Aller au contenu
[EVENT] đŸč⚔ Chasse aux Monstres ⚔đŸč UN NOUVEAU MONSTRE EST APPARU ×
  • advertisement_alt
  • advertisement_alt
  • advertisement_alt

Epektazer

Membres
  • Compteur de contenus

    16
  • Inscription

  • DerniĂšre visite

Visiteurs récents du profil

Le bloc de visiteurs rĂ©cents est dĂ©sactivĂ© et il n’est pas visible pour les autres utilisateurs.

  1. La vache, ils ont pas lĂ©sinĂ© sur la ligne du cahier des charges : s'est pris un tire de melta des famille en pleine poire. Le mec Ă  l'air de tenir avec des agraphes et du scocht. Les premiĂšre seconde j'ai trouvĂ© ça vite fait, mais plus je le regarde et plis j'apprĂ©cie cette brutalitĂ© dans la DA. Ça contraste avec les artefacts et trophĂ©s Eldars Ă  sa ceinture. Le mec est un tueur d'Elfes, j'aime qu'il soit le contraire de la dĂ©licatesse.
  2. CĂŽtĂ© IW on Ă  la possible mention du soleil noir de Medrengard, le fer corrompu et "l'infinie gĂ©omĂ©trie..." etc.... CĂŽtĂ© WB, tout le reste, et surtout la conclusion : One by one they filed out of the temple, Isaiah amongst the last to leave. None spoke. There was no need. They all knew what they needed to do now, the word they must spread through the mountain city’s hidden network of cults ==> L'un aprĂšs l'autre ils se faufilĂšrent hors du templs, Isaiah parmis les derniers. Ils savaient tous ce qu'il leur restait Ă  faire, la parole qu'ils allaient devoir dispenser Ă  travers le rĂ©seau de cultes cachĂ©s dans la citĂ© montagneuse. Ah tient, il est question de porter le mot...
  3. Hello ! D'autres me corrigeront sans doute, mais il me semble que si rien ne le contredit explicitement, l'idĂ©e d'une force d'infiltration est de prime-abord contre-intuitive avec le concept du chapitre : ils ont les machines de guerre et les armes de siĂšges, on imagine donc plus facilement une force de ligne. Se faisant, on peut toutefois imaginer que la mise en place de l'une de ces reliques nĂ©cessite une intervention chirurgicale et preste en certain point critique de la zone d'engagement (couper un dispositif ennemi qui menacerait d'entrainer un dysfonctionnement dans l'activation de la relique, dĂ©tourner et s'approprier sur zone les ressources idoine Ă  son bon fonctionnement etc...) Tu peux mĂȘme lĂ©gitimer un engagement contre d'autres impĂ©riaux comme la volontĂ© d'effacer les "traces" d'une utilisation de l'arme aprĂšs son utilisation (c'est des DA aprĂšs tout...). Il me semble qu'il y avait Ă©galement une histoire d'armes d'une autre lĂ©gion empruntĂ©e et laissĂ©e en dĂ©pĂŽt, qui ne furent jamais rendu. Mais je ne me souviens plus trĂšs bien... Je laisse d'autres Ă©tayer et te rĂ©pondre mieux, EK
  4. Merci ça répond a mes interrogations. Je pense que me concernant, ma lecture était un peu distordue dans le sens du fanatisme (parce que j'aime beaucoup trop le grim). J'aime l'idée du champ de bataille comme temple, et si elle est canon, c'est encore mieux, je me la garde. Thx. Des exemples de chapitres dans ce cas de figure ?
  5. Hello les amis, Ça me paraĂźt flou. VoilĂ  bien longtemps que je n'ai plus consommĂ© de papier GW, mais je rattrape avec l'Omnibiblioteca, YT, et autres. J'ai eu une grosse coupure Ă©galement vers la sortie de la V4 jusqu'en... V9. VoilĂ  plusieurs fois que je vois des utilisateurs de ce forum arguer qu'exception faite des Black Templars (ou assimilĂ©s), les Spaces Marines croyants dans la divinitĂ© de l'Empereur sont trĂšs minoritaires. Qu'ils ressortent d'avantage du soldat surentrainĂ©, prĂȘt Ă  donner sa vie, astreint au mieux Ă  une spiritualitĂ© ou une philosophie de circonstance tenant d'avantage de la discipline de vie que de La Foi. Nonobstant que : - MĂȘme les primaris ont tendance Ă  ĂȘtre bardĂ©s des attribues de la superstition et de la bigoterie (BoĂźte Ă  ossement en odeur de saintetĂ© porte chance, parchemin enluminĂ© couvert de priĂšres etc... - Le style Gothique est une esthĂ©tique d'ascendance religieuse. - Ils ont des Chapelains (terme religieux) qui occupent au sein de leurs chapitres respectifs l'exacte fonction d'un pasteur au sein de sa congrĂ©gation. (Chapitre, tiens... encore un terme d'ascendance religieuse, monacale, plus prĂ©cisĂ©ment). - Ils sont regroupĂ©s dans des forteresses-monastĂšres. - Ils s'appellent frĂšres (bon, ils ont un patrimoine gĂ©nĂ©tique commun a posteriori, certes...). - Le lore V3 les dĂ©signait comme des moines-soldats, dont le temps est intĂ©gralement rĂ©partie entre l'entrainement, le combat et la priĂšre (cf le petit tableau qui dĂ©crivait la "journĂ©e type" d'un Space Marine, je crois). - L'HĂ©rĂ©sie reste l'un des principaux problĂšmes sociĂ©taux de l'ImpĂ©rium, dont la purgation fait, en outre, partie de leurs prĂ©rogatives. - Ils ne disent pas "Ă  bientĂŽt", mais "L'Empereur protĂšge". Etc... etc... Est-ce un vĂ©ritable retcon de la part de l'Ă©diteur (qui daterait par exemple du retour de Roboutes G et de la croisade Idomitus) ?, auquel cas, c'est quand mĂȘme bien bancal, imo, au vue des sur-couches d'identitĂ©s visuelles et thĂ©matiques qui continuent de leur ĂȘtre attribuĂ©es (me semble-t-il). Ou faut-il y voir une volontĂ© de lecture beaucoup plus personnelle, en provenance de la base, pour satisfaire Ă  l'adage : "la figurine qui vous reprĂ©sente sur le champ de bataille" (programme qui me laisse plus que tiĂšde, Ă  tout le moins....). Autrement dit, de polir un peu les aspĂ©ritĂ©s de l'armure Ă©nergĂ©tique pour se mieux rĂȘver la revĂȘtir. Merci pour votre lecture EK
  6. Epektazer

