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Petits Récits Nurglesques


Zarakaï

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Bonjour chers lecteurs,

Voici une petites suite de textes courts, sans plus de prétention que de se vouloir agréable, et un minimum fidèle.
Ecrits dans des moments de rêveries, ils mettent en scène la grouillante et purulente masse d'adorateurs (ou d'adhérents) d'une divinité qui véhicule une philosophie assez paradoxale, et souvent mal interprétée (je dis ça, mais n'espérez pas qu'une fois mon texte lu elle vous soit parfaitement comprise :innocent: ) Ainsi, le récit se veut comme une suite de prétextes à présenter un brin ce que peut être la vie sous le sein de Nurgle (largement inspiré de Realms of Chaos).
J'ai déjà écrit quelque bouts de suite, mais les posterais plus tard.

Roulons !


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[center][size="4"][i]Nurgle, ou le quotidien moisissant,
d'une suite de pourrissants[/i][b][/b][/size][/center]


[center]I[/center]


Quatorze heures. Il était quatorze heures de l’après-midi dans le monde des mortels. Dans la cacophonie qui régnait au sein de la salle principale de l’énorme chariot, Phylanthropus Bacillus Nurgle (Baba pour ses intimes) se dit sur son trône que c’était une bonne heure pour le repas. Après tout, les humains mangeaient lorsque le soleil était à son zénith – il adorait les mimer – et quatorze était le double de sept, le chiffre sacré. Ainsi, deux fois plus de raisons de se mettre à table !

-J’ai faim ! dit-il d’un air joyeux.
-265 358, Il est quatorze heures et Nurgle a faim, nota sur un parchemin Henri, un portepeste particulièrement ravagé qui se tenait toujours à la droite de son maitre. Allez prévenir Fritus. poursuivit-il d’une voix lasse.

Il fit un signe à deux de ses congénères pestiférés, qui notèrent la requête sur un bout de papier jauni avant de s’en aller en cuisine. Baba remuait son ventre bouffi de contentement à l’idée de se nourrir, il avait toujours eu un petit faible pour la cuisine de Fritus, qui chaque fois parvenait à le surprendre.
La presque totalité du temps, le Grand immonde tenait son gigantesque corps pourri sur son trône de bois vermoulu aux supports incertains. Il le quittait rarement car il avait du mal à se déplacer, diverses maladies lui ayant depuis longtemps rongé les membres, et fait devenir sa panse aussi gonflée que malsaine. Une grande partie de ses entrailles pendaient de son ventre boursouflé jusqu’à ses pieds, dont beaucoup de ses nurglings chéris en parcouraient les cloques poisseuses en riants. Sa peau de cuir verdâtre était couverte de furoncle et de plaies suppurantes, ajoutez à cela l’incommensurable laideur de son visage, et vous comprendrez pourquoi aux yeux d’un humain, il était un être d‘une horreur absolue, dont la seule vision aurait instantanément fait perdre la raison aux plus solide d’entre eux tous.
Lorsqu’il avait besoin de se déplacer, les serviteurs se pressaient pour transporter son siège là où bon lui semblait de se rendre. De plus, la salle du trône où il se trouvait était au sein de son immense chariot de guerre, ce qui lui permettait de sillonner les landes désolées accompagné de son armée et ses favoris, à la recherche de nouveaux endroits à contaminer pour la gloire du père Nurgle et de ses jardins merveilleux.
Durant ces trajets, la cour et les champions de Bacillus passaient beaucoup de temps au sein de cette salle, qui semblait à peine pouvoir contenir tout ses occupants, il y régnait un désordre constant, accentué par le brouhaha général de ce cirque démoniaque. Ici et là grouillaient d’innombrables nurglings piaillant comme des écoliers, des bêtes de Nurgle surexcitées en quête d’affection et de jeu, des champions, courtisans, comédiens, bouffons et bien d’autres serviteurs du Dieu-père, tous unit sous la bannière de l’affliction éternelle. Autour d’eux, les portepestes, archivistes de nature, tentait de mettre de l’ordre dans ce capharnaüm infernal, et consignaient inlassablement tout les faits – même les moins notoires – du quotidien de la troupe, leurs voix monotones résonnant tel un bourdonnement étrange.

Baba grattait langoureusement le ventre d’un petit nurgling dans sa main, qui en pouffait de rire, ses ongles noirâtres qui recelaient une infinité d’immondices lui chatouillant les croutes. La chaleur moite de la pièce, aux relents de pourriture et d’humeurs nauséabondes, flattait les narines du Grand Immonde, accoutumées à ces senteurs si délicates. Son regard vaquait autour de lui, allant d’un groupe à l’autre, regardant avec curiosité quels étaient leurs jeux. Il les chérissait tous profondément, comme des fils. Un amour sincère qui était totalement partagé, et réciproquement rendu à Bacillus par chacun de ses enfants, qui l’aimait comme un père. Ce comportement jovial et cajoleur était un trait caractéristique que les démons des autres dieux ne possédaient pas.

Un des deux Portepestes parti en cuisine revint, l’air toujours aussi neutre.
-Votre concupiscence, Fritus est introuvable.
-Introuvable ?! balbutia Baba. Mais comment ça introuvable, n’est-il pas sensé être constamment aux cuisines, celui-là ?
-Il y est absent, nous l’avons fait chercher, nous vous préviendrons quand il sera trouvable puisqu’il est introuvable.
-Oh Misère ! se lamenta Phylanthropus en serrant sa main si fort que le nurgling qu’il tenait fut complètement broyé sous la pression.
-265 359, Fritus est introuvable, énonça consciencieusement Henri.

Le gigantesque démon, attrapa quelques Nurglings supplémentaire et les croqua pour contenter sa famine, les petits diablotins riaient et se laissaient avaler en joie, heureux de servir de nourriture à leur père, et de se trouver aux chaud dans ses entrailles – une partie d’entre eux en ressortiraient certainement par un des nombreux orifices et plaies que l’on pouvait apprécier le long de son appareil intestinal.
Baba lui, était déçu, il tendit l’oreille et écouta quelques instants Jean-des-fabliaux, un de ses acteurs préférés, qui était en train d’interpréter une pièce humoristique de sa création devant un auditoire hilare. Mais même l’humour raffiné de Jean, ses jeux de mots délicats et son visage rongé par le pus parvenait à peine à lui arracher un sourire : il était contrarié et s’ennuyait ferme.

-265 373, Nurgle s’ennui, énonça monotonement Henri.



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La suite .. viendra.
Merci aux lecteurs !! Edited by Zarakaï
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Bien sympa, ça se laisse lire agréablement. Il est vrai que je n'ai jamais trop eu l'occasion de lire des récits traitant des rejetons de Nurgle mais le tien est bien sympa, j'ai surtout hâte de voir la suite de ton récit !

Bon il y a deux trois fautes ça et là (pas le temps de les relever, à part d'entre eux tous, qui se dit plutôt d'entre tous).

Elyar
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Bonjour à tous, amis Pesteux !

Merci pour ces commentaires, ça fait plaisir, et comme c'est le début, je lache une suite tout de suite, comme dirait l'autre ! :rolleyes:



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[center]II[/center]



Cela faisait des millénaires que le prince Baba menait son existence de façon identique : même si la plupart du temps il s’amusait, il ressentait tout de même une certaine lassitude. Il cherchait constamment de nouvelle façon de se divertir, s’entourant de toujours plus de personnages talentueux, d’artistes émérites, de généraux inventifs. Il trouvait ses conquêtes répétitives et ses succès lassants, il y avait bien le plaisir de parfois se mesurer à des rivaux, ou d’affronter des ennemis de Nurgle, mais les vrais défis étaient rares.

