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[40K][VO] Critiques Nouvelles Warhammer 40.000


Messages recommandés

On continue avec un autre grand ancien de la Black Library, lui aussi catapulté au rang exalté de Seigneur de Terra comme son comparse John French. En 2014 cependant, tout restait à faire...

 

Onyx - C. Wraight :

Révélation

OnyxDans la station de minage Valmar’s Gorge, Ă©tablie dans la ceinture d’astĂ©roĂŻdes d’un systĂšme impĂ©rial quelconque, le morne quotidien des quelques cinq mille travailleurs collectant et raffinant les prĂ©cieux minerais dont l’Imperium raffole est interrompu par une attaque d’Eldars Noirs. MalgrĂ© l’application scrupuleuse des consignes de sĂ©curitĂ©, mineurs et ouvriers se font tailler en piĂšces (de maniĂšre fatale pour les plus chanceux d’entre eux) par les sadiques Xenos, dont les rĂ©flexes surhumains et la technologie avancĂ©e neutralisent sans mal les faibles et pataudes tentatives de contre-attaques impĂ©riales. Les plus dĂ©gourdis, comme le dĂ©nommĂ© Kaivon (accessoirement hĂ©ros personnage principal de cette nouvelle), parviennent Ă  s’enfuir et Ă  se cacher dans les recoins les plus secrets de la station, mais ce n’est qu’une question de temps avant que les Drukhari ne leur mettent la main dessus.

 

Dans leur malheur, les Valmagorgiens ont toutefois un peu de chance : la ceinture de Phalamos est victime des raids des Eldars Noirs depuis plusieurs annĂ©es, et leur goĂ»t pour l’ostentatoire les a rendus prĂ©visibles. L’Inquisiteur de l’Ordo Xenos Aoart Hallafiore, devinant que les pillards finiraient par attaquer Valmar’s Gorge afin de terminer de dessiner une teub gĂ©ante la rune yllianua avec la localisation GPS de leurs mĂ©faits, a envoyĂ© l’escouade Onyx de la Deathwatch camper incognito dans un container de minerai en prĂ©vision de l’assaut. L’objectif des United Colors of Space Marines est simple : capturer l’Haemonculus qui dirige les opĂ©rations du cĂŽtĂ© des bath Zoneilles, et le ramener au poste pour un interrogatoire serrĂ©. C’est ainsi que le charismatique Ultramarines Callimachus se manifeste Ă  point nommĂ© pour Ă©pargner Ă  Tallia, agente de sĂ©curitĂ© totalement dĂ©passĂ©e par la situation, une sĂ©ance de body piercing sans anesthĂ©sie1.

 

Les forces en prĂ©sence Ă©tant arrivĂ©es sur le champ de bataille, il est temps pour la mission d’Onyx de commencer pour de bon, et
 elle se passe sans accroc. Bon, si on veut chipoter, Callimachus manque de se faire bolosser par un Cabalite en grande forme qu’il avait laissĂ© s’approcher d’un peu trop prĂšs, et Leonides (le Blood Angels de la bande) se prend un vilain coup de jus en essayant de tirer la cape de chaĂźnes de l’Haemonculus. Mais sinon, rien Ă  signaler, vraiment. AprĂšs une petite fusillade tout ce qu’il y a de plus classique, le suspect principal se fait apprĂ©hender grĂące Ă  une grenade de stase bien placĂ©e, et les Space Marines repartent dans leur Thunderhawk en direction du QG inquisitorial. Seul le Space Wolf Ingvar est un peu grognon de laisser les civils se dĂ©brouiller tout seuls, son tempĂ©rament de noble barbare lui enjoignant de les dĂ©fendre contre la deuxiĂšme vague Xenos qui dĂ©barque en catastrophe aprĂšs avoir appris le kidnapping de leur chef. Il n’aura cependant pas gain de cause, et la nouvelle se termine sur la mort de Tallia et la capture de Kaivon, bien incapables de faire face aux renforts drukhari par leurs propres moyens. VoilĂ  qui est fort triste (non).

 

On sent Ă  la lecture de cet ‘Onyx’ que Chris Wraight et la BL avaient pour projet de poursuivre l’histoire de cette petite bande de Space Marines mal assortis mais trĂšs efficaces (un peu trop d’ailleurs) dans d’autres publications. Pour des raisons que j’ignore, cela n’a pas Ă©tĂ© le cas, Steve Parker gardant le monopole sur ce crĂ©neau (et remplissant sa tĂąche avec brio je dois dire) avec sa fameuse escouade Talon. Toujours est-il que cette nouvelle est d’une platitude et d’un ennui terrible, les pĂ©ripĂ©ties s’enchaĂźnant tranquillement (un comble pour du bolt porn) d’un bout Ă  l’autre de l’histoire, ou bien Ă©tant si mal mises en scĂšne par un Chris Wraight qu’on a connu plus inspirĂ© qu’elles se trouvent privĂ©es de toute chance de surprendre le lecteur. J’en veux pour exemple la derniĂšre partie du rĂ©cit, oĂč on comprend que Kaivon et Tallia ne seront pas secourus comme ils l’espĂšrent, et sont donc condamnĂ©s Ă  une fin atroce. Comme cela est expliquĂ© sans aucune Ă©quivoque dans la scĂšne prĂ©cĂ©dente, pendant laquelle Callimachus et Ingvar ont une franche explication de texte dans l’habitacle du Thunderhawk qui les ramĂšne au bercail, les trois pages qui clĂŽturent ‘Onyx’ mĂ©nagent un faux suspens digne d’une tĂ©lĂ©novela de second ordre. L’idĂ©e aurait pu fonctionner avec un sĂ©quençage mieux travaillĂ© et une narration plus incisive, mais lĂ , ça tombe franchement Ă  plat.

 

CĂŽtĂ© personnages, on n’est pas trĂšs gĂątĂ© non plus, tous les Space Marines ayant tirĂ© la carte « Je suis un stĂ©rĂ©otype de mon Chapitre » dans le paquet des personnalitĂ©s, et les deux humains trĂšs laborieusement intĂ©grĂ©s Ă  l’intrigue Ă©tant d’une transparence confondante. Bref, une soumission franchement mĂ©diocre de la part de Wraight, qui s’est heureusement bien rattrapĂ© depuis.

 

1 : Pour des raisons que Chris Wraight ne prend pas la peine d’expliquer, Callimachus commence la mission sĂ©parĂ© du reste de son escouade. Je pense qu’il a dĂ» faire jouer son statut d’Ultramarines pour obtenir un surclassement.

 

Schattra, "go go team Ronron !"

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Il y a 2 heures, Schattra a dit :

On sent à la lecture de cet ‘Onyx’ que Chris Wraight et la BL avaient pour projet de poursuivre l’histoire de cette petite bande de Space Marines mal assortis mais trùs efficaces (un peu trop d’ailleurs) dans d’autres publications.

 

Objection


 

Révélation

Ingvar Orm Eversson est le personnage centrale de la série : le sand d'Asaheim qui se déroule aprÚs sont retour de la deathwatch.
La série comprend trois volumes:

2013 Le sang d'Asaheim

2014 L'appel de la tempĂȘte (stormcaller en anglais parce que c'est le nom de Njal ...)

2020 Les porte de l'hiver (Helwinter Gate en anglais parce que c'est le nom de Cadia) la saga se fini avec la prise de Cadia.

Dans le dernier volume Ingvar va trouver de l'aide parmi d'autre chapitre de space marine présent sur place, c'est compagnon space wolves ne savent pas comment il obtient leur aide. La raison est qu'ils faisait partie d'Onyx...

 

Et voila^^

 

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Le 30/07/2023 à 23:08, gilian a dit :

Objection

 

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Ingvar Orm Eversson est le personnage centrale de la série : le sand d'Asaheim qui se déroule aprÚs sont retour de la deathwatch.
La série comprend trois volumes:

2013 Le sang d'Asaheim

2014 L'appel de la tempĂȘte (stormcaller en anglais parce que c'est le nom de Njal ...)

2020 Les porte de l'hiver (Helwinter Gate en anglais parce que c'est le nom de Cadia) la saga se fini avec la prise de Cadia.

Dans le dernier volume Ingvar va trouver de l'aide parmi d'autre chapitre de space marine présent sur place, c'est compagnon space wolves ne savent pas comment il obtient leur aide. La raison est qu'ils faisait partie d'Onyx...

 

Ah, trÚs bien vu, merci pour le rappel (parce que je les avais lues, tes critiques ^^) et la contextualisation ! Je reste moyennement emballé par cette nouvelle, mais au moins elle fait davantage sens dans la bibliographie de Chris Wraight.

 

On continue la revue du Summer of Reading 2014 avec un petit Nick Kyme de derriÚre les fagots (jamais republié ailleurs à ma connaissance), et qui, une fois n'est pas coutume, ne parle - presque - pas de Salamanders...

 

Devil's Trappings - N. Kyme :

Révélation

Devil's TrappingsLaissĂ©e Ă  la dĂ©rive Ă  travers le vide infini, la station spatiale de type Colossus (ça veut dire qu’il y a pas mal de place dans le coffre) Demetrion attire l’attention de la demi-Compagnie de Marines Malevolent placĂ©e sous le commandement du Sergent Lorkar. Leur but est loin d’ĂȘtre aussi noble que la purge d’un essaim de Genestealers squattant la soute de l’épave, ou la rĂ©cupĂ©ration de technologies datant de la Grande Croisade, comme c’est souvent le cas lorsque des Space Marines participent Ă  une opĂ©ration portes ouvertes dans l’espace. Non, les Malveillants sont plus prosaĂŻquement Ă  la recherche de matĂ©riel, d’armes et de munitions, leur goĂ»t immodĂ©rĂ© pour la baston combinĂ© Ă  leur sale caractĂšre ayant menĂ© le Chapitre Ă  manquer cruellement de consommables. Quand on passe son temps Ă  s’embrouiller avec l’Adeptus Mechanicus et l’Administratum, il ne faut pas s’étonner que les livraisons de matos s’espacent de plus en plus.

 

De son cĂŽtĂ©, Lorkar poursuit le rĂȘve de rejoindre la PremiĂšre Compagnie (les Vil(l)ifiers1) du Capitaine Kastor, et a bon espoir qu’un loot digne de ce nom lui gagnera les faveurs de l’officier, et ainsi son ticket d’entrĂ©e dans cette confrĂ©rie exaltĂ©e2. Les objectifs personnels et professionnels de notre hĂ©ros semblent donc s’aligner parfaitement, mais c’est sans compter sur sa paranoĂŻa exacerbĂ©e qui lui fait voir dans son homologue Jerak Curhn, dont l’escouade a Ă©tĂ© rattachĂ©e au groupe de combat de Lorkar pour cette mission, un rival dangereux. Cela aura bien sĂ»r de lourdes consĂ©quences un peu plus tard dans la nouvelle


 

La chance semble sourire Ă  l’expĂ©dition lorsque les deux escouades de Lorkar et Curhn tombent sur les restes d’un affrontement sans merci entre des Space Marines (non identifiĂ©s) et des Eldars (non identifiĂ©s non plus). Bien que les forces en prĂ©sence soient Ă©tranges pour une station spatiale n’appartenant pas Ă  une flotte Astartes, les Malevolent ne perdent pas de temps Ă  gloser sur les causes du pugilat, car Ă  spaliĂšre abandonnĂ©e, on ne regarde pas l’étiquette, comme dit le proverbe. Les Marounes se ruent donc  sur les armures Ă©nergĂ©tiques abandonnĂ©es comme un essaim de Termagants sur un buffet Ă  volontĂ©, et remplacent les piĂšces dĂ©fectueuses ou hors d’ñge de leur panoplie par des modĂšles plus seyants et modernes. Ceci fait, Lorkar ordonne la reprise de l’exploration, et nos surhommes finissent par dĂ©boucher dans une sorte d’immense chambre froide, dans laquelle des capsules contenant des plantes exotiques sont alignĂ©es en grand nombre. Saisi d’une inspiration gĂ©niale, le wannabe Vilifier rĂ©tablit le chauffage lorsqu’il parvient au panneau de contrĂŽle, et provoque involontairement le rĂ©veil de la biodiversitĂ© qui hibernait dans la salle


 

Révélation


Une horde de Sslyths mal embouchĂ©s dĂ©ferle alors sur les Space Marines, qui n’ont d’autres choix que de battre en retraite vers la sortie la plus proche, perdant quelques-uns des leurs au passage, dont le malheureux Curhn, tuĂ© trois fois de suite par l’archi fĂ©lon Lorkar. Ce dernier profite en effet de la confusion des combats pour faire son affaire Ă  son rival de maniĂšre aussi discrĂšte (hum) qu’efficace (hum hum), rĂ©cupĂ©rant le leadership de l’escouade endeuillĂ©e (apparemment, les Marines Malevolent se torchent avec le Codex Astartes, mais ça ne m’étonne pas d’eux). Ayant rĂ©ussi Ă  mettre une barriĂšre aussi infranchissable qu’une porte fermĂ©e entre eux et l’armĂ©e d’hommes serpents Ă  quatre bras qui les poursuivait, les survivants sont frappĂ©s par une nouvelle calamitĂ©. Les piĂšces d’armure qu’ils ont rĂ©cupĂ©rĂ©es sur les cadavres du Demetrion sont en effet tout ce qu’il y a de plus chaotiques, comme les runes impies et les mutations grotesques qui y apparaissent d’un coup d’un seul le rĂ©vĂšlent sans Ă©quivoque. Il ne vous surprendra guĂšre d’apprendre que nos hĂ©ros se trouvent dans l’incapacitĂ© de retirer ces reliques incriminantes, ce qui les contrait Ă  un walk of shame jusqu’au Purgatory, croiseur d’attaque du Capitaine Vinyar3.