    [GW] The Rumor Engine

    Un personnage Iron Hand n'a pas Ă©tĂ© teaser par Valrak ? Ce pourrait-ĂȘtre un de ses appendices. Le livre Ă  l'air de ne pas ĂȘtre tenu par le modĂšle dans le mĂȘme sens que la photo (Peut ĂȘtre est-ce du Ă  l'orientation du lightening sur les doigts). On dirait plus quelqu'un en marche qui le tient vers le bas, lĂ©gĂšrement en retrait.
  7. Hello, je sais qu'on discute entre fans d'un univers fictif aux nombreuses facettes, dont la fonction premiĂšre est aussi de s'Ă©chapper un peu en imagination des carcans du quotidien, mais je tenais tout de mĂȘme Ă  rĂ©agir Ă  ça. J'ai peut ĂȘtre mal saisie le registre, mais je ne voudrais pas qu'on pense qu'il s'agit ici d'une VRAIE question Ă©thique. Dans la vraie vie, elle serait cynique, tout au plus. 1 : toute guerre "propre " est dĂ©jĂ , par sa nature, la condition de possibilitĂ© du crime de guerre. Et aucun crime de guerre perpetrĂ© n'a jamais amenĂ© la moindre desecalade. Faire jouer ainsi l'un contre l'autre revient formellement Ă  comparer la cause Ă  sa consĂ©quence, proposition qui se heurte Ă  un fort potentielle de caducitĂ©. 2) Aucun crime de guerre n'a jamais renversĂ© un rapport de force. Les crimes de guerre sont systĂ©matiquement l'expression d'un rapport de force dĂ©jĂ  installĂ©. Ils en sont la continuation, jamais l'alternative. Sur ce, je retourne dans l'ombre et prend toujours autant de plaisir Ă  vous lire et Ă  savourer la saga Ă©pique et grimdark de Warhammer. EK
  8. Epektazer

    Slaanesh et ses démons

    Salut, plus ou moins... l'évocation possÚde une sensualité et un imaginaire dont la force est démultiplié par rapport à la chose en soi/nue/achevée. Le sel de l'érotisme, c'est justement le presque vue, presque nue. Je serait un.e démon Slaanesh, je n'aurais sur moi que des drappés sans fonds qui rendraient fou, captureraient mes victimes. EK
  9. Yo, merci pour vos lectures. Oui c'est vrai, mais il nous parvient essentiellement au travers de sa lecture Romaine, j'ai donc plus tendance à l'assimiler à cette derniÚre période. Mais cela ne desservira pas le reste de mon propos, bien au contraire, qui est que : si on peut trouver des liens entre la philosophie du portique et la race fictive des Eldars, c'est parce que la dite philosophie, comme doctrine et discipline de vie, ramasse et synthétise bon nombre d'aspects et de paradigmes fondamentaux de la civilisation hellénique (ce qui explique d'ailleurs en partie son succÚs chez les Romains). Je persiste et signe, une fois dépassée cette coïncidence opportune, littérature & conception philosophique sont pour moi des notions de nature beaucoup trop hétérogÚne en regard du lore pour permettre une réelle et substantielle démarche comparative. Je trouve cette derniÚre question intéressante oui, mais imo elle est différente de celle qui inaugure ce fil de discussion.
  10. Hello, Je salue l'initiative et l'intĂ©rĂȘt mais pense pour ma part qu'il est assez vain de descendre si prĂ©cisĂ©ment en catĂ©gorie, notre millĂ©naire favori Ă©tant un patchwork plus ou moins inspirĂ© de divers sources culturelles. Pour rĂ©pondre sur les Asuryanis prĂ©cisĂ©ment, on retrouve, il est vrai, une forte inspiration antique europĂ©enne, qui correspond d'avantage pour moi au grand Ăąge classique hellĂ©nique, bien plus que les latins plus tardif (qui Ă©taient stoĂŻciens). DĂ©jĂ , l'aspect civilisation idĂ©ale Ă©teinte, surclassant toutes les autres par sa science. La recherche invariante d'une voie modĂ©rĂ©e et stable face Ă  l'hubris (ainsi que de la NĂ©mĂ©sis qu'elle promet Ă  quiconque s'en approche un peu trop). Les citoyens soldats prenant les armes pour dĂ©fendre leur citĂ© (l'hoplite athĂ©nien). Le mot Archonte qui est grec et dĂ©signe une fonction politique (un fonctionnaire athĂ©nien, il me semble, mais je ne suis plus sĂ»r...). Le dieu moqueur qui est un calque de Dionysos, dieu de l'ivresse fertile, du dĂ©voiement des apparences et surtout de la TragĂ©die / ComĂ©die, rassemblement civique et artistique placĂ© sous son patronage Ă  l'occasion des grandes Dionysies, qui comptent parmi les plus importantes manifestations religieuses annuelles de la citĂ© d'AthĂšnes. On remarquera qu'il s'agit ici d'avantage de donnĂ©es culturelles que proprement philosophiques. EK
  11. Hello, personne ne l'a mentionnĂ© - et c'est peut ĂȘtre pas trĂšs important -, mais quitte Ă  "sourcer" les inspirations historico-culturelles des primarques, l'empereur romain Neron m'a toujours semblĂ© ĂȘtre l'un des grands modĂšles ayant inspirĂ© Fulgrim. (Tout comme Roboutes est clairement inspirĂ© de la sĂ©quence hĂ©gĂ©monique et plus "lumineuse" du mĂȘme empire : Hadrien, Marc-Aurel, et bien sĂ»r Jules CĂ©sar plus loins en arriĂšre ; au passage, relevons Ă©galement que la livrĂ© des lĂ©gions romaines rĂ©servait le bleu marine pour la garde pretorienne, la garde rapprochĂ©e du CĂ©sar). SPQR.
  12. Epektazer

