de métal, qui devait mener à une chambre ou un débarras. Poussant le battant en métal entrouvert, la lampe fixée sous son fusil éclaira un réduit encombré de vêtements et de vieux cartons.

Et d’une forme.

Son doigt se crispa sur la gâchette. La grâce de l’Empereur seule voulut qu’elle ne tira pas. Au milieu des loques poussières du placard, un enfant se tenait recroquevillé. Tout tremblant, ses paupières pâles se refermèrent tandis que le puissant faisceau lumineux l’encadrait de façon implacable.

- Ne me tuez pas, gémit-il.

Il avait l’air pitoyable ainsi. Malgré sa position fœtale, il ne devait pas être bien grand, avec la peau d’une pâleur maladive, des oripeaux qui couvraient maladroitement un corps sale, de la crasse de ses cheveux jusqu’au noir incrusté sous ses ongles. Ses cheveux devaient être noirs. Devaient seulement, car leur saleté empêchait de déterminer vraiment leur couleur originelle. Attristée par ce spectacle, elle baissa son arme et s’accroupit. Elle parla de sa voix douce, pas plus forte qu’un murmure :

- Je ne te ferais pas de mal…

Elle retira son casque, et le posa à terre. Ses longs cheveux bruns emmêlés ainsi libérés tombèrent sur ses épaules, encadrant son visage pâle de tête de lune.

- Tu vois ? Je suis comme toi. Tu peux sortir de là, termina-t-elle en lui tendant la main.

L’enfant la regarda, ses yeux bruns injectés de sang la transperçant de part en part. Il sembla la juger quelques instants, puis se leva difficilement, et sortit de sa cachette. Légèrement plus petit que la mittrienne, il tenait sur deux jambes fines qui semblaient peiner à supporter son poids. Il ne devait guère plus avoir de quatorze ans, quinze, tout au plus. Et à présent, il était orphelin, car l’homme (ou plutôt les restes de l’homme) présent dans la pièce devait être son père, tandis que le tas d’os à moitié rongé dans un coin de la pièce… Elle n’osait pas imaginer ce qu’il s’était passé ici. De toute manière, elle ne se faisait plus d’illusion, la guerre n’épargnait rien ni personne. Dans Sa garde, on perdait vite sa candeur à force de voir ce genre de tableau.

Elle l’emmena dans le couloir, pour éloigner ce petit du macabre spectacle. Quoiqu’il n’était plus si petit à présent. Dans quelques années, il ferait un beau… Enfin une belle… Qu’était-il au juste ? Ses cheveux emmêlés rendaient difficile toute identification, ses traits étaient trop crasseux pour voir quoi que ce soit, tandis que les haillons informes qu’il avait sur le dos n’aidaient en rien à déterminer son sexe. Elle fit s’asseoir le gamin contre le mur, et celui-ci se laissa faire docilement. Se laissant glisser à ses côtés, elle tenta d’engager la conversation :

- Je me nomme Lazaelle, mais tout le monde m’appelle Laza. Et toi… ?

Seul le silence lui répondit. Le gosse tourna vers elle un regard éteint, le genre de regard qui en avait trop vu en trop peu de temps. Ses yeux injectés de rouge semblait indiqué qu’il avait pleurer. D’un côté, il semblait avoir assisté à la mort de ses parents, normal qu’il n’était guère causant…

- Tu sais si tu ne veux pas parler, je comp…

- Dominic, la coupa-t-il d’un ton rauque.

Sa voix était exagérément grave, comme s’il avait la gorge enflée. Malgré cela, elle semblait légèrement fluette, comme s’il n’avait pas encore mué.

- Bonjour Dominic… Et tu habites ici ?

Sa question était maladroite, et elle le savait. Que ce soit sa maison ou pas, elle n’avait aucun besoin de lui rappeler ce qui s’était passé en ce lieu. D’ailleurs, l’enfant ne lui répondit pas. Il se contenta de fixer le vide d’un air absent, et resta silencieux malgré plusieurs tentatives de commencer une conversation.

Elle resta quelques minutes ainsi, assise près du gosse, dans un silence de mort. Lazaelle pensa à la suite. Et après ? Qu’allait-elle pouvoir faire de ce gamin ? Elle ne pouvait pas le laisser ici, tout seul. Elle avait un cœur tout de même… Mais son peloton était en plein assaut. Ses camarades et elle ne pouvaient pas s’encombrer d’un mioche ! D’autant que celui là était à peine pubère, et surement loin de savoir tenir une arme. Pour ce qu’elle en savait, il était peut être contaminé par les hérétiques, ou quelque chose du genre… Cette décision ne lui revenait pas de toute façon. Si c’était le cas, elle aurait été tiraillée entre ses sentiments et son devoir.

Elle entendit du bruit provenant de la rue. Des cris et des jurons. C’était ses camarades qui avaient fini par la rejoindre et ils étaient aussi discrets qu’un escadron de leman russ !

***

- Sovran, je croyais que vous saviez lire une carte !

- Je n’y peux rien capitaine ! se défendit le concerné, tournant et retournant frénétiquement des monceaux de cartes étalés au sol.