 

Bien que Vinyar n’apprĂ©cie guĂšre les dĂ©sirs de mobilitĂ© professionnelle de son subalterne, et soit en droit de condamner les pilleurs de cadavres malchanceux Ă  mort, ou pire Ă  la corvĂ©e de chiottes, pour port de matĂ©riel hĂ©rĂ©tique, le magnanime Capitaine dĂ©cide de passer l’éponge, mais Ă  une condition. Lorkar et son ses escouades devront aller passer le bonjour Ă  ces saintes nitouches de Salamanders sur Nocturne, et il est malheureusement fort probable qu’un regrettable accident arrive Ă  Tu’shan pendant la visite


 

Je ne peux m’empĂȘcher de penser que Nick Kyme avait l’envie d’émuler son collĂšgue Aaron Dembski-Bowden et ses charismatiques Night Lords dans ce ‘Devil’s Trappings’, qui arbore de fortes ressemblances avec les mĂ©saventures de Talos et de sa PremiĂšre Griffe, Ă  commencer par le sous-thĂšme « exploration de vaisseaux abandonnĂ©s pour rĂ©cupĂ©rer du matos » qui sous-tend cette nouvelle. Malheureusement, il y a quelques classes d’écart entre ces deux auteurs, et lĂ  oĂč ADB arrive Ă  nous embarquer sans mal dans le quotidien Ă  la fois prosaĂŻque et exaltant de ses renĂ©gats, Kyme peine Ă  nous intĂ©resser au sort de ses bad guys loyalistes. Comme souvent dans ses courts formats, il a en effet la fĂącheuse tendance Ă  se disperser en cours de route, multipliant les retournements de situation sans se soucier de la soliditĂ© narrative de l’ensemble.

 

On a ainsi droit ici Ă  une rivalitĂ© mortelle qui tourne au puĂ©ril faute d’ĂȘtre contextualisĂ©e, Ă  une horde de Xenos apparaissant et disparaissant de l’intrigue sur commande, Ă  des armures chaotiques qui ne se manifestent comme telles que lorsque le scĂ©nario en Ă  besoin, et Ă  des centaines de milliards de personnages nommĂ©s dont moins d’un quart mĂ©ritait vraiment de l’ĂȘtre. C’est d’autant plus dommage que les Marines Malevolent ont un potentiel indĂ©niable en termes de story telling, Ă©tant parmi les seuls Chapitres « mĂ©chants mais loyaux » de l’univers de 40K (les Dark Angels et les Iron Hands ne mĂ©ritant qu’une mention dĂ©shonorable). Comble de forfaiture de la part de Kyme, il me semble qu’il n’a pas donnĂ© suite Ă  ‘Devil’s Trappings’, et que nous sommes toujours sans nouvelles de la mission secrĂšte de Lorkar et de ses gredins. Et pourtant, c’est sans doute le plus intĂ©ressant Ă  retenir de cette histoire


 

1 : Les plus mauvais de tous les Marines Malevolent, y compris en orthographe apparemment. Ou alors Kyme ne s’est pas relu.

 

2 : Toute ressemblance avec un autre Space Marine proprement imbuvable faisant des pieds et des mains pour rejoindre la PremiÚre Compagnie de son Chapitre serait bien évidemment fortuite.

 

3 : En bon camarade, Lorkar met un bolt dans la tĂȘte du Sergent Amigdus lorsque ce dernier remarque la nouvelle hĂ©raldique de son camarade. Et une escouade de plus qui tombe dans la musette, c’est fou.

 

Schattra, mais pourquoi sont-ils si méchants ?

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Ha la déception ^^ Le Casting était prometteur avec les Marines Malevolent1 qu'on voit pas souvent et qui comme tu dit ont une place à part chez les loyalistes. Pas maudits, pas tragiques, juste des connards. Et les Sslyths, on en voit pas souvent, (j'aurais bien aimé topé une fig) et ça change un peu de voir du Xénos mineurs. Ca aurait été chouette d'en apprendre un peu sur eux.

Et pourtant Ă  priori c'est la cata. Un comportement de marines du chaos stupide (tuons nous entre nous), du Canibalisme de matos hĂ©rĂ©tique mal intĂ©grĂ© ( C'est mĂȘme pas temps de prendre du matos hĂ©rĂ©tique et le dĂ©couvrir Ă  rebours qui me coque le plus, la XIII Cie space wolf faisait ça aussi dans le temps remarquez, sans que ça pose problĂšme, mais le principe d'essayer des piĂšces d'armures Ă©nergĂ©tiques en pleine exploration... Rassure moi, ils sont dĂ©cris comme vraiment en sale Ă©tat au dĂ©but de la nouvelle?) Une action foutraque, pas masse de lore... DĂ©cevant dĂ©cevant.

 

 

 

1: Faut que j'arrĂȘte de me laisser influencer2, Ă  chaque fois que je passe par ici j'ai envie de faire encore un nouveau chapitre space marine avec une nouvelle spĂ©cificitĂ©...

2: Et que j'évite de plagier les gens à qui je répond aussi, ça vas se voir....

 

Miles, Y'avait qu'as avoir un Copyright...

 

 

 

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Merci pour ton retour @Miles ! Je te confirme que les Malevolent commencent la nouvelle légÚrement débraillés, mais bien énergétique mal acquis ne profite pas longtemps (sauf si le boss est un sadique), comme on dit sur Moloch.

 

Malheureusement, il n'y a que Kyme qui semble s'ĂȘtre intĂ©ressĂ© Ă  ce Chapitre, si on en croit le site de la Black Library. Connaissant notre homme, je crains que tout le reste du corpus malevolant soit du mĂȘme tonneau (il y a une histoire oĂč ils se frittent avec des Black Templars pour la rĂ©cupĂ©ration du butin sur Armageddon, c'est dire s'ils sont matĂ©rialistes...).

 

Il y a 21 heures, Miles a dit :

Y'avait qu'as avoir un Copyright...

 

Fait comme chez toi, je t'en prie. ^^ À la base, c'est une astuce pour Ă©viter de faire des phrases trop longues (mon pĂȘchĂ© mignon, je le reconnais sans mal), en les coupant en deux. Je fais la mĂȘme chose au taf, ça fait tout de suite expert. :P

 

On parlait des Black Templars juste au dessus, et c'est également eux dont il sera question ci-dessous, et c'est encore un Seigneur de Terra qui s'en occupe. 2014 était une année faste de ce point de vue (y aura pas d'Abnett ni d'ABD par contre, je préviens tout de suite).

 

Season of Shadows - G. Haley :

Révélation

Season of ShadowsLa saison du feu s’achĂšve sur Armageddon, laissant la place Ă  la plus sombre mais plus calme saison des ombres, pendant laquelle humains et Orks ont tout loisir de repartir au combat dans des conditions dignes. Quelque part dans les dĂ©serts de cendres qui forment une bonne partie de la surface Ă©mergĂ©e de la planĂšte, un hĂŽpital de campagne est sur le point d’ĂȘtre Ă©vacuĂ© et dĂ©truit par ses occupants, afin de priver les peaux vertes de la rĂ©serve de doliprane qu’ils convoitent tant. Sous le commandement du FrĂšre d’ÉpĂ©e Brusc, soignants, patients et Gardes ImpĂ©riaux prennent place Ă  bord d’un convoi motorisĂ© qui les ramĂšnera, si l’Empereur le veut, jusqu’à la citĂ© ruche la plus proche. Il faudra pour cela parcourir des centaines de kilomĂštres dans le no man’s land, et une rencontre fortuite avec un Kult de la Vitesse en maraude est une possibilitĂ© distincte.

 

Pendant que les vĂ©hicules impĂ©riaux filent vers leur destination, on en apprend un peu plus sur Brusc, qui fait difficilement son deuil de son ancien Novice devenu InitiĂ© devenu Bestie devenu cadavre, Osric. Il paraĂźt mĂȘme qu’il en a perdu son sens de l’humour, ce qui est doublement tragique pour un Black Templar car ce Chapitre ne compte pas des masses de gais lurons dans ses rangs pour commencer. Brusc est accompagnĂ© par un InitiĂ© fan de tunning du nom de Sunno, du Novice de ce dernier (Doneal), et d’un autre pioupiou (Marcomar) qu’il a charitablement recueilli aprĂšs que son tuteur se soit fait refroidir par les Orks. Je ne sais pas vraiment pourquoi je m’étends sur ces personnages, qui ne serviront pas Ă  grand-chose dans l’histoire, mais tant que j’y suis, citons par souci d’exhaustivitĂ© le Lieutenant Ghaskar, qui dirige le peloton de Gardes Jopali, et la SƓur HospitaliĂšre Rosa, qui
 a deux lignes de dialogue dans la nouvelle. Passons.

 

Comme on pouvait s’y attendre, la colonne blindĂ©e se fait attaquer par un gang de bikers Orks, donnant l’occasion aux Space Marines de dĂ©montrer leur fortitude Ă©nergĂ©tique, pendant que leurs alliĂ©s humains se contentent de mourir bĂȘtement Ă  l’arriĂšre-plan. L’assaut ayant Ă©tĂ© temporairement repoussĂ©, et une tempĂȘte (tardive pour la saison, saletĂ© de changement climatique) menaçant de s’abattre sur l’expĂ©dition Ă©prouvĂ©e, Brusc emmĂšne ses charges dans une mine abandonnĂ©e Ă  proximitĂ© de leur route, afin d’y attendre la fin du grain. Il ne faut pas longtemps aux Black Templars pour se rendre compte qu’une trĂšs sale atmosphĂšre plane sur leur aire de camping, provoquant des tensions et des bagarres entre Jopali. Les phĂ©nomĂšnes mystĂ©rieux (des murmures dĂ©sincarnĂ©s et l’apparition d’une terrible
 porte) et les cadavres mutilĂ©s se multipliant dans le pĂ©rimĂštre, Brusc prend ses responsabilitĂ©s et s’en va seul se plaindre auprĂšs du voisin du dessous, qu’il devine ĂȘtre un dĂ©mon.

 

Son flair de vieux briscard ne lui ayant pas fait dĂ©faut, le FrĂšre d’ÉpĂ©e ne tarde pas Ă  faire la connaissance d’un serpent tricĂ©phale gĂ©ant, confortablement lovĂ© autour d’un obĂ©lisque impie depuis un petit bout de temps (la premiĂšre guerre mondiale, pour ĂȘtre prĂ©cis). TaraudĂ© par l’ennui, le dĂ©mon s’amuse Ă  rendre fou et/ou hĂ©rĂ©tique les mortels qui passent dans sa zone d’influence, et propose tout bonnement Ă  Brusc de laisser derriĂšre lui sa carriĂšre honorable mais assez quelconque, il faut le reconnaĂźtre (six siĂšcles de service et mĂȘme pas MarĂ©chal ? pas vraiment de quoi pavoiser) pour goĂ»ter aux joies du Warp. Douloureusement tentĂ©, notre hĂ©ros rĂ©ussit toutefois son test de rĂ©solution, et crible le piĂ©destal du crotale malĂ©fique de bolts, ayant Ă©tĂ© persuadĂ© par ce dernier qu’il Ă©tait insensible Ă  la saturation. Le monument impie finit par se fragmenter, ce qui a pour consĂ©quence de libĂ©rer le dĂ©mon (bien jouĂ© Brusc) et d’enfouir le Black Templar sous des tonnes de gravats. Qu’on se rassure, notre hĂ©ros sera extirpĂ© des dĂ©combres par ses camarades quelques temps plus tard, signant la fin de la nouvelle. Une fin heureuse, techniquement.

 

Coup de moins bien pour le Croisey Haley dans ce ‘Season of Shadows’, suite mollassonne et peu inspirĂ©e de ‘Only Blood’. On suit sans s’enthousiasmer la transhumance de quelques personnages peu enthousiasmants, qui se battent un peu contre les Orks, puis un peu contre les DĂ©mons, sans que cela ne semble servir Ă  grand-chose dans le dĂ©roulĂ© de l’intrigue. Une sortie de piste indigne pour le personnage de Papy Brusc, Ă©rigĂ© au rang de personnage rĂ©current de la BL par Haley au dĂ©but des annĂ©es 2010. La vieillesse est dĂ©finitivement un naufrage


 

Schattra, ♫"Nothing else can save me, Season Of Shadows..." ♫

Modifié par Schattra
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Il y a 15 heures, Schattra a dit :

Malheureusement, il n'y a que Kyme qui semble s'ĂȘtre intĂ©ressĂ© Ă  ce Chapitre, si on en croit le site de la Black Library. Connaissant notre homme, je crains que tout le reste du corpus malevolant soit du mĂȘme tonneau (il y a une histoire oĂč ils se frittent avec des Black Templars pour la rĂ©cupĂ©ration du butin sur Armageddon, c'est dire s'ils sont matĂ©rialistes...).