On avait retrouvé finalement retrouvé Fritus, qui avait immédiatement entreprit de cuisiner des mets délicats pour son maître : de succulentes testicules tombés du haut d’un Lépreux « ail et fines herbes infectés », ou encore une potée d’asticots à la bile de grand-mère malade. Un vrai cordon bleu, ce Fritus. On pouvait se féliciter de l’avoir à ses cotés : pour la cuisine, il était l’homme – ou le démon – de la situation. D’ailleurs, on ne savait pas trop ce que Fritus était, d’apparence à mi-chemin entre le tas d’excrément et l’humanoïde, on dit qu’il utilisait son propre corps pour sa cuisine, y plongeant des humeurs malsaines, ou parfois ses propres organes, secret de ses recettes merveilleuse.

Un tel repas avait eu du bon, mais à la torpeur d’après diner s’était mêlé un ennui toujours croissant, qui n’allait pas s’arranger lorsqu’Henri s’approcha lentement de son maître.

-Votre purulente grandeur ? questionna-t-il tout en continuant de gratter son parchemin.
-Qu’y a-t-il ? demanda Baba d’un air absent.
-Il y a certaines questions que nous devions aborder, faire un petit point sur quelques aspects d’ordre logistique.
-Je t’écoute… soupira-t-il, ce genre de problèmes le fatiguait plus que tout autres.
-Et bien, pour commencer, poursuivit le portepeste de sa voix monotone. Jérémy a terminé sa tournée d’inspection de nos troupes, et selon son rapport – il sortit un gigantesque dossier rongé par les mites qui débordait d’innombrables feuilles en tout sens – Nous avons de sérieux problèmes de matériel. Par exemple, les boucliers d’un certains nombre de nos hommes sont tellement pourris qu’un enfant pourrait les plier de ses mains.
-C’est vrai que le bois vis mal, par ici.
-Les enfants aussi remarquez, hem. Nos armes aux manches de bois ont elles aussi tendance à perdre en résistance.
-Le fameux syndrome de la lance molle ?
-Sauf que qu’ici ce n’est pas une figure de style rolistique, votre infecte seigneurie. Mais ce n’est pas tout, la plupart des charriots ont les roues sérieusement endommagés, et menacent de s’effondrer, le votre en premier.
-Les roues des charriots ? s’étonna Baba. Mais ne sont-ils pas dotés de propriétés magiques ?
-Bien sur, mais la résistance des matériaux à ses limites. Bref, il y a beaucoup de choses à revoir.
-C’est embêtant, dit le démon, feignant l’inquiétude. Que préconises-tu ?
-j’ai nommé la création du C.R.O.U.T.E, le Comité pour la Réhabilitation de l’Ordre et de l’Unité dans la Totalité des Équipements. C’est le conseil de pilotage – que je superviserais personnellement – qui nous permettra de définir une ligne directrice pour la meilleure stratégie de réfections de nos M.P.T.A (Matériel en Pourrissement Trop Avancés).
-Mais tout est en pourrissement trop avancé, ici.
-A commencer par nous, hem. Mais nous bénéficions d’aptitudes magiques que les biens physiques ne possèdent pas. Ainsi, nous établirons des critères en réunion pour définir ce qui est M.P.T.A. de ce qui est P.M.U. (Pourri Mais Utilisable), le tout sur une base de tests appliqués, dont les procédés des dit-tests seront validés prochainement. Ces réunions permettront aussi de dégager un calendrier décennal, et des objectifs à court-moyen-long-infini terme, dont nous vous communiquerons les aboutissants et le protocole général de l’opération.

Le charabia dans lequel s’exprimait Henri semblait complètement étranger à Baba, qui ne cherchait même pas à faire l’effort d’en décrypter le sens.

-Je te laisse t’en charger, dit-il d’un geste vague.
-Si vous le souhaitez, vous pouvez assister aux réunions.
-Aux réu… Non merci, Henri, je suis, heu… assez occupé en réalité.

La seule idée d’assister à une réunion (qui pouvait durer une éternité) sur la réfection du matériel de l’armée en compagnie de seuls Portepestes comme Henri constituait un motif de traumatisme fort pour quelqu’un régulièrement gagné par l’ennui comme Baba.

-J’ai besoin d’une signature.
-Pour toutes ces questions de biens matériels, tu peux signer à ma place : je te fais confiance, je te l’ai déjà répété des milliers de fois..
-Des millions en fait, hem, et moi de vous répondre que je ne le puis, c’est contraire à ma nature démoniaque, continua Henri en lui tendant une plume et un parchemin complètement grignoté par la moisissure.

Baba s’exécuta en bougonnant et repris un air de prostration déprimé. Il aimait beaucoup ses portepestes, qui du reste étaient ses serviteurs les plus dévoués : le monde se ferait aspirer par un trou noir qu’ils noteraient jusqu’à la fin les manifestations du désastre sur leurs bouts de papiers. Y avait-il plus de volonté chez aucun autre démon que chez les portepestes ? Certes non. Néanmoins, ils n’étaient pas des plus utiles lorsqu’ils s’agissait de se divertir, et bien rares étaient ceux qui faisait preuve d’une imagination artistique..
Mais il savait que lorsqu’il serait l’heure des combats – ce qui finissait toujours par arriver – il serait bien aise de commander des guerriers qui se battent avec autre chose que du bois mou, même si les troupes de Phylanthropus ne basaient pas uniquement leurs forces sur des armes matérielles.


-Mais n’y a-t-il personne ici pour distraire Nurgle ? Murmura Baba dans ses boutons de fièvres, exprimant ainsi clairement l’ennui qui le gagnait.
-Votre furoncle luminescent, je crois que nous allons assister à un duel de champions, vint le prévenir un de ses serviteurs.
-Un duel ? Mais qui donc ?
-Tiret n°262 902, situation litigieuse entre Jules la flatule et Ghislain le baveux à propos des termes d’un pari, dicta syllabiquement Henri.
-Il semblerait qu’ils aient décidé de régler la question par un duel, poursuivit l’autre portepeste.
-Eh bien ! Ce sera toujours meilleure occupation que de ne rien faire, allons !
-265 401, est arrêté la décision d’un duel entre Jules la flatule et Ghislain le baveux.


[center]*
* *[/center]


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Voici ! Bonne lecture à tous pour ce court passage ! Edited by Zarakaï
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J'aime bien le côté bureaucrate que tu as donné à tes portepestes. Surtout le C.R.O.U.T.E. et le P.M.U..
Suite.
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Bonjour !


[quote]J'aime bien le côté bureaucrate que tu as donné à tes portepestes. Surtout le C.R.O.U.T.E. et le P.M.U..[/quote]

En fait, je n'ai rien inventé, c'est bel et bien leur description faite dans Realms of Chaos

[quote]Suite.[/quote]

Allons-y ^_^

Je tiens a préciser que mon récit n'est pas un vrai récit, au sens qu'il ne faut pas spécialement s'attendre à une suite qui reprend la narration ou elle a été laissé auparavant. Il faut de même ne pas s'étonner qu'il y est des ellipses ou autres raccourcis temporels, si tant est que la temporalité soit linéaire.
C'est plus un ensemble de prétextes visant à présenter un univers, en l'occurence plutôt pourrissant, et fort malodorant.

C'est l'heure du duel !!

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[center]III[/center]


-Chers enfants ! commença Phylanthropus Bacillus Nurgle de sa voix la plus théâtrale. Aujourd’hui, nous allons…

Mais la cacophonie était telle dans la salle, que personne ne l’avait entendu, et le marasme continuait. Visiblement, ses enfants avaient parfois besoin d’un petit rappel sur l’attention qu’ils étaient sensés lui porter.

-WOOOOOOOOOOOOOOOOOOO ! hurla-t-il si fort que les fondations du chariot tremblèrent.