- J’vais le faire sauter vot’ putain mur moi ! fit Teer au milieu de la dispute.

- On ne se perd pas en plein assaut Sov’ ! Ca va jeter le déshonneur sur tout le régiment ! Vous voulez vraiment passer par le peloton d’exécution ? poursuivit le capitaine.

- Hého, vous, filez moi vos tubes charges !

- On est au bon endroit pourtant, je sais lire une carte !

- Venez pas me dire ça, on est au milieu de nul part, dans un cul de sac ! s’énerva Sébastian.

- Sauf votre respect… commença l’officier radio.

- Alors le fil rouge sur le bouton rouge, et le fil vert…

- Teer, lâchez ces explosifs ! Sovran, on est PERDUS !

- Non, on est exactement au bon endroit, fit une nouvelle voix au milieu du brouhaha.

Sébastian se retourna, la main posée sur sa ceinture, serrant son arme de poing. Il soupira immédiatement en reconnaissant la jeune mittrienne. Celle-ci poursuivit :

- On est exactement à l’endroit où on devrait être. Ce sont les cartes qui sont fausses, ou trop datées.

Un long silence s’ensuivit, seulement troublé par les invectives furieuses du sergent Teer qui récoltait une quantité toujours plus grandes de matière explosive. Le capitaine en profita pour observer la femme. Ce fut lui qui brisa en premier le silence :

- Lazaelle, je crois qu’il est grand temps de m’expliquer pourquoi tu es devenue verte, et pourquoi tu as un gosse collé à tes basques… Sa voix était trop dangereuse calme. Visiblement, toute cette histoire commençait à lui faire perdre son sang froid.

Effectivement, l’éclaireuse était encore en grande partie couverte de sang de mutant, et Dominic avait jugé bon de rester en sa compagnie, la suivant de très près en observant son environnement avec des grands yeux effrayés.

- C’est une longue histoire, dit-elle. Elle réfléchit quelques instants, puis se reprit en souriant : Non, enfaites ça va être très rapide à raconter !

***

La démolition, c’est ma mission !

Sergent Teer, au pied du mur.

Modifié par sebastus
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Toujours aussi bon !!

Cependant, si j'avais une remarque te faire, limiter les sujets du dialogue à des couleurs, ça n'est pas très... littéraire...

Mais bon, c'est pas si grave

J'adore l'humour de ton histoire, ça donne de la fraicheur, c'est vraiment bien.

Continue comme ça, tu arriveras peut-être un jour à ma cheville ! :)

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  • 5 semaines après...

Salut,

Continue Continue...

J'adore ton style et l'histoire.

C'est frais et les dialogue en couleur permettent de suivre les conversasion bien que comme dit plus haut c'est pas très littéraire.

Trèsbien continue!!

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Désolé de ne pas avoir posté de suite, j'avoue avoir un peu de mal à concilier ma terminale et l'écriture en gardant un peu de temps pour mes activités ordinaires.

Peut être une suite pendant la toussaint, vu qu'il a l'air assez suivi ^^

Merci pour vos remarques !

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Allez à mon tour d'apporter des critiques ( constructives j' espère !). Je rejoint pleinement ce qui à été dis plus haut : évite les dialogues en couleur, à mon humble avis, ca nuis à la lisibilité et ton texte est ( ou devra être^^) assez bien construit pour qu'on comprenne qui parle.

Sinon je dirais souuupaire ! On a envie de connaître la suite, l'univers et l'ambiance quarantmilliène sont bien retranscrit, du tout bon !

Juste un dernier truc, je ne suis pas fan, mais c'est personnel, de tes annotation perso entre parenthèse :

Teer poussa un cri entre l’exultation et la rage en abattant une machette longue comme un bras sur le casque d’un adversaire (subtil, n’est-ce pas ?)

ou encore :

Il déplia la carte sur le dos de l’officier radio (ils sont multifonctionnels ces hommes là !).

Je trouve qu'elles n'ont pas leurs place dans ton récit et nous "sorte" de l'histoire, bref je trouve que ca brise l'immersion.

Par contre un grand + pour les citations des personnages qui, elles, au contraire, nous aide à nous immerger dans le récit. Comme quoi ...

Voila en tout cas , j'apprécie et j'attends la suite !

Modifié par capitainecanard
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Je suis d 'accord avec toi ;-) C'est juste la manière d'amener le commentaire qui me gène. Je trouve que l'on sent trop que c'est un commentaire de l'auteur et non du protagoniste, ce qui entraine les effets déjà décrit plus haut... Il n'est pas question d'ôter ces commentaires mais de les "insérer" subtilement.

Il déplia la carte sur le dos de l’officier radio (ils sont multifonctionnels ces hommes là !).

on pourrait imaginer : "Il déplia la carte sur le dos de l'officier radio tout en ce disant qu'ils étaient réellement multifonctionnels ! Radio, soldat et table d'écriture !"

Bref, je ne suis pas écrivain... et ca se voit ! Mais voilà l'idée est là. Bon après c'est un avis qui n'engage que moi et l'auteur de ce beau récit pourra en faire ce qu'il veut ( de l'avis, pas de mon exemple, j'ai mis un copyright dessus !).