 

Je les savait pas si tricard. Je pensait qu'ils avaient plutĂŽt la place des "salaup intĂ©grĂ©". Le genre de collĂšgue qui contre qui tu peste pour leurs mĂ©thode dĂ©gueulasse, mais que la hiĂ©rarchie considĂšre comme tout Ă  fait apte et qui ont droit Ă  la mĂȘme prime de fin d'annĂ©e. Je les ai dĂ©couverts par une histoire de dĂ©gĂąt collatĂ©raux Ă  Armageddon qui horrifiait les Salamenders. Un camps de rĂ©fugiĂ© bombardĂ© "pasqu'il y avait des orks Ă  cotĂ©, on est la pour faire la guerre, pas du social".

 

Mais ainsi vas il du corpus de 40K, y'as des chapitres/LĂ©gion qui peuvent massacrer et crime de guerrer mais garder une aura "positive" et d'autre qui pour ĂȘtre des salaup sont juste un empilement de saloperie un peu monomaniaque pour arriver Ă  surenchĂ©rir assez sur le cotĂ© salaup par rapport aux autres...

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il y a 55 minutes, Miles a dit :

Je les savait pas si tricard. Je pensait qu'ils avaient plutĂŽt la place des "salaup intĂ©grĂ©". Le genre de collĂšgue qui contre qui tu peste pour leurs mĂ©thode dĂ©gueulasse, mais que la hiĂ©rarchie considĂšre comme tout Ă  fait apte et qui ont droit Ă  la mĂȘme prime de fin d'annĂ©e. Je les ai dĂ©couverts par une histoire de dĂ©gĂąt collatĂ©raux Ă  Armageddon qui horrifiait les Salamenders. Un camps de rĂ©fugiĂ© bombardĂ© "pasqu'il y avait des orks Ă  cotĂ©, on est la pour faire la guerre, pas du social".

 

Dans le royaume de fer le tome 5 de l'aube de feu ..... de Nike Kyme :x  les Storm Reaper et les Marines Malevolant en viennent aux mains aux bolters et aux Ă©pĂ©es tronçonneuses, c'est un beau bain de sang, mĂȘme les soeurs de batailles s'en mellent.

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il y a 38 minutes, gilian a dit :

Dans le royaume de fer le tome 5 de l'aube de feu ..... de Nike Kyme :x  les Storm Reaper et les Marines Malevolant en viennent aux mains aux bolters et aux Ă©pĂ©es tronçonneuses, c'est un beau bain de sang, mĂȘme les soeurs de batailles s'en mellent.

 

C'est quoi le cassus belli?

Modifié par Miles
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il y a 6 minutes, Miles a dit :

C'est quoi le cassus belli.

 

On y apprend plein de chose, que les Malevolant on pas mal de soucis avec d'autre chapitre et qu'a l’occasion pendant les duels amicale ils tuent volontairement ...
Je passe en spoil au cas ou des gens voudraient pas se spoil le royaume de fer:


 

Révélation

Une compagnie de Malevolant est lĂąchĂ© sur la planĂšte pour la prendre, elle est accompagnĂ© de sƓur de batailles et rĂ©cupĂšre des Storm Reaper en route... Les Malevolant massacre pas mal de civil au passage alors que c'est inutile, ça ne plais pas trop au Storm Reaper mais c'est la guerre.

Par contre a un moment les Malevolant commence a tirer dans des bĂątiments ou il y a des prisonniers impĂ©riaux et mĂȘme a ouvrir le feu sur des alliers, du coup les Storm Reaper se retournent contre eux, le chef des Storm Reaper a tuer le capitaine des Malevolant mais le reste de l'escouade de commandement va finir le boulot..... Et les Sisters pulverise les dernier Malevolant a coup de flammeur et de fuseur...

 

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il y a 39 minutes, gilian a dit :

On y apprend plein de chose, que les Malevolant on pas mal de soucis avec d'autre chapitre et qu'a l’occasion pendant les duels amicale ils tuent volontairement ...
Je passe en spoil au cas ou des gens voudraient pas se spoil le royaume de fer:


 

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Une compagnie de Malevolant est lĂąchĂ© sur la planĂšte pour la prendre, elle est accompagnĂ© de sƓur de batailles et rĂ©cupĂšre des Storm Reaper en route... Les Malevolant massacre pas mal de civil au passage alors que c'est inutile, ça ne plais pas trop au Storm Reaper mais c'est la guerre.

Par contre a un moment les Malevolant commence a tirer dans des bĂątiments ou il y a des prisonniers impĂ©riaux et mĂȘme a ouvrir le feu sur des alliers, du coup les Storm Reaper se retournent contre eux, le chef des Storm Reaper a tuer le capitaine des Malevolant mais le reste de l'escouade de commandement va finir le boulot..... Et les Sisters pulverise les dernier Malevolant a coup de flammeur et de fuseur...

 

Mouais, décevent, dit comme ça, ça ressemble juste à de enniÚmes teubé incontrolables...

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Il y a 7 heures, Miles a dit :

Je les ai découverts par une histoire de dégùt collatéraux à Armageddon qui horrifiait les Salamenders. Un camps de réfugié bombardé "pasqu'il y avait des orks à coté, on est la pour faire la guerre, pas du social".

 

Yes, c'est 'Emperor's Deliverance', une des nouvelles de feu Hammer & Bolter. Je crois que c'est aussi couvert dans le fluff des Salamanders.

 

DerniÚre nouvelle du millésime 2014, voici une histoire mettant en scÚne l'un des personnages nommés les plus populaires de l'époque dans la GW-Fiction, et c'est Annandale qui s'y colle.

 

The Gallows Saint - D. Annandale :

Révélation

The Gallows SaintNous retrouvons un jeune Sebastian Yarrick au dĂ©but de sa carriĂšre, alors qu’il assiste avec son rĂ©giment au triomphe organisĂ© sur la planĂšte Abydos Ă  l’issue d’une campagne victorieuse contre l’Empire T’au. Cet Ă©vĂ©nement bon enfant est toutefois endeuillĂ© par l’assassinat du Gouverneur PlanĂ©taire, Antonin Schroth, victime d’un tir de sniper pendant la parade militaire. La capture quasi instantanĂ©e du tireur, un humble scribe de l’Administratum apparemment gagnĂ© Ă  l’idĂ©ologie du Bien SuprĂȘme, provoque un dĂ©but de suspicion chez notre mĂ©fiant hĂ©ros, dont la paranoĂŻa n’a fait que croĂźtre depuis ses dĂ©mĂȘlĂ©s sanglants avec la trĂšs sainte et trĂšs politisĂ©e Inquisition, sur Mistral et Molossus.

 

Profitant de son statut d’officier politique, il rend visite Ă  l’hĂ©roĂŻne du jour, Lyuda Koval, dont l’intervention dĂ©sintĂ©ressĂ©e a permis d’apprĂ©hender le terroriste supposĂ© sur le vif, et interroge ce dernier, Paulus Holten, dans sa cellule. Ses doutes se confirment lorsqu’à la faveur d’un test d’acuitĂ© visuelle, Yarrick Ă©tablit de façon irrĂ©futable que le suspect est myope comme une taupe, ce qui est un lourd handicap lorsqu’on doit utiliser un fusil de prĂ©cision. Cette information Ă©tant trop sensible pour ĂȘtre partagĂ©e, le Commissaire poursuit son enquĂȘte incognito, et se met Ă  surveiller les allĂ©es et venues de Koval, qu’il pense ĂȘtre liĂ©e au commanditaire de l’assassinat du Gouverneur.

 

Au bout de quelques jours, il parvient Ă  la prendre en filature jusqu’à la statue de Saint Carrinus, oĂč l’attendent deux individus pas vraiment lambda (ni tau non plus, si je peux me permettre) : Valentin Schroth, fils et hĂ©ritier de feu papa Schroth, et Herennia Vernac, comtesse, cousine et conseillĂšre de ce dernier, et chargĂ©e de la mission de rĂ©conciliation purge planĂ©taire, Ă©tape nĂ©cessaire Ă  la reconstruction d’Abydos. En Ă©coutant leur conversation, Yarrick comprend que c’est Schroth Jr qui a organisĂ© l’assassinat de son paternel, perpĂ©trĂ© par Koval, pour Ă©viter que le Gouverneur ne dĂ©couvre le passif collaborationniste de son fiston pendant la guerre contre les Bleus. Vernac, dont la xĂ©nophobie chevillĂ©e au corps et l’influence dans les cercles du pouvoir s’avĂšreront sans doute problĂ©matique pour Valentin Ă  court terme, aurait sans doute Ă©tĂ© la prochaine notable d’Abydos Ă  tomber sous les coups d’une cellule de guĂ©rilleros pro-T’au, sans l’intervention salutaire de Yarrick, qui s’interpose au moment oĂč Koval dĂ©gaine sa matraque Ă©lectrique.

 

Au terme d’un combat plus accrochĂ© que prĂ©vu (Yarrick avait amenĂ© son pistolet bolter et son Ă©pĂ©e tronçonneuse, alors que Koval ne peut compter que sur son gourdin gĂ©gĂšne), Koval et Schroth finissent Ă©clatĂ©s sur le parvis du Square de la Grace Exterminatrice, balancĂ©s en contrebas de la statue par un Yarrick au sens de la justice bien expĂ©ditif. Cela fera de Vernac la nouvelle Gouverneure d’Abydos, et permettra de tourner pour de bon cette page douloureuse de l’histoire planĂ©taire. Cela ne sauvera pas en revanche Paulus Holten, qui devra pour le bien collectif endosser la dĂ©froque de l’assassin d’Antonin Schroth. En guise de consolation, Yarrick lui rĂ©vĂšle le fin mot de l’histoire la veille de son exĂ©cution en place publique, et le noble et altruiste Holten accepte sa destinĂ©e sans faiblir. Le vrai hĂ©ros de la nouvelle, c’est lui.

 

David Annandale nous sert une petite nouvelle d’investigation tout Ă  fait acceptable avec ce ‘The Gallows Saint’, qui ne nous apprend pas grand-chose sur Yarrick mais se laisse lire sans aucun problĂšme. On est assez loin de la maestria dĂ©ployĂ©e par Dan Abnett dans ce style de la GW-Fiction (je pense en particulier Ă  ses courts formats inquisitoriaux, comme ‘Missing in Action’, ‘The Curiosity’ ou ‘Gardens of Tycho’), mais le travail est fait avec sĂ©rieux.

 

Schattra, First Time - Meme Template Of The Ballad Of Buster Scruggs

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il y a une heure, Schattra a dit :

Yes, c'est 'Emperor's Deliverance',

 

Je vais jeter un oei, j'imagine que tu l'as chroniqué. Voir si les mecs sont décris comme à la dÚch ou pas.

 

il y a une heure, Schattra a dit :

l'un des personnages nommés les plus populaires

 

Inspecteur Yarrik? SĂ©rieux? C'est pas trop forcĂ© d'envoyer un commissaire politique de passage avec sa troupe dans une enquĂȘte comme ça? Et Ă  la lecture de ta chronique (toujours aussi dĂ©licieuse. Le citoyen pas Lambda et pas Tau, mouhahaha), les gouverneurs planĂ©taires font trĂšs "acceccible". C'est vraiment le cas Ă  la lecture?

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Il y a 22 heures, Miles a dit :

Je vais jeter un oei, j'imagine que tu l'as chroniqué. Voir si les mecs sont décris comme à la dÚch ou pas.

 

Sir, yes, sir !

 

Il y a 22 heures, Miles a dit :

Inspecteur Yarrik? SĂ©rieux? C'est pas trop forcĂ© d'envoyer un commissaire politique de passage avec sa troupe dans une enquĂȘte comme ça? Et Ă  la lecture de ta chronique (toujours aussi dĂ©licieuse. Le citoyen pas Lambda et pas Tau, mouhahaha), les gouverneurs planĂ©taires font trĂšs "acceccible". C'est vraiment le cas Ă  la lecture?

 

Pour ĂȘtre honnĂȘte, la nouvelle est tellement courte que ce dĂ©tail n'est pas vraiment couvert. La planĂšte venait d'ĂȘtre libĂ©rĂ©e des Tau, donc la Garde ImpĂ©riale Ă©tait une force majeure sur Abydos Ă  l'Ă©poque des faits. Ça peut expliquer comment Yarrick se retrouve Ă  faire une contre-enquĂȘte (sous le manteau, tout de mĂȘme) sur son temps libre. Et, oui, le futur gouverneur et sa tante qui se retrouvent incognito en haut d'une statue abandonnĂ©e au milieu de la place centrale de la capitale planĂ©taire, ce n'est pas trĂšs discret. ^^

 

Fast forward à 2015, qui a été une année bizarre pour les Summers of Reading. La Black Library a en effet décidé de nous refourguer toutes les nouvelles 40K de Hammer & Bolter dans deux "livres" de sept nouvelles chacun. Fort heureusement, il y a également eu un troisiÚme livre, composé lui d'inédits. Ayant déjà chroniqué la premiÚre nouvelle du lot ('The Wreckage', qui mettait en vedette... Yarrick), je vais me concentrer sur les six qui restent.