Cette fois-ci, plus aucun bruit ne se fit entendre dans la salle, même les mouches pourtant nombreuses s’arrêtèrent de voler. Le Grand Immonde toisa l’assemblée d’un regard paternelaliste qui exprimait l’avertissement. Il semblait avoir capté l’attention de son public, tout le monde avait les yeux – ou autres protubérances oculaires – rivés sur lui.

-Mes chéris, mes amours, mes petits, reprit-il. Aujourd’hui, nous avons le privilège d’assister à un règlement de compte entre deux champions – car les bons comptes font les bons amis – Jules la flatule et Ghislain le baveux ici présents, deux de nos frères parmi les plus distingués ! Ils vont s’affronter, pour désigner lequel aura raison sur l’autre, et nous tous, mes chérubins, nous en serons les arbitres ! Faites place !

La foule piailla et hurla de joie, d’allégresse, de viva et d’encouragements pour les deux champions qui s’avançaient au milieu d’un cercle qui se formait autour d’eux – ce qui permis également d’entrevoir à quel point le sol était immonde .
Jules la flatule portait admirablement bien son nom : chacun de ses mouvements étaient accompagnés d’un échappement bruyant de gaz d’une senteur si ignobles et caustique qu’elle aurait d’une seule brise couché toutes les herbes d’un vaste pré. Il avait certainement du être un Ogre autrefois, à en juger par sa carrure impressionnante – complètement recouverte d’escarres malodorantes – ainsi que son érudition pour le moins limité.
Ghislain le baveux, assurément un homme de prestige, était en armure de la tête au pied, du moins ce qui jadis, devait être une resplendissante cuirasse d’un blanc nacré, était devenu aujourd’hui un amas de fer rouillé, rongé, gonflé par la pourriture qui l’avait atteint depuis des lustres et des lustres. On dit qu’il était tellement moisi, que son être s’était liquéfié dans son armure, qui était désormais seule garante du maintien de son corps. Il brandissait une épée large et lourde, dont la lame était à peine plus longue que le manche, et de son casque à fanon s’élevait une voix qui rappelle ces gens qu’on étrangle dans de la vase liquide.

-Mes bichons, voici sans aucun doute deux magnifiques héros, pour notre plus grand plaisir. Que le spectacle de vie et de mort commence, et ne vous faites pas trop mal ! chanta Baba, une main brandie tel un sénateur ouvrant les jeux du cirque d’un autre temps.

Au signal, les deux rivaux se jetèrent l’un sur l’autre avec toute la vivacité que leur état de putréfaction le permettait. Jules faisait tournoyer sa massue, pour rendre la pareille aux attaques de Ghislain. Les armes s’entrechoquaient lourdement, et les coups portés étaient d’une violence inouïe. L’affrontement tenait plus d’un combat de brontosaure que celui de sabreurs ordinaires. L’Ogre était massif et puissant, mais celui qui fut jadis un noble chevalier gardait toujours de bons restes de son habileté aux duels. La foule semblait captivée, et acclamait chaque tentative de passe originale, ou encore les effluves particulièrement bruyante de Jules (qui auraient fini par faire tourner la tête de son adversaire, s’il avait encore un organe olfactif).

-Henri, questionna Phylanthropus par dessus le bruit de la foule, rappelle moi le gage de leur pari ?

Après un long moment de fouille, Henri finit par triompher de sa paperasse :

-Tiret n°854 627 du registre des détenus : humaine de sexe féminin remarquablement conservée est mis en gage par Jules la flatule et Ghislain le baveux, champions de Nurgle.
-Remarquablement conservée, tu veux dires qu’elle est intacte ?
-Dans nos cachots, cela tiendrait du miracle, hem. A vrai dire, cela signifie certainement qu’une partie de son anatomie l’est.
-Oh ! Comme je les comprends. « Chair immaculée, joyeuse à contaminer ».
-C’est de vous ?
-Oh, non ! Cela provient d’une délicieuse composition de vers en alexandrin de Phylactèle, mon poète favori, expliqua Baba avec amusement avant de reporter son attention sur le combat. Une véritable ode à la délicatesse !
-Hem, une voie dans laquelle les deux protagonistes d’aujourd’hui ne semblent pas déterminés à s’engager, remarqua henri.

Pour les mortels, combattre un serviteur de Nurgle était la pire des choses : peu importe l’issue, approcher des êtres aussi pestilentiels signifiait fatalement être touché par des afflictions inimaginables. Chaque parcelle de ces guerriers – de leurs armes jusqu’aux extrémités des doigts pieds – recelaient d’innombrables et indescriptibles immondices contagieux, sans compter le nuage de mouches, d’insectes et d’humeurs malsaines qui les entouraient. Se dresser face à ces hordes de pourris, c’était irrémédiablement faire le sacrifice de son être : au mieux survivre et être durement contaminés, à terme souvent aller grossir leurs rangs. Inversement, les combattants de Nurgle se craignaient peu entre eux. Étant devenu absolument immunisés à toute forme de maladie, de douleurs ainsi qu’aux blessures les plus grave, les combats qu’ils menaient les uns contre les autres – parfois bien poussifs – pouvaient durer une éternité...

Heureusement, ce ne fut pas le cas aujourd’hui. Ghislain trouva une ouverture et assena de sa large épée un violent coup de taille au géant, ce qui l’éventra profondément et provoqua un dégazage si virulent de ses boyaux déjà meurtris que l’air à proximité semblait se tordre. La foule hurla de joie à la vue de ce coup magistral, et Ghislain levait son arme alors qu’il était victorieux. Baba applaudissait de toutes ses mains, faisant éclater les cloques qui s’y trouvaient sur des nurglings en extase.
Mais Jules, qui titubait – étant à deux doigts de s’écrouler ou perdre la moitié de son énorme corps – parvint, dans l’élan de sa chute, à diriger de sa massue une monumental attaque verticale sur son adversaire, qui pensait le combat fini. Le son du choc fut celui d’une violente secousse qu’on aurait assené sur un pot de chambre en métal rempli de scelles liquide. L’armure du guerrier se désolidarisa sous la puissance coup, déversant son corps boueux à mesure que les pièces tombaient. A ce moment Ghislain, autrefois « le preux », faisait honneur à son sobriquet d’aujourd’hui, tant la masse baveuse et informe qui gisait sur le sol aurait pu rappeler, hormis la couleur plutôt marron, une omelette à peine cuite. Une omelette qui pouvait se mouvoir et même parler, du reste.
A quelques mètres de là, Jules n’était pas en plus glorieuse condition : presque sectionné en deux, le corps de l’immense champion s’était déjà vidé de la moitié de son contenu et aurait pu faire passer pour une perspective de vie honnête l’état semi-marécageux de Ghislain.

Visiblement, la foule semblait perplexe quant au fait de déterminer l’issue du combat, et savoir qui acclamer, tant les deux acteurs de ce dégoulinant spectacle semblaient atteints. Les débats allaient bon train dans un brouhaha indicible : certains pensaient que le baveux avait dominé son adversaire, d’autres estimaient que l’estocade finale de la flatule lui valait les lauriers de la victoire. Heureusement, l’œil averti de Baba mis tout le monde d’accord : il fut décidé que les deux champions avaient aussi bien croisé le fer l’un que l’autre, et qu’ils se sépareraient sur un match nul bien mérité. De plus puisqu’il n’y avait pas de vainqueur, la fille reviendrait à lui-même, maitre des lieux. La salle acclama la décision sage du Grand Immonde dans un délire cacophonique, et les combattants furent envoyés chez Nosocomius, le médecin-chef de l’armée.

La journée avait finalement été plutôt bonne pour Bacillus, il avait été le témoin d’un combat dont on se souviendrait longtemps, preuve que ses champions tenaient une forme du tonnerre. Et il avait hâte qu’on lui amène cette fille.