    Le ruban d'Aléda

    J'ajoute cette suite que j'avais rĂ©digĂ©, pour ceux qui seraient intĂ©ressĂ©s. Bonne lecture ; ) Douze ans s’écoulĂšrent avant que je ne revois SimĂ©on. * Je retrouvais enfin l’aube bleutĂ©e et Ă©ternelle de Gizeh secondus aprĂšs plusieurs longues semaines d’engagement dans le secteur AzorĂ©tien. La planĂšte aux Ă©tendues gelĂ©es tournait toujours la mĂȘme face Ă  sa petite Ă©toile, une naine bleutĂ©, elle-mĂȘme prise en rotation autour d’un second astre rougeoyant, Gizeh Alpha. Le rĂ©fectoire de la Clef de feu Ă©tait bĂąti sur la ligne mĂ©ridionale qui dĂ©marquait la nuit perpĂ©tuelle et glacĂ©e de la lumiĂšre figĂ©e. Comme Ă  mon habitude, mon contingent Ă  peine dĂ©barquĂ©e, je me rendit immĂ©diatement Ă  la chapelle des mortes avant mĂȘme de m’ĂȘtre dĂ©lestĂ© de mon armures. J’allait y rĂ©vĂ©rer l’holo-portrait de Volodine, tombĂ©e Ă  mes cĂŽtĂ©s quelques annĂ©es en arriĂšre, lors de la grandes pacification de la bordure Icarienne IV. Le petit Ă©difice se trouvait Ă  la pointe de l’aile ouest du complexe, juchĂ© sur les hauteurs du chemin de ronde. J’enjambais les milles-quatre-cents noms des premiĂšres soeurs rĂ©unie sur Gizeh, gravĂ©s sur le plastobĂ©ton blanc qui menait Ă  son parvis quand un servo-crĂąne fondit sur moi en fendant la neige. La voix encodĂ©e dĂ©bita Ă  toute allure le numĂ©ro d’accĂšs de la transmission Ă  travers les grilles de son auto-vox, avant d’annoncer que je faisais l’objet d’une procĂ©dure sixtaine prosegora de deuxiĂšme degrĂ©s - ce qui signifiait que j’étais attendue toutes affaires cessantes par la prieure. « l’Empereur protĂšge », conclut la bande monocorde avant que son support ne dĂ©guerpisse se nicher dans l’une alcĂŽve en surplomb. « Si c’est encore une affaire de peinture
 » commençais-je Ă  soupirer Ă  part moi avant de me ressaisir et prendre la direction des annexes. La prieure supplĂ©ante LĂ©opoldine avait Ă©tĂ© dĂ©pĂȘchĂ©e depuis OphĂ©lia VII afin de succĂ©dĂ© Ă  la rĂ©vĂ©rende chanoinesse, Ă©teinte Ă  l’ñge de deux-cent-quatorze ans, comme guide spirituel et opĂ©rationnel de la Clef de feu. En tant qu’ordre mineur exceptionnel, nous tombions sous le protectorat directif du Couvent Sancturum, qui pilotait toutes nos campagnes dans les trĂ©fonds du Segmentum, au pieds du ruban d’AlĂ©da. Soeur SalomĂ©, peu avare en parole dĂšs lors que se prĂ©sentait l’occasion de sermonner ses paires, et moi la premiĂšre, soutenait au contraire que notre bien-aimĂ© chanoinesse n’avait mentionnĂ©e aucune successeur Ă  son grand-oeuvre, car elle vit, dans la derniĂšre vision que lui offrit le TrĂŽne, qu’il ne se trouvait pas une Ăąme parmi nous qui ne soit dĂ©jĂ  perdue. VoilĂ  pourquoi, sifflait SalomĂ© Ă  qui voulait bien l’entendre, la rĂ©vĂ©rende chanoinesse Ă©tait morte la tĂȘte contorsionnĂ©e dans ses draps, ayant Ă  l’ultime instant cherchĂ©e Ă  dĂ©tourner les yeux. DrapĂ©e de la pourpre enluminĂ©e d’or et coiffĂ©e de la toque Ă©nnĂ©agonale qui rappelaient Ă  tous les sources sacerdotales de son autoritĂ©s militaire et administrative, la prieure Ă©tait une femme aux traits replets. Orgueil soulignant son statue d’étrangĂšre et d’autoritĂ© suprĂȘme parmi-nous, son visage oval Ă©tait encadrĂ© d’une longue et dense chevelure blonde s’échappant des rebords de sa toque. FrivolitĂ© apparente qui ne manquait pas de trancher avec l’unique et courte tresse juchĂ©e au sommet du crĂąne oblong de Vertencia, Ă©levĂ©e Prima Dogmata du prĂ©ceptoire depuis la campagne du missionariat Criola. Je m’agenouillais et esquissais Ă  l’attention de chacune un salut rĂ©vĂ©rencieux en signants mon bustes de l’aquila impĂ©rial. « Soeur Galata, me salua la prieure, votre empressement Ă  honorer les martyrs est digne d’exemplaritĂ©. — C’est vous qui les honorez de vos paroles, votre Excellence. — Gardez-vous de trop d’enthousiasme dans cette activitĂ© ma soeur, m’assĂ©na immĂ©diatement Vertencia d’une voix emprunte de sĂ©vĂ©ritĂ©. Ce n’est qu’en purgeant l’égarĂ© par le feu qu’on honore les martyrs, non pas dans la frĂ©quentation prolongĂ©e des images. (Nous y voilĂ , pensais-je
). Les images saintes sont les pieds du cultes, poursuivit-elle, mais elle sont aussi la quintessence des mille qui pour chacune sont tombĂ© dans l’oubli, humbles et juste serviteurs du CrĂ©do. PrĂ©munissez-vous de l’orgueil et de la morgue des oisifs, chaque soeur qui meure en portant la lumiĂšre soulage un peu plus le chagrin de l’Empereur, mais personne sinon Lui n’à droit d’appeler martyr l’une de ses crĂ©atures. Qui pense que les images nous sauvent de l’oubli perverti leur leçon. Au contraire, leur tĂąche est de nous libĂ©rer de sa crainte et d’y plonger avec rage !, cessez d’enluminer la moindre de vos soeurs d’armes occis Ă  Son service comme une images Ă©ternelle, mais apprenez Ă  pleurer sur elles comme vous pleurez la multitude anonyme. C’est en se sens seulement que se lisent les images : elles vous soulagent d’attacher trop d’importance Ă  la mĂ©moire des cohortes ainsi qu’à la vĂŽtre. Dans la propagande sainte coule la mĂȘme Ă©ternitĂ© qu’entre les lignes du CrĂ©do, leurs suprĂȘmes simplicitĂ© contient dĂ©jĂ  tous les morts Ă  venir. Nulle besoin de vous fatiguer Ă  les amender par soucis de votre propre trĂ©pas. — Votre enseignement