 

Hollow Beginnings - M. Clapham :

Révélation

Hollow BeginningsSur la planĂšte Durrl du systĂšme Alixind, les efforts combinĂ©s de la Garde ImpĂ©riale et de la 4Ăšme Compagnie des Space Wolves sont sur le point de venir Ă  bout des hordes d’Orks du Big Boss Stumpgutz. Le dernier bastion tenu par les peaux vertes a subi un bombardement en rĂšgle de la part des troupes impĂ©riales, et n’est plus qu’un amas de ruines embrasĂ©es. Ce n’est toutefois pas suffisant pour Anvindr Grodrichsson et sa meute, bien dĂ©cidĂ©s Ă  ramener la tĂȘte du tyran au bercail pour terminer la campagne avec panache.

 

L’arrivĂ©e sur site des cinq loulous Ă©cumants fait l’affaire de la Capitaine Anju Bayda et de sa petite patrouille de cavaliers lĂ©gers, surpris par quelques Orks ayant rĂ©ussi Ă  s’extirper des dĂ©combres fumants de leur fort dĂ©moli. MalmenĂ©s par les Xenos, les Tallarn et leurs montures auraient sĂ»rement finis en lasagnes Findus sans l’intervention dĂ©sintĂ©ressĂ©e des Space Wolves, qui rĂšglent leur compte aux faquins et poursuivent leur route sans s’arrĂȘter1.

 

Les quelques pages qui suivent sont l’occasion pour le lecteur de se (re)familiariser avec les cinq surhommes poilus, dentus et rigolards qui font office de protagonistes Ă  notre propos. En plus d’Anvindr le meneur bougon aux cƓurs d’or, on retrouve Sindri le boute en train puĂ©ril2, Gulbandr le tireur d’élite impassible, Tormodr le gros balĂšze pyromane, et Hoenir le rouquin et piĂšce rapportĂ©e de la meute, ayant rejoint cette derniĂšre aprĂšs la disparition tragique de Liulfr sur Beltrasse (voir ‘In Hrondir’s Tomb’). Les Orks ont beau se prĂ©senter par dizaines devant eux, leurs capacitĂ©s martiales et la coopĂ©ration instinctive qu’ils ont dĂ©veloppĂ© sur des centaines de champs de bataille permettent Ă  nos hĂ©ros de s’acquitter sans grand mal de leur mission, seul Stumpgutz parvenant Ă  envoyer un vicieux high kick dans la mĂąchoire de Gulbandr avant d’ĂȘtre mis au tapis et dĂ©capitĂ© sans autre forme de procĂšs par les Astartes. Bien que sĂ©vĂšre, la blessure n’est pas mortelle (celle de Gulbandr, Ă©videmment), et la meute peut revenir dans ses pĂ©nates avec un effectif complet et une grosse tĂȘte verte pour ajouter Ă  la collection du Croc.

 

Notre nouvelle n’est cependant pas tout Ă  fait terminĂ©e. Le barbecue de la victoire est en effet interrompu par l’atterrissage d’un vaisseau inquisitorial Ă  proximitĂ© du camp impĂ©rial, d’oĂč s’extrait pĂ©niblement la NĂ©mĂ©sis d’Anvindr : Pranix3. Devenu Inquisiteur depuis les Ă©vĂ©nements de Beltrasse, pendant lesquels il n’était qu’un simple Interrogateur, Pranix n’a que le temps d’annoncer Ă  son comitĂ© d’accueil, pas vraiment ravi de le voir (les Space Wolves sont trĂšs rancuniers), qu’un mystĂ©rieux tyran s’est emparĂ© de neuf mondes impĂ©riaux avant de tomber en syncope. Son honneur martial l’empĂȘchant de frapper un homme chauve Ă  terre, Anvindr retient son juste courroux et ordonne Ă  ses hommes d’amener l’Inquisiteur Ă©prouvĂ© Ă  l’infirmerie. La vengeance est un plat qui se mange froid


 

Il est clair que ‘Hollow Beginnings’ a Ă©tĂ© Ă©crit pour servir de trailer Ă  ‘The Tyrant of the Hollow Worlds’, le roman que Mark Clapham a consacrĂ© aux Red Corsairs de Huron Sombrecoeur, et dans lequel on retrouve la meute d’Anvindr Godrichsson (mĂȘme le titre de la nouvelle vend la mĂšche, c’est dire). Si certains auteurs de la Black Library arrivent Ă  rendre en pareil cas des copies intĂ©ressantes, mĂȘme pour les lecteurs qui ne liront pas le roman en question, Clapham ne fait malheureusement pas partie de ce cercle. Cette « nouvelle », que l’on pourrait sans mal requalifier de prologue ou de chapitre 0 de ‘The Tyrant
’ se rĂ©vĂšle ĂȘtre une Space Marinade de trĂšs piĂštre qualitĂ©, tant sur le fond que sur la forme, et porte ainsi trĂšs bien son nom


 

1 : Badya et ses soldats n’ayant plus d’autre rĂŽle dans ‘Hollow Beginnings’ Ă  part la commande d’un Über pour le compte d’Anvindr et ses hommes une fois leur mission accomplie, je suppose que Clapham les a inclus dans la nouvelle en raison de leur prĂ©sence dans ‘Tyrant of the Hollow Worlds’.  En tout cas je l’espĂšre, car sinon c’est un beau fail narratif.

 

2 : Et ce n’est pas de sa faute car il est frappĂ© du syndrome du poupon, ce qui doit ĂȘtre trĂšs pĂ©nalisant dans un Chapitre oĂč le respect est proportionnel Ă  l’épaisseur de la moustache.

 

3 : Anvindr considĂšre que c’est l’absence de collaboration de Pranix qui a conduit Ă  la mort de son camarade. Il est marrant de voir que l’Inquisiteur Montiyf, dĂ©jĂ  absolument pas respectĂ© dans ‘In Hrondir’s Tomb’, n’a pas mĂȘme pas eu l’honneur d’ĂȘtre considĂ©rĂ© par Anvindr comme le responsable de la mort de Liulfr.

 

Schattra, wouf wouf

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On poursuit avec une nouvelle de celui qui était à l'époque un petit nouveau au sein de la BL, Andy Clark. Et devinez quoi, c'est encore un Space Wolf qui vole la vedette dans cette histoire de Deathwatch.

 

Whiteout - A. Clark :

Révélation

WhiteoutLa premiĂšre mission de Lothar Redfang, ambianceur Space Wolf envoyĂ© servir dans la Deathwatch par ses supĂ©rieurs qui ne supportaient plus ses blagues honteuses, se passe relativement bien. ExpĂ©diĂ© Ă  la surface d’Atrophon avec quatre comparses (un White Scar luddiste, un Iron Hand Asperger, un Raven Guard mutique et un Sergent Ultramarine1), le loubard Ă©nergĂ©tique a Ă©tĂ© chargĂ© par l’Inquisition de supprimer un Gromek Ork dont les inventions mortelles font pencher la balance du cĂŽtĂ© des envahisseurs Xenos. Malheureusement pour notre fine Ă©quipe, leur Drop Pod se fait repĂ©rer et pilonner par un Dakkajet plutĂŽt chanceux, et son insertion ne se fait pas au milieu de la zone industrielle oĂč Badklaw a installĂ© ses ateliers, mais du mauvais cĂŽtĂ© de la riviĂšre Strakk, ligne de front entre les Orks et les forces Ă©prouvĂ©es de la Garde ImpĂ©riale.

 

Dans leur malheur, les chasseurs d’aliens ont toutefois la chance de tomber sur un pont intact, qui leur permettra de rejoindre Ă  pinces leur cible. Ce pont aurait cependant dĂ» ĂȘtre dĂ©truit par les forces impĂ©riales au moment de leur retraite stratĂ©gique, sa praticabilitĂ© exposant la Garde Ă  une prise en revers par les verts, ce qui est loin d’ĂȘtre un scĂ©nario idĂ©al pour le Marteau de l’Empereur. La tempĂȘte de neige qui s’abat sur l’ouvrage d’art rendant le signalement de ce lĂ©ger dĂ©tail au haut commandement impossible, les Space Marines dĂ©cident de prendre les choses en main et de faire sauter le pont avant que les Orks n’aient eu le temps de dĂ©barquer en force.

 

En cela, ils sont aidĂ©s par la prĂ©sence de quelques bombes Ă  plasma posĂ©es sur les piliers du pont par une Ă©quipe de sapeurs Catachan malheureux, abattus dans l’accomplissement de leur mission par des Ă©claireurs ennemis. Pendant que Gorrvan l’Iron Hand reste au poste de contrĂŽle pour geeker un peu et coordonner les actions de ses collĂšgues, Lothar, Sor’khal, Kordus et Cantos partent enclencher les dĂ©tonateurs Ă  la mano. Bien entendu, ils devront composer avec l’arrivĂ©e des premiĂšres vagues d’Orks (et pour le furtif Kordus avec les caprices de son jet pack, qui tombe en rade au pire moment – et son porteur avec lui), ce qui nous donne quelques scĂšnes de bagarre dont nos farouches hĂ©ros se tireront plus ou moins bien. Personne ne meurt, rassurez-vous, sauf l’altruiste Gorrvan qui guide ses coĂ©quipiers vers un conduit d’aĂ©ration leur permettant d’éviter les Xenos en furie, mais reste Ă  son poste pour appuyer sur le gros bouton rouge avec sa main de fer, le blizzard carabinĂ© rendant incertain un dĂ©clenchement Ă  distance. Bilan des courses : un pont dĂ©truit, des centaines d’Orks pulvĂ©risĂ©s, un camarade tombĂ© au combat
 et une mission loin d’ĂȘtre bouclĂ©e, car la nouvelle s’arrĂȘte sur ces entrefaites. On a connu la Deathwatch plus dĂ©cisive.

 

Pour sa toute premiĂšre nouvelle pour le compte de la Black Library2, Andy Clark signe une histoire Deathwatch trĂšs classique (une bande de Space Marines que tout oppose mais qui finissent par apprendre Ă  opĂ©rer ensemble), reprenant de maniĂšre troublante l’intrigue de ‘Chains of Command’ (un pont Ă  faire sauter pour empĂȘcher l’ennemi de faire une percĂ©e fatale). À dĂ©faut d’ĂȘtre mĂ©morable, ce premier travail est assez sĂ©rieux et il serait mesquin de reprocher Ă  un jeune auteur de se raccrocher Ă  des schĂ©mas narratifs Ă©prouvĂ©s pour son entrĂ©e dans le grand bain de la GW-Fiction. Encourageant.

 

1 : Ce sont toujours les Ultramarines qui commandent, Ă  croire qu’ils ont passĂ© un pacte avec l’Inquisition.

 

2 : Tellement ancienne qu’elle ne lui ait mĂȘme pas attribuĂ©e lorsqu’on entre « Andy Clark » dans la barre de recherche du site de la BL.

 

Schattra, entre blanc clair et blanc foncé

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Et merci @son of sanguinus pour ton message d'appréciation ! :)

 

TroisiĂšme nouvelle du cru 2015, on repart faire du base jumping avec Chris Dows et ses Paras ElysĂ©ens, dont les plus anciens d'entre vous se souviennent peut-ĂȘtre...

 

Monolith - C. Dows :

Révélation

monolith.png?w=402&h=618On retrouve le Sergent Zachariah et son escouade de Paras ElysĂ©ens, dĂ©jĂ  croisĂ©s dans ‘The Mouth of Chaos’, alors qu’ils rĂ©pondent Ă  l’appel Ă  l’aide d’une force de Cadiens stationnĂ©s sur le monde d’Ophel Minoris, et attaquĂ©s par un ennemi des plus terrifiants : une bande de Raptors chaotiques. FidĂšles Ă  leur doctrine, les ElysĂ©es commencent la nouvelle assis dans la soute de la Valkyrie qui les amĂšne au-dessus de leur cible (un monolithe gĂ©ant assez semblable aux pylĂŽnes noirs de Cadia), mais le calme relatif de ce dĂ©placement professionnel est interrompu par un grand boum sur la carlingue de l’appareil. Ce n’est pas la DCA ennemie qui a repĂ©rĂ© les engins impĂ©riaux, non non : c’est un Raptor qui a pris sur lui d’attaquer Ă  la griffe Ă©nergĂ©tique le Blablavion de Zach et Cie, situation ubuesque mais aux consĂ©quences tragiques, puisque seul notre hĂ©ros et un de ses hommes (Adullam) survivront Ă  cet assaut. Cela n’empĂȘche pas Zachariah de s’illustrer par un exploit improbable dont il est coutumier, cette fois-ci en attrapant au vol un Cadien qui s’était fait balancer par-dessus-bord par les Astartes renĂ©gats, et en le ramenant sain et sauf sur le plancher des vaches. Prends des notes, Spiderman.

 

AprĂšs avoir pansĂ© ses blessures, le trio (le Cadien s’appelle Pedazhur, by the way) dĂ©cide de monter tout en haut du monolithe afin d’empĂȘcher les Raptors de faire sauter l’espĂšce de temple en ruines qui se trouve au sommet de la structure. Personne ne sait trop Ă  quoi cette derniĂšre sert, mais dans le doute, faire de l’antijeu reste une tactique valable. S’en suit le rĂ©cit d’une ascension pĂ©nible, aussi bien pour nos braves Gardes, qui doivent composer avec l’attaque d’un Raptor un peu trop stupide pour son propre bien et une infrastructure en trĂšs mauvais Ă©tat, que pour le lecteur qui a bien du mal Ă  comprendre ce dont il en retourne, tant Dows peine Ă  rendre intelligible sa description des combats.