[center]
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Merci aux lecteurs ! Edited by Zarakaï
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[quote]En fait, je n'ai rien inventé, c'est bel et bien leur description faite dans Realms of Chaos[/quote]Je suis au courant. Mais je ne me souvenais pas avoir lu quelquechose qui le mettait autant en avant.

J'ai bien aimé les combats, et surtout les comparaisons et autres métaphores que tu as fait durant ce passage. Mention spéciale à l'omelette. :P

Ah, oui, un petit truc:
[quote]Se dresser face à ces hordes de pourris, c’était irrémédiablement faire le sacrifice de son être : au mieux survivre et être durement contaminés, à terme souvent aller grossir leurs rangs.[/quote]Avec le nouveau gros livre de règle, le fluff à légèrement évolué. Même si ce que tu dis est toujours parfaitement possible, il y a une autre alternative moins terrible: ceux qui combattent les démons de Nurgle et survivent peuvent simplement avoir des maladies gastriques le reste de leurs vies. Et encore, seulement s'ils les ont approchés de trop près. (Ce qui reste quand même peu enviable comme vie)
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Salut ,

Je suis décidément trop fan :lol: . C'est un autre coté du Nurgle que tu nous offres la, j'ai envie de dire que c'est "frais" (enfin, nurgle, faut voir.. ^_^ ) et surtout , ce que j'aime, c'est que tu arrives à donner vie à tout ce beau monde avec de la crédibilité dans une bonne grosse dose de fun.

Vivement la suite !
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  • 2 weeks later...
Bonjour à tous,

me voici de retour, après une opération subie qui m'a introduit dans le milieu clinique, parmi les croulants et autres moisissants, me plongeant plus que jamais dans un cynisme certain, avec des envies de donner vie à tous ce petit monde (en espèrant que je ne choppe pas un staphylo, certains diront que je l'aurais cherché :P )

[quote]Woooooo !

J'adore ! Alors là, chapeau bas ! On en veut encore ! [/quote]
Oh merci ! Mon rythme d'écriture ne va pas être spécialement soutenu, alors patience !! :lol:

[quote]Je suis au courant. Mais je ne me souvenais pas avoir lu quelquechose qui le mettait autant en avant.[/quote]
Bon bah ne fais pas plus de recherche, tu vas dire que je plagie :rolleyes:

[quote]Avec le nouveau gros livre de règle, le fluff à légèrement évolué. Même si ce que tu dis est toujours parfaitement possible, il y a une autre alternative moins terrible: ceux qui combattent les démons de Nurgle et survivent peuvent simplement avoir des maladies gastriques le reste de leurs vies. Et encore, seulement s'ils les ont approchés de trop près. (Ce qui reste quand même peu enviable comme vie)[/quote]
C'est vrai que je suis très "vieux fluff", et ce que tu m'apprends là ne me donne pas envie d'évoluer. Alors comme ça on combat des démons surinfectieux, et on en sors même pas avec des p'tits bubons ? Tsssss, j'ai pas envie.

[quote]Salut ,

Je suis décidément trop fan . C'est un autre coté du Nurgle que tu nous offres la, j'ai envie de dire que c'est "frais" (enfin, nurgle, faut voir.. ) et surtout , ce que j'aime, c'est que tu arrives à donner vie à tout ce beau monde avec de la crédibilité dans une bonne grosse dose de fun.

Vivement la suite ![/quote]
Ah ! Merci bien ! C'est exactement l'ambiance que j'ai voulu rendre : quelque chose de crédible, qui ne soit pas du n'importe quoi (je déteste le n'importe quoi), mais qui garde un ton léger, vivant, agréable ! Et surtout montre la vrai nature de ses joyeux démons de nurgle, qui sont très différents des autres suppots des puissances de la ruine.

Suite !!

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[center]IV[/center]


On avait finalement apporté la fille prisonnière aux cotés de Phylanthropus Bacillus Nurgle, et comme ils l’espéraient tous, rarement pareille merveille avait pénétré ces lieux. Certes, la partie inférieure de son corps était dans un état de pourrissement avancé : ses jambes étaient nécrosées et noircies par la gangrène jusqu’à la taille, de larges plaies y étaient ouvertes, grouillant d’asticots frénétiques en leur sein, des bubons y coulaient, et ses os semblaient se défaire ; elle marchait uniquement parce que la grâce de Nurgle devait l’avoir atteinte. Son visage et ses longs cheveux noirs bouclés paraissaient ne pas avoir trop souffert de la moisissure, même si des croutes et taches noires apparaissaient ça et là. Mais son buste dénudé était complètement épargné par la maladie, d’une couleur blanc de chair immaculé, bien portante, offrant la vision divine de la plus extraordinaire poitrine que jamais aucun de ces démons – pourtant plusieurs fois millénaires – n’avaient pu contempler jusque là. Quand elle entra dans la pièce, la perfection et le galbe fantastique de ces seins, l’incroyable mélange de la maladie et de la bonne santé, du jeune et du vieux, du pourri et du sain, de la beauté et de la laideur frappa les yeux ébahis du public de plein fouet. Toute la merveilleuse philosophie de la dualité de Nurgle était représentée dans cette jeune fille, donnant corps au désir fou de la vie sur celui de la mort, cette acceptation de notre condition d’êtres matériels, voué à la dégradation physique, introduisant une vision revisitée de la beauté, la beauté d’une vie éternelle !
La plupart des occupants du charriot perdirent toute contenance à ce spectacle, certains hurlaient des prières à Nurgle, quand d’autres se mutilait afin d’atteindre plus vite encore la plénitude de cette félicité sans fin. Ceux qui le pouvaient jouirent instantanément, répandant leurs semences malsaines sur le sol et les nurglings à leurs pieds qui courraient en tous sens, rendus fous par le spectacle. Les portepestes ne tenaient plus le rythme de leurs consignations, et les plus créatifs d’entre eux essayaient même de dépasser le simple cadre de leurs notes et d’interpréter – à la mesure de leur imagination – ce que pouvait représenter et signifier et représenter une telle apparition.

Il fallut bien du temps pour calmer la troupe – la salle avait rarement connu semblable foutoir – et Baba du s’y employer sévèrement.
La fille pris place à ses coté, pour y rester à jamais, complètement encastrée dans les échancrures béantes que formait son ventre gigantesquement tendu et bouffi. Sa gorge obstruée par un amas de pus, elle ne pouvait prononcer un mot, elle passait donc la majorité de son temps à caresser les plaies de Nurgle, chérir ses furoncles les plus profonds, lécher les organes internes – devenu parfois externes – et sucer ses humeurs nauséabonde. Elle ne boudait pas son affection, et ce comportement s’accordait parfaitement avec le caractère câlin de Baba, qui se sentait transporté par sa présence.

-Mes mignons, dit-il un jour à tous ses enfants. Je vous aime plus que ma propre existence, et vous êtes le moteur de ma joie, la raison de mon être (ces paroles provoquèrent une émotion sincère dans le regard de ses innombrables protégés) Mais, cette fille, qui n’aspire désormais plus qu’à moisir à mes cotés, a apporté un souffle nouveau dans l’intérêt que je porte à la vie et la compréhension de son sens. J’ai décidé que nous devions explorer cette voie avec plus de sérieux : lors de notre prochaine œuvre de contamination, nous ferons plus de prisonnière !

La multitude exulta en réaction au discours du grand décrépit, des viva, des louanges à Nurgles et autres « gloire à Baba ! » se firent entendre dans une bronca indescriptible et le cortège se remit en route alors qu’afin de contenter ses chers enfants, Bacillus ordonna que l’on sorte des geôles toutes les filles qui y moisissaient pour leur offrir.