est dur Dogmata, mais juste. — Bien !, coupa la prieure en soulignant son ton impĂ©ratif d’un geste ample qui fit onduler le feuillage de ses robes. Cantus ! ». Des ombres feutrĂ©es de l’anti-chambre s’avança une silhouette maigrichonne. ArrivĂ©e au niveau des deux supĂ©rieures, la petite chose baissa les yeux, semblant hĂ©siter un instant Ă  aller plus en avant. Puis, appliquant l’index sororal dans lequel elle trouva sans doute un refuge utile, et constatant que j’étais toujours agenouillĂ©, elle s’agenouilla Ă  son tour devant moi, s’efforçant de s’incliner encore plus bas que je ne l’étais, comme de coutume chez les novices (ce qui n’était pour elle pas trĂšs difficile, il est vrai). « Voici la cantus SimĂ©on, parvenue au terme de sa propĂ©deutique entre les mains des abbesses-instructrices de la Schola Progenium Prioris - louĂ©es soit sa lumiĂšre Ă©ternelle -, d’oĂč elle Ă  ensuite Ă©tĂ© affectĂ©e au Calice d’EbĂšne - que l’Empereur l’honore. Maintenant passĂ©e cantus, elle achĂšvera sa formation entre les mains de la Clef de feu jusqu’au degrĂ©s constantia - si l’Empereur le veux et comme le TrĂŽne l’entendra -, afin d’ĂȘtre initiĂ©e aux arts multiples de la guerre et des savoirs sur la maĂźtrise desquels reposent nos opĂ©rations en bordure galactique, aprĂšs quoi nous dĂ©libĂ©rerons sur ce qu’il sera utile de dire concernant son futur. Galata ». A mon nom, je me levait, cependant que SimĂ©on restait prostrĂ©e. Durant le laĂŻus de la prieure, nos regard se jaugĂšrent en un Ă©claire. Ses cheveux Ă©tait toujours aussi roux, coupĂ©s au bol dans le pure style novice du couvent Prioris, couvrant son large front blanc d’un arc presque rouge. Etonnamment, ses yeux topazes ne recelaient que trĂšs peu l’esprit farouche et tĂ©mĂ©raire que je m’attendais Ă  trouver. Au contraire, ils paraissaient emprunt d’apprĂ©hension, mĂȘlĂ©s de la profondeur de l’éveil. C’était le regard d’une authentique LĂ©gatine fixant les mouvements de la ligne adverse avant l’assaut. Un regard triste qui rayonnait d’une parcelle de glace antĂ©diluvienne autant que du silence de l’éternitĂ© spatiale. « Le trĂŽne me garde », pensais-je, et je sentis dans cette sentence qu’elle n’était pas nĂ©e de mon cerveau, mais correspondait davantage Ă  la concrĂ©tion en mots du frisson qui venait d’électriser ma colonne vertĂ©brale. « Le ruban d’AlĂ©da ! ». Il ne me fallut qu’un quantum d’instant pour que me revienne en tĂȘte l’intĂ©gralitĂ© de l’épisode du rituel d’inclusion chapitral des astartes, douze annĂ©e en arriĂšre. C’est une enfant venue d’un monde oĂč le miroitement du ruban n’était jamais absent du firmament, de jour comme de nuit. Elle porte le ruban d’AlĂ©da dans les yeux !, la promesse des confins, le voile pudique du vide, la frontiĂšre consacrĂ©e, la bordure des bordure de l’ImpĂ©rium Sanctum. « Cantus SimĂ©on, poursuivit la prieure avec une douce indiffĂ©rence, la soeur militante Galata supervisera les enseignements qui vous seront promulguĂ©s au sein de l’Ordre et en assumera elle-mĂȘme une partie. Elle rĂ©pondra de vous et comme le veulent les clauses ordonnatrices rattachĂ©es aux us du prĂ©ceptoire, vous partagerez sa cellule. Vous aurez en sus, en plus de vos heures de formations, d’astreintes Ă  la priĂšre, de dĂ©vouement aux tĂąches de la communautĂ©, de mobilisations sagaces sur les théùtre d’opĂ©ration afin d’éprouver votre capacitĂ© Ă  combattre ou mourir, le devoir de seconder la soeur militante Galata dans son travail Ă  l’atelier, oĂč elle mettra un soin tout particulier Ă  vous inculquer la science des icĂŽnes et la Cartitaris Propaganda, le saint artisanat qui parle d’une main aux trĂšs pauvres avec les mots sans mots et offre de l’autre l’humilitĂ©, la peur et la dĂ©votion qui prĂ©munie la richesse d’ĂȘtre trop dispendieuse en salive. L’Empereur protĂšge, rompez ». Et sur ces mots, la prieure tourna les talons derechef dans le concert silencieux de ses ecclĂ©siales pans de robe. « Et tachez de vous souvenir que le bolter est l’unique pinceau dont vous ne puissiez jamais vous passer ! », ajouta Vertencia en lui emboitant le pas, ne prenant mĂȘme pas la peine de prĂ©ciser Ă  laquelle, de moi ou SimĂ©on, elle avait entendue promulguer sa sentence. De toutes Ă©vidence, m’astreindre une cantus jusqu’en cellule participait autant d’une dĂ©marche punitive que d’une mise Ă  l’épreuve. La permissivitĂ© offerte par la clause ordonnatrice hĂ©tĂ©rodoxe de l’Ordre rendait confuse mon apprĂ©ciation de la scĂšne qui venait d’avoir lieu. Comme ordre exceptionnel s’appuyant sur des effectifs restreint Ă  haut degrĂ©s de spĂ©cialitĂ©, la structuration opĂ©rationnelle et la clĂ©ricature de la Clef de feu reposait entiĂšrement sur la plasticitĂ© et la division spĂ©ciale des tĂąches. Il est vrai qu’il n’était pas rare au sein du prĂ©fĂ©ctoire d’attribuer Ă  des militantes la supervision doctrinale et martiale d’une aspirante. AprĂšs tout, les conventions ecclĂ©siales de la Schola Progenium surveillaient attentivement le parcours de chaque novice dĂšs son dĂ©part de la planĂšte sainte. Je n’avait pas Ă  me prĂ©occuper de leur dĂ©cision, et si les abbesses-instructrices avaient jugĂ©es opportun que SimĂ©on accomplisse ses degrĂ©s sous la coupe d’une militante et maĂźtre d’oeuvre