 

Sans surprise, la nouvelle se termine par un affrontement (littĂ©ralement) au sommet entre les teams Z (pour Zachariah) et S (pour Shamhuth). Chaque Ă©quipe comptant trois membres, et celle du Chaos n’étant composĂ©e que de Raptors frais et dispos, alors que l’Imperium est reprĂ©sentĂ© par des Gardes blessĂ©s et Ă©puisĂ©s par vingt Ă©tages montĂ©s Ă  pied, on se dit que le match va ĂȘtre pliĂ© en deux-deux. Cependant, PĂ©pĂ© devait veiller sur ses ouailles Ă  ce moment prĂ©cis, car la Garde ImpĂ©riale remporte une victoire probante par un score final de 3 morts Ă  1, seul Pet d’Azur succombant Ă  un violent choc Ă  la tĂȘte pendant la baston. La palme revient une fois de plus Ă  l’insurpassable Zachariah, qui se paie le luxe de tuer Shamhuth en lui glissant une grenade dans le slip alors que les deux adversaires Ă©taient en train de se faire des papouilles en chute libre, Gandalf & Balrog style, avant de lui piquer son jet pack, de le remettre en route, de repartir jusqu’en haut du monolithe (suspendu Ă  bout de bras), et de se laisser choir dans les ruines du temple juste avant que le jet pack ne tombe Ă  court d’énergie. Bien sĂ»r, l’expĂ©rience le laisse un peu moulu, mais c’est un petit prix Ă  payer pour se farcir une escouade de Raptors quasi en solo. Sly Marbo n’a qu’à bien se tenir


 

Eh bien, ça faisait longtemps que je n’avais rien lu d’aussi nul. Le verdict peut paraĂźtre sĂ©vĂšre (et il l’est), mais j’ai du mal Ă  croire que Chris Dows se soit beaucoup foulĂ© pour Ă©crire cette nouvelle indigente, et surtout complĂštement incomprĂ©hensible par moments. Les scĂšnes d’action en trois dimensions – assez frĂ©quentes quand la plupart des participants ont un jet pack – sont en effet si mal mises en scĂšne que j’ai rapidement cessĂ© de tenter de me reprĂ©senter ce qu’il se passait dans ces moments, confiant dans le fait que Zachariah finirait toujours par s’en sortir, peut-ĂȘtre imitĂ© par un de ses sous-fifres, et que ses adversaires mordraient au contraire la poussiĂšre d’une maniĂšre plus ou moins rĂ©aliste.

 

Et puisqu’on parle de rĂ©alisme, mon autre principal grief porte sur ce point prĂ©cis. Lorsque j’ai lu le rĂ©sumĂ© de ‘Monolith’ au moment de son achat sur le site de la BL, j’étais curieux de voir comment Dows parviendrait Ă  rendre de façon crĂ©dible une (probable) victoire de Paras ElysĂ©ens sur des adversaires leur Ă©tant supĂ©rieurs en tout point. Dan Abnett ayant Ă©tĂ© taxĂ© d’infĂąme gros bill lorsque ses Tanith avaient corrigĂ© quelques Astartes fĂ©lons dans ‘A Blooding’ et ‘Traitor General’, je me doutais que la tĂąche ne serait pas aisĂ©e pour Dows, mais on assiste ici Ă  un refus d’obstacle pur et simple. Pour le dire crĂ»ment, nos hĂ©ros rĂ©ussissent absolument tout ce qu’ils tentent et bĂ©nĂ©ficient d’une chance insolente, tandis que leurs adversaires, en plus d’ĂȘtre cons comme des balais, sont poursuivis par une dĂ©veine carabinĂ©e
 quand ils n’oublient pas tout bĂȘtement d’utiliser leur Ă©quipement. Dans ces conditions-lĂ , mĂȘme le physique avantageux, l’entraĂźnement poussĂ© et l’équipement de pointe d’un Space Marine ne peut rivaliser. Dommage que la vraisemblance du rĂ©cit passe Ă©galement Ă  la trappe.

 

Bref, vous aurez compris que je ne recommande absolument pas ce ‘Monolith’, Ă  moins d’ĂȘtre attirĂ© par les entrĂ©es nanardesques du catalogue de la Black Library. Si c’est le cas, ruez-vous au contraire sur cette nouvelle.

 

Schattra, plus dure sera la grav-chute...

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On revient à 40K avec une des premiÚres nouvelles de Ray Harrison, alter égo de Rachel Harrison, avant qu'elle ne débute la saga de Severina Raine et des Carabiniers d'Antari.

 

Dishonoured - R. Harrison :

Révélation

dishonoured.png?w=402&h=614La croisade lancĂ©e par le SĂ©nĂ©chal Helbrecht pour reprendre le monde minier de Schrödinger VII aux NĂ©crons ne se passe aussi bien qu’il l’espĂ©rait. Bien que les Black Templars combattent avec le zĂšle et la hargne qu’on leur connait, les robots tueurs sont trop nombreux pour permettre aux meilleurs de l’Empereur de saisir l’initiative, et les pertes s’accumulent du cĂŽtĂ© des ĂŒber men in black (and white). Comble de l’infamie, un Cryptek curieux du nom de Khephrys se tĂ©lĂ©porte sans crier gare avec sa garde rapprochĂ©e de Factionnaires au contact de l’escouade de commandement d’Helbrecht, et repart avec l’étendard de ce dernier, ainsi que son porteur (Evrain). Pris au dĂ©pourvu par cette stratĂ©gie capture the flag, le MarĂ©chal prend une dĂ©cision radicale : pendant qu’il ira mener l’assaut des Black Templars sur la ville de Blight’s Edge, oĂč l’ennemi s’est retranchĂ© en nombre, son champion personnel, Aergard, partira avec deux collĂšgues (Garel et Thibaut) arracher le prĂ©cieux drapeau aux sales griffes nĂ©crones, et possiblement ramener Evrain au bercail, si cela est possible.

 

S’en suit une narration alternĂ©e entre la balade pĂ©destre d’Helbrecht et de ses deux FrĂšres d’ÉpĂ©e restants Ă  travers la toundra de Schrödinger VII jusqu’au point de ralliement des croisĂ©s, et la mission d’infiltration de l’autre trio dans les galeries d’un complexe minier oĂč Evrain, ou tout du moins son armure, semble ĂȘtre d’aprĂšs la puce GPS logĂ©e dans la cuirasse. Bien Ă©videmment, les deux groupes rencontreront quelques adversaires en chemin (un trio de Moissonneurs et un Deathmark pernicieux du cĂŽtĂ© d’Helbrecht, des Guerriers et un Spectre pernicieux aussi du cĂŽtĂ© d’Aergard), causant quelques pertes de part et d’autre. Leur fortune sera toutefois bien diffĂ©rente


 

Révélation


LĂ  oĂč Aergard et Garel signeront un sans faute en parvenant Ă  rĂ©cupĂ©rer leur Ă©tendard ainsi que le pauvre Evrain (qui dĂ©cĂšdera de ses blessures une fois revenu au camp, mais ça ne compte pas vraiment pas vrai), aprĂšs avoir secouru une escouade de Black Templars et les civils protĂ©gĂ©s par ces derniers (qui se feront impitoyablement molĂ©culiser par les NĂ©crons une fois les Astartes partis, mais ça ne compte pas non plus), assiĂ©gĂ©s depuis des heures par les implacables Xenos, Helbrecht se couvrira de honte et d’ecchymoses.

 

Ayant optĂ© pour une approche plus subtile du problĂšme que celle dĂ©ployĂ©e par son bourrin de subalterne Jenovar, Ă  savoir charger en force le pont reliant Blight’s Edge au reste du plateau et se faire repousser sans mĂ©nagement par les Necrons barricadĂ©s, le rusĂ© SĂ©nĂ©chal enverra le gros de ses forces attaquer la position ennemie en passant par les souterrains, tandis que lui et quelques hommes resteront Ă  la surface pour faire diversion. Fort bien. C’était sans compter la prĂ©sence dans les rangs adverses d’un autre personnage nommĂ©, Imotekh le Seigneur des TempĂȘtes, a.k.a. le Saigneur des Templiers. DĂ©sireux de croiser le fer avec son vis-Ă -vis, le PhaĂ«ron se tĂ©lĂ©porte Ă  son tour devant Helbrecht en gueulant « SĂ©nĂ©chal me voilà », lui met une rouste monumentale, lui envoie une dĂ©charge de 100.000 volts dans les ratiches, le morigĂšne longuement et lui coupe la main droite pour lui apprendre Ă  se la jouer comme Sigismund, avant de le balancer dans une crevasse. BRUTAL. Rassurez-vous, Helbrecht survivra Ă  cette dĂ©culottĂ©e honteuse, et la nouvelle se termine sur la pose de sa nouvelle main par un artificier du Chapitre, et sur le serment solennel fait par le manchot de l’Empereur de se venger de cette infamie. La suite Ă  Davatas


 

Rachel (qui signe ici Ray) Harrison donne une dimension romanesque Ă  un Ă©pisode marquant de la carriĂšre du Haut SĂ©nĂ©chal Helbrecht, sa premiĂšre rencontre avec l’insaisissable Imotekh. Je ne sais pas si elle cherchait Ă  rendre son hĂ©ros plus sympathique au lecteur en dressant un portrait en clair-obscur (vu la livrĂ©e des Black Templars, c’est fluff) du tempĂ©tueux guerrier, mais je sors de ‘Dishonoured’ avec l’idĂ©e que le dĂ©vouĂ© Aergard l’emporte sur son boss sur tous les tableaux. En plus de parvenir Ă  remplir une mission impossible sur laquelle Helbrecht semble l’avoir mis pour garder la face aprĂšs avoir perdu son Ă©tendard, il est prĂ©sentĂ© comme le stratĂšge, conseiller et intendant sur lequel le SĂ©nĂ©chal s’appuie en permanence. De son cĂŽtĂ©, ce dernier brille surtout par son zĂšle irrĂ©prochable, qui ne lui sert pas Ă  grand-chose face Ă  un Imotekh qui le surclasse de la tĂȘte et des Ă©paules.

 

Bien que le propos de cette nouvelle ne soit aucunement novateur, on peut mettre au crĂ©dit d’Harrison sa volontĂ© de compenser la vacuitĂ© du fond par un travail formel intĂ©ressant, en dĂ©doublant l’intrigue Ă  partir du tiers du rĂ©cit et dĂ©roulant les deux trajectoires sans faillir. Pas brillant, mais solide.

 

Schattra, "tout est perdu, fore l'aune, heurt" (citation terrane de M2 dont le sens échappe aux linguistes contemporains)

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DerniĂšre nouvelle du millĂ©sime 2015, et petite curiositĂ© pour les habituĂ©s de la GW-Fiction : une nouvelle de Sandy Mitchell oĂč Ciaphas Cain n'apparait pas du tout (j'ai vĂ©rifiĂ©).

 

The Cost of Command - S. Mitchell :

Révélation

the-cost-of-command.png?w=402&h=616Dans la forteresse monastĂšre des Astral Knights, sur le monde cristallin d’Obsidia, un duel d’honneur est sur le point de s’engager entre deux membres du Chapitre, Lanthus et Aldwyn. Cela n’aurait pas grand-chose d’étonnant pour cette confrĂ©rie aussi susceptible que portĂ©e sur les choses de l’honneur, n’eut Ă©tĂ© la dĂ©cision du second de combattre jusqu’à la mort, la tradition Ă©tant plutĂŽt d’aller seulement jusqu’au premier sang. Pour comprendre pourquoi Al(ec Bal)dwyn en veut autant Ă  son Sergent, il faut remonter quelques semaines plus tĂŽt, lors de la campagne de Summerfall.

 

Ayant rĂ©pondu Ă  l’appel Ă  l’aide des autoritĂ©s planĂ©taires, submergĂ©es par une Waaagh ! Ork s’étant manifestĂ©e sans crier gare dans le systĂšme, la 3Ăšme Compagnie du Capitane Galad se dĂ©ploya Ă  la surface du monde suppliciĂ© pour tenter d’endiguer la marĂ©e verte. Au cours des premiers engagements, l’escouade Caromort oĂč servaient Lanthus et Aldwyn commit l’erreur d’engager le combat avec une tribu de peaux vertes au grand complet, pensant embusquer un convoi de quelques Truks Ă  la place. Bien que l’engagement fĂ»t remportĂ© par les Astral Knights, grĂące Ă  leur discipline de tir et l’usage magistral du lance-roquette par le frĂšre Beves, le Sergent Caromort termina la journĂ©e dans le mĂȘme Ă©tat que le carreau de son patronyme. A la surprise gĂ©nĂ©rale, Galad choisit de promouvoir le taciturne et rĂ©flĂ©chi Lanthus Ă  la place du charismatique mais impĂ©tueux Aldwyn (pour la superbe raison que ce dernier aurait acceptĂ© tout de suite, alors que Lanthus a pris deux secondes pour rĂ©flĂ©chir). Les voies du management sont souvent impĂ©nĂ©trables.