~

Les prisons étaient d’ordinaire peu utiles aux serviteurs de Nurgle, premièrement parce qu’on y mourrait très vite, souvent dans des conditions peu enviables, ensuite parce que Nurgle était d’une grande générosité, et quiconque faisait le choix d’épouser sa cause se voyait donner une seconde chance, et pouvait vivre libre. Évidement, les plus persifleurs diront que c’est une liberté bien relative que de choisir entre mourir atrocement d’une maladie répugnante, et y survivre en gardant les séquelles de sa pourriture. Mais ces gens-là ne comprennent pas les bienfaits du seigneur de la vie. De plus, Nurgle laissait le choix à chacun : aucun – ou presque – de ses serviteurs n’était enrôlé de force, ils avaient tous décidé de leur propre chef de gagner son parti – parfois légèrement aidé par les douleurs et délires enfiévrés de leurs afflictions. Les prisons étaient donc réservées aux rares esprits revêches qui refusaient son aide et s’opposait à lui.

Les filles qu’on en sortit n’étaient bien sur pas en si bon état que la préférée de Baba, mais la salle s’en amusa tout de même de bon cœur en attendant meilleur fortune. Les bêtes de Nurgle en particulier semblaient très excitées par leurs nouvelles camarades de jeux si gigotantes, et malmenaient – bien qu’involontairement – les malheureuses.

Il y avait de nombreuses bêtes à la cour de Baba, qui étaient des compagnons très distrayants ! Elles avaient un corps semblable à une limace d’un ou deux bons mètres – voir beaucoup plus – garni de protubérances motrice ou préhensiles, et une tête dont la forme pouvait grandement varier, mais souvent ornée d’innombrables tentacules à la manière des légendaires méduses. Leurs corps étaient extrêmement venimeux, provoquant des brulures terribles, et leurs tentacules pouvaient paralyser les mortels. Elles avaient un caractère comparable à celui des chiens domestiques : joviales, joueuses, impatientes, jappetantes, et extrêmement sensibles aux réactions de leurs maîtres qu’elles adoraient. Elles pouvaient se prendre d’affection pour des portepestes, dont elles reconnaissaient naturellement l’autorité, ou n’importe quels autres des serviteurs de Nurgle, à qui elles restaient très fidèles. Elles voyaient souvent dans les humains des partenaires de jeux potentiels, et leurs couraient – ou rampaient – droit dessus. Une fois que leurs corps sans vie et immobiles ne présentant plus d’intérêts, déçues, elles partent en quête d’un nouvel ami pour jouer.
Baba les adoraient : bien que quelques peu simplettes – même pour des bêtes de compagnie – elles avaient un cœur en or et vouaient un amour réel à qui savait les aimer.

Encore fallait-il en avoir le courage, et la résistance physique adéquate.

Les quelques filles qui se virent la cible des jeux d’une bête de Nurgle connurent une fin horrible : les ballottant en tous sens, leurs brisant les os, les pauvres hurlaient des brulures causées par le puissant venin que sécrétait la peau grasse et luisante des bêtes. Au bout d’un long moment, de certaines ne subsistait plus qu’un tas de chair en bouillie informe dont qui n’aurait pas vu la scène aurait pu spéculer longtemps sur la provenance. Mais ce calvaire était peut être préférable à celles qui se virent être l’objet des faveurs de certains champions qui n’entendaient pas les gaspiller aussi vite. Tant et si bien que lorsque Ghislain le baveux en attrapa une, l’assistance se questionna avec passion pour savoir de quelle manière comptait-il en profiter.

-Peuh ! Elle va vite s’étouffer dans sa boue, dis l’un.
-Pour sur, avec Ghislain et sa condition d’être liquide, il va lui offrir une nouvelle dimension à la relation charnelle ! dit un second. Chacun de ses orifices s'en verra comblé comme jamais !
-On peut même dire qu’avec les femmes, il ne manque pas de coulant ! ce qui fit éclater de rire les deux premiers.
-Possible, mais Ghislain le baveux saura prendre soin d’elle, peut être même l’encouragera-t-il à embrasser notre cause avant de trépasser ! rétorqua un autre.
-Tu vois Ghislain si grand seigneur ?
-Je dis qu’il fut un noble chevalier, et connaît des principes envers les dames étrangers à nous autres qui furent et sommes des pouilleux !
-Ca, question poux et puces, vous n'êtes pas en reste, hem. remarqua Henri qui passait par là.

Les semaines qui suivirent se passèrent dans un bonheur et une allégresse qui rappelle celle des enfants transporté par l’amour juvénile de sa voisine de classe. Baba, personnage sensible par excellence, était littéralement aux anges.
Même si – comme toute chose agréable – les effets de la joie s’estompèrent avec le temps. Surtout quand le nombre des belles fut « amputé » d’une bonne partie de sa substance, comme le poète Phylactèle aurait pu en faire la métaphore.

~

-Votre exquise putréfaction ? vint le réveiller un matin Henri.
-Mais ! Pourquoi viens-tu me réveiller alors que je dors depuis à peine trois jours, maugréa Baba d’une voix affreusement pâteuse, tandis qu’il faisait signe aux serviteurs qui lui battait la panse pour le tirer du sommeil de s’arrêter.
-Justement, hem, nous vous avons laissé dormir trois jours avant de vous l’annoncer, mais cette nouvelle devrait vous ravir : Fistule est revenu de son voyage.
-Fistule ! Merveilleux, après toutes ces décennies d’absences ! se réjouit Bacillus. Mais où est-il donc ?
-Il est en train d’escalader les montants de votre sublimissime et branlant palanquin.
-305 879, retrouvailles entre Phylanthropus Bacillus Nurgle et son nurgling favori : Fistule.

[center]*
* *[/center]

_____________________________________________________________________________________________________________________________



Merci aux lecteurs.
A bientôt pour la suite ! Edited by Zarakaï
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Guest Pestilus
Mon Sombre Maître et Dieu Tutélaire voudrait te faire savoir que ton oeuvre le distrait beaucoup.

Continue comme cela, petit humain, et il t'accordera sa bénédiction sur une des tables de dons de Realm of Chaos.
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[quote name='Zarakaï' timestamp='1309089852' post='1943197']
-Se faire « pénétrer par tout les trous » se conjuguera au sens propre pour elle !
[/quote]
Tu sais comment ça marche un cerveau. On lui dit un truc, et il l'imagine. Alors merci beaucoup <_<
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[quote name='haldu' timestamp='1309115200' post='1943376']
[quote name='Zarakaï' timestamp='1309089852' post='1943197']
-Se faire « pénétrer par tout les trous » se conjuguera au sens propre pour elle !
[/quote]
Tu sais comment ça marche un cerveau. On lui dit un truc, et il l'imagine. Alors merci beaucoup <_<
[/quote]
P'tain, je plussoie : c'est vraiment déplacé sur un forum où des mômes se promènent (et perso, même en étant majeur, je vois pas forcément trop l'intérêt de ce genre d'humour dans des textes comiques [en fait, c 'est pas de l'humour, ça peut s'apparenter à de la misogynie <_<) ... :-x
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Je me permet de répondre avant le prochain texte pour ce cas exceptionnel.

J'ai retiré la phrase qui gène certains, même si je le fais à contre-coeur, je reconnais moi-même volontier que ce n'étais pas spécialement fait pour être drole, et un passage ni indispensable, ni auquel je tenais particulièrement, mais il fait partie intégrante du texte et de son esprit, qui se veut sans réelles limitation due à la bienséance ou autre considérations morales. De plus en s'arrêtant à ce point de vue, le reste du texte serait bien pire à apréhender, en réalité, si l'on veut parler d'un jeune public. Comme la majorité des récits de la section d'ailleurs. Peut être que cette phrase sort de la violence "standardisée" propre à notre univers chéri, et donc devient choquante.