propagandiste de la Clef de feu, qui Ă©tais-je pour remettre en cause leur clairvoyance ? Mais assurĂ©ment, la prĂ©sence de la Dogmata Ă  cet entretient en disait aussi assez long, sans avoir en plus besoin d’entrer dans le dĂ©tail de son sermon en forme d’obscure parabole. SimĂ©on s’en rendait-elle seulement compte ? Avait-elle dĂ©jĂ  passĂ©e suffisamment de temps dans les anti-chambres de l’Adepta ? Avez-t-elle d’ailleurs seulement conscience qu’elle se trouvait dans le mĂȘme sous-secteur qui l’avait vue naĂźtre, aprĂšs avoir transitĂ© par le Monde TrĂŽne, Ă  l’exacte opposĂ© de la Galaxie ?, et qu’elle avait Ă©tĂ© offerte en cadeau Ă  la rĂ©vĂ©rende chanoinesse MĂ©garĂ© par un seigneur de guerre astartes ? Non, de toutes Ă©vidences : comme nous toutes, les soeurs Pronatus avait pris soin de la soumettre Ă  leur sonde dĂšs les premier jour de son sĂ©minaire Ă  la Schola. Elle n’avait conservĂ©e aucune mĂ©moire de ce qu’elle fut, son existence dĂ©butait dans la vaste Curie du convent Prioris, Ă©clairĂ© par son monumental soleil artificiel. Une feuille blanche, sur l’entĂȘte de laquelle on avait Ă  inscrit les seize maximes impĂ©ratives de l’Adepta Sororitas. Son origine, sa seule provenance, le premier de ses souvenirs. Elle se tint coite devant moi. Attendant certainement une rĂ©action de ma part. En mĂȘme temps que je tĂąchait de rĂ©frĂ©ner mes questions, je dĂ©taillais Ă  loisir son petit visage au menton rectangulaire et aux joue creuses, dĂ©jĂ  partiellement endurcie par la discipline de ses anciennes maĂźtresses. VĂȘtu de la bure bleue claire des cantus du Segmentum Solar (une livrĂ©e qui n’était pas en vigueur ici, il faudrait y remĂ©dier), son coup encore dĂ©licat surmontait un buste presque plat, pour son Ăąge, oĂč l’on devinait poindre sous le revers brodĂ© de son col un Ă©piderme tachetĂ© de pastilles brunes, ocres et ors. « Soeur Galat
 ». J’agrippais pĂȘle-mĂȘle son oreille et une partie de ses cheveux pour l’envoyer cogner brutalement contre l’une des armoirie de l’anti-chambre, sans lĂącher ma prise. « Jamais tu ne m’appels ta soeur ! C’est ‘superviseur’, ou ‘maĂźtre d’oeuvre’ si nous sommes Ă  l’atelier !, mĂȘme pas ‘soeur militante’ !, je te l’interdit !, pour moi et aussi longtemps que ça me chante tu ne vaux pas plus qu’une catin des cercle infĂ©rieur de Basilium ! (Je la fit cogner une seconde fois) Si je t’adresse la parole tu rĂ©ponds ‘superviseur’ en te signant de l’aquila, ou seulement 'superviseur’ en opĂ©ration. Tu n’as le droit de parler Ă  personnes sauf sur mes ordres, mĂȘme pas une novice ou une autre cantus, et si l’une de mes soeurs te parles sans m’avoir expressĂ©ment demandĂ©e la permission tu as ordre de la frapper et d’en assumer seule les consĂ©quences, est-ce que c’est clair !? — Oui super
 (TroisiĂšme fois). Si je t’ordonne d’arrĂȘter de respirer tu arrĂȘtes de respirer mĂȘme s’il faut que t’en crĂšves ! Je sais pas quelles hĂ©rĂ©sies t’ont fourrĂ©e dans le crĂąne les dialogus du Calice mais je te jure que je vais te les ressortir par le nez plus rapidement qu’un ost custodien en expĂ©dition punitive ! (QuatriĂšme) Je suis une soeur militante de la Clef de feu et t’as pas la moindre idĂ©e de ce que ça implique !, je suis une soeur de bataille !, l’écume de rage Ă  la commissure de Ses lĂšvres ! (CinquiĂšme) A la moindre faute je te crĂšves parce qu’ici il n’y a (sixiĂšme) que la guerre (septiĂšme) ». J’achevais en l’envoyant paĂźtre Ă  terre et prenait la direction de la sortie. Au niveau de la porte, je jetais dernier un regard en arriĂšre. « Cantus ! — Superviseur
, dit-elle en levant maladroitement son corps endoloris pour se signer, la moitiĂ© du visage rouge et bombĂ©e. — Que vous apprĂȘtiez-vous Ă  me dire ? — Une question superviseur, mais vous venez d’y rĂ©pondre, superviseur. — Bien ». Je constatais avec satisfaction qu’aucune affection de perçait dans sa voix. « En sortant d’ici, redescendez toutes les marches que vous trouverez pour gagner le prieurĂ© du prĂ©ceptoire, il jouxte la coure d’armes. De lĂ , il vous sera facile de suivre le couloir d’accĂšs aux cellules. Gagnez la 356XV-bis, c’est celle que je partage avec soeur SalomĂ©. Vous choisirez un angle pour y jeter vos effets. Ma remise est celle qui se trouve sur la droite en entrant. Vous y trouverez un mĂ©dikit avec lequel vous tĂącherez de vous arranger un peu. Chaque jour et chaque soir, j’exige de vous une rĂ©citation des passages de mon choix prĂ©levĂ©s dans le Canon et par laquelle vous me prouverez votre parfaite maĂźtrise des accentuations imposĂ©es par la liturgie. Vous commencerez par la deuxiĂšme strophe du DeutĂ©ronome immatĂ©riel et le huitiĂšme appendice du catĂ©chisme des nĂ©mĂ©sis de Sainte-CĂ©cile. AprĂšs quoi, vous vous accorderez trente minute pour en mĂ©diter le sens, et accomplirez les huitiĂšmes et treiziĂšmes segments de la Prana-gymnia afin de parfaire vos muscles aux aptitudes des guerriĂšres. Quand vous aurez fini, rejoignez-moi Ă  la chapelle des mortes afin que je vous instruise de ce qu’il vous est utile de connaĂźtre concernant votre nouvel ordre de rattachement. L’Empereur protĂšge ». En marchant vers le quartier des artificiĂšres pour y ĂŽter mon armure et en faire recenser les piĂšces, je permis Ă  ma satisfaction