 

Quelques jours aprĂšs cette rĂ©organisation, l’escouade Lanthus se vit confier une mission capitale pour le succĂšs de la campagne : infiltrer la capitale planĂ©taire par les Ă©gouts pour en ouvrir les portes et permettre au reste de la Compagnie d’attaquer en force le dernier bastion tenu par les Orks. AprĂšs avoir menĂ© Ă  bien la premiĂšre partie de leur tĂąche en nageant littĂ©ralement dans un flot d’étrons pendant de longues minutes, les Space Marines se sĂ©parĂšrent en deux demi-escouades pour maximiser leurs chances de succĂšs, la premiĂšre menĂ©e par Lanthus et la seconde par Aldwyn.

 

Les styles de commandement trĂšs diffĂ©rents de nos deux hĂ©ros eurent un impact non nĂ©gligeable sur la suite des Ă©vĂ©nements. Pendant que Lanthus rasait les murs et progressait dans les ombres pour se rapprocher de la salle de commandement, Aldwyn fonçait dans le tas tous flingues dehors, attirant logiquement Ă  lui un nombre de plus en plus important d’Orks, toujours partants pour une bonne bagarre. Et bien que ses hommes lui reprochassent de laisser leurs camarades se dĂ©brouiller tout seuls contre les peaux vertes en furie, Lanthus choisit de prioriser l’accomplissement de sa mission, qu’il rĂ©ussit Ă  mener Ă  bien, permettant aux renforts d’arriver sur les lieux et de reprendre la capitale au prix de durs combats, plutĂŽt que d’aller secourir la team Aldwyn. Au final, seul ce dernier parvint Ă  survivre Ă  la fureur des Orks, et lors de leur debriefing d’aprĂšs bataille, il jura Ă  Lanthus qu’il se vengerait de sa mesquinerie. Fin du flashback et retour sur Obsidia.

 

Le duel s’engage entre les deux rivaux, et tourne assez rapidement en faveur de Lanthus, qui rĂ©ussit Ă  piĂ©ger son adversaire fou furieux et Ă  lui planter son poignard de cristal dans la jugulaire, suscitant des remous dans l’auguste assemblĂ©e rĂ©unie pour assister au combat. Mortellement blessĂ©, Aldwyn parvient tout de mĂȘme Ă  rendre la monnaie de sa piĂšce Ă  son assassin, en le rendant hĂ©miplĂ©gique d’un coup de surin dans l’aisselle. La nouvelle se termine avec le MaĂźtre de Chapitre Amhrad qui vient mĂ©taphoriquement remuer le couteau dans la plaie du pauvre Lanthus, qui aprĂšs tout n’a fait que son devoir dans des circonstances difficiles, comme tout bon fils de Dorn est sensĂ© le faire. Le karma galactique se chargera de te venger, gamin.

 

Ce n’est pas tous les jours que l’on Ă  droit Ă  autre chose que le rĂ©cit des exploits de Ciaphas Cain lorsqu’on lit Sandy Mitchell, et ‘The Cost of Command’ est donc une raretĂ© dans l’imposant catalogue que notre homme a produit pour le compte de la Black Library depuis vingt ans. Malheureusement, on ne retrouve pas la touche d’humour dĂ©calĂ©e qui fait tout le charme et l’originalitĂ© de sa prose dans cette Space Marinade tout Ă  fait sĂ©rieuse, et qui se rĂ©vĂšle dont ĂȘtre faite du mĂȘme bois que les dizaines d’autres courts formats dĂ©diĂ©s aux batailles menĂ©es par les hĂ©roĂŻques Astartes. Mis Ă  part quelques informations intĂ©ressantes sur les Astral Knights, on peut donc faire l’impasse sur cette histoire des plus classiques.

 

Schattra, il n'y a que la victoire qui est belle...

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Aaah! Mon Schattra du soir avant de dormir!

 

Il y a 2 heures, Schattra a dit :

Pendant que Lanthus rasait les murs

 

C'est marrant, mais quand on parle de Spaces marines cette phrase peu ĂȘtre complĂštement prise Ă  contre sens ^^ Un instant, j'ai cru que c'Ă©tait Lanthus le bourrin...

 

 

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Le 09/08/2023 à 01:11, Miles a dit :

C'est marrant, mais quand on parle de Spaces marines cette phrase peu ĂȘtre complĂštement prise Ă  contre sens ^^ Un instant, j'ai cru que c'Ă©tait Lanthus le bourrin...

 

Bonne vibe Iron Warrior en effet. ^^

 

Retour à 40K avec une histoire qui a été remise au goût du jour dans la version française de 'The Hammer and the Eagle' ('L'Aigle et le Marteau', parce qu'on a l'esprit de contradiction en France), mais absente de la VO de ce gros pavé.

 

Gates of the Devourer - D. Annandale :

Révélation

gates-of-the-devourer.png?w=400&h=612Quel est le point commun entre Ferantha Krezoc, Princeps du Titan Warlord Gloria Vastator de la Legio Pallidus Mor, et Albrecht Feisler, Gouverneur de la planĂšte Khania ? En cette fin de 41Ăšme millĂ©naire, la rĂ©ponse est : un sommeil perturbĂ© (je sais, c’est assez banal et pas vraiment grimdark), encore que pour des raisons totalement diffĂ©rentes. Krezoc est un workaholic qui ressent psychologiquement l’absence de communion avec l’esprit de sa grosse machine lorsqu’elle n’est pas en opĂ©ration, alors que Feisler fait juste les frais de l’Ombre dans le Warp, sa planĂšte se faisant attaquer sans crier gare1, ni rien du tout d’ailleurs, par une petite flotte ruche affamĂ©e. Ces deux personnages seront nos yeux et nos oreilles dans le rĂ©cit de la lutte entre l’Imperium et les Tyranides pour Khania, casting complĂ©tĂ© par le Capitaine Harth Deyers du 66Ăšme rĂ©giment blindĂ© de Katara, envoyĂ© Ă  la rescousse de la planĂšte attaquĂ©e dans l’espoir d’enrayer la progression des Xenos avant que Katara se retrouve Ă  son tour en haut de leur to eat list.

 

Nous suivons donc l’arrivĂ©e en orbite de la demi-LĂ©gion Pallidus Mor, placĂ©e sous le commandement du trĂšs cool MarĂ©chal Balzhan, quelques semaines aprĂšs le dĂ©but du conflit. Bien qu’ils n’aient pas trainĂ©s en route, les PM sont les derniĂšres forces impĂ©riales Ă  rejoindre le théùtre d’opĂ©rations, devancĂ©s par la Flotte ImpĂ©riale (qui a pris la mission Ă  la lĂ©gĂšre, s’est contentĂ©e d’envoyer quelques vaisseaux, et s’est faite bellement fesser par les Tytys en consĂ©quence), les transports du 66Ăšme Kataran, et ceux de la demie-LĂ©gion des Imperial Hunters. A leur arrivĂ©e, la situation est loin d’ĂȘtre idĂ©ale pour les dĂ©fenseurs, acculĂ©s dans la citĂ©-ruche de Gelon du cĂŽtĂ©s des Gardes ImpĂ©riaux, et en cours de dĂ©ploiement pour les Hunters, dont le commandant (Syagrius) semble vouloir compenser le nom vernaculaire de sa LĂ©gion par une arrogance et une condescendance sans limite Ă  l’égard des nouveaux venus. Bien que ce comportement Ă©nerve rapidement l’irascible Krezoc, elle est rappelĂ©e Ă  ses obligations par Balzhan, qui accepte sans broncher que son homologue dicte la stratĂ©gie de l’avance des Titans.

 

S’en suit une promenade bucolique dans la pampa khanienne, Ă  peine perturbĂ©e par la contre-attaque de quelques millions de Gaunts et Gargouilles, trop heureux de se jeter sous les pieds et sur le parebrise de marcheurs impĂ©riaux pour les ralentir. Bien que la menace soit minime pour des Titans en pleine forme, l’approche trĂšs agressive des Imperial Hunters comparĂ©e Ă  celle plus posĂ©e des Pallidus Mor ne tarde pas Ă  menacer la cohĂ©sion d’unitĂ© entre les deux LĂ©gions, ce qui permet aux Xenos d’isoler et de dĂ©truire quelques machines adverses. Les hasards de la bataille font que le Gloria Vastator soit chargĂ© par Balzhan de garder les arriĂšres de l’Augustus Secutor du pompeux Syagrius aprĂšs que ce dernier ait dĂ©cidĂ© de sprinter en solo vers la banlieue dĂ©vastĂ©e de Gelon pour en soulager les dĂ©fenseurs, ou plus vraisemblablement mettre Ă  jour sa story Instagram avec un selfie duckface et une mention #FirstOnSite. Malheureusement pour les Gundams impĂ©riaux, un Hierophant se trouve sur leur chemin, et pour une fois, il semblerait que ce soit la petite bĂȘte qui aille manger la grosse


 

Révélation


Le Hierophant met en effet Ă  profit son agilitĂ© et ses rĂ©flexes bien supĂ©rieurs Ă  ceux du pataud Augustus Secutor pour lui infliger des dommages critiques, et aurait sans doute rĂ©ussi Ă  se payer la (grosse) tĂȘte de Syagrius sans l’intervention salutaire du Gloria Vastator de Krezoc, qui parvient Ă  dĂ©tourner l’attention du Bio-Titan de sa proie, et Ă  lui coller suffisamment de touches de Force 30 dans son petit ventre mou pour envoyer la bestiole au tapis (mĂȘme si c’est ce poseur de Syagrius qui lui assĂšne le coup fatal, et engrange donc l’XP).

 

PrivĂ©s de la prĂ©sence charismatique de leur gigantesque mascotte, les essaims Tyranides se dĂ©bandent et se font facilement annihiler par les efforts combinĂ©s de la Garde, des Legio Titanicus et de la Flotte ImpĂ©riale, sauvant ainsi Khania
 pour deux jours. La nouvelle se termine en effet sur l’annonce de l’arrivĂ©e de renforts tyranides en orbite de la planĂšte. Il faudrait installer un interphone avec camĂ©ra Ă  proximitĂ© du point de Mandeville du systĂšme, ça Ă©viterait ce genre de sale surprise


 

David Annandale nous propose un compte-rendu romancĂ© tout Ă  fait plaisant d’un siĂšge opposant les forces de l’Imperium Ă  celles de la Grande DĂ©voreuse, alternant entre scĂšnes d’action frĂ©nĂ©tique et descriptions de la difficile collaboration entre les contingents des Legio Titanicus, ce qui devrait combler tous les types de lecteur de la GW-Fiction. L’alternance des points de vue adoptĂ©s au cours de la nouvelle fonctionne assez bien, mĂȘme si le Gouverneur Albrecht Feisler et le Capitaine Harth Deyers ne bĂ©nĂ©ficient pas du mĂȘme traitement que la Princeps Ferantha Krezoc, ce qui m’a d’abord Ă©tonnĂ©, avant que quelques recherches fassent apparaĂźtre que ‘Gates of the Devourer’ est en fait le prĂ©lude au roman qu’Annandale a consacrĂ© Ă  la Legio Pallidus Mor (‘Warlord : Fury of the God Machine’). Le dĂ©nouement de la campagne de Khania est relatĂ© dans les premiers chapitres de ce bouquin, ce qui explique Ă©galement la brutalitĂ© avec laquelle cette nouvelle se termine. Qu’on se rassure toutefois, cette scission narrative n’empĂȘche pas d’apprĂ©cier ‘Gates of the Devourer’ Ă  sa juste valeur, et on tient ici une des meilleures soumissions de David Annandale en matiĂšre de war fiction.

 

1 : Ou plutĂŽt, et pour ĂȘtre tout Ă  fait exact, sans ĂȘtre entendue par le reste de l’Imperium. Ce qui n’empĂȘche pas ce dernier de rĂ©agir (et promptement avec ça) car dans les tĂ©nĂšbres du lointain futur, c’est encore le silence qui est le plus inquiĂ©tant.

 

Schattra, comme Ă  la parade

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Il y a 3 heures, Schattra a dit :

Le dénouement de la campagne de Khania est relaté dans les premiers chapitres de ce bouquin,

 

C'est malin, maintenant je veux savoir!

 

Tient, petite question (ça fait longtemps que tu ne fait plus tes encart "BG" mais j'ai mes propres marottes dans le domaine) Les FDPs sont elle évoqués dans cette histoire? (Pour une fois qu'on as pas un gouverneur renégat ou fou, à priori...)

Autre question (bien que là, on soit à la limite du mesquin de ma part) Les effectifs du 66Úme sont ils évoqués? Ils sont commandé par un capitaine ou tu as juste passé leur Colonel/Général/Grand Stratéguerre en off? Et la pop planétaire pour comparaison? On as une idée? (Oui c'est bas, mais hé, je suis optimiste ^^)

 

Il y a 3 heures, Schattra a dit :

Il faudrait installer un interphone avec camĂ©ra Ă  proximitĂ© du point de Mandeville du systĂšme, ça Ă©viterait ce genre de sale surprise


 

La par contre... l'idée de l'interphone est bien, mais je croyait que les Tyranides ne s'abaissait pas au voyages warp... Je me suis planté?