Enfin moi j'aime le subversif, alors je m'en excuse de bon coeur.
Je ne veux pas qu'on s'attache à une simple phrase en oubliant le reste, alors je retire. Peace ^_^


[color="#FF0000"]EDIT :[/color]

Finalement, j'ai simplement modifié la phrase, mais c'est vrai que je n'aurais pas du transiger avec l'essence du texte !
Je préviens que le prochain morceau est déjà écrit et nécessitera encore plus un estomac bien accroché :rolleyes: Edited by Zarakaï
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[color=#330000][size=2][quote]J'ai retiré la phrase qui gène certains[/quote]
Moi ça me gêne que tu l'ai retiré [/size][/color][img]http://www.warhammer-forum.com/public/style_emoticons/default/blink.gif[/img], ça collait très bien avec le reste.
C'est quand même marrant que ça soit ça qui choque parmi tout le reste[img]http://www.warhammer-forum.com/public/style_emoticons/default/laugh.gif[/img]

Continues à nous faire vibrer avec tes textes, c'est super chouette.
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[quote]qui se veut sans réelles limitation due à la bienséance ou autre considérations morales.[/quote]Mais ce n'était pas des questions de bienséances qui me gênaient. Quand on analyse bien, l'univers entier de Warhammer est contre la bienséance (je pourrais citer des exemples à la pelle). Il y a du meurtre, de l'assassinat, du viol, de l'inceste, de l'anthropophagie, de l'esclavagisme, des relations contre-nature, une banalisation de la violence pour régler les conflits... Si on y va vraiment à tatillon il y a pas mal de blasphème aussi
C'était vraiment la vision dans mon esprit d'une femme qui se fait par plusieurs orifices par de la boue putride qui pose problème.

[quote]De plus en s'arrêtant à ce point de vue, le reste du texte serait bien pire à apréhender, en réalité, si l'on veut parler d'un jeune public. Comme la majorité des récits de la section d'ailleurs. Peut être que cette phrase sort de la violence "standardisée" propre à notre univers chéri, et donc devient choquante. [/quote]C'est vrai. Mais comme je l'ai dit, c'est vraiment une vision plus que dérangeante. Avoue que c'est quand même choquer pour choquer.

[quote]Enfin moi j'aime le subversif, alors je m'en excuse de bon coeur. [/quote] Le subversif ne pose pas de problèmes. Le subversif, c'est même très très bien.
Mais premièrement, il y a plusieurs sortes de subversifs. Par exemple, le marxisme en est une espèce, qui est pourtant extrêmement éloignée de ton texte.
Et ensuite, il faut quand même prendre avec des pincettes. Quand on regarde [i]South Park[/i] par exemple, c'est une merveille de subversivité. Cartman (un des personnages principaux pour ceux qui ne connaissent malheureusement pas) s'y répands en insultes racistes primaires, antisémites, anti-pacifistes; il tue, il tire à l'arme à feu; il profane des cadavres. Dans un épisode, il assassine deux personnes pour ensuite transformer leurs corps en chili con carne, pour le faire manger à leur enfant. Kenny (autre personnage), meurt tout le temps des manières les plus horribles (et improbables) qui soient, se prostitue pour 10$, essaye d'avorter sa mère par tous les moyens, "trait" des animaux mâles. Mr Garrisson (personnage secondaire), enseigne à des élèves de maternelles diverses positions sexuelles et comment mettre un préservatif avec la bouche; il invente un moyen de locomotion aux commandes plus que douteuses, sa plaint de ne pas avoir été violé par son père durant son enfance.
Et encore, je dois en passer des centaines. Toutes les personnalités publiques qui se font déchiqueter, toutes les horreurs montrées, toutes les insultes sur les physiques, tous les blasphèmes (contre toutes les religions), toutes les insultes faîtes au drapeau américain (ne pas oublier que c'est une série qui vient des USA, et que là-bas c'est un délit), toutes les obscénités proférées. Etc, etc, etc.

Bref, tout ça, c'est du subversif à l'état brut. Mais pourtant, quand on regarde, on rit. Et on réfléchit. C'est parcequ'ils ont appris comment bien utiliser le subversif. Pour éviter de créer une barrière de répulsion entre le téléspectateur et eux. Voici un épisode bien représentatif: http://www.tagtele.com/videos/voir/57590/ Si tu veux faire du "bon" subjectif, qui ne fait pas que donner envie de vomir au lecteur, il faut en faire dans ce style.

Ensuite, malgré tout ce que je viens d'écrire
[quote]Moi ça me gêne que tu l'ai retiré [/quote]Pour tout dire, moi aussi. Un écrivain est un artiste. Son écrit est son art. S'il commence à le modifier après sa publication parcequ'il reçoit 2 commentaires mécontents, il empiète lui-même sur sa propre créativité et sa propre liberté d'expression.
En signalant mon mécontentement, je voulais juste te dire que je n'avais pas aimé ce passage là, pas que je voulais que tu le retires.

Maintenant que je t'ai bien assommé avec mon commentaire, bonne nuit.
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En tout cas, une suite comme je l'espérais !

Continue comme ça, et personnellement, je considère que plus un texte est réaliste (disons le franchement, la scène sus-mentionnée est vraiment crédible) plus il est plaisant de le lire. Après, je crois que c'est le mot "orifice" qui chouignait. On emploie tous ce genre d'euphémisme, et donc, la distance narrative qu'il devrait y avoir n'est plus très grande.

Coupe la poire en deux ! Ne retire pas, mais ne laisse pas tel quel : reformule :whistling:


Et comme qu'on dit par chez moué : continiou va de diou ! ^_^
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[color="#006400"]Holà, que de discussions !
J'ai séparé les sujets pour plus de lisibilité, à peu près là où ça a commencé à diverger (verger). Sur ce sujet, vous pouvez donc reprendre le cours normal du commentaire du texte ^_^ [/color]
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Moi je suis pour une totale liberté d'expression... et la seule chose qui prouve par dessus tout que ton texte est subversif c'est qu'il a choqué !
Continue comme ça c'est vraiment du bon boulot ! En plus dernièrement j'ai lu Evguénie Sokolov de Gainsbourg et certains passage sur les flatulences de Jules m'ont tout de suite fait penser aux évasions gazeuses du peintre... Une bonne source d'inspiration pour les amateurs de Nurgle, si tu ne connais pas je te le conseille (ça se lis en une soirée en plus) !
A quand un texte bien dérangeant sur les cercles de la tentation de slaanesh (un truc pas tout gentil et tout lisse comme le fluff officiel, un truc à la hauteur de l'horreur régnant dans les royaumes du chaos) ?
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Pas mal !!!

J'avoue avoir pris en route mais je regrette pas !!! Le texte est vraiment bon et j'aime bien le côté décallé ! Surtout que là on regarde comment il s'occupe et il y a pas vraiment de trame narrative !!! On s'en la solitude d'être un Dieu :D

Bon allez suite ;)

@+
-= Inxi =-
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Bonjour à tous, amis de la putréfaction !

[quote]Coupe la poire en deux ! Ne retire pas, mais ne laisse pas tel quel : reformule [/quote]
C'est fait ! J'ai eu la même idée, qui me semblait être la meilleure.

[quote]Continue comme ça c'est vraiment du bon boulot ! En plus dernièrement j'ai lu Evguénie Sokolov de Gainsbourg et certains passage sur les flatulences de Jules m'ont tout de suite fait penser aux évasions gazeuses du peintre... Une bonne source d'inspiration pour les amateurs de Nurgle, si tu ne connais pas je te le conseille (ça se lis en une soirée en plus) ![/quote]
Je ne connaissais pas, j'irais jeter un oeil :innocent:

[quote]J'avoue avoir pris en route mais je regrette pas !!! Le texte est vraiment bon et j'aime bien le côté décallé ! Surtout que là on regarde comment il s'occupe et il y a pas vraiment de trame narrative !!! On s'en la solitude d'être un Dieu[/quote]
C'est voulu, il n'y aura pas de réelle trame narrative, donc ne vous offusquez pas d'éventuelles ellipses ou carrément de plonger sans ambage dans un nouvel endroit ou une nouvelle époque ^_^

En tout cas, je remercie beaucoup les compliments et encouragements, c'est très gentil de votre part, cela me pousse à vous fournir quelques décrépits chapitres supplémentaires :P


Après tant d'émolument, voici une suite, quelque peu originale, sortant du cadre habituel de mes petits textes moisis.