d’apaiser un tant soi peu mon trouble. Je pensais aux yeux de la Sainte-Ursule bĂ©atifiĂ©e que je destinais Ă  la fresque du Temple de garnison des ordos d’Extreach prime. * Il lui manquait une joue. La partie gauche de son visage Ă©tait enfoncĂ©e de plusieurs centimĂštres sous la partie droite, oĂč l’articulation arriĂšre de sa mĂąchoire avait perforĂ©e la gorge. En ĂŽtant casque, le tout avait menacĂ© de se disloquer complĂštement entre mes mains. MalgrĂ© mes efforts, je n'ai rien pu faire pour les yeux. * J’entendit qu’on s’avançais dans la Chapelle. Je m’arrachait Ă  la contemplation de l’holo-portrait et coupait l’interrupteur. Le visages dĂ©formĂ© grĂ©silla un instant, puis le rouleaux se rĂ©tracta jusque dans son orifice en faisant ronronner son moteur. « Vous pouvez entrer, cantus », dis-je, percevant qu’on s’était arrĂȘtĂ© Ă  l’orĂ©e de la nef. Le visage de SimĂ©on Ă©tait maintenant couvert de grosses ecchymoses. Quand elle m’aperçut, elle s’empressa de se signer. J’avançais jusque’à la quintuple rangĂ©e de candĂ©labres de la travĂ©e et m’empara d’un cierge encore allumĂ© pour propager sa flamme aux autres. « Il suffit ». Elle laissa retomber ses mains le long de son corps et releva la tĂȘte pour suivre mon mouvement Ă  mesure que j’approchais d’elle, mon cierge toujours Ă  la main. Je m’emparais de son front pour inspecter la face tumĂ©fiĂ©e de son visage Ă  la lumiĂšre. Je senti sa respiration courir sur mon poignet et constatais qu’elle ne trahissait aucune peur. Elle Ă©tait calme, rĂ©guliĂšre, patiente. Je la repoussait en arriĂšre et allais m’installer sur un bancs en rĂ©ajustant le col de ma bure. « RĂ©citez » PlantĂ© sur place, elle entama les dĂ©casyllabes caractĂ©ristique du DeutĂ©ronome immatĂ©riel, laissant trainer la mĂ©lopĂ©e sur les derniers quatrains, en bonne scholiaste. Elle avait la voix bien plus grave que je ne m’y serais attendu. « Et tous les saints sortiront de terre, toutes les Ă©toiles y descendront ». * Il y avait Volodine qui courrait quelques mĂštres seulement devant-moi et l’instant d’aprĂšs, rien qu’un rideau de terre brune obstruant la totalitĂ© de mon champ de vision. J’eu juste le temps dĂ©raper et de me recroqueviller en me couvrant la tĂȘte. Un grondement assourdissant fit vibrer toutes les jonction de mon armure et le sol retomba sur moi en pluie fine. Je parvins Ă  me relever malgrĂ© la persistance du grondement. J’étais totalement sonnĂ©e, les couleurs imprimaient de longs filaments sur mes rĂ©tines alors que je bougeais douloureusement la tĂȘte. Volodine n’était plus, remplacĂ©e par le cockpit de l’appareil qui venait de s’écraser sous mon nez et d’oĂč Ă©mergeait le buste meurtris d’un artilleur empalĂ© sur un dĂ©bris, en travers de la vitre. * « C’est assez, passez Ă  la huitiĂšme appendice du catĂ©chisme. — Superviseur. — Quoi ? — Le catĂ©chisme des nĂ©mĂ©sis de Sainte-CĂ©cile ne comprend que cinq appendices. — Eh bien (je soupirais, m’efforçant de prendre l’air le plus imperturbable possible), laquelle avez-vous choisis ? — La cinquiĂšme, superviseur ». Je l’invitait Ă  dĂ©buter d’un geste sommaire, calais mon coude sur mon genou et enfonçais mon menton dans ma paume. J’aurais pu forger un aphorisme pour travestir la faiblesse de mon Ă©tourderie en enseignement pieu. Une vrai militante, aurais-je pu aboyer en tirant sa petite main vers les candĂ©labres et la morsure des flammes, une vrai militante aurait fermĂ© le livre et l’aurait rouvert en s’en remettant Ă  l’Empereur et son TrĂŽne jusqu’à ce que le huitiĂšme appendice vienne Ă  apparaĂźtre sous ses yeux plutĂŽt que d’avoir la dĂ©fiance de rĂ©interprĂ©ter chichement les instructions de sa supĂ©rieur en choisissant l’appendice numĂ©riquement plus proche. Mais j’étais lasse. Je rĂ©alisais que je n’avais pris aucun repos depuis mon retour du front. Elle aurait au moins pu choisir le premier, me dis-je en l’écoutant dĂ©tacher nettement ses ĂŻambes. Celui qui traite de la purgation des peurs, Ă  moins que ce soit dans les PrĂ©ludes Ă  l’holocauste attribuĂ©s Ă  l’Archi-diacre de SĂ©paphos sixte ? « Bien, dis-je en me relevant pour l’interrompre. C’est suffisant. Vous placez mal votre souffle, c’était tout ce dont je voulais m’assurer. Vous vous trainez comme un serviteur dĂ©fectueux. Je n’ai pas vue tomber mes soeurs au champ d’honneur aujourd’hui pour gaspiller mon Ă©nergie Ă  prĂȘter plus longtemps l’oreille Ă  vos vagissements. TĂąchez de faire mieux demain et sachez que je mĂ©nagerais moins mon courroux. Celle qui ne sait pas respirer correctement ne portera un tir Ă©mĂ©rite que par l’artifice de la chance, un facteur dont vous apprendrez vite Ă  vous dĂ©faire. La respiration prĂ©cĂšde l’esprit. Nous la recevons en hĂ©ritage, elle nous traverse de part en part et c’est pourquoi elle est la premiĂšre et la plus fidĂšle image de la guerre. Venez ». Je l’emmenais jusqu’à l’abside de la chapelle. Un grand portrait en pied de la rĂ©vĂ©rende Chanoinesse rĂ©pondait Ă  une immense tapisserie reprĂ©sentant les soeurs des quatre ordres prĂ©dĂ©cesseurs rĂ©unies, foulant pour la premiĂšre fois le sol de Gizeh secondus dans leurs anciennes livrĂ©es. Entre les deux, magnifiĂ© par les voĂ»tes axiales de la chapelle reposait l’imposant gisant de MĂ©garĂ©. Un