Auteur que j'encourage à nous fournir la suite !

++

Modifié par capitainecanard
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  • 2 semaines après...

Chapitre V

Lazaelle lui raconta toute l’histoire, c’est-à-dire le résumé de son combat avec le mutant, et la découverte de Dominic. Comme elle l’avait prédit, ce fut un récit assez court, mais tout à fait intense. Sebastian l’écouta attentivement. Puis il répondit, l’air embêté, en désignant l’enfant :

- On ne peut pas le garder avec nous. On part à l’assaut du palais du gouverneur, il va y avoir du sang et des tripes, et nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir un gosse qui traine dans nos pattes. Si nous faisions ça avec tous les réfugiés que l’on croise, on ne s’en sortirai pas !

- Tout’façon on est paumé, alors on va pas partir à l’assaut de grand-chose… bougonna Teer derrière lui. Le sergent boudait de façon tout à fait puéril depuis que le capitaine lui avait confisqué son détonateur.

Le capitaine ouvrit la bouche, prêt à donner une répartie des plus cinglantes, puis la referma sagement. Se disputer avec ses hommes était la dernière chose à faire, et cela ne l’aiderait en rien à retrouver son chemin. Laissant Teer et sa mauvaise humeur, il appela son éclaireuse :

- Laza, trouve nous un chemin vers le cen… Qu’est-ce qu’il y a gamin ? Je suis occupé là ! termina-t-il d’un ton sévère.

Le coupant en plein milieu de sa phrase, Dominic s’était mis à tirer sur sa manche. A l’agressivité dans la voix du capitaine, il s’arrêta immédiatement, et rentra la tête dans les épaules.

- Je… Euh… Je connais le… euh… chemin… Je peux vous guider… couina-t-il d’une voix hésitante.

Sébastian se gratta la tête, réfléchissant quelques instants. Effectivement, il n’avait pas pensé à ça. Ce petit là avait vécu dans cette ruche, et à priori dans ce quartier, toute sa vie, aussi courte fut-elle. C’était la meilleure des cartes qu’on aurait pu lui donner. Finalement, ce petit n’allait pas être aussi inutile qu’il avait pu l’imaginer. Il interrogea Lazaelle du regard, mais cette dernière ce contenta de hausser les épaules.

- Très bien fiston, passe devant. Seulement, sache que tu seras le premier à mourir si jamais on tombe dans une embuscade.

C’était un avertissement à peine déguisé, juste au cas où. L’enfant déglutit difficilement, puis partit en tête, accompagnée de la jeune tête de lune du peloton.

- Allez messieurs dames, on se bouge ! lança-t-il à ses compagnons d’infortune. Sovran, avec moi, branché votre radio sur le canal deux. Teer, vous… Teer enfin, cessez de bouder, c’est ridicule.

De nouveau dans la course à la guerre, le peloton reprit son avance.

***

Dominic les mena à travers les dédales de rues des quartiers du district Sud. Plusieurs fois, Lazaelle insista pour qu’ils s’arrêtent, persuadée qu’ils étaient perdus, mais l’enfant leur assurait que c’était le bon chemin, que c’étaient leurs cartes qui étaient fausses. Sébastian ne savait plus qui suivre… Son éclaireuse personnelle avait toute sa confiance, mais elle semblait vraiment perdue actuellement, tandis que le petit semblait savoir exactement où il allait. Ils n’étaient toujours pas tombés dans une embuscade, aussi laissa-t-il à l’enfant le bénéfice du doute.

Et l’Empereur lui donna raison. L’utilisation de quelques raccourcis seulement connus par la plèbe, à savoir ici Dominic, leur permit de rattraper tous les retards qu’ils avaient pu accumuler lors de la journée. Avec une peine une dizaine de minutes de retard, le peloton déboucha sur la place du gouverneur, dominée par l’énorme palais. Sébastian soupira de soulagement. Finalement, peut être ne serait-il pas exécuté pour incompétence… Deux escadrons complets de leman russ se trouvait déjà sur place, avec plusieurs compagnies de gardes impériaux. Un périmètre de sécurité avait déjà été installé, la porte de palais était eventrée, et sans doute y avait-il déjà des combats à l’intérieur.

Tout se déroulait comme prévu. Le peloton du capitaine était placée dans les premières réserves stratégiques. Dés que la première vague rencontrerait des difficultés, ils devraient partir à l’assaut. Cela leur laissait au moins quelques minutes de répit. Tandis que ses hommes refaisaient le plein de munitions prêt d’une chimère chargée de caisses d’armes, le capitaine Hague tapota la tête de l’enfant :

- Bien joué fiston, fit-il.

Et pour la première fois depuis qu’il l’avait croisé, Dominic se permit un petit sourire.

***

- Teer, donnez moi ce détonateur !

- Jamais ! Il est à moi !

Morceaux de conversation au pied d’un mur.

Voilà, chapitre un peu court et peut être un peu décevant (à vous de juger), il sert surtout de transition.

Merci à tous pour vos commentaires ^^

Modifié par sebastus
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