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Il y a 7 heures, Miles a dit :

C'est malin, maintenant je veux savoir!

 

Je suis allé sur le Lexicanum par curiosité, et ça se passe de maniÚre trÚs classique (oui mais non mais oui mais non mais oui).

 

Il y a 7 heures, Miles a dit :

Tient, petite question (ça fait longtemps que tu ne fait plus tes encart "BG" mais j'ai mes propres marottes dans le domaine) Les FDPs sont elle évoqués dans cette histoire? (Pour une fois qu'on as pas un gouverneur renégat ou fou, à priori...)

Autre question (bien que là, on soit à la limite du mesquin de ma part) Les effectifs du 66Úme sont ils évoqués? Ils sont commandé par un capitaine ou tu as juste passé leur Colonel/Général/Grand Stratéguerre en off? Et la pop planétaire pour comparaison? On as une idée? (Oui c'est bas, mais hé, je suis optimiste ^^)

 

Ils arriveront quand je mettrai Ă  jour la premiĂšre page, ne t'en fais pas. ^^

 

Oui les FDP sont Ă©voquĂ©es, mais il ne faut pas cligner des yeux Ă  ce moment lĂ  : "Gelon’s militia had been destroyed, barely holding out long enough to protect the hive until the Kataran 66th had landed."

 

Par contre Annandale n'Ă©voque pas grand-chose sur le 66Ăšme, au point que je pense qu'il avait prĂ©vu de continuer Ă  raconter l'histoire depuis leur point de vue dans la suite de la campagne, et qu'il ne s'agissait que d'une mise en bouche. Sinon, je ne comprends pas trop l'intĂ©rĂȘt de multiplier les personnages et les points de vue superflus, alors que tout se passe du cĂŽtĂ© de Pallidus Mor. Pas plus d'infos sur la population de Khania, j'en ai peur.

 

Il y a 7 heures, Miles a dit :

La par contre... l'idée de l'interphone est bien, mais je croyait que les Tyranides ne s'abaissait pas au voyages warp... Je me suis planté?

 

Je crois bien que tu as raison. Lors de la scĂšne oĂč les vaisseau de Pallidus Mor arrivent dans le systĂšme, on voit qu'une bataille spatiale a eu lieu entre les Tyranides et la Flotte Ă  proximitĂ© du point de Mandeville. On peut l'expliquer de diffĂ©rentes maniĂšres, selon qui Ă©tait lĂ  le premier, et l'une d'entre elles serait que les belligĂ©rants sont tous deux arrivĂ©s par le mĂȘme endroit.

 

Schattra, "Ă  vot' service"

 

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Double post pour continuer sur la série en cours en temps et en heure, et on revient encore à la Deathwatch, décidemment trÚs populaire parmi les auteurs estivaux.

 

Deathwatch: Swordwind - I. St. Martin :

Révélation

deathwatch_swordwind.png?w=400&h=610Nous suivons en parallĂšle deux des journĂ©es les plus pourries (sans doute des lundis) de la vie du FrĂšre de Bataille Adoni, du Chapitre des Mortifactors. La premiĂšre fut celle de sa derniĂšre mission pour le compte de la Deathwatch, pendant laquelle il parvint Ă  grand peine, et au prix du sacrifice de tous les autres membres de son escouade, Ă  faire la peau Ă  un ProphĂšte Eldar responsable de la destruction de treize planĂštes impĂ©riales, pour des raisons que la dĂ©cence nous interdit de mentionner ici. ArrivĂ© au boss fight en compagnie d’un autre membre des Mortifactors, l’hĂ©roĂŻque Sobor en personne (faites comme si vous le connaissiez, ça lui fera plaisir), Adoni parvint Ă  mener Ă  bien le psykocide malgrĂ© le fait que les combattants se soient retrouvĂ©s projetĂ©s dans le vide intersidĂ©ral aprĂšs la dĂ©tonation mal avisĂ©e d’une bombe Ă  fusion Ă  proximitĂ© d’un dĂŽme Ă  simple vitrage – les Eldars ne savent pas construire en dur, c’est connu. Sobor n’eut toutefois pas cette chance, les milliers d’échardes en moelle spectrale dĂ©cochĂ©es par le Psyker Zoneille Ă  bout portant ayant raison de son endurance surhumaine. Une fin indigne pour un hĂ©ros de son calibre, mais tout le monde perd des PVs de la honte de temps en temps. Dans son dernier souffle, Sobor fit jurer Ă  son compatriote de ramener son Ă©pĂ©e, brisĂ©e en deux au cours du combat, Ă  la Basilica Mortis, forteresse chapitrale des Mortifactors. Tout cela est fort triste, on peut le reconnaitre.

 

Sa deuxiĂšme journĂ©e pĂ©nible fut justement celle de son retour au bercail, avec pour toutes possessions l’épĂ©e en kit et le crĂąne de son camarade (l’Inquisition n’est pas du genre Ă  laisser ses anciens combattants repartir avec leur matos de fonction). Tenu par un serment de silence sur son passĂ© dans les Ordos, sous peine de condamner son Chapitre Ă  la destruction pure et simple, Adoni refuse de s’étendre sur les circonstances de la mort de Sobor, malgrĂ© la demande formulĂ©e par le MaĂźtre du Chapitre en personne, Magyar. Pour ne rien arranger, les Mortifactors traversent une mauvaise passe, leur monde chapitral (Posul) ayant Ă©tĂ© boulottĂ© par la flotte ruche LĂ©viathan sans qu’ils ne puissent le sauver, et leurs effectifs Ă©tant tombĂ©s Ă  un niveau dangereusement bas suite aux pertes subies dans cet affrontement titanesque. L’ambiance sur la Basilica Mortis est donc encore plus gloomy que d’habitude, ce qui est appropriĂ© Ă  la cĂ©rĂ©monie d’hommage Ă  Sobor que Magyar organise sĂ©ance tenante, et Ă  laquelle Adoni assiste bien Ă©videmment


 

Révélation


Lorsque les Archivistes prĂ©sents dans l’assistance commencent Ă  saigner du nez de maniĂšre incontrĂŽlĂ©e et fatale pour la plupart d’entre eux, il devient clair qu’un invitĂ© imprĂ©vu est venu se joindre Ă  la veillĂ©e funĂšbre. Il s’agit de l’Exarque Bahzakhain, a.k.a. Swordwind, venue avec quelques potes venger la mort de leur ProphĂšte de malheur en annihilant les derniĂšres forces des Mortifactors. Le combat qui s’en suit verra l’Exarque rĂ©ussir Ă  dĂ©capiter en douce le pauvre Magyar, pendant que la bataille fait rage aux alentours. Cette vision Ă©prouvante, loin de dĂ©moraliser Adoni, lui donne un regain de motivation pour aller s’enquiller du Xenos, et la nouvelle se termine alors que notre inflexible hĂ©ros se rue sur Bahzakhain, l’épĂ©e fracassĂ©e de Sobor Ă  la main. Un combat trĂšs dĂ©sĂ©quilibrĂ© sur le papier, mais comme on l’a vu plus tĂŽt dans cette chronique, personne n’est Ă  l’abri d’un Ă©chec critique sur ses jets de sauvegarde d’armure


 

Avec ce ‘Swordwind’, Ian St. Martin signe une trĂšs bonne nouvelle pour les fans des Mortifactors, de la Deathwatch et du grimdark en gĂ©nĂ©ral, plongeant le lecteur dans l’éprouvant quotidien des guerriers d’élite de l’Ordo Xenos, et leur toute aussi Ă©prouvante retraite, pour peu qu’ils se soient faits des ennemis rancuniers au cours de leur service. St. Martin parvient Ă  crĂ©er une rĂ©elle tension autour de ses personnages en l’espace de quelques lignes, rĂ©ussissant l’exploit de nous intĂ©resser au destin de Space Marines Ă  peine introduits (ou figures trĂšs mineures du background, comme pour le MaĂźtre de Chapitre Magyar), ce qui n’est pas Ă  la portĂ©e de tous les auteurs de la Black Library, loin s’en faut. Il se permet aussi de reprendre en main le fluff des Mortifactors, et si ces derniers s’en sortent plutĂŽt mal, l’avalanche de calamitĂ©s qui leur ait tombĂ© sur le museau depuis l’arrivĂ©e de la flotte ruche Leviathan les rend cependant beaucoup sympathiques et mĂ©morables qu’ils ne l’étaient auparavant (on peut appeler ça le syndrome Scythes of the Emperor). Une petite gemme de la littĂ©rature 40K, qui mĂ©riterait certainement une réédition dans une anthologie grand public.

 

Schattra, mortifié

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On termine la semaine et la revue du Summer of Reading 2016 avec un auteur et un personnage ayant fait la légende de la Black Library : Gregor Abnett et Dan Eisenhorn. Ou le contraire.

 

The Keeler Image - D. Abnett :

Révélation

the-keeler-image.png?w=400&h=612Bien que blacklistĂ© par sa hiĂ©rarchie et activement recherchĂ© par ses collĂšgues puritains, Gregor Eisenhorn n’est pas du genre Ă  se la couler douce dans sa villa de Gudrun en regardant l’Imperium sombrer, comme il en aurait pourtant le droit. Aussi, lorsque ce noble et souriant burinĂ© vieillard apprend grĂące Ă  son rĂ©seau d’informateurs qu’une vente aux enchĂšres va ĂȘtre organisĂ©e dans le palais de Medonae le Morphale, et qu’un objet trĂšs particulier sera proposĂ© Ă  l’acquisition Ă  cette occasion, il ne lui faut pas longtemps pour dĂ©cider de faire le voyage afin de suivre le dĂ©roulement de la transaction.

 

ArrivĂ© Ă  la surface de la bucolique Pallik1, Greg le Grabataire ne perd pas de temps Ă  se rendre dans l’humble demeure de son hĂŽte, oĂč il est immĂ©diatement reconnu pour ce qu’il est (un Inquisiteur, pour ceux qui ne suivent pas ou qui ne sont pas familiers de la sĂ©rie). Pas de trĂšs bon augure pour quelqu’un qui se trouve sur la liste des most wanted du sous-secteur, mais rien qui ne vienne perturber la bonhommie d’Eisenhorn, qui de toute façon est privĂ© d’expression faciale depuis quelques dĂ©cennies Ă  ce stade de sa carriĂšre. Accueilli par la Bouche de Medonae, un Psyker servant d’avatar vivant Ă  son gros lard de maĂźtre, notre flegmatique hĂ©ros est directement conduit devant l’objet ayant suscitĂ© son intĂ©rĂȘt, et qui se trouve ĂȘtre
 un polaroĂŻd. Mais attention, un polaroĂŻd vieux de 10.000 ans (gasp), pris par nulle autre qu’Euphrati Keeler du temps oĂč elle n’avait pas encore sombrĂ© dans le mysticisme (gasp), et dont le sujet n’est autre que ce fieffĂ© fripon d’Horus (GAAAASP). Pour quiconque a de vagues notions de cet obscur Ă©vĂ©nement que l’on nomme l’HĂ©rĂ©sie d’Horus, il est clair que cette relique est beaucoup plus qu’une curiositĂ© picturale, d’autant plus que son heureux acquĂ©reur repartira avec quelques notes rĂ©digĂ©es de la main de Keeler, dans lesquelles cette derniĂšre a candidement exprimĂ© son avis sur des sujets aussi tabous que la divinitĂ© de l’Empereur et l’existence de DĂ©mons. Les mƓurs Ă©taient plus libres au 31Ăšme millĂ©naire.

 

Eisenhorn sympathise avec un autre visiteur, Sejan Karyl, Ă©galement trĂšs intĂ©ressĂ© par cette authentique photo souvenir, et trĂšs au courant de beaucoup de choses qu’un simple quidam ne devrait pas savoir, Ă  commencer par la prĂ©sence de l’Inquisitrice Halanor Kurtecz de l’Ordo Hereticus. Eisenhorn est convaincu que cette derniĂšre est en fait une agente de l’insidieux Cognitae, qu’il combat sans relĂąche depuis le dĂ©but de sa carriĂšre, et espĂšre mĂȘme qu’il s’agit de Lilean Chase, la maĂźtresse de cette organisation aussi criminelle que chaotique. C’est la raison pour laquelle il a fait le dĂ©placement, et compte bien rĂ©gler ses comptes avec les cultistes dĂšs qu’il en aura l’occasion. Sa vendetta personnelle doit cependant attendre, Medonae sollicitant un tĂȘte Ă  tĂȘte avant le dĂ©but de la vente, qu’il serait impoli de refuser


 

Révélation


Conduit en prĂ©sence de ce beau bĂ©bĂ© (9 tonnes, tout de mĂȘme) atteint d’un lĂ©ger trouble alimentaire, Eisenhorn promet de ne pas engager de poursuites Ă  l’égard de son hĂŽte une fois que les enchĂšres auront Ă©tĂ© conclues, crainte assez comprĂ©hensible de la part d’un loyal sujet impĂ©rial ayant attirĂ© l’attention des Saints Ordos. Les pouvoirs psychiques de Papy Greg lui permettent cependant de dĂ©celer que Medonae a agi sous la contrainte, et Ă©chappe grĂące Ă  ses rĂ©flexes surhumains (je demande la VAR : il a plus de deux cents ans au compteur et tient debout grĂące Ă  un exosquelette en fonte
) Ă  une tentative d’assassinat par servo-crĂąnes interposĂ©s, bientĂŽt rejoints par un trio d’hommes de main de l’Inquisition, bien dĂ©cidĂ©s Ă  alpaguer l’old timer. Eisenhorn en a toutefois sous le capot, et parvient Ă  se dĂ©barrasser de ses assaillants grĂące Ă  l’intervention opportune de ce bon vieil Harlon Nayl, envoyĂ© en repĂ©rage avant son boss et dont les talents avec les armes Ă  feu ne sont plus Ă  prouver.