bloc monolithique creusĂ©s de bas reliefs. A son sommet, une chimĂšre Ă  tĂȘte de lion conservait jalousement le heaume de combat de la vieille soeur, tandis qu’à ses pied, assis sur le rebord du bloc, un petit chĂ©rubin de pierre se couvrait le visage de ses mains en signe d’éternelle affliction. « Que vous a-t-on dĂ©jĂ  appris au sujet de la Clef de feu ? — C’est un ordre dĂ©tachĂ©, placĂ© sous le patronage de la rĂ©vĂ©rende Chanoinesse MĂ©garĂ©, du Calice d’EbĂšne, pour opĂ©rer aux confins et pacifier la bordure orientale. — C’est juste, nous avons l’isolement et la solitude pour condition, nos interactions avec le reste de l’Imperium sont rares et couteuses. A vrai dire, nous sommes l’Imperium. La majeur partie de mes soeurs proviennent comme vous de la Schola du couvent Prioris, nous sommes l’exemple, le bastion. — Superviseur, la prieur LĂ©opoldine n’est-elle pourtant pas la porte-voix du couvent Sancturum ? — OphĂ©lia VII est plus proche. La foi des filles de Terra est un outil dont l’Abesse SuprĂȘme honore la prieur supplĂ©ante. Nous somme une arme, notre salut est dans l’obĂ©issance. — Superviseur, s’il revient Ă  la Clef de feu d’assumer le protectorat de la bordure orientale en expurgeant les sĂ©ditieux, pourquoi opĂ©rer toujours de plus en plus loins derriĂšre le Ruban d’AlĂ©da ? (Parce que nous fuyons ma pauvre fille, nous fuyons le mal qui ronge le coeur de la galaxie et nous isole un peu plus chaque jour du Monde TrĂŽne, nous ne protĂ©geons personnes, nous ouvrons seulement la route au troupeau) — L’expansion et le colonialisme sont les vertus doctrinales du protectionnisme, dis-je d’un ton pĂ©dagogue et dĂ©tachĂ©. (VanitĂ©, si seulement je pouvais abrĂ©ger et dormir) ». Je l’invitais Ă  se dĂ©tourner du portrait, laissant derriĂšre-nous les yeux en amande, la fraise et le chapelet de la Chanoinesse pour l’amener devant la tapisserie des ordres. « DĂ©crivez-moi ce que vous voyez. — Je dirais qu’il s’agit de la geste inaugurale de la Clef de feu, superviseur. Dans le ciel, on aperçoit le ruban, symbole de son cheptel. L’aquila bicĂ©phale guide le groupe de soeurs. Au centre, c’est sans doute la rĂ©vĂ©rende Chanoinesse MĂ©garĂ©, bien qu’elle soit ici revĂȘtue comme une guerriĂšre du Calice. Elle est parĂ©e des attributs traditionnels : le serpent des ordres hospitaliers est dressĂ© Ă  ses pieds ; d’une main, elle brandit le CrĂ©do ; de l’autre, sa paume ouverte soutient la clef aux trois encoches, Ă©cusson de la nouvelle fondation. Elle est cernĂ©e de deux militantes paradant avec les armes saintes : le bolter et le lance-flamme, rappelant Ă  quiconque que la suprĂ©matie militaire est le pilier de l’EcclĂ©sia. Le compas que tient la soeur aux deuxiĂšme plan indique sa mains-mise sur les cercles du Pontus Sorora. Et
 ici, la jarre que cette soeur dĂ©verse au sol Ă©voque l’oeuvre Sabine, l’avant-garde qui rĂ©pand l’eau bĂ©nite pour rendre propice aux semonces du TrĂŽne d’Or les nouveaux mondes. — Vos prĂ©-requis en propagande vous honores, cantus. La Clef de feu rĂ©unie sous le pouvoir militant une pluralitĂ© de traits et d’usages hĂ©tĂ©roclites. Notre grand isolement exhorte chacune Ă  repousser les limites de ses fonctions. Notre puissance de frappe repose sur un vaste rĂ©seaux d’informatrices, nous adjoignons des missions d’effectifs restreints dans les cercles des gouverneurs planĂ©taires, nous devons nous occuper de collecter, d’interprĂ©ter et d’archiver nous-mĂȘme les Ă©ventuelles dĂ©couvertes que nos raids saints nous amĂšnent frĂ©quemment Ă  faire au-delĂ  du ruban. Et nous avons appris Ă  nous passer autant que faire se peut des prĂ©lats de mars. Les prĂȘtres rouges sont tolĂ©rĂ©s dans les ailes du prĂ©cĂ©ptoire ouvertes Ă  l’engeance mĂąle, bien sĂ»r, mais
 mais la majeure partie du temps, nous entretenons seules notre arsenal. C’est assez pour aujourd’hui, cantus. — Superviseur. — Quoi ? — Qui est la soeurs qui se tient derriĂšre cette militantes, prĂšs de la chanoinesse ?, elle ne ressemble pas à
 » Je n’écoutais dĂ©jĂ  plus. Une odeur cuivrĂ©e venait de parvenir Ă  mes narine Ă  travers l’air froid et sec de la chapelle. Typique de l’ionisation d’un rayon nomade en train de se stabiliser. Une tĂ©lĂ©portation. Je me jetais de tout mon poids sur SimĂ©on. Nous heurtĂąmes violemment le sol, Ă©vitant de peu les rayons laser qui calcinĂšrent la tapisserie. Je la poussait brutalement jusque derriĂšre le gisant alors qu’une nouvelle salve m’atteignit au mollet. AdossĂ©e Ă  la pierre du tombeau, je serrais mes dents Ă  m’en dĂ©faire la mĂąchoire. Mes yeux s’injectĂšrent. L’irradiation se propagea comme une vague Ă  l’ensemble de ma jambe. Je cherchait Ă  agripper sans y parvenir le kriss attachĂ© Ă  ma ceinture ventrale, sous ma bure. C’était peine perdu. Tous mes muscles se guindaient de douleur. J’entendis le claquement de leurs semelles se ruer dans l’abside en mĂȘme temps que la main de SimĂ©on courrait sur ma peau, cherchant Ă  s’emparer de mon arme. TĂ©mĂ©raire mais inutile. Dans moins d’une seconde ils seraient sur nous. Elle aurait au moins l’honneur de mourir en vrai militante, contrairement Ă  moi. La dĂ©tonation d’une rafale soutenue de bolter retentit Ă  l’entrĂ©e de la chapelle. Les amorces auto-propulsante mirent Ă  feu les projectiles juste au-dessus de nous, bien aprĂšs qu’ils aient pourfendus leurs cibles. Ils se fichĂšrent dans les voutes de l’abside, causant une sĂ©rie d’explosions cadencĂ©es dans un malstrom de gravas et de fumĂ©. Cette fĂ©lonne utilisait des munitions d’assaut Ă  bout portant