_____________________________________________________________________________________________________________________________



[center]V[/center]


Fistule était un mignon, un familier, un nurgling, un favori de Baba. Le Grand Immonde le chérissait avec la tendresse d’un parent, car il le divertissait beaucoup. Fistule avait toujours une histoire, une comptine, ou une anecdote savoureuse à faire partager, il avait l’esprit malicieux et joueur, et faisait preuve de beaucoup d’imagination : il ne lassait jamais son tendre maitre.

-Fistule, petite bestiole crapuleuse suceur de glandes sudoripares, que m’as-tu manqué ! dit Baba en gratouillant le minuscule corps tuméfié de son nurgling. Ton absence n’a rien arrangée de mon ennui, cela fait plusieurs décennies depuis ton départ ! Tu vas devoir te rattraper et me faire le récit de tes aventures. As-tu finalement achevé ta quête ? Dis-moi. As-tu retrouvé tes parents ?
-Oh oui mon papa chéri, ce fut une expérience inoubliable ! s’écria Fistule de sa voix suraïgue. Tu sais bien comme j’aime mes parents ! Il m’a fallut des années pour les retrouver, et ce fut un voyage trépidant ! Ouvre grand tes oreilles, et dégages-en le pus qui les obstrue !

Fistule débuta le récit de son aventure à son père adoré, ainsi qu’à toute l’assemblée dans la salle, qui s’était rapprochée pour entendre la passionnante histoire du mignon.

Il était parti, des années de cela, à la recherche de ses parents, loin au cœur de la terre des hommes, ou l’herbe est d’un vert éclatant, et la terre noire et fertile. Là-bas, les arbres sont en bonnes santé, au printemps les fleurs arborent des couleurs chatoyantes et le bois n’est pas constamment pourri et vermoulu, c’est même un matériau plutôt résistant – ce qui provoqua des « ooooooh » d’admiration de la part de l’auditoire. Fistule avait parcouru l’Empire de long en large et en travers, et en avait appris beaucoup sur son fonctionnement, ce à quoi Henri réagit en réclamant de programmer une petite mise à jour avec le nurgling de ses données sur la question, récoltant des regards irrités de la salle.

Mais le diablotin avait fini par retrouver sa famille, dans un petit bourg de campagne en marge des grandes cités. Sa petite silhouette appuyée au carreau d’une des fenêtres de leur simple maisonnette, il les observait, sa mère, ses deux sœurs et le petit dernier de la famille, qui devait avoir à peine dix ans. C’était des gens simples, vivant dans une bâtisse modeste, travaillant pour le compte d’un négociant de viande qui les exploitait pour rembourser la dette que leur père lui avait contracté. Le nurgling avait même appris avec tristesse que son père avait été assassiné par le marchand, en guise de premier paiement.

-Les hommes sont parfois d’une nature cruelle, rappela-t-il à ses congénères, prenez garde mes amis, car leurs apparences saines cache parfois des cœurs pourris, noircis par l’avidité.

Fistule élu domicile dans une fosse septique non loin de leur foyer – ou il s’y senti vite comme chez lui – et chaque soir venait observer leur quotidien des mois durant, tendant l’oreille pour écouter leurs voix à la fenêtre, riant de leur joies et pleurant de leur malheurs. Sa frustration était grande, car il aurait ardemment souhaité se joindre à eux, et partager quelques instants à leurs cotés. C’est pourquoi un jour, il décida d’agir.
Il se rendit à la réserve d’eau qui les alimentait : une grande cuve sur le toit. Une fois devant la bassine, il choisit de ses mains son doigt le plus pourri, le plus malade, le plus malsain, se l’arracha avec les dents, puis le jeta dans l’eau. Ainsi, prenant exemple sur la grande générosité qui caractérise Nurgle, il fit d’une partie de lui son plus beau cadeau à sa famille. Il se rendit par la suite chez leur patron, qui habitait une belle maison bourgeoise sur les hauteurs, s’introduisit dans sa cave, pissa dans quelques bouteilles de ses meilleurs vins et vomit dans ses stocks de nourriture. S’il y avait bien une chose que Nurgle haïssait, c’était l’ingratitude des employeurs envers leurs employés.
Un acte aux conséquences terrible : Fistule était un être certes minuscule, mais terriblement contagieux – d’autant qu’il avait bénéficié des puissantes faveurs de Baba – son haleine aurait rendu malade le plus résistant des géant, et son corps pleins de furoncles charriait des afflictions innommables.

Quelques temps plus tard la sanction fut terrible pour le négoce : il tomba gravement malade ainsi que tout les gens de sa maison, la rumeur d’une peste se propageant dans la ville vu rapidement le jour. Le commerce de viande du s’interrompre, la plupart des bêtes étant atteintes de mystérieuses infections. Leur propriétaire était alité et le plus touché de tous, ses membres étaient pris de violents œdèmes aux proportions inquiétantes, que les médecins devait inciser pour en faire couler la pourriture, il vomissait constamment ses scelles par la bouche et le nez, et ses yeux s’étaient rempli de pus et avaient éclatés sous la pression. La population était terrifiée par ces nouvelles, car certains citoyens contractaient des symptômes similaires, et la psychose s’installa – ce dont se réjouit l’auditoire de Fistule, qui piaillait de rire et d’impatience de se voir narrer la suite.
De son coté, sa famille, ayant depuis lors largement consommée de l’eau de la cuve, fut touchée elle aussi. A commencer par le plus jeune de la famille, son petit frère de 10 ans, dont l’une de ses jambes noircissait de jours en jours, pour finalement former de profondes croutes qui se désagrégeait dans une insupportable odeur de fromage. Rapidement, il perdit ses deux membres inférieurs dans des douleurs atroces, puis ne survécut pas aux fièvres qui s’en suivirent. Mais ainsi mort, contaminé par Nurgle, son âme rejoindrait les rangs de ses serviteurs, où il serait traité justement, comme l’avait désiré Fistule.

Néanmoins, lorsque les deux sœurs furent atteintes du même mal, sa mère ne supporta pas d’être une seconde fois confrontée au spectacle de sa progéniture agonisante, et, désespérée, décida de poignarder ses filles dans leurs sommeils, afin de leur éviter le funeste sort de leur regretté frère. Le terrible forfait fut une épreuve inimaginable pour la mère, qui, en « libérant » la première de ses filles, réveilla la seconde, et du la transpercer alors que cette dernière s’agrippait à sa robe en hurlant son incompréhension. L’auditoire nauséabond, peu réceptif à la cruauté, fut atterré par ce coup du sort, mais rit de bon cœur du comique de la situation.

Cet acte malheureux eu pour cause de soustraire ses sœurs à l’influence du dieu des maladies, et de laisser une mère orpheline de toute une famille, noyé dans une tristesse telle qu’aucun être ne pourrait le concevoir sans l’avoir vécu. Fistule, qui avait indirectement précité la chute de ses sœurs, fut gagné par une terrible mélancolie, et ressentait une profonde empathie pour elle.

En ville, l’épidémie fut endiguée avant d’avoir engendré trop de dégâts : la maison du négoce fut incinérée, et ses occupants – atteint ou non – brulés vifs, comme toutes personnes présentant de près ou de loin quelques signes s’apparentant à des symptômes. La salle fut sincèrement révulsée à l’évocation d’un tel absolutisme de la part des hommes, et beaucoup se vomirent sur les genoux pour manifester leurs protestations.
Fistule ne possédait pas assez de pouvoir pour maintenir les miasmes nocifs aussi longtemps. De son action, ne restait qu’une activité de commerce de viande vacante, et une parente détruite à jamais par l’infortune.

Semaine après semaine, le nurgling continua de l’observer à la lueur de son carreau. Elle n’était plus que l’ombre d’elle-même, se terrant dans sa maison sans en sortir, ne se nourrissant plus, pleurant au désespoir. Plusieurs fois il la vit porter un couteau à sa gorge, mais le courage lui manquait pour asséner une fois de plus l’arme qui avait mis fin aux jours de ses filles. De plus, elle avait aussi – même si superficiellement – été affecté par l’épidémie, qui l’affaiblissait de jours en jours. Fistule sentait qu’elle avait besoin de renouveau, besoin d’une libération.

Un soir d’été, elle partit s’endormir à demi-morte, laissant la fenêtre de sa chambre entrouverte afin de laisser passer un peu d’air, comme si, pour le cas ou elle trépasserait, permettre à son âme de quitter ce cloaque. Le mignon, qui avait pris l’habitude de la regarder dormir sur le rebord, fut gagné par la curiosité et pénétra par l’entrebâillure. S’approchant du pied du lit, il l’escalada. Après toutes ses années, il s’était retrouvé enfin plus proche que jamais de sa mère, qui gisait devant lui, presque sans vie.
Soudain, il fut pris d’un irrésistible désir, comme une force inconnue, peut être celle de Nurgle lui-même, qui le commanda d’agir. Il se jeta sous la fine couverture, jusqu’entre les cuisses de sa génitrice, et plongea de tout son être dans l’orifice qui lui avait permis de venir au monde. La malheureuse se cabra sous la douleur et l’horreur, retrouvant l’énergie de hurler et se débattre comme jamais elle ne l’avait fait, tentant comme elle le pouvait de se défendre et d’extraire cette gigotante et nauséabonde créature. Mais Fistule était animé par une force mystérieuse, inconnue même pour un démon comme lui. Il se cramponnait aux parois, s’accrochait à ses trompes et lui déchirait et labourait les entrailles dans sa progression, faisant des ravages dans tout son corps, qui déversait des quantités effroyable de sang. Folle de douleur, elle se défenestra, puis rampa dans la boue, se trainant, bataillant contre elle-même et ce monstre qui lui dévorait le ventre. Elle criait, se meurtrissant l’abdomen avec du verre brisé pour y arracher l’intru. Son agonie dura des heures et des heures, qui l’amenèrent dans la forêt, loin du village, loin des hommes. Le nurgling, niché au plus profond de son ventre, le sentait : le corps de sa mère était depuis longtemps touché par les bienfaits de Nurgle : l’unique raison pour laquelle ce combat ne l’avais pas tué, malgré son état de grande faiblesse. Mieux, la douleur diminua avec le temps, ses blessures pourtant atroces et béantes, et elle se résigna à résister davantage. Elle finit même par ressentir différemment la présence de Fistule en elle : était-ce parce qu’elle l’avait déjà porté ainsi jadis ? Certainement.
Elle fini par l’accepter, et erra dans les landes de longs mois, le démon dans son corps, développant même un amour en tout point maternel pour celui qui fut son fils, et aujourd’hui l’avait changée à jamais.
Au bout du neuvième, méconnaissable, rongée par les vers et la maladie comme n’importe lequel des champions du dieu-père, elle accoucha pour la deuxième fois de son existence du même enfant. A son plus grand étonnement, il était beau, mieux portant que beaucoup de nouveau-né de ce monde, et plus resplendissant nourrisson que lui-même l’avait été autrefois. Consciente de son incapacité à élever un enfant aussi sain de par l’être qu’elle était devenue, elle le déposa devant la porte de la famille la plus respectable qu’elle pu trouver.

Des mois durant, elle veilla sur lui à distance, les larmes aux yeux. Et lorsqu’elle fut assurée qu’on lui dispenserait une éducation sérieuse et de tout l’amour auquel un nouveau avait droit, elle partit, sans se retourner, rejoindre sa nouvelle patrie parmi les putréfiés et les pestiférés que nous connaissons.
Le jeune garçon vécu une existence plutôt heureuse. Il eu la chance de vivre loin des guerres, du malheur et des conflits, et atteignit la cinquantaine. A son décès, son âme marquée à jamais par Nurgle vint retrouver le corps et les souvenirs de celui qu’il avait été et sera désormais pour l’éternité : Fistule.

Ainsi se terminait le récit de la vie et de la mort, puis à nouveau de la vie, et encore de la mort, de Fistule !
Lorsque le nurgling termina son histoire, c’est une salle entière de regards captivés qui le dévisageait dans un silence ému.

-Fistule ! s’écria Baba, la voix chevrotante. Je n’ai jamais entendu une histoire aussi émouvante ! Vous avez tous entendu cette leçon vous autre, continua-t-il en s’adressant à l’assemblée entière. L’amour d’une mère est le remède ultime, le réconfort absolu, source de tous les miracles !

Un tonnerre d’approbation résonna dans le chariot pendant qu’Henri consigna la maxime. Et toutes les âmes ici présentes chérirent à cet instant le souvenir de celle qui les mit au monde.


[center]*
* *[/center]


_____________________________________________________________________________________________________________________________


Voilà le bébé. La suite, nous ramènera à une ambiance guerrière fort aimée de nos compères décatis.

Merci aux lecteurs !!
@+ Edited by Zarakaï
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[quote]et le bois n’est pas constamment pourri et vermoulu, c’est même un matériau plutôt résistant – ce qui provoqua des « ooooooh » d’admiration de la part de l’auditoire[/quote] :lol:

Sinon, ta conception de la Natalité et de Nurgle, est disons... intéressante et spéciale.
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Pfffiou ! Le nombre de fois où je me suis surpris à dire : "oh, mais noooon ! mais nooooon ! quand même pas !" :rolleyes:

Sublime. Surtout quand dans ma tête s'est pointée ce que Lionel déclare au bébé dans "Braindead" : "toi, t'es pas mignon du tout" :clap:

http://www.youtube.com/watch?v=j36Tl1DJJP8

'ai pas pu m'empêcher :D Edited by Kael
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Ben franchement, j'aime bien Nurgle à la base, depuis maintenant 13 ans, et j'ai beaucoup aimé tes récits que j'ai lu d'une traite et que je viens de finir. Il y a juste le dernier, ou j'ai eu du mal à cause des "lien de parenté" humains/démons. Ça je suis pas trop trop fan, j'avoue. Que les portepestes étaient des humains à la base, ça passe, mais qu'au bout de... je sais pas combien de temps ils se souviennent encore de leur "parents"... J'ai vraiment du mal avec cette idée. Que Fistule ait parcourut le Vieux monde, et ce soit pris d'affection pour une famille inconnue, et qu'il ai décidé de devenir un de ses membres pour x raisons passerais un peu mieux, mais que ce soit ça vraie mère, même niveau temporel je pense qu'il y a une quiche, ça fait un peu décousu. Où j'ai mal lu et mal compris. Enfin sinon, l'assemblée de Baba et Baba lui-même, j'aime beaucoup, tu as su leur donner vie et "consistance", avec chacun une vrai personnalité.. Rien que ça, c'est déjà beaucoup...
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Oh c'est mimi son histoire !!!

Enfin quand même un peu gore quand il re rentre dans sa mère. Je m'attendais vraiment pas à ce qu'il fasse ça et que même elle elle survive assez pour pouvoir se transformer !! Comme quoi ! Bon finalement il va peut être également raconté d'autres histoires xd

@+
-= Inxi =-
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