 

Comprenant que sa couverture, pour miteuse et trouĂ©e qu’elle ait Ă©tĂ© pour commencer, a Ă©tĂ© Ă©ventĂ©e, Eisenhorn dĂ©cide de s’attarder un peu malgrĂ© les risques, confiant que Chase ne pourra pas laisser passer l’occasion de mettre la main sur la photographie de Keeler avant de repartir. En cela, il a presque raison, car si un membre du Cognitae est bel est bien surpris en train d’embarquer la prĂ©cieuse image ainsi que les notes accompagnant cette derniĂšre, il ne s’agit pas de Mme Chaise mais d’un de ses agents, Sejan Karyl. Ce dernier, un peu trop confiant dans ses aptitudes psychiques, se permet de se foutre de la gue*le du pauvre Greg quand il rĂ©vĂšle candidement qu’il croyait que Kurtecz Ă©tait Chase. En rĂ©alitĂ©, Kurtecz est une authentique dĂ©tentrice de rosette, et c’est elle qui a forcĂ© Medonae Ă  rendre publique la vente de la relique hĂ©rĂ©tique, afin de forcer Eisenhorn Ă  se montrer. Tel est pris qui croyait prendre.

 

Fort heureusement pour notre hĂ©ros, un peu dĂ©passĂ© par les Ă©vĂ©nements, ce plantage stratĂ©gique monumental peut ĂȘtre rattrapĂ© par l’usage de la bonne vieille force brute, comme Karyl ne tarde pas Ă  en faire les frais. Bien que le forban ait rĂ©ussi Ă  mettre Nayl au tapis, il n’est pas de taille Ă  lutter avec un Greg trĂšs mais alors trĂšs chafouin, qui lui balance un grand MÄRDE Ă  la figure, ce qui lui fait traverser un mur et l’immole par le feu, en mĂȘme temps que les notes compromettantes sur lesquelles le Cognitae cherchait Ă  mettre la main. Ceci fait, Eisenhorn utilise son dernier joker : l’appel Ă  un ami familier dĂ©moniaque, et Cherubael n’est que trop heureux de venir calmer les ardeurs des Scions Tempestus que Kurtecz a envoyĂ© sur place. Il ne reste plus qu’à attendre que Medea Betancore arrive pour raccompagner tout ce petit monde jusqu’au vaisseau, en essayant de s’imaginer quel son avait le rire d’Horus. A cela, la science a une rĂ©ponse .

 

Ça fait du bien de prendre des nouvelles d’une lĂ©gende de la Black Library telle que Gregor Eisenhorn, et Dan Abnett soigne le retour aux affaires de son personnage fĂ©tiche dans ce ‘The Keeler Image’, qui fera sans doute autant plaisir aux amateurs du 31Ăšme que du 41Ăšme millĂ©naire, grĂące Ă  « la participation » d’Euphrati Keeler dans l’intrigue. On retrouve dans ces quelques pages tous les ingrĂ©dients d’une bonne nouvelle inquisitoriale, Abnett-style : immersion rapide et rĂ©ussie dans un environnement Ă  la fois fortement marquĂ© 40K et dĂ©paysant pour le lecteur, personnages aussi troubles qu’intĂ©ressants, narration nerveuse, scĂšnes d’action efficaces. Si comme moi, cette histoire est la premiĂšre consacrĂ©e Ă  Eisenhorn que vous lisez depuis un bout de temps, ne vous Ă©tonnez pas si l’envie vous prend de reprendre la trilogie originelle, ou de vous embarquer dans la suite des (mes)aventures du papy le plus rĂ©sistant de l’Imperium.

 

1 : Qui comme la planĂšte Rosetta, sur laquelle Abnett avait placĂ© l’intrigue de la nouvelle ‘Black Gold’, orbite autour de trois soleils. Ça n’aura pas vraiment d’importance sur le dĂ©roulĂ© de l’histoire, mais je suis fier de m’en ĂȘtre souvenu, et tenais donc Ă  flexer un peu ici.

 

Schattra, "et le droit à l'oubli, dans tout ça?"

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Nouvelle semaine et nouvelle annĂ©e (et c'est mĂȘme pas fait exprĂšs en plus) : direction 2017 et les confins de l'espace impĂ©rial, oĂč un Chapitre trĂšs affamĂ© rĂŽde dans les tĂ©nĂšbres absolues.

 

Death Warrant - R. MacNiven :

Révélation

death-warrant.png?w=402&h=620Pas de chance pour Anjelika Trayn, rĂ©cente hĂ©ritiĂšre de la lettre de marque de son dĂ©funt papounet, Libre Marchand de son Ă©tat, et dont elle a pris la suite. A la recherche d’un premier coup juteux pour regonfler le moral (dĂ©faillant) de son Ă©quipage et payer de quoi retaper sa flotte, la jeunette avait dĂ©cidĂ© de rĂ©aliser des fouilles dans les temples antiques du monde jungle de Terix IX. Des lĂ©gendes persistantes faisaient en effet Ă©tat de la prĂ©sence dans un de ces complexes abandonnĂ©s d’une relique capable de contrĂŽler les crĂ©ations du Mechanicus, le PĂ©riapte Rouge (aussi appelĂ© Zapette Universelle), ce qui peut se revendre Ă  un bon prix sur le premier monde forge venu. AprĂšs deux mois d’investigations pĂ©nibles et souvent dangereuses (la donzelle manque de se faire croquer par un lĂ©zard gĂ©ant au dĂ©but de la nouvelle), la fine Ă©quipe est sur le point de se lancer dans l’exploration du rĂ©seau de tunnels s’étendant sous la surface de l’un de ces temples lorsque des invitĂ©s un peu particuliers arrivent sans crier gare. Il s’agit bien Ă©videmment de ces coquins de Carcharodons, dont une escouade menĂ©e par le Sergent Kordi (Ani de son prĂ©nom) vient s’inviter Ă  la fĂȘte.

 

IntimidĂ©e par ces Astartes peu commodes, mais instruits (ils parlent le haut et le bas gothique) et serviables (ils acceptent de laisser les explorateurs Ă  la petite semaine les accompagner), Trayn dĂ©cide de se la jouer en mode coopĂ©ratif, et remet Ă  Kordi la carte Ă©tablie par ses soins, au grand dam de son second, l’ambitieux Moren. Le pacte de non-agression Ă©tant conclu, il est temps pour la fine Ă©quipe de passer en indoor et d’entamer sa descente dans les catacombes, qui se rĂ©vĂšlent bien sĂ»r ĂȘtre une nĂ©cropole Necron1.

 

Si Trayn et ses sbires ne savent pas dans quoi ils s’embarquent, et voient logiquement leurs effectifs diminuer aprĂšs qu’ils aient commis l’erreur crasse de se sĂ©parer en petits groupes contre l’avis Ă©clairĂ© de leurs gros protecteurs, les Carcharodons, eux, nagent en terrain connu. Ils sont cependant bien contents que des humains normaux les aient accompagnĂ©s car les rusĂ©s NĂ©crons ont installĂ© un plancher Ă  capteur de poids dans la salle oĂč est conservĂ© le PĂ©riapte Rouge, que Trayn peut nĂ©gocier mieux qu’un colosse en armure Ă©nergĂ©tique. Ce n’est toutefois qu’un court rĂ©pit qui est ainsi gagnĂ© par nos hĂ©ros, rĂ©duits Ă  ce stade Ă  l’escouade de Kordi, Trayn et le vieux scribe inutile Dros (devinez lequel des trois personnages va connaĂźtre une fin tragique dans quelques pages ?), Moren et le reste de l’équipage ayant dĂ©cidĂ© de faire bande Ă  part par dĂ©pit de voir les Carcharodons rĂ©cupĂ©rer le grisbi. Inutile de vous dire que ces brillants esprits iront vite rejoindre la droite de l’Empereur. Le vol de la relique active en effet le protocole de rĂ©animation de la colonie Necron, et nous en sommes quitte pour une course contre la montre pour quitter la planĂšte en un seul morceau amas cohĂ©rent de particules.

 

A ce petit jeu, les Space Marines partent avantagĂ©s, et mis Ă  part quelques blessures mineures, les requins de l’espace parviennent tous Ă  pointer dans leur Thunderhawk, malgrĂ© le manque de fair-play de Moren, qui viendra faire une attaque en rase motte dans la Valkyrie de sa patronne par pure jalousie (le triste sire se prendra une rafale de bolter lourd dans la carlingue en punition de ses mĂ©faits et finira en tĂȘte Ă  crĂąne avec une escouade de Guerriers Necrons, bien fait pour lui). Du cĂŽtĂ© des humains et assimilĂ©s, seule Trayn parvient Ă  garder le rythme, et bien que les Carcharodons acceptent de la prendre Ă  bord, Kordi poussant la galanterie jusqu’à s’interposer entre elle et la mitrailleuse de Moren, ils ne sont pas chauds du tout Ă  l’idĂ©e de la dĂ©poser dans son vaisseau, ou oĂč que ce soit dans l’ImpĂ©rium. Le Chapitre cherche en effet Ă  prĂ©server le secret de son existence (pour des raisons sans doute expliquĂ©es, mais pas ici), et les Libres Marchands ne sont pas rĂ©putĂ©s pour ĂȘtre trĂšs discrets. On apprend pour finir que les Carcharodons Ă©taient dĂ©jĂ  venus sur Terix IX il y a quelques centaines d’annĂ©es, une nouvelle fois pour empĂȘcher le rĂ©veil des Necrons endormis sous la surface de la planĂšte. Ils n’avaient pas hĂ©sitĂ© Ă  cette occasion Ă  massacrer les tribus primitives ayant fait l’erreur de considĂ©rer ces squelettes de mĂ©tal comme des divinitĂ©s. Leur intervention auprĂšs de Trayn et de ses bras cassĂ©s poursuivait le mĂȘme but, et la rĂ©cupĂ©ration du PĂ©riapte Rouge n’a Ă©tĂ© qu’un petit bonus bienvenu. Carcharodons : not the heroes the Imperium deserves, but the heroes it needs.

 

Je me fais sans doute trop vieux pour considĂ©rer les histoires d’exploration de nĂ©cropoles NĂ©cron par des aventuriers peu au fait du danger qu’ils courent avec une once de bienveillance. Ces nouvelles sont tellement similaires dans leur construction et leur dĂ©roulĂ© que j’en viens Ă  toutes les confondre, et je suis persuadĂ© qu’avant longtemps, ‘Death Warrant’ ne sera plus qu’un souvenir brumeux dans mon cerveau fatiguĂ©. Robbie MacNiven ne fait en effet que peu d’efforts pour pimenter sa copie et offrir Ă  ses lecteurs un peu d’originalitĂ© Ă  se mettre sous la dent, ce qui est assez dommage quand on considĂšre qu’il a un Chapitre Space Marines au fluff encore quasi vierge sous la main comme protagoniste. MĂȘme si on peut se dire qu’il n’aurait pas Ă©tĂ© Ă©vident de faire le lien entre les NĂ©crons et les Carcharodons (Ă  part si on cherche une rime avec saucisson), j’aurais apprĂ©ciĂ© que l’auteur tente quelque chose sur ce plan. Mais hĂ©las, le seul particularisme de cette aventure aura Ă©tĂ© la prĂ©sence au casting Xenos d’un trio de Moissonneurs, ce qui nous permet de dater plus prĂ©cisĂ©ment la date de publication de cette nouvelle qu’une datation au carbone 14.

 

Pour ne rien arranger, Robbie MacNiven ne se rĂ©vĂšle pas particuliĂšrement bon dans la gestion de la (nombreuse) galerie de personnages qu’il convoque et prĂ©sente dans la premiĂšre partie de son rĂ©cit, tous les suivants d’Anjelika Trayn se faisant commodĂ©ment exterminer hors champ, sauf le pauvre Dros. On terminera par les quelques incongruitĂ©s prĂ©sentes dans l’intrigue, comme le DĂ©pĂ©ceur pacifique entraperçu par le mĂȘme Dros quelques temps avant les Ă©vĂšnements couverts dans la nouvelle, ou encore le fait que les trĂšs secrets Carcharodons empĂȘchent Trayn de les quitter
 mais pas l’équipage de son vaisseau, qui s’avĂšre pourtant tout Ă  fait capable d’identifier les Space Marines auprĂšs des autoritĂ©s compĂ©tentes et torturantes. Bref, Ă  laisser dans l’Outer Dark.

 

1 : Je ne mets pas de balise spoiler car c’était tout bonnement annoncĂ© sur la couverture par ces gĂ©nies de la Black Library. 

 

Schattra, 'Taaaaaa-dum...Taaaaaa-dum...Ta-dum Ta-dum Ta-dum Ta-dum'

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