 « Pensez-vous ma soeur !, vocifĂ©ra la voix de SalomĂ© en se rĂ©verbĂ©rant dans l’édifice, j’ai couru tout le prĂ©fĂ©ctoir pour vous avertir qu’une chienne avait installĂ©e sa taniĂšre dans notre cellule, juste au pied de votre lit, sans doute pour y mettre bas ». Les derniĂšres douilles finirent de rouler Ă  ses pieds dans un tintement mĂ©tallique. « Mais en l’entendant maintenant glapir depuis l’autre bout de la nef, j’ai bien peur, chĂšre soeur, que nous ayons en fait affaire Ă  une truie ». Lorsqu’elle nous dĂ©couvrit, recluse derriĂšre le gisant, je ne pu guĂšre faire mieux que m’arc-bouter en agitant les bras dans un rĂąle. J’étais avachie sur SimĂ©on, qui serrait ma tĂȘte contre elle pour empĂȘcher mes spasmes de me faire heurter la pierre. SalomĂ© haussa un sourcil indiffĂ©rent. Elle aussi Ă©tait en bure, un premier bolter en bandouliĂšre, l’autre dans sa main, le canon encore fumant. D’autres soeur parvinrent derriĂšre-elle et tout autour. Dans le prĂ©fĂ©ctoir, des alarmes s’étaient mise Ă  raisonner. « Pas de panique, cantus. Un tire de laser essuyĂ© sans protection sature souvent le systĂšme nerveux. Une armure d’adamantium aurait absorbĂ©e la majeure partie de la charge, mais là
 Fourre-lui ça entre les dents en attendant ». J’agrippait rageusement avec ma bouche le manche du couteau que SalomĂ© venait de tendre Ă  la cantus. L’effort me soulagea, et peu Ă  peu, Ă  mesure que mes membres se calmaient, le monde alentour s’évapora.
  13. Et sinon merci Falinor pour la vidéo c'est tout à fait dans le gout... ; )
  14. Yes, merci Ă  tous pour vos rĂ©ponses ; ) Effectivement, Daemonifuge comprend d’ailleurs une autre occurrence d’inquisiteur, Silas Hand, qui a sa propre armure trĂšs semblable Ă  celle des astartes. Vos retours recentrent un peu le problĂšme, qui est donc moins l’accĂšs Ă  une physionomie modifiĂ©e ou Ă  une armure que le fait de passer totalement incognito au milieu de la routine quotidienne d’un petit contingent de frĂšres de bataille. J’aime bien l’idĂ©e que la structure particuliĂšre des Black Templar le permette plus que chez d’autres, c’est un dĂ©but de piste (encore faut il qu'il ne partagent pas les douches... -_-"). Dommage que les scĂ©naristes n’aient pas plus Ă©tayĂ©s cet aspect, qui en l’absence de prĂ©cisions demeure une petite incohĂ©rence dans l’univers traitĂ©. Mais toutefois, les quelques Ă©lĂ©ments apportĂ©s me permettent mieux de l’accepter et de finir mon propre travail d’imagination Ă  ce sujet. Ah oui, c’est vrai. Mais alors, je pense que j’ai toujours trouvĂ© ce concept tellement bancal que j’ai fais de la dĂ©nĂ©gation et n’y ai mĂȘme pas songĂ©. (C’était dĂ©jĂ  ce qui m’avait fait lĂącher la lecture de la saga Dune Ă  l’époque, quand une technologie similaire entrait en jeu).
  15. Bonjour les fluffeux. Je viens vers vous car une question me taraude. Je me suis replongĂ© il n'y a pas longtemps dans la BD Daemonifuge, estampillĂ©e avec un label GW en pied de couverture (la protagoniste principale Ă  mĂȘme eu droit Ă  sa figurine pour l'anniversaire de la parution, je crois). Si la saveur global de l'univers y est plutĂŽt bien retranscrite, de façon visuelle autant que dans le lore que dĂ©ploie l'oeuvre, les auteurs me semblent nĂ©anmoins avoir pris certaines voies peu orthodoxes vis-Ă -vis des rudiments les plus Ă©tablis de cette licence. A savoir, et c'est le centre de ma question : un inquisiteur infiltrĂ© chez les Black Templar. GidĂ©on, qui est un personnage de second plan, semble n'avoir eu aucun mal Ă  se revĂȘtir d'une armure Ă©nergĂ©tique afin de mener Ă  bien son enquĂȘte. Autant, qu'un agent de l'inquisition soit conditionnĂ© depuis sa plus tendre enfance Ă  intĂ©grer les rangs d'un chapitre space marine (sans doute avec une mĂ©moire modifiĂ©e), afin d'ĂȘtre "activĂ©" au moment opportun par ses vĂ©ritables maitres, je trouve ça plutĂŽt bien sentie et mĂȘme assez badass. Mais qu'un inquisiteur adulte mĂȘme trĂšs douĂ© puisse se faire passer pour un astartes Ă  sa guise (et surtout nos croisĂ©s prĂ©fĂ©rĂ©s....), comme ça Ă  l'air d'ĂȘtre ici le cas... vous conviendrez que plus d'un dĂ©tail me chagrine... Y-a-t-il eu un retcon de l'ancien lore Ă  l'Ă©poque concernant les astartes, oĂč mĂȘme un adulte puisse ĂȘtre modifiĂ© ?, ce qui rendrait dĂ©jĂ  plus crĂ©dible la chose ? Ou inversement, un astartes "naturel" pourrait-il devenir inquisiteur sur le tard, rompre son allĂ©geance initiale et profiter de sa physionomie pour aller infiltrer des chapitres dont le sectarisme parait suspicieux ? Enfin, je n'ai jamais lu le roman dont est issue la BD, qui fournit peut-ĂȘtre plus de justifications sur ce personnage et son contexte. Merci de vos retours Ă©clairĂ©s, si ma question vous parait pertinente (toutes mes excuses Ă©galement si elle a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© traitĂ©e par le passĂ©).
×
×
  • CrĂ©er...

Information importante

By using this site, you agree to our Conditions